Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma nouvelle vie de chienne libérée — Chapitre 1 · Balbutiements
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma nouvelle vie de chienne libérée
Chapitre 1 · Balbutiements
— C'est terminé entre nous.
Ces mots, prononcés à l'aube de mes dix-huit ans, ont façonné ma vie. Je vivais depuis plus d'un an une histoire d'amour aussi pure que maladroite avec celui que je voyais déjà comme étant l'homme de ma vie. Il était le premier que j'ai embrassé, le premier qui m'a invitée au restaurant et celui à qui j'avais offert ma virginité un après-midi de juillet. Je me remémore encore parfaitement les larmes remplissant mes yeux bleus, coulant le long de mes joues et embuant ma vue. Mes cheveux châtains retombaient sur mes épaules avec leur habituelle nonchalance alors que mes lèvres, exceptionnellement maquillées ce jour-là, tremblaient comme jamais auparavant. La rupture m'avait conduite à passer les semaines suivantes enfermée dans ma chambre, ignorant jusqu'à l'anniversaire marquant ma majorité.
Au fil des jours, mes pensées s'éclaircirent. Une résolution m'apparut de plus en plus clairement, je ne désirais plus de relation amoureuse. Une haine de l'amour s'était emparée de moi. Je savais au fond de moi que cette rage disparaîtrait un jour, mais pour le moment, j'allais vivre.
***
Mes doigts fins glissaient à toute allure sur le petit bouton de chair niché entre mes lèvres humides et chaudes. Mon jean ainsi que ma culotte blanche étaient tombés sur mes chevilles. J'avais soulevé mon haut noir au-dessus du nombril pour profiter du courant d'air frais apporté par la fenêtre entrouverte. Le silence de la nuit n'était troublé que par mes halètements s'échappant de mes lèvres. Je m'efforçais de rester la plus silencieuse possible pour ne pas attirer l'attention de mes voisins de palier. Les murs de la résidence étudiante étaient fins et la réputation de fille sage et pudique que j'avais construite me convenait parfaitement. Je fis rouler mon clitoris entre mon pouce et mon index pour rediriger le plaisir et reprendre mon souffle quelques instants. Les ébats des acteurs sur l'écran de mon ordinateur montaient en intensité et je comptais bien les suivre dans leur extase. Un sexe long et veiné transperçait la vulve rosée de l'actrice qui s'abandonnait au plaisir.
Son corps semblait ne plus lui obéir, et l'expression de pure extase que je pouvais lire sur son visage me rendait folle. Je voulais être à sa place, ressentir cette chaleur qui traversait son corps. Mes doigts reprirent leurs mouvements circulaires sur mon sexe, frottant mon clitoris au rythme de mes respirations. Une vague de chaleur montait progressivement en moi, mes muscles se contractaient involontairement et mes gémissements devinrent de plus en plus difficiles à contenir. Un jet de sperme jaillit et alla s'écraser sur le visage fin de l'actrice, parant sa peau d'un teint laiteux et terriblement excitant. Mes jambes se tendirent, tapant contre le mur, alors que je me mordais violemment la lèvre inférieure pour limiter mon cri de jouissance. Un sourire béat étirait mes lèvres, alors que je reprenais ma respiration. De la sueur perlait sur ma peau, les gouttes brillaient délicatement à la faible lumière de ma lampe de bureau.
Je remontai machinalement mon pantalon, le corps toujours secoué de légers spasmes de plaisir.
Je fermai l'onglet sur lequel une nouvelle vidéo avait commencé à défiler et fit danser mes doigts sur le clavier. Je conversais régulièrement avec plusieurs hommes rencontrés sur un site coquin. Je m'étais inscrite dessus en septembre, en arrivant à l'université. Sachant que je ne vivrai plus chez mes parents, je comptais sortir et ramener de nombreux hommes chez moi, enchaîner les conquêtes et découvrir toutes les facettes du plaisir. Un mois était passé et je n'avais pas encore trouvé le courage de sauter le pas. Je me contentais de discuter, d'écouter les fantasmes de mes interlocuteurs et de m'imaginer les réaliser avec eux. Ces conversations conduisaient le plus souvent à une délicieuse, mais néanmoins frustrante séance de masturbation. Mes doigts étaient devenus de véritables experts du plaisir, mais ils ne remplaçaient pas la sensation d'un homme contre moi, de ses caresses et de son membre me pénétrant.
Une nuit pourtant, j'avais failli céder à mes pulsions et rencontrer un contact. Nous nous étions chauffés pendant des heures, nous envoyant quelques photos de plus en plus dénudées. J'avais réussi à combattre ma timidité et à me dénuder pour lui, enchaînant les positions les plus embarrassantes devant l'objectif de mon téléphone portable. Une excitation nouvelle m'avait envahie, comme si l'idée d'offrir cette vue à un parfait inconnu exacerbait mon désir. Je lui avais demandé de me rejoindre à ma résidence et je m'étais apprêtée. J'avais passé mes vêtements les plus courts pour l'occasion, un minishort retaillé par mes soins, laissant apparaître la ligne de mes fesses, ainsi qu'un débardeur généreusement décolleté. Je n'étais pas élégante, mais je me sentais plus femme que jamais. Pour une fois dans ma vie, j'avais confiance en mes formes et à leur pouvoir de séduction.
Malheureusement, les longues minutes d'attente me firent douter et, alors que je voyais une voiture se garer devant l'entrée de l'immeuble, six étages plus bas, je me ravisai. Je prétendis ne jamais recevoir les messages de plus en plus insistants sur l'application et répondis à ses insultes par une démonstration de ma plus belle mauvaise foi.
Mes pensées ne parvenaient pas à se détacher de cette rencontre tant désirée. Mon indécision et mon appréhension m'excédaient. C'est alors qu'une idée folle traversa mon esprit. Si je ne me laissais pas le choix, je ne pourrais pas reculer. J'ouvris la liste de mes contacts et commençai à lire la liste de pseudonymes. J'éliminai rapidement ceux avec qui j'avais très peu conversé et me retrouvai bientôt avec cinq candidats. Les désirs du premier, bien que très intéressants, étaient peut-être trop spécifiques pour un premier rendez-vous.
Quatre candidats.
Quatre candidats.
Celui-ci était charmant, autant physiquement que par la parole, mais son âge mûr me faisait douter.
Trois candidats.
Celui-là habitait loin, et il avait laissé entendre que ses disponibilités pour un rendez-vous étaient complexes.
Dernier candidat.
J'ouvris notre discussion et souris en relisant les derniers messages. Nos insultes et mon comportement odieux firent remonter une vague de souvenirs mêlés de regrets. Le choix m'apparut alors comme une évidence. Je me saisis de mon clavier et lui envoyai ces mots.
— Je suis terriblement désolée pour la dernière fois. Je ne sais pas si tu pourras me pardonner, mais si tu t'en sens l'envie, rejoins-moi à la même adresse, sixième étage, porte 2B. Le code d'entrée du bâtiment est le 5429”.
— Je suis terriblement désolée pour la dernière fois. Je ne sais pas si tu pourras me pardonner, mais si tu t'en sens l'envie, rejoins-moi à la même adresse, sixième étage, porte 2B. Le code d'entrée du bâtiment est le 5429”.
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Commentaires ()
Le style est tres agreable a lire et on sent une certaine maitrise de son personnage..
Mais n'hesitez pas a poster plus long la prochaine fois, c'est frustrant
N'oubliez pas de vous présenter éventuellement sur la partie prévue à cet effet.