00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ caribonex Le seigneur de Monte Grande XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le seigneur de Monte Grande — Chapitre 5 · Prison !

14 minutes
2.9k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de caribonex
caribonex
Histoires publiées
387
Abonnés
701
J'aime cumulés
72.6k

Le seigneur de Monte Grande

Chapitre 5 · Prison !

Cinq jours ont passés et, grâce aux soins prodigués par mon compagnon de cellule en utilisant  les toiles d'araignées sur mes plaies, je sais que je serais finalement apte quand il faudra descendre creuser dans les mines. Ceux qui ne seront pas debout évidemment…
Je n'ai pas bien compris le concept de frapper d'abord puis de ne garder que ceux qui se seront relevés mais il m'a expliqué que depuis des années qu'il est là, les gardiens « du bas »agissent toujours ainsi et qu'à part imaginer vouloir se débarrasser tout de suite des plus faibles ou faire comprendre dés le début que la vie humaine n'a pas d'importance ici il ne faut pas chercher de rationalité dans leurs motivations. La seule chose demandée est de creuser et de trouver des diamants. La petite île où se trouve cette prison secrète réservée aux politiques et aux condamnés perpétuels étant située sur une ancienne cheminée volcanique, le pays y trouve une partie de ses ressources, ses diamants « sales » rendus ensuite propres et acceptables par un jeu de passe-passe administratif  et une prison officielle et visitable dans les montagnes de l'île principale.
— Conclusion, on n'existe pas et sur les documents officiels on est ou on sera officiellement morts.
— Mmm je crois que j'ai bien fait de te soigner.
J'ignore si mon codétenu plaisante ou pas car son expression reste impénétrable. J'imagine qu'il a eu le temps de travailler son  impassibilité. Grâce à la lumière venant de deux petites fenêtres donnant sur le large, je peux voir qu'il est plus grand que moi, une structure osseuse forte mais un corps sec, tendu de muscles noueux comme des cordes, nulle trace de graisse sur son corps dévoilé    car de son uniforme il ne reste qu'un vague short constitué de tissu usé et raccommodé encore et encore. Il n'a rien dit sur lui mais j'imagine que je dispose de beaucoup de temps pour apprendre…
Six ans plus tard…
 Je me redresse sur mon bat-flanc, instantanément prêt comme j'ai appris à l'être depuis longtemps.
Le vent du large qui est notre garant d'apport d'énergie au vu des rations qui nous sont attribués souffle fort et, sous ce climat tropical nous rafraîchit agréablement. Dommage que la majeure partie de notre temps nous la passions sous terre à creuser et creuser encore. Les jours sont toujours les mêmes, réveil, repas, descente, creusement, remise des outils et des diamants – la quantité de nourriture dépendant du nombre remis - fouille, cellule, repas... Les seuls jours de repos sont les jours de beuverie mensuelle des gardiens du dessous et la semaine de carnaval. Nul ne peut s'échapper, aucun objet métallique en cellule, aucune sortie. La seule façon de sortir est de mourir et encore, le corps sera vu par les gardiens qui le jetteront eux- même dans l'océan. Une révolte ? La séparation grillagée bloque tout et les mitraillettes sont plus fortes que les pioches. Don car tel est le nom de l'ancien a tout examiné, tout tenté mais rien n'a marché. S'il m'a aidé c'est que, outre le fait que je sois le seul américain et qu'il peut ainsi assouvir sa passion de l'histoire  en parlant avec quelqu'un pour ne pas devenir fou, il espérait aussi des idées.  
Ceci étant, je crois avoir signalé que j'étais un petit génie non ? Outre ma passion pour l'histoire, j'ai d'autres atouts et j'ai déterminé la seule possibilité, le creusement d'un tunnel pour sortir. D'aucuns ont essayé mais sans repères,sans bases, s'escrimant sans aboutir. La base de mon plan est que les deux co-détenus travaillent toujours ensembles. Notre entente immédiate, son expérience et mon savoir en minéraux nous permettent de satisfaire aux quotas mais aussi et surtout de creuser en direction de l'extérieur ce que personne d'autre n'est en mesure de noter. Des années de labeur épuisant nous ont donc presque conduits au bout.
Si je dis « presque » ce n'est pas par rapport à la distance qui nous reste mais au «nous ». Don est de plus en plus faible et n'arrive plus à manier les outils. Enfin, un matin, mon coup de pioche libère un rayon de lumière. Je pioche comme un fou et parvient enfin à dégager assez de place pour sortir – il y a bien longtemps que je ne suis plus gros ! - et en regardant dehors, je suis fou de joie. Nous surplombons l'océan de cinq mètres, le rivage est à quelques kilomètres, la liberté est là, toute proche !
Mais quand je me tourne vers l'endroit où Don est allongé ces derniers temps, je vois qu'il n'est plus là. Je ne sais même pas quand il est parti mais au bout de dix longues minutes le revoilà enfin titubant de fatigue. Il regarde dehors, savoure la vision puis s'assied ; enfin s'écroule presque et me dit :
— Pour moi c'est le bout de la route Glen. Tu partiras seul. Impossible que je nage jusqu'au rivage.
— Je t'aiderais !
—Tu n'y arriverais pas. Je t'ai tout appris sauf deux dernières leçons.
Il a raison et je le sais bien. Ancien béret vert, il m'a transmis toutes ses connaissances tactiques, ses techniques de close-combat, ses connaissances humaines et linguistiques ; que peut-il encore me dire ?
—Première leçon, le karma. Il m'a rattrapé tu sais. Je ne suis pas innocent comme toi, je méritais ma peine. Dernière leçon, Seul l'amour compte, alors vis et trouve ta lumière. Ne dis rien et prends cela.
Il me tend une espèce de pochette ceinture artisanale gonflée à craquer :
— C'est mon dernier cadeau, le résultat de vingt ans ici sans parler du reste.
Je comprends instantanément ce que c'est et je l'attache très soigneusement autour de mon ventre. Don a déjà en main la corde qui fera chuter les poteaux et les rochers  dissuadant tout le monde de nous chercher. Je lui serre la main, me glisse en position et saute dans le vide.
L'océan me fait un bien fou et je nage vers le rivage là-bas au loin retrouvant peu à peu mes sensations de nageur.  Six ans d'enfer m'ont donné des muscles d'acier et surtout une volonté sans faille et, même si je mets un temps fou, je parviens finalement à toucher terre. Je rampe vers un buisson fourni où je me cache un long moment pour récupérer. Ensuite, je me relève et marche. Un petit ruisseau est mon passeport pour la vie. Boire, me nettoyer du mieux que je peux, remonter le courant pour trouver un village, y voler quelques vêtements mis à sécher, une gourde calebasse et quelques bananes dans un jardin luxuriant. Me voilà paré pour marcher et marcher encore, aller le plus loin possible d'ici au cas où, vers un grand port. Quelques jours plus tard muni d'un peu d'argent, (le contenu du tronc des pauvres de l'église me semblait approprié) je prends le bateau pour Monte Grande , petite île à quelques jours de navigation. Je dors sur le pont, me remplissant de liberté, de vent du large.
J'ai aussi une énorme surprise en me voyant enfin dans un miroir. Je ne me reconnais même pas, mes cheveux sont presque entièrement blanc, mon visage a bien changé, nez cassé, cicatrices sur un visage sec, barbu,presque ascétique, j'ai aussi pris quinze centimètres sans parler de ma carrure sèche et très musclée. Quand nous arrivons en vue de Monte-Grande je plonge et nage vers le début d'une autre vie.
Le soir même après un échange de monnaie dans une église, je vais enfin prendre un vrai repas dans un petit restaurant de plage. Dans cette île pauvre l'héritage de l'histoire fait qu'on parle ma langue et l'ambiance détendue me réchauffe le cœur. La serveuse, une quarantenaire blonde aux cheveux courts prénommée Doris selon son badge me sert avec le sourire et cette femme toute simple me donne l'espoir d'un monde meilleur.
Je prends mon temps, savourant chaque bouchée sans dissimuler mon plaisir ce qui m'attire sa sympathie. Je suis le dernier à sortir et pendant que je cherche un petit coin discret pour dormir je vois qu'une voiture qui la croise alors qu'elle marche au bord de la route, fait demi-tour et la suit. Ici ça ne peut signifier qu'une chose et je change moi aussi de route. Deux cents mètres plus loin, la route traverse une petite zone industrielle abandonnée. La voiture vient bloquer Doris et trois individus en sortent qui l'entourent rapidement, bâtons à la main. Jouant de l'effet de surprise et de tout ce que j'ai appris, je les envoie rapidement au tapis. Pendant qu'elle se remet, je les déleste de leur argent, crève leurs pneus et coupe quelques câbles avant de la raccompagner.
Une courte conversation et elle m'invite dans le petit logis chaleureux où elle vit seule.C'est une femme de tête qui a vécu et sait ce qu'elle veut. Aussi la première chose qu'elle fait c'est de m'envoyer prendre une douche. Je savoure ce plaisir simple avec délectation et m'allonge ensuite  un court instant sur le canapé.
Quand je me réveille c'est le matin et le soleil inonde à flots la pièce. J'ai passé la meilleure nuit de ma vie et devoir Doris  me sourire augmente encore ma joie. Soudain, je vois qu'elle a un air un peu horrifié et réalise à cet instant que je suis juste en short. Elle fixe mon corps couvert de cicatrices d'un air compatissant, il est vrai que je n'y faisais même plus attention. Elle part et revient avec des ciseaux. Assis sur une chaise, elle tourne autour de moi, seulement vêtue d'un court t-shirt, dévoilant ses jambes musclées par son travail, elle coupe, coiffe et chaque petit contact physique est un régal. Elle m'envoie ensuite me raser et me regarde faire, ébahie quand je lui avoue n'avoir que vingt-cinq ans. Pendant qu'elle cherche des vêtements vestiges d'un ex, je prends une  douche.J'ai à peine fini de me laver les cheveux quand elle rentre dans la petite pièce, me regarde avant de se déshabiller devant moi et de me rejoindre.    
Elle se serre contre moi et je sens toute sa chaleur, ce don tendre et pur. Ses seins s‘écrasent sur mon torse, ses bras s'accrochent à mon cou,mes mains viennent tout naturellement se poser sur ses fesses. C'est une femme que d'aucuns qualifieraient de normale ou de quelconque mais la pour moi, c'est la plus belle femme du monde. Nous nous embrassons lentement, profitant pleinement de ce moment. Comme c'est bon de serrer à nouveau une femme dans mes bras, tant d'années sans rien, je suis presque submergé par l'émotion, par la tendresse dont elle fait preuve et suis étonné par le don que cette femme qui ne doit pas avoir une vie facile me fait.
Elle coupe l'eau, et après s'être un peu décollée de moi prend le bloc de savon tout simple et entreprend de me savonner. Ses gestes sont doux, c'est comme si elle me nettoyait des scories de ces années d'enfer. Évidemment c'est aussi très sensuel et mon sexe est vite au garde à vous m'attirant un sourire flatteur. Quand elle me rince je me sens enfin propre et j'entreprends de la savonner à mon tour, passer mes main sur ses courbes est incroyablement bon, et je refais connaissance avec la femme. Son excitation transparaît par ses pointes de seins dures et les frémissements de son corps quand je passe – et repasse – mes mains. Je la rince à mon tour et on s'embrasse à nouveau avant que l'on sorte pour se sécher. Je l'emporte enfin dans mes bras jusqu'à son lit et je l'y dépose telle une vénus pour la regarder et me repaître de sa beauté, si naturelle, si douce. Ses seins ronds, ses courbes, le triangle clair qui m'attire. Elle sent ce que j'ai traversé et se laisse admirer avant de me tendre la main pour m'attirer à elle. On se serre sur le lit un peu étroit pour deux et on s'embrasse encore, chacun sent que l'autre a besoin d'être choyé,
On est collé en cuillère, mon bras gauche passé sous sa nuque pour jouer avec son sein pendant que ma main droite alterne entre l'autre sein ; ses courbes et sa petite chatte que je trouve rapidement humide. Sa main droite flatte mon sexe et on s'embrasse entre deux soupirs. C'est délicieux et c'est ce dont nous avions tous les deux besoin. Enfin, elle me saisit et me prend dans sa chaleur. Un léger soupir, quelques délicieux mouvements de hanche et je suis entièrement fiché en elle. Nous commençons à bouger en harmonie, sans hâte, veillant simplement à prendre le chemin  ensembles. Entre caresses, baisers et attouchements sensuels, nous montons toujours plus vite, toujours plus haut. Quand elle gémit, je la suis et me perds dans sa chaleur. Je me sens vibrer, ivre de sensations après si longtemps.
On reste serrés l'un contre l'autre à juste se détendre, juste savourer ce plaisir que je n'espérais plus.
Un peu plus tard après un petit repas et quelques ablutions nous remettons cela. De longues caresses sensuelles. Je redécouvre le corps féminin et ne m'en lasse pas. La douceur de sa peau, le goût, l'odeur, sous mes doigts et ma langue je savoure.  J'ai besoin d'être tendre avec quelqu'un, de ne plus être un être froid et dur. Elle me laisse explorer, jouer de son corps, heureuse d'être admirée, désirée et ses yeux qui brillent de plus en plus sont une bénédiction pour moi. Quand elle jouit sous ma langue et mes caresses, je la regarde partir, planer et revenir lentement sur terre.
Son sourire quand elle revient dans mes bras, force la noirceur a se retirer et même si je sais qu'elle reste tapie en moi je suis pour le moment ici et maintenant et je suis bien.
Doris parcourt ensuite mon corps et, si ses doigts passent sur mes cicatrices, ce n'est pas par pitié ou voyeurisme c'est comme si elle voulait me nettoyer, passer de la douceur sur mes plaies. Ce traitement a évidemment  pour corollaire que je suis rapidement tendu. Elle me prend alors en bouche et me déguste à son tour. Je manque défaillir car c'est la première vraie fellation que je reçois, le vague bisou que m'avait fait Mei-Lin ne comptant pas. Je rejette vite cette image dans l'obscur et savoure ce que Doris me fait. C'est délicieux et surtout ce n'est pas forcé, c'est un plaisir partagé ; ses yeux pétillants me le prouvent amplement. Ses coups de langue, sa façon de me caresser en même temps, la douceur et la force qu'elle utilise .. Mmm c'est si nouveau, si fort que je sens rapidement la vague monter. J'arrive à murmurer que je vais jouir et le seul résultat est qu'elle se montre encore plus câline , encore plus coquine. Je ne suis pas long à me répandre par saccades dans sa bouche et quand elle feule elle aussi, je réalise qu'elle se caressait en même temps. La aussi c'est une première.
J'imagine que son expérience lui a fait réaliser que c'étaient des découvertes pour moi et elle me glisse à l'oreille qu'elle est libre pour deux jours...
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 6 · Evasion
11 minutes
2.8k
120
1
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 4 commentaires
Photo de profil de Ced6782
Ced6782
27 octobre 2022 à 23:41
Hummmm top génial
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de caribonex
caribonex
26 octobre 2022 à 18:59
Une suggestion d'un lecteur m'a fait à mon très humble niveau m'inspirer de Dumas , les hommages à ce grand écrivain sont multiples et disséminé dans les textes. Merci pour vos commentaires.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sholvak
Sholvak
26 octobre 2022 à 11:49
Enfin un chapitre concentré sur lui. J'ose espérer une vengeance à la hauteur eheheheh

Merci pour cette histoire en tout cas!
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ caribonex VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE XSTORY
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE
Chapitre 5
Par caribonex
81
2
2k
Hétéro
✦ caribonex VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE XSTORY
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE
Chapitre 13
Par caribonex
16
2
1.7k
Hétéro
✦ Galaxie55 L'infirmière et le prisonnier XSTORY
L'infirmière et le prisonnier
Chapitre unique
Par Galaxie55
223
4
30.4k
Hétéro
✦ caribonex Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta - XSTORY
Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta -
Chapitre 1
Par caribonex
206
5
6.4k
Hétéro
✦ Charline88 Mon enfer XSTORY
Mon enfer
Chapitre 2
Par
69
4
2k
Hétéro
✦ Neopassenger Audrey, lumière dans les ténèbres (One shot) XSTORY
Audrey, lumière dans les ténèbres (One shot)
Chapitre unique
Par Neopassenger
9
7
2.3k
Hétéro
✦ caribonex Enquêtes en Orégon XSTORY
Enquêtes en Orégon
Chapitre 3
Par caribonex
53
5
1.6k
Hétéro
✦ bobby29 Thèse à la grecque. L'étudiante et le pêcheur. XSTORY
Thèse à la grecque. L'étudiante et le pêcheur.
Chapitre 1
Par bobby29
62
6
10.5k
Hétéro
✦ caribonex Oregon trail, pionnières vers l'ouest. XSTORY
Oregon trail, pionnières vers l'ouest.
Chapitre 9
Par caribonex
188
4
2.5k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio