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✦ Lucifer88 Le maître du jeu XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le maître du jeu — Chapitre 1 · Un départ mouvementé

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Le maître du jeu

Chapitre 1 · Un départ mouvementé

Je ne pourrai pas tenir encore longtemps. Heureusement que c’est mon dernier jour avant les vacances. H-2 exactement avant la délivrance. Ce n’est pas que je n’aime pas mon boulot, bien au contraire. Je suis très investie et je donne toujours le meilleur de moi-même. Je travaille dans le service des achats d’une belle petite entreprise lyonnaise qui a le vent en poupe. Je m’en sors plutôt bien je trouve, j’ai le statut cadre et je n’ai que 28 ans.
Le fait de savoir que les congés approchent renforce l’envie d’y être. C’est comme quand on a une envie pressante depuis un moment et que l’on se rapproche des toilettes. Plus on se rapproche, plus on a envie et moins on peut se retenir.
C’est la fin du mois de juillet il fait plus de 30 degrés à l’extérieur et bien évidemment il n’y a pas la climatisation dans mon bureau. Le ventilateur fait son travail mais ne rafraichit pas tellement. La sensation d’avoir les cuisses collées entre elles et aussi sur le siège, cette impression qui n’en est peut-être pas une d’avoir le dos trempé, la goutte de transpiration que je sens se former sur le haut de mon front où quelques cheveux rebelles sont venus se fixer... Je dois donner l’impression d’être au bout de ma vie aujourd’hui. Je jette un œil dans le reflet de la fenêtre pour faire l’état des lieux et voir si mon apparence est aussi catastrophique que mon ressenti.
Ce que j’aperçois dans le reflet n’est pas glorieux mais cela aurait pu être pire je pense. Pourtant je fais toujours attention à être présentable et professionnelle. D’abord au niveau vestimentaire, j’aime être en tailleur ou un minimum chic tout en restant à la fois sobre et passe partout. Je ne mets jamais de tenue décontractée au boulot même si certains de mes collègues se le permettent. Ma chevelure brune est toujours propre et en ordre. Mon maquillage léger met en avant mes yeux bleus. Je me trouve jolie mais sans plus. J’ai toujours eu l’impression d’être normale, limite transparente. C’est vrai que je suis plutôt du genre discrète et introvertie, je ne cherche pas à ce que les mecs se retournent systématiquement en me croisant. Même si cela me ferait plaisir parfois.
— Tout va bien Julia ?
C’est Justine ma collègue et amie qui me fait brusquement sortir de mes pensées. Elle m’a fait sursauter la garce. Je retourne mon siège vers mon bureau, pose les coudes devant mon clavier et lève les yeux dans sa direction.
— Oui ça va pourquoi ?
— Tu avais l’air d’être perdue dans tes pensées. Tu as préparé le dossier ?
Encore un peu dans mes pensées et avec mon regard posé sur elle je ne parviens pas à remettre de l’ordre dans mon esprit. Seulement un « euh » est sorti de ma bouche.
Contrairement à moi elle est du genre à faire se retourner tous les mecs justement elle. Avec sa chevelure blonde et son maquillage bien pensé elle est toujours sexy et elle le sait. Une vraie poupée. Sa robe légère, cintrée et décolletée met bien en valeur ses atouts féminins. Elle arrive à mi-cuisse et laisse donc voir ses jambes fines et bronzées. Il faudra que je m’en trouve une du même genre pour les vacances, Clément appréciera surement.
— Hey Julia ! C’est bon tu as fini de me mater petite coquine ?
— Quoi ? N’importe quoi ! Tu sais que tu n’es pas mon genre.
Heureusement que je m’entends bien avec elle, c’est vrai que je n’ai pas été très discrète sur le coup et je me mets à rougir. Il faut que je me ressaisisse.
— Oui le dossier est prêt. Tiens prends le et n’oublie pas de suivre régulièrement son avancée jusqu’à mon retour.
— T’inquiète je gère ! Et toi profite bien de tes vacances et de ton homme. J’espère que tu auras plein d’histoires croustillantes à me raconter.
— Je suis impatiente d’y être. Pour le coté croustillant tu sais qu’on part avec ses parents donc ça risque de ne pas être folichon à ce niveau-là.
— Arrête de faire ta coincée ! Tu as intérêt à passer à la casserole au moins dix fois pendant les deux semaines. Tiens ce sera ton défi, ça te fera le plus grand bien. N’oublie pas de tenir les comptes.
Non mais qu’est-ce qu’elle raconte. Devant son audace je ne sais quoi répondre et je commence à bégayer.
— Mais…. N’importe quoi, je ne vais pas… et comment je pourrai…
Elle prend le dossier, se lève et va jusqu’à la porte de mon bureau. Elle se retourne et me regarde droit dans les yeux.
— Tu sais ce soir ça compte déjà comme les vacances, tu peux ouvrir le compteur pour prendre de l’avance.
Elle me fait un clin d’œil avant de disparaitre avec le dossier dans le couloir sans me laisser le temps de répondre. Je suis rouge comme une tomate. Et pas à cause de la chaleur ! J’ai toujours été très pudique et facilement déstabilisée quand on aborde le sujet du sexe. Et Justine le sait et s’en amuse. Elle a quand même réussi à me donner envie de « passer à la casserole » comme elle dit. Je passe les deux heures restantes à penser à ça. Ma dernière pensée en quittant le boulot est de me dire que si je veux ouvrir le compteur ce soir il va d’abord falloir que je prenne une bonne douche.
Pas de chance quand j’arrive à l’appartement Clément est déjà là, il a dû finir plus tôt pour les vacances. Donc pas le temps de cacher la misère et le chaos causés par la chaleur toute la journée sur mon pauvre corps. Cela fait trois ans que nous sommes ensemble. Son coté mec gentil et gendre idéal m’a tout de suite plu et rassurée. Il est brun, 1m75, il a une allure normale et classique je dirais. Il a un style bcbg. Il travaille dans le domaine bancaire et passe énormément de temps au boulot. Je me fais souvent la réflexion que nous sommes le cliché du petit couple parfait. Il ne manque plus qu’un enfant. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour le moment.
— Coucou ma chérie, comment ça va ? Contente d’être enfin en vacances ?
Il ne me laisse pas le temps de répondre et me prend dans ses bras. Il dépose un baiser sur mes lèvres.
— Dis donc on dirait que tu es bien cuite. Ton chemisier est trempé.
Ok donc ce n’était pas seulement une impression que j’avais. Merci de me le faire remarquer. Je le sens d’humeur taquine alors j’en profite quand pour oser tendre une perche.
— Oui je suis prête à être dégustée. Il ne me reste plus qu’à enlever mes vêtements.
Je lui ai dit cela tout en le regardant dans les yeux, du haut de mes 1m60 avec une petite voix que j’essaye de rendre sensuelle. Je n’ai pas du tout l’habitude de provoquer les choses ainsi et je commence à sentir de l’appréhension. Que va-t-il penser de moi et de mon comportement ? Il me regarde avec un sourire que je pense coquin.
— Dépêche-toi si tu veux prendre une douche, on doit encore préparer nos valises. Et je ne veux pas me coucher trop tard, on se lève tôt demain.
La douche froide. Je lui en veux car je fais très rarement le premier pas. Je me sens bête. Quelle conne, j’espère qu’il ne me prend pas pour une de ces filles faciles et vulgaires. C’est ce que j’ai l’impression d’être à ce moment-là.
— Oui tu as raison. Je prends une douche rapidement et on fait les valises.
Même s’il m’a bien refroidie je sens encore une chaleur agréable dans mon bas ventre. C’est surement à cause de toutes ces pensées qui ne me quittent plus depuis ma conversation avec Justine. Je profite de la douche pour satisfaire mes envies et passer à autre chose. On n’est jamais mieux servi que par soi-même non ?
Je me sens mieux mais je suis quand même un peu en colère contre lui. Pour une fois que j’osais. C’est vrai que je suis plutôt très timide pour ces choses-là et ce n’est pas son fort non plus. C’est peut-être la petite exception au cliché du couple parfait. Le sexe. Je dis petite exception car cela ne me dérange pas plus que ça. On s’aime et on fait plus ou moins régulièrement l’amour. Bon ce n’est jamais très fantaisiste et on reste dans le très classique mais cela me convient. Il faut dire que je n’ai pas une expérience considérable en la matière.
Les valises sont rapidement prêtes et pour le repas on se fait réchauffer une pizza surgelée. On en profite pour se raconter notre journée et pour régler les derniers détails avant le départ pour la Côte d’Azur. On a loué une villa avec piscine pour deux semaines. Enfin, ses parents l’ont louée pour être plus précis. Ce sont ses parents qui nous ont proposé de les accompagner. Ce sera la première fois que je passe plus d’un week-end avec eux. Il y a une chambre de libre et la mère de Clément n’a pas pu s’empêcher de lui proposer. Si elle pouvait vivre avec nous je suis certaine qu’elle le ferait. Je l’aime bien, elle est gentille mais peut-être un peu trop mère poule. Je fais souvent la remarque à Clément pour l’embêter. Et ce soir il n’y échappera pas après ce qu’il m’a fait, ou pas fait plutôt.
— Tu es content de voir ta mamounette d’amour demain et de pouvoir passer du temps avec elle ?
— Arrête ton cinéma ma chérie. J’espère que tu la remercieras de nous avoir proposé ces vacances et que tu seras cool avec elle. Et oui ça me fera plaisir de passer du temps avec elle.
Bon ben c’est la deuxième fois qu’il me remet en place ce soir. Il n’a pas l’air d’humeur à quoi que ce soit.
— Excuse-moi mon amour je voulais juste te taquiner un peu. Oui je la remercierai c’est promis.
— Je compte sur toi. Ils passent nous prendre à 5 heures demain matin, n’oublie pas de mettre ton réveil. Je vais prendre une douche et je te rejoins au lit.
Une fois dans mon lit j’exécute les ordres comme un bon petit soldat en réglant le réveil et en pensant à la manière la plus pertinente de remercier ma belle-mère. J’espère que les deux semaines vont bien se passer. La journée a été longue, la chaleur est toujours présente et c’est donc entièrement nue et épuisée que je commence à m’endormir.
Je sens une main remonter le long de ma cuisse puis un baiser léger dans mon cou. Avec un peu de peine j’ouvre légèrement les yeux.
— C’est déjà l’heure de se lever ?
— Non, je reviens de la douche et de te voir nue et si belle dans le lit je n’ai pas pu m’empêcher de t’embrasser.
Je dépose à mon tour un baiser sur sa joue puis sur ses lèvres. J’ai bien compris la leçon et ne tend aucune perche. Je suis encore à moitié endormie mais j’attends et je garde espoir d’ouvrir le compteur.
Soudain je sens sa jambe appuyer sur mon genou pour m’écarter les cuisses. Il est maintenant sur moi et prêt à prendre possession de mon corps. Je sens que je mouille déjà et j’en ai très envie. Je n’attends que ça depuis des heures. La sensation est agréable entre le plaisir et l’impression de planer en étant à moitié endormie.
— Tu es irrésistible dans cette tenue ma chérie.
Juste après ces paroles je sens son sexe contre le mien. Il me semble bien dur et prêt à entrer en action. Je mouille abondamment. Prends-moi, prends-moi s’il te plait ! Je suis à deux doigts de le supplier à voix haute mais je n’ose pas. Soudain il rentre en moi d’un seul coup, en entier.
— Hmmmmmmmmmmmmm…. Ouiiiiii……
Je ne peux retenir mes gémissements. C’est tellement bon, j’en avais besoin. J’aime le sentir en moi. J’ai envie qu’il me prenne sans retenue, d’être sa chose. Il commence par des va-et-vient lents et réguliers. Il en profite pour m’embrasser tendrement. J’entoure son corps avec mes jambes pour l’inviter à me prendre le plus profondément possible. Il accélère le rythme. Je sens le plaisir monter. Sa respiration s’accélère. Je sens qu’il est proche d’exploser. De mon côté ma petite séance sous la douche m’a donné satisfaction et il m’en faudra plus à cet instant pour espérer jouir à nouveau.
— Vas-y mon amour, remplis-moi. C’est trop bon… Hmmmmmmmmmmmmmm
Il accélère encore le rythme et me pilonne avec toute son énergie. Le lit qui grince, mes gémissements et le bruit de son pubis qui claque contre le mien au rythme de ses coups de boutoir s’harmonisent parfaitement pendant notre coït.
— Arggggggghhhhhhh
Juste après son râle je sens son liquide chaud se déverser en moi, d’abord une première saccade importante, puis une deuxième, une troisième… Je le sens se contracter et se vider en moi. La sensation est exquise, j’adore et je ne peux m’empêcher de gémir avec lui.
— Merci mon amour, c’était délicieux. Tu m’as bien remplie.
Nous échangeons un long baiser. Il se retire et bascule sur le côté. Je suis épuisée et je n’ai qu’une envie : dormir. Nos ébats m’ont fait transpirer, l’intégralité de mon corps est trempé et je sens que le sperme commence à couler de ma chatte qui vient de se faire pilonner.
— La mauvaise nouvelle c’est qu’il faut que l’on reprenne une douche ma chérie.
— Je n’en peux plus, je la prendrai demain avant de partir.
— Je ne pense pas qu’on aura le temps. Fais comme tu veux ma chérie.
— Hmmm… D’accord
Je lui réponds dans un souffle mais j’étais déjà endormie.
Bip bip bip - Bip bip bip – Bip bip bip
J’ouvre les yeux. J’ai l’impression que je viens de les fermer. Je suis nue sur le lit, les draps me collent à la peau et je sens le sperme. Clément est à côté de moi, il se frotte les yeux, se tourne vers moi et se penche pour m’embrasser.
— Allez c’est parti, dans trente minutes mes parents seront là. On se dépêche la marmotte.
Je me lève difficilement, j’ai les cheveux dans tous les sens, la bouche pâteuse et aucune motivation.
— Je vais me faire un café avant de prendre ma douche. Tu en veux un ?
— Oui, un court s’il te plait.
Je me dirige vers la cuisine et prépare les deux cafés. Clément me rejoint. Il est déjà habillé et apparemment prêt à partir. Je ne comprends pas comment font le gens pour être si rapidement réveillés le matin.
« Driiiiiiing »
La surprise me fait presque cracher ma première gorgée de café.
— Quoi déjà ? Tes parents sont censés arriver dans ving-cinq minutes !
— Je sais mais apparemment ils sont en avance. On aurait dû s’en douter c’est dans leurs habitudes.
— Comment je fais moi ? Je ne suis pas présentable du tout et surtout je suis à poil.
— Va vite t’habiller le temps qu’ils montent. Je vais descendre les valises avec Franck. Ça te laisse le temps de te refaire une beauté.
Je me précipite dans la chambre et récupère les vêtements que j’avais préparés la veille. Direction la salle de bain. L’horreur quand je croise mon regard dans la glace : les yeux pas entièrement ouverts, les cheveux en pétard, une haleine de chacal et une odeur de sperme qui remonte de mon entrejambe.
— Wahou je suis la belle-fille idéale, dis-je devant le miroir.
A ce moment-là j’entends la porte d’entrée s’ouvrir et je reconnais la voix de ma belle-mère. La mission : sauver les apparences en deux minutes maximum. Vu l’étendue des dégâts ça ne va pas être facile. Il faut que je sois méthodique et organisée. Réfléchis Julia, réfléchis. Je suis à poil, je pue, je ne suis pas coiffée ni maquillée.
Action ! Je prends un gant de toilette et je frotte rapidement mon visage, mon cou et ma chatte. Je vais à l’essentiel. Je m’essuie très rapidement avec ma serviette. Je brosse mes cheveux pour les démêler un minimum et je me fais une queue de cheval à la vitesse de l’éclair. Je mets une tonne de déodorant en espérant que ça masquera les odeurs. Je me brosse les dents et prends mes vêtements en même temps.
J’enfile ma petite culotte blanche toute simple et confortable. J’en profite pour me faire la remarque qu’un peu de soleil ne ferait pas de mal à mes jambes aussi blanches que le meuble de la salle de bain. Au moins pas de poil en vue, ni sur les jambes ni sur ma chatte. Autant se satisfaire des petites choses positives, surtout en ce moment. J’enfile mon soutien-gorge, l’occasion d’admirer mon beau 90C dont je suis très fière. Je saute dans mon petit short en jean qui met bien en valeur mes jambes et mes fesses et j’enfile mon débardeur blanc et mes sandales. Tenue classique mais confortable, surtout pour faire de la route. Après tout je ne vais pas à un défilé.
J’inspecte le résultat. Au global on va dire que ça passe mais il ne faut pas s’attarder sur le moindre détail. Une chose en particulier que je ne peux absolument pas laisser en l’état : mes yeux. Je considère qu’avec ma poitrine, mes yeux bleus sont mes principaux atouts alors je prends toujours le temps de les mettre en valeur. Le temps risque de me manquer cette fois justement.
— Tu es là Julia ?
C’est ma belle-mère qui me cherche. Pourquoi elle n’attend pas sagement dans le salon ?
— Clément m’a dit que je te trouverai vers la salle de bain. Il descend vos valises avec Franck.
— Oui je suis dans la salle de bain j’ai quasiment terminé je n’en ai plus pour longtemps.
J’ai pris mon maquillage pour redonner un peu d’éclat à mon regard et ne pas ressembler à un zombie. Je ne sais pas si c’est psychologique mais j’ai l’impression que l’odeur du déodorant s’estompe et que celle du sperme et de mon sexe reprend le dessus. J’entends ma belle-mère s’approcher et toquer à la porte.
— Je peux entrer ?
— Euh oui, Isabelle, vous pouvez entrer.
Je saisis mon flacon de parfum et m’en asperge maladroitement en paniquant et reprends mon maquillage lorsque la porte s’ouvre.
— Coucou ma fille tu es toute mimi.
Elle me fait la bise avant de prendre place devant le miroir m’obligeant à le partager. Mimi moi ? Je me suis vue dans le miroir et je ne suis pas aveugle. C’est vrai que c’était bien pire il y a encore deux minutes mais ne me prends pas pour une idiote quand même ma chère belle-mère.
— Je profite d’être là pour me refaire une beauté. Ça ne te dérange pas ? C’était un peu la course ce matin alors je veux juste m’assurer que tout est en ordre.
Elle ne manque pas de culot elle. Elle prend même ma brosse à cheveux. Heureusement qu’elle est brune comme moi. En plus elle est bien maquillée et sent le parfum à plein nez. Au moins cela doit masquer les autres odeurs dans la pièce… Elle est plutôt bien conservée pour son âge je trouve et elle doit encore avoir du succès. Elle a ce qu’il faut où il faut et le tout est plutôt harmonieux. Elle porte une robe d’été longue avec des motifs à fleur. Elle a une mine radieuse. Le contraste entre nous deux est saisissant. Pour le coup j’ai l’impression que c’est moi qui ai 50 ans et elle 28 ans.
— Vous êtes rayonnante Isabelle et votre robe est très jolie.
Je ne suis pas faux-cul, c’est la vérité. Je l’aime bien ma belle-mère même si elle est un peu envahissante par moment.
— Merci Julia. Ça me fait tellement plaisir de passer du temps avec vous.
— C’est surtout moi qui vous remercie de nous avoir proposé de partir avec vous. Je pense qu’on en a tous les deux énormément besoin. Et je me réjouis que Clément puisse passer du temps avec vous.
Elle me fait un gros câlin et passe rapidement à autre chose.
— Aller on se presse sinon les hommes vont encore se plaindre et nous accuser si nous partons en retard.
Elle dit cela en sortant de la salle de bain et au même moment on tombe nez à nez avec Clément qui l’a entendu.
— Vous étiez censés nous prendre à 5h et il est 4h50. Vous êtes en avance maman ! Donc on n’est pas en retard.
— C’est faux nous ne sommes pas en avance. On a programmé le départ pour 5h. Si on était arrivé à 5h on serait parti en retard le temps de se dire bonjour, descendre les valises, faire les derniers préparatifs…
Clément restait bouche bée et moi j’étais admirative de la répartie d’Isabelle. Ce n’est pas un mythe, les belles-mères ont toujours raison !
Franck apparut dans l’entrée. Ce n’est pas le père biologique de Clément. Il est avec Isabelle depuis quatre ans environ. Ils se sont rencontrés par l’intermédiaire du boulot. Isabelle est gérante d’un supermarché et Franck est Directeur Commercial d’un de ses fournisseurs. Il est plutôt discret et il a un côté mystérieux. Il a les cheveux poivre et sel assez courts et toujours bien coiffés. Personnellement je trouve qu’il ne fait pas ses 47 ans. Il est grand, je dirai 1m85, plutôt carré et très charismatique. Ce que j’aime le plus chez lui ce sont ses yeux gris. J’avoue, je le trouve beau comme un dieu et il m’a toujours intimidée. Si on me demandait de décrire l’homme idéal je dirais que c’est lui. Il a toujours été très sympathique avec nous. Je me sens bien en sa compagnie. Il a surtout toute mon admiration car il supporte ma belle-mère à plein temps !
— Bonjour les enfants ! Prêts pour le grand départ ?
Il a à peine eu le temps de nous faire la bise que Isabelle remet un coup de pression.
— Aller on se dépêche. En voiture !
Clément prend les dernières affaires et de dirige vers la porte suivi de près par Isabelle. Franck se tourne vers eux.
— Oui allez-y je vais prendre un petit café avant de partir comme nous sommes encore dans les temps. On vous rejoint dans cinq minutes.
Isabelle s’est arrêtée et j’ai l’impression qu’elle a hésité. Elle regarde l’heure.
— Ok on fait comme ça. Ne trainez pas !
La mère et le fils disparaissent derrière la porte d’entrée. Franck me regarde dans les yeux.
— Je pense que tu en prendras un aussi. On dirait que tu en as besoin non ?
Direct mais honnête. Je suis d’accord avec lui. Je dois ressembler à rien.
— Oui avec plaisir, je ne pensais pas pouvoir y avoir droit ce matin.
Je fais couler un café et lui donne. Mon premier café datant de l’arrivée de mes beaux-parents est encore tiède, il fera l’affaire. Il me regarde de haut en bas.
— Dur le réveil à cette heure non ?
— Je ne vois pas pourquoi vous dites cela.
Je lui réponds avec un petit sourire complice. J’ai l’impression qu’il voit exactement dans quel état je me trouve. Bizarrement à ce moment je fiche de mon apparence ou de ce que l’on peut penser de moi.
— Le café va me faire du bien. Et vous vous êtes en forme ? C’est important car c’est vous le pilote.
Il prend sa dernière gorgée de café.
— Toujours en forme et prêt à l’action jeune fille !
Il rince sa tasse et la pose à côté de l’évier.
— Et toi ? Prête ? Parce qu’on part maintenant !
J’écarquille les yeux. Je regarde l’heure sur le four : 4h58. Je suis complètement à côté de la plaque et je me suis laissé aller en buvant tranquillement mon petit café alors qu’il y a à peine cinq minutes j’étais en mode panique et précipitation totale.
— Quoi ?! Mais euh…. Mes papiers ? Mon téléphone ? Je ne les ai pas.
J’allais poser ma tasse quand Franck m’interrompit.
— Finis ton café. Je vais chercher ton sac et ton téléphone. Ils sont où ?
— Mon sac est sur le canapé et le téléphone est dans ma chambre. Il faut prendre le chargeur aussi.
Aussitôt dit il me fait un petit sourire comme pour me rassurer et il part en direction de la chambre. Je finis mon café en deux grandes gorgées et je me précipite pour prendre mon sac sur le canapé. Je me dirige vers la chambre et j’entre. Franck est de mon côté du lit avec mon téléphone dans une main. Il a un genou à terre et débranche le chargeur avec son autre main. Une chose me frappe à ce moment-là. L’odeur. Ça sent le sexe à plein nez. On voit même la tache encore présente sur le drap à ma place dans le lit. Je deviens aussi rouge qu’une tomate. Je suis tellement gênée que je n’ose rien dire et je ne sais pas où poser mon regard. Je dois avoir l’air d’une folle. Il me tend le téléphone et le chargeur.
— Voilà Julia. Je pense que c’est tout bon maintenant.
On sort de l’appartement et on se dirige vers l’ascenseur. Je n’ai toujours pas prononcé un mot. Pour moi il est évident qu’il a vu et qu’il sait ce qui s’est passé dans ce lit il y a peu de temps. Alors que les portes se referment je me sens complètement bête et tente de me ressaisir.
— Merci.
Je réussis à murmurer ce petit « merci », vraiment très doucement.
— Pardon ? Tu as dit quelque chose Julia ?
Mon « merci » était tellement étouffé que le bruit de l’ascenseur l’avait bien couvert.
— Je vous disais merci Franck pour votre aide. Et désolée.
Je parvins à parler normalement cette fois. Je suis toujours rouge comme une tomate par contre et je baisse les yeux comme une enfant qui a fait une bêtise.
— Il n’y pas de quoi. Tu es désolée pour quoi ?
— Pour le désordre dans l’appartement…
Il me fit un grand sourire, presque un rire en me fixant.
— Ne t’inquiète pas, c’est bien pire chez moi. Je l’aime bien votre appartement et je l’ai trouvé plutôt bien rangé moi.
Je me sens mieux et je suis surtout soulagée qu’il n’insiste pas sur les points qui me perturbent le plus. Je reste convaincu qu’il a tout compris et qu’il sent ma fameuse odeur dans ce petit ascenseur mais je préfère me forcer à l’ignorer. L’idée qu’il puisse imaginer comment j’ai pu mettre mon lit dans cet état et pourquoi j’ai cette odeur bien particulière… J’ai du mal avec le regard des gens vis-à-vis de moi dans les situations intimes. J’appréhende leur jugement. Et pour couronner le tout être en tête à tête avec lui me perturbe plus que je ne le voudrais.
Nous arrivons à la voiture, un grand SUV spacieux. On ne manquera pas de place. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons décidé que nous prendrions leur voiture. Je prends la place derrière le conducteur. Clément est également à l’arrière. Le soleil n’est pas encore levé. Franck s’installe et met en route le GPS.
— 5h02 mais je crois qu’elle avance un peu. On est dans les temps.
Je le vois me faire un petit clin d’œil à travers le rétroviseur intérieur. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, ce qu’il a tout de suite remarqué. Il sourit à son tour. Je laisse enfin la pression redescendre et m’installe confortablement et j’enlève mes sandales.
— L’arrivée est prévue pour quelle heure ?
Ma demande ne s’adressait à personne en particulier. C’est Isabelle qui me répond.
— Si tout se passe bien, que la circulation est fluide et que l’on compte une petite pause on devrait arriver vers 11h30.
— Ok merci.
Je pose ma tête contre l’appuie-tête. Je croise le regard de Franck dans le rétroviseur.
— Tu peux dormir pour rattraper le sommeil qu’il te manque. On te réveillera dans deux ou trois heures lorsque l’on s’arrêtera. Fais de beaux rêves !
Je jette un œil vers Clément qui est sur son portable, Isabelle vérifie les papiers de la réservation de la villa. Je me recroqueville sur ma place, quasiment en position fœtale. J’inspire un grand coup. Je ferme les yeux et je souris bêtement. Oui je pue le sexe, il n’y a aucun doute là-dessus. Les vacances commencent bien. Je m’endors quasiment immédiatement.
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Photo de profil de Ced6782
Ced6782
16 octobre 2022 à 10:23
Très jolie début de récit bravo bravo j'ai hâte et je vais de suite lire la suite bravo
Soyez respectueux
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Photo de profil de Sensuelle Emilie
Sensuelle Emilie
21 septembre 2022 à 16:38
1er chapitre intrigant. Je me demande où tu vas nous emmener...
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
29 août 2022 à 22:09
Ce premier chapitre est sympathique et vivant, grâce notamment à cette attachante narratrice. Je suis curieux de voir ce que donnera la suite...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de toy59
toy59
28 août 2022 à 09:56
Une petite histoire se prépare avec le beau père ne m'étonnerait pas , vivement la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de BluePanthere
BluePanthere
28 août 2022 à 08:38
Ça commence effectivement très bien !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Davidorab
Davidorab
27 août 2022 à 22:42
Un tableau agréablement brossé de ce petit couple bien sage. Profitons-en, ça ne va peut-être pas durer. Il semblerait que les loups tournent autour de la bergerie...
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
27 août 2022 à 22:13
Haha j'ai eu l'impression de voir ma belle-mère c'est bizarre (la goutte de sueur là).
Plus sérieusement, j'aime bien cette histoire, agréable, intriguante. La suite est attendue avec impatience.
Bravo !
Soyez respectueux
Répondre

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