Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
D'écorce et de sperme — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
D'écorce et de sperme
Chapitre 1
Pour vous expliquer le contexte, lui et moi sommes ensemble depuis trois ans, vivons sous le même toit depuis deux ans. Mais quand la dépression m'a frappée et m'a mise à terre, j'ai dû quitter le foyer pour une clinique, quelque temps histoire de me ressaisir. Nous ne sommes pas habitués à être séparés aussi longtemps. On s'écrit, on s'appelle, mais rien ne remplace la douceur d'un câlin, la tendresse d'un baiser. Il me manque, son visage, son rire, ses taquineries, le bruit du clavier quand il geek avec ses amis, le bruit du ballon de basket quand il joue dans la cour. Sa peau me manque, ses mains, sa barbe, sa bouche, ses caresses... Je lui envoie quelques photos pour le faire languir et patienter, il m'envoie des messages pour réclamer mon corps...
Vous savez quand vous êtes avec une personne depuis un bout de temps, que vous vivez avec, vous avez tendance à oublier ce qu'est l'envie, le désir de l'autre, le manque de la personne. Je dirai que cet « éloignement » aura été propice à retrouver des sentiments oubliés.
**
Cela fait des jours que l'on ne s'est pas vus, mais cet après-midi j'ai une heure de sortie accordée par la clinique, il vient donc me voir. J'attends patiemment dans ma chambre 14H.
Il est là, il m'attend debout contre sa voiture, je m'avance vers lui, il me regarde et me sourit. Il m'entoure de ses bras.
Il me dit :
— Salut la dépressive !
Je rigole.
— Toi aussi tu m'as manqué.
Je le regarde, il est beau avec ses cheveux mi-longs châtains, sa barbe et ses yeux noisette. Il est grand, il mesure 1m86 et j'en fais 1m73.
Il reprend :
— On va faire un tour en voiture ? Histoire que tu vois autre chose que cette clinique.
— Je suis d'accord, allons-y !
— Je suis d'accord, allons-y !
Nous montons dans la voiture, que c'est agréable de retrouver les choses du quotidien, je me sens limite euphorique ! Croyez-moi, être enfermée dans un endroit pendant des semaines le temps paraît interminable et vous oubliez les choses banales du quotidien.
En fait, vous savez très bien de quoi je parle, nous avons tous vécu le confinement à cause du covid.
Il y a une tension dans la voiture. Il ne démarre pas de suite, il me regarde, écrase sa bouche sur la mienne et passe ses mains sous mon tee-shirt. Je lui rends son baiser, je lui caresse les joues, les épaules, les cuisses. C'est bon de pouvoir le toucher.
Il me pétrit les seins, nos langues se caressent. Il s'éloigne et me propose :
— Trouvons un coin tranquille.
J'acquiesce. Il démarre la voiture et s'éloigne de la clinique. Notre “coin tranquille” est tout proche, il n'y a que des forêts et des vignes autour, c'est un endroit très reposant, calme, loin des tumultes de la ville.
— Avant de te baiser comme un animal, dis-moi comment tu te sens.
— Bien. Je pense qu'être en clinique n'est pas une mauvaise chose, le personnel soignant est vraiment compétent.
— Ils ont pu te donner un diagnostic ?
— Syndrome dépressif sévère et trouble de l'humeur.
— Comme on s'y attendait quoi.
— Bien. Je pense qu'être en clinique n'est pas une mauvaise chose, le personnel soignant est vraiment compétent.
— Ils ont pu te donner un diagnostic ?
— Syndrome dépressif sévère et trouble de l'humeur.
— Comme on s'y attendait quoi.
Ça n'a pas été facile pour nous ces dernières semaines, j'espère que quand je sortirai de la clinique tout ne sera qu'un mauvais souvenir pour lui comme pour moi. Retour au silence, je regarde par la fenêtre le paysage naturel défiler lorsque je sens une main s'aventurer sous mon short, je ris.
— Concentre-toi sur la route !
— Je peux faire les deux à la fois ! Laisse-moi toucher cet endroit magique !
— Je peux faire les deux à la fois ! Laisse-moi toucher cet endroit magique !
Je ris, ça me fait du bien au moral de le revoir. Il abandonne, mon short est trop serré pour qu'il puisse passer sa main. Il se concentre sur la route et nous trouve un coin isolé, il gare la voiture.
— Regarde là-bas, une mini-forêt ! me dit-il.
— Allons voir si nous sommes bien cachés à moins qu'on tente l'exhibitionnisme, dis-je en riant.
— Mmmh... Non pas encore.
— Allons voir si nous sommes bien cachés à moins qu'on tente l'exhibitionnisme, dis-je en riant.
— Mmmh... Non pas encore.
Nous nous avançons dans cette mini-forêt, on se jette des coups d'œil, on en a envie c'est certain, on a besoin de se retrouver de cette manière, nos deux corps se retrouvant, s'unissant.
C'est un endroit assez isolé, les arbres cachent toute vue extérieure, le sol est jonché de bois et d'herbe haute. Je remarque un arbre avec deux branches cassées, parfait pour prendre appui dessus.
Je m'approche de lui, l'embrasse et le tire vers cet arbre. Mon dos le percute, nos mains se baladent, il me pétrit les seins, nous gémissons.
Je le regarde dans les yeux et me mets à genoux, les brindilles m'écorchent les genoux, mais peu importe, je défais son pantalon, baisse son caleçon.
— Oh oui... Il gémit.
Sa queue tend vers moi, je m'approche, dépose ma bouche autour de son gland, lèche toute sa longueur avec ma langue. Je le prends dans ma bouche et commence à exercer de légère succion sur son gland. Il commence les va-et-vient de ses hanches, sa queue cogne ma gorge. Je gémis, j'ai toujours adoré les fellations.
Je pose ma main sur sa queue et en même temps d'exercer des succions je commence à le masturber, je le suce et le masturbe avec un rythme soutenu. Il gémit, place ses mains sous mes épaules et me relève.
Il me retourne d'un mouvement brusque, me plaque contre l'arbre et descend mon short jusqu'aux chevilles, il me regarde avec des yeux rieurs, je le regarde avec un grand sourire et lui dis :
— Oups, j'ai oublié de mettre une culotte !
Je me retourne face à l'arbre et me cambre, je place mes mains sur les deux branches cassées pour avoir de bon appui. Il écarte mes fesses et dirige son membre puis s'enfonce d'un coup sec, je me crispe et gémis de plaisir. J'aime quand il rentre comme ça, la douleur et le plaisir se mélangent pour donner un ressentiment exquis.
Il ne perd pas de temps, ses hanches se butent contre mes fesses, le rythme est rapide, toute la frustration de ses dernières semaines s'envole et laisse place au plaisir. Il attrape mes cheveux bouclés de sa main et les tire, ma tête se penche en arrière, il continue les va-et-vient, je gémis et me cambre pour lui donner meilleur accès, il pousse un râle de plaisir et me dit :
— Dis-moi que t'aimes ça.
Je gémis, j'aime quand il me parle comme ça.
— Oui j'aime ça.
Ses coups de reins se font de plus en plus rapides, mes mains sont meurtries par le frottement de la peau contre l'arbre.
Je dis dans un gémissement :
— Je t'aime.
— Oh moi aussi je t'aime, qu'est-ce que tu m'as manqué.
— Oh moi aussi je t'aime, qu'est-ce que tu m'as manqué.
Il me donne trois derniers gros coups de reins et recule pour jouir contre l'écorce de l'arbre. Je me retourne, l'embrasse, il me prend dans ses bras. Seules nos respirations haletantes se font entendre. Nous restons un moment comme ça, connectés l'un à l'autre parce qu'on sait que le temps est écoulé et que je dois rentrer.
Je remonte mon short, il se rhabille lui aussi. On se regarde et on s'embrasse passionnément.
— Ce qui est certain c'est que c'est notre première fois en forêt, mais ce n'est pas la dernière fois non plus, me dit-il avec un clin d'œil.
— Nouvelle expérience sexuelle débloquée ahah.
— Nouvelle expérience sexuelle débloquée ahah.
Puis nous repartons main dans la main vers la voiture.
À suivre...
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Commentaires ()
Réussi.
Celles et ceux qui ne savent pas y voir autre chose qu'un coup à la va vite dans les bois le trouveront banal et c'est bien normal...
Mais Clara nous amène à réfléchir à des notions fondamentales de la condition humaine telles que la liberté, le libre arbitre, l'amour et les notions de priorité vitale.
Cette jeune femme en reconstruction après une dépression et "protégée", peut être d'elle même, par l'institution psychiatrique dans une forme d'enfermement bénéficie d'une heure de liberté avec son amoureux, c'est très symbolique une heure...
Les chiens ! Ils n'ont même pas pensé à leur proposer une belle chambre chauffée avec un bon lit pour se retrouver dans l'intimité... Alors ils se sont débrouillés pour donner à leurs corps ce dont ils avaient le plus besoin...
Pourquoi proposer d'introduire à une si belle histoire un voyeur ? La pauvre... Je n'ai jamais entendu nulle part qu'un processus de renarcicisation puisse passer par le fait de se faire surprendre en train de baiser par des voyeurs... Et de grâce Clara, la prochaine fois pensez à prendre des lingettes intimes pour une petite toilette après vos rapports sexuels improvisés histoire de ne pas souiller votre petite culotte... 😊
Plus sérieusement, merci Clara pour cette très belle confession...
En effet, ce texte n'avait pas seulement pour but d'être érotique, sexuel. Il y a l'aspect très psychologique que l'on retrouve dans beaucoup de mes textes, vous y êtes sensible, je ne suis pas surprise. <3
Au plaisir
C'est ainsi que les profs désignaient les fauteurs de trouble au collège.
J'ai lu votre texte, attirée par son titre plutôt accrocheur.
A l'instar de Éliane, je n'ai pas aimé. Aussi, je vais essayer d'être objective dans mon commentaire.
Un peu plus d'originalité apporterait du piment à votre récit, il manque un "Élément perturbateur"
L'élément perturbateur, aussi appelé « déclenchement », est le premier événement de l'histoire. Il va « bouleverser » la situation initiale. C'est lui qui va déclencher toutes les péripéties en créant un problème.
J'entends que votre récit est une histoire vraie mais ce ne serait pas une hérésie de le romancer un peu.
Un voyeur, un trouble fête aurait donné plus de piment, de peps et d'intérêt à votre histoire.
Ce ne sont bien sûr que des suggestions et j'espère que mon com ne vous découragera pas.
Continuez d'écrire, ne vous arrêtez pas aux mauvaises critiques mais n'oubliez pas qu'elles font grandir.
Much of love
Méline
Tout en lisant, je me pose toujours des tas de questions stupides, diront certains mais dont l'objet est bien réel.
J'adore participer à des soirées D/S et BDSM et mon mari et moi, avons expérimenté quelques clubs libertins et dans toutes ces rencontres, comme aussi dans ma vie de couple, le premier câlin est rarement une fellation,. Y a-t-il d'autres lectrices ou lecteurs de mon avis ? Un autre détail mais ce n'est pas le cas dans cette première narration, vous me trouverez sans perverse en écrivant ça ; toutes les femmes qui viennent d'avoir un rapport, se reculottent immédiatement et s'en vont..... et le sperme, qu'en font-elles ?
Certes je suis hors propos par rapport à cette histoire mais cela m'est venu en tête et je suis certaine que ni l'auteure ni les lecteurs, m'en tiendront grief.... Du moins je l'espère.
Eliane