Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Alexandre Le Grand — Chapitre 1 · Odette
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Alexandre Le Grand
Chapitre 1 · Odette
Je m'appelle Alexandre. Voilà un début tout à fait convaincant, je trouve.
J'ai 19 ans, je suis un jeune breton et à la fin de l'été, je vais être obligé de quitter la maison dans laquelle j'ai passé toute ma courte vie, et ça me met en rogne. Mes parents ont beau me ressasser que notre nouvelle maison sera plus grande, plus belle, le jardin plus vaste, le climat plus agréable, le ciel plus bleu, l'horizon plus large, et tout un tas de fadaises du même genre, moi je suis catégorique : je ne veux pas déménager ! Tout ça pour la satanée carrière de mon père. Il vient d'être promu directeur régional d'une grande enseigne de textile (sportwear), mais étrangement, à l'autre bout de la France, et non là où il "œuvre" - ce sont ses mots, il se croit investi d'une mission le bougre - depuis si longtemps. Encore une décision d'adultes que je ne comprends pas : apparemment ils auraient besoin de lui là bas, de sa "vision", de ses compétences uniques. Quoi qu'il en soit, fin août, on part s'installer en Provence.
J'ai 19 ans, je suis un jeune breton et à la fin de l'été, je vais être obligé de quitter la maison dans laquelle j'ai passé toute ma courte vie, et ça me met en rogne. Mes parents ont beau me ressasser que notre nouvelle maison sera plus grande, plus belle, le jardin plus vaste, le climat plus agréable, le ciel plus bleu, l'horizon plus large, et tout un tas de fadaises du même genre, moi je suis catégorique : je ne veux pas déménager ! Tout ça pour la satanée carrière de mon père. Il vient d'être promu directeur régional d'une grande enseigne de textile (sportwear), mais étrangement, à l'autre bout de la France, et non là où il "œuvre" - ce sont ses mots, il se croit investi d'une mission le bougre - depuis si longtemps. Encore une décision d'adultes que je ne comprends pas : apparemment ils auraient besoin de lui là bas, de sa "vision", de ses compétences uniques. Quoi qu'il en soit, fin août, on part s'installer en Provence.
De la Province à la Provence - des mots si proches qui pourtant reflètent des réalités aux visages bien différents. Et par-dessus le marché, tous mes potes sont barrés. Moi, non. L'an dernier, pendant une période de crise avec mes parents, comme il en existe souvent, puisqu'ils ne vivent que pour leur boulot et leur carrière - ma mère est médecin urgentiste, pas besoin de vous faire un dessin sur sa présence à la maison, ou plutôt son absence - j'ai décidé que je ne voulais plus vivre à leurs crochets. Mais l'autonomie financière, à mon âge, c'est plus facile à dire qu'à faire. Donc cet été, je traîne dans notre beau village. Et comme je n'ai pas le permis, la seule option qui s'offre à moi est de faire le jardinier pour les quelques 450 habitants du village.
Après une belle tournée de 5 heures, j'ai enfin terminé de déposer dans chaque boîte aux lettres mon petit prospectus pour proposer mes services : tondre la pelouse, élaguer les haies, et même quelques travaux de menuiserie ou de charpenterie. Tout est bon pour filer un coup de main ici où tout le monde se connaît, et bien sûr, de me mettre un peu d'argent dans la poche. Sur mon prospectus, j'y suis allé à fond, sur conseil d'une bonne amie : photo de moi en salopette et cisaille à la main, grand sourire sous un beau soleil, et mon physique musclé bien mis en avant. J'ai reçu de bons gènes, je ne vais donc pas me la raconter. Mais c'est indéniable, j'ai eu de très bonnes cartes à la naissance.
Je suis un jeune homme vif, assez intelligent - ou du moins j'ai des facilités depuis que je suis gosse, arrivant toujours à être dans les meilleurs. Les élèves de la classe sans avoir à fournir beaucoup d'efforts -, avec un métabolisme bloqué sur le mode "transformer tout ce que je mange en muscles. Muscles muscles muscles !". Mon cerveau bien affûté culmine en plus de ça à 1m90 de hauteur et contrôle 88 kilos de chairs et de muscles. Sous les feux du soleil, mes cheveux bruns, mi-longs, coiffés souvent en arrière, brillent royalement. Mes yeux verts semblent être ceux d'un serpent redoutable. Mon nez aquilin me donne un air hautain dont j'aime jouer. Ma bouche est quant à elle d'une symétrie architecturale, et donc hypnotisante.
Mais je ne suis pas qu'un physique, heureusement, merci la génétique ! Je préfère la culture intellectuelle que physique. Le physique se fait tout seul, je n'ai rien à faire, mon métabolisme se charge de tout, totale autonomie. Ce qui me plaît par-dessus tout, c'est la poésie, la philosophie, la musique. Je dévore beaucoup de livres, et même s'ils m'apportent une connaissance plus fine de mon monde, j'en retire aussi une vision bien sombre de notre société, et notre avenir semble bien compromis. De ce constat me vient, je pense, ma réticence à m'accrocher aux gens, et à mes amantes et amants. Peut-être que ça vient aussi du fait que mes parents m'ignorent aussi totalement, et n'ayant ainsi pas reçu assez d'amour et d'attention, j'ai du mal à en faire de même. Grand féministe, je suis dans l'intimité d'une virilité qui me sidère, un dominateur tyrannique. Jamais je ne force, attention, mes partenaires le sentent que je suis le commandant de bord.
Malgré mes 19 ans, j'ai déjà eu une bonne dizaine de relations, enfin non, de partenaires, car de relations, il n'a jamais été question. Seulement des coups d'un ou de deux soirs, rapides, torrides, passionnels, souvent avec des plus jeunes, admiratifs et admiratives de mon aura, de mon charme. En septembre, je serai en terminale, dans un nouveau lycée, une nouvelle ville, un nouveau monde. Quelle belle galère ça va être, vous comprenez que je sois en rogne ?
Il est 9h47 et mon téléphone vibre. Bordel. On est début juillet, et un inconnu se permet de m'appeler avant 10h ! C'est mort, j'ignore. Mais il insiste. Rrrrah !
— Allo ! réponds-je, avec plus de colère que je n'aurais souhaité en mettre.
— Allo, bonjour, je parle bien à Alexandre ?
— Oui, oui, enfin au sommeil d'Alexandre...
— Oh... dit l'inconnue d'une voix gênée. Je n'ai pas fait attention à l'heure. S'il est trop tôt, je peux vous laisser me rappeler plus tard Alexandre.
— Non non, je disais ça pour plaisanter.
— Allo, bonjour, je parle bien à Alexandre ?
— Oui, oui, enfin au sommeil d'Alexandre...
— Oh... dit l'inconnue d'une voix gênée. Je n'ai pas fait attention à l'heure. S'il est trop tôt, je peux vous laisser me rappeler plus tard Alexandre.
— Non non, je disais ça pour plaisanter.
Je temporise. La voix de cette femme est légèrement cassée. J'adore ce genre de voix. Mon oreille se réveille illico.
— Oh très bien. Je suis Odette, je vous appelle par rapport à votre prospectus. J'ai emménagé il y a deux semaines, et mon jardin est dans un état lamentable, vous verriez. Est-ce que vous seriez d'accord pour l'entretenir ?
Punaise, déjà une réponse à mon annonce, le pied ! Même s'il est franchement trop tôt pour commencer à bosser. Je le vois en plus, ce satané soleil semble m'inviter à rester planqué au sous-sol aujourd'hui. Il est menaçant le bâtard.
— Je suis surpris d'avoir une réponse si rapide. J'ai déposé mes prospectus hier, alors je suis absolument libre et disponible pour vous.
— Super ! Quand voulez-vous passer à la maison pour qu'on parle de vos tarifs et qu'on fixe vos heures ?
— Dans une heure ? Je suis encore au lit pour tout vous dire...
— Dans une heure, c'est parfait. Vous n'aurez qu'à entrer et frapper, la sonnette n'est pas encore alimentée. Je suis au 8 impasse Virgile.
— C'est pas vrai ?!
— Pardon ?
— Mais vous êtes ma nouvelle voisine alors ! J'habite la maison à côté, chez mes parents.
— Quelle incroyable coïncidence !
— Donnez-moi 15 minutes et j'arrive.
— Je prépare un café ?
— Avec plaisir...
— Odette.
— Odette ! Enchanté Odette, à plus tard.
— Oui à plus tard Alexandre.
— Super ! Quand voulez-vous passer à la maison pour qu'on parle de vos tarifs et qu'on fixe vos heures ?
— Dans une heure ? Je suis encore au lit pour tout vous dire...
— Dans une heure, c'est parfait. Vous n'aurez qu'à entrer et frapper, la sonnette n'est pas encore alimentée. Je suis au 8 impasse Virgile.
— C'est pas vrai ?!
— Pardon ?
— Mais vous êtes ma nouvelle voisine alors ! J'habite la maison à côté, chez mes parents.
— Quelle incroyable coïncidence !
— Donnez-moi 15 minutes et j'arrive.
— Je prépare un café ?
— Avec plaisir...
— Odette.
— Odette ! Enchanté Odette, à plus tard.
— Oui à plus tard Alexandre.
C'est dingue. C'est donc Odette qui habite là maintenant. J'avais bien vu que les anciens propriétaires - des gens affreux, affreux ! - étaient partis, mais n'avait pas vraiment fait attention à la nouvelle locataire, très discrète il faut dire.
Bon, alors, debout maintenant. Il y a du fric à se faire, et il fait déjà tellement chaud que la journée risque en fait d'être bien pénible. Autant que je la joue pro jusqu'au bout : j'enfile la même tenue que celle sur mon prospectus. Comme ça, si Odette est une femme célibataire, elle pourra se rincer l'œil si l'envie lui prend. Petit coup de brosse à dents et me voilà sur le palier. Bottines de chantier genre Timberland toutes défoncées, salopette marron délavée, débardeur (pour la beauté de mes épaules et de mes bras - clin d'œil) et casquette vissée sur la tête. Ce look, ma parole.
Une vingtaine de pas plus tard, me voilà devant sa porte. Bel ouvrage. Porte massive en chêne, ça claque. Je frappe. Elle ouvre en moins de deux, un grand sourire aux lèvres, qui soudainement - c'est si brusque ! - se transforme en un regard d'horreur.
— Rémy ?!
Ses yeux semblent sur le point de sortir de leur orbite, ils crient un appel de détresse qui me blesse violemment.
— Mais non... C'est... Je... C'est moi, Alexandre, votre voisin, on vient de s'avoir au téléphone.
A ces mots, Odette retrouve un semblant d'apaisement, mais je vois qu'elle est totalement dans la brume, perdue, et même blessée.
— Oh... Oui, pardon, excusez-moi Alexandre. Je...
— On ne va pas passer au vouvoiement quand même. En tout cas, pas de vous à moi.
— Non, non, tu as raison.
— On ne va pas passer au vouvoiement quand même. En tout cas, pas de vous à moi.
— Non, non, tu as raison.
Un sourire. Je vois qu'il est réfléchi et forcé, mais un sourire tout de même.
— Entre, je t'en prie.
Très étrange. Vraiment très étrange.
— Suis-moi. Le café est prêt, tu en veux ?
— J'en ai grand besoin !
— Sucre.
— Allez !
— J'en ai grand besoin !
— Sucre.
— Allez !
Nous arrivons dans sa cuisine, une pièce colossale, d'une beauté sidérante, ovale, douce, aux proportions apaisantes. Quelle pièce incroyable ! Comme la maison des hobbits dans Le Seigneur des Anneaux, vous voyez ?
— Oouh un bon café chaud, merci beaucoup !
— Je t'en prie Al-Alexandre.
— Tout va bien Odette ? Vous avez l'air perturbée ? Vous voulez que j'appelle quelqu'un ?
— Non non, que vas tu penser là ?! Tout va bien. Viens, assieds-toi.
— Je t'en prie Al-Alexandre.
— Tout va bien Odette ? Vous avez l'air perturbée ? Vous voulez que j'appelle quelqu'un ?
— Non non, que vas tu penser là ?! Tout va bien. Viens, assieds-toi.
Elle m'invite à passer au salon, qui jouxte la cuisine, et à m'asseoir avec elle sur le canapé. La position assise, la fraîcheur du salon, la douceur de son café, font que la discussion et notre rencontre se font avec beaucoup de douceur et de naturel. J'apprends qu'Odette vient de fêter ses 60 ans, alors qu'elle n'en paraît véritablement que 50, et qu'après toute une carrière (aïe ! ce mot horrible !) faite dans une seule et unique boîte, elle a été licenciée ("pour motif économique") violemment. Loin de se laisser abattre, même si l'amertume est difficile à faire partir du bout de la langue, elle a décidé d'utiliser ses énormes indemnités de fin de contrat pour déménager ici, et s'offrir cette baraque à la campagne. Elle en a profité également pour partir à la retraite, pour laisser tout ça derrière elle et entamer cette nouvelle, et dernière, phase de sa vie, avec un enthousiasme effarant. Je lui parle de moi également.
Elle est très curieuse et se demande pourquoi j'ai décidé de passer mes journées à jouer au jardinier. Je lui explique. Tout. Comme la conversation est facile, c'est déroutant. Au bout d'une heure, le café aidant, je dois aller pisser.
— Les toilettes du bas sont dans un état lamentable. Monte, à droite et au bout du couloir.
Je m'exécute. En montant, joyeux, je ne peux me retenir de penser à cette femme, de penser à son physique. Je sais me tenir, je n'ai pas laissé mes yeux courir sur son corps, mais ma vision périphérique a quand même grappillé deux trois infos croustillantes. Je ne sais pas si elle le sait, mais Odette n'est pas une jeune retraitée. Oh non, c'est une putain de MILF. Une belle cougar ! J'adore ses cheveux. Blonds, presque couleur paille, mais une belle paille quoi. Avec des nuances et des reflets brillants, vous voyez ? Le visage presque triangulaire, au niveau du menton, lui donnant un air joyeux. Elle a de beaux yeux bleus, bien ronds, comme ses joues, comme ses lèvres. En fait, pour vous donnez le ton : Odette est pulpeuse. Et si mon film préféré est Pulp Fiction, Odette est une Pulpeuse Réalité - pas fameux dis donc, mais je me fais rire, c'est le plus important. Son menton, triangulaire, semble indiquer qu'il faut regarder dans cette direction. Son décolleté.
Alors là, il faudrait sortir un mètre et une balance, pour les mesurer ET les peser. Cette poitrine doit être incroyablement lourde. Des seins, en fait non, des mamelles, pleines, rondes, gourmandes, d'une générosité sans nom. Je n'y connais pas grand-chose en tour de poitrine. Odette n'est pas obèse ni empâtée, son tour de poitrine, bien qu'opulente, ne doit pas dépasser le 95 centimètres. Mais pour le bonnet...
Un bonnet ne pourrait contenir son sein ! Non non, un bonnet serait ridicule, il faudrait un pantalon de grossesse, un tissu élastique, pour contenir ses énormes seins. Elle doit faire du 95F, un truc dément ! Punaise, je bloque carrément sur ses seins là! La suite ! Odette n'est pas bien grande - mais le monde est petit du haut de mon mètre 90... - mais doit en fin de compte avoisiner le mètre 65, et aussi les 65 kilos, je pense. Ou plus, vu sa poitrine, et le pétard qu'elle se trimballe. Elle a des hanches évasées, et le cul assorti. Gras, je pense, mais un bon gros cul quand même. Je visualise son corps et mon sexe se réveille. Ola, très mauvaise idée. Je suis dans le couloir menant aux toilettes. Ici, les murs sont nus, à l'exception d'un cadre, sur la droite. Et là, je me prends un petit choc dans la gueule. J'y vois Odette, plus jeune, plus rayonnante, serrant dans ses bras... mon putain de sosie ! Merde ! C'est quoi ce délire !
— Tu saisis ?
OH PUTAIN ! Je sursaute ! Je n'ai pas entendu Odette arriver dans mon dos, elle m'a fait peur, la conne ! Oooaaah !
— Excuse-moi... dit-elle en posant sa main douce sur mon bras. Je ne voulais pas te faire peur. Je pensais que tu avais entendu le bois des escaliers craquer.
— J'étais dans mes pensées... Je ne m'attendais pas à un tel face à face ! C'est ton fils ?
— Oui... C'est fou comme tu lui ressembles... Il est décédé il y a 4 ans maintenant...
— J'étais dans mes pensées... Je ne m'attendais pas à un tel face à face ! C'est ton fils ?
— Oui... C'est fou comme tu lui ressembles... Il est décédé il y a 4 ans maintenant...
Sa main est toujours sur mon bras, me caresse doucement le biceps. En est-elle consciente ?
— Je suis navré... Terriblement triste d'apprendre ça Odette.
— Oui, ça a été une tragédie, et ça l'est toujours. Tu connais la rengaine : un parent ne devrait pas avoir à enterrer son enfant. Eh bien oui, en voilà en douloureuse vérité.
— Je suis vraiment désolé.
— Oui, ça a été une tragédie, et ça l'est toujours. Tu connais la rengaine : un parent ne devrait pas avoir à enterrer son enfant. Eh bien oui, en voilà en douloureuse vérité.
— Je suis vraiment désolé.
Elle craque et cherche du réconfort contre moi, enfouissant son visage dans mon torse.
— Oh, Odette...
Les larmes coulent, je la serre fort contre moi, l'entends gémir de douleur, l'entends prononcer le nom de Rémy.
Une dizaine de minutes passent. Le chagrin est tel que les jambes d'Odette ne la soutiennent plus. Je l'aide, la soutiens et nous arrivons sur le canapé qui est dans la mezzanine. Le temps passe, doucement, douloureusement, jusqu'à ce que cette réminiscence soit entièrement pleurée et épongée. Odette, me remerciant pour mon aide et s'excusant pour cette "scène" (elle est dure avec elle même...), me raconte comment son fils, alors sur la route du retour après une soirée au restaurant avec ses amis, fût percuté et mortellement éjecté de sa moto par un conducteur ivre. J'écoute, la laisse expulser ses noirs souvenirs.
La fin de la journée approche, et je n'ai toujours pas mis un pied dehors. Nous n'avons même pas évoqué le travail que j'ai à faire pour elle. La photo, ma ressemblance étrange et si forte avec son fils défunt a ouvert une brèche dans laquelle Odette s'est insinuée pour se livrer comme jamais elle ne l'a fait dans sa vie. L'écouter m'enivre. Cette femme a tellement de vécu que juste en l'écoutant, je prends de l'expérience, gagne en maturité. La journée passa à une vitesse folle. Il est proche de 17 heures quand on se rend compte qu'on a loupé le déjeuner. Sauf que là, Odette a un coup de barre. Elle me propose de me montrer la maison et qu'ensuite on se sépare, on reparlera jardin demain. C'est OK pour moi. Je sens sa fatigue, elle est exténuée, aussi je fais peu de commentaires sur les lieux pour lui accélérer la tâche. Nous finissons par sa chambre à coucher, où un gigantesque lit trône au milieu d'une grande pièce aux couleurs douces, pastel.
La moquette, épaisse et moelleuse, est un vrai bonheur.
— Je pourrais dormir dessus sans problème tant c'est moelleux. C'est dingue !
Je dois aussi être un peu fatigué pour m'extasier d'une moquette ! Ça nous fait rire. Odette s'allonge sur le lit et d'un sourire si tendre, m'invite à venir me reposer moi aussi. Je la rejoins. En moins de dix secondes, véridique, elle s'écroule de fatigue. Je pensais partir, mais l'imagine se réveiller pendant le crépuscule, se retrouver seule, et sentir la solitude l'écraser, et décide de rester avec elle. Son sommeil est agité. Je lui caresse tendrement les cheveux, la peau de son cou, jusqu'à ce qu'elle trouve l'apaisement, si bien qu'elle vient se recroqueviller tout contre moi, mon bras la protégeant des souvenirs trop douloureux. Je finis par m'assoupir...
Au réveil, c'est ce que j'avais prédit. Crépuscule. Je suis dans le coaltar, Odette toujours endormie contre moi. Son corps généreux est chaud contre le mien. Je suis sur le dos, elle sur le côté, son dos et ses grosses fesses épousent mon corps...
Je ne devrais pas m'arrêter sur ces détails, sinon je risque de me mettre à bander...
Ah, là voilà qui émerge, tant mieux, ça me calme direct ! Elle aussi est dans les choux, elle se retourne, petite mine, a du mal à ouvrir les yeux, mais quand ils sont ouverts et qu'elle me regarde, son visage s'éclaire comme une étoile en fusion, et son bras gauche vient s'enrouler autour de ma nuque : elle saute sur ma bouche, m'embrasse brusquement avec une fougue sauvage et humide ! Sa langue vient remplir ma bouche et chercher le contact de la mienne, tout en montant à califourchon sur moi. Je sens ses larges hanches sur mon bassin, un point chaud, très chaud au milieu...
Ah, là voilà qui émerge, tant mieux, ça me calme direct ! Elle aussi est dans les choux, elle se retourne, petite mine, a du mal à ouvrir les yeux, mais quand ils sont ouverts et qu'elle me regarde, son visage s'éclaire comme une étoile en fusion, et son bras gauche vient s'enrouler autour de ma nuque : elle saute sur ma bouche, m'embrasse brusquement avec une fougue sauvage et humide ! Sa langue vient remplir ma bouche et chercher le contact de la mienne, tout en montant à califourchon sur moi. Je sens ses larges hanches sur mon bassin, un point chaud, très chaud au milieu...
Sa seconde main rejoint la première, glissent dans mon cou pour soutenir mon visage et apporter encore plus de passion à son baiser déjà si torride, en gémissant son désir pour moi. Mes mains ont du mal à s'activer, mon corps est sous le choc. Je finis par reprendre le contrôle, et je l'enlace fort, très fort, pour qu'elle vienne écraser sa poitrine contre mon torse. Ses seins sont si massifs que, compressés de tous les côtés, ils s'échappent par le haut, je les sens dans mon cou, c'est incroyable. Son bassin, si brûlant, s'anime et se frotte contre moi, commençant à sentir que là-dessous se cache peut-être le plus gros sexe qu'elle a jamais vu...
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