Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ticket gratuit — Chapitre 1 · La vie d'une jeune escort de campagne est sur le point de basculer lors de sa première soirée VIP
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ticket gratuit
Chapitre 1 · La vie d'une jeune escort de campagne est sur le point de basculer lors de sa première soirée VIP
Ce soir, c'est le grand soir ! Cela fait tellement longtemps que j'attends cela. En tant que travailleuse du sexe, c'est un peu la consécration, le baptême du feu comme on dit. Une soirée initiatique au sein d'un des endroits les plus débauchés et les plus indécents de tout Los Angeles.
Cette ville est comme un nid de frelons ; on sait que l'on va se faire mal, mais on ne peut s'empêcher de venir la titiller doucement. Jusqu'au jour où tout dérape... Mais ne brûlons pas les étapes.
Cette ville est comme un nid de frelons ; on sait que l'on va se faire mal, mais on ne peut s'empêcher de venir la titiller doucement. Jusqu'au jour où tout dérape... Mais ne brûlons pas les étapes.
Je m'appelle Dolly, j'ai 21 ans et je viens de faire mes premiers pas dans le monde de la nuit en tant qu'escort girl. De taille et corpulence normale, seuls ma plantureuse poitrine et mes cheveux blond clair me discernent des autres filles du coin. Étant une fille de ferme, mon avenir premier était de rester à la campagne aider mes péquenauds de parents à faire tourner leur exploitation en proie aux tornades et aux pluies de saisons diluviennes. J'avais une amie là-bas, Brittany, qui était dans la même situation que moi. Jeune, jolie et juste assez écervelée pour prendre les bonnes décisions. Nous voulions toutes les deux quitter cet enfer et partir en ville, histoire de se faire un peu d'argent et de profiter de ces soirées "jet-set" réservées à la Haute société. Un jour, Brittany m'a parlé d'une connaissance basée à Los Angeles, plus spécialement dans le quartier de Watts à South Los Angeles.
Apparemment, cette connaissance aurait de quoi nous héberger et nous introduire dans des soirées mondaines avec des gens pleins aux as disposés à quelques ébats monnayant finances ; assez pour nous donner envie de foutre le camp de notre trou paumé.
Nous sommes parties toutes les deux un matin très tôt, subtilisant assez d'argent à nos parents pour se payer un billet de car et filer vers la ville, le cœur et la tête emplis de rêves et d'étoiles. Avec de simples sacs à dos, nous entamâmes notre voyage vers la cité des Anges, prêtes à en découdre avec le monde. Sur la route, Brittany me parle de ce qu'elle a entendu à propos de notre destination, que cette ville ne dort jamais et que l'argent coule à flots à chaque coin de rue. Là-bas, tout le monde réussit ce qu'il entreprend et réalise ses rêves comme il l'entend. Cela a l'air merveilleux.
Arrivées à South Los Angeles, la réalité nous a rattrapées. L'endroit où nous étions était gangrené par les gangs et toutes sortes de trafics en tout genre. La "connaissance" de Brittany, un gars nommé Diego, rencontré quelques mois auparavant lors d'une soirée dans un trou perdu similaire au nôtre avec qui elle a commencé à se prostituer à sa demande. Le gars la faisait tapiner aux routards de passage à des stations-service en pleine nuit contre une poignée de billets. Jusqu'au jour où il s'est tiré en ville "pour affaire" et avait cessé de donner de ses nouvelles.
Chez Diego, l'ambiance était désagréable. Ce mec était un petit maquereau de bas étage qui avait une ou deux filles qui bossaient déjà pour lui. Les pauvres grappillaient une paye misérable contre des turluttes à des gars encore plus pauvres et paumés qu'elles dans des coins où le moindre passant porte une lame sur lui et peut t'attaquer sans prévenir pour te piquer les quelques dollars au fond de ton soutif.
Ce Diego a vite voulu nous mettre au turbin Brittany et moi. Ma copine a rapidement eu sa place sur un bout de trottoir pour enchaîner les heures et les mauvais coups sous la surveillance de notre mac. Les premiers clients étaient plutôt raffinés si l'on peut dire. Des hommes en mal de sexe avec des épouses trop farouches en général. Mais très vite, Brittany s'est retrouvée à brader sa bouche comme elle faisait sur les stations-service de campagne. À peine une dizaine de dollars contre des pipes baveuses à des pourceaux immondes complètement saouls et à moitié violents. En bref, pas la faune idéale.
De mon côté, j'ai fait ma part de boulot aussi. J'étais cependant rarement dans la rue, car Diego disait que je valais mieux que les "poules des trottoirs" et que mon cul devait servir à bon escient. La plupart du temps, je recevais les hommes dans une petite chambre d'un motel en ruine à quelques centaines de mètres de chez Diego. Ces gars étaient ceux que Brittany recevait au début, des maris en mal d'amour physique.
Baiser avec ces mecs avait un côté assez chiant, je dois l'avouer, même si cela payait mieux que les pipes en pleine rue. J'avais déjà fait des folies de mon corps étant plus jeune, alors le sexe était devenu plus une formalité qu'une réelle partie de plaisir, qui plus est avec des quadragénaires à moitié dépressifs et victimes de la petitesse de leur organe. Les passes pouvaient s'enchaîner jusqu'au petit matin, au point tel qu'il m'est arrivé de m'endormir pendant l'acte avec le dernier client de la nuit. Un rythme effréné pour des petites chattes pourtant encore bien jeunes que les nôtres.
Au bout d'un mois, Brittany a commencé à se plaindre auprès de Diego de ses conditions de travail, surtout comparées aux miennes. Elle devait en avoir marre de pomper des queues dégueulasses pour une misère à même le bitume. Diego l'a installée dans une chambre similaire à moi, mais a continué de lui envoyer la pire plèbe de client qui puisse exister. En constatant cela, Brittany a voulu partir et rentrer à la ferme de ses parents, lassée et usée des frasques sexuelles nocturnes avec des inconnus. Diego a refusé son départ, mais Brittany a mis son talent de fugueuse à profit et s'est éclipsée à l'aube de son appartement. Le soir même, elle m'a suppliée en larmes de rentrer avec elle. Encore aujourd'hui, j'ignore pourquoi j'ai refusé sa proposition. J'aurais pu mettre un terme à tout cela, rentrer et faire de mon mieux pour reprendre ma vie d'avant auprès de mon amie traumatisée par notre séjour californien. Mais j'ai refusé son offre. Nous nous sommes dit au revoir et elle est partie...
À son réveil, se rendant compte de la fuite d'une de ses filles, Diego était furieux. Il m'a longuement questionnée pour savoir si j'avais une idée de la destination de Brittany, mais j'ai toujours gardé le secret. De toute façon, même si Diego était violent, il ne souhaitait pas abîmer ma valeur marchande en m'esquintant. Et puis je n'étais pas responsable de la fuite de mon amie après tout.
Les semaines ont passé à Watts. Sous la coupe de Diego, j'ai continué mon business au motel à monnayer ma chatte contre quelques minutes de va-et-vient moites et lugubres avec des hommes ternes. En rentrant d'une de mes nuits un matin, j'ai croisé Diego qui m'a prévenue qu'une superbe opportunité allait s'offrir à moi et que les jours de galère allaient enfin être derrière moi.
Cette superbe opportunité était un billet d'entrée pour une soirée privée donnée sur les hauteurs de la ville dans une superbe villa d'acteur. Quand je repense au job miteux qu'il m'a fait faire, je ne comprends toujours pas comment un mec comme lui a pu m'obtenir un ticket pour une pareille soirée. Franchement, quel bourgeois demanderait à un proxénète des bas-quartiers de lui fournir des filles ? Eh bien si, c'est bien vrai. Apparemment, le type est une connaissance d'un ami de Diego et souhaite organiser une soirée chez lui en toute discrétion. Le problème dans le monde de la prostitution de luxe, c'est que c'est un petit monde voyez-vous. Tout le monde connaît tout le monde et les ragots vont vite lors des soirées caritatives. C'est pourquoi ce monsieur fait appel à des réseaux plus "clandestins" que les boîtes de prostituées habituelles.
Il est vrai que, comparé aux dernières semaines, ce job est bien plus reluisant et bien plus lucratif. En clair, pas question que je manque cette soirée.
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