Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Secrets de couventines — Chapitre 3 · Un confessionnal très (ou trop) particulier
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Secrets de couventines
Chapitre 3 · Un confessionnal très (ou trop) particulier
— In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.
— Amen. Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.
— Amen. Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.
C'est dans une atmosphère révérencieuse mais aussi très embarrassante pour Sophie que celle-ci amorce sa première confession auprès de l'aumônier de la communauté l'abbé Réal Fontaine. Situation au plus haut point gênante, devrait-on également dire pour la rouquine qui s'apprête à avouer à un inconnu des fautes qu'elle n'aurait jamais pensé dans sa vie pouvoir commettre. Des intentions, des actes qui lui semblent si répréhensibles qu'elle doute même qu'il existe une pénitence suffisamment grande pour les expier entièrement. Mais la jeune femme s'est résignée, convaincue que seule une confession complète et sincère parviendra à soulager son âme.
Le bureau qu'occupe le prêtre est de dimensions moyennes et sobrement meublé. Au centre, un imposant pupitre fait d'un bois riche auquel est jumelé un fauteuil capitonné s'agençant parfaitement bien. La bibliothèque occupe la presque totalité d'un mur, ses tablettes garnies de bouquins aux reliures fatiguées accumulant la poussière des ans. Plus loin, un secrétaire permettant au ministre du culte de maintenir à jour sa correspondance. Dominé sur le mur par un énorme crucifix, un prie-Dieu trône dans l'autre coin, son coussin usé sans doute par les genoux des nombreux pénitents qui s'y sont recueillis.
La pièce adjacente sert de chambre à coucher pour l'ecclésiastique, lui permettant ainsi de profiter pleinement de l'hospitalité des sœurs, sans parler de leurs visites privées qui se déroulent sans doute toujours dans l'occultation la plus totale.
— Dieu vous écoute, mon enfant. Parlez librement et sans contrainte.
L'homme se tient assis sur sa chaise de confesseur disposée non loin du bureau, séparé de la pénitente par une cloison de bois mobile encadrant le traditionnel grillage métallique. La quarantaine avancée, plutôt maigrichon, une semi-couronne de cheveux gris garnissant son crâne, il chiffonne entre ses doigts velus l'étole dorée qu'il porte par-dessus sa soutane noire.
S'efforçant sur ses genoux de trouver une position de confort sur l'étroit coussin du prie-Dieu où elle a pris place près de l'ecclésiastique, Sophie prend une longue respiration, se racle la gorge et entreprend ses aveux.
— Ma dernière confession remonte à environ trois semaines. Mon Père, je m'accuse d'avoir enfreint le premier commandement de Dieu par un manque de consécration. Je sais que j'ai négligé mes devoirs envers Lui et que mes pensées s'en sont détournées.
— Hum-hum. Continuez, mon enfant.
— Mon Père, je m'accuse d'avoir manqué de respect envers mère Gertrude en me moquant secrètement, en compagnie d'une autre novice, de ses... enfin vous savez comme moi qu'elle a un derrière un peu... volumineux.
— Vous vous êtes donc moquées...?
— De ses grosses fesses, mon Père. Je sais que c'était pas bien.
— Hum-hum. Continuez, mon enfant.
— Mon Père, je m'accuse d'avoir manqué de respect envers mère Gertrude en me moquant secrètement, en compagnie d'une autre novice, de ses... enfin vous savez comme moi qu'elle a un derrière un peu... volumineux.
— Vous vous êtes donc moquées...?
— De ses grosses fesses, mon Père. Je sais que c'était pas bien.
Le menton reposant sur son poing fermé et le coude appuyé sur son genou, l'abbé Fontaine ne peut malgré lui réprimer un léger sourire. C'est vrai que mère Gertrude possède un gros cul. Toujours appétissante au lit, il se souvient avoir baisé la nonne trentenaire à plusieurs reprises, la voyant à chaque fois insister pour qu'il la prenne par derrière et injecte sa semence dans son fondement afin de préserver une soi-disant virginité qu'elle avait pourtant depuis longtemps perdue.
Le prêtre attend silencieusement, ayant de plus en plus le pressentiment que des aveux encore plus croustillants sont sur le point de se faire entendre.
Le prêtre attend silencieusement, ayant de plus en plus le pressentiment que des aveux encore plus croustillants sont sur le point de se faire entendre.
— Autre chose ?
— Je me suis, à quelques reprises, touchée là où c'est interdit afin de me procurer du plaisir en solitaire.
— Vous vous masturbez fréquemment ? ose s'enquérir le confesseur qui sent l'excitation monter en lui.
— Moins qu'avant d'entrer au noviciat, mon Père. Je fais des efforts mais c'est quelquefois très difficile.
— Je me suis, à quelques reprises, touchée là où c'est interdit afin de me procurer du plaisir en solitaire.
— Vous vous masturbez fréquemment ? ose s'enquérir le confesseur qui sent l'excitation monter en lui.
— Moins qu'avant d'entrer au noviciat, mon Père. Je fais des efforts mais c'est quelquefois très difficile.
Nouveau moment de silence.
— Vous comprenez, mon Père ?
— La chair est faible, le Seigneur le sait car Il a Lui aussi été tenté. Continuez, chère enfant.
— La chair est faible, le Seigneur le sait car Il a Lui aussi été tenté. Continuez, chère enfant.
La rouquine avale difficilement, sachant que vient le moment fatidique. Elle croit apercevoir le visage du prêtre se tourner discrètement dans sa direction au travers du grillage les séparant, l'homme semblant lui adresser un signe l'invitant à poursuivre.
— Je m'accuse de plus, mon Père, d'avoir eu de la convoitise à l'égard d'une jeune sœur ici, et d'avoir entretenu des pensées m'incitant à vouloir faire avec elle des choses que... seul un homme devrait pouvoir faire en compagnie d'une femme.
— ...
— Vous comprenez ce que je veux dire, le plaisir de la chair ? J'en ai même rêvé, complète la malheureuse maintenant au bord des larmes.
— Cette jeune sœur était-elle au courant que vous convoitiez sa chair ? demande le confesseur.
— Je ne sais pas, mon Père, je ne lui en ai pas parlé.
— ...
— Vous comprenez ce que je veux dire, le plaisir de la chair ? J'en ai même rêvé, complète la malheureuse maintenant au bord des larmes.
— Cette jeune sœur était-elle au courant que vous convoitiez sa chair ? demande le confesseur.
— Je ne sais pas, mon Père, je ne lui en ai pas parlé.
Encore davantage excité par les propos sincères dont il est témoin, l'abbé porte discrètement une main entre ses cuisses, sentant son sexe de plus en plus dur.
— Je m'accuse finalement de tout autre péché que j'ai pu commettre et dont je ne me souviens pas.
La novice ayant terminé sa confession, le pasteur verbalise promptement sa brebis avant de lui imposer sa pénitence :
— Vous faites maintenant partie d'une grande famille avec plusieurs sœurs et plusieurs mères. Manquer de respect à l'égard de ces dernières va à l'encontre du quatrième commandement de Dieu. Quant aux actes de perversion dont vous avez confessé avoir eu le désir, souvenez-vous que saint Paul les condamne vivement selon la lettre qu'il adresse aux Romains et dans laquelle il décrit les gestes commis entre personnes de même sexe comme des infamies.
C'est en reniflant ses pleurs que Sophie prend acte de la réprimande que lui adresse à voix basse son confesseur. Celui-ci complète son homélie en citant le dixième chapitre de l'évangile de Marc où il est dit que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, sous-entendant également l'inverse.
— Comme pénitence... reprend l'ecclésiastique qui semble hésitant. Vous avez commencé à servir la messe ?
— Oui, mon Père, et j'ai appris toutes mes prières de l'ordinaire.
— Bien, alors vous réciterez devant moi un Confiteor pendant que je procéderai à un court exorcisme destiné à vous libérer de votre démon de perversion.
— Oui, mon Père, et j'ai appris toutes mes prières de l'ordinaire.
— Bien, alors vous réciterez devant moi un Confiteor pendant que je procéderai à un court exorcisme destiné à vous libérer de votre démon de perversion.
L'abbé Fontaine invite la jeune repentante à prendre place sur le second prie-Dieu situé dans la pièce. Une fois agenouillée, il lui bande les yeux à l'aide d'un tissu de coton opaque.
— C'est afin d'éviter que vous soyiez distraite par votre environnement, mon enfant. Veuillez maintenant placer vos deux mains derrière votre dos et ne plus bouger.
Sophie s'exécute, révisant mentalement son latin. Elle entend l'aumônier circuler autour d'elle.
— Vous pouvez commencer votre prière.
— Confìteor Deo omnipotènti et vobis, fratres, quia peccàvi nimis cogitatiòne, verbo, òpere et omissiòne...
— Confìteor Deo omnipotènti et vobis, fratres, quia peccàvi nimis cogitatiòne, verbo, òpere et omissiòne...
Au même moment se font entendre devant la jeune femme les premières incantations prononcées de son côté par l'exorciste :
— Exorcismus in Satanam et angelos apostaticos...
— Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres...
— Arrêtez-vous maintenant et ouvrez grand la bouche.
— Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres...
— Arrêtez-vous maintenant et ouvrez grand la bouche.
Mettant promptement fin à sa litanie, Sophie obtempère docilement. C'est alors qu'à sa grande surprise elle sent sa cavité buccale envahie par un dur et énorme manche de chair qui la pénètre jusqu'à la luette. La fille sursaute de surprise, des mains saisissant au même moment sa tête afin de la guider dans de légers mouvements de va-et-vient.
— Tout va bien, mon enfant, veut rassurer celle qui se trouve agenouillée devant lui l'homme de Dieu, son chibre bandé bien en bouche. Pensez à votre délivrance, ajoute-t-il finalement à celle pour qui ce sera une première.
Alors que l'organe fortement tendu coulisse entre les lèvres de l'ingénue novice, l'abbé reprend son incantation :
— Vade retro, sceleratus spiritus !
Sophie est prise d'un haut-le-cœur et s'étouffe presque comme le ministre répand en elle une quantité abondante de foutre tiède. Prise d'un spasme momentanément incontrôlable, son visage devient écarlate, ses larmes se mêlant au filet de sperme s'écoulant hors de son nez.
— La Parole de Dieu est Semence de Vie. Reçois-la en toi et sois libre de tout péché ainsi que libérée de tous tes démons. In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.
La jeune novice reprend son souffle, légèrement perturbée mais heureuse de recevoir son absolution. Une seule question cependant la préoccupe :
— Ma pénitence vaut-elle encore si je rejette la... Semence que je ne peux avaler ?
— Repartez en paix, mon enfant. Vous pouvez recracher là-dedans si vous voulez, lui signifie l'abbé en lui tendant le bout de tissu ayant fait office de bandeau.
— Repartez en paix, mon enfant. Vous pouvez recracher là-dedans si vous voulez, lui signifie l'abbé en lui tendant le bout de tissu ayant fait office de bandeau.
Manifestant un sourire de reconnaissance, la jeune femme se relève.
— Merci monsieur l'Abbé! Mon âme se sent beaucoup plus légère à présent. Et votre nom... Votre nom est vraiment...
— Prédestiné, n'est-ce pas ? On ne m'appelle pas Fontaine pour rien ! ajoute le prêtre en souriant à pleines dents alors que la novice s'apprête à prendre congé de lui.
— Prédestiné, n'est-ce pas ? On ne m'appelle pas Fontaine pour rien ! ajoute le prêtre en souriant à pleines dents alors que la novice s'apprête à prendre congé de lui.
***
— J'ai été à confesse, annonce Sophie à Alicia sa sœur en religion alors que toutes deux se retrouvent une nouvelle fois à leur chambre.
Malgré l'enthousiasme exprimé par la fille, celle-ci semble encore légèrement perturbée et remplie de questionnements. Dans l'attente d'éventuels détails, la grande aux cheveux noirs ne répond pas dans l'immédiat.
— C'était... spécial, ajoute finalement la rouquine avec cependant un sourire en coin.
— Tu as fait la connaissance de l'aumônier ? fait l'autre qui croit avoir deviné. L'abbé Fontaine porte bien son nom, comme tu as pu voir !
— En effet. Il m'a exorcisée de mes démons et a libéré mon esprit, bien que ses méthodes m'aient un peu surprise au départ.
— Tu as fait la connaissance de l'aumônier ? fait l'autre qui croit avoir deviné. L'abbé Fontaine porte bien son nom, comme tu as pu voir !
— En effet. Il m'a exorcisée de mes démons et a libéré mon esprit, bien que ses méthodes m'aient un peu surprise au départ.
Sophie se sent libre effectivement, convaincue qu'elle peut dorénavant regarder sa cochambreuse d'une façon normale, sans être assaillie par des batailles d'esprit. Alicia, en revanche, réserve pour elle ses propres doutes, sachant que la joie exprimée par sa collègue pourrait n'être que passagère, la nature cherchant toujours à rapidement reprendre ses droits. L'ancienne maintient son regard tourné vers la jeune rouquine, observant ses traits délicats. Elle la trouve toujours aussi belle, féminine, attirante, le moindre de ses gestes témoignant de son caractère innocent et ingénu. Un jour, un jour, peut-être...
— Tu n'as pas fini d'en voir des belles ici, ma chère, annonce-t-elle enfin au terme de ce court entretien. Je crois qu'il est temps que je t'initie aux aspects cachés de la vie au couvent.
— Que veux-tu dire, sœur Alicia ?
— Viens avec moi. J'ai des choses à te montrer.
— Que veux-tu dire, sœur Alicia ?
— Viens avec moi. J'ai des choses à te montrer.
Ensemble elles se dirigent vers la grande bibliothèque du couvent. Les lieux sont imposants et révèlent à leur tour de riches boiseries constituées de chêne massif. Les rayons abondent d'ouvrages dont plusieurs, probablement séculaires, constituent des collections d'une extrême valeur. Comme un peu partout dans le reste du bâtiment, des statues représentant des saints catholiques veillent sur le calme et la sérénité des lieux.
Les deux novices saluent au passage sœur Madeleine qui est pour la journée de faction au poste de surveillante. Celle-ci leur retourne d'un air neutre la politesse, rajuste ses petites lunettes sur le bout de son nez et replonge dans la lecture de son bréviaire.
C'est tout au fond de la salle, bien à l'écart de la vue de la nonne de quarante-cinq ans, qu'Alicia désigne à sa jeune sœur en religion une porte close sur laquelle est apposée une inscription : Entrée interdite – section privée. Tout à côté, un bénitier.
— Pourquoi le bénitier ? demande Sophie en se signant avec quelques gouttes d'eau bénite.
— C'est ici que se trouvent tous les secrets les mieux gardés de la maison ! répond Alicia. Des révélations interdites d'accès sans une sanctification préalable !
— C'est ici que se trouvent tous les secrets les mieux gardés de la maison ! répond Alicia. Des révélations interdites d'accès sans une sanctification préalable !
S'assurant que personne, dont sœur Madeleine à l'accueil, ne les épie, elle pousse doucement la porte qui émet alors un léger grincement.
— Chut, pas de bruit ! siffle-t-elle tout bas.
De l'autre côté se présente une pièce de dimensions réduites, faiblement éclairée par des cierges et des lampions disposés çà et là.
— Ici tu trouveras tout ce qu'on devrait savoir mais qu'on ne nous dit jamais, affirme alors l'ancienne à l'autre en adoptant un ton grave. C'est ici-même que nos bonnes sœurs, surtout les plus âgées, viennent puiser leurs plus profondes inspirations !
Lui désignant du doigt quelques bouquins sur les rayons, elle complète :
— Maintenant amuse-toi bien !
Sophie descend lentement l'allée, examinant quelques titres affichés au dos des reliures :
Pratiques sexuelles entre hommes dans la Grèce ancienne
Mœurs libertines sur l'île de Lesbos au cours de l'Antiquité
Pratiques sado-masochistes au Moyen-âge
Guide d'application en matière de sexe à l'intention des femmes dominatrices
Cinq nuances de Grey
Mœurs libertines sur l'île de Lesbos au cours de l'Antiquité
Pratiques sado-masochistes au Moyen-âge
Guide d'application en matière de sexe à l'intention des femmes dominatrices
Cinq nuances de Grey
Curieuse, elle saisit quelques ouvrages au hasard. Ayant pris place sur un tabouret de bois, elle se met à les parcourir un à un. Les descriptions qu'elle y trouve de même que les images qu'elle y découvre sont pour elle tout aussi stupéfiantes qu'excitantes :
Un homme en position de levrette se laissant sodomiser par un Apollon au corps d'athlète pendant qu'il s'apprête à servir une fellation à un soldat lui offrant son énorme pénis en érection. Deux femmes s'embrassant passionnément alors qu'une autre nymphe lèche avec avidité la féminité de l'une d'elles. Nue et attachée sur un chevalet datant du Moyen-âge, une vierge grimaçant de douleur en se faisant appliquer sur les mamelons des pinces reliées à des chaînettes tout en subissant un anulingus de la part d'une autre tortionnaire.
— Des femmes qui se donnent du plaisir entre elles ? s'étonne la jeune couventine. Moi qui croyais que les activités sexuelles entre personnes de même sexe n'étaient réservées qu'aux hommes. Eh ben dis donc...
Sophie feuillette fébrilement les pages, son esprit de plus en plus obnubilé par l'intensité des croustillants détails qui y sont décrits ainsi que des illustrations obscènes offertes à ses yeux. Son bas-ventre connaît un voluptueux tressaillement. Ayant presque inconsciemment porté sa main dans sa culotte, elle se met à titiller son bouton d'amour qu'elle trouve très congestionné, sentant en même temps une abondante cyprine tiède gicler entre ses doigts. Contre toute attente, un sentiment grandissant de honte se manifeste de nouveau chez celle qui s'initie un peu malgré elle à la culture saphique.
Elle ne s'est pas rendu compte qu'elle est maintenant seule dans le petit local interdit, jusqu'au moment où :
— Votre lecture est édifiante, mon enfant ?
La novice relève la tête. Avec horreur elle voit qu'elle se trouve à présent uniquement en compagnie de... sœur Madeleine. Un frisson glacial lui parcourt l'échine.
— Je... Ma sœur, je...
La surveillante se tient à deux pas d'elle, les deux bras croisés sur sa poitrine.
— Merde, où est donc passée Alicia ?
La pauvre se met à trembler comme sœur Madeleine jette un coup d'œil par-dessus son épaule.
— Hum-hum, très intéressant ! remarque la surveillante en tournant à son tour les pages du bouquin vieilli par le temps avant de le refermer bruyamment sur la table de lecture. C'est ainsi que vous vous préparez à votre vie de consécration au Seigneur ?
Saisissant l'autre sous le bras, elle l'oblige à se lever.
— Ne savez-vous donc pas lire les affiches sur les portes ? C'est écrit INTERDIT!
— Je... suis... désolée, ma sœur, bafouille Sophie qui s'interroge toujours sur l'absence d'Alicia. C'est une erreur, je vous promets que ça ne se reproduira plus !
— Qu'à cela ne tienne, rétorque la nonne quadragénaire. Je vais tout de même en profiter pour vérifier ce que vous avez appris de bon dans vos recherches instructives.
— Que voulez-vous dire ?
— Allez, venez avec moi, petite sotte ! lui répond l'autre en l'entraînant dans un petit local fermé.
— Je... suis... désolée, ma sœur, bafouille Sophie qui s'interroge toujours sur l'absence d'Alicia. C'est une erreur, je vous promets que ça ne se reproduira plus !
— Qu'à cela ne tienne, rétorque la nonne quadragénaire. Je vais tout de même en profiter pour vérifier ce que vous avez appris de bon dans vos recherches instructives.
— Que voulez-vous dire ?
— Allez, venez avec moi, petite sotte ! lui répond l'autre en l'entraînant dans un petit local fermé.
Ayant verrouillé la porte derrière elles, la religieuse se dirige vers un vieux canapé où elle s'affale face à Sophie.
— Approche, à genoux devant moi ! ordonne-t-elle à la jeune prise en défaut.
Le dos bien calé au dossier, elle relève très haut ses longues jupes et remonte ses pieds sur le rebord du coussin tout en pliant les genoux. La sœur ne portant pas de sous-vêtement expose ainsi à l'ingénue un sexe généreusement garni d'une épaisse toison noire.
Sur le coup, Sophie est tétanisée, ne sachant comment réagir devant la nonne qui lui présente ainsi sa chatte et son cul. Mais elle se ressaisit rapidement :
— S'il vous plaît, non, Sœur, je ne peux pas !
— Ah non, vraiment ? Préfères-tu que je te dénonce auprès de mère Ève ? Si elle apprend ça, elle n'aura pas d'autre choix que de t'expulser du couvent !
— Ah non, vraiment ? Préfères-tu que je te dénonce auprès de mère Ève ? Si elle apprend ça, elle n'aura pas d'autre choix que de t'expulser du couvent !
Sophie est sidérée, une foule de pensées se bousculant dans sa tête. Elle songe à ses projets d'avenir, à la honte qui serait reliée à son rejet de l'institution. Comment ses parents la considéreraient-ils dans les circonstances ? Et puis il y a Alicia. Pourquoi cette fille qui lui semblait si sympathique l'a-t-elle laissée tomber ?
— Allez viens, ma cocotte. Approche et viens faire jouir tati Mado et on oubliera toute cette histoire !
Sophie sait qu'elle n'a pas vraiment le choix. C'est ça ou bye bye la carrière d'enseignante.
— Bof, se dit-elle, deux ou trois coups de langue sur une moule ne devraient pas me tuer, après tout.
S'étant agenouillée au pied du canapé, elle approche son visage de l'offrande que lui fait la dépravée surveillante alors que celle-ci écarte très grand des doigts ses grandes lèvres. Le premier contact physique se veut timide, hésitant, comme des effluves acidulés mêlés à d'autres moins agréables odeurs corporelles envahissent les narines de la jeune novice. Décidée d'en finir le plus vite possible, Sophie y va franchement de plus longues léchades, ce que semble apprécier la prestataire de son premier cunni :
— Oui, oui, p'tite cochonne, broute-moi bien le minou ! Encore ! Pousse très loin ta petite langue sale en moi ! Mon Dieu, mon Dieu que c'est booon !
***
C'est près d'une heure plus tard que Sophie est de retour à sa chambre, attendue par Alicia.
— Oh chère, fait celle-ci sans grande surprise, qu'est-ce qui t'est arrivé, t'es toute ébouriffée et... et... Mais ta face sent la mouille à plein nez !
— Je me suis fait pogner par sœur Madeleine et elle m'a punie pour m'être trouvée là où il ne fallait pas.
— Je me suis fait pogner par sœur Madeleine et elle m'a punie pour m'être trouvée là où il ne fallait pas.
La rouquine relève la tête en dévisageant sévèrement sa consœur.
— Et toi, t'étais passée où, au moment où j'avais le plus besoin de toi ?
Alicia prend un air penaud, puis :
— Je sais. Je suis désolée, sincèrement. Lorsque j'ai vu que la surveillante s'approchait de nous, je n'ai eu qu'une seule pensée : nous sauver toutes deux. Mais je savais que dans ton cas c'était impossible de te défiler.
Elle s'approche de l'autre maintenant en pleurs et la serre dans ses bras.
— J'ai fui aussi car je ne voulais pas avoir à subir la même punition que toi.
— Mais pourquoi ?
— Ben, t'as vu comme moi, la sœur goûte la morue !
— Mais pourquoi ?
— Ben, t'as vu comme moi, la sœur goûte la morue !
[À venir : Novice lesbienne toujours en questionnement]
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Commentaires ()
Et la bibliothécaire sœur Madeleine alors, sans culotte sous sa tunique, toujours prête à se faire lécher la moule par les nouvelles novices! :/
Comment Sophie se relèvera-t-elle de l'éprouvante confession qu'elle a effectuée auprès de l'aumônier Réal Fontaine et de sa bizarre expérience avec sœur Madeleine?
Alicia saura-t-elle aider sa sœur en religion à enfin reconnaître son orientation sexuelle? :/
remarque tu à reçus pire que ça la ses juste une promenade de santé.
Je vous embrasse également toute les deux
Effectivement, Julien, dans ce chapitre on m'en a mis plein la figure! :lol:
On t'embrasse tendrement, Alicia et moi. :)
Merci pour tes d'éclaircissement Simson, je comprends mieux maintenant quelles sont tes intentions réelles avec ce récit.
Je suis plus que persuadé que ce n'est pas uniquement au Québec que ce genre de chose se passe au sein de l'Église catholique car même en France je suis plus que persuadé que c'est le cas je me suis tout simplement pas renseigné et je n'imagine même pas ce que ça doit être au Vatican.
Je m'adresserais a vous trois dans un seul est unique poste et à sa sera comme ça pour chaque chapitre dorénavant si ça dérange faut pas hésiter à me le dire et je créerais des poste séparer pour chaque personne comme avant ça me donnera plus de travail à rédiger ses tout.
Je constate qu'il n'y a pas que le confessionnal qui est particulier dans ce couvent comment une salle secrète regorgent d'ouvrages impure normalement interdit dans un lieu aussi sacrer peut t'il si tenir faut tout simplement avoir une imagination débordante et un peut déranger pour avoir de tel idée mais je suis pas étonner venant de toi Simson et je vais pas me plaindre car sa donne du piquant au récit.
Je m'attaque maintenant à vous mes tourterelle favorite et je constate que finalement cette alternative imaginer par votre créateur ne vas pas changer grand chose car votre créateur a quand même décider de vous en mettre plains la figure surtout pour toi Sophie et ce chapitre et le parfait exemple mais j'imagine très bien que toi aussi Alicia tu va y avoir le droit seul votre relation a changer vous êtes tout simplement pas marié dans ce récit et j'ai déjà de la compassion pour toute les deux.
J'attend maintenant la suite de ce récit.
Comme on peut le constater, des choses très bizarres se passent au couvent de la Congrégation Notre-Dame du Mont-Caramel.
Ceci étant dit je me permets de présenter aux lecteurs les deux principaux thèmes développés dans ce récit:
1. Retour, de façon allégorique et caricaturale, sur les activités suspectes et occultes des institutions catholiques du Québec dans les années 60;
2. Mais surtout la recherche et l'acceptation d'une orientation sexuelle chez une jeune femme dans un contexte social où toute déviance est encore fortement stigmatisée.
Bonne continuation à tous! :)