Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ce soir là — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ce soir là
Chapitre 1
Ce soir-là, elle était à nouveau convoquée.
En marchant vers Sa chambre, elle tomba sur un immense miroir aux dorures alambiquées dont le teint était quelque peu piqué par l'humidité. L'apparition qui lui faisait face était presque irréelle tant le personnage qui lui rendait son regard paraissait sortir du livre de contes érotiques qu'Il lui avait donné à lire. Son masque pourpre magnifiait la sensualité exacerbée de son regard. Sa robe était parfaite, confectionnée par une des meilleures couturières sous ses recommandations précises: une merveille de dentelles et de soie qu'enserrait un corset de cuir. Le contraste en était saisissant. Le corset qui la ceinturait rehaussait à la perfection ses seins lourds et la dentelle délicate de sa robe faisait ressortir ses aréoles foncées. Elle passa sa main gantée sur ses seins pour en apprécier le contact agaçant sur ses tétons déjà tendus. Un petit frisson la parcourut, allumant un brasier dans cet endroit si intime.
Le bas de la robe était un appel au crime, de la soie si fine qu'elle en devenait presque transparente. La fluidité du tissu épousait comme un moule le galbe de ses cuisses, l'arrondi majestueux de sa croupe et se plaquait contre son doux triangle, y attirant immanquablement le regard.
Elle devait se presser, il n'aimait pas que ses hôtes manquent de ponctualité, que ce soit ses pairs ou les simples commerçants, mais, quand il s'agissait de La recevoir Elle, Il était d'une impatience fébrile qui rendait son personnel nerveux. Elle délaissa son reflet non sans examiner une dernière fois l'éclat fiévreux de son regard.
Dans quelle disposition d'esprit l'attendait-il ce soir ? Son imprévisibilité causait toujours le même trouble en elle, mélange de crainte et de désir, et l'enchaînait à cet homme bien plus sûrement que toutes les cordes qu'il utilisait pour la soumettre.
Tout, dans sa demeure, exacerbait ses ressentis. Les lourds drapages en velours, les couleurs chaudes du bois, même l'odeur de fond qui régnait ici évoquait le maître des lieux, à la fois subtil et écrasant. Sa présence se faisait sentir dans la patine des secrétaires comme dans la délicatesse du tableau accroché face à sa suite. En l'évoquant, elle se retrouva face à son antre, elle était persuadée qu'Il savait qu'elle se trouvait derrière la porte. Une force quasi animale les reliait, et qu'est que ce lourd pan de bois pour les séparer... Elle entendit le bruit de ses pas se rapprocher la poignée de la porte bascula et ses yeux trouvèrent les Siens...
Il la trouva là déjà à moitié pantelante. Il savait, la connaissant, qu'elle aurait pris soin de lire et relire son petit recueil pour s'en inspirer, et l'effet de cette vision lui coupa littéralement le souffle. Elle s'était inspirée du conte de la belle d'Is, son préféré également, pour sa tenue... Ainsi avait-elle choisi, par là même, la façon dont allait se dérouler la soirée. Elle le connaissait si bien, Il la connaissait par cœur. Dommage pour la perfection qu'était sa robe...
Les mots étaient superflus entre eux, il en avait toujours été ainsi. Elle entra et la pièce parut plus petite, l'air pulsait littéralement, rendant l'atmosphère difficilement respirable. Il tendit la main et d'elle-même vint y presser ses seins. Il la plaqua dos à lui pour qu'elle sente contre ses fesses la réaction qu'elle lui procurait, ses mains écrasèrent ses seins, les pressant rudement, beaucoup trop fort pour qu'elle en éprouve du plaisir, mais il s'en moquait. Elle se démenait pour échapper à cette étreinte trop brusque échauffant par ses mouvements le feu de son membre qui palpitait contre sa croupe.
Il lui faisait mal, elle était trop excitée pour ses caresses brutales. Ses seins trop sensibles étaient pressés, malaxés au-delà du raisonnable... la dentelle si exquise tout à l'heure la frottait par de trop, elle se débattait contre cette brusquerie qui la faisait geindre comme un petit animal. Puis ses doigts se firent plus tendre faisant rouler ses doux tétons amenant immédiatement une boule de feu plus intense encore entre ses jambes, elle ne geignait plus non elle haletait par petites saccades de respiration goulue... elle voulait plus beaucoup plus...
Les bruits rauques qui sortaient de sa gorge le rendaient fou, il savait pertinemment comment les provoquer, les moduler... Il déchira la dentelle pour sentir la douce peau sous ses seins et les prendre en coupe, les soupesant comme deux beaux fruits mûrs. La vision qu'il en avait par-dessus son épaule était l'essence même de la vie. Il prit ses tétons et les pinça durement, la faisant se tendre entièrement contre lui... Une semaine qu'il l'attendait qu'il la désirait... elle allait le payer. Il la poussa devant lui et la fit se pencher contre la table de jeu éparpillant au passage les pions du jeu d'échecs dont la partie de la veille était restée en suspens... il prit la figurine du roi noir taillée dans de l'ébène et la fit rouler entre ses doigts.
Il était dur et exigeant, retenant sa tête contre la table de jeu dont certaines pièces s'incrustaient contre son ventre ou ses seins... le froid mordant du marbre sous sa peau contrastait violemment avec le brasier que charriaient ses veines. Elle le sentait qui relevait sa jupe d'une seule main déchirant presque le tissu. Puis ce fut le choc, elle sentit s'enfoncer en elle quelque chose de massif et rugueux qui la besognait et lui faisait presque mal... ses doigts s'insinuaient aussi en alternance avec l'objet la faisant peu à peu devenir folle...
Elle était parfaite, elle était à lui. Avant de la pénétrer avec la pièce, il avait pu observer son sillon déjà rendu humide par leur petit jeu. D'un doigt, il avait recueilli son nectar pour en apprécier le goût à la fois musqué et sucré qui chaque fois lui donnait envie d'enfouir sa tête entre ses cuisses et de ne plus jamais la ressortir. Mais cette fois-ci elle avait choisi, et l'heure n'était plus à ce genre de jeu...
Elle ne pourrait plus tenir très longtemps, ses va-et-vient alternant ses doigts et l'objet la transportaient aussi sûrement que les vagues... grossissant son plaisir de plus en plus, la transportant hors d'elle-même, la plongeant dans un océan extatique. Sa jouissance fut brutale. Le liquide qui comme toujours s'échappait d'elle à ce moment-là se répandit violemment aspergeant les cuisses de son amant et le beau tapis persan qui trônait sous la table de jeu. Une fois puis deux puis trois, son corps était secoué de tremblements et le long gémissement qui s'échappa de ses lèvres fracassa le silence de la nuit.
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Commentaires ()
Mea Maxima culpa 😋😅 mon teint en devient rougeoyant de honte 😁
On parle du tain d'un miroir, pas de son teint.