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Angélique sage et coquine — Chapitre 9 · Canicule
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Angélique sage et coquine
Chapitre 9 · Canicule
Canicule. Le mot résonnait comme une permission dans l’esprit d’Angélique. Une échappée. Une faille dans le décor rigide de son quotidien. Elle était seule, enfin. Les filles chez les grands-parents, la maison silencieuse, chaude, collante d’ennui et de possibilités. Elle ouvrit en grand les fenêtres, laissa la chaleur écraser les pièces et l’air brûlant la pousser à bout. Quelque chose en elle remuait. Une bête tapie, impatiente.
Depuis des mois, Angélique se tenait droite. Le village, ses habitudes, les parents à la grille qui lui souriaient avec respect, les enfants sages et les horaires réglés. Elle jouait son rôle à la perfection. Coiffée, maquillée, jamais trop. Elle incarnait cette stabilité que tout le monde appréciait. Mais sous le vernis, l’impatience. Le feu. L’envie.
Ce matin-là, elle se regarda longuement dans le miroir. Elle avait envie de chaleur, pas seulement celle de l’été, mais celle du regard qui colle, de la tension dans l’air quand elle passe, de la provocation à peine maquillée. Et si elle poussait un peu ? Juste un peu. Pour elle. Pour voir.
Elle enfila un débardeur blanc, sans soutien-gorge. Le tissu léger laissait entrevoir la ligne de son buste avec une audace assumée. En bas, une jupe courte, plus courte que de raison. Pas vulgaire. Non. Angélique n’était jamais vulgaire. Elle était précise. Ciblée. Calculée. Elle voulait flirter avec le scandale sans jamais y tomber. Rester cette femme sage, que l’on regarde deux fois sans oser commenter.
Elle sortit ainsi. Dans les rues étroites du village, chaque pas déclenchait des regards, parfois furtifs, parfois ouverts. Les commerçants faisaient semblant de ne rien voir. Mais leurs yeux s’attardaient. Elle le sentait. Elle le buvait. Elle y trouvait un vertige, un pouvoir, mais surtout, une forme d’équilibre. Elle n’avait rien volé, rien quémandé. Elle était simplement, et c’était insupportable pour eux, et délicieux pour elle.
Le supermarché, enfin. L’air climatisé faisait frissonner sa peau nue. Elle se dirigea vers le rayon maillots de bain. Elle cherchait quelque chose d’indécent, mais qu’on pouvait défendre comme « tendance ». Un bikini rouge, minuscule, captiva son regard. Elle le prit, l’emporta en cabine pour l'essayer.
Quand elle sortit pour se regarder dans le miroir extérieur, le silence se fit. Deux hommes discutaient à quelques mètres. Le vendeur, à l’accueil cabine, leva les yeux... et se figea. Elle s’avança vers lui.
— Qu’en pensez-vous ? demanda-t-elle avec un sourire d’innocence feinte.
Il balbutia quelque chose. Elle pencha légèrement la hanche, jouant de sa posture. Les autres clients jetaient des coups d’œil. Certains s’immobilisaient, fascinés, mal à l’aise. Elle vit un jeune homme détourner les yeux, rouge ; un autre, plus âgé, déglutir sans oser parler.
Elle tourna vers eux avec un regard malicieux :
— Honnêtement, ça me va ? Ou c’est trop... osé ?
Le silence fut plus parlant qu’un concert d’applaudissements.
Elle se rhabilla sans se presser. L’adrénaline battait à ses tempes. Cette expérience n’était pas un simple jeu, c’était un cri muet, conquête. Elle reprenait possession de son corps, de ses envies, de sa liberté de déplaire autant que de troubler.
À la caisse, elle croisa le regard d’un homme qu’elle avait déjà vu. Un voisin d’un quartier plus éloigné, pas marié. Il la fixait avec une intensité sans maquillage. Pas d’excuse, pas de sourire gêné. Juste le feu. Et elle sut, d’un seul coup d’œil, qu’il avait tout compris.
— Vous avez chaud ? dit-il doucement, presque comme une provocation.
Elle le fixa en retour, lèvres à peine entrouvertes.
— Et vous ?
Il ne répondit pas. Mais il la suivit du regard jusqu’au parking, puis jusqu’à sa voiture.
Ce fut elle qui s’arrêta, qui baissa la vitre, qui glissa un mot simple :
— Vous avez une heure devant vous ?
Il monta. Sans question.
Chez elle, la tension monta d’un cran. Elle n’était plus dans la rue, elle était chez elle, sans rôle, sans public. Et ce qu’elle avait voulu depuis le matin, elle l’avait trouvé. Pas un homme tendre, pas un romantique. Un regard brut, une bouche avide, des mains qui ne demanderaient pas la permission à chaque geste.
Dans le salon, elle retira lentement son débardeur et laissa tomber sa jupe. Elle ne portait plus rien. Il ne parla pas, ne sourit pas. Il la regarda comme on contemple une offrande crue. Puis, sans délicatesse, il s’approcha. L’air devint lourd, tendu, chargé.
Il la poussa doucement contre le mur, explorant son corps de ses mains avec une urgence palpable. Elle ferma les yeux, se laissant porter par ses sensations. Ses mains rugueuses glissèrent le long de son dos, s’attardant sur ses courbes, avant de saisir fermement ses fesses, pour la presser contre lui. Elle pouvait sentir son excitation, dure et insistante, contre son ventre.
— Je veux que tu me prennes, murmura-t-elle, ses lèvres contre les siennes. Je veux que tu me baises fort.
Il ne se fit pas prier. Avec une main ferme, il la guida vers le canapé, où il la poussa doucement pour qu’elle se penche en avant, offrant une vue imprenable sur son cul ravageur. Il fit glisser ses doigts le long de ses fesses pour descendre lentement vers son sexe humide et prêt. Il la caressait doucement, la préparait, et la faisait gémir de désir.
— S’il te plaît, murmura-t-elle, impatiente. Ne me fais pas attendre.
Il se positionna derrière elle en guidant son membre dur vers son entrée. D’un coup de reins puissant, il la pénétra, profondément, complètement. Elle cria de plaisir, agrippant le canapé pour se stabiliser. Il commença à donner ses coups de reins lents et profonds, chaque mouvement envoyant des vagues de plaisir à travers leurs corps.
Mais Angélique en voulait plus. Elle voulait être prise brutalement, sans retenue. Elle se cambra davantage, l’encourageant à aller plus loin, plus fort.
— Baise-moi le cul, dit-elle, haletante. Je veux que tu me prennes par-derrière.
Il sourit, excité par sa demande. Il se retira lentement, laissant son sexe palpiter de désir. Il guida son membre vers son anus, lubrifié par ses propres fluides. D’un coup de reins décidé, il la pénétra par-derrière, lentement, mais fermement. Elle cria de plaisir et de douleur mêlés, se cambrant pour l’accueillir entièrement.
Il commença à bouger, ses coups de reins puissants et rapides, chaque mouvement la faisant crier de plaisir. Il la tenait fermement par les hanches, la maintenant en place tandis qu’il la prenait avec une intensité animale. Elle se laissait porter, se laissant envahir par les sensations intenses qui la submergeaient.
— Plus fort, supplia-t-elle. Encore plus fort.
Il obéit, ses mouvements devenant encore plus sauvages, encore plus primaux. Le son de leurs corps se rencontrant remplissait la pièce, se mêlant à leurs gémissements et à leurs cris de plaisir. Elle sentait l’orgasme monter, son corps se tendant, chaque nerf à vif.
Avec un cri perçant, elle atteignit l’orgasme, son corps convulsant autour de lui, le serrant étroitement. Il continua à bouger, prolongeant son plaisir, jusqu’à ce qu’il atteigne enfin son propre sommet, criant son nom alors qu’il se libérait en elle.
Ils restèrent ainsi, haletants et couverts de sueur, leurs corps entrelacés, savourant les dernières vagues de plaisir. Angélique se sentait comblée, satisfaite, enfin libérée de la tension qui l’habitait depuis des mois. Elle avait obtenu ce qu’elle voulait, et plus encore. Et elle savait qu’elle en redemanderait.
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