Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Son Âme au Diable — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Son Âme au Diable
Chapitre 10
Son Âme au Diable (10)
Fabien en met plein partout. Cette fois-ci, il n'arrive pas à se retenir. C'est beaucoup trop fort. Il est encore sous le choc, groggy. Une fille comme Angie qui lui offre un striptease de professionnelle, avec autant d'érotisme, et qui lui présente son petit cul à prendre comme ça, c'est tout simplement au-dessus de ses capacités humaines à rester sage. Bon sang ! Est-ce diable possible ? Oh, assurément, le gardien des enfers doit bien rigoler en le regardant, car ce week-end pour Fabien est un chemin de perdition, autant pour son âme que pour sa raison.
En attendant, il se lève de son fauteuil et se rend dans les sanitaires. Il faut qu'il s'essuie avec du papier, avec quelque chose, parce que ça colle et c'est mouillé. Ce n'est pas agréable, même si ça l'a été tout à l'heure...
De retour à ses affaires, il réalise qu'il n'a pas encore lu sa messagerie sur XLove. Ça va être l'occasion de revoir sa petite Angie, sous un autre angle cette fois-ci. Une chose est sûre désormais, c'est qu'elle est prête à s'abandonner tout entière à lui. Il faut juste créer l'opportunité. Mais ça, il y a déjà réfléchi avant.
Seraphine>Hedone_10H01
Quand une femme veut plaire à un homme, elle peut vraiment le rendre fou...
Et il trouve effectivement le striptease sur un fichier mp4, capable de damner un saint. C'est vrai qu'elle est incroyablement sexy la coquine ! Sauf qu'il y manque toutefois la dédicace à laquelle lui a eu droit...
Cet après-midi, c'est la dernière partie de poker. Et Fabien a encore une carte à abattre. Le dernier atout caché dans sa manche. Alors il sait que ça va se jouer là, c'est hyper-délicat. Il envisage d'attendre dans la soirée pour adresser à Séraphine ce qui devrait être son dernier message. Mais il repense soudain à ce que lui avait confié Angie : elle sort ce soir pour un apéro entre voisins. Alors finalement, changement de stratégie, il va lui envoyer dans l'après-midi. Comme ça, elle aura toute la soirée, toute la nuit, et enfin toute la matinée pour se préparer...
Hedone>Seraphine _16H41
Tu es véritablement incroyable Seraphine ! Dans cet exercice difficile qui est d'offrir un spectacle sensuel et véritablement excitant, toi tu assures une prestation digne d'une professionnelle ! Et de plus, avec un charme qui semble tout naturel.
Permets-moi Séraphine de te féliciter, car tu m'as scotché !
A n'en pas douter, tu y prends beaucoup de plaisir, cela se voit... Et tu en offres plus encore.
C'est pourquoi j'ai réfléchi, et je te propose pour demain un défi entièrement tourné vers toi-même. Cette fois-ci, tu n'auras pas même à te soucier de m'apporter une preuve de réussite. Je veux que tu le fasses uniquement pour toi. Et tu pourras juste, si tu le souhaites, m'en reparler après.
Tu es capable d'offrir beaucoup de toi Séraphine, alors tu mérites de goûter pleinement à beaucoup de plaisir toi aussi. Choisis le lieu qui te soit le plus excitant et où tes envies coquines sont les plus folles. Si comme précédemment ce lieu de fantasme est le bureau d'un collègue, c'est très bien, profite justement demain que les bureaux seront assurément vides. A défaut, ce peut être où bon te semble.
Et dans ce lieu, en toute intimité, je veux que tu puisses frissonner de tout ton être. Emporte avec toi ton sex-toy préféré, celui qui assurément te fait grimper au septième ciel, et offre-toi le plus délicieux moment de total abandon et de rare volupté...
— Hummm ! Celui-ci est bien moelleux !
— Oui, c'est Louise qui l'a fait, et elle y a mis pas mal de beurre. L'autre, là, il est à la noix de coco.
— Alors je vais le goûter aussi. Apparemment, les petites se sont éclatées au fourneau cet après-midi.
— Je les ai coachées un peu pour ne pas retrouver des œufs et de la farine tout au travers de la cuisine, mais à part ça, c'était la fête !
— ... ! ... ? Euh, excuse-moi Fanny, mais j'ai un message important qui vient d'arriver...
Angélique s'éloigne dans le salon, à l'écart de son invitée, pour lire le message tant attendu qui vient de se signaler. Elle est un peu décontenancée. Certes, son mystérieux interlocuteur l'a encensée de compliments sur sa prestation exemplaire de striptease. Là, elle doit reconnaître qu'elle s'est épatée elle-même, parce qu'elle n'en avait jamais vraiment fait auparavant. Ce n'est pas Nicolas qui lui demanderait de faire durer l'attente comme ça, il est bien trop pressé quand il a envie d'elle ! Elle a improvisé beaucoup, mais le morceau par contre, elle le connaissait par cœur, alors ça l'a aidée, et ça l'a mise en confiance.
Elle est touchée aussi qu'il prenne soin d'elle, qu'il soit si attentionné et qu'il lui demande de s'offrir un moment de plaisir intime juste pour elle. Elle trouve que c'est très respectueux de sa part.
Non, ce qui lui pose problème, c'est qu'elle n'a pas de sex-toy préféré. En fait, elle n'a même pas de sex-toy du tout. Est-elle condamnée à devoir décliner l'offre d'Hedone, et ce doux moment de volupté pour elle que cela sous-entendait ? Juste quand elle avait justement son dimanche après-midi toute seule, comme un alignement des planètes ? A-t-elle le cran juste d'avouer à son inconnu qu'elle n'a pas de jouet intime ? Presque une honte, à l'heure où Elle et Marie-Claire les étalent sur leurs pages de magazines.
— Tu sembles préoccupée, Angélique. Quelque chose ne va pas ?
— Si si, ne t'inquiète pas. C'est juste... euh... c'est juste qu'on est invité ce soir chez les voisins, et je réalise que je n'ai rien à emporter. C'est un peu stressant. En fait, il faut que j'aille faire une course rapidement.
— Pas de problème pour moi, tu me connais. Ne te formalise pas, je vais chercher Manon et je ne te retiens pas plus longtemps. C'était super sympa en tout cas d'avoir organisé un goûter pour les filles !
Angélique a réagi sur un coup de tête, et elle a soudain peur de ce qu'elle va faire. Est-elle en train de bafouer la bonne moralité, ou de s'émanciper ? Toujours est-il qu'elle s'est sauvée de la maison en expliquant rapidement à Nicolas qu'elle devait faire une course avant d'aller chez les voisins. Sans donner plus de détails. Au moins ne lui a-t-elle pas menti, cela la rassure et lui donne bonne conscience. C'est vrai qu'elle va faire une course, et c'est vrai aussi qu'elle doit le faire avant de sortir chez les voisins. Mais les deux évènements n'ont rien à voir...
Elle a peu de temps, car les boutiques ferment à dix-neuf heures maximum. Et elle doit aller jusque dans la grande zone commerciale, plus exactement dans le secteur commercial qu'on voit depuis la quatre-voies. Elle n'est jamais rentrée dans cette nouvelle boutique rose et lumineuse qui a ouvert là-bas, ce temple du plaisir et des jouets intimes. Mais elle sait qu'elle y trouvera assurément ce qu'il lui faut.
Alors qu'elle arrive sur place, elle fouille nerveusement la boîte à gant. Il doit y avoir ses lunettes de soleil, et elles sont bien opaques.
La fille qui l'accueille entre deux rayons est sympathique, très open aussi. Elle a bien dix ans de moins qu'elle et trois kilos de maquillage en plus. Et elle semble insensible aux températures extérieures comme aux courants d'air qui rentrent dans la boutique, à en juger par la taille de sa minijupe et de son top.
La fille qui l'accueille entre deux rayons est sympathique, très open aussi. Elle a bien dix ans de moins qu'elle et trois kilos de maquillage en plus. Et elle semble insensible aux températures extérieures comme aux courants d'air qui rentrent dans la boutique, à en juger par la taille de sa minijupe et de son top.
A la question timide d'Angélique, elle dédramatise tout de suite la situation, et invite Angélique à la suivre dans les rayons. Elle lui montre tout un tas de jouets, plus colorés les uns que les autres. Plus conséquents en diamètre aussi les uns que les autres. Arrêté devant un braquemart « Bullpower », Angélique se dit qu'effectivement, si elle se faisait démonter par un taureau en rut, elle ne le sentirait pas plus que ce jouet-là.
La fille est très pédagogue avec sa disciple, pourtant plus âgée qu'elle, et lui parle de dildos. Angélique a vu elle aussi Le Seigneur des Anneaux en film et se souvient bien du Hobbit. Bilbo, Dildo, un truc comme ça.
— Non, elle lui répond, un dildo ça peut effectivement devenir un hobby, mais c'est un gode, pas un gnome.
Au terme d'une promenade dans toutes les allées avec sa guide spécialisée, Angélique finit par trouver ces appendices artificiels un peu "too much" pour elle. C'est néanmoins difficile à dire.
Comprenant son embarras, la fille l'emmène alors au bout d'une allée, en tête de gondole. Et elle lui vante les mérites du sex-toy « on the top » qui, l'affirme-t-elle, a vraiment une efficacité de ouf. C'est un stimulateur clitoridien. Pas la peine de s'enfoncer des bites en plastiques, celui-là est tout petit et n'a rien à voir. C'est comme un aspirateur à clito. On a juste à le poser sur le clitoris, on appuie sur le bouton « on », et on laisse faire. C'est très technique, tout droit sorti des ateliers d'un ingénieur en robotique. C'est un engin fabuleux, et le fabricant garantit les orgasmes : en moins de cinq minutes, n'importe quelle fille grimpe aux rideaux ! La vendeuse en tenue tropicale y croit, en tout cas.
Angélique soupèse la boîte et l'observe, dubitative. Elle trouve que Womanizer ça sonne plutôt comme le nom d'un super-héros. La fille lui explique qu'en anglais un womanizer est un coureur de jupons.
— Et ça tombe bien, c'est pour mettre sous les jupons !
Angélique fait la moue et repose la boîte.
— Vous avez raison de douter, moi non plus j'y ai pas cru quand ce truc-là est sorti. Et puis mon boss m'a dit « Ma petite Vanessa, t'as sacrément de la chance aujourd'hui. Parce que non seulement je vais te payer pour bosser, mais avant ça je vais aussi te payer pour que tu t'envoies en l'air. Alors tu vas me prendre ce machin-chose avec un nom imprononçable, et tu vas aller le tester illico dans les toilettes, dans les vestiaires, ou au milieu de la boutique si ça te chante, je m'en fous, mais tu vas aller le tester ! »
D'habitude, il me demande plutôt de tester des vibros gigantesques ou des bites mécaniques, vous savez comme dans la série américaine... Mais là du coup, je me suis dit que je pouvais le tester sans risque, ce serait rigolo. Pour tout vous dire, j'y croyais pas une seconde !
— Et alors ?
Vanessa laisse peser un silence lourd de signification, et plante son regard directement dans celui d'Angélique.
— Alors vous me croirez si vous voulez, mais j'ai pas mis quatre minutes à découvrir que j'étais une femme-fontaine.
Angélique est médusée. Elle ouvre des yeux ronds comme des billes. Elle déglutit, et finalement regarde à nouveau la boîte rose.
— Ça m'a presque fait peur, tellement il est d'une efficacité redoutable. Vous pouvez l'essayer, si vous voulez. Y a les toilettes, là, et...
— Non c'est bon, je... je prends ça.
— Ce qui est sûr, c'est que vous m'en direz beaucoup de bien la prochaine fois !
Angélique n'est pas certaine qu'il puisse y avoir une prochaine fois, mais elle n'a pas le temps de tergiverser. Elle a un planning serré.
— Et puis c'est très simple d'utilisation, il y a juste un bouton à appuyer. A chaque pression dessus, il monte en intensité d'un cran. Hop, hop, hop ! Et il y a huit crans. Un appui prolongé, et il s'arrête.
— D'accord... je verrai bien au moment d'essayer comment ça marche...
— De toute façon, le fabricant l'annonce lui-même : c'est orgasme garanti ou produit remboursé. Vous ne prenez aucun risque.
— Je ne doute pas un instant...
— C'est pour offrir ou pour consommer ? Je peux vous faire un emballage cadeau si vous voulez...
— Non non, ça ira, c'est juste... à emporter !
— Je vais vous faire une confidence : moi, c'est sans doute mon préféré, il me fait un effet...! Et quand je me donne du plaisir, j'aime bien être... dans mon monde, vous voyez ? Tranquille, quoi. Mais mon copain, il veut me regarder, parce que ça l'excite trop ! Alors, j'ai trouvé la solution...
Elle sort de dessous le comptoir un bout de tissu en velours noir, agrémenté d'une broderie rose aux six lettres du magasin.
— Tenez, c'est cadeau, c'est la maison qui offre. C'est un bandeau très doux et très agréable à porter. Et je vous promets qu'avec ça, vous êtes vraiment ailleurs...
Angélique remercie la jeune vendeuse, très investie dans son job, et se sauve rapidement. Il ne faudrait pas qu'on la voit ici. Elle planque aussitôt la boîte et le bandeau dans un bac de rangement dissimulé sous son siège. Ils y seront bien jusqu'à demain au moins. Vite maintenant, il faut rentrer ! Et ne pas oublier d'acheter une bouteille ou une fleur avant... Au moins, si jamais la conversation ce soir avec Géraldine déviait sur les jouets intimes, elle serait un peu mieux documentée, et surtout moins bête !
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Commentaires ()
Pour Angélique et Fabien, ça va monter dans les tours...
J'adore