Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon enfer — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Mon enfer
Chapitre 2
Retour manqué 2/6
Tous les essais ne se transforment pas ! Peut-on reconstruire sur un échec ?
En rentrant dans cette chambre qui m’accueille, j’ai retrouvé l’air frais du soir. Personne ne peut comprendre sans l’avoir vécu, ce que peut représenter un souffle de vent dans la nuit qui coule sur une joue, ni ce bonheur de voir au loin des phares de voiture. Tout devient sujet à plaisir ! Je suppose aussi que les doses d’alcool que j’ai pris durant cette soirée sont aussi pour quelque chose dans cette euphorie qui m’étreint. Je savoure cette liberté toute neuve. Et en m’étendant sur le lit, dans le noir, je réalise que je viens de m’allonger sur un morceau de papier.
Il est vrai que si ma chambre pour la nuit comporte un verrou, je n’ai pas de clé pour en interdire l’accès si je m’absente. Pur réflexe de taularde, je contrôle soudain, avant même de lire le billet, si tout est en ordre dans ma piaule. Apparemment, rien n’a été déplacé. Du reste certain pliage de mes fringues serait impossible à refaire, astuces de vieilles condamnées pour savoir si des fouilles de cellules ont eu lieu en notre absence. À la lumière de l’ampoule qui pend du plafond, je lis enfin le message.
Votre avocat a appelé et désire vous parler. Rappelez le plus rapidement possible.
La note est manuscrite et comporte seulement un tampon, celui du directeur de ce foyer. Je plie soigneusement mon courrier et le range dans une boite avec les rares lettres reçues pendant ma détention. Dire que mon baveux ne m’a plus écrit dès que ma maison a été vendue et qu’il a empoché son pognon, alors que me veut-il donc ? Je n’ai pas grand-chose à lui dire non plus. Je reste encore aujourd’hui persuadée qu’il m’a lui aussi jugée coupable lors du grand cirque qui a servi à la justice pour me condamner. Il peut donc attendre un peu.
Cette première nuit me trouve tendue, et chaque heure qui s’affiche au cadran de ma montre me voit éveillée. Curieusement, je guette tous les bruits qui m’entourent, comme espérant que la ronde va passer. On ne sort pas indemne de ces nuits où vous êtes épiées toutes les heures. On s’habitue vraiment à ces petits détails, un rayon furtif de lumière qui vous rappelle que derrière la porte, une ombre anonyme vous observe, scrute parfois tous vos faits et gestes, même les plus anodins. Le sommeil devient plus léger, moins profond, juste une survie en quelque sorte. Les matonnes se défendent de faire du boucan bien entendu. Mais c’est dans nos caboches à nous, les enfermées que se joue cette trame si spéciale.
Elle laisse aussi des traces indélébiles, au fur et à mesure des mois, puis des années. Tout comme les fouilles, les appels de six heures quarante-cinq. Mais au bout du compte, les fouilles autant corporelles que celles de notre espace de vie, toutes deviennent routine et se normalisent au fil du temps. Je m’aperçois cette nuit que ceci devrait encore me poursuivre un certain temps. Le simple réflexe de tenir une clé ou de jeter immédiatement un coup d’œil vers la porte au moindre bruit de pas dans le corridor, me prouve qu’il me faut guérir, que je dois franchir cette étape pour avoir une chance de revivre normalement. Je ne pense pas que c’est ici que j’ai une chance d’y parvenir. Du moins pas dans cet établissement.
Dans ma tête je songe qu’il me faut bien vite réagir et trouver le plus rapidement possible un havre plus accueillant, un endroit qui n’appartiendra qu’à moi. Puis les images de cette folle journée, la première à l’air libre, me remontent comme autant de bulles qui viennent crever la surface de mon cerveau. Cette sensation d’avoir eu de nouveau des envies, des désirs, de ne pas être obligée de les camoufler aux yeux de gardiennes blasées, peu amènes parfois. En fonction de toute une liste de paramètres, elles pouvaient être très agréables, mais aussi trop souvent désobligeantes. La nature humaine est ainsi faite… elles ne sont qu’imparfaites à l’image de notre société.
Cet homme charmant avec qui j’ai diné, qu’attend-il vraiment de moi, il n’a pas insisté alors qu’il s’est mépris sur les motifs de mon refus. En fait, j’aurais sans doute adoré être embrassée, être chouchoutée, mais c’est un poil trop rapide. Je crois que j’ai surtout besoin de me reconstruire de l’intérieur. Grégoire finalement est tout aussi seul que je peux l’être ! La seule différence c’est que tout m’effraie, tout me fait peur. Je cherche vainement un sommeil qui ne viendra pas. Combien de fois dans mon lit d’une place me suis-je tournée et retournée, épiant chaque miaulement d’une porte, chaque bruit qui ne me parait pas normal et cela ne me rassure pas ! Mon nouveau silence m’effraie !
Les premiers rayons du soleil levant m’ont frôlé avec les yeux grands ouverts sur ce monde des vivants. Je suis allée sans doute la première à la douche, et pour la première fois depuis des années je m’y suis rendue sans chaperon. J’ai pris tout mon temps pour savonner ce corps qui me paraissait sale, souillé par ces années perdues. Mes doigts ont osé retrouver des chemins oubliés, comme pour me rappeler que je pouvais encore espérer de beaux jours, pour me dire : « tu n’es pas complètement morte ». Alors je me suis souvenue et j’ai laissé errer mes propres mains, qui façonnaient des arabesques tendres sur mon corps.
Elles ont, pour commencer, refait le tour de ma poitrine. Mes seins se sont vite rendu compte que cela pouvait encore les exciter. Les fraises au bout de chacun d’eux ne se sont pas privées de se mettre au garde-à-vous sous la pression d’un index et d’un majeur, aventuriers en diable. Puis quand la paume de la main tout entière s’est lovée sur mon corps, glissant depuis la frange qui sépare mes deux mamelons pour s’échapper vers mon ombilic, j’ai commencé à savourer cette chaleur intérieure qui m’envahissait. J’ai cependant toujours gardé un œil rivé sur la porte, de peur qu’elle ne s’ouvre violemment sous la poigne féminine d’une surveillante lasse d’attendre que j’aie terminé. C’est sous le jet tiède que j’ai enfin réalisé que le cauchemar aurait sans doute une vraie fin !
Mes ablutions terminées, j’ai regagné ma petite chambre, bien décidée à en découdre avec cette nouvelle vie qui m’arrivait. Bien sûr pas de sèche-cheveux, pas de produits de maquillage, rien pour parer la pâleur caractéristique laissée par ces trop longs moments d’internement. Mais au moins avais-je retrouvé un semblant de plaisir à revisiter ces endroits délaissés depuis si longtemps. Je savais que mon ventre avait envie, que des sensations s’étaient naturellement montrées, sous l’impulsion de quelques caresses. On réapprend vite les gestes du bonheur. J’avais besoin d’aller plus loin dans mon renouveau et la redécouverte de mon âme aussi.
— oooOOooo —
Le souvenir que j’avais gardé du vieil homme qui m’avait assisté lors de mon passage en cour d’assises est mis à mal par l’apparition dans la porte d’un homme jeune. Je me présente à lui et il me tend la main.
— Vous avez eu affaire à mon père qui a pris sa retraite depuis deux ans déjà. J’ai repris son cabinet.
— Bien ! Vous vouliez me parler ? Je dois encore quelques honoraires à votre père ?
— Non, non pas du tout ! Entrez ! Nous devons parler de tout ceci et nous serons aussi bien assis dans mon bureau.
— Bien ! Vous vouliez me parler ? Je dois encore quelques honoraires à votre père ?
— Non, non pas du tout ! Entrez ! Nous devons parler de tout ceci et nous serons aussi bien assis dans mon bureau.
Docile, je suis l’homme qui finalement ne me parait plus aussi jeune que je l’imaginais. Ma perception des choses s’est sans doute altérée durant cette privation de liberté.
— Tout d’abord, Madame, je suis heureux de voir que vous êtes enfin libre. Mon père s’en est toujours un peu voulu d’avoir échoué dans votre défense. Mais je voudrais surtout vous remettre le reste de l’argent qui a été versé par l’acquéreur de votre maison.
— Quoi ? Il reste de l’argent ?
— Oui soixante-dix-sept mille euros pour être exact et ils sont désormais à vous.
— Quoi ? Il reste de l’argent ?
— Oui soixante-dix-sept mille euros pour être exact et ils sont désormais à vous.
En disant cela, le bonhomme pousse devant Claude une enveloppe contenant un chèque. Elle a la main qui tremble un peu en saisissant cette dernière ! Voilà quelque chose d’inespéré pour elle.
— Mais… je ne comprends pas… je croyais…
— Oui, je sais mon père aurait du faire suivre ce chèque à la prison, mais il a pensé que cet argent vous serait plus utile dehors à votre sortie. Puis il parait que les rackets et autres pressions sur les détenues sont monnaie courante. Il avait placé ce capital pour vous et loin de dormir, ces euros ont fait des petits pendant votre longue détention. Ceci explique la somme… conséquente que je vous remets aujourd’hui !
— Merci ! Sauriez-vous me donner le nom des acheteurs de ma… mon ex maison ?
— Vous ne le savez vraiment pas ?
— Non ! Il faut dire que je ne me suis jamais intéressée à ce genre de détail. J’avais autre chose à penser à cette époque, je l’avoue ! J’ai signé tous les papiers que l’on me présentait sans y jeter un seul coup d’œil.
— De toute manière, ce n’est pas un secret et vous l’apprendriez de toute façon. C’est l’ex-mari de la sœur de votre mari qui a acheté votre maison.
— Mais… comment cela ? Ils étaient divorcés depuis des années, quand mon mari…
— Oui… je sais, mais il s’est présenté un jour et nous a déclaré vouloir se rendre acquéreur de votre demeure si elle venait à se vendre. Alors mon père a pensé que ça resterait un peu dans votre famille… Du reste il a payé rubis sur l’ongle le prix demandé.
— Eh bien ! Pour quelqu’un qui n’avait jamais un sou devant lui… C’est étrange…
— Je ne saurais vous dire, je n’avais que dix-neuf ans à cette époque et je n’ai pas vraiment suivi votre histoire ! Elle concernait surtout mon père.
— C’est bien ! Alors je vous remercie !
— Mais de rien, nous sommes à votre disposition pour tous renseignements… si vous avez besoin de…
— Non ! Ça ira comme ça !
— Oui, je sais mon père aurait du faire suivre ce chèque à la prison, mais il a pensé que cet argent vous serait plus utile dehors à votre sortie. Puis il parait que les rackets et autres pressions sur les détenues sont monnaie courante. Il avait placé ce capital pour vous et loin de dormir, ces euros ont fait des petits pendant votre longue détention. Ceci explique la somme… conséquente que je vous remets aujourd’hui !
— Merci ! Sauriez-vous me donner le nom des acheteurs de ma… mon ex maison ?
— Vous ne le savez vraiment pas ?
— Non ! Il faut dire que je ne me suis jamais intéressée à ce genre de détail. J’avais autre chose à penser à cette époque, je l’avoue ! J’ai signé tous les papiers que l’on me présentait sans y jeter un seul coup d’œil.
— De toute manière, ce n’est pas un secret et vous l’apprendriez de toute façon. C’est l’ex-mari de la sœur de votre mari qui a acheté votre maison.
— Mais… comment cela ? Ils étaient divorcés depuis des années, quand mon mari…
— Oui… je sais, mais il s’est présenté un jour et nous a déclaré vouloir se rendre acquéreur de votre demeure si elle venait à se vendre. Alors mon père a pensé que ça resterait un peu dans votre famille… Du reste il a payé rubis sur l’ongle le prix demandé.
— Eh bien ! Pour quelqu’un qui n’avait jamais un sou devant lui… C’est étrange…
— Je ne saurais vous dire, je n’avais que dix-neuf ans à cette époque et je n’ai pas vraiment suivi votre histoire ! Elle concernait surtout mon père.
— C’est bien ! Alors je vous remercie !
— Mais de rien, nous sommes à votre disposition pour tous renseignements… si vous avez besoin de…
— Non ! Ça ira comme ça !
Claude a pris l’enveloppe, l’a glissé dans son sac et elle quitte le bureau de l’avocat. Dans sa tête cette information l’empoisonne. Pourquoi Alain l’ancien mari de Danièle sa belle-sœur a-t-il jugé bon de racheter sa maison ? Lui qui était toujours fauché ? Finalement, haussant les épaules, elle se dit qu’elle verra bien, qu’elle saura bien un jour ou l’autre… Ouvrir un compte en banque lui prend un peu de son temps. Mais pour l’instant c’est ce qu’elle a le plus… le temps ! Ensuite elle se rend dans une agence pour l’emploi. Il lui faut trouver du boulot.
Ces démarches essentielles effectuées, il s’avère être l’heure du déjeuner. Mes pas me guident machinalement vers le restaurant ou j’ai fait la connaissance de Grégoire. Le bar devant lequel je m’installe est un repaire d’hommes âgés qui discutent bruyamment. Les verres s’entrechoquent au rythme des tournées qu’ils s’offrent à tour de rôle. J’ai un mal fou à me trouver une petite place pour loger mes soixante kilos. Un vieux se tourne vers moi, les yeux égrillards, un sourire édenté et me lance une vanne graveleuse. Je n’ai pas vraiment le cœur à sourire. Sans doute vexé que sa blague tourne court, il reprend sa conversation avec ses amis, sifflant son « petit jaune » avec une rapidité stupéfiante.
Je bois lentement un diabolo grenadine, quand une main se pose sur mon épaule. Perdue dans mes pensées, je n’ai pas vu arriver celui qui soudain me sort de ma torpeur. Je suis là, sans vraiment y être. Je fais un bond qui ne doit pas passer inaperçu, sur le tabouret haut sur lequel je suis posée. Il est là ! Il me parait plus grand que dans son cabinet. Le fils de l’avocat a sur les lèvres un rictus qui s’affiche, pareil à un sourire !
— Vous prenez un verre avec moi ?
Je lève mon godet à la couleur rose et pétillant de bulles. Il hausse les épaules, semblant ne pas saisir ce que je consomme. Ses yeux noisette s’incrustent un peu trop dans mon regard. Ils ne lâchent plus mes prunelles et c’est moi qui du coup, baisse la tête pour ne plus avoir à supporter ça. Je n’ai plus l’habitude d’être regardée de cette manière. C’est un peu comme s’il déshabillait mon âme, s’il entrait en moi et je ne sais plus résister à cette intrusion. Les anciens près de nous font un boucan terrible ! Ça rit, ça braille, ça crie, difficile dans ces conditions d’avoir une vraie conversation.
Je comprends enfin que par un signe, il me demande de le suivre. Je repose mon verre à demi vide et lève mes fesses du siège. Je me laisse guider vers une table au fond du restaurant, loin du bar et de son brouhaha.
— Vous déjeunerez bien avec moi ? Vous êtes mon invitée !
— Je… je ne sais pas si je dois…
— Allons ! Appelez-moi Gilles ! Pas de chichi entre nous ! Je suis certain que vous êtes une femme bien. J’ai si souvent entendu mon père parler de vous… Il est resté convaincu jusqu’au bout de votre innocence.
— Il doit bien avoir été le seul dans ce cas…
— Je… je ne sais pas si je dois…
— Allons ! Appelez-moi Gilles ! Pas de chichi entre nous ! Je suis certain que vous êtes une femme bien. J’ai si souvent entendu mon père parler de vous… Il est resté convaincu jusqu’au bout de votre innocence.
— Il doit bien avoir été le seul dans ce cas…
Une sorte de voile passe devant mes yeux et l’autre en face de moi qui, j’en suis sûre, s’en est rendu compte ne prononce plus une seule parole. Pourquoi cette envie de pleurer me monte-t-elle aux yeux ? Gilles garde son regard sur moi. Je dois avoir l’air d’une vraie godiche. Je ne vais pas encore m’apitoyer sur mon sort. Non, je veux tirer un trait sur le passé, revenir à une vie normale. Et ce n’est pas en chialant que je vais y parvenir. J’esquisse un sourire tout neuf, un sourire tout beau. Et lui prend cela pour lui. Il se redresse sur sa chaise.
Finalement j’ose affronter son regard. Il a des yeux un peu en amande. Si j’ai bien compris ce matin, lors de notre première entrevue, il avait une vingtaine d’années lors de mon procès et il faut donc en ajouter six. Il n’a pas un âge aussi éloigné du mien finalement. Quoique… une bonne quinzaine de piges nous séparent. Pour me donner une contenance, j’ai pris le menu, me plongeant dans la lecture de tous ces plats dont j’ai oublié jusqu’à la saveur. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que je respire un peu plus fort, un peu plus vite. J’ai beau essayer de calmer ce cœur qui bat, rien n’y fait.
Mon unique jupe noire, celle que je porte en fait, est restée longtemps dans une valise. Le chemisier qui s’accorde par la teinte avec le bas est lui, tendu par des bouffées que je ne peux réprimer. Comme si l’air de mes poumons ne parvenait plus à en sortir. Et je sens sur moi, la brulure des yeux de Gilles. Mon corps s’emballe d’être si proche de ce garçon. Les caresses de la douche me renvoient elles aussi des ondes étranges qui commencent à me donner des coups de chaud. Je réalise soudain que je suis près d’un homme et que tout mon être réclame un peu d’amour. Je n’ai pas encore la sensation précise de ce qu’il veut, mais l’idée se fixe dans mon cerveau.
Après ma si longue hibernation, c’est comme un printemps. Toute ma personne se remet en route et j’éprouve des envies oubliées, enfouies bien profondément, des besoins naturels qui refont surface. Je sais soudain que cet homme, devant moi, est le déclencheur de cet état de manque trop longuement entretenu par ma pénitence. Je ne le vois pas comme un homme, mais comme un sexe qui serait à ma disposition, comme une bite sur pied. Qu’il soit beau ou moche n’est plus qu’accessoire ! Du reste sa physionomie ne reflète rien pour moi, aucun intérêt dans une beauté ou une laideur toute relative. Je sais juste que j’ai soudain une violente envie de faire l’amour. Pas d’avoir de l’amour, juste cet effrayant vide qui ne demande qu’à être comblé. Et il est là… de là à penser qu’il peut me contenter, il n’y a qu’un pas. Mais suis-je encore capable de le franchir ?
— Vous ne vous sentez pas bien ? Vous êtes d’une pâleur…
— Si ! Ça va, je vous assure… je pense à des choses… enfin des choses de femme !
— Vous m’avez fait un peu peur !
— Puis-je vous poser une question… disons indiscrète ?
— Je vous écoute !
— Êtes-vous marié ? Vous avez des enfants ?
— Ni l’un ni l’autre. Mais… pourquoi ?
— Écoutez… là d’où je viens, on n’a pas souvent l’occasion de voir, de rencontrer un homme et je voudrais savoir si… si je suis encore capable d’être une femme. Vous comprenez ?
— Je crois que oui… mais j’ai bien peur de ne pas être celui qu’il vous faut…
— … ! … Vous pensez que je ne serais pas à la hauteur ? Je ne vous plais donc pas ?
— Oh ! Non ! Non, il ne s’agit pas de vous, mais de moi… je… je n’ai jamais… fait l’amour avec une dame.
— Vous voulez dire que vous êtes… encore puceau ?
— Euh ! Pas tout à fait… je veux vous faire comprendre que je suis…
— Eh ! Bien, dites-moi ! Vous êtes quoi ?
— Le monde a beaucoup changé durant ces cinq ou six dernières années et les hommes sont libres d’afficher des sentiments… différents, vous comprenez ?
— Pas du tout, mais je ne veux pas mourir idiote ! Dites-moi ce que vous pensez vraiment.
— Pour vous le dire de manière plus abrupte, je suis… homosexuel ! Vous comprendrez que je n’ai jamais couché avec des filles. Je suis désolé. Vous êtes belle, mais…
— Pardon alors d’avoir osé…
— Non ! Ne le soyez pas. Vous me flattez en me montrant votre estime et votre attirance, c’est juste que mon corps à moi n’est pas réceptif à vos attentes. Nous déjeunons ?
— Je crois que oui. Je garderai mes envies encore un peu, c’est aussi simple que cela…
— Si ! Ça va, je vous assure… je pense à des choses… enfin des choses de femme !
— Vous m’avez fait un peu peur !
— Puis-je vous poser une question… disons indiscrète ?
— Je vous écoute !
— Êtes-vous marié ? Vous avez des enfants ?
— Ni l’un ni l’autre. Mais… pourquoi ?
— Écoutez… là d’où je viens, on n’a pas souvent l’occasion de voir, de rencontrer un homme et je voudrais savoir si… si je suis encore capable d’être une femme. Vous comprenez ?
— Je crois que oui… mais j’ai bien peur de ne pas être celui qu’il vous faut…
— … ! … Vous pensez que je ne serais pas à la hauteur ? Je ne vous plais donc pas ?
— Oh ! Non ! Non, il ne s’agit pas de vous, mais de moi… je… je n’ai jamais… fait l’amour avec une dame.
— Vous voulez dire que vous êtes… encore puceau ?
— Euh ! Pas tout à fait… je veux vous faire comprendre que je suis…
— Eh ! Bien, dites-moi ! Vous êtes quoi ?
— Le monde a beaucoup changé durant ces cinq ou six dernières années et les hommes sont libres d’afficher des sentiments… différents, vous comprenez ?
— Pas du tout, mais je ne veux pas mourir idiote ! Dites-moi ce que vous pensez vraiment.
— Pour vous le dire de manière plus abrupte, je suis… homosexuel ! Vous comprendrez que je n’ai jamais couché avec des filles. Je suis désolé. Vous êtes belle, mais…
— Pardon alors d’avoir osé…
— Non ! Ne le soyez pas. Vous me flattez en me montrant votre estime et votre attirance, c’est juste que mon corps à moi n’est pas réceptif à vos attentes. Nous déjeunons ?
— Je crois que oui. Je garderai mes envies encore un peu, c’est aussi simple que cela…
Pourquoi ai-je la certitude qu’il me ment ? Je sens d’instinct que c’est pourtant un homme à femmes ! Sans doute ne veut-il pas mélanger travail et… loisir. Le repas se déroule en discussion affable sans pour autant m’enlever ce point que j’ai au ventre. Mon désir est entier, faisant naitre des idées bizarres dans ma caboche de femme. De longues minutes, l’espoir qu’il change d’avis m’habite. Mais il ne me parle que de ses conquêtes masculines, me narrant mille et un détails qui loin de me faire oublier que je suis affamée de sexe, prolongent seulement mon agonie sexuelle. Nous nous quittons bons amis.
Lui sans doute heureux d’avoir pu m’éloigner, sous prétexte de libérer sa conscience, et moi avec un volcan sur le point d’entrer en éruption au fond du ventre. Une sorte de boulimie s’empare de moi. Je fais les boutiques, victime d’une fièvre acheteuse dévorante. Du plus urgent comme les produits de maquillage au superflu, je reconstruis, sinon ma vie du moins ma garde-robe.
— oooOOooo —
Une journée bien remplie et la penderie de ma chambre est garnie de jolies tenues. Je les juge sexy, mais la mode me passe un peu par-dessus les cheveux. J’ai dû suivre à plusieurs reprises les conseils des vendeuses des magasins dans lesquels j’ai fait des emplettes. Alors que je sors de la douche commune, celle de ma piaule ne fonctionnant pas très bien, traversant le couloir qui mène à ma chambre, je croise le regard d’une autre paumée de la vie qui comme moi, crèche ici. Son salut et ses yeux admiratifs me font me souvenir que je me trimballe avec seulement une serviette nouée sur le corps. Quel bonheur que de passer un temps fou à redevenir la Claude d’antan ! Le miroir minuscule qui me renvoie une image de cette femme qui renait, me rappelle d’autres moments… ceux ou penché sur mon épaule un homme me murmurait des mots d’amour. Je soupire, le passé est révolu, l’avenir incertain est pourtant devant moi. Quand je me trouve assez jolie pour sortir, j’enfile en tremblant ces fringues qui me vont comme un gant.
Me voici à nouveau… présentable, pour ne pas dire… consommable. Si je reste calme, au fond de moi, l’attente de mon corps pour du sexe reste comme ancrée, chevillée au moindre de mes mouvements. J’ai lutté sous la douche pour ne pas satisfaire ce besoin impérieux qui m’envahissait peu à peu alors que la pomme arrosait mon épiderme de son jet doucereux. Aucun désir de trainer trop longuement dans cette chambre sordide, encore que c’est un palace au regard de la cellule qui m’a servi de maison durant des années. Puisque je me sens… belle, je veux aller marcher dans des rues pleines de vie, je ne demande rien d’autre que sentir des regards se poser sur moi, me frôler, me désirer peut-être aussi.
Alors que je quitte l’établissement qui m’accueille, le directeur sur le pas de la porte, à l’extérieur, fume une cigarette et son bonsoir claque dans le soir qui tombe. Une sorte de chaleur suit mes reins quand je m’éloigne. Je suis certaine que ses yeux me déshabillent jusqu’à ce que je disparaisse, au coin de la rue. Une odeur est remontée dans ma mémoire, celle du tabac blond. Je n’ai jamais fumé, mais je me souviens de celles que toi, Michel tu broussais. Tes traits se sont légèrement estompés et seul le bout rougeoyant de ta clope reste en toile de fond de mes souvenirs. Comment mes pas m’emmènent-ils vers notre ancien « chez nous » ? Il arrive que l’on fasse des choses, machinalement, et le chemin qui me rapproche de cette maison est comme un pèlerinage.
Devant les grilles ouvertes, je suis tentée d’avancer vers ce lieu qui m’a donné tellement de bonheur. Je n’ose pas aller plus avant que la haie de troènes bien taillés. À quelques dizaines de mètres de moi, une balançoire me rappelle que d’autres désormais vivent ici. Un dernier coup d’œil sur le balcon où tu venais si souvent et j’ai comme l’impression fugace que je devine ta silhouette. Les yeux embués, je regarde une fois encore et si un homme est bien là, il ne te ressemble en rien. Immédiatement, je sais de qui il s’agit. Alain n’a pas vraiment changé, mais la distance peut parfois être trompeuse.
J’ai un mouvement de recul, trop rapide, mal négocié et je suis sûre qu’il m’a aperçu. Ce n’est qu’une fraction de seconde, mais c’est clair, il a vu cette intruse qui se trouvait sur sa propriété. Je file de là le plus vite possible, mes talons résonnent sur les trottoirs. Enfin essoufflée, je me calme et ralentis mon allure quand je juge que je suis loin de lui. Le bruit qui parvient à mes oreilles… c’est… non pas possible, c’est de la musique et en levant le regard il me semble reconnaître la maison de Grégoire. C’est drôle comme quelques notes me ramènent à la réalité. Oui ! C’est bien dans cette maison que je suis venue hier.
Quel instinct me pousse sur le perron de cette demeure ? Je n’en sais rien, mais je suis devant la porte et je pousse doucement le battant de celle-ci. Elle n’est pas fermée et j’ose pénétrer dans cet antre d’où s’échappent les plaintes d’un violon qui me crispe le ventre. Toujours poussée par je ne sais quelle main invisible, me voici dans la salle d’où les sanglots me parviennent. Grégoire me tourne le dos, son instrument collé à sa joue, l’archet tire des montagnes de douceurs des cordes bien réglées. J’adore cette musique. La septième symphonie de Beethoven. Quand il se retourne, je mets mon doigt travers de mes lèvres et lui ne semble pas plus perturbé que cela par cette intrusion surprenante.
Mon sac jeté sur un fauteuil, je me place devant le seul endroit qui m’intéresse. Mes mains désormais retrouvent une autonomie instinctive. Elles flottent sur les noires et les blanches, courent pour suivre le rythme et donner la réplique au violon. Dans la pièce, une ambiance bizarre s’instaure tranquillement, les sons se mélangent, se mêlent et s’emmêlent, se nouent en sanglots, se défont en soupirs. Je ne pense à rien seulement à ce souffle qui me court sur le cou, celui d’un temps passé, d’une ère perdue. Mes paupières closes sont les meilleures protections du monde, je me sens bien, je suis de nouveau heureuse. À tel point que je n’ai pas entendu le violoniste se taire. Je réalise seulement qu’une présence réelle est contre moi quand s’envolent les dernières mesures de cette aubade salvatrice.
Grégoire s’est rapproché et sa main placée sur mon épaule, reprend la place que tu as laissée vacante. C’est bien, c’est bon ! Mon ventre n’est toujours pas calmé, ma faim de… visite revient au premier plan. Comme pour l’avocat, ce type n’est rien d’autre pour moi qu’un refuge. Il n’a pas de visage, il ne représente pour moi qu’une opportunité de retrouver une vie sexuelle normale. Mais la normalité des uns n’est pas celle des autres et j’ai encore à l’esprit la baffe reçue lors de mon déjeuner avec Gilles. Malgré tout son comportement de la veille semble indiquer son attrait pour les femmes… mais sait-on jamais ? Une véritable obsession s’est emparée de mon esprit.
Je ne vois plus dans cet homme qu’un vit qui me ferait du bien. Juste un sexe bien raide qui calmerait pour un temps cet appétit qui m’empêche de discerner le bien du mal. Je me retiens pour ne pas sauter sur cet individu qui me serre le haut du bras.
— Je suis heureux de te revoir.
— Pardon d’être entrée sans m’annoncer… mais la porte n’était pas fermée.
— Elle ne l’est jamais ! J’aime que mes pioupious viennent à leur guise dans ma maison ! Je n’ai que la musique pour raison d’être… enfin peut-être plus seulement…
— Je… j’aimerais que tu… que tu m’embrasses… tu veux bien ? Dit ?
— Pardon d’être entrée sans m’annoncer… mais la porte n’était pas fermée.
— Elle ne l’est jamais ! J’aime que mes pioupious viennent à leur guise dans ma maison ! Je n’ai que la musique pour raison d’être… enfin peut-être plus seulement…
— Je… j’aimerais que tu… que tu m’embrasses… tu veux bien ? Dit ?
Il s’est juste un peu plié en deux pour toucher ma bouche de ses lèvres. Une incroyable sensation me fait trembler. Mes lippes s’ouvrent sous ce baiser quémandé à Grégoire. Et comme par enchantement ma langue et la sienne se heurtent, se croisent, pour s’enlacer dans un ballet qui me coupe le souffle. Quand il me lâche pour reprendre un peu d’air, j’en profite pour me remettre debout. À nouveau attirée contre lui, un autre baiser fait suite à ce préambule qui me rend ivre d’envie. Ses bras me tiennent contre une poitrine forte sur laquelle s’écrase la mienne. Les baisers succèdent aux baisers et puis tout s’enchaîne à un rythme prodigieux.
Je suis la première à chercher les boutons de sa chemise ! Comme rien ne va assez vite à mon gout, il en sera quitte pour en recoudre quelques-uns. Son torse nu m’interpelle, m’enivre aussi. C’est presque férocement que je m’attaque à la ceinture de cuir qui ferme son pantalon. Il tente bien de calmer mes mouvements désordonnés ! Peine perdue, j’ai trop envie de faire l’amour ! C’est devenu une idée fixe. Il doit me prendre pour une cinglée ! Hier je refusais ses avances et ce soir c’est moi qui suis prête à le violer. Pourtant, il n’a pas l’air de se plaindre du traitement que je lui inflige.
Il s’est mis aussi à ouvrir mon corsage. L’attache de mon soutien-gorge résiste à ses doigts de male excité. Puis il parvient enfin à libérer mes deux seins de leur carcan de tissu. Sa bouche maintenant se livre à de délicieuses arabesques sur chacun d’eux et je tremble d’impatience. Si ses lèvres sucent mes tétons, ses mains poursuivent le but qu’elles se sont fixé. Ma jupe retrouve sur la moquette le pantalon du monsieur. Il ne lui faut que peu de temps pour tirer sur l’élastique de ma culotte qui coule le long de mes jambes. Je n’ai aucune envie de m’embarrasser de préliminaires. Je ne veux que sentir cette trique qui bat mon flanc, je ne veux que la savoir entrée en moi. Nous basculons tous les deux sur le duvet de laine qui couvre le sol.
Il est allongé de tout son long, le dos face au sol ! Je monte sur ce ventre un peu rond, et me laisse glisser, cuisses largement écartées, jusqu’à sentir son pieu à l’entrée de mon sexe. Alors, sans aucune hésitation, je descends encore d’un cran et d’une seule traite, je m’empale littéralement sur ce chibre qui y trouve son compte. Il ne bronche pas non plus quand c’est mon bassin qui ondule pour ressentir toutes les vibrations de cette bite fichée en moi. Je deviens folle, je me cabre sur l’objet, me propulse sur l’engin, je me secoue de droite à gauche, monte et descend ! Il soupire alors que je ferme les yeux pour garder toutes les pulsations intactes de cette queue qui m’habite. Quel bonheur de retrouver un peu de vie au fond de mon ventre ! Je mouille abondamment et son vit glisse joyeusement dans mon coquillage.
La frustration, l’abstinence prolongée, tout décuple cette envie qui m’étreint. Grégoire n’est à mes yeux pas un homme ! Il n’est en fait que l’aboutissement de mon désir, il en devient un gode vivant. Je me sers de lui pour arriver à jouir, pour retrouver ces gestes, ces moments qui m’ont si cruellement fait défaut. Il ne peut pas m’atteindre et ma seule prière muette c’est qu’il bande assez longtemps pour que je prenne mon pied magistralement. Je ralentis ma cadence au gré des éblouissements que provoquent les va-et-vient que je distille moi-même en me hissant sur le pic raide. La boule de feu qui fait naitre des gouttes de mouille, qui engendre des spasmes au fond de moi, c’est celle de mon envie. Je sais que je veux parvenir à jouir, je réclame en dodelinant du chef ce droit inaliénable à l’orgasme.
Privée de ce genre de sport, depuis tellement de mois… mon corps ne sait plus vraiment gérer les frémissements qui accompagnent chacun de mes mouvements. Je brule de ce feu sacré, je crève de cette envie et pourtant, inconsciemment, je refoule l’idée que je vais être emportée par une marée de plaisir. Bien sûr après une longue chevauchée, Grégoire lui n’est plus en mesure de répondre présent à cette difficile ascension de mon bonheur. Il se crispe à plusieurs reprises et sa pine qui s’ébroue aurait même tendance à me faire un peu mal. Manque d’exercice sans doute ! Et ce qui devait arriver inéluctablement survient alors que je ne suis qu’à mi-chemin de cet orgasme que j’appelle si ardemment, si totalement.
À trop demander, je m’étiole dans les soubresauts que Grégoire ne peut plus retenir. Il jouit avec un cri bizarre, me serrant à m’en faire mal aux bras. Et il se libère de son trop-plein de sève, sans plus attendre que je le rejoigne, oubliant bien sûr jusqu’à ma présence. Si baiser m’a fait un bien fou, je reste néanmoins sur un échec. Je n’ai pas réussi à atteindre ce nirvana que j’espérais. La prison aurait-elle eu aussi raison de cela ? Serais-je un jour à nouveau normale de ce côté-là aussi ? Comment ne pas douter de soi, de son propre corps alors que je me sens trahie dans ma chair par ce raté monumental ? Et l’autre là, qui n’en finit plus de râler en jutant en moi, sait-il seulement que je n’ai pas pris mon pied ? J’en doute…
— Wouah… tu es une amante fabuleuse… tu m’as donné l’impression de vouloir me tuer, juste avec ta chatte. Quel pied ! Merde alors ! Comme c’était bon !
— Tu crois ?
— Tu n’as pas aimé ? Pourtant j’ai cru que…
— Tu crois ?
— Tu n’as pas aimé ? Pourtant j’ai cru que…
Je ne réponds pas ! Ça n’en vaut pas la peine ! On peut être un bon musicien et ne pas savoir quand sa ou son partenaire jouit. Pourquoi en vouloir à ce Grégoire ? Il n’y est vraisemblablement pour rien. Je reste seule dans ma tête, prison plus solide que les murs que j’ai quittés récemment. Mes doutes sont toujours là, plus forts, plus violents qu’auparavant. Et ces incertitudes me bouffent, me rongent de l’intérieur ! La société a bien fait son boulot, je suis finalement plus détruite que je ne l’aurais cru ! C’est tout en profondeur et me donner au premier venu pour recouvrer l’estime de soi n’est sans doute pas la bonne méthode pour extirper de mes entrailles les craintes et les peurs qui m’habitent depuis des années…
Je ramasse mes hardes, me rhabille à la hâte et quitte sans regret la maison de Grégoire. Il insiste pourtant un peu pour que je reste encore. Rien n’y fait ! Je dois tracer ma route, et pour cela c’est seule que je dois affronter les dures réalités. Demain, au petit jour, je chercherai un appartement, un havre de paix bien à moi. Il me faut me ressourcer et repartir de zéro, comme si je venais de renaitre de mes cendres. Tout doit être effacé. La parenthèse Grégoire n’aura pas marqué d’une pierre blanche mon retour à la liberté, mais elle m’a permis de me rendre compte que faire les choses à la va-vite n’offre aucun intérêt. Il ne suffit pas d’avoir envie, encore faut-il que celle-ci soit guidée par l’essence même d’une vraie relation… ce que tous appellent Amour !
— oooOOooo —
À suivre…
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Commentaires ()
BRAVO
Super, a quand ma suite!
C'est chouette
PM
Merci