Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Pile ou face ? — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Pile ou face ?
Chapitre 1
Leur couple, comme beaucoup d'autres, était victime d'une maladie sournoise : la routine. Elle s'était installée de manière insidieuse et creusait, jour après jour, le fossé qui les séparait. Lorsqu'ils faisaient l'amour, c'était plus par habitude que pour répondre à leurs attentes.
Elle, avec son tempérament volcanique, jugea que les choses ne pouvaient continuer ainsi, et donc, dès le soir venu, elle lui propose un jeu :
— Mon chéri, notre vie intime est un peu... fade, que dirais-tu de la pimenter un peu ?
— Excellente idée, mon amour, à quoi penses-tu ?
— On tire à pile ou face, le gagnant a le droit de faire tout ce qu'il veut à l'autre durant une nuit, et la fois suivante, on inverse...
— Tout ce qu'il veut ?
— Oui ! Nous nous connaissons assez pour savoir que ni l'un ni l'autre ne dépassera pas les limites que nous avons admises.
— Excellente idée, mon amour, à quoi penses-tu ?
— On tire à pile ou face, le gagnant a le droit de faire tout ce qu'il veut à l'autre durant une nuit, et la fois suivante, on inverse...
— Tout ce qu'il veut ?
— Oui ! Nous nous connaissons assez pour savoir que ni l'un ni l'autre ne dépassera pas les limites que nous avons admises.
Ce projet lui plaît, il regarde sa femme avec une volupté totalement retrouvée.
— D'accord, ma belle, pour moi, c'est pile, je fournis la pièce !
Aussitôt dit, aussitôt fait. La pièce virevolte avant d'atterrir sur le parquet de chêne avec un bruit cristallin.
— Pile !
Si elle est déçue de n'avoir pas gagné, elle n'en montre rien. Sa victoire est ailleurs.
— Je suis prête ! Fais de moi ce que tu veux.
— Ce que je veux va te surprendre : tout d'abord, tu vas prendre un bon bain relaxant, te détendre. Je veux ensuite que tu te maquilles et que tu te prépares comme si nous allions sortir. Tu prendras soin de revêtir ta robe noire et de jolis bas stay-up assortis. Mais attention, je veux que tu oublies culotte et soutien-gorge. Tu as une heure, le temps pour moi d'aller acheter du champagne.
— Il en sera fait selon vos désirs.
— Ce que je veux va te surprendre : tout d'abord, tu vas prendre un bon bain relaxant, te détendre. Je veux ensuite que tu te maquilles et que tu te prépares comme si nous allions sortir. Tu prendras soin de revêtir ta robe noire et de jolis bas stay-up assortis. Mais attention, je veux que tu oublies culotte et soutien-gorge. Tu as une heure, le temps pour moi d'aller acheter du champagne.
— Il en sera fait selon vos désirs.
Lorsqu'il revient, très exactement soixante minutes plus tard, il la trouve bien droite, une jambe repliée contre la cloison du salon. Ainsi, dans cette pause formidablement sexy, elle semble l'attendre depuis toujours. Sa lourde poitrine tend le fin tissu de la robe et celui-ci, assez avare, dévoile l'essentiel de ses somptueuses cuisses. Aussi, c'est d'une voix rendue rauque par le désir qu'il lui intime l'ordre de se retourner. Elle obéit lentement, mettant dans chaque geste toute la lascivité que n'aurait pas désavouée une courtisane orientale.
— Appuie-toi contre le mur, écarte les jambes.
Elle le fait non sans omettre de se cambrer, de faire saillir sa croupe, manière de bien lui faire comprendre qui mène le jeu.
Pour lui, de voir sa femme ainsi offerte claque comme un coup de poing. Était-il fou ou stupide de ne pas s'être rendu compte à quel point elle est désirable ? Comme pour se faire pardonner, il se jette à ses pieds, pieds dont il éprouve la cambrure, caressant d'un pouce un tendon bandé par les escarpins à hauts talons. Il veut s'offrir un délicieux voyage, prendre son temps, lui faire croire que sa main n'a qu'un but, puis la retirer, revenir en arrière. Ce jeu de va-et-vient attise son désir à elle, il le sent à de minuscules crispations qui contractent son mollet. Ses ongles font crisser le bas, ce son, mêlé à leurs respirations de plus en plus rapides participant à leur excitation réciproque.
Pour lui, de voir sa femme ainsi offerte claque comme un coup de poing. Était-il fou ou stupide de ne pas s'être rendu compte à quel point elle est désirable ? Comme pour se faire pardonner, il se jette à ses pieds, pieds dont il éprouve la cambrure, caressant d'un pouce un tendon bandé par les escarpins à hauts talons. Il veut s'offrir un délicieux voyage, prendre son temps, lui faire croire que sa main n'a qu'un but, puis la retirer, revenir en arrière. Ce jeu de va-et-vient attise son désir à elle, il le sent à de minuscules crispations qui contractent son mollet. Ses ongles font crisser le bas, ce son, mêlé à leurs respirations de plus en plus rapides participant à leur excitation réciproque.
Puis, enfin, sa main atteint le genou, elle y voit comme de douces prémices. Bientôt, et ne sera-t-il pas le meilleur moment ? Elle atteindra la délicieuse frontière formée par la lisière du bas. Alors, plus rien ne viendra se mettre en travers de ses sensations. Ses doigts virils mus par le désir pourront parcourir à leur aise la peau satinée de ses cuisses.
Cela dure longtemps.
Lorsqu'enfin, dans un geste d'une suavité dont elle l'aurait cru à peine capable, la main s'empare de la chair molle de son sexe. Elle en éprouve dans l'instant un merveilleux sentiment à la fois d'apaisement et d'abandon. Elle sait que, ce soir, elle ne lui refusera rien.
Cela dure longtemps.
Lorsqu'enfin, dans un geste d'une suavité dont elle l'aurait cru à peine capable, la main s'empare de la chair molle de son sexe. Elle en éprouve dans l'instant un merveilleux sentiment à la fois d'apaisement et d'abandon. Elle sait que, ce soir, elle ne lui refusera rien.
— C'est bien ! Il semble que tu aies respecté mes consignes.
— Je te l'ai dit : tu as gagné, je suis ta chose... jusqu'à demain matin...
— Je te l'ai dit : tu as gagné, je suis ta chose... jusqu'à demain matin...
Elle espère avoir mis dans l'intonation de cette dernière phrase assez de charges érotiques pour l'inciter à fouiller sa deuxième bouche, celle dont laquelle aucun mot ne s'échappe. Mais non ! Impassible, il se contente de cette possession qui suffit à tendre son désir.
Alors, par de lents mouvements du bassin, elle imprime à cette main immobile un rythme qu'elle croit propre à la satisfaire. Mais c'est trop peu !
Si elle ne s'était pas engagée à rester son esclave, elle lui chuchoterait de la prendre, de la fouiller. Elle l'engueulerait et pleurerait de ne pas être écoutée.
Oh Seigneur comme elle voudrait qu'il la dilate, que ses doigts, que sa main remplisse ce vide qu'elle ne cesserait d'agrandir !
Si elle ne s'était pas engagée à rester son esclave, elle lui chuchoterait de la prendre, de la fouiller. Elle l'engueulerait et pleurerait de ne pas être écoutée.
Oh Seigneur comme elle voudrait qu'il la dilate, que ses doigts, que sa main remplisse ce vide qu'elle ne cesserait d'agrandir !
Heureusement, le pouce a accepté d'agacer l'étroit isthme de son périnée. Mais là encore, il semble marquer une pause.
N'y tenant plus, elle rompt le pacte de silence et de soumission qu'ils avaient établi et l'exhorte :
N'y tenant plus, elle rompt le pacte de silence et de soumission qu'ils avaient établi et l'exhorte :
— Oh oui ! Viole-moi !
Deux doigts la forcent alors brutalement, non pour la satisfaire, mais pour la rappeler à l'ordre. Elle ne peut juguler un gémissement.
— Ne me donne pas d'ordre !
Et comme si cet incident avait sonné la fin de la récré, la main se retire. Galamment, tout son sang-froid retrouvé, il l'aide à se redresser, une main lui tenant le bras, l'autre nichée au creux de ses reins.
Tout aussi gentiment, il l'accompagne et l'installe dans le confortable canapé qui meuble leur salon, non sans l'avoir prévenue d'une sentence qui résonne plus comme une promesse qu'une menace :
Tout aussi gentiment, il l'accompagne et l'installe dans le confortable canapé qui meuble leur salon, non sans l'avoir prévenue d'une sentence qui résonne plus comme une promesse qu'une menace :
— Je n'en ai pas fini avec toi.
Pourtant, s'étant placé derrière elle, il commence par lui masser la base du cou et les épaules, repérant infailliblement, à l'aide de ses pouces, les nœuds de tension agrégés par la fatigue et le stress.
Sous ces doigts experts qui font mine de la découvrir, elle ronronne comme une chatte, s'étirant, se tordant pour mieux s'offrir à ces divines caresses. Il lui dit :
Sous ces doigts experts qui font mine de la découvrir, elle ronronne comme une chatte, s'étirant, se tordant pour mieux s'offrir à ces divines caresses. Il lui dit :
— Je vais maltraiter tes seins, je trouve que lorsque nous faisons l'amour, je ne les maltraite pas assez !
Ses seins !
Peut-être l'une de ses zones les plus érogènes, le bougre le sait !
Habilement pincés, et surtout léchés, ils peuvent la conduire à une extraordinaire jouissance, un plaisir qui la fait couler !
Peut-être l'une de ses zones les plus érogènes, le bougre le sait !
Habilement pincés, et surtout léchés, ils peuvent la conduire à une extraordinaire jouissance, un plaisir qui la fait couler !
Un jour, alors qu'elle exposait au généreux soleil du Languedoc, son orgueilleuse poitrine de dix-huit ans, le vent avait suffi à faire dresser ses seins. Et ses caresses, dispensées en rafales, l'avaient amenée, seules, à l'orgasme dans un cri de noyée que son éthéré amant s'était empressé d'emporter au loin !
L'anecdote l'avait fait sourire : sa femme faisait l'amour avec le vent !
Aujourd'hui, avec l'égoïsme du mâle, il veut que ses cris ne soient dus qu'à lui.
Contrairement à l'avertissement qu'il a proféré une minute plus tôt, il effleure ses seins de légers attouchements symétriques et circulaires qui les font frémir sous le tissu de jersey. Il peut, là encore, vérifier qu'aucune autre barrière ne les protège.
Aujourd'hui, avec l'égoïsme du mâle, il veut que ses cris ne soient dus qu'à lui.
Contrairement à l'avertissement qu'il a proféré une minute plus tôt, il effleure ses seins de légers attouchements symétriques et circulaires qui les font frémir sous le tissu de jersey. Il peut, là encore, vérifier qu'aucune autre barrière ne les protège.
Il joue longtemps, alternant les pressions, les pincements. Dans sa tête à lui, ce n'est qu'une explosion d'exquises sensations. De la voir se tordre sous les câlineries qu'il lui dispense vaut tout le plaisir que, plus tard, elle saura lui donner.
Toutefois, la robe constituant un obstacle, il lui demande de l'enlever.
Dieu sait qu'il connaît le corps de sa femme, mais de le voir là, entièrement dénudée, lui cause un choc. Son cou délié, sa peau laiteuse, ses admirables seins galbés, déjà dressés par le plaisir, son ventre que l'âge a à peine bombé, ses cuisses magnifiquement fuselées, tout participe à lui forger une formidable érection qu'il se promet d'apaiser de toutes les façons !
Dieu sait qu'il connaît le corps de sa femme, mais de le voir là, entièrement dénudée, lui cause un choc. Son cou délié, sa peau laiteuse, ses admirables seins galbés, déjà dressés par le plaisir, son ventre que l'âge a à peine bombé, ses cuisses magnifiquement fuselées, tout participe à lui forger une formidable érection qu'il se promet d'apaiser de toutes les façons !
— Allonge-toi sur le canapé.
Contournant le meuble, il vient la rejoindre. Agenouillé auprès d'elle, dans une posture d'offrande, il peut reprendre les voluptueuses tortures là où il les a laissées...
Ses lèvres, sa langue dessinent sur la pointe de ses seins un succulent ballet. Dans un mouvement réflexe, ses mains à elle se sont retrouvées à la fourche de ses cuisses. Son sexe trempé exige qu'on le prenne !
Ses lèvres, sa langue dessinent sur la pointe de ses seins un succulent ballet. Dans un mouvement réflexe, ses mains à elle se sont retrouvées à la fourche de ses cuisses. Son sexe trempé exige qu'on le prenne !
Mais bientôt le visage de son amant glisse inexorablement vers le bas de son ventre. Comme elle aimerait qu'il aille plus vite, qu'il soit déjà là !
Sa vulve le reçoit comme un présent. Du bout de sa langue, il écarte des lèvres qui n'attendent que cela. Et alors se dévoile la délicieuse perle. Seigneur ! Comme elle est impatiente qu'il la dévore ! Mais non, comme pour la soumettre aux tortures de l'attente, il marque une pause. Seule de ses lèvres à lui, s'échappe dans un souffle une douce brise qui vient lécher le bouton turgescent. La sensation est sublime ! Pourquoi ne lui a-t-il jamais dispensé avant ?
Enfin, une langue la fouille, un doigt puis un autre viennent à la rescousse. Ils s'enfoncent dans un vagin ruisselant.
Sa vulve le reçoit comme un présent. Du bout de sa langue, il écarte des lèvres qui n'attendent que cela. Et alors se dévoile la délicieuse perle. Seigneur ! Comme elle est impatiente qu'il la dévore ! Mais non, comme pour la soumettre aux tortures de l'attente, il marque une pause. Seule de ses lèvres à lui, s'échappe dans un souffle une douce brise qui vient lécher le bouton turgescent. La sensation est sublime ! Pourquoi ne lui a-t-il jamais dispensé avant ?
Enfin, une langue la fouille, un doigt puis un autre viennent à la rescousse. Ils s'enfoncent dans un vagin ruisselant.
Son bassin roule, se creuse afin d'aller au-devant de ces divines caresses, comme elle voudrait que cela ne s'arrête jamais !
Leurs rythmes, dans la maîtrise d'une accélération parfaitement consentie ne peuvent les mener qu'à une conclusion certaine. Lui, anticipant de peu son orgasme, a retiré ses doigts. Pas pour longtemps ! D'un index et un majeur conquérants il viole le pertuis de son anus. Dans un râle d'agonie, elle jouit, cambrée comme un arc, ses cuisses enserrant la tête de son mari.
Leurs rythmes, dans la maîtrise d'une accélération parfaitement consentie ne peuvent les mener qu'à une conclusion certaine. Lui, anticipant de peu son orgasme, a retiré ses doigts. Pas pour longtemps ! D'un index et un majeur conquérants il viole le pertuis de son anus. Dans un râle d'agonie, elle jouit, cambrée comme un arc, ses cuisses enserrant la tête de son mari.
Cela dure longtemps. Le corps de sa femme est agité de convulsions qui pourraient l'inquiéter s'il n'en connaissait pas la cause. Puis, peu à peu la houle se calme, et sa respiration en fait autant.
— Mon Dieu que c'était bon ! Et ce viol de tes doigts, à la fin, j'ai adoré !
— Ce n'est même pas vrai.
— Pourquoi dis-tu cela ?
— Parce que si c'était ce que tu penses vraiment, tu me demanderais de recommencer...
— Ce n'est même pas vrai.
— Pourquoi dis-tu cela ?
— Parce que si c'était ce que tu penses vraiment, tu me demanderais de recommencer...
Devant cet argument implacable, elle sourit. Ce sourire, il en est sûr, n'est que le torride présage d'une folle nuit.
À suivre...
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