Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Couchsurfing gay. J.C. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Couchsurfing gay. J.C.
Chapitre 1
Je vous ai raconté ma première expérience d'hébergement partagé chez un hôte gay qui m'a ouvert et son studio, et son lit. Le souvenir du plaisir charnel partagé avec Marti a longtemps fait frétiller mon sexe à toute heure du jour et de la nuit.
Voilà que je dois retourner à Paris. Je retourne sur le site d'hébergement gay et je choisis l'appartement de Jean-Charles, JC pour les intimes. Il a de beaux yeux rieurs derrière un petit regard coquin qui me plait. Une bouille toute ronde, un front montant haut, ses petites lunettes rondes lui donnent un air à la fois intellectuel et roué. Sa bouche est large et surplombée de fines lèvres rosées : une promesse délicieuse ! Je tombe sous le charme, projetant sur lui tous mes fantasmes homos.
Le premier contact est plutôt froid. A mon message il me répond qu'avant d'accepter des invités il veut connaitre leur motivation et leurs centres d'intérêts. La réponse est si cash que je réponds sur le même ton que si je recherche ce type d'hébergement naturiste consistant à partager logement et lit, c'est bien pour me vider les couilles de toutes les manières possibles. Je rajoute que je suis passionné de peinture et de sculpture, donc que je vais profiter de mon passage parisien pour faire un tour au Louvre. Et puis que s'il le souhaite nous pourrons faire un footing matinal ensemble, en plus de quelques exercices physiques nus, car je suis sportif.
La réponse est d'un ton légèrement adouci. Il me dit que le seul sport qu'il pratique, à part le sport en chambre (bonne nouvelle !) est la natation. Tant mieux car j'aime le corps des nageurs, épaules larges, torse en V, cuisses musclées ! Donc, précise-t-il, pas de footing commun. Il ne dit en revanche rien sur les exercices physiques dans le plus simple appareil… Espoir, quand tu nous tiens… Il termine son message en m'interrogeant sur mes artistes préférés.
Nous échangeons quatre messages sur des sujets artistiques avant qu'il réponde enfin qu'il m'accepte avec joie chez lui. Entre temps j'apprends qu'il aime Céline Dion, Elton John, Lady Gaga, Whitney Houston, Andy Warhol, Yves Saint Laurent et Jean-Paul Gaultier. Je suis sceptique sur ses goûts ! Son message se termine par un « bises nat » qui me fait presque rougir de contentement. Le garçon est prudent, exigeant, mais il semble savoir se détendre quand il est en confiance.
J'organise donc mon séjour parisien, peu motivé sur le plan professionnel, mais excité à l'idée de rencontrer JC. Le rendez-vous est à 19h. A l'heure dite, je sonne chez lui.
Contrairement à Marti qui m'avait accueilli tout nu, JC est habillé d'une jolie chemisette colorée à fleurs sur un pantalon chino rouge ajusté. Il est aussi mignon que sur la photo, un peu plus âgé, surtout bien plus petit : s'il mesure un mètre soixante, c'est un maximum ! Ce n'est donc pas un Johnny Weissmuller à la force physique impressionnante… Il est néanmoins bien proportionné, assez fin, globalement bien fait.
Il me serre la main avant de me permettre d'entrer. Tout de suite je note un ton de voix chantant et un déhanchement plutôt féminin. Je sens que le garçon cultive son aspect « homo et fier de l'être ». Je ne peux m'empêcher de penser que je suis chez un petit pédé efféminé, et cela me convient parfaitement.
Pendant un quart d'heure, aussi mal à l'aise l'un que l'autre, nous parlons de tout et de rien, tâchant de trouver une connexion entre nous. Je regarde l'intérieur de son appartement, l'excès de bibelots, les tableaux et photos de garçons pour la plupart nus : sa décoration est l'expression criante de son homosexualité. Derrière l'amoncellement d'objets trop kitchs, j'admire son goût certain pour des reproductions d'œuvres d'art de qualité. Je me permets de le lui dire. Il éclate de rire en me disant que c'est son côté Docteur Jekyll et Mister Hyde, son attirance irréfrénable pour le superflu criard et coloré que doit combattre son exigence artistique personnelle.
Un verre de vin apaise davantage encore l'ambiance. Et quand je lui demande si je peux prendre une douche, il acquiesce en me montrant la salle de bain.
Je lui fais le même sketch qu'à Marti quelques semaines plus tôt : je me déshabille lentement. Nu je lui tourne le dos pour ouvrir ma valise, je la laisse ouverte avec mon jockstrap, un gode et ma poire anale en évidence, et je vais me laver.
Il me laisse faire ma toilette sans m'adresser la parole ni me rejoindre. Je le rejoins donc, entièrement nu, alors qu'il lit un bouquin dans son salon.
Je laisse échapper un regard vers deux portes qui donnent sur le salon. Cela ne lui échappe pas.
– Oui, j'ai deux chambres. On pourra partager la mienne ou dormir chacun de notre côté. C'est selon…
– Nous verrons bien… réplique-je, pas certain que nous allons nous entendre.
M'asseyant à côté de lui sans plus me soucier de ma nudité, je reprends mon verre et sirote une gorgée alors qu'il reste le nez dans son bouquin. Mais au moment de le reposer, il me dit :
– Tu es plutôt bien foutu comme garçon. On n'en a pas parlé, tu m'as juste dit que tu es bi, donc j'imagine que tu vis en couple hétéro… Mais tu es plutôt actif ou passif ? Dominant ou dominé ?
Je déteste cette entrée en matière trop directe pour moi ! Non pas que je sois pudique ou offensé, non pas qu'être actif ou passif ne me gêne, mais il me semble que la réponse doit se découvrir dans un rapprochement physique plutôt qu'être un préalable qui fixe une règle du jeu… Je décide de ne pas répondre.
– Merci pour le compliment !
– C'est sincère. Je préfère les garçons qui s'entretiennent, comme toi, à ceux qui se laisse aller ou, à l'inverse, à ceux qui sont trop obsédés de culture physique. Si j'aime être entre les bras d'un beau gars musclé, je trouve que l'obsession du corps est d'une vanité sans fond !
– Je suis assez d'accord avec cela… On doit s'entretenir. De là à passer deux heures chaque jour à se regarder dans un miroir faire de la musculation, quelle perte de temps !
– Tu aimes sodomiser les garçons ?
– Oui. Et me faire prendre aussi.
Ma résolution n'a pas tenu deux minutes ! Mais c'était mieux demandé…
– Ah ? Voilà un mythe auquel je ne crois pas du tout : le gars réversible. « Oh moi j'aime autant me faire mettre que d'enculer un gars ! ». C'est du baratin ! Le sexe entre garçons, c'est l'expression de sa personnalité : on est un mâle dominant, ou un mâle dominé. C'est l'un ou l'autre. Point.
– J'en ai rencontré beaucoup qui prennent et se font prendre ! C'est un peu radical ton propos, non ?
– Non. Je ne crois pas ! Bien sûr qu'on passe d'un rôle à l'autre. Mais on a chacun une préférence nette. Son plaisir est plus intense dans un rôle que dans l'autre !
– Je ne sais pas… Il y a des périodes où j'aime prendre un bon petit cul de mec, et d'autre où je n'ai qu'une envie c'est ouvrir mes fesses à une belle queue bien virile… Et puis, va savoir pourquoi, ça change, ça s'inverse.
– Peut-être, mais réfléchis-y bien : il y a un des rôles qui revient plus souvent que l'autre dans tes pulsions ! Les pulsions sexuelles sont le reflet de ce qu'on est au plus profond. Elles ne trichent pas. Elles ne se canalisent pas par l'éducation ou les idées préconçues. Elles sont comme toi, là, nues, vraies, pures !
– Peut-être…
– En tous cas la conversation te plait ! Ta verge est encore plus belle quand elle est déployée ! Je peux la toucher ?
– Si je suis nu sans faux-fuyant à côté de toi, c'est bien que mon corps est à disposition de qui voudra bien le faire exulter !
JC sourit. Un beau sourire vraiment coquin. Pense-t-il réellement ce qu'il dit ou bien est-il joueur, a-t-il volontairement abordé ce sujet pour m'exciter ?
En tous cas la main chaude qui entoure ma verge bandée, quoiqu'encore molle, est douce et réconfortante. Je repose ma tête en arrière. J'écarte les cuisses. Je le laisse me tripoter. Et je souris, à la fois de bien-être, et à l'idée que je suis brusquement soumis à toutes ses fantaisies.
Ai-je davantage envie de me faire butiner le fion ou bien de le pistonner sévèrement en levrette ? Je ne sais pas. J'hésite. Les deux me tentent. Et cette tentation, ajoutée à ses caresses subtiles, me fait sévèrement bander.
Ses doigts agiles glissent sous mes couilles pour les soupeser. J'entends un grognement satisfait. Il a raison : elles sont bien pleines. Je n'ai pas éjaculé depuis le weekend précédent. Je lui ai gardé toute ma production séminale, des images de son joli visage maculé de mon sperme ayant traversé de nombreuses fois mon esprit échauffé par l'idée de mon escapade parisienne. Il soupèse, il masse, il honore mes testicules, décuplant probablement la quantité de spermatozoïdes produits…
Ce sont deux lèvres se refermant sur un de mes tétons qui me font sursauter et rouvrir les yeux. Il a mes bourses solidement tenues dans une main, je suis entièrement décalotté avec un gland bien baveux et le coquin me tète le sein en scrutant mon visage. Souriant, il rayonne de joie et de fierté mâle.
Je lui rends son sourire. J'adore ses douceurs ! J'approche mon visage du sien en tendant les lèvres. Il abandonne mon téton pour venir les baiser. Tout est subtilité. Pas de jeu de langue affamée. Juste des lèvres tendues qui se saluent. Et bientôt des bouts de langues qui se pourlèchent. Ce n'est bientôt plus un baiser ; ce sont deux langues qui se lèchent délicatement, joyeusement, élégamment. Deux langues en action qui sont le signe qu'il peut poursuivre son exploration. Après les doigts, la main, les lèvres… Sa langue peut maintenant jouer avec mon corps.
En amant raffiné, il poursuit l'exploration de ma poitrine. Il tète encore chacun de mes seins, il les suce, il les mordille. Ma tête est repartie en arrière. Mon corps n'est que lascivité et abandon.
Ce sont des petits bisous chastes qui descendent le long de mon ventre velu. La main accélère inconsciemment le massage de mes bourses au fur et à mesure où ses lèvres se rapprochent de la racine de mon sexe tendu de bonheur. Mon sexe que son menton puis ses joues effleurent d'abord, avant de se frotter délibérément contre, se composant un masque séminal odorant.
Je rouvre les yeux pour admirer le moment où il avalera ma hampe avec gourmandise. Pour le moment il l'admire, le visage à quelques centimètres, le nez dans mes poils pubiens.
– Tu ne te rases pas que les couilles… La queue aussi… J'adore… J'aime les poils. Mais pas là… dit-il d'une voix suraiguë avant de donner un coup de langue enroulée sur la base de mon sexe.
J'en gémis de bonheur. Ses yeux brillants se tournent vers les miens. Sa langue endiablée explore ma hampe en la parcourant frénétiquement. Il me lèche abondamment le sexe, sans jamais dépasser la couronne de mon gland, sans desserrer sa main qui tient mes testicules alors qu'un doigt coquin vient chatouiller mon périnée.
Pourtant, pris à son propre jeu, emporté par sa pulsion mâle, survolté par les saveurs séminales qui s'y écoulent, sa langue remontent de plus en plus souvent vers le sommet de mon phallus. Mes yeux se plissent, enthousiasmés tant par la subtile sensation que par l'espérance de le voir enfin déguster mon bonbon nappé de bon sperme.
Il lit en moi. Je ne peux rien cacher de mes pensées. Il a donné du plaisir viril a tant d'hommes qu'il sait exactement comment je réagis, ce que j'attends de lui. Peut-être attend-il que je le supplie ?
Je résiste en le regardant faire. Il est somptueux de lascivité mâle ! Et c'est lui qui craque en premier puisqu'au moment où ses lèvres s'ouvrent en grand pour avaler mon sexe, il a un dernier sursaut de volonté et glisse son visage sous mes couilles que sa main abandonne enfin, pour permettre à sa langue de venir sauvagement me les lécher.
Mes gémissements montent vers les aigus tandis que ses grognements descendent vers les graves. Mon bassin se soulève. Il s'en réjouit, en profitant pour lécher également mon périnée, s'arrêtant juste avant ma corolle anale. C'est à la fois intensément bon et atrocement frustrant ! Je ne rêve que de voir mon gland dans sa bouche ou bien sa langue dans mon anus. Et le pervers me refuse les deux !
J'ai beau m'agiter, il ne dévie pas de sa stratégie sadique. C'est une langue en furie qui lèche et étale sa bave sur ma hampe, mes couilles, mon périnée, sans jamais toucher les deux points, la pointe et le creux, les plus sensibles de mon anatomie mâle. Mes gémissements comme ses grognements sont continus. Et, insensiblement, je commence à relever les cuisses, à élever mes jambes en les écartant, à lui offrir ma rondelle.
C'est quand j'ai les jambes solidement tenues par mes avant-bras placés sous mes genoux, cul largement ouvert et offert qu'il interrompt ses douceurs et exulte :
– Tu vois que tu es avant tout passif ! C'est ton cul que tu m'offres sous la torture. Pas ta queue que tu enfournes de force dans ma bouche de pédé ! Passif ! Tu es comme moi, fondamentalement passif !
Je n'ai pas le loisir de répondre que le bout de sa langue fond enfin sur ma corolle anale qui s'ouvre et se ferme toute seule depuis un moment. Il m'offre un anulingus d'anthologie, dévorant ma corolle comme jamais, l'ouvrant en grand, s'y enfournant de plus en plus profondément de sa langue perverse enroulée.
Alors qu'il a la bouche collée contre mes fesses, accrochée comme une moule sur un rocher, alors que sa langue se déchaine entièrement dans mon conduit totalement détendu, il se recule brusquement pour rabattre de force mes jambes afin de dégager le passage à son visage qui s'abat sur mon membre viril. Enfin il avale mon sexe, d'un seul coup, m'offrant immédiatement une gorge profonde. Je gémis de plus belle. Le petit salaud est également un suceur hors pair !
Sa fellation ne dure pourtant que quelques secondes. Dans ma tête je m'imagine jouir immédiatement dans sa gorge de suceur gourmand. Il n'en est pourtant rien. Tout cela a été trop rapide. Quelques coups de pompe supplémentaires, quelques dizaines de secondes de plus et oui, il aurait déclenché mon éjaculation. Mais au lieu de cela il se tient devant moi, fier de lui, admirant avec un sourire sadique mon corps nu en feu.
– La démonstration est faite : tu es comme moi fondamentalement passif ! Fondamentalement… Ce que tu préfères c'est en prendre une bonne dans ton fondement ! Oui tu aimes être enculé ! Tu aimes être besogné, ramoné ! Et sévèrement, j'en suis sûr !
– Facile à affirmer ! Comment un mec pourrait résister à ce que tu m'as fait ! me défende-je.
– Personne n'a jamais résisté… Mais je répète, si tu étais fondamentalement actif tu aurais pris mon visage entre tes mains, tu aurais enfourné ta queue dans ma bouche et tu m'aurais obligé à te pomper. Ou bien tu m'aurais arraché les vêtement et enculé à sec, d'un coup ! Au lieu de cela, tu m'as présenté ta jolie petite rondelle de pédé passif…
– Tu es un vrai pervers, toi !
– Pervers… Oui, c'est vrai. J'assume. Mais un pervers qui a depuis longtemps canalisé sa perversion pour l'offrir au plaisir de mes gentils partenaires… Même quand ils m'arrachent les vêtements et me retournent sans ménagement, je les trouve gentils !
– Allumer le feu ! C'est cela ta spécialité ! Quand à tes vêtements… Ils sont effectivement de trop…
– Comment veux-tu me les enlever ?
– Humm… dis-je en me relevant difficilement pour me placer face à lui, puis bientôt en lui tournant autour. Voyons… Sensuellement… Oui, je vais d'effeuiller sensuellement, faire crier d'impatience ton petit corps de pédé pervers… Je vois cette barre qui déforme ton pantalon… Humm… Ta queue… C'est injuste : pourquoi cette tâche au bout de ta hampe qui détrempe le tissu ? Pourquoi je n'ai pas eu le droit à tout ton jus en bouche ?
– Encore une preuve que tu es passif ! Un actif dominant n'aurait pas envie de me déshabiller sensuellement : il me foutrait à poil rudement ! Et seul un passif rêve de prendre ma queue en bouche ! Un hyper passif qui a très envie de lécher l'intérieur de mon pantalon pour récolter tout le sperme qui y es imbibé ! Tu es une vraie pétale, toi aussi ! Nous sommes pareils !
– J'imagine que c'est un compliment… Mais je ne suis pas d'accord avec toi. Je veux bien admettre le besoin passif de me faire pénétrer par une bonne queue. Concernant la fellation, ma petite expérience me dit qu'actif ou passif, tous les mecs qui aiment les mecs, tous les mecs qui aiment le goût du sperme (c'est-à-dire tous les mecs car homo ou hétéro, quand on se masturbe, je suis certain que cent pour cent des mecs aiment se lécher les doigts, goûter à leur sperme, s'emplir les poumons de ce parfum si masculin !), tous les homos aiment sucer !
– Je ne suis pas de cet avis… Mais développons… Tout en me déshabillant beau mâle !
Je mets tout ce que j'ai de lascivité, de sensualité, d'érotisme, de passion épidermique pour, très lentement, le déshabiller entièrement. Tout en débattant sur notre état d'homos, nous prenons tout notre temps, moi en le caressant, lui en remuant son petit cul, ensemble en s'embrassant ou en se léchant les babines, avant qu'une jolie petite queue décalottée et gluante jaillisse de son pantalon entrouvert. JC est entièrement rasé. Ou épilé. Je ne sais. Ses seuls poils sont sous les aisselles. Une coquetterie de pédé passif, sans doute. Partout ailleurs il est tout glabre. Jusqu'aux pieds finis-je par découvrir.
Mon hôte est vraiment mignon. Tout beau, tout lisse, aussi excité que moi. Il a les épaules plus larges que les hanches. Il n'a presque pas de ventre. Il a des jambes fines. Il a surtout de grosses couilles. Des couilles étrangement grosses par rapport à son beau phallus élégant. Une légère disproportion qui est une magnifique promesse de volupté laiteuse !
Face à face, nus et bandant, nos glands luisant, sourires aux lèvres, nous nous tournons autour, comme deux lions qui se testent avant de se jeter l'un sur l'autre pour un combat vital.
– On est passifs tous les deux… On a autant envie de se faire prendre l'un que l'autre… Pas facile comme situation… finit-il par susurrer.
– Tu n'es jamais actif ?
– Je n'aime pas cela… J'ai fait une toilette intime avant ton arrivée…
– C'est une information ? Un message ?
– Une invitation…
Nos lèvres se trouvent. Nous nous léchons la langue, avant qu'il n'enfourne la sienne dans ma bouche. Enfin un vrai baiser de mec ! Le JC sait aussi embrasser ! Délicieusement ! Suavement…
Nos corps se rapprochent, s'enlacent, nos sexes coincés entre nos ventres, nos glands baveux étalant notre bon sperme égaré sur nos épidermes frémissant, nos mains partant à la conquête du petit cul amant tout chaud et moelleux.
– Tu es chaud pour un bi, toi… finit-il par murmurer en s'écartant. Lèche-moi le cul ! Et encule-moi !
A peine la phrase prononcée qu'il se met en levrette au milieu de son salon, cul offert et ouvert. Mes yeux libidineux plongent sur sa rondelle. Quel joli rose sombre ! Qui s'agite impatiemment ! Etais-je dans le même état avant qu'il ne me lèche l'anus ?
Je m'agenouille derrière lui. Il se cambre davantage encore. Son anus est un appel au crime ! Ai-je déjà pris le temps d'admirer une corolle anale qui crie son besoin d'être pénétrée ? Je ne crois pas. C'est beau ! C'est indécent. C'est terriblement indécent. C'est terriblement attirant… Comment résister ? J'ai la bouche entrouverte. J'ai la langue pendante. Je prends conscience que je salive abondamment. Tout mon être m'invite à me décider à lui lécher le cul !
Tenir encore un peu, alors qu'il remue lascivement son fessier sous mes yeux, hurlant son empressement à sentir ma langue sur son intimité postérieure. C'est vraiment beau un petit pédé surchauffé qui crève d'envie de se faire mettre ! Que ce soit lui, moi, ou n'importe qui d'autre, oui, cette rondelle est une magnifique impatience sodomite !
Je ne décide de rien. C'est mon instinct mâle qui fait se précipiter ma bouche vers son trou du cul. Je n'ai pas léché de rondelle aussi souvent que lui, c'est certain. Je n'ai jamais réfléchi à la manière de bien faire un anulingus. Contrairement à mon obsession à bien sucer et à bien enculer, longuement, attentivement. Non, l'anulingus c'est exclusivement animal. Il n'y a qu'à grogner et à déflorer le petit trou sombre. S'abandonner à la pulsion d'une bestialité pure !
Je dois être dans le vrai si j'en crois ses intenses gémissements aigus. Il aime, il se régale, il pousse son bassin en arrière vers mon visage pour m'obliger à le pénétrer plus profondément du bout de la langue enroulée.
J'essaie de me remémorer comment il m'a donné le même indicible plaisir. Je n'arrive à rien. Mon esprit ne suit pas. Je m'en fous. Je lèche son anus, je le picore, je le détends, je le pénètre ! Et cela seul compte !
Il doit en être satisfait puisqu'il prononce quelques paroles tout d'abord inaudibles avant que je comprenne qu'il me demande de prendre une capote dans un tiroir à portée de ma main. Je mets un terme à mon anulingus pour attraper un étui de préservatif. Pendant ce temps il se cale du mieux qu'il peut, trou de cul grand ouvert, prêt à recevoir mes assauts.
Pourtant…
– Tsstt, tsstt, tsstt… Ce n'est pas bien cela, beau pédé impatient ! Viens d'abord nettoyer ma queue ruisselante avec ta langue. Je mouille de t'avoir léché le cul ! Et quand ma queue sera toute propre, tu dérouleras cette capote sur mon beau phallus qui va défoncer ta délicieuse petite rondelle de passif !
Je m'étonne moi-même de la crudité de mes propos. Jamais je n'ai parlé comme cela à un partenaire de sexe ! Mais ses yeux étincelants de bonheur qui se tournent vers moi me rassurent : il aime les mots crus, les situations crues, les ébats farouches !
Il bondit pour se retrouver face à moi, avalant sans attendre mon gland qu'il suçote avidement. Et tout en suçant sa friandise préférée, il me prend l'étui des mains et l'ouvre.
Lâcher mon sexe d'entre ses lèvres lui pèse assurément. Mais son besoin de plaisir anal est plus puissant que son besoin fellatoire. Alors il vient à nouveau masser mes bourses tout en me roulant une savoureuse pelle de mecs. Ma saveur séminale en bouche nous fait grogner de plaisir. Nos regards salaces se fondent. Oui mec, semblent-ils se dire, nous allons baiser comme des bêtes !
Sa manière lascive de dérouler le préservatif sur ma hampe est délicieuse. Si une main déploie la protection, l'autre vient pincer mes tétons, peloter mon petit cul, masser mes couilles, caresser mon bas-ventre velu. Je me régale !
– Tu aimes le mâle, toi, beau petit pédé… susurre-je.
– Oui ! Tu es un beau mâle ! s'enflamme-t-il en claquant sèchement mes fesses. Mais le beau mâle, c'est en moi que je l'aime ! Bien profondément ! Prends-moi mec ! Défonce-moi !
Aussitôt il reprend sa position de soumis. Et mes yeux replongent sur cet anus ouvert qui m'appelle. Et ma langue se remet à saliver. Et à nouveau, je me penche pour lécher ses adorables petites fesses offertes ! Et surtout son tendre anus !
Cela ne dure pas. J'avais besoin de ce contact lingual. Mais j'ai surtout besoin d'un vrai contact coïtal. Un vrai contact mâle. Un moment animal !
Je me redresse d'un coup, attrape ses deux épaules en l'obligeant à se cambrer plus encore, trouve l'entrée de son conduit et d'un seul coup le pénètre jusqu'à la garde. Un long hululement aigu accompagne ma pénétration. Il déguste ! Il se régale ! Autant que moi qui exulte de sentir ce conduit serré enrober mon sexe den feu.
A la manière dont il remue son bassin je comprends que je n'ai aucune raison d'y aller en douceur. Mes va et vient démarrent très vite. Lentement d'abord, puis très vite avec intensité. Je le fesse tout en le défonçant. Je flatte ses hanches. Je dévore son cou. Je fais sèchement claquer mon ventre contre son fessier.
La réalité est que je ne contrôle rien. J'encule. C'est tout. J'en ai trop besoin. Lui autant que moi. C'est devenu une nécessité vitale : défoncer le cul de ce mec qui m'a mis en ébullition !
Parfois je prends sa queue en main. J'essaie de le branler tout en le mitraillant par l'arrière. Mais à chaque fois il la repousse. Peu m'importe. J'ai besoin de sentir ce bâton chaud dans ma main. Comme j'ai besoin de sentir ses grosses couilles douces, molles et pleines dans ma paume.
J'admire ma queue qui entre et sort de ses petites fesses. Je suis fier de ma puissance virile. Et pourtant je me prends à rêver que c'est moi qui me fais enculer ! La température monte d'un cran ! Je m'imagine à sa place. Quel pied ! Eh puis non, je m'imagine à la mienne, mais avec un autre mec derrière moi qui me prend en sandwich. Le paradis ! Me retrouver entre deux mâles ! Enculer et être enculé ! Mon anus se détend. Je sens mon cul s'ouvrir alors que ma queue durcie encore, s'il en était possible… Juste un sensation. Juste une pulsion. Juste un besoin masculin très profond… Oui, mon cul a besoin d'être possédé !
Je suis au bord de l'orgasme. En bon actif attentif à son partenaire, je veux le faire jouir d'abord. Je ralentis la cadence pour tenir encore un peu et je saisis son sexe pour le masturber. Pas dupe, il comprend mon état. Il chasse ma main, tourne son visage extatique vers moi et me dit :
– Non… Jouis en moi ! Fais-toi du bien ! C'est délicieux ! Tu m'encules divinement ! Et après je t'offrirais une éjac faciale ! Tu aimes cela, les éjacs faciales ?
Je ne réponds pas. Je ne suis pas en état d'entamer une conversation philosophique sur les meilleures façons d'offrir son éjaculation à son partenaire ! Je m'accroche à ses hanches, je me redresse, j'assure ma position, et je me lance dans une ultime chevauchée en pistonnant sauvagement ses belles fesses trempées de sueur, mes bras derrière la nuque, le visage tourné vers le plafond, remerciant le Ciel de me permettre de connaitre un tel plaisir charnel.
Je jouis en criant. J'ai la sensation de me vider entièrement en lui, de déverser dans son superbe petit cul surchauffé un flot ininterrompu de sperme. Bloqué par la capote, bien sûr. Mais qu'importe ! Je jouis ! Je gicle ! J'éjacule !
Effondré sur son dos moite je m'abandonne à la déprime post-coïtale. Je le sens sourire. Je prends garde à rester enfoncé en lui. Je halète. Je dois reprendre des forces.
En bon soumis habitué à être enculé, il me laisse tout le temps nécessaire. Sortant de ma léthargie, je m'en rends compte. Et peu à peu je réalise qu'il est, lui, en train de bander comme un forcené, tout prêt à l'extase, se régalant douloureusement de son orgasme imminent et retenu.
Alors je me retire. Vidé de mes forces, je roule sur le dos. Je rampe quelques centimètres pour m'adosser contre son canapé. Et je le vois avec un immense bonheur se redresser, queue en main, pour s'approcher de mon visage.
Comme si c'était une évidence j'ouvre la bouche pour laisser son membre la pénétrer et aussitôt la lécher abondamment. Quel régal que ce sexe dégorgeant de sperme impatient ! Sucer ! Encore sucer ! Se régaler de son nectar séminal ! D'autant que des perles délicieuses sortent de son méat pour enrichir encore le délice !
Il se recule pourtant, prend son sexe en main, commence à s'astiquer sous mes yeux.
– Ferme la bouche ! dit-il dans un mélange de tension et d'amusement.
Il m'oblige à tourner légèrement ma tête. Je scrute de travers ce gland magnifique que son prépuce recouvre et découvre, enroulé et déroulé par sa main frénétique. Que c'est beau un homme qui se branle ! Surtout en aussi gros plan !
Par réflexe je ferme les yeux quand une puissante giclée vient percuter mon cou et mon menton. Je les laisse fermés quand je sens les multiples répliques percuter mes paupières, mon nez, mon torse, mes lèvres… C'est à ce moment-là que ma bouche se rouvre. C'est à ce moment là qu'il pose son gland sur ma lèvre inférieure pour éjaculer dans mon gosier les dernières perles, les plus délicieuses !
J'avale, je déguste, je me régale ! Je suis au paradis ! Couilles vides mais toujours bandant, les effluves mâles de sueur et de sperme m'enveloppant, la saveur séminale dans ma bouche, la conscience que des coulées épaisses glissent partout sur la peau de mon visage, de mon cou, de mon torse. Je suis un réceptacle à sperme ! C'est divin !
Il ne me reste bientôt plus qu'à accrocher ses fesses tendres, à faire pression vers moi, à sucer cet homérique sucre d'orge pour le nettoyer. Je me régale tant et mieux tandis qu'à son tour JC s'enfonce dans sa petite mort, s'y vautre, décide d'en repartir.
Sa queue est toute propre quand il rouvre les yeux. Son sexe sort d'entre mes lèvres. Aussitôt ma langue est aimantée par ses couilles qui, vidées, pendent magnifiquement. Je joue un moment avec ses petites boules. Pas très longtemps, car lui a un autre programme en tête…
C'est sa langue qui me nettoie le visage, récoltant son abondant sperme avant de l'enfourner dans ma bouche pour le partager doucereusement. Il prend son temps. Moi aussi, qui frissonne de me faire ainsi lécher le visage.
JC a commencé par ma face. Peu à peu il descend lécher ses égarement sur mon torse, sur mon ventre, rattrapant même quelques coulures dans mes poils pubiens. Ce n'est que quand nous rions d'un poil qui nous chatouille la langue, avant que ses doigts ne le retirent, que nous remarquons, ensemble, que je suis toujours en train de bander, ma verge à peine amollie et encore emballée dans le préservatif déformé dont la poche avant, bien pleine, tombe lourdement.
– Belle quantité de sperme ! lance-t-il, flatteur.
– Pas autant que toi ! C'est une véritable douche que tu m'as expédié dessus !
– J'ai toujours une grosse production, c'est vrai… Plus que la moyenne semble-t-il… Je ne m'en enorgueillis pas, je n'y peux rien, c'est la nature ! J'en ai assez souffert, ado, dans mes branlettes impossibles à cacher !
– Ah oui, j'imagine ! Une petite pignolade avec une telle abondance, cela se remarque !
Il rit, sous-entendant par une mimique qu'il s'est fait plusieurs fois repérer à cause d'un vêtement ou d'un sous-vêtement détrempé de sperme. Puis sa main retire la capote, la noue, la jette au sol.
Un regard. Nous nous sourions. Nous nous comprenons. La bouche du gourmand s'ouvre et ses lèvres se referment sur mon sexe qu'elles s'emploient, avec sa langue coquine, à nettoyer savamment.
Je dois faire pression sur son visage pour qu'il se rappelle que la courtoisie gay consiste à partager en bouche la récolte du bon fruit mâle. Il s'excuse et m'embrasse, ravissant à nouveau mes papilles, mais avec ma saveur et non plus la sienne. J'ai beau me concentrer, il m'est impossible d'estimer laquelle est la plus délicieuse !
Après une douche particulièrement suave, nous reprenons le fil de notre conversation, cette fois tous deux nus dans son canapé. Autant nous avons eu du mal à communiquer au départ, autant la conversation devient fluide. On fait moins de chichis quand on vient de s'enculer !
Nous parlons sexe crument, mais aussi art avec légèreté. Nos mains caressent nos épidermes. Nos doigts jouent avec nos couilles, nos verges, nos tétons. Nos lèvres apprécient de se rapprocher par moment. Nous nous sentons bien, en confiance, entre copains. Potes de sexe uniquement. Uniquement mais délicieusement, sans tabou aucun.
C'est quand nos ventres se mettent à gargouiller que nous réalisons qu'il est tard. Aussitôt JC me propose d'aller casser une graine dans un restaurant gay du coin. J'acquiesce. Nous attrapons nos vêtements.
Mon slip en main, il me regarde d'un air désapprobateur tout en remontant son pantalon à même la peau. J'éclate de rire et j'accepte le jeu. Mon slip reste sur le canapé, et, comme lui, je mets une unique couche de vêtement sur mes fesses.
Nous nous contentons d'un plat, délicieux, tout en bavardant. Même si je tente d'éviter le sujet, il revient constamment sur ma passivité. Il m'amène à lui raconter comment j'aime être sodomisé, ce que je ressens à ce moment-là. Autour de nous ce sont principalement des couples ou des groupes d'hommes. Inévitablement notre conversation est entendue par les deux couples sur notre droite et notre gauche. JC fait mine d'en être indifférent. Je suis, moi, gêné. Mais les sourires entendus de mes voisins me font comprendre qu'entre gays on peut parler librement de ces choses-là.
Tout cela a comme effet de faire frétiller mon anus. Mon besoin d'enculade revient, à la puissance dix.
Juste avant de nous lever de table pour aller payer, JC me dit :
– J'ai très envie de remettre cela ! Ma soif d'enculade n'est pas encore apaisée ! Malgré tout ce que tu m'as mis. Il faut dire que je suis gourmand… Je sais… Et toi ? Tu n'as pas envie ?
– De te prendre à nouveau ?
Les quatre visages de nos voisins se tournent vers nous, franchement hilares. Je fais mine que je n'y peux rien, que c'est la vie…
– Je pensais plutôt à ton besoin passif. Tu n'as pas envie d'être à ton tour enculé ?
– Tu proposes de me prendre ? Ben… Oui ! Avec joie !
– Joie et gaité ! Non… Je pensais à autre chose… Viens. On bouge. Salut les gars, j'espère que notre petite conversation a bien échauffé vos sens ! lance-t-il à nos voisins qui se bidonnent.
Nous partons en sens inverse de la direction de son appartement. Après quelques centaines de mètres nous entrons dans un bar particulièrement animé. Je n'ai pas besoin d'être spécialiste de ce type d'établissement pour comprendre que c'est un cruising bar gay.
Le public y est incroyablement bigarré. Des couples de trentenaires qu'on croirait tout droit sortis de leur bureau pour aller boire une bière après le travail, des jeunes particulièrement exubérants, des couples de quadras plutôt sages, des costauds barbus au look de bears, quelques personnes âgées, des petits jeunes au centre de multiples attentions, des couleurs de peau multiples, des look variés… La communauté gay est d'une folle diversité. Le point commun, outre l'attirance pour le corps masculin : la jovialité (pour ne pas dire la gaité), le sens de la fête, le respect de toutes les singularités.
JC nous commande deux bières, fait la bise à quelques gars, me désigne du menton à des clients qui me sourient et me saluent spontanément. Nous reculant dans un coin il me présente d'abord comme un bon pote. Ce que tout le monde traduit par « un bon pote de sexe ». Puis, à mi-verre, par un bon pote passif. Certains posent leur main sur mon épaule pour m'en féliciter. D'autres me déshabillent du regard. Le classement entre actifs et passifs s'exprime dans la gestuelle et le regard.
C'est limpide avec deux hommes aux cheveux blancs dont l'un vient poser sa main sur mon fessier et le pelote délicatement. Autour de moi des hommes s'embrassent, des mains palpent les bas-ventres, d'autres les petits culs, tous rient… Comment donc refuser cet hommage à mon anatomie ? Je me laisse faire, ce qui réjouit les petits yeux plissés de JC.
Nous circulons lentement entre les corps animés de cette foule bigarrée et bruyante. Je mets un temps certain avant de repérer l'entrée de la zone intime. Quand un rideau se soulève pour laisser entrer un gars, je vois un garçon nu accroupi en train de sucer un homme habillé. Derrière lui un couple est en pleine sodomie debout, dans le couloir, au milieu de tout le monde. Le rideau se rabat. Je n'en vois pas davantage. Mais mon érection s'amplifie au point de durcir.
Ce que ne manque pas de remarquer JC dont la main vient palper la barre trop horizontale moulée dans mon pantalon. Gentiment il la redresse vers le haut en me demandant si j'ai envie d'y aller. J'hésite. Je lui confirme que j'ai très envie de me faire prendre. Mais que dans cette ambiance festive, copuler au milieu de tout le monde me semble être assez bestial. Et gênant.
– Je suis comme toi, crie-t-il à mon oreille, je préfère dans le calme d'une certaine intimité ! Surtout si elle n'a rien de pudique !
Nous éclatons de rire en nous remémorant nos postures quand nous offrions nos rondelles à la langue cochonne de l'autre.
– Mais faire cela en groupe, comme ici, sans trop savoir qui va te baiser, ni comment, ni combien vont t'enculer ou t'inviter à les sucer, c'est jouissif aussi ! Nous sommes des animaux après tout. Un peu de bestialité fait du bien ! Cela nous raccroche à notre identité de mammifères en rut ! affirme JC.
L'expression de mon visage doit montrer tant de doute qu'il éclate de rire. Il dépose un bisou sur mes lèvres et m'entraine un peu plus loin en me disant que si je regarde trop longtemps l'entrée de la darkroom je ne résisterai pas à l'envie de pénétrer l'antre de la pénétration anale.
Objectivement, je dois bien admettre qu'il a raison…
Il semble chercher quelqu'un dans le bar mais de toute évidence échoue. Il pose des questions à des clients qui tous tournent la tête en signe de négation. Alors, après quelques minutes à regarder partout, nous ressortons du bar.
Dehors il est moins causant. Et plus du tout tactile. Il sort son portable et textote je ne sais quoi tout en se dirigeant vers son appartement. Je me laisse guider silencieusement, l'esprit euphorique pétillant du bon souvenir de notre ébat autant que de l'ambiance de feu de ce lieu plein de gaité. Chez moi, dans ma province, un bar gay aussi animé cela n'existe pas. Vive Paris ! Vive le Marais !
Une réponse et un bip éclairent son téléphone. Un échange s'instaure. Je vois JC sourire. Il s'amuse de ce qu'il écrit autant que de ce qu'il reçoit. Nous arrivons au pied de son immeuble. Nous entrons. Dans l'ascenseur il me regarde, les yeux plein de malice.
Ce n'est qu'une fois entrés chez lui qu'il me demande :
– As-tu vraiment envie de te faire mettre par un super beau garçon très endurant ?
– Oh que oui !
Ma réponse est instantanée, enthousiaste.
– D'accord. Je t'explique. J'ai deux jeunes potes. Une trentaine d'années. Super mignons. Athlétiques. Ils vont trois fois par semaine en salle. Ils sont ensemble. Depuis plusieurs années. Mais leur problème c'est qu'ils sont tous deux actifs…
– Aïe !
– C'est l'amour, on n'y peut rien ! Ils se donnent l'un à l'autre passivement, mais n'y prennent pas trop de plaisir. Alors ils aiment bien se farcir un garçon ensemble. Un devant, un derrière. Le garçon n'est qu'un vide couilles. Ils communient ensemble à se reluquer en pleine copulation ! Ils aiment aussi s'amuser avec deux passifs… Un dernier message et ils sont là dans vingt minutes. Tu veux ?
– Oui ! Mais… Je ne suis pas aussi habitué que toi à être sodomisé. Ils ne sont pas trop brutaux ?
– Ne t'inquiète pas. Je leur ai dit que tu es bi et que tu as un petit cul serré. Tu as bien un petit cul serré ?
– Oui ! J'ai peu d'occasion de me faire prendre. Et pas beaucoup le loisir de jouer avec mes godes…
– Un bi, quoi. Normal ! Ils savent ce que c'est. Justin adore les petits culs serrés. Il sait les préparer. Il est toujours très respectueux. Il saura te faire couiner de bonheur pendant que je me ferai pilonner le cul ! Tu veux ? je confirme ?
– Yep !
– Le seul truc, dit-il en pianotant, c'est hygiène impeccable, jockstrap (j'ai vu que tu en as un mignon, sinon j'en ai toute une collection), et collier.
– Collier ?
– Collier en cuir noir de soumission. Cela veut dire que tu te donnes sans retenue. Ils apprécient le signal qu'on leur donne !
– Je n'ai jamais porté cela !
– Parce que tu n'avais pas réalisé avant que tu es un vrai passif ! Tu peux dire merci à JC !
– Merci JC !
– Cela étant, avec ou sans collier, ils vont te baiser pareil ! C'est juste un jeu. Ils enculent divinement bien !
– Ils ? Je croyais que c'est Justin qui va s'occuper de moi.
– Justin d'abord. Cela m'étonnerait qu'ils n'intervertissent pas à un moment ou un autre ! Keep cool ! Laisse-toi faire. On va se faire mettre ensemble. Cela va être amusant. Et jouissif ! Alors ? j'envoie le message ?
– D'accord. Dis-leur de venir.
Une simple pression du bout du doigt sur le téléphone et les dés sont jetés. Je vais me faire sodomiser par deux beaux garçons devant mon hôte ! Génial !
JC se déshabille aussitôt. Il est interrompu par un message qui indique qu'ils seront là dans dix minutes. Les deux maîtres enculeurs ont l'air pressés !
JC m'entraine dans sa chambre où nous finissons de nous désaper et où il jette un jockstrap et deux colliers sur le lit. Je retourne dans le salon prendre mon sous-vêtement dans ma valise et le place à côté. JC le prend, le regarde, sourit.
– Je suis content, dis-je, car c'est un jockstrap que j'ai vu sur Kevin Warhol, un de mes acteurs porno préférés, de Bel-Ami.
– Ah oui je vois ! Beau gosse ! Beau petit cul !
– Superbe suceur ! Merveilleux baiseur ! Je trouve que c'est un des plus beaux acteurs gays. Je ne me lasse pas de me branler en le regardant baiser… Je regarde souvent la photo de lui en jock. Il me fait systématiquement bander ! Alors, quand je suis tombé sur ce modèle dans un magasin de sous-vêtements masculins, je n'ai pas hésité une seconde !
– Tu as eu raison ! Il est mignon ! Quel que soit le petit cul qui s'expose dedans. Allez viens, toilette intime ! Il ne reste plus beaucoup de temps !
Dans sa salle de bain JC entame sa toilette devant moi, sans aucune pudeur. Malgré mon léger dégoût, vu les minutes qui s'égrènent, je n'ai pas le choix, je fais comme lui. C'est totalement indécent, mais après tout, nous sommes deux garçons dans la même situation qui allons côte à côte nous faire défoncer la rondelle…
Nus face à face, tout propres, il me fixe le collier en cuir autour du cou. Le premier contact froid se transforme vite en chaleur. Je réalise que cela m'excite quand nos verges bandées se heurtent. Nous nous sourions. Nous sommes définitivement pareils !
Son collier est serti de clous métalliques. Le mien est tout de cuir. JC pose de nombreux étuis de préservatifs sur les tables de nuit, ainsi qu'un tube de lubrifiant de chaque côté. Il retire la couette et rajoute des coussins. Je regarde la scène du crime à venir de lèse-anus : tout me semble parfait.
Gentiment il vient me rassurer en déposant un bisou sur mes lèvres tout en attrapant mes couilles pour faire rouler mes testicules doucement dans sa paume. Il n'est plus besoin de parler. Tout est dit. Tout est prêt.
Nous enfilons nos jockstrap dont la poche avant est heureusement suffisamment large pour accueillir nos érections quasi complètes. Chacun vérifie que la sangle arrière est bien à plat sur la fesse. De nouvelles caresses partagées.
Nous sursautons quand la sonnerie retentit.
Voilà que je dois retourner à Paris. Je retourne sur le site d'hébergement gay et je choisis l'appartement de Jean-Charles, JC pour les intimes. Il a de beaux yeux rieurs derrière un petit regard coquin qui me plait. Une bouille toute ronde, un front montant haut, ses petites lunettes rondes lui donnent un air à la fois intellectuel et roué. Sa bouche est large et surplombée de fines lèvres rosées : une promesse délicieuse ! Je tombe sous le charme, projetant sur lui tous mes fantasmes homos.
Le premier contact est plutôt froid. A mon message il me répond qu'avant d'accepter des invités il veut connaitre leur motivation et leurs centres d'intérêts. La réponse est si cash que je réponds sur le même ton que si je recherche ce type d'hébergement naturiste consistant à partager logement et lit, c'est bien pour me vider les couilles de toutes les manières possibles. Je rajoute que je suis passionné de peinture et de sculpture, donc que je vais profiter de mon passage parisien pour faire un tour au Louvre. Et puis que s'il le souhaite nous pourrons faire un footing matinal ensemble, en plus de quelques exercices physiques nus, car je suis sportif.
La réponse est d'un ton légèrement adouci. Il me dit que le seul sport qu'il pratique, à part le sport en chambre (bonne nouvelle !) est la natation. Tant mieux car j'aime le corps des nageurs, épaules larges, torse en V, cuisses musclées ! Donc, précise-t-il, pas de footing commun. Il ne dit en revanche rien sur les exercices physiques dans le plus simple appareil… Espoir, quand tu nous tiens… Il termine son message en m'interrogeant sur mes artistes préférés.
Nous échangeons quatre messages sur des sujets artistiques avant qu'il réponde enfin qu'il m'accepte avec joie chez lui. Entre temps j'apprends qu'il aime Céline Dion, Elton John, Lady Gaga, Whitney Houston, Andy Warhol, Yves Saint Laurent et Jean-Paul Gaultier. Je suis sceptique sur ses goûts ! Son message se termine par un « bises nat » qui me fait presque rougir de contentement. Le garçon est prudent, exigeant, mais il semble savoir se détendre quand il est en confiance.
J'organise donc mon séjour parisien, peu motivé sur le plan professionnel, mais excité à l'idée de rencontrer JC. Le rendez-vous est à 19h. A l'heure dite, je sonne chez lui.
Contrairement à Marti qui m'avait accueilli tout nu, JC est habillé d'une jolie chemisette colorée à fleurs sur un pantalon chino rouge ajusté. Il est aussi mignon que sur la photo, un peu plus âgé, surtout bien plus petit : s'il mesure un mètre soixante, c'est un maximum ! Ce n'est donc pas un Johnny Weissmuller à la force physique impressionnante… Il est néanmoins bien proportionné, assez fin, globalement bien fait.
Il me serre la main avant de me permettre d'entrer. Tout de suite je note un ton de voix chantant et un déhanchement plutôt féminin. Je sens que le garçon cultive son aspect « homo et fier de l'être ». Je ne peux m'empêcher de penser que je suis chez un petit pédé efféminé, et cela me convient parfaitement.
Pendant un quart d'heure, aussi mal à l'aise l'un que l'autre, nous parlons de tout et de rien, tâchant de trouver une connexion entre nous. Je regarde l'intérieur de son appartement, l'excès de bibelots, les tableaux et photos de garçons pour la plupart nus : sa décoration est l'expression criante de son homosexualité. Derrière l'amoncellement d'objets trop kitchs, j'admire son goût certain pour des reproductions d'œuvres d'art de qualité. Je me permets de le lui dire. Il éclate de rire en me disant que c'est son côté Docteur Jekyll et Mister Hyde, son attirance irréfrénable pour le superflu criard et coloré que doit combattre son exigence artistique personnelle.
Un verre de vin apaise davantage encore l'ambiance. Et quand je lui demande si je peux prendre une douche, il acquiesce en me montrant la salle de bain.
Je lui fais le même sketch qu'à Marti quelques semaines plus tôt : je me déshabille lentement. Nu je lui tourne le dos pour ouvrir ma valise, je la laisse ouverte avec mon jockstrap, un gode et ma poire anale en évidence, et je vais me laver.
Il me laisse faire ma toilette sans m'adresser la parole ni me rejoindre. Je le rejoins donc, entièrement nu, alors qu'il lit un bouquin dans son salon.
Je laisse échapper un regard vers deux portes qui donnent sur le salon. Cela ne lui échappe pas.
– Oui, j'ai deux chambres. On pourra partager la mienne ou dormir chacun de notre côté. C'est selon…
– Nous verrons bien… réplique-je, pas certain que nous allons nous entendre.
M'asseyant à côté de lui sans plus me soucier de ma nudité, je reprends mon verre et sirote une gorgée alors qu'il reste le nez dans son bouquin. Mais au moment de le reposer, il me dit :
– Tu es plutôt bien foutu comme garçon. On n'en a pas parlé, tu m'as juste dit que tu es bi, donc j'imagine que tu vis en couple hétéro… Mais tu es plutôt actif ou passif ? Dominant ou dominé ?
Je déteste cette entrée en matière trop directe pour moi ! Non pas que je sois pudique ou offensé, non pas qu'être actif ou passif ne me gêne, mais il me semble que la réponse doit se découvrir dans un rapprochement physique plutôt qu'être un préalable qui fixe une règle du jeu… Je décide de ne pas répondre.
– Merci pour le compliment !
– C'est sincère. Je préfère les garçons qui s'entretiennent, comme toi, à ceux qui se laisse aller ou, à l'inverse, à ceux qui sont trop obsédés de culture physique. Si j'aime être entre les bras d'un beau gars musclé, je trouve que l'obsession du corps est d'une vanité sans fond !
– Je suis assez d'accord avec cela… On doit s'entretenir. De là à passer deux heures chaque jour à se regarder dans un miroir faire de la musculation, quelle perte de temps !
– Tu aimes sodomiser les garçons ?
– Oui. Et me faire prendre aussi.
Ma résolution n'a pas tenu deux minutes ! Mais c'était mieux demandé…
– Ah ? Voilà un mythe auquel je ne crois pas du tout : le gars réversible. « Oh moi j'aime autant me faire mettre que d'enculer un gars ! ». C'est du baratin ! Le sexe entre garçons, c'est l'expression de sa personnalité : on est un mâle dominant, ou un mâle dominé. C'est l'un ou l'autre. Point.
– J'en ai rencontré beaucoup qui prennent et se font prendre ! C'est un peu radical ton propos, non ?
– Non. Je ne crois pas ! Bien sûr qu'on passe d'un rôle à l'autre. Mais on a chacun une préférence nette. Son plaisir est plus intense dans un rôle que dans l'autre !
– Je ne sais pas… Il y a des périodes où j'aime prendre un bon petit cul de mec, et d'autre où je n'ai qu'une envie c'est ouvrir mes fesses à une belle queue bien virile… Et puis, va savoir pourquoi, ça change, ça s'inverse.
– Peut-être, mais réfléchis-y bien : il y a un des rôles qui revient plus souvent que l'autre dans tes pulsions ! Les pulsions sexuelles sont le reflet de ce qu'on est au plus profond. Elles ne trichent pas. Elles ne se canalisent pas par l'éducation ou les idées préconçues. Elles sont comme toi, là, nues, vraies, pures !
– Peut-être…
– En tous cas la conversation te plait ! Ta verge est encore plus belle quand elle est déployée ! Je peux la toucher ?
– Si je suis nu sans faux-fuyant à côté de toi, c'est bien que mon corps est à disposition de qui voudra bien le faire exulter !
JC sourit. Un beau sourire vraiment coquin. Pense-t-il réellement ce qu'il dit ou bien est-il joueur, a-t-il volontairement abordé ce sujet pour m'exciter ?
En tous cas la main chaude qui entoure ma verge bandée, quoiqu'encore molle, est douce et réconfortante. Je repose ma tête en arrière. J'écarte les cuisses. Je le laisse me tripoter. Et je souris, à la fois de bien-être, et à l'idée que je suis brusquement soumis à toutes ses fantaisies.
Ai-je davantage envie de me faire butiner le fion ou bien de le pistonner sévèrement en levrette ? Je ne sais pas. J'hésite. Les deux me tentent. Et cette tentation, ajoutée à ses caresses subtiles, me fait sévèrement bander.
Ses doigts agiles glissent sous mes couilles pour les soupeser. J'entends un grognement satisfait. Il a raison : elles sont bien pleines. Je n'ai pas éjaculé depuis le weekend précédent. Je lui ai gardé toute ma production séminale, des images de son joli visage maculé de mon sperme ayant traversé de nombreuses fois mon esprit échauffé par l'idée de mon escapade parisienne. Il soupèse, il masse, il honore mes testicules, décuplant probablement la quantité de spermatozoïdes produits…
Ce sont deux lèvres se refermant sur un de mes tétons qui me font sursauter et rouvrir les yeux. Il a mes bourses solidement tenues dans une main, je suis entièrement décalotté avec un gland bien baveux et le coquin me tète le sein en scrutant mon visage. Souriant, il rayonne de joie et de fierté mâle.
Je lui rends son sourire. J'adore ses douceurs ! J'approche mon visage du sien en tendant les lèvres. Il abandonne mon téton pour venir les baiser. Tout est subtilité. Pas de jeu de langue affamée. Juste des lèvres tendues qui se saluent. Et bientôt des bouts de langues qui se pourlèchent. Ce n'est bientôt plus un baiser ; ce sont deux langues qui se lèchent délicatement, joyeusement, élégamment. Deux langues en action qui sont le signe qu'il peut poursuivre son exploration. Après les doigts, la main, les lèvres… Sa langue peut maintenant jouer avec mon corps.
En amant raffiné, il poursuit l'exploration de ma poitrine. Il tète encore chacun de mes seins, il les suce, il les mordille. Ma tête est repartie en arrière. Mon corps n'est que lascivité et abandon.
Ce sont des petits bisous chastes qui descendent le long de mon ventre velu. La main accélère inconsciemment le massage de mes bourses au fur et à mesure où ses lèvres se rapprochent de la racine de mon sexe tendu de bonheur. Mon sexe que son menton puis ses joues effleurent d'abord, avant de se frotter délibérément contre, se composant un masque séminal odorant.
Je rouvre les yeux pour admirer le moment où il avalera ma hampe avec gourmandise. Pour le moment il l'admire, le visage à quelques centimètres, le nez dans mes poils pubiens.
– Tu ne te rases pas que les couilles… La queue aussi… J'adore… J'aime les poils. Mais pas là… dit-il d'une voix suraiguë avant de donner un coup de langue enroulée sur la base de mon sexe.
J'en gémis de bonheur. Ses yeux brillants se tournent vers les miens. Sa langue endiablée explore ma hampe en la parcourant frénétiquement. Il me lèche abondamment le sexe, sans jamais dépasser la couronne de mon gland, sans desserrer sa main qui tient mes testicules alors qu'un doigt coquin vient chatouiller mon périnée.
Pourtant, pris à son propre jeu, emporté par sa pulsion mâle, survolté par les saveurs séminales qui s'y écoulent, sa langue remontent de plus en plus souvent vers le sommet de mon phallus. Mes yeux se plissent, enthousiasmés tant par la subtile sensation que par l'espérance de le voir enfin déguster mon bonbon nappé de bon sperme.
Il lit en moi. Je ne peux rien cacher de mes pensées. Il a donné du plaisir viril a tant d'hommes qu'il sait exactement comment je réagis, ce que j'attends de lui. Peut-être attend-il que je le supplie ?
Je résiste en le regardant faire. Il est somptueux de lascivité mâle ! Et c'est lui qui craque en premier puisqu'au moment où ses lèvres s'ouvrent en grand pour avaler mon sexe, il a un dernier sursaut de volonté et glisse son visage sous mes couilles que sa main abandonne enfin, pour permettre à sa langue de venir sauvagement me les lécher.
Mes gémissements montent vers les aigus tandis que ses grognements descendent vers les graves. Mon bassin se soulève. Il s'en réjouit, en profitant pour lécher également mon périnée, s'arrêtant juste avant ma corolle anale. C'est à la fois intensément bon et atrocement frustrant ! Je ne rêve que de voir mon gland dans sa bouche ou bien sa langue dans mon anus. Et le pervers me refuse les deux !
J'ai beau m'agiter, il ne dévie pas de sa stratégie sadique. C'est une langue en furie qui lèche et étale sa bave sur ma hampe, mes couilles, mon périnée, sans jamais toucher les deux points, la pointe et le creux, les plus sensibles de mon anatomie mâle. Mes gémissements comme ses grognements sont continus. Et, insensiblement, je commence à relever les cuisses, à élever mes jambes en les écartant, à lui offrir ma rondelle.
C'est quand j'ai les jambes solidement tenues par mes avant-bras placés sous mes genoux, cul largement ouvert et offert qu'il interrompt ses douceurs et exulte :
– Tu vois que tu es avant tout passif ! C'est ton cul que tu m'offres sous la torture. Pas ta queue que tu enfournes de force dans ma bouche de pédé ! Passif ! Tu es comme moi, fondamentalement passif !
Je n'ai pas le loisir de répondre que le bout de sa langue fond enfin sur ma corolle anale qui s'ouvre et se ferme toute seule depuis un moment. Il m'offre un anulingus d'anthologie, dévorant ma corolle comme jamais, l'ouvrant en grand, s'y enfournant de plus en plus profondément de sa langue perverse enroulée.
Alors qu'il a la bouche collée contre mes fesses, accrochée comme une moule sur un rocher, alors que sa langue se déchaine entièrement dans mon conduit totalement détendu, il se recule brusquement pour rabattre de force mes jambes afin de dégager le passage à son visage qui s'abat sur mon membre viril. Enfin il avale mon sexe, d'un seul coup, m'offrant immédiatement une gorge profonde. Je gémis de plus belle. Le petit salaud est également un suceur hors pair !
Sa fellation ne dure pourtant que quelques secondes. Dans ma tête je m'imagine jouir immédiatement dans sa gorge de suceur gourmand. Il n'en est pourtant rien. Tout cela a été trop rapide. Quelques coups de pompe supplémentaires, quelques dizaines de secondes de plus et oui, il aurait déclenché mon éjaculation. Mais au lieu de cela il se tient devant moi, fier de lui, admirant avec un sourire sadique mon corps nu en feu.
– La démonstration est faite : tu es comme moi fondamentalement passif ! Fondamentalement… Ce que tu préfères c'est en prendre une bonne dans ton fondement ! Oui tu aimes être enculé ! Tu aimes être besogné, ramoné ! Et sévèrement, j'en suis sûr !
– Facile à affirmer ! Comment un mec pourrait résister à ce que tu m'as fait ! me défende-je.
– Personne n'a jamais résisté… Mais je répète, si tu étais fondamentalement actif tu aurais pris mon visage entre tes mains, tu aurais enfourné ta queue dans ma bouche et tu m'aurais obligé à te pomper. Ou bien tu m'aurais arraché les vêtement et enculé à sec, d'un coup ! Au lieu de cela, tu m'as présenté ta jolie petite rondelle de pédé passif…
– Tu es un vrai pervers, toi !
– Pervers… Oui, c'est vrai. J'assume. Mais un pervers qui a depuis longtemps canalisé sa perversion pour l'offrir au plaisir de mes gentils partenaires… Même quand ils m'arrachent les vêtements et me retournent sans ménagement, je les trouve gentils !
– Allumer le feu ! C'est cela ta spécialité ! Quand à tes vêtements… Ils sont effectivement de trop…
– Comment veux-tu me les enlever ?
– Humm… dis-je en me relevant difficilement pour me placer face à lui, puis bientôt en lui tournant autour. Voyons… Sensuellement… Oui, je vais d'effeuiller sensuellement, faire crier d'impatience ton petit corps de pédé pervers… Je vois cette barre qui déforme ton pantalon… Humm… Ta queue… C'est injuste : pourquoi cette tâche au bout de ta hampe qui détrempe le tissu ? Pourquoi je n'ai pas eu le droit à tout ton jus en bouche ?
– Encore une preuve que tu es passif ! Un actif dominant n'aurait pas envie de me déshabiller sensuellement : il me foutrait à poil rudement ! Et seul un passif rêve de prendre ma queue en bouche ! Un hyper passif qui a très envie de lécher l'intérieur de mon pantalon pour récolter tout le sperme qui y es imbibé ! Tu es une vraie pétale, toi aussi ! Nous sommes pareils !
– J'imagine que c'est un compliment… Mais je ne suis pas d'accord avec toi. Je veux bien admettre le besoin passif de me faire pénétrer par une bonne queue. Concernant la fellation, ma petite expérience me dit qu'actif ou passif, tous les mecs qui aiment les mecs, tous les mecs qui aiment le goût du sperme (c'est-à-dire tous les mecs car homo ou hétéro, quand on se masturbe, je suis certain que cent pour cent des mecs aiment se lécher les doigts, goûter à leur sperme, s'emplir les poumons de ce parfum si masculin !), tous les homos aiment sucer !
– Je ne suis pas de cet avis… Mais développons… Tout en me déshabillant beau mâle !
Je mets tout ce que j'ai de lascivité, de sensualité, d'érotisme, de passion épidermique pour, très lentement, le déshabiller entièrement. Tout en débattant sur notre état d'homos, nous prenons tout notre temps, moi en le caressant, lui en remuant son petit cul, ensemble en s'embrassant ou en se léchant les babines, avant qu'une jolie petite queue décalottée et gluante jaillisse de son pantalon entrouvert. JC est entièrement rasé. Ou épilé. Je ne sais. Ses seuls poils sont sous les aisselles. Une coquetterie de pédé passif, sans doute. Partout ailleurs il est tout glabre. Jusqu'aux pieds finis-je par découvrir.
Mon hôte est vraiment mignon. Tout beau, tout lisse, aussi excité que moi. Il a les épaules plus larges que les hanches. Il n'a presque pas de ventre. Il a des jambes fines. Il a surtout de grosses couilles. Des couilles étrangement grosses par rapport à son beau phallus élégant. Une légère disproportion qui est une magnifique promesse de volupté laiteuse !
Face à face, nus et bandant, nos glands luisant, sourires aux lèvres, nous nous tournons autour, comme deux lions qui se testent avant de se jeter l'un sur l'autre pour un combat vital.
– On est passifs tous les deux… On a autant envie de se faire prendre l'un que l'autre… Pas facile comme situation… finit-il par susurrer.
– Tu n'es jamais actif ?
– Je n'aime pas cela… J'ai fait une toilette intime avant ton arrivée…
– C'est une information ? Un message ?
– Une invitation…
Nos lèvres se trouvent. Nous nous léchons la langue, avant qu'il n'enfourne la sienne dans ma bouche. Enfin un vrai baiser de mec ! Le JC sait aussi embrasser ! Délicieusement ! Suavement…
Nos corps se rapprochent, s'enlacent, nos sexes coincés entre nos ventres, nos glands baveux étalant notre bon sperme égaré sur nos épidermes frémissant, nos mains partant à la conquête du petit cul amant tout chaud et moelleux.
– Tu es chaud pour un bi, toi… finit-il par murmurer en s'écartant. Lèche-moi le cul ! Et encule-moi !
A peine la phrase prononcée qu'il se met en levrette au milieu de son salon, cul offert et ouvert. Mes yeux libidineux plongent sur sa rondelle. Quel joli rose sombre ! Qui s'agite impatiemment ! Etais-je dans le même état avant qu'il ne me lèche l'anus ?
Je m'agenouille derrière lui. Il se cambre davantage encore. Son anus est un appel au crime ! Ai-je déjà pris le temps d'admirer une corolle anale qui crie son besoin d'être pénétrée ? Je ne crois pas. C'est beau ! C'est indécent. C'est terriblement indécent. C'est terriblement attirant… Comment résister ? J'ai la bouche entrouverte. J'ai la langue pendante. Je prends conscience que je salive abondamment. Tout mon être m'invite à me décider à lui lécher le cul !
Tenir encore un peu, alors qu'il remue lascivement son fessier sous mes yeux, hurlant son empressement à sentir ma langue sur son intimité postérieure. C'est vraiment beau un petit pédé surchauffé qui crève d'envie de se faire mettre ! Que ce soit lui, moi, ou n'importe qui d'autre, oui, cette rondelle est une magnifique impatience sodomite !
Je ne décide de rien. C'est mon instinct mâle qui fait se précipiter ma bouche vers son trou du cul. Je n'ai pas léché de rondelle aussi souvent que lui, c'est certain. Je n'ai jamais réfléchi à la manière de bien faire un anulingus. Contrairement à mon obsession à bien sucer et à bien enculer, longuement, attentivement. Non, l'anulingus c'est exclusivement animal. Il n'y a qu'à grogner et à déflorer le petit trou sombre. S'abandonner à la pulsion d'une bestialité pure !
Je dois être dans le vrai si j'en crois ses intenses gémissements aigus. Il aime, il se régale, il pousse son bassin en arrière vers mon visage pour m'obliger à le pénétrer plus profondément du bout de la langue enroulée.
J'essaie de me remémorer comment il m'a donné le même indicible plaisir. Je n'arrive à rien. Mon esprit ne suit pas. Je m'en fous. Je lèche son anus, je le picore, je le détends, je le pénètre ! Et cela seul compte !
Il doit en être satisfait puisqu'il prononce quelques paroles tout d'abord inaudibles avant que je comprenne qu'il me demande de prendre une capote dans un tiroir à portée de ma main. Je mets un terme à mon anulingus pour attraper un étui de préservatif. Pendant ce temps il se cale du mieux qu'il peut, trou de cul grand ouvert, prêt à recevoir mes assauts.
Pourtant…
– Tsstt, tsstt, tsstt… Ce n'est pas bien cela, beau pédé impatient ! Viens d'abord nettoyer ma queue ruisselante avec ta langue. Je mouille de t'avoir léché le cul ! Et quand ma queue sera toute propre, tu dérouleras cette capote sur mon beau phallus qui va défoncer ta délicieuse petite rondelle de passif !
Je m'étonne moi-même de la crudité de mes propos. Jamais je n'ai parlé comme cela à un partenaire de sexe ! Mais ses yeux étincelants de bonheur qui se tournent vers moi me rassurent : il aime les mots crus, les situations crues, les ébats farouches !
Il bondit pour se retrouver face à moi, avalant sans attendre mon gland qu'il suçote avidement. Et tout en suçant sa friandise préférée, il me prend l'étui des mains et l'ouvre.
Lâcher mon sexe d'entre ses lèvres lui pèse assurément. Mais son besoin de plaisir anal est plus puissant que son besoin fellatoire. Alors il vient à nouveau masser mes bourses tout en me roulant une savoureuse pelle de mecs. Ma saveur séminale en bouche nous fait grogner de plaisir. Nos regards salaces se fondent. Oui mec, semblent-ils se dire, nous allons baiser comme des bêtes !
Sa manière lascive de dérouler le préservatif sur ma hampe est délicieuse. Si une main déploie la protection, l'autre vient pincer mes tétons, peloter mon petit cul, masser mes couilles, caresser mon bas-ventre velu. Je me régale !
– Tu aimes le mâle, toi, beau petit pédé… susurre-je.
– Oui ! Tu es un beau mâle ! s'enflamme-t-il en claquant sèchement mes fesses. Mais le beau mâle, c'est en moi que je l'aime ! Bien profondément ! Prends-moi mec ! Défonce-moi !
Aussitôt il reprend sa position de soumis. Et mes yeux replongent sur cet anus ouvert qui m'appelle. Et ma langue se remet à saliver. Et à nouveau, je me penche pour lécher ses adorables petites fesses offertes ! Et surtout son tendre anus !
Cela ne dure pas. J'avais besoin de ce contact lingual. Mais j'ai surtout besoin d'un vrai contact coïtal. Un vrai contact mâle. Un moment animal !
Je me redresse d'un coup, attrape ses deux épaules en l'obligeant à se cambrer plus encore, trouve l'entrée de son conduit et d'un seul coup le pénètre jusqu'à la garde. Un long hululement aigu accompagne ma pénétration. Il déguste ! Il se régale ! Autant que moi qui exulte de sentir ce conduit serré enrober mon sexe den feu.
A la manière dont il remue son bassin je comprends que je n'ai aucune raison d'y aller en douceur. Mes va et vient démarrent très vite. Lentement d'abord, puis très vite avec intensité. Je le fesse tout en le défonçant. Je flatte ses hanches. Je dévore son cou. Je fais sèchement claquer mon ventre contre son fessier.
La réalité est que je ne contrôle rien. J'encule. C'est tout. J'en ai trop besoin. Lui autant que moi. C'est devenu une nécessité vitale : défoncer le cul de ce mec qui m'a mis en ébullition !
Parfois je prends sa queue en main. J'essaie de le branler tout en le mitraillant par l'arrière. Mais à chaque fois il la repousse. Peu m'importe. J'ai besoin de sentir ce bâton chaud dans ma main. Comme j'ai besoin de sentir ses grosses couilles douces, molles et pleines dans ma paume.
J'admire ma queue qui entre et sort de ses petites fesses. Je suis fier de ma puissance virile. Et pourtant je me prends à rêver que c'est moi qui me fais enculer ! La température monte d'un cran ! Je m'imagine à sa place. Quel pied ! Eh puis non, je m'imagine à la mienne, mais avec un autre mec derrière moi qui me prend en sandwich. Le paradis ! Me retrouver entre deux mâles ! Enculer et être enculé ! Mon anus se détend. Je sens mon cul s'ouvrir alors que ma queue durcie encore, s'il en était possible… Juste un sensation. Juste une pulsion. Juste un besoin masculin très profond… Oui, mon cul a besoin d'être possédé !
Je suis au bord de l'orgasme. En bon actif attentif à son partenaire, je veux le faire jouir d'abord. Je ralentis la cadence pour tenir encore un peu et je saisis son sexe pour le masturber. Pas dupe, il comprend mon état. Il chasse ma main, tourne son visage extatique vers moi et me dit :
– Non… Jouis en moi ! Fais-toi du bien ! C'est délicieux ! Tu m'encules divinement ! Et après je t'offrirais une éjac faciale ! Tu aimes cela, les éjacs faciales ?
Je ne réponds pas. Je ne suis pas en état d'entamer une conversation philosophique sur les meilleures façons d'offrir son éjaculation à son partenaire ! Je m'accroche à ses hanches, je me redresse, j'assure ma position, et je me lance dans une ultime chevauchée en pistonnant sauvagement ses belles fesses trempées de sueur, mes bras derrière la nuque, le visage tourné vers le plafond, remerciant le Ciel de me permettre de connaitre un tel plaisir charnel.
Je jouis en criant. J'ai la sensation de me vider entièrement en lui, de déverser dans son superbe petit cul surchauffé un flot ininterrompu de sperme. Bloqué par la capote, bien sûr. Mais qu'importe ! Je jouis ! Je gicle ! J'éjacule !
Effondré sur son dos moite je m'abandonne à la déprime post-coïtale. Je le sens sourire. Je prends garde à rester enfoncé en lui. Je halète. Je dois reprendre des forces.
En bon soumis habitué à être enculé, il me laisse tout le temps nécessaire. Sortant de ma léthargie, je m'en rends compte. Et peu à peu je réalise qu'il est, lui, en train de bander comme un forcené, tout prêt à l'extase, se régalant douloureusement de son orgasme imminent et retenu.
Alors je me retire. Vidé de mes forces, je roule sur le dos. Je rampe quelques centimètres pour m'adosser contre son canapé. Et je le vois avec un immense bonheur se redresser, queue en main, pour s'approcher de mon visage.
Comme si c'était une évidence j'ouvre la bouche pour laisser son membre la pénétrer et aussitôt la lécher abondamment. Quel régal que ce sexe dégorgeant de sperme impatient ! Sucer ! Encore sucer ! Se régaler de son nectar séminal ! D'autant que des perles délicieuses sortent de son méat pour enrichir encore le délice !
Il se recule pourtant, prend son sexe en main, commence à s'astiquer sous mes yeux.
– Ferme la bouche ! dit-il dans un mélange de tension et d'amusement.
Il m'oblige à tourner légèrement ma tête. Je scrute de travers ce gland magnifique que son prépuce recouvre et découvre, enroulé et déroulé par sa main frénétique. Que c'est beau un homme qui se branle ! Surtout en aussi gros plan !
Par réflexe je ferme les yeux quand une puissante giclée vient percuter mon cou et mon menton. Je les laisse fermés quand je sens les multiples répliques percuter mes paupières, mon nez, mon torse, mes lèvres… C'est à ce moment-là que ma bouche se rouvre. C'est à ce moment là qu'il pose son gland sur ma lèvre inférieure pour éjaculer dans mon gosier les dernières perles, les plus délicieuses !
J'avale, je déguste, je me régale ! Je suis au paradis ! Couilles vides mais toujours bandant, les effluves mâles de sueur et de sperme m'enveloppant, la saveur séminale dans ma bouche, la conscience que des coulées épaisses glissent partout sur la peau de mon visage, de mon cou, de mon torse. Je suis un réceptacle à sperme ! C'est divin !
Il ne me reste bientôt plus qu'à accrocher ses fesses tendres, à faire pression vers moi, à sucer cet homérique sucre d'orge pour le nettoyer. Je me régale tant et mieux tandis qu'à son tour JC s'enfonce dans sa petite mort, s'y vautre, décide d'en repartir.
Sa queue est toute propre quand il rouvre les yeux. Son sexe sort d'entre mes lèvres. Aussitôt ma langue est aimantée par ses couilles qui, vidées, pendent magnifiquement. Je joue un moment avec ses petites boules. Pas très longtemps, car lui a un autre programme en tête…
C'est sa langue qui me nettoie le visage, récoltant son abondant sperme avant de l'enfourner dans ma bouche pour le partager doucereusement. Il prend son temps. Moi aussi, qui frissonne de me faire ainsi lécher le visage.
JC a commencé par ma face. Peu à peu il descend lécher ses égarement sur mon torse, sur mon ventre, rattrapant même quelques coulures dans mes poils pubiens. Ce n'est que quand nous rions d'un poil qui nous chatouille la langue, avant que ses doigts ne le retirent, que nous remarquons, ensemble, que je suis toujours en train de bander, ma verge à peine amollie et encore emballée dans le préservatif déformé dont la poche avant, bien pleine, tombe lourdement.
– Belle quantité de sperme ! lance-t-il, flatteur.
– Pas autant que toi ! C'est une véritable douche que tu m'as expédié dessus !
– J'ai toujours une grosse production, c'est vrai… Plus que la moyenne semble-t-il… Je ne m'en enorgueillis pas, je n'y peux rien, c'est la nature ! J'en ai assez souffert, ado, dans mes branlettes impossibles à cacher !
– Ah oui, j'imagine ! Une petite pignolade avec une telle abondance, cela se remarque !
Il rit, sous-entendant par une mimique qu'il s'est fait plusieurs fois repérer à cause d'un vêtement ou d'un sous-vêtement détrempé de sperme. Puis sa main retire la capote, la noue, la jette au sol.
Un regard. Nous nous sourions. Nous nous comprenons. La bouche du gourmand s'ouvre et ses lèvres se referment sur mon sexe qu'elles s'emploient, avec sa langue coquine, à nettoyer savamment.
Je dois faire pression sur son visage pour qu'il se rappelle que la courtoisie gay consiste à partager en bouche la récolte du bon fruit mâle. Il s'excuse et m'embrasse, ravissant à nouveau mes papilles, mais avec ma saveur et non plus la sienne. J'ai beau me concentrer, il m'est impossible d'estimer laquelle est la plus délicieuse !
Après une douche particulièrement suave, nous reprenons le fil de notre conversation, cette fois tous deux nus dans son canapé. Autant nous avons eu du mal à communiquer au départ, autant la conversation devient fluide. On fait moins de chichis quand on vient de s'enculer !
Nous parlons sexe crument, mais aussi art avec légèreté. Nos mains caressent nos épidermes. Nos doigts jouent avec nos couilles, nos verges, nos tétons. Nos lèvres apprécient de se rapprocher par moment. Nous nous sentons bien, en confiance, entre copains. Potes de sexe uniquement. Uniquement mais délicieusement, sans tabou aucun.
C'est quand nos ventres se mettent à gargouiller que nous réalisons qu'il est tard. Aussitôt JC me propose d'aller casser une graine dans un restaurant gay du coin. J'acquiesce. Nous attrapons nos vêtements.
Mon slip en main, il me regarde d'un air désapprobateur tout en remontant son pantalon à même la peau. J'éclate de rire et j'accepte le jeu. Mon slip reste sur le canapé, et, comme lui, je mets une unique couche de vêtement sur mes fesses.
Nous nous contentons d'un plat, délicieux, tout en bavardant. Même si je tente d'éviter le sujet, il revient constamment sur ma passivité. Il m'amène à lui raconter comment j'aime être sodomisé, ce que je ressens à ce moment-là. Autour de nous ce sont principalement des couples ou des groupes d'hommes. Inévitablement notre conversation est entendue par les deux couples sur notre droite et notre gauche. JC fait mine d'en être indifférent. Je suis, moi, gêné. Mais les sourires entendus de mes voisins me font comprendre qu'entre gays on peut parler librement de ces choses-là.
Tout cela a comme effet de faire frétiller mon anus. Mon besoin d'enculade revient, à la puissance dix.
Juste avant de nous lever de table pour aller payer, JC me dit :
– J'ai très envie de remettre cela ! Ma soif d'enculade n'est pas encore apaisée ! Malgré tout ce que tu m'as mis. Il faut dire que je suis gourmand… Je sais… Et toi ? Tu n'as pas envie ?
– De te prendre à nouveau ?
Les quatre visages de nos voisins se tournent vers nous, franchement hilares. Je fais mine que je n'y peux rien, que c'est la vie…
– Je pensais plutôt à ton besoin passif. Tu n'as pas envie d'être à ton tour enculé ?
– Tu proposes de me prendre ? Ben… Oui ! Avec joie !
– Joie et gaité ! Non… Je pensais à autre chose… Viens. On bouge. Salut les gars, j'espère que notre petite conversation a bien échauffé vos sens ! lance-t-il à nos voisins qui se bidonnent.
Nous partons en sens inverse de la direction de son appartement. Après quelques centaines de mètres nous entrons dans un bar particulièrement animé. Je n'ai pas besoin d'être spécialiste de ce type d'établissement pour comprendre que c'est un cruising bar gay.
Le public y est incroyablement bigarré. Des couples de trentenaires qu'on croirait tout droit sortis de leur bureau pour aller boire une bière après le travail, des jeunes particulièrement exubérants, des couples de quadras plutôt sages, des costauds barbus au look de bears, quelques personnes âgées, des petits jeunes au centre de multiples attentions, des couleurs de peau multiples, des look variés… La communauté gay est d'une folle diversité. Le point commun, outre l'attirance pour le corps masculin : la jovialité (pour ne pas dire la gaité), le sens de la fête, le respect de toutes les singularités.
JC nous commande deux bières, fait la bise à quelques gars, me désigne du menton à des clients qui me sourient et me saluent spontanément. Nous reculant dans un coin il me présente d'abord comme un bon pote. Ce que tout le monde traduit par « un bon pote de sexe ». Puis, à mi-verre, par un bon pote passif. Certains posent leur main sur mon épaule pour m'en féliciter. D'autres me déshabillent du regard. Le classement entre actifs et passifs s'exprime dans la gestuelle et le regard.
C'est limpide avec deux hommes aux cheveux blancs dont l'un vient poser sa main sur mon fessier et le pelote délicatement. Autour de moi des hommes s'embrassent, des mains palpent les bas-ventres, d'autres les petits culs, tous rient… Comment donc refuser cet hommage à mon anatomie ? Je me laisse faire, ce qui réjouit les petits yeux plissés de JC.
Nous circulons lentement entre les corps animés de cette foule bigarrée et bruyante. Je mets un temps certain avant de repérer l'entrée de la zone intime. Quand un rideau se soulève pour laisser entrer un gars, je vois un garçon nu accroupi en train de sucer un homme habillé. Derrière lui un couple est en pleine sodomie debout, dans le couloir, au milieu de tout le monde. Le rideau se rabat. Je n'en vois pas davantage. Mais mon érection s'amplifie au point de durcir.
Ce que ne manque pas de remarquer JC dont la main vient palper la barre trop horizontale moulée dans mon pantalon. Gentiment il la redresse vers le haut en me demandant si j'ai envie d'y aller. J'hésite. Je lui confirme que j'ai très envie de me faire prendre. Mais que dans cette ambiance festive, copuler au milieu de tout le monde me semble être assez bestial. Et gênant.
– Je suis comme toi, crie-t-il à mon oreille, je préfère dans le calme d'une certaine intimité ! Surtout si elle n'a rien de pudique !
Nous éclatons de rire en nous remémorant nos postures quand nous offrions nos rondelles à la langue cochonne de l'autre.
– Mais faire cela en groupe, comme ici, sans trop savoir qui va te baiser, ni comment, ni combien vont t'enculer ou t'inviter à les sucer, c'est jouissif aussi ! Nous sommes des animaux après tout. Un peu de bestialité fait du bien ! Cela nous raccroche à notre identité de mammifères en rut ! affirme JC.
L'expression de mon visage doit montrer tant de doute qu'il éclate de rire. Il dépose un bisou sur mes lèvres et m'entraine un peu plus loin en me disant que si je regarde trop longtemps l'entrée de la darkroom je ne résisterai pas à l'envie de pénétrer l'antre de la pénétration anale.
Objectivement, je dois bien admettre qu'il a raison…
Il semble chercher quelqu'un dans le bar mais de toute évidence échoue. Il pose des questions à des clients qui tous tournent la tête en signe de négation. Alors, après quelques minutes à regarder partout, nous ressortons du bar.
Dehors il est moins causant. Et plus du tout tactile. Il sort son portable et textote je ne sais quoi tout en se dirigeant vers son appartement. Je me laisse guider silencieusement, l'esprit euphorique pétillant du bon souvenir de notre ébat autant que de l'ambiance de feu de ce lieu plein de gaité. Chez moi, dans ma province, un bar gay aussi animé cela n'existe pas. Vive Paris ! Vive le Marais !
Une réponse et un bip éclairent son téléphone. Un échange s'instaure. Je vois JC sourire. Il s'amuse de ce qu'il écrit autant que de ce qu'il reçoit. Nous arrivons au pied de son immeuble. Nous entrons. Dans l'ascenseur il me regarde, les yeux plein de malice.
Ce n'est qu'une fois entrés chez lui qu'il me demande :
– As-tu vraiment envie de te faire mettre par un super beau garçon très endurant ?
– Oh que oui !
Ma réponse est instantanée, enthousiaste.
– D'accord. Je t'explique. J'ai deux jeunes potes. Une trentaine d'années. Super mignons. Athlétiques. Ils vont trois fois par semaine en salle. Ils sont ensemble. Depuis plusieurs années. Mais leur problème c'est qu'ils sont tous deux actifs…
– Aïe !
– C'est l'amour, on n'y peut rien ! Ils se donnent l'un à l'autre passivement, mais n'y prennent pas trop de plaisir. Alors ils aiment bien se farcir un garçon ensemble. Un devant, un derrière. Le garçon n'est qu'un vide couilles. Ils communient ensemble à se reluquer en pleine copulation ! Ils aiment aussi s'amuser avec deux passifs… Un dernier message et ils sont là dans vingt minutes. Tu veux ?
– Oui ! Mais… Je ne suis pas aussi habitué que toi à être sodomisé. Ils ne sont pas trop brutaux ?
– Ne t'inquiète pas. Je leur ai dit que tu es bi et que tu as un petit cul serré. Tu as bien un petit cul serré ?
– Oui ! J'ai peu d'occasion de me faire prendre. Et pas beaucoup le loisir de jouer avec mes godes…
– Un bi, quoi. Normal ! Ils savent ce que c'est. Justin adore les petits culs serrés. Il sait les préparer. Il est toujours très respectueux. Il saura te faire couiner de bonheur pendant que je me ferai pilonner le cul ! Tu veux ? je confirme ?
– Yep !
– Le seul truc, dit-il en pianotant, c'est hygiène impeccable, jockstrap (j'ai vu que tu en as un mignon, sinon j'en ai toute une collection), et collier.
– Collier ?
– Collier en cuir noir de soumission. Cela veut dire que tu te donnes sans retenue. Ils apprécient le signal qu'on leur donne !
– Je n'ai jamais porté cela !
– Parce que tu n'avais pas réalisé avant que tu es un vrai passif ! Tu peux dire merci à JC !
– Merci JC !
– Cela étant, avec ou sans collier, ils vont te baiser pareil ! C'est juste un jeu. Ils enculent divinement bien !
– Ils ? Je croyais que c'est Justin qui va s'occuper de moi.
– Justin d'abord. Cela m'étonnerait qu'ils n'intervertissent pas à un moment ou un autre ! Keep cool ! Laisse-toi faire. On va se faire mettre ensemble. Cela va être amusant. Et jouissif ! Alors ? j'envoie le message ?
– D'accord. Dis-leur de venir.
Une simple pression du bout du doigt sur le téléphone et les dés sont jetés. Je vais me faire sodomiser par deux beaux garçons devant mon hôte ! Génial !
JC se déshabille aussitôt. Il est interrompu par un message qui indique qu'ils seront là dans dix minutes. Les deux maîtres enculeurs ont l'air pressés !
JC m'entraine dans sa chambre où nous finissons de nous désaper et où il jette un jockstrap et deux colliers sur le lit. Je retourne dans le salon prendre mon sous-vêtement dans ma valise et le place à côté. JC le prend, le regarde, sourit.
– Je suis content, dis-je, car c'est un jockstrap que j'ai vu sur Kevin Warhol, un de mes acteurs porno préférés, de Bel-Ami.
– Ah oui je vois ! Beau gosse ! Beau petit cul !
– Superbe suceur ! Merveilleux baiseur ! Je trouve que c'est un des plus beaux acteurs gays. Je ne me lasse pas de me branler en le regardant baiser… Je regarde souvent la photo de lui en jock. Il me fait systématiquement bander ! Alors, quand je suis tombé sur ce modèle dans un magasin de sous-vêtements masculins, je n'ai pas hésité une seconde !
– Tu as eu raison ! Il est mignon ! Quel que soit le petit cul qui s'expose dedans. Allez viens, toilette intime ! Il ne reste plus beaucoup de temps !
Dans sa salle de bain JC entame sa toilette devant moi, sans aucune pudeur. Malgré mon léger dégoût, vu les minutes qui s'égrènent, je n'ai pas le choix, je fais comme lui. C'est totalement indécent, mais après tout, nous sommes deux garçons dans la même situation qui allons côte à côte nous faire défoncer la rondelle…
Nus face à face, tout propres, il me fixe le collier en cuir autour du cou. Le premier contact froid se transforme vite en chaleur. Je réalise que cela m'excite quand nos verges bandées se heurtent. Nous nous sourions. Nous sommes définitivement pareils !
Son collier est serti de clous métalliques. Le mien est tout de cuir. JC pose de nombreux étuis de préservatifs sur les tables de nuit, ainsi qu'un tube de lubrifiant de chaque côté. Il retire la couette et rajoute des coussins. Je regarde la scène du crime à venir de lèse-anus : tout me semble parfait.
Gentiment il vient me rassurer en déposant un bisou sur mes lèvres tout en attrapant mes couilles pour faire rouler mes testicules doucement dans sa paume. Il n'est plus besoin de parler. Tout est dit. Tout est prêt.
Nous enfilons nos jockstrap dont la poche avant est heureusement suffisamment large pour accueillir nos érections quasi complètes. Chacun vérifie que la sangle arrière est bien à plat sur la fesse. De nouvelles caresses partagées.
Nous sursautons quand la sonnerie retentit.
à suivre...
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Vivement la suite!
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