Orage et Fourgonnette
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Doo30 Orage et Fourgonnette XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Orage et Fourgonnette — Chapitre 1

42 minutes
17.5k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Doo30
Doo30
Histoires publiées
29
Abonnés
96
J'aime cumulés
2.6k

Orage et Fourgonnette

Chapitre 1

Orage et Fourgonnette,
Je m'appelle, Claude, j'ai dix-huit ans et plein d'incertitudes. Un physique potable, un visage agréable, d'une taille dans la moyenne inférieure, les cheveux bruns longs, un corps fin, mais assez musclé. Pas très de barbu, et peu de poils sur les membres, bref, un jeune mâle en devenir...
J'ai pas mal de succès auprès des filles, ce qui m'a permis de perdre mon pucelage plutôt jeune. Les femmes alimentent ma libido, elles sont les uniques créatures de mon imaginaire fantasmatique. Grâce à elles, je me projette au milieu d'ébats lubriques insensés, entouré de ces gourgandines insatiables... Mais... Il y a un mais...
Malgré mes succès auprès de la gent féminine, depuis quelques mois, j'ai perdu mon appétence pour le sexe, je fais l'amour tristement... Je jouis morne, et encore si j'arrive à l'orgasme ! Pourtant ma partenaire, m'excite, elle me plaît, j'ai de belles érections, mais au fil de nos ébats, je perds pied, mon désir se fissure, c'est un flop, un fiasco, un pétard mouillé...
J'entends déjà certains d'entre vous dire, il a commencé trop jeune, il est blasé, ce n'est qu'un mauvais moment, ou aurait-il un complexe, son pénis !
Je vous rassure, ma verge, certes, n'est pas celle d'un hardeur, néanmoins mes 16/4 se dressent fièrement, et d'après les statistiques, pour une fois, je suis au-dessus de la moyenne, une fois n'est pas coutume !
Quant à ceux qui douteraient de mon orientation sexuelle, je vous rassure, en toute sincérité, je suis 100/100 % hétérosexuel, aucun doute là-dessus. Je ne m'en suis jamais écarté, à une exception près, au début de mon adolescence, comme beaucoup de jeunes, j'ai participé à quelques concours de branlettes avec des copains, chacun pour soi d'ailleurs. De ces expériences juvéniles, je ne garde aucun souvenir mémorable, et surtout cela n'a jamais alimenté ma libido.
Presque tous les samedis matin, je fais un peu de sport, footing ou vélo. Vivant à proximité du bois de Boulogne et de ses lacs depuis ma tendre enfance, c'est devenu mon terrain d'exercices de plein air favori.
J'ai découvert le bois Boulogne très jeune en landau, plus tard, avec mon frère à vélo ou en footing autour des lacs. Aujourd'hui c'est seul avec mon VTT que mes balades du samedi matin se déroulent. Au fil de ces matinées sportives, j'ai fini par m'intéresser aux pêcheurs à la ligne que l'on croise autour de ces lacs.
Après en avoir observé un certain nombre, j'ai fini par me focaliser sur un duo. Pourquoi, tout simplement parce qu'une fois j'ai eu la chance de les voir sortir une superbe carpe. C'est donc tout naturellement que j'ai pris l'habitude de terminer ma balade à vélo par une visite au duo. Au début je m'arrêtais, restant un peu à l'écart pour ne pas les déranger, et au fil de mes visites, nous avons fini par échanger quelques banalités, puis par sympathiser.
Dans ce duo, il y a Roger, une quarantaine d'années, fleuriste ayant pignon sur rue à Neuilly, il s'approvisionne aux halles de Rungis tôt le matin, puis il livre son épouse, avant de filer à la pêche jusqu'en début d'après-midi. Roger est à peine plus grand que moi, un mètre soixante-quinze, musclé, brun et visiblement poilu comme ours. Amateur de rugby, il est jovial et toujours décontracté, aussi bien dans sa tenue, que dans ses propos, il a la gouaille grivoise.
Son acolyte, Jean, la petite cinquantaine, grand sec, plus d'un mètre quatre-vingt-cinq, toujours bien mis. Il est célibataire, ex-officier d'active, aujourd'hui commercial... Visiblement plus préoccupé par les carpes que par son chiffre d'affaires. C'est un homme sérieux, l'air un peu sévère, tout de même, un regard malicieux. Jean est visiblement issu d'un milieu aisé, il s'exprime dans un français soigné, sa culture est évidente, bref, à l'opposée totale de son complice le Roger.
Je les regarde pêcher depuis presque deux ans, petit à petit nous avons échangé quelques mots avant de finir par sympathiser. Il m'arrive même de rester avec eux plus d'une heure, et de partager leur casse-croûte !
Au début de l'été dernier, lors d'une matinée vélo, je trouve Roger seul, les cannes de Jean sont bien là, mais il est parti faire des courses, sans doute en vue du casse-croûte de midi.
Roger est de mauvaise humeur... Les carpes le font chier, elles refusent l'hameçon, son épouse l'emmerde, elle ne lui sert même plus le café du pauvre ! L'expression me laisse dubitatif !
Devant mon air éberlué, il explique qu'elle ne veut plus baiser, plus de sexe et ça dure depuis un bon moment... Bref tout va mal ! Il me prend à témoin !
— Toi, tu pourrais rester un mois sans tremper ta nouille ! Moi, ça me rend fou, complètement dingo. À ton âge, moi, je baisais à couilles rabattues, j'avais les hormones en ébullition, toi aussi, j'en suis sûr...
Un ange passe, c'est la première fois qu'il me parle de sexe aussi intiment, je ne sais pas quoi répondre, si je réponds, je crains que ça dérape...
— Oui, s'est sûr, je me débrouille, ça va pas trop mal...
— Oh, ça n'a pas l'air si folichon... raconte un peu !
— Non, je t'assure ça va, rien d'important.
— On est entre hommes, tu peux me dire !
J'aurais dû m'éclipser, je me doutais que cette conservation allait devenir trop intime... un long silence, et puis merde je lui résume ma situation.
— J'ai commencé jeune, j'ai pas mal de succès, de chance avec les filles. Mais depuis un moment, je me sens un peu blasé, je baise sans conviction et le plus perturbant, je n'arrive plus à jouir, je crois que j'en ai pas envie ! Pourtant je bande comme un fou, et s'il m'arrive de jouir, c'est bof...
Je sens dans son regard, ma réponse l'intrigue...
— Ce n'est rien, ça va passer, à ton âge rien n'est irréversible, ne te tracasse pas, tu n'as pas tout essayé !
Il reprend son dialogue sur son manque de sexe... il m'explique que depuis la puberté, il est avide de sexe, certains aiment les bonbons, moi c'est le cul... dixit le Roger ! La rencontre de sa future épouse, une chance, en plus d'être une belle femme, c'est une amante divine, avec un appétit à la hauteur du sien !
Mais voilà, les années passent, son goût pour la chose est plus modeste, jusqu'à ces derniers mois, où il a quasiment disparu ! Il a des maîtresses, attention pas de liaisons sentimentales, il aime sa femme, il est hors de question qu'il la quitte. Ses maîtresses c'est juste pour tirer un coup, ou se faire faire une petite gâterie, hygiénique quoi !
C'est la première fois que nous parlons de choses aussi personnelles, intimes et surtout sexuelles, je suis plutôt surpris et pas très à l'aise ! Le personnage lui ne m'étonne pas, il cadre avec l'image que je me faisais du bonhomme, bon vivant, jovial, et jouisseur, mais discuter sexe avec un adulte c'est perturbant !
— Pour que tu comprennes à quel point le sexe est vital pour moi, il faut que je te raconte une expérience que j'ai vécue pendant mon service militaire lors de la guerre d'Algérie !
Et voilà qu'il démarre son récit, je vous résume ; trente mois de service militaire, une période noire pour beaucoup, une longue période de disette pour sa boulimie lubrique !
Ce long épisode de manque allait décupler son acuité lubrique.
Un soir de garde, il aperçoit des allers et retours suspects en direction du baraquement des sanitaires. Des mecs vont et viennent, se déplaçant avec précaution, en mode espion !
Dès le lendemain, il mène son enquête, il doit savoir ce qui se passe dans les sanitaires...
Il questionne un de ses potes sur la fréquentation nocturne des sanitaires.
La réponse lui troue le cul ! C'est un lieu de rencontre homo ! Mais pas uniquement, des mecs comme toi et moi en profitent. C'est l'occasion de se faire sucer, ou plus si affinité ! Dans ce trou, en plein désert, il faut être pragmatique, moi il y a bien longtemps que je mets un mouchoir sur mes principes et mon hétérosexualité, j'en ai plus qu'assez de me branler en solo dans les chiottes ! Pas toi !
Roger n'est pas convaincu par la philosophie de son pote, se faire un homo quand même !
Pourtant ce qui se passe dans les sanitaires n'a rien d'exceptionnel, avec deux compagnies et trois cents hommes stationnés au milieu de nulle part, il est naturel que certains soient des tarlouzes ...
De plus la majorité des conscrits ont entre vingt et vingt-cinq ans, une usine à testostérone, une bombe...
En fait tout le monde est au courant, même la hiérarchie, elle ferme les yeux, l'hygiène sexuelle c'est bon pour le moral de la troupe et dans ce trou paumé, c'est une aubaine pour eux.
Puisque son pote fréquente régulièrement les sanitaires, pourquoi pas lui. Dès la nuit suivante, Roger allait tester les sanitaires... Devant mon silence et mon regard fuyant, il se reprit :
— Tu sais la première fois, j'étais comme toi, pas fier, et même un plutôt honteux... En entrant dans ce bâtiment, l'atmosphère était singulière, il faisait très sombre, presque noir, et cette chaleur étouffante. Des ombres se déplaçaient comme des fantômes...
Mon pote m'avait donné les codes... Il suffisait d'attendre, immobile, et les tarlouzes venaient te brancher !
La première fois, un mec s'est approché, sans un mot, il a caressé mon sexe, je l'ai laissé faire... Dès que j'ai bandé, il a fait glisser mon pantalon de treillis. Il a pris ma tige d'une main et mes couilles dans l'autre, il m'a caressé avec douceur, vingt secondes après, il s'est agenouillé, quelle bouche sublime, je m'en souviens encore. J'ai joui en moins d'une minute, il a avalé en grognant, j'ai remonté mon froc et je suis parti comme un voleur.
Une fois dans le dortoir, je sentais tellement bien, je me suis juré de ne plus jamais me branler en solitaire !
— Mais alors tu es homo !
— Halte là, jamais de la vie, l'honneur du mâle est sauf, je n'ai jamais sombré dans la réciprocité, je n'ai jamais fait la femme, je venais juste me dégorger...
— C'est terriblement égoïste, ces pauvres mecs devaient être déçus, frustrés...
— Je crois que ton éducation sexuelle est un peu sommaire, tu as une approche trop conventionnelle ! Déjà tu confonds faire l'amour et baiser... L'amour est un acte fusionnel, l'osmose des esprits et des corps dans un même désir, une fusion intense et sensuelle...
Le sexe, la baise, est un acte pulsionnel, instinctif, presque bestial, où chaque partenaire cherche à jouir égoïstement.
L'égoïsme n'est pas synonyme de frustration pour ton partenaire. Le mâle actif profite de l'appétit de la tarlouze. La tarlouze elle, se délecte et du plaisir qu'elle distille, d'avoir l'objet de ses désirs entre ses mains... Il y en a même qui se font prendre comme des gonzesses, ils jouissent en se faisant enculer ! Je t'assure que j'en ai fait gueuler et jouir plus d'un avec ma grosse pine...
J'ai bien du mal à le croire, comment peut-on prendre du plaisir uniquement en caressant une bite, ou pire en se faisant enculer ! Cette sexualité ne m'excite pas le moins du monde, je comprends que le manque pousse à des actes contre nature, franchement ce n'est pas mon truc ! Malgré tout, j'envie sa légèreté, sa facilité à prendre son pied, cette appétence sans scrupules. Je dois couper court à cette discussion. Je n'ai ni la culture ni la maturité pour débattre de ce sujet. Je crains qu'il devienne trop intrusif sur ma vie sexuelle...
Je prends congé, j'enfourche mon VTT et je file direction Suresnes, rejoindre ma chambre de bonne. En chemin je phosphore, cet homme jouit comme je respire, c'est un besoin physiologique, primaire, vital...
Il est capable de satisfaire son appétit indistinctement avec une femme ou un homme, cela me paraît totalement ahurissant !
J'avoue que plus d'une fois j'ai repensé au pragmatisme sexuel du Roger. Je ne peux m'empêcher de confronter mes propres expériences sexuelles aux siennes !
L'évidence est criarde, il jouit sans vergogne de tout, en revanche l'abstinence le rend complètement dingue. Je ne suis pas dans ce cas, mes ébats de ces derniers mois se concluent presque toujours par une déception. Si bien qu'aujourd'hui, j'en fais une quasi-phobie, au point d'éviter ma copine... J'en suis arrivé à trouver mes branlettes plus satisfaisantes, d'ailleurs je les ai multipliés ces derniers temps.
Après les confidences sulfureuses de Roger, j'évite mes pêcheurs un moment... Trois semaines plus tard, un samedi matin, le ciel est menaçant, je me décide tout de même d'aller faire du vélo. Une douche rapide, j'enfile mon cuissard cycliste noir à même la peau. Il couvre le haut de mes cuisses jusqu'au torse, maintenu par deux larges bretelles. Ce vêtement hyper-moulant est flatteur, il sublime mes muscles, mes galbes...
Mes chaussures de vélo aux pieds me voilà en route. Je gagne le boulevard Henri Sellier, traverse le pont de Suresnes, et je rejoins l'hippodrome de Longchamps, où j'entame mon premier tour.
Quatre tours plus tard et presque quinze kilomètres, je file direction le grand lac, j'en fais le tour, et en suivant les sentiers, je rejoins le lac Saint James.
Ma dernière conversation avec Roger me revient à l'esprit, le vent se lève, le ciel s'assombrit, je ferai mieux de rentrer avant de prendre la sauce...
Je suis à moins de cinq minutes du lac, je passe leur faire un petit coucou et je rentre. Ils sont bien là, fidèles au poste, nous échangeons une poignée de main, ils sont tous sourires, visiblement la pêche est bonne. J'allais m'enquérir de leurs prises, lorsqu'un déluge s'abat sur nous !
Une pluie torrentielle, des gouttes énormes, en quelques secondes nous sommes lessivés, nous pataugeons, sauve qui peut !
Je les aide à rassembler leur matériel sous le déluge, l'essentiel rassemblé, Roger nous crie :
— Tous dans la camionnette, pose ton vélo contre la carrosserie...
Nous nous jetons à l'intérieur de son Master, tous les trois debout, nous nous regardons, ruisselants, nous partons dans un fou de rire... Je suis le seul à avoir encore une tenue à peu près correcte, mon cuissard est mouillé et transpercé, mais impeccable. Eux, ils ne ressemblent à rien, les cheveux dégoulinants, les miens aussi, leurs fringues sont détrempées, leurs collent à la peau...
Heureusement son fourgon est spacieux, long et surélevé, la partie arrière est équipée de rayonnages destinés à accueillir fleurs et plantes. L'avant lui est équipé d'une banquette en L, en face, et de l'autre côté, d'un petit meuble évier.
Le fou rire terminé, Roger nous interpelle :
— Ne restez pas comme ça, séchez-vous, il y a une serviette de bain sous la banquette.
Aussitôt dit aussitôt fait, il relève sa banquette et saisit une grande serviette bleue.
Il me la tend :
— Tiens-moi ça une seconde !
L'instant suivant, il baisse les bretelles de sa salopette, s'arrache son tee-shirt, et finit d'ôter sa salopette, ses seuls vêtements, il est à poil...
Incrédule, je regarde ce bonhomme impudique...
— Alors tu me donnes la serviette ou quoi !
Je lui tends, il s'éponge, les cheveux, le corps, et finalise en essuyant les parties génitales avec excès, tout en regardant avec insistance... Puis il la tend la serviette à Jean.
Je suis encore sous le choc provoqué par sa nudité et cette dernière attitude obscène. Lorsqu'il tend à Jean la serviette, mon trouble s'amplifie, il expose sans vergogne sa verge noueuse de mâle, grasse, cernée d'une forêt de poils sombres...
Au ralenti fuyant cette vision, je suis le déplacement de la serviette, Jean est également nu, je ne m'en suis même pas aperçu, il se frictionne les cheveux. Une force sournoise oriente mon regard sur son sexe...
Il ressemble au bonhomme, très long et fin, une épée, il bande comme un âne. Ma confusion est totale, mon trouble évident, alors que j'essaie de contrôler mon émoi...
— Dis-moi Claude, les hommes mûrs te plaisent, on t'excite !
Mon Dieu, pourquoi cette érection, elle trahit mon émoi, malgré mon cuissard moulant, elle est bien visible, je baisse la tête, je rougis, je ne sais plus où me mettre tellement je me sens humilié...
— Allez pas de chichi, à poil, sèche-toi !
Comme un automate, sans conviction, j'ôte mes bretelles, lentement je fais glisser mon cuissard, cette fois, elle est molle, elle pend entre mes jambes. Je n'ai pas le temps de réagir, Jean derrière moi, me frictionne les cheveux... Il est doux, c'est même agréable, je me laisse faire ne sachant pas vraiment pas quelle attitude adopter.
Roger lui, est face à moi, il me regarde sans détour, un regard de prédateur, pas un regard de bon père de famille !
Jean s'attaque à mes fesses, je m'esquisse d'un petit coup de reins, immédiatement, il revient aussitôt à la charge, il empaume mes lobes, les masse à pleines mains, c'est incongru, mais terriblement plaisant. Le côté pile séché, il m'invite de ses mains à lui présenter le côté face !
Docile comme une marionnette, il me guide face à lui, ses yeux coquins ne me rassurent pas... L'essuyage minutieux repart, d'abord le haut de mon corps, il s'attarde sur mes pectoraux, puis mes tétons, en insistant plus que nécessaire. Je frissonne, et de nouveau, je bande, inconcevable, cet homme me fait bander...
Au moment où il s'agenouille pour me sécher les jambes, Roger se colle à mon dos !
Le premier contact avec mon corps, sa pine chaude et dure comme de l'acier, j'avance vers Jean tentant de fuir ce contact... Bloqué par Jean, je me résigne, sans protester, mais que m'arrive-t-il !
Lorsque la pine de Roger revient à la charge, elle se loge sans vergogne entre mes lobes... Le contact avec cette masse de chair turgescente, me fait frémir, je frissonne visiblement, impossible de nier mon trouble !
La seconde suivante, lorsque ses lèvres effleurent mon cou, un spasme voluptueux m'ébranle... Je panique, je tente de les repousser, sentant que la situation m'échappe, tout cela va mal finir !
— Non s'il vous plaît, je ne suis pas comme ça, je n'ai pas envie, vous me faites peur !
Ils sont sourds, ma supplique, ne les arrête pas... Avant de terminer ma dernière syllabe, Jean embouche mon membre bandé à l'extrême, immédiatement il me le suce, délicatement, c'est délicieux ! Roger, lui a glissé ses mains sur ma poitrine, il me titille les tétons, avant de les pincer, m'arrachant un couinement des plus surprenants.
La situation dérape, j'hallucine, je ne maîtrise rien, ni mon corps ni mes neurones !
Tout bascule un instant plus tard, lorsque Jean m'entraîne, alors qu'il s'assoit dans la banquette, à mon tour me voilà à genoux entre ses cuisses !
D'une main il guide son dard jusqu'à mes lèvres, il le promène sur ma bouche, m'effleurant de la pulpe de son gland ! Il extrêmement doux, je perçois cette odeur particulière, je découvre le fruit de l'excitation du mâle pour la première fois...
Roger n'est pas inactif, il s'intéresse à mon cul, des deux mains, il le masse, joue avec mes lobes. Ses doigts s'infiltrent dans mon sillon et s'attardent sur ma rosette, qu'il taquine. Vierge et naïve, elle n'a jamais connu d'attouchement, et surtout aucune pénétration, pas même un doigt ! Lorsque sa langue vient tangenter ma rosette, je pousse un « OoooH », de surprise, d'émoi... Ma bouche étonnée baille, le gland de Jean s'y engouffre poliment.
Incapable de la moindre réaction, scotché par la tournure des événements, vaincu par ce maelström d'émotions, de sensations, d'excitation inexplorées, la tête me tourne...
Une chaleur onctueuse m'envahit, je sens bien, malgré la crainte que m'inspire cette sexualité perverse. La honte en filigrane, pourquoi suis-je aussi malléable, je cède avec docilité à la perversité de ces hommes, sans opposer la moindre résistance.
Jean me tapote l'intérieur de mes joues avec sa verge, il se polit le gland sur ma langue, immobile incapable de la moindre initiative, je subis...
— Suce, ma jolie ma sucette, tu vas voir comme elle est bonne ma belle...
Ma belle ! Pas de doute c'est bien moi qu'il s'adresse, je suis le seul à avoir quelque chose dans la bouche. Timidement j'agite ma langue sur cette chair turgescente, je flirte avec son gland très mécaniquement. Il prend mon visage entre ses mains et me guide, tous ses gestes sont lents, empreints de douceur, il entame une sorte de coït buccale, je me laisse faire. Sa douceur ne compense pas la longueur de son engin, il se glisse au fond de ma gorge, me causant des spasmes vomitifs, gentleman il se retire, me laisse reprendre mon souffle et déglutir.
Et Roger me direz-vous, lui s'affaire à charmer mon cul, il le lèche, le mange comme si sa vie en dépendait, par instant un doigt me titille, chatouillant la corolle de mon anus, avant de tester en son centre mon élasticité.
Ma respiration s'accélère, mon rythme cardiaque s'emballe, je suis tout émoustillé, j'émets de petits sons étouffés par la bite de Jean, lorsque Roger abandonne mon cul, Jean l'interpelle :
— Non Roger déconne pas, pas toi en premier, tu vas le dégoûter, laisse-moi te le préparer, je vais le roder !
— Eh ben, qu'est-ce que t'attends, prends ma place !
J'écoute le dialogue entre ces deux maquignons sodomites, c'est bien de moi, de mon cul dont ils parlent, ils se disputent la primeur de mon pucelage anal, je n'ai plus de doute sur leur dessein, ils veulent m'enculer !
Ma réflexion est arrêtée par un jeu de chaises musicales. Je suis à la même place, simplement devant moi ce n'est plus la verge de Jean, mais la matraque de Roger, et les mains sur mon cul, celles de Jean !
Roger me pénètre la bouche, le contraste est flagrant, la masse charnue dilate ma cavité buccale, rien à voir avec Jean, Roger en impose par sa largeur.
Jean me travaille la rondelle, une phalange a violé mon sphincter, facilement, son doigt tourne autour de mon orifice réfractaire. Il crache pour lubrifier ma pastille vierge, il tente maintenant d'introduire deux doigts, il force, et finit par y parvenir. La douleur est tolérable, c'est seulement très désagréable et perturbant.
Rien ne les arrête, Roger assis au bord de la banquette me lime la bouche, son goût est proche de celle de son compère, juste un peu plus musquée, animale !
Il me tient par les cheveux et me pistonne la bouche, sans brutalité, toutefois c'est très viril. La présence de ces deux mâles logés dans mes orifices m'excite terriblement, est-ce leurs attouchements obscènes, ou cette situation hallucinante...
Une excitation si différente de mes expériences passées, cela ne ressemble en rien à ce j'ai connu jusqu'à présent, viscérale, cérébrale, un mélange complexe de volupté et d'asservissement.
Une claque me cingle fortement le cul, elle cristallise mon attention, une erreur, au même moment l'épée de Jean me transperce, il m'encule aisément !
Comme un couteau dans du beurre, la douleur est discrète, je me crispe un instant, mais elle ne dure pas, de toute façon il poursuit son introduction, rien ne l'arrêtera, sauf l'extrémité de rectum !
Sans pause, il enchaîne les coups de queue, le rythme est diabolique, les vingt longs centimètres de sa verge me ramonent, me lustre le boyau, je m'enflamme très vite sans comprendre ce qui m'arrive !
J'émets des sons surprenants, modulés par la grosse pine de Roger qui me bourre la glotte énergiquement.
Je n'ai jamais ressenti de sensations aussi délicieuses, puissantes, elles courent sur mon échine, résonnent dans mon anus, électrisent mon pénis, dont l'érection est redoutable...
Propulsé par la fornication de Jean, j'engloutis davantage le gros dard de Roger, qui à son tour me renvoie m'empaler sur le chibre de Jean.
Tout naturellement que je me calque à ce rythme, inconsciemment, je vais au-devant de l'épée de Jean, le coup suivant, j'engloutis la bite de Roger.
Je ne suis plus moi-même, je pressens un bouillonnement orgasmique, l'intensité de ses sensations augure de sa violence, je perds pied, je n'ai plus la force de me tenir, c'est le moment que choisit Roger pour me cacher ses jets de foutre épais en plein dans la gueule, maculant au passage mon visage !
Accroché aux cuisses poilues du jouisseur, j'encaisse les salves coup de bites de Jean, surexcité par la jouissance de son pote. Je couine en longs borborygmes englués par le foutre.
Un premier spasme m'atomise, le second me propulse dans un maelstrom charnel éblouissant, je jouis, j'éjacule des mois de frustration orgasmique.
Je viens jouir, sans l'aide de ma main, uniquement transporté par la fornication d'une verge dans mon trou du cul sodomite !
Je n'ai jamais connu un tel plaisir, tumultueux, enthousiasmant, sidérant... Jean n'en a pas encore terminé, il m'enfile avec une vélocité infernale, j'encaisse les va-et-vient de sa queue, la une fluidité de sa fornication est incroyable... Une minute plus tard, il libère de sa semence, il me féconde dans un feulement délicat, je perçois à peine les spasmes de son éjaculation, il s'allonge sur mon dos et me glisse à l'oreille :
— Depuis le temps que tu nous fais bander ma chérie !
Je ne sais pas comment interpréter ce sobriquet et son compliment, cet orgasme me laisse sur le cul, sans mauvais jeu de mots !
— Je n'ai jamais imaginé jouir enculé par un homme ! C'est tellement différent, incroyable, si singulier et épanouissant, je n'arrive pas à le croire. C'est très perturbant, mon attitude me met mal à l'aise, comme tout ce qui vient de se passer, c'est difficile à assimiler...
— Détends-toi ma biche, c'est naturel d'être chamboulé, le plus important c'est que tu aies pris ton pied. Je ne m'étais pas trompé à ton sujet, tu avais besoin de découvrir autre chose... Quand j'en ai parlé au vieux pédé (il parle de Jean), l'idée de te faire découvrir nos petits jeux l'a immédiatement enthousiasmé.
— Vous m'avez piégé !
— Non tu crois ! Ma poule, soit honnête ça t'a plu... Allez détends-toi, on va casser la croûte nous je te t'offrirais le dessert du chef...
— Non, non, je vous ai laissé aller trop loin, je ne sais pas ce qui m'a pris, c'est plus raisonnable d'en rester là, je ne me sens pas bien, je veux rentrer...
— OK, dommage, Jean est un artiste, il meurt d'envie de te faire découvrir son talent ! Reste encore un peu pendant que je prépare le frichti...
— Bon juste dix minutes et je m'en vais...
— À la bonne heure, j'ai du mal à comprendre ton envie de nous quitter ! Tu viens de prendre un pied comme tu n'en as peut-être jamais pris !
Pourquoi culpabiliser, nous ne t'avons pas forcé, nous n'avons fait que satisfaire un désir profond... Demande à Jean s'il se sent coupable, la jouissance anale, c'est sa madeleine de Proust.
Jean tapote sur la banquette, je le regarde et comme un automate en court-circuit, je me pose à ses côtés. Roger n'a pas entièrement tort, j'ai peur, peur de ce désir nouveau, peur de voir cette sexualité supplanter mon amour des femmes, peur de cet orgasme singulier, et comment assumer cette sexualité au grand jour...
Jean n'a pas ces préoccupations, il attire près de lui. Il m'envahit sans perdre de temps, ses mains explorent mon corps, aucun grain de peau n'est oublié. Il est d'une telle douceur, ses effleurements sont d'une subtilité affolante... Sa main se glisse à la naissance de mes cuisses ! L'effet de ce contact est immédiat, ma verge s'érige. Encouragé par mon érection, son autre main guide mon visage jusqu'à ses lèvres, il m'enlace goulûment, malgré ma surprise, je ne résiste même pas ! Le baiser est trop sage à son goût, sa langue tente de m'investir, je résiste, si peu, voilà sa langue qui danse avec la mienne, intimidé...
Son baiser n'était qu'un subterfuge, mon gland en main, il le masse avec une dextérité époustouflante, le salaud, son art me domine, ma langue se désinhibe, elle se prend au jeu...
Le baiser s'enflamme, l'hyper-sensualité de Pierre m'imprègne, me pénètre, il sait comment séduire un homme ! Ses caresses sont divines, elles me perturbent profondément, lui se contrôle parfaitement, il sait comment obtenir ce qu'il veut de moi...
— Claude prends-moi, goûte à mon cul !
— Mais je n'ai jamais sodomisé personne.
— J'ai assez d'expérience pour deux...
Le voilà en position à quatre pattes à l'extrémité de l'étroite banquette, il se tapote son cul, m'invitant à prendre place... J'approche la queue en main, il se positionne, et la pointe de mon gland au centre de sa large rosette, d'un coup de cul, il m'aspire sans autre forme de politesse !
Ma queue est entièrement dans son fondement, sentant ma timidité, il m'encourage, je le lime lentement au début. Son conduit sodomite est étroit, il se lubrifie comme celui d'une femelle... Mon rythme s'emballe... Je le laboure maintenant sans scrupules, à grands coups de queue. Plus je pilonne, plus il gémit, il feule au rythme de son plaisir naissant. Ce Pierre n'est là, n'est pas le pêcheur que je connais, ni celui m'enculait il y a vingt minutes ! Ce n'est plus un homme, son comportement n'a plus rien de masculin, c'est une femelle...
— aaaaaahh ooooooohhhh nooaaaaahhhh oui, oui, oui j'aiiiiiiime, Oooooh ouuuiiii...
Ses Vocalises inondent l'espace du fourgon, en moins de cinq minutes il atteint l'orgasme, dans un dernier gémissement :
— Aaaaah, Ooooooouuuii...
Il s'écroule sur la banquette, expulsant ma bite, visiblement vidé par son orgasme...
Une minute plus tard, comme un diable qui sort de sa boîte, il bondit, vorace, et engloutit ma turgescence !
Il me suce comme un dieu, une pipe d'anthologie, ses lèvres, sa langue, deux diablesses suaves et onctueuses. En moins de deux, je grimpe aux rideaux, je lui crache mon foutre au fond de la gorge, contrairement à moi, il n'en perd pas une goutte.
Je suis scotché, j'ai joui avec une force ! C'est la deuxième fois en moins une demi-heure, fabuleux, tout naturellement ! Le plus sidérant, je prends du plaisir avec des hommes, ma première sodomie, mon dépucelage ! Inouï, je ne me l'explique pas ! Je n'ai jamais joui aussi fort, aussi spontanément depuis des mois !
— Claude, tu as du talent et une belle queue, huummmm !
— Quand je pense qu'elle voulait nous quitter, la petite salope ! Remarque il est poli, j'ai bien aimé sa façon de te dire au revoir, il t'a carrément épanoui le fion mon Pierrot...
— Attends un peu ma petite salope, que tonton Roger te fasse goûter son gourdin magique...
Encore embrumé entre vapeurs orgasmiques et introspection, je l'écoute d'une oreille...
Quelle grande gueule prétentieuse, en revanche la grosse chose ce qui pend entre ses jambes est bien réelle ! Il est trop tard pour fuir, je ne partirai pas de ce fourgon, avant de m'être fait graisser le boyau par tonton !
Partir, je n'en ai jamais vraiment eu envie, j'avais besoin de reprendre mes esprits, d'analyser, en une heure, ils ont de balayer des années hétérosexualité ! C'est complètement dingue, c'est trop, impensable, insensé, fuir serait certainement plus raisonnable, en même temps, si je pars, je n'aurais sans doute plus l'occasion de vivre une telle expérience !
Ce subit engouement homosexuel me turlupine, en un temps record, j'ai viré ma cuti, sans aucun signe prémonitoire, simplement parce que deux hommes ont su me surprendre, m'exciter !
Et merde, je vais tout de même pas culpabiliser au point où j'en suis ! Je crains que ce début d'orage de cerveau persiste encore un long moment !
— À table, et pas de chichis, à la bonne franquette !
Un petit Ricard pour commencer, puis un second, selon l'adage. Nous partageons des œufs durs, une terrine de lapin, trois feuilles de salade et du fromage. Un petit bordeaux supérieur, puis son frère et nous voilà repus, et même un peu pompette pour moi...
Pendant le repas, je découvre que la relation intime des deux pêcheurs date de la guerre d'Algérie, elle est née dans les sanitaires !
Voilà plus de vingt ans que Roger donne régulièrement des coups de gaule à son vieux copain Jean ! Et les carpes n'ont rien à craindre de cette gaule-là ! En revanche, Pierre oui, il s'en réjouit même... Ils sont surprenants, je pensais Roger opportuniste, je ne me doutais pas que l'homosexualité était devenue sa tasse de thé ! Roger le jouisseur, macho, le vrai mâle, celui qui avouait avoir fauté contraint par la pénurie, était devenu un bisexuel convaincu.
Pour Jean, le pêcheur passionné, celui je voyais toujours sérieux, même un peu guindé, je l'imaginais sans réelle vie sexuelle ! Ce quinqua célibataire était trop conformiste et ennuyeux. Une erreur, car ce pêcheur dans l'intimité, c'est un gourmand, un hyper-sensuel ! Et un homosexuel assumé...
La complicité entre ces deux mecs est évidente, elle ne date pas d'hier. Ce qui m'arrive aujourd'hui, cette dépravation, ils la manigancent depuis belle lurette. Les confidences de Roger sur ses aventures homos étaient la première partie de leur plan...
Il leur restait à trouver une opportunité... Un concours de circonstances, mon arrivée et ce déluge, une aubaine ! L'occasion était trop belle, ils ne l'ont pas laissé passer...
Une réussite totale, bien au-delà de leurs espérances les plus lubriques ! J'imagine leur jubilation, elle doit les galvaniser, ils se sont tapé le petit jeune ! Le jeunot hétéro a mordu l'hameçon, une proie facile, et si incroyablement docile... Ils ignoraient mes incertitudes, ma frustration, ils m'ont offert une thérapie pas très orthodoxe...
Le repas et la conversation, ne les détournent pas à de leurs ambitions cochonnes... Leurs mains flânent sur mon corps, avec deux constantes, mon sexe et mes mamelons. La fin du repas accélère les attouchements, ce sont des manuels sexuels ! Ils se partagent mon corps, au gré de leur fantaisie, c'est trop, tout le repas, j'ai bandé, lascif, docile. Je me trémousse sous leurs turpitudes sensuelles, ils m'asservissent insidieusement, me conditionnent en vue de leurs projets pervers...
Je me délecte de leurs délicieuses caresses, si excitantes, elles m'envoûtent...
Je réalise qu'au-delà de la sensualité, le plus excitant est de sentir leur concupiscence, de les voir exhiber leurs chibres turgescents... Mon excitation est très cérébrale, j'imagine leur appétence, elle me stimule, me désinhibe, je sens une créature émerger en moi, indécente, son corps lubrique ne peut leur échapper, elle doit subir la perversité de ses amants.
Je me souviens, des mots de Roger sur la différence entre le sexe et l'amour !
Dans ce fourgon exclusivement dédié aux plaisirs de la chair, du sexe, point de sentiment, deux mâles matures se repaissent d'un jeune mâle novice. La sensualité est réduite à l'essentielle, avec juste un soupçon de tact, à peine de quoi voiler leur lubricité...
Leurs attouchements sont cash, sans fioritures, précis, mon corps un chemin, il les mène d'une zone érogène à une autre. Tétons, verge, testicules, et ma rosette sodomite subissent leurs assauts incessants. Je gémis, je vibre, je frissonne, méconnaissable, une autre nature s'éveille, une nature ignorée, une part de féminité innée !
Ma lascivité voluptueuse est interrompue, par un changement de position. Allongé de biais, une jambe pliée, Jean est à genoux, sa bouche proche de ma verge tendue. Il lèche délicatement le bout de mon gland, ses lèvres surfent sur ma tige, avant de gober mes testicules un à un, il les fait rouler avec sa langue tout en les aspirant...
Inédites caresses, je n'en ai pas connu d'aussi voluptueuses, je ronronne ma gratitude, je m‘agite, Jean se cramponne à mes cuisses, alors que Roger moins délicat, m'attrape par une touffe de cheveux et me guide jusqu'à sa bite.
Face à elle je comprends le chalenge qui m'attend, l'appréhension me gagne !
— Bouffe-moi la queue petite salope comme si ta vie en dépendait. Quand tu m'auras bien fait reluire, et que notre ami Jean t'aura suffisamment évasé le fion, je vais te faire gueuler comme une catin !
On peut être fleuriste et poète ! Le ton, le vocabulaire ne me choquent pas, pas même l'emploi du féminin, dans l'esprit de Roger je suis la femelle tout comme son vieil ami Jean.
J'ai tout de même une appréhension, sa queue bien plus grosse de celle de Jean, et Roger est tout de même beaucoup moins doux que Jean...
Je m'applique à faire reluire la large pine, je manque de pratique, j'apprécie, c'est plaisant d'avoir cette chair turgescente en bouche. Je m'essaie à quelques frivolités, je titille le méat, lui caresse les burnes, lèche sa tige, bref je mets du cœur à l'ouvrage, c'est un peu mécanique, mon expérience en suçage de verges est très récente...
Pierre me mange l'anus, une émotion indicible m'envahit, si bien que lorsque ses doigts attaquent ma rondelle, je n'ai aucune appréhension, je pense même que j'attends qu'il me pénètre !
Méticuleusement Pierre m'a enduit la rondelle de beure, Isigny ou Charente Poitou, peu importe !
Je suce le gourdin de Roger plus distraitement, absorbé par les douceurs de mon autre pêcheur, le temps s'écoule voluptueusement, enviré de sensualité et de Bordeaux, je n'ai aucune réaction, lorsque la pine de Pierre m'encule, je ne n'ai senti que sa main guidant son sexe, comme dans un songe. Sans plus attendre, il me laboure avec rigueur, un assouplissement nécessaire pour accueillir le plantoir du fleuriste.
Le gland du Roger est tumescent, presque violet, voilà le moment de ma saillie qui s'annonce...
— Jean, ma petite fiote est prête !
— Elle est à point, sa petite rondelle est serrée comme une pucelle, mais elle est souple, avec un peu de patience et de douceur, et tu vas te régaler !
Comme pour les chaises musicales, chacun cherche sa place... Je me retrouve à quatre pattes, les genoux au bord de la banquette, le cul bien en évidence. Jean se glisse sous moi avec quelques contorsions. Roger, facile à deviner, il est derrière moi, il se beurre la bite copieusement !
— Alors ma salope, prête à grimper aux rideaux !
Quelle grande gueule, c'est bien lui ! Un brin macho, mais en fait moins que sa gouaille populaire et grivoise ne le laisse penser !
— J'espère que tu es aussi soigneux avec ta queue qu'avec tes gaules...
— T'inquiète, dans un petit moment tu vas pouvoir vérifier !
La queue en main il tangente ma rosette, je devine le défi, son large gland abouche ma rondelle, rien que sa présence entre mes lobes fessiers est imposante ! Rien à voir avec la fine épée de Jean !
Bien dilaté par la longue préparation anale de maître Jean, j'encaisse difficilement la puissante poussée de Roger... Il me déchire les sphincters, la dilatation est terrifiante ! La douleur est effroyable, elle m'arrache un hurlement lugubre...
— ArrrAaarrrrrrrh... Ooouuuuu... Noounnnn !
Son gland est en moi, l'hypertrophie est énorme, difficilement supportable, il ne bouge plus, une chance, j'entends sa respiration excessive, l'excitation certainement !
Jean me caresse le ventre, les fesses, cette douceur bien venue, mais elle ne suffit pas à diluer cette souffrance aiguë...
Immobile la bête à deux dos, transpire dans la chaleur humide de cet espace exigu. J'appréhende la suite, la douleur est prégnante, elle m'irradie le rectum, me tétanise le corps entier. Je respire intensément, j'essaie de me relaxer...
— AAaaaerrrh.
Sa toison pubienne est contre mon cul, le salaud, il m'a enfilé entièrement le reste de sa hampe, sans prévenir ! Je suis rempli par sa large queue, j'ai mal, c'est impossible, de garder ce pieu dans mon cul. Depuis que son gland a touché mon anus, mon érection s'est évanouie.
— Sors s'il te plaît, je ne peux pas !
Jean sous moi, joue avec ma verge terrorisée, tout en caressant ma poitrine. Le monstre se retire, le bruit de son extraction manque horriblement de glamour, il me beurre le cul, et sa bite, il me tapote la croupe, comme une pouliche primipare avant la première saillie de son étalon.
Au goulot, il s'en envoie une bonne rasade de bordeaux !
La bite en main, il se présente devant ma rondelle délabrée.
— Waaaaaaooouuh.
C'est un peu moins douloureux, mais tout de même, et toujours aussi imposant, en revanche il m'a enfilé un tiers de son mandrin, sans réel effort.
Il s'extirpe de nouveau, d'un coup sec, encore du beurre pour mon fion, et il se replante, répétant inlassablement cette manœuvre.
Il ne lui faut pas très longtemps, pour que ses seize ou dix-sept centimètres de chair ardente me possèdent !
Cette pine est vraiment trop large, cet excès échauffe mon conduit, je suis en mode trop plein, l'envie d'aller au petit coin m'obnubile, vraiment toujours aussi peu glamour...
Le monstre s'ébranle de nouveau, cette fois c'est parti, il me pistonne lentement, je souffle comme un bœuf, ou une génisse plutôt ! Ses coups de bite s'accompagnent d'un roulement de hanches, il m'alèse le fion à son diamètre. Par moments il accélère, puis ralentit et recommence. Je me relâche, mes désagréments, mon stress s'éloignent un peu à peu. Il faut avouer que la bouche de Jean m'aide beaucoup, il suce divinement, sous ses caresses mon petit kiki reprend des couleurs, et semble plus fier qu'il y a un moment !
Il est accro à mon corps, en particulier, à mes tétons, une zone érogène en jachère jusque-là, il pince, étire, mordille, ce cocktail est excitant, malheureusement la volupté est voilée par la grosse pine de mon enculeur...
Roger, lui, me lime imperturbable, le rythme est véloce, la translation de sa grosse verge s'est fluidifiée. Je sens qu'il guette un signe, il espère... M'entraîner vers les prémices du plaisir...
Je n'en suis pas là, même si la douleur s'éloigne lentement, je domestique mieux les sensations négatives... Je tolère cette imposante invasion sans réelles souffrances, c'est déjà pas si mal !
Il fornique comme s'il jouait au flipper, je tilte sous ses coups de queue, chacun me projetant en avant, malgré ses mains qui m'agrippent fermement les hanches, lorsqu'elles ne me fessent pas !
Obnubilé par l'enculage de ce gros mandrin, j'en oublie presque la généreuse sensualité de Jean. Pourtant, il déploie tout son art, je ne suis pas indifférent, simplement trop focalisé par ma sodomie ! Patient, ces attentions voluptueuses, gagnent en intensité, elles me charment, m'émoustillent...
Premiers frissons, premières sensations charnelles, lentement elles finissent par supplanter mes désagréments. Ces sensations charnelles s'amplifient, Jean n'a pourtant rien changé, c'est moi, je m'éveille sensuellement, au point où mon enculage devient plaisant !
Je m'arrime solidement aux cuisses de Jean, lorsqu'une brève onde sulfureuse me traverse !
— Huuuummmm, Ooooooui !
— Ah ma salope, tu sens comme elle est bonne la grosse bite à Roger...
Un silence... Surpris par ce fugace éclair de plaisir...
— Ben, heu... Oui elle est GROSSE !
— Elle est faite pour ton cul, regarde-moi ça, ça rentre comme dans du beurre, que du bonheur !
— Aaaaarh, doucement quand même...
— Détends-toi et pas seulement du cul, tu en meures d'envie, donne-toi entièrement, c'est dans la tête !
Dès les premiers instants, la chaleur moite de ce fourgon, Roger nu, s'épongeant le sexe de manière équivoque... Dès cet instant, le climat orageux est devenu lubrique, sans imaginer leur projet, déjà je bandais... Tout est mental, une spéculation lubrique, je dois me lâcher...
Ces images troublantes amplifient les subtiles sensualités de Pierre, mon érection culmine, seule preuve tangible d'une excitation bien plus viscérale. Je glisse doucement dans une torpeur lubrique. La volupté m'enveloppe, chaque parcelle de mon corps est source érogène.
Impossible de déceler d'où provient cette jubilation. Pas plus que celui qui en est à l'origine, Pierre ou Roger, ou les deux !
Je perds tout contrôle, mon corps s'anime spontanément, une provocation pour la grosse queue de Roger... Mes hanches ondulent, avant de projeter mes fesses à la rencontre de son pieux sodomite !
Mon Dieu, si ma petite amie me voyait...
Mes premiers frémissements de félicité ne passent pas inaperçus... Roger, fier comme un bar-tabac, se lâche, ses coups de reins puissants redoublent, l'animal me fourre sans ménagement, il me possède comme une catin !
Impensable, ce fornicateur m'entraîne dans sa sexualité contre nature, une osmose parfaite entre l'émetteur et le récepteur ! À ce stade, les corps deviennent impudiques, les esprits se libèrent, s'enflamment dans un chaos charnel.
Je suis méconnaissable, je chouine, couine, une véritable truie !
Pierre n'a d'autre choix que de se contenter de caresser ce qui passe à portée de ses mains ou de sa bouche, tant je suis chahuté sous les rafles de coups de bite de mon amant. Mon corps se trémousse, ondule, les spasmes se multiplient, c'est intense, profond, terriblement voluptueux,
Et totalement inconnu...
Ce plaisir inconnu jusqu'à ce jour, me terrifie, j'ai joui pour ma première sodomie de la bite de Pierre... Je pressens l'énormité dévastatrice de cet orgasme, que la grosse verge de Roger veut m'offrir... Inconsciemment je refoule cet orgasme, il me fait peur ! Roger grogne, brame, l'animal est en rut, il se déchaîne, finalement une minute plus tard dans un grognement, il me féconde, planté au fond de mon rectum détruit, je perçois à peine ses nombreux spasmes libérateurs ! Il décule brutalement, me libérant dans un bruit infect. Déçu... Je n'étais qu'à deux doigts d'un deuxième orgasme prometteur ! Soulagé, je n'ai pas joui, je ne serai pas homo...
Néanmoins mon excitation n'est pas retombée, je bande si fort que c'en est douloureux ! Je m'assois tant bien que mal, sur la banquette, fourbu, l'esprit embrumé et le cul dégoulinant... Pierre se jette sur la queue de Roger, il lui aspire le gland, et le lèche minutieusement. Je les regarde, tout en me caressant distraitement la verge.
— Huuummm... Mon queutard tu l'as bien baisée la petite salope...
Pierre vient de faire la toilette de son amant ! Je ne connais pas les us et costumes de cette sexualité... Pierre se tourne vers moi.
— Roger, regarde-moi cette salope comme elle bande ! Allonge-toi ma belle, je vais te détendre, il est temps de libérer ton nectar, tu as assuré comme une reine...
Je m'allonge, sans conviction, je me sens bizarre... L'excitation est un peu retombée, Jean me suce sans perdre de temps, il me pompe, moins sensuellement que les fois précédentes.
Je rebande ferme assez vite, très rapidement je lui crache mon excitation au visage, une belle éjaculation aussi bonne que mon orgasme ! Ça ne le perturbe absolument pas, des doigts, il recueille ma semence et la mange !
J'observe, Roger, qui s'enfile un coup de bordeaux au goulot, sa grosse bite pendante, repue. Une poignée de minutes passent... Pierre et Roger l'un contre l'autre, se roulent un pelle baveuse, pendant que la première s'astique la queue brutalement... Mon excitation s'est envolée, je ne suis pas à ma place dans ce fourgon de débauche, j'ai une terrible envie de fuir, de m'éloigner de ces hommes...
J'enfile mon cuissard, mes chaussures, sans qu'ils ne disent mot. Une fois paré, je les salue brièvement.
— A samedi prochain peut-être, merci, salut !
À l'unisson :
— De rien, oui, tu sais où nous trouver...
J'ouvre la porte coulissante, j'enfourche mon VTT, et je file direction Suresnes. Pourquoi ai-je dit merci ! En chemin je revis en boucle ma dépravation, mon dépucelage sodomite, une incroyable expérience homosexuelle...
Je les ai revus, la semaine suivante, dès mon arrivée, ils ont voulu plier leurs gaules, et m'entraîner dans le fourgon ! J'ai fui, sans les saluer, je ne suis jamais revenu les voir !
Quarante années ont passé, je me souviens toujours du Lac Saint James, de ces deux heures d'homosexualité dans la fourgonnette à Roger !
Ce fut ma seule expérience homosexuelle, la première et l'unique. Je n'ai plus jamais toucher un sexe d'homme, plus jamais offert mes fesses à un sodomite... A part dans mes rêves...
Fin.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 11 commentaires
Photo de profil de dad55
dad55
4 février 2023 à 15:47
superbe histoire réelle avec surement un soupçon de fantasme.. j'adore
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Doo30
Doo30
28 décembre 2022 à 07:52
Ma plus grande récompense, savoir que mon histoire vous a excité, qu'elle a entrainé vos mains à s'agiter sur vos beaux membres jusqu'à la jouissance... c'est terriblement gratifiant ! Merci
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Doo30
Doo30
20 décembre 2022 à 07:57
Merci, heureux quelle vous plaise
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Salut ww
Salut ww
19 décembre 2022 à 23:53
magnifique récit
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de kasy
kasy
19 décembre 2022 à 13:58
Beau récit qui finit un peu "bizarrement " ;)
Tu n'as vraiment pas eu envie recommencer ?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de climacool34
climacool34
19 décembre 2022 à 09:56
belle histoire bandante bravo !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
19 décembre 2022 à 09:19
Dommage que Jean devienne souvent Pierre dans le récit...
Il n'a donc pas assumé le plaisir qu'il avait vécu dans la camionnette...
On ne sait pas si ses problèmes de jouissances dans les bras des filles ont perduré ou si cette expérience lui avait permis de retrouver du plaisir à baiser avec des filles
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Daniel3
Daniel3
19 décembre 2022 à 07:59
Bon sang j'ai vraiment adoré. Je penses, qu'avec cette "situation", tu as certainement repris ce délicieux souvenir. quand on a vécu ces plaisirs, forcément on recommence... Un peu plus tard, mais avec, toujours, un délicieux ressenti, BRAVO et mes mains te remercie hummmmmmmm
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Doo30
Doo30
18 décembre 2022 à 20:43
Comme dans toutes les histoires, il y a une part de vécu, et un soupçon d'espérance fantasmée.
J'ai toujours aimé l'aventure, celle-ci m'a d'abord surpris, puis elle m'a excité avant de me faire jouir.
La fin de l'histoire laisse à penser que je n'ai jamais remis le couvert...mais...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Chinois13
Chinois13
18 décembre 2022 à 20:18
Pour une histoire vraie,tu as bien découvert une nouvelle forme de sexualité pour ta première fois,pipes et avalage de foutre, plusieurs sodomies dont une de gros calibre et fellations offertes. C'est bisrd que tu n'es jamais remis le couvert. Dis nous seulement si cela a été agréable. Je rencontrerais bien Jean où Pierre selon tes écrits, nous ne savons plus.
Au plaisir de te lire, a nouveau.
Soyez respectueux
Répondre
Charger plus de commentaires

Histoires similaires

✦ Belong CAMPING DES 3 DUNES. XSTORY
CAMPING DES 3 DUNES.
Chapitre 2
Par Belong
57
2
10.1k
Gays
✦ luc5643 Le sauna XSTORY
Le sauna
Chapitre unique
Par luc5643
49
5
14.3k
Gays
✦ sagesou Les souvenirs surgissent XSTORY
Les souvenirs surgissent
Chapitre 1
Par sagesou
25
2
17.7k
Gays
✦ zooph34 Je découvre de mon cul XSTORY
Je découvre de mon cul
Chapitre 1
Par zooph34
162
14
49.2k
Gays
✦ anny85 La découverte de ma bis sexualité, grâce à mon… XSTORY
La découverte de ma bis sexualité, grâce à mon voisin.
Chapitre unique
Par anny85
132
10
30.1k
Gays
✦ Doo30 L'ascenseur lubrique XSTORY
L'ascenseur lubrique
Chapitre 2
Par Doo30
43
4
5.8k
Gays
✦ aglayed Tonton Daniel XSTORY
Tonton Daniel
Chapitre unique
Par aglayed
50
2
48.5k
Gays
✦ Etrenu Couchsurfing gay. J.C. XSTORY
Couchsurfing gay. J.C.
Chapitre 1
Par Etrenu
16
7
7.6k
Gays
✦ Dudule34 DESIRS SECRETS XSTORY
DESIRS SECRETS
Chapitre 1
Par Dudule34
93
2
11.3k
Gays
✦ Dandy44 Première expérience avec homme mûr XSTORY
Première expérience avec homme mûr
Chapitre 1
Par Dandy44
209
10
29.1k
Gays

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio