Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Son Âme au Diable — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Son Âme au Diable
Chapitre 9
Son Âme au Diable (9)
Dingue ! Cette fille va le rendre dingue ! Ce n’est pas possible qu'elle le chauffe comme ça ! Sa petite Angie, c'est une bombe, c'est de la dynamite, elle va faire exploser son boxer ! Lui aussi est trempé quand il la voit ainsi dans l'intimité des toilettes, après s'être caressée comme une folle. Il sent bien qu'il coule tout seul. Ça lui fait ça quand il est hyper-excité : du liquide séminal commence à s'écouler de lui avant même qu'il ait une éjaculation. C'est visqueux, et du coup ça lui fait un peu froid dans son boxer. Et puis il l'a écoutée au moins quatre fois, quand elle gémit pendant de longues minutes. Il sait qu'à ce moment-là, elle se livre tout entière au plaisir et au sexe. Il ne tient plus en place. Il la veut. C'est incroyable, même après qu'il ait joui, elle le fait bander tout dur encore.
Il en est désormais persuadé, elle sera prête à accepter toutes les folies qu'il lui demandera. Angie, il sent qu'elle est vraiment open. Alors, il a bien une idée, un truc sympa à lui demander, mais il faut qu'il prépare bien son coup. Une fois passés ses rendez-vous de l'après-midi, il se réserve toute sa soirée pour plancher là-dessus, et trouver l'art et la manière de lui demander quelque chose de fou...
Angélique trouve que ce n'est pas dingue, de son côté, pour un vendredi après-midi. C'est presque trop tranquille. Elle a bien quelques visites, mais rien de plus. Le téléphone n'est pas raccroché, elle a déjà vérifié. Alors quoi, où sont donc tous les retraités prétendument venus chercher de la pierre dans la petite station balnéaire bretonne ? Sans doute à faire la sieste. Ah, la sieste, elle la ferait bien aussi ! Coquine ou pas, d'ailleurs. Ses petites folies de ce matin l'ont épuisée. Elle a l'impression d'avoir consommé toute son énergie de la journée. Il est temps que le week-end arrive pour profiter d'un peu de repos.
Encore que, demain, elle va devoir tenir la boutique toute la matinée. Monsieur Dubois préférerait l'entendre dire « assurer l'ouverture de l'agence », mais pour Angélique, ce n'est pas une partie de plaisir que de venir travailler un samedi matin, alors ce n'est qu'une satanée boutique ! D'habitude, c'est madame Dubois qui s'y colle, enfin plus exactement qui accueille les clients, sans savoir les renseigner. Alors elle note sur un bout de papier les informations pas toujours suffisantes avec lesquelles Angélique doit se débrouiller le lundi matin. Mais ce week-end, les Dubois sont dans le Nord, bien loin d'ici. Exceptionnellement, Angélique a accepté la mission, et se partage la journée avec Fabien.
Ce n'est même pas sûr qu'elle puisse le croiser demain, puisqu'il ne sera là que l'après-midi. Dommage...
En attendant, elle a bien aimé ce moment de folie ce matin, durant lequel elle a beaucoup pensé à lui. Il l'a beaucoup fait mouiller, et sa petite culotte semble encore s'en souvenir. Demain, elle se le promet, elle s'offrira une autre folie en pensant à lui. Elle ne sait pas encore quoi, mais elle le fera.
Oh oui, elle le fera ! Amené comme ça, Fabien sait qu'elle va faire tout ce qu'il lui suggérera. Il est content de lui, et son prochain défi est prêt à faire rôtir sa collègue dans les brasiers de l'enfer. Il est déjà vingt-trois heures, il peut se coucher tranquille maintenant, en attendant demain matin et les derniers préparatifs. Se donner encore une dernière fois du plaisir avant de s'endormir ? Oui, il est encore largement motivé dès qu'il pense à elle !
— Quand tu auras mangé tes céréales, Louise, tu poseras le bol sur l'évier, d'accord ? Et puis tu pourras aller jouer tranquillement dans ta chambre sans faire de bruit. Papa est encore au lit, je ne sais pas s'il dort encore, mais il a besoin de se reposer. Je vais au bureau ce matin, mais je reviens à midi et on est toutes les deux ensemble cet après-midi. Tu pourras même inviter une copine, ça va être la fête ! Allez, je te fais un bisou ma Loulou, et même plusieurs, et j'y vais !
Fabien exulte. Le week-end est arrivé, enfin, et il va s'en passer des choses folles ! Il s'est levé tôt, car son plan nécessite un peu de mise en place. Il se trouve machiavélique. Tiens, se dit-il, ça rime avec Angélique ! Il tient sa tasse de café songeur. Fabien est accro à la caféine, mais il pense l'être davantage encore à la cyprine. Surtout celle de sa collègue. Bon, il ne faut pas traîner, il a beaucoup à faire, et surtout quelque chose de spécial à préparer à l'agence. Fabien est joueur, alors il mise sur un scénario qui lui paraît très probable. Il serait dommage que tout ne se déroule pas comme il l'a imaginé. Mais il croit aux probabilités, et selon lui, tout se jouera dans son bureau...
Angélique fait le trajet sans encombre, il n'y a pas encore trop de monde le samedi à huit heures trente. Elle croise bien quelques véhicules, mais le trafic est fluide. Évidemment, si elle était aussi physionomiste avec les voitures qu'avec ses clients, elle pourrait reconnaître en ville une Audi anthracite qui s'éloigne à l'instant de l'agence. Mais voilà, Angélique confondrait presque une Porsche avec une Dacia, alors comment pourrait-elle reconnaître la belle Allemande de Fabien ? Elle ne saura pas que son collègue est passé en quatrième vitesse à l'agence, bien avant qu'elle n'y arrive, pour tisser sa toile. Et la proie qui vient d'elle-même dans la toile, c'est Angélique.
Peu après, elle entre dans l'agence sans imaginer quoi que ce soit. Il faut s'attendre à une journée chargée, elle ne sait pas pourquoi... Elle ouvre la vitrine, allume son PC, et entame un peu de rangement sur son bureau. Venir travailler un samedi, ça lui gâche un peu le week-end. Elle aurait pu rester bien cool à la maison. Il ne lui reste plus qu'à espérer mettre un peu de piment dans sa matinée avec un défi coquin. Ça, elle est toute disposée à y mettre de la disponibilité...
Justement, un message lui est parvenu sans qu'elle y prête attention tout à l'heure. Elle va pouvoir le lire. Sauf que des clients piétinent devant la vitrine. Ils ont repéré un appartement à vendre dans une résidence, et veulent au plus vite obtenir des informations. Angélique les accueille donc chaleureusement.
Dire qu'il y a à peine un quart d'heure, Fabien était là pour lancer les opérations. Et il se disait qu'aujourd'hui, ça allait chauffer dans la petite culotte d'Angie !
— Oui, c'est bien chauffé, effectivement ! Le logement a été refait à neuf et le diagnostic énergétique est classé A. Venez vous asseoir, on va regarder ça tout de suite.
Angélique reçoit le couple de quarantenaires pointilleux, et fait son maximum pour les renseigner. Pas question de toucher à son portable dans ces conditions... Après toute une série de photos, savamment commentées, ses clients semblent bien intéressés. Ils voudraient même programmer une visite.
— Eh bien, ce sera avec mon collègue Fabien, qui sera là cet après-midi. Je vais prendre vos coordonnées, et les lui laisser afin qu'il vous rappelle.
L'agence est de nouveau vide cinq minutes après. Angélique s'installe alors confortablement dans son fauteuil. Elle palpite déjà, et frétille. Quand elle repense que ce mystérieux Hedone lui proposait de s'arrêter quand elle voulait. C'est vrai que ça l'avait rassurée, et elle avait vaguement pensé ne pas donner suite à un moment. Mais aujourd'hui, elle trouve cela tellement dérisoire ! C'est bien plus excitant de continuer que de s'arrêter !
Hedone>Seraphine_08H17
Quelle femme sensuelle tu es, Séraphine ! Quel ange, devrais-je dire ! Ou peut-être quel démon... Car je t'ai trouvée particulièrement érotique et délicieusement excitante, à regarder et à écouter ! Tu es véritablement adorable, et craquante. Peu de femmes ont su me faire cet effet, sais-tu, et me montrer comme toi à quel point elles pouvaient être désirables. Mais toi... !
Ce que tu me montres aussi, c'est que tu prends beaucoup de plaisir à ce petit jeu. Car ne l'oublions pas, toi et moi, ce n'est qu'un petit jeu. Et rappelons-nous, tu peux t'arrêter quand tu le veux. Je comprendrais tout à fait que tu te sentes gênée et dépassée par un défi coquin, et que tu préfères abandonner... En attendant, tu me donnes l'image d'une femme terriblement sensuelle, pleine de charme, et très ouverte sur tes désirs voluptueux.
Alors pour continuer ainsi, je t'offre l'opportunité de montrer plus que jamais combien tu peux être désirable et désirée. A toi d'y mettre la grâce et tout le savoir-faire qui sont tiens. Je te propose aujourd'hui un défi qu'il te faudra accomplir dans un lieu chargé d'intensité fantasmatique. Celui qui te conviendra le mieux. Ce pourra être dans la chambre de ton beau-père, dans les toilettes d'un lieu public, dans le bureau de ton patron...
Tu pourras faire en sorte de garder ton anonymat et de protéger ton identité, je tiens à ce que tu te sentes plus sereine et en sécurité. Le plus important est que tu prennes plaisir à transcender tes peurs et tes tabous, pour ne plus penser qu'à tes envies les plus secrètes.
Ce défi, c'est de faire un striptease.
Angélique reste bouche bée. Elle cogite abondamment. C'est peut-être effectivement le moment de tout arrêter.
C'est peut-être aussi un moment hautement érotique et excitant. Et puis aujourd'hui, elle a justement mis une petite jupe avec une veste légère. Un ensemble qu'il va trouver très sexy.
Elle pense que de toute façon, elle ne serait pas suffisamment à l'aise avec son corps pour faire un truc suffisamment bien réussi.
— Ça, c'est quand même un peu des conneries, ma petite Angélique, parce que tu as derrière toi pas loin de quinze années de danse moderne-jazz. Et tu sais très bien bouger ton corps, quand tu veux être excitante...
Non, c'est trop demander. Elle ne peut pas. Et puis, il faudrait être sûr de ne pas filmer son visage pour ne prendre aucun risque.
— Alors, tu vois que c'est possible ! Et faire un truc aussi dingue et là où tu penses, ça va déchirer !
Les petites voix se chamaillent en elle. Elle doit y réfléchir calmement, elle ne veut pas se compromettre.
Il y a bien eu ce gala de danse, il y a cinq ou six ans...
Elle ne peut pas faire n'importe quoi. Elle va finir par sombrer dans la folie.
— Non, non, non...
— Juste cinq minutes de réflexion. Bon, d'accord, deux. Angélique, tu délires grave.
— Saisis ta chance, Angélique, de faire une fois dans ta vie quelque chose de juste fou...
— Juste cinq minutes de réflexion. Bon, d'accord, deux. Angélique, tu délires grave.
— Saisis ta chance, Angélique, de faire une fois dans ta vie quelque chose de juste fou...
Oui, elle peut éventuellement le faire... Elle va le faire.
Le visage d'Angélique s'illumine. D'accord, c'est comme ça ? Alors non seulement elle va le faire, mais attention, il va avoir droit à un grand numéro !
Elle recherche vite un souvenir dans son portable, et s'offre dix minutes de préparation. Elle met en scène ses idées, et visualise les mouvements. Maintenant, elle peut se permettre de laisser sonner le standard dans le vide, ce n'est pas très grave, et elle n'en aura pas pour longtemps. Mais par précaution, elle ferme quand même la vitrine.
Elle traverse tout le couloir d'un pas décidé, puis devant la porte de Fabien, elle finit par hésiter un instant. Voilà un lieu chargé d'intensité érotique. C'est flippant. Mais si elle est là, c'est bien pour aller jusqu'au bout. Alors elle entre, s'assure que tous les stores sont bien tirés, et quand elle referme la porte, elle allume plein phare les luminaires. La star est sous les projecteurs. Elle fait face au bureau de Fabien, et installe une chaise. Elle va faire ça comme une pro. Et elle a très exactement quatre minutes et dix-neuf secondes.
Derrière le bureau de Fabien, une boîte à archive se trouve en plein milieu de l'étagère. Sur la tranche, un petit trou a été creusé dans le carton. Et à l'intérieur du carton, bien coincé contre les dossiers, se trouve l'iPhone huit de Fabien. L'engin est en mode silencieux, il ne faudrait surtout pas que sa présence soit trahie. L'objectif est juste devant la petite ouverture, et il filme dans le vide depuis plus d'une heure déjà. Il n'est pas dit qu'il puisse encore filmer autant, mais quelques minutes supplémentaires suffiront. Et en tout cas, son propriétaire peut déjà être fier de lui. Car il est placé très exactement où il faut. Non seulement face à Angie dans la pièce, mais surtout – surtout - dans le lieu le plus hautement fantasmatique pour sa jeune collègue, son bureau à lui. Exactement comme il l'avait imaginé...
Quand Angélique quitte l'agence ce midi, elle est heureuse que commence enfin son week-end. Mais elle est un peu déçue quand même, car Fabien n'est pas même passé la voir en fin de matinée ou pour prendre un café. Il doit être bien occupé. C'est pourtant en pensant à lui qu'elle a fait preuve d'une audace incroyable tout à l'heure. Pour ne pas dire un coup de folie...
C'est bien la folie qui le guette. Fabien est complètement fébrile en ouvrant l'agence à son tour, peu avant quatorze heures. Il sent qu'il va tourner maboul aujourd'hui, surtout quand il aura récupéré son téléphone. Il n'ouvre pas même la vitrine et ne réactive pas la ligne téléphonique. Ça peut attendre cinq minutes. Et il s'élance en courant jusqu'à son bureau. Angie a-t-elle succombé à ses démons ? Avait-il bien prédit qu'elle viendrait dans son bureau ? Lui a-t-elle envoyé un message, et surtout ce fameux striptease ? Tant qu'il n'a pas descendu la poignée, il ne peut pas le savoir. Et il flippe vraiment de s'être planté sur toute la ligne.
Mais quand il pousse violemment la porte et pénètre dans son bureau, il a soudain la conviction que non. Parce que même sans voir quoi que ce soit, il perçoit immédiatement le parfum d'Angie. Il s'arrête dans son élan, juste pour respirer. C'est bien Angie qui était là. Et il flotte encore des effluves, comment dire ? Il trouve là presque un parfum animal...
Fabien sort la boîte à archive, extirpe son portable et vérifie. Il est éteint. La batterie n'a pas tenu si longtemps à filmer en continu. Pourvu que la mémoire ne soit pas saturée. Il avait pourtant calculé que ça pouvait le faire...
Priorité numéro un : mettre en charge son portable.
Priorité numéro deux : ouvrir son logiciel de montage vidéo, car cela lui permettra de découper tout de suite l'enregistrement, enlever toute la période d'attente à ne rien filmer que du vide, pour ne garder que le passage intéressant.
Priorité numéro trois : consulter la messagerie quand son iPhone sera de nouveau opérationnel, et voir ce que Séraphine lui a répondu...
Cela lui laisse le temps de rallumer le standard et d'ouvrir la vitrine. Évidemment, si tout s'est passé comme il l'imaginait, elle lui aura adressé un clip. Mais Fabien tenait aussi à la filmer lui-même, à son insu, pour avoir son propre souvenir de cet épisode.
Quand il examine enfin la vidéo, il constate plus de deux heures d'enregistrement. Il balaie les cinq premières minutes, qui restent passablement noires. Seule une faible luminosité irradie à travers les stores. Il passe les cinq minutes suivantes, rien de plus. Puis les dix prochaines, zappe plus loin, continue. La première demi-heure est totalement inactive. Il a peur que le reste le soit tout autant. De fait la demi-heure suivante est vide d'intérêt. Fabien se décompose. Il zappe un peu plus loin, puis encore, puis... Là ! Il y a de la lumière. Stop, et demi-tour ! Il arrive à la soixante-treizième minute.
Il se cale dans son fauteuil et sourit déjà. Il a une trique d'enfer, et il sait d'avance que ça va lui plaire !
La pièce est dans l'obscurité. Au bout de quelques secondes, il voit la porte s'ouvrir et la lumière rentrer. Angie pénètre dans son bureau et s'avance jusqu'à la fenêtre. Elle semble vérifier que les stores soient bien fermés. Puis elle allume la lumière et referme la porte. Elle plante une chaise face au bureau. Elle est aussi face à l'objectif, à peine décalée sur la droite. Elle porte une jupe courte et une petite veste légère sur un tee-shirt.
Il la voit installer son smartphone sur le bord du bureau, se regarder dedans, avancer, puis reculer. Elle lève la tête, et s'assure qu'on ne voit pas son visage sur l'écran, tant qu'elle ne s'éloigne pas plus que le troisième carreau au sol. Elle tourne autour de la chaise, s'assoit, puis se relève. Il la regarde s'éloigner sur la droite et réfléchir. Puis, revenant vers l'objectif, elle se lance alors dans une espèce de danse approximative, que Fabien juge complètement nulle, à peine plus balancée que ses pas. Elle se tourne, marmonne quelque chose, ondule vaguement devant le bureau, et mime ce que lui seul pourrait deviner comme un numéro de charme. De mauvais charme. Car Angie ne se déshabille pas.
Fabien est dépité. Quoi, c'est ça son numéro de striptease ?! Mais c'est trop nul ! Elle valait tellement mieux que ça à ses yeux... Voilà plus de cinq minutes qu'elle est là, et il a complètement débandé. Elle lui a à peine souri, et il l'a à peine entendue.
Ce qui n'était qu'un bout d'essai pour Angélique est effectivement plus délicat que prévu à bien caler.
— Mince, ça ne va pas du tout ! Il faut absolument que je tienne dans le temps ! Allez, je ne vais pas y passer la matinée, je ne peux pas. Angélique, ma petite Angélique, tu peux le faire, et tu vas le faire à fond comme il y a cinq ans ! Alors, tu te lances, tu improvises, et cette fois-ci tu donnes tout ce que tu as dans la culotte. Tu dois être diabolique !
Angie souffle comme une sportive qui prend son élan avant un saut, un grand saut dans le vide, et elle revient vers son smartphone. Elle pianote, lance l'enregistrement vidéo, et cette fois-ci, elle balance la sauce.
C'est alors que Fabien sursaute, quand il entend barrir le timbre grave des saxophones alto et des trombones qui emplissent tout le volume de son bureau. Il est aussitôt parcouru d'un immense frisson, tout le long de l'échine. Ses poils tremblent sur sa peau. Les cuivres, eux, vibrent puissamment et scandent quatre notes. C'est un accord de mi bémol renversé, rythmé par une batterie bien déterminée à en découdre. Fabien comprend à ce moment que là, Angie lui sort vraiment le grand jeu !
Angélique a choisi le tube de Joe Cocker « You can leave your hat on ». Le même qui rythmait le mythique striptease de Kim Bassinger dans « Neuf semaines et demie ». Une scène qui a fait fantasmer des millions d'adolescents. Et effectivement, Fabien en a pour son argent ! Car Angélique est habitée par la sensualité et par le rythme de ce morceau. Elle le connaît par cœur, pour avoir déjà réalisé une chorégraphie dessus. Et son déhanché est tout simplement démentiel ! Elle ondule et tournoie, elle pose ses mains sur ses fesses et les retire, elle se tortille. Elle fait voler ses escarpins, se tourne à nouveau, devant, derrière. Elle remonte sa petite jupe, comme avec difficulté, puis la redescend, et la remonte à nouveau. Elle est dos à l'objectif, et se débarrasse de sa veste, se tourne, s'accroche à la chaise, et lui montre son nombril. Elle retire cette fois-ci son tee-shirt.
Angie semble avoir fait ça tous les soirs. Elle y met la grâce d'une danseuse et la sensualité d'une gourgandine. Quant au bout de deux minutes quarante-huit, il ne lui reste plus qu'un soutien-gorge à balconnet et un tanga en dentelles assorti, Fabien sent qu'il va tout lâcher dans son calbut. Et il est persuadé que la musique ne sera jamais assez longue pour qu'Angie s'effeuille jusqu'au bout. Est-ce une tenue adéquate pour escalader ainsi la chaise ? Puis pour y croiser et décroiser ses jambes ? Angie frétille encore, suit de ses mouvements de reins le rythme des percussions, et accompagne la longue vibration des cuivres en glissant une main dans sa lingerie. Là, Fabien se dit que c'est juste pour le rendre dingue !
A trois minutes cinquante-cinq, elle soupèse ses petits seins et semble lui offrir dans un mouvement lascif. Fabien bave d'envie. Elle n'a plus qu'un ridicule petit morceau de tissu accroché entre les cuisses. Et elle veut s'en défaire, tire inlassablement dessus comme s'il était scotché sur ses hanches, puis finit par se tourner pour le laisser glisser jusqu'aux chevilles. Elle fait tournoyer sa petite lingerie sur le bout de son pied et se penche adorablement pour la ramasser.
Le morceau s'arrête là brutalement, les quatre minutes dix-neuf sont écoulées.
Fabien pense que son pouls doit battre en ce moment à cent cinquante pulsations par minute, au moins. Il s'attend à ce que son cœur fasse un serrage-moteur, comme la mobylette de ses quinze ans. Il n'arrive pas à détacher son regard d'Angie, qui se rhabille rapidement et range son bazar. C'est fou. Comment cette fille peut lui faire ça ? Comment elle peut être si chaude et ne pas lui sauter dessus quand elle est au bureau ?
Angie quitte bientôt le champ de la caméra, et s'apprête à sortir de son bureau. Fabien va couper là au montage, et ne garder que le meilleur. Inutile de conserver les passages inintéressants avant ou après, et de toute façon, il reste plusieurs dizaines de minutes. Mais comme il va effacer, Angie revient en plein champ, presque timidement. Il relève son doigt de la touche. Elle est face à l'objectif, qu'elle ignore totalement cependant. Elle semble hésiter un instant. Puis elle s'approche au plus près du bureau, fixe le fauteuil de son regard félin, et fait volte-face. Elle baisse à nouveau son tanga en dentelles délicates à mi-cuisse, relève sa jupe et se penche, bien cambrée, en avant. Elle tourne la tête elle s'adresse au fauteuil de Fabien, derrière elle :
— Il te plaît bien mon petit cul, hein ?
Elle écarte ses fesses avec ses mains.
— Eh bien tu peux le baiser en levrette quand tu veux, sur ton bureau...
Elle écarte ses fesses avec ses mains.
— Eh bien tu peux le baiser en levrette quand tu veux, sur ton bureau...
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Commentaires ()
J'avoue en toute simplicité avoir pris beaucoup de plaisir à écrire "Son Âme au Diable", mais tout spécialement les 3 derniers épisodes (9-10-11).
Je suis heureux que ce plaisir soit partagé !