Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Passions et Douleurs — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Passions et Douleurs
Chapitre 1
Cela faisait plusieurs jours que la pluie tombait sur la région du Derbyshire. En cette matinée du mois de mai 1813, Fitzwilliam Darcy parcourait à cheval son vaste domaine de Pemberley. A bien le regarder, le jeune homme semblait perdu dans ses pensées. Il venait de quitter les limites du parc du château et parcourait maintenant la campagne. Faisant face à une grande étendue d'herbe, il lança son cheval au grand galop. Ses yeux se fermèrent lorsqu'il sentit sous lui sa monture partir à toute vitesse. Sous l'effet du vent et de la fine bruine, les traits de son visage se détendirent. Toutes les préoccupations qui avaient assailli ses pensées ces derniers jours disparurent comme par magie.
Allons... tout va bien se passer. Tu l'aimes, elle t'aime, vous vous aimez et d'ici quelques heures, vous serez enfin unis dans le sacrement du mariage. Alors ne panique pas Darcy.
Son cheval arriva en haut d'une petite colline. Sentant que ce dernier venait de ralentir, Darcy rouvrit les yeux. Il n'avait même pas réellement ressenti la distance qu'il venait de parcourir à cheval depuis qu'il avait fermé les yeux. Le ciel, couvert de nuages gris, s'assombrissait de plus en plus à mesure que la journée se terminait.
Il se fait tard. Je ferais mieux de rentrer à Pemberley et d'aller dormir un peu.
Quelques minutes plus tard, Darcy passa la porte d'entrée du château. Il s'informa auprès de son régisseur s'il y avait eu des visiteurs ou des nouvelles durant son absence, mais ce dernier lui répondit que non.
— Si vous me cherchez, je serais dans ma chambre.
— Entendu Maître. Auriez-vous besoin de quelque chose en particulier ?
— Non merci. Bonne soirée Arthur.
— A vous aussi Maître.
— Entendu Maître. Auriez-vous besoin de quelque chose en particulier ?
— Non merci. Bonne soirée Arthur.
— A vous aussi Maître.
Il monta les marches du grand escalier, arriva dans le couloir desservant les chambres.
Je me demande si Georgiana dort déjà.
Passant devant la chambre de sa jeune sœur, il vit que la porte était entrouverte. Il la poussa légèrement et vit que la pièce était plongée dans la pénombre. Le bruit d'une respiration lente et apaisée le rassura. Les derniers événements qui étaient arrivés à la jeune sœur d'Elizabeth avec Wickham avaient réveillé en lui une ancienne appréhension. Quelques années auparavant, ce dernier avait essayé de s'enfuir avec Georgiana. Heureusement, tout avait fini par rentrer dans l'ordre et aujourd'hui, Georgiana allait beaucoup mieux.
Toi et Elizabeth, je vous protégerais toujours... Toujours.
Il referma la porte de la chambre et se rendit dans la sienne, qui se trouvait au bout du hall. Il ôta sa veste, son gilet ainsi que sa chemise avant de s'allonger sur son lit. Les draps, d'un blanc de nacre, étaient d'une telle fraîcheur qu'il sentit un frisson le long de sa peau lorsque ceux-ci entrèrent en contact avec son dos. Cela le détendit à nouveau et il ferma les yeux avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.
Un son de cloche provenant du lointain le tira de son sommeil. Il ouvrit les yeux, mais les referma aussitôt à cause d'un rayon de soleil passant à travers la fenêtre de la pièce.
Bon sang.
Darcy se redressa sur son lit et s'étira avant de se lever. Un bruit venant de la porte se fit entendre.
— Monsieur ? Vous êtes réveillé ?
— Entrez John.
— Entrez John.
Le vieux serviteur poussa la porte et entra dans la pièce. Il s'avança vers son jeune maître tout en portant un costume d'un bleu foncé sur son bras.
— Vous n'avez quand même pas oublié que vous devez vous marier tout à l'heure ?
— Hein ? Ah oui, le mariage. Non rassurez-vous John, je n'ai pas oublié.
— Miss Elizabeth n'aimerait sûrement pas devoir vous attendre pour la cérémonie. Avez-vous besoin de mon aide pour vous vêtir ou dois-je prendre congé ?
— Vous pouvez me laisser John, je vous remercie.
— Très bien Monsieur.
— Hein ? Ah oui, le mariage. Non rassurez-vous John, je n'ai pas oublié.
— Miss Elizabeth n'aimerait sûrement pas devoir vous attendre pour la cérémonie. Avez-vous besoin de mon aide pour vous vêtir ou dois-je prendre congé ?
— Vous pouvez me laisser John, je vous remercie.
— Très bien Monsieur.
Il se tourna vers la fenêtre grande ouverte. Alors que la porte se refermait, et sans se retourner, il demanda :
— John ?
— Oui Monsieur ?
— Lors de votre mariage... avez-vous eu peur ?
— Terriblement Monsieur... j'étais totalement effrayé, dit le vieil homme en souriant d'un air amusé en entendant la question de son jeune maître.
— Oui Monsieur ?
— Lors de votre mariage... avez-vous eu peur ?
— Terriblement Monsieur... j'étais totalement effrayé, dit le vieil homme en souriant d'un air amusé en entendant la question de son jeune maître.
Celui-ci avait beau être un beau et riche propriétaire, au fond il ne restait qu'un jeune homme pouvant avoir du mal à accepter ses sentiments. Le serviteur quitta la pièce, laissant Darcy seul. Ce dernier avança jusque vers son lit où se trouvait son costume de marié. Celui-ci était d'une belle couleur bleu saphir. Lentement, il enfila sa tenue.
Allons y.
Après s'être regardé une dernière fois dans le miroir, il ajusta sa redingote et sortit de la chambre pour partir en direction du lieu de la cérémonie.
****
La musique résonnait dans la grande salle de bal de Pemberley. Les grands lustres resplendissaient de lumières et illuminaient la pièce. Une grande foule d'invités entouraient les couples de danseurs. Tout le monde riait, souriait, envoûté par la magie de la noce. Tous semblaient étinceler, mais au milieu de ces lumières, deux personnes, elles, resplendissaient. Darcy et Elizabeth, dans un magnifique duo de couleurs bleu et blanc étaient au centre de tous les regards. Souriante, la toute nouvelle Madame Darcy rayonnait au bras de son nouvel époux. Près d'eux, dans de magnifiques habits, se tenaient Charles et Jane Bingley, la sœur aînée d'Elizabeth, eux aussi nouvellement mariés. Une aura de bonheur entourait le jeune couple. La soirée avançant et la majorité des invités s'étant retirés petit à petit, Darcy et sa femme accompagnèrent le restant des convives vers les voitures. Une fois les derniers couples partis, le couple Darcy remonta au château.
Darcy prit Elizabeth par la main.
— Alors, qu'est-ce que cela vous fait d'être la nouvelle Madame Darcy ? dit-il en souriant avec tendresse.
— Pour être tout à fait honnête, cela ne me fait... pas grand-chose, répondit la jeune femme d'un air taquin.
— Ah bon ? Vous me surprenez.
— Partager votre titre me touche énormément bien sûr, soyez rassuré. Mais ce que je voulais dire, c'est que même sans titre, sans domaine, je serais tout de même à vous. Car tout ce qui m'importe, c'est votre amour que je sais profond, sincère et fort.
— Vous arriverez toujours à vous jouer de moi.
— Pour être tout à fait honnête, cela ne me fait... pas grand-chose, répondit la jeune femme d'un air taquin.
— Ah bon ? Vous me surprenez.
— Partager votre titre me touche énormément bien sûr, soyez rassuré. Mais ce que je voulais dire, c'est que même sans titre, sans domaine, je serais tout de même à vous. Car tout ce qui m'importe, c'est votre amour que je sais profond, sincère et fort.
— Vous arriverez toujours à vous jouer de moi.
Darcy se mit à sourire. Il est vrai qu'il était habitué au caractère vif de sa nouvelle compagne. Mais celle-ci arrivait toujours à l'avoir. Elle aimait jouer à le piquer et il devait bien se l'avouer, mais il aimait cela aussi. Après avoir souhaité une bonne nuit à Georgina et aux domestiques qu'ils croisèrent, le jeune couple prit la direction de la chambre à coucher.
Une fois la porte refermée, les deux jeunes gens se regardèrent en souriant. La lumière de la pièce était tamisée. Elizabeth contempla les rideaux de satin, le lit paré de draps magnifiques. Alors qu'elle venait de pivoter sur elle-même, Darcy s'approcha d'elle lorsqu'elle lui présenta son dos. Lentement, il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme. Elle tourna légèrement la tête pour le regarder du coin de l'œil.
— Vous êtes magnifique... Encore plus qu'à l'accoutumée, murmura-t-il.
Ses doigts glissèrent de sur ses épaules jusqu'au laçage de la robe qui se trouvait légèrement en dessous des omoplates. Avec une douce agilité, Darcy dénoua le nœud fermant la robe. Tout en faisant glisser celle-ci à terre, il vint poser ses lèvres avec douceur sur les épaules d'Elizabeth qui venaient de se découvrir. Celle-ci frissonna à ce contact.
— Très cher... murmura-t-elle à son tour.
Le souffle chaud de Darcy vint se loger dans le creux de son cou. Il la regarda à nouveau. Elle se trouvait maintenant dans un déshabillé d'un rose pâle. Ses cheveux, d'un noir de jais, ondulaient en une multitude de petites boucles venaient glisser sur sa nuque. Dans cette pénombre enchanteresse, elle semblait briller comme une étoile apparaissant à la tombée du jour. Darcy avait l'impression de la redécouvrir pour la toute première fois.
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Commentaires ()
Et voilà encore quelqu'un qui m'a fait rougir x')
Tu peux être fier de ton premier texte, c’est un travail de qualité. Bien joué l’artiste.
Duchesse.
Une qualité d’écriture rare et agréable. Je suis surprise de trouver autant d’académiciens parmi vos lecteurs, vous ne présentiez pas un essai pour l’agrégation de lettres classiques, à ma connaissance…
Si l’érotisme est au niveau de la plume, j’ai hâte de vous lire !
Jane
Le décors est là, l'ambiance aussi. On devine quelques traits de caractère de chacun, une blessure, une histoire de famille... tous les ingrédients pour une belle saga.
A suivre, et merci
Ceci étant, j'ai vraiment apprécié ce moment de lecture. Vous prennez le temps de mettre en place les personnages, laissant le lecteur libre de les imaginer (un peu trop peut-être?).
Apprécié aussi qu'il n'y ait pas de sexe dans ce premier chapitre.
Je lirai la suite avec attention, et vous propose mon aide à la relecture/correction, si d'autres ne l'ont pas déjà fait :)