Jardins secrets
Chapitre 1
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✦ Calexico Amore Jardins secrets XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jardins secrets — Chapitre 1

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Calexico Amore
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Jardins secrets

Chapitre 1

Jardins secrets
Comme tous les après-midi de ce début d'été qui s'annonçait caniculaire, Jocelyne Reynart prenait un bain de soleil sur sa terrasse, protégée du regard de ses voisins par l'imposante haie de Cyprès qui bordait son jardin.
Son fils de vingt ans était en vacances pour un mois chez son père dont elle était séparée depuis bientôt une année et elle pouvait profitez seule de sa maison.
Elle aimait beaucoup cette maison qui détonnait par son architecture des autres pavillons du quartier. De style contemporain, les façades sur rue ne présentaient que des murs sans ouverture hormis la porte d'entrée et la petite fenêtre de la buanderie. Située à l'angle de deux jolies petites rues, son plan en L ne laissait en rien deviner les grandes baies vitrées orientées plein sud ouvertes sur le jardin arboré qu'elle aménageait et entretenait avec amour depuis des années. Elle avait toujours aimé le sentiment de protection que lui offraient les murs épais qui depuis la rue, donnaient à sa maison l'image d'une forteresse imprenable que seul un petit passage sans clôture, entre l'extrémité de l'aile principale et la propriété voisine aurait pu rendre vulnérable, s'il n'était bien dissimulé par les massifs de fleurs et la végétation qu'elle y avait aménagés. Son mari avait souvent souhaité clôturer cet espace mais elle s'y était toujours refusé, préférant l'idée que la nature créerait une protection naturelle à cette petite ouverture vers la rue. Maintenant qu'elle vivait seule et que la végétation avait poussée, elle aimait la pointe d'excitation que lui procurait ce passage entre son univers intérieur protégé, son jardin secret comme elle aimait à l'imaginer et l'intrusion improbable mais néanmoins toujours possible d'un visiteur extérieur déterminé.
Lorsque l'absence de son fils le lui permettait, ce qui arrivait de plus en plus souvent depuis que celui-ci était à la fac et qu'il ne revenait à la maison que pour les week-end, elle aimait être nue sur sa terrasse et aujourd'hui, elle était sortie uniquement vêtue d'un paréo à motifs à fleurs orangées, négligeant volontairement de porter un maillot qu'elle aurait de toute façon fini par enlever. Elle aimait cette confiance en elle que son corps nu sous le soleil lui procurait, ce plaisir de retrouver une féminité que sa séparation, les codes d'une vie bourgeoise et ses multiples activités associatives avaient mit en sommeil.
Mais ce qu'elle aimait par dessus tout quand elle était nue dans son jardin, c'était d'entendre les sons et les voix riantes de ses voisins qui s'amusaient autour de leur piscine, ignorant qu'a quelques mètres d'eux, derrière les hauts Cyprès, la mère de famille respectable, toujours sagement vêtue, conseillère municipale et membre active de l'association des riverains, se prélassait à poil sous le soleil et se masturbait en repensant avec délice à cette expérience troublante qu'elle avait vécue il y a bien longtemps au bord de cette piscine à côté de chez elle et qui, aujourd'hui encore, la faisait toujours fantasmer.
Elle se masturbait souvent depuis le début de cet été,
Il était environ 15 heures et une douce torpeur envahissait peu à peu son corps détendu par sa séance quotidienne de gymnastique. Son paréo posé sur la table basse à côté du livre qu'elle avait entamé hier, elle avait renoncé à tout ce qui pouvait perturber la communion entre son corps et la douce chaleur du soleil et elle s'abandonnait peu à peu au sentiment de plénitude que lui procurait l'instant présent. A demie endormie, comme à chaque fois, ses doigts se rapprochaient de son sexe déjà humide, ses cuisses s'écartaient lentement toujours un peu plus, la douce chaleur familière qui envahissait son vagin augmentait doucement. Absorbée par son plaisir naissant, elle ne s'était pas rendu compte, qu'étrangement aujourd'hui, aucun bruit ne parvenait de la piscine des voisins.
La voix à la fois sèche et juvénile qui l'a sortie de sa torpeur ne lui était pas inconnue.
— Finalement, vous êtes une belle salope Madame Reynart !
Jocelyne resta muette, totalement estomaquée par la crudité des mots prononcés par cette gamine de vingt ans qu'elle connaissait bien, Jessica la fille des voisins. Elle était la sœur cadette d'Alex, l'ami son fils depuis qu'ils avaient emménagés dans le quartier.
Jocelyne, ancienne secrétaire de direction avant d'abandonner sa carrière pour se consacrer à la tenue de son foyer, savait qu'elle devait réagir immédiatement, ne pas laisser passer l'insulte, montrer sa colère et remettre à sa place cette gamine impudente au vocabulaire obscène qui venait de s'introduire chez elle sans y être invitée. Une paire de gifles accompagnée d'un regard assassin, un « sort d'ici immédiatement et ne reviens plus », une insulte, même une réponse ironique et compatissante sur la difficulté de contrôler ses pulsions à son âge, les armes à disposition d'une femme intelligente qui en a vu et entendu d'autre étaient nombreuses pour répondre à la jeune femme au comportement immature et clore dans l'instant l'incident. Mais ses armes, pour être efficaces, devaient être portées par la totale injustice de l'offense, ce dont elle n'avait pas, au fond d'elle même, l'absolue conviction. Sa nudité face à cette gamine bien faite, en baskets, jeans et tee shirt moulant la plaçait qui plus est, dans une position d'infériorité défavorable pour toute contre attaque. La rougeur de ses joues, le trouble qui la submergeait et qu'elle était incapable de caché, le jaillissement du souvenir de ses échanges récents avec l'ami de son fils, tout cela se bousculait de façon désordonnée dans son cerveau et dominait tout sa capacité de riposte. Confusément, et bien qu'elle s'était jusqu'à présent refusée à se l'avouer, son comportement de ces dernières semaines avec le frère ainé de la jeune fille bravache qui venait de l'agresser verbalement, s'apparentait à celui d'une belle salope aguicheuse.
— Vous ne dite rien Madame, continua Jessica avec désormais une pointe de candeur dans la voix. Vous êtes choquée mais vous savez que j'ai raison n'est-ce pas ?
La sidération commençait à laisser la place la lucidité et Jocelyne comprenait maintenant clairement se qui sourdait derrière les propos de Jessica. Elle avait eu connaissance de ses échanges récents avec son frère et elle venait lui en faire le reproche.
— Mon grand frère m'a raconté vos confidences lorsque vous vous êtes retrouvée plusieurs fois seule avec lui en attendant que votre fils rentre de la fac. Il m'a raconté vos histoires de bains de soleil toute nue, les petites robes que vous aimez porter sans rien dessous. Il paraît, d'après ce que vous lui avez dit, qu'une vraie femme sûr d'elle, apprécie une bonne fessée de temps en temps. J'aime beaucoup mon grand frère vous savez, nous sommes très proches et il me raconte tout.
Jocelyne avait maintenant une idée encore plus claire de ce que cherchait la jeune Jessica. Elle voulait l'humilier et pour y parvenir elle avait dans son jeu un atout imparable ; en plus de l'avoir surprise en train de commencer à se masturber nue dans son jardin en plein après-midi, elle l'avait percée à jour et par l'entremise des confidences de son grand frère, elle avait connaissance de ses fantasmes les plus intimes. A cette instant, pétrifiée par la découverte de sa vraie nature par cette jeunette insolante, Jocelyne, si nue et si vulnérable, ne perçue plus qu'une seule alternative. Soit plaider sa bonne foi, lever le quiproquo et reconnaître le caractère inapproprié de sa conduite envers Alex et admettre qu'elle aurait du stopper immédiatement tout échange avec le jeune homme qui, bien que majeur affichait une différence d'age avec elle de plus de vingt ans, soit accepter la situation et laisser Jessica continuer dans son délire et la laisser vider son sac jusqu'au bout puis, quand elle aurait fini et qu'elle se serait rendu compte de sa méprise, la laisser partir et réfléchir calmement aux suites possibles à cette intrusion. Dans les deux cas, Jocelyne devait accepter de se laisser humilier, soit en tant que femme mûre tentatrice coupable, soit en tant que victime d'un bourreau délirant au visage de jeune fille aguicheuse. « De toute manière, cela ne durera pas longtemps » Pensa Jocelyne pour se rassurer.
— Eh ! Tu m'écoutes Madame ! Cria Jessica, interrompant Jocelyne dans son analyse du malentendu et de la situation incongrue dans laquelle elle se trouvait.
— Vous croyez que je n'ai pas compris votre petit manège. Au début, mon frère a cru que vous l'aguichiez et cela le gênait beaucoup. Non pas qu'il ne vous trouve pas jolie. Il me l'a dit, vous avez un très beau corps et voyez vous, il apprécie aussi la beauté des femmes comme vous. Mais Alex est amoureux de votre fils Benoît et votre fils l'aime aussi. Il n'a jamais osez vous l'avouer mais je crois que vous l'avez compris et je crois que votre petit manège de ces dernières semaines n'avait pour but que de l'écarter de lui en tentant de l'ouvrir aux délices de la sensualité féminine.
Jessica disait tout ça avec calme, tout en se rapprochant de Jocelyne qui, de plus en plus mal à l'aise, voulu se lever pour attraper son paréo posé sur la table basse. Jessica fut plus rapide et plus déterminée et s'empara du paréo avec un petit sourire.
— Non, non, restée toute nue, vous êtes très jolie comme ça Madame Reynart. Prenons un verre, il fait chaud continua-t-elle. Que me proposez vous ? Alex m'a dit que vous aimiez le Chardonay et que vous en aviez toujours une bouteille au frigo. Ça vous tente ? Ne bougez pas, je vais le chercher.
La jeune fille commença à se diriger vers l'intérieur de la maison et Jocelyne tendit à nouveau la main vers son paréo. Percevant le mouvement, Jessica se retourna, se rua sur Jocelyne, lui agrippa à pleine main son sein gauche, le pressa fermement et quand il ne resta plus que son téton d'apparent dans le creux de sa petite main, elle le pinça et le tordit violemment. Ce fut si fulgurant et soudain que seul un petit cri sortit de la bouche de Jocelyne, le reste de l'expression de sa douleur ne s'exprimant que dans un râle atone. Sans lâcher son téton, Jessica approcha son autre main du pubis de sa suppliciée, s'empara de quelques poils du bout des doigts, tira sèchement jusqu'à les arracher, déclenchant une décharge électrique qui tétanisât Jocelyne. Elle se débarrassa des poils en essuyant sa main sur la bouche de Jocelyne et, toujours sans lâcher son téton, retourna vers son pubis et cette fois-ci, lui pinça ses petites lèvres du bout de ses ongles bien faits et ne desserra sa prise qu'après plusieurs longues secondes. Elle approcha à nouveau ses doigts de la bouche de Jocelyne, les frotta contre ses lèvres, se recula, lâcha sa prise et lança à Jocelyne d'une voix douce : « ne bouge pas d'un cil, je reviens... »
Les larmes aux yeux, incrédule, Jocelyne restait sidérée de douleur. La manœuvre de Jessica avait réussit et annihilée toute capacité de fuite ou de rébellion.
Quand Jessica revint, Jocelyne n'avait pas bougée, toujours nue sur son transat. Tout juste ses mains s'étaient posées sur son sein et son pubis endoloris et commençaient à les masser, dans un geste dont l'intention initiale était d'apaiser sa douleur. Sans le retour de Jessica, la bouteille de Chardonnay givrée et deux verres dans les mains, Jocelyne se serait masturbée, surprise par ce plaisir renaissant attisé par les brûlures sur son sexe et son sein.
— Ou en étions nous... ? ah oui peut-être les fessées que vous aimez bien... Peu importe ! Buvez ordonna la jeune fille et Jocelyne s'exécuta. Moi aussi j'aime bien être fessée. Malheureusement, mon petit copain n'est pas très chaud pour ça. J'ai bien essayé de lui faire comprendre comment s'y prendre mais il a été tellement maladroit que s'en était pathétique. On verra plus tard mais je compte bien sur vous pour que vous participiez à son initiation, vous savez il est très costaud et très beau, je pense que vous apprécierez.
— Que... que... voulez-vous demanda Jocelyne, que sa vulnérabilité et le Chardonnay qu'elle avait commencé à boire, poussait à vouvoyer Jessica.
— Tout doux Madame, sécha Jessica, c'est moi qui parle, toi tu bois !
Jocelyne termina son verre et Jessica lui en servit un second, lui intiment l'ordre, d'un haussement de menton hautain de le boire immédiatement. Jocelyne s'exécuta. Son corps était bouillant, de la racine des cheveux, jusqu'aux orteils.
— Tu es vraiment très jolie, tu t'entretiens Madame et ta petite chatte bien épilée... mmmuh j'adore.
Ce que je veux ? C'est très simple, c'est le bonheur de mon grand frère. Et qu'il soit initié par une belle femme expérimentée comme toi, normalement cela me rendrait très heureuse. Mais pour le moment il aime les garçons, en tout cas ton fils. Il est encore jeune, il a tout le temps pour faire ses expériences, comme j'ai pu le faire moi-même. Mais ton comportement de petite bourgeoise coincée dans ses préjugés sur l'homosexualité et soucieuse de sa réputation de bonne catholique, ça je dois dire que je ne supporte pas. Je ne dis pas que tu es du genre tarée à envoyer ton fils dans des thérapies de conversion, mais ton stratagème pour l'éloigné de mon grand frère...
— Qu... quel stratagème ? C'est Alex qui est venu me voir...
Commença à répliquer Jocelyne, réalisant petit à petit toute l'ambiguïté de la situation.
— Ta gueule ! Je te l'ai dit, je sais tout. Tu vois j'ai même toutes les lettres que tu as écrites à Alex.
En disant cela, Jessica avait sorti de son mini-sac à main en cuir brun un petit rouleau de feuillets et Jocelyne reconnu des lettres qu'elle avait effectivement écrites, mais il y a plusieurs années de cela et dont le destinataire, bien qu'il en fut en possession aujourd'hui n'était pas du tout le grand frère de Jessica. Elle voulut commencer à expliquer la véritable histoire de ces lettres mais Jessica ne lui en laissa pas l'opportunité.
— Tu n'est qu'une salope bourgeoise frustrée qui se donne des grands airs de respectabilité mais qui s'est fait lourder par son mari et qui supporte pas que son fiston prenne son pied avec un garçon.
Le Chardonnay, à l'évidence commençait aussi à altérer le comportement de Jessica, ce dont témoignait la subite vulgarité de ses dernières paroles et le haussement de ton de sa voix.
Les deux femmes s'en rendirent compte en même temps. Jocelyne y entraperçu une échappatoire, mais Jessica, toujours maîtresse du jeu, se reprit immédiatement et déterminée à ne pas céder le moindre bout de terrain, entrepris un replis stratégique mais tout aussi sadique.
— Je te laisse Madame. Mes parents et mon frère sont absents pendant un mois. Toi tu es toute seule aussi. Et puisque tu aimes être toute nue et recevoir des fessées, nous allons bien nous amusez, crois moi ! Nous avons beaucoup de choses à nous dire...
Jocelyne ne savait plus quoi penser, toute analyse de la situation lui était impossible. Son pubis et son sein étaient toujours en feu et quand Jessica lui demanda de se lever, elle s'exécuta immédiatement, toute résistance lui étant désormais interdite. L'idée d'être fessée par cette jeunette et l'insistance de cette dernière sur sa nudité exacerbait son trouble et ravivait en elle ce lointain souvenir du plaisir qu'elle avait connu autour de cette piscine voisine et dont les lettres que Jessica agitait devant elle aujourd'hui, retraçaient l'histoire dans ses moindres détails.
Avant que le Chardonnay n'ai fini de totalement l'enivrer, Jessica fit des gestes précis et sûrs.
D'abord elle fit coulisser la baie vitrée qui se referma dans un claquement sec. Puis, elle prit Jocelyne par les épaules, lui fit faire un demi tour sur elle-même et lui tira les bras dans le dos. Lui intimant l'ordre de joindre les mains et de ne plus bouger, elle prit le paréo et le tirebouchonna pour en faire une sorte de fine corde suffisamment longue. Elle commença par lier fermement les poignets de Jocelyne, puis savamment, passant alternativement par dessus et par dessous les avant-bras, les coudes et les biceps de Jocelyne, elle emprisonna ses membres supérieurs jusque sous ses épaules et termina par un double nœud, très serré entre ses deux omoplates. Ainsi ficelée, en plus d'avoir ses deux bras totalement immobilisés, Jocelyne s'aperçue par son reflet dans la baie vitrée, que l'ouvrage de la jeune perverse faisait pigeonner outrageusement sa poitrine et donnait à son corps bien fait une terrible attirance. Jocelyne ne comprenait plus rien, si ce n'est, qu'ainsi entravée et enfermée dehors totalement nue, il lui serait impossible de se libérée seule, ou sans l'aide d'un objet tranchant.
— Je te laisse, Madame. Mes copains m'attendent en ville pour faire la fête. « Amuse-toi bien », souffla Jessica, qui d'une voix souriante, après avoir retournée Jocelyne à nouveau face à la baie vitrée définitivement fermée, lui caressa une dernière fois l'entrejambe d'une main et de son autre main, agita devant son visage une paire de ciseaux de manucure tirée elle aussi de son petit sac en cuir.
— Alex m'a dit qu'il y avait un double de tes clés caché au fond d'un vase à côté de la porte d'entrée. Je vais mettre ces petits ciseaux à côté. Tu n'aura qu'à passer par ton petit passage secret pour te détacher et récupérer tes clés. Comme ça tu pourras, peut-être, dormir dans ton lit ce soir ma cochonne...
Jocelyne avait compris à l'instant ou elle avait vu les ciseaux. Pour se libérer, rentrer chez elle et ne pas passer la nuit dehors à poils, il lui faudrait marcher nue en longeant la façade principale de sa maison, sans possibilité de se cacher jusqu'à sa porte d'entrée, retrouver les ciseaux, couper ses liens et attraper au fond du vase les clés qui lui permettraient de retrouver son intérieur protecteur.
— Tu es complètement folle Jessica ! Je ne vais pas me balader à poils dans la rue, à la vue de tout le monde...
Elle allait continuer sa rébellion, dire à cette petite perverse que ce jeux allait trop loin, lui intimer l'ordre de la détacher immédiatement et de la laisser rentrer chez elle, mais ce sursaut de lucidité fut stoppé net, quand elle aperçu derrière elle, dans le reflet de la baie vitrée, la jeune Jessica, terminant la bouteille de Chardonnay au goulot, une expression de détermination glaçante sur son visage d'ange.
— Un mot de plus et je mets les ciseaux sur le muret de l'autre côté de la rue. Deux mots et je les mets quelque part tout au bout de la rue. Toi qui aime te balader à poils, tu va adorer ma chérie... C'est clair ?
Mutique, Jocelyne baissa les yeux, vaincue.
Après un long moment de silence, Jessica pinça une dernière fois le clitoris de Jocelyne, ravivant un feu qui ne demandait qu'à reprendre. La tête toujours légèrement baissée, Jocelyne ne pouvait apercevoir que le reflet indécent de son corps nu et entravé dans la baie vitrée. Sans lever les yeux, elle entendit les pas fluet d'une jeune fille partir par le petit passage sans clôture et quelques secondes plus tard, le bruit métallique d'une paire de ciseaux lâchée sur une pierre à côté de l'entrée.
*******
Jessica était partie depuis près cinq minutes et Jocelyne peinait à reprendre ses esprits. Elle était toujours debout face à son reflet dans de la baie vitrée, incrédule, fascinée par l'image que lui renvoyait ce reflet. Elle ne bougeait pas, elle ne réfléchissait pas, elle n'avait conscience que de la chaleur qui, depuis le creux de son sexe irradiait tous son corps, de la pointe de ses pieds jusqu'à la pointe de ses cheveux défaits.
Le jacassement d'une pie la fit sursauter et la ramena à la réalité et elle frissonna d'inquiétude. Une inquiétude étrange, car elle eu soudain conscience que sans l'intervention de cette pie, ce n'était pas de savoir comment échapper à sa situation qui à cet instant mobilisait toute son attention, mais bien le fait qu'elle était complètement excitée d'être exposée ainsi, nue, entravée et enfermée dehors ; elle avait à nouveau une formidable envie de se masturber et ses bras solidement attachés dans son dos rendant la chose impossible, cela décuplait d'autant son désir.
Elle aperçue la bouteille de Chardonnay qui était toujours posée sur la table basse. Elle eu l'idée de la briser et d'utiliser les tessons pour trancher ses liens. Mais une autre idée lui traversa l'esprit, et cette idée chassa immédiatement et définitivement la première. Elle s'approcha de la table basse, écarta ses cuisses précautionneusement et avança jusqu'à placer son sexe juste au-dessus du goulot. Alors, honteusement mais incapable réfréner ses pulsions, elle plia lentement les genoux jusqu'à s'empaler sur la bouteille et l'enfoncer dans son sexe humide. Elle avait enfoncé la bouteille si profondément, qu'en tirant ses bras vers le bas, elle réussit à agripper la bouteille, du bout des doigts mais suffisamment pour la maintenir contre la table basse. Elle se releva doucement puis, tout aussi doucement remplia à nouveau ses genoux pour s'enfoncer à nouveau et dès lors, s'apercevant que ce godemichet improvisé fonctionnait parfaitement, elle entama un va-et-vient obscène, pliant et dépliant les jambes, de plus en plus vite et s'enfonçant de plus en plus profondément...
Son orgasme fut si violant que ses jambes l'abandonnèrent et elle tomba à genoux en renversant la table basse. Elle se laissa glisser doucement sur le ventre, les seins plaqués sur la terrasse en tek, les cuisses écartées, essoufflée, la bouteille de Chardonnay toujours en elle. Elle se mit à pleurer. Elle pleura de longues minutes. La honte de ce qu'elle venait de faire, le stress des événements de l'après-midi tout ça devait s'évacuer et quand les larmes commencèrent à diminuer, apaisée par la douceur du bois chauffé par le soleil de la terrasse sur son corps, Jocelyne s'endormie.
Quand elle se réveilla, la nuit commençait tombée. Elle avait les idées plus claires et chassa de son esprit tous ce qui pouvait la détourner de ce qui était maintenant son unique objectif, se défaire de ses liens et rentrer chez elle.
Elle retira la bouteille de son vagin et se releva avec peine. Analysant la situation, sa première intention fut de tenter de se libérer. Elle se dandina pendant près un quart d'heure avant de se rendre compte que Jessica, malgré son jeune âge, était manifestement experte dans l'art d'attacher quelqu'un. Rien n'y ferait, elle n'avait d'autre solution que de couper son paréo transformé en cordage. L'idée du tesson de bouteille lui revint à l'esprit. La bouteille avait roulé jusqu'au pied de la façade alors, s'adossant contre le mur, Jocelyne s'accroupie à nouveau pour la saisir. Toute notion de désir avait disparue et c'est avec dégoût qu'elle la saisit du bout des doigts par le goulot encore poisseux, ravivant l'espace d'un instant sa honte. Mais rien ne devait la distraire et elle se releva avec peine, examina la situation et décida qu'elle la casserait contre l'angle du mur qui refermait la terrasse sur un de ses côtés. Pieds nus, elle s'avança dans l'herbe fraiche et avec le peu de force que lui laissait ses poignets entravés, frappa la bouteille contre le mur. Celle-ci lui échappa des doigts et tomba, intacte dans l'herbe. Elle recommença l'opération trois fois mais rien n'y fît, le mouvement de ses bras attachés n'avait pas assez d'amplitude pour donner la force nécessaire à son geste. Ses bras et son dos commençaient à être sérieusement rappés à force de s'adosser au mur crépis pour l'aider à descendre et attraper la bouteille. Elle dût se rendre à l'évidence, elle n'arriverait pas à briser la bouteille en verre épais et elle se demanda si, dans sa perversité, Jessica n'avait pas envisagé cette possibilité et que c'est pour cette raison qu'elle lui avait laissé la bouteille avant de partir.
Il lui fallait donc se résoudre à marcher nue, dans la rue, jusqu'à sa porte d'entrée.
*******
Pour arriver jusqu'à sa porte, Jocelyne devait donc emprunter son passage secret, ce petit jardin soigneusement mais densément aménagé par des massifs de fleurs, des arbustes d'essences variées et quelques rocailles qui rendaient sa traversée hasardeuse. Elle l'avait récemment partiellement recouvert d'un lit de petites pierres blanches afin de lui donner l'aspect des jardins zen qui agrémentent les villas californiennes du magazine de décoration auquel elle était abonné. Le résultat était très réussi mais, comme elle en avait fait l'amère expérience à la fin des travaux, marcher pieds nus sur les petites pierres tranchantes était très douloureux. Ses bras toujours entravés dans son dos, elle se rapprocha de la paire de mules à haut talons en vinyle blanc dont elle s'était négligemment débarrasser en début d'après-midi, avant de s'allonger sur son transat pour prendre son bain de soleil quotidien. Du bout des pieds, elle les redressa une à une puis, en équilibre instable, les chaussa non sans quelques difficultés pour la seconde. Les hauts talons lui donnait une allure aguichante et quiconque l'apercevant ainsi chaussée, nue et ligotée, interpréterait la scène comme un jeu sexuelle dont la mère de famille respectable serait la victime consentante. Mais qu'importe, l'humiliation et l'excitation qu'elle subissait depuis le milieu de l'après midi avaient fini par avoir eu raison de sa pudeur et de sa retenue de mère de famille respectable.
Bien qu'elle ait l'habitude de marcher en talons, ses bras entravés rendaient sa démarche mal assurée et quand elle s'avança dans le petit passage gravillonné, elle eu du mal à conserver son équilibre, risqua plusieurs fois de tomber en marchant sur les rocailles pour contourner les massifs d'Hortensias qui, malgré tout le soin qu'elle mettait à les éviter, venaient se frotter contre son bas-ventre dénudé encore sensible aux stimuli extérieurs provoqués par le traitement que lui avait fait subir Jessica. Le premier arbuste que Jocelyne avait planté quinze ans plus tôt quand elle avait commencé à aménager son petit jardin était un Buddleia, plus connu sous le nom d'arbre aux papillons, une plante mellifère dont les fleurs oblongues, malgré ce début d'été torride, avaient encore cette allure phallique si caractéristique et qui se dressaient vers le ciel comme pour mieux signifier aux pollinisateurs du jardin qu'elles étaient toujours disponibles pour être butinées.
Jocelyne ne contourna pas le Buddleia, un peu pour éviter de marcher sur les grosses pierres qui le bordaient, un peu -surtout- attirée par l'idée excitante d'enjamber l'arbuste d'à peine un mètre de haut et de laisser le doux plumet des fleurs la caresser quand elle l'enjamberait.
L'expérience fut délicieuse. L'arbuste n'était pas très large et elle n'eu qu'à écarter légèrement les cuisses pour le traverser. La douceur des pétales fermement accrochées sur leurs tiges rigides et souples glissèrent lentement sur son sexe au fur et à mesure de sa progression au-dessus du massif et lorsqu'elle eu avancée suffisamment pour dépasser la première tige, elle senti celle-ci se redresser sèchement et s'insinuer entre ses fesses et remonter brusquement jusqu'au bas de ses reins. Jocelyne frissonna de plaisir et poussée par une pulsion qu'elle ne pouvait plus contenir renouvela la manœuvre avec les branches suivantes, avançant et reculant sur les tiges fleuries, refusant d'interrompre trop vite les caresses de cet arbuste que son sexe humide butinait délicatement.
Loin de l'orgasme fulgurant qu'elle avait eu avec la bouteille de Chardonnay quelques heures plus tôt, la jouissance procurée par la douceur des pétales était douce et délicate, mais non moins réelle et elle savourait la subtilité du plaisir qui parcourait son corps, jusqu'au bout de ses seins dont les tétons en érection réclamaient eux aussi une part d'attention que le paréo noué autour de ses bras lui interdisait de leur donner.
A regret, Jocelyne quitta le Buddleia et s'avança vers la dernière barrière végétale qui la séparait de la rue, une double haie de bambou, dont la hauteur et la densité consistait ce qu'elle avait considéré jusqu'à aujourd'hui, comme une protection suffisante de son jardin secret. L'appréhension que sa traversée sensuelle du Buddleia avait dissipée, ressurgit à nouveau quand elle fut face à la haie de bambou. Non seulement elle allait devoir s'enfoncer à travers les solides cannes, sans possibilité de les écarter et de protéger son corps avec ses bras, laissant sa seule poitrine attisée de désir lui ouvrir le passage, mais surtout, lorsqu'elle aurait achevée sa traversée, elle s'avait qu'elle déboucherait subitement nue dans la rue, sans savoir à l'avance ce qui s'y passe, avec le risque de se retrouvée nez à nez avec un de ses voisins qui aurait choisi de profiter de la fraicheur de cette fin de journée pour une promenade dans le quartier.
N'ayant d'autre choix et désireuse à présent de renter chez elle au plus vite, elle s'enfonça dans les bambous. Rapidement, elle se retrouva au milieu de la haie, son corps entièrement enveloppé par cette végétation sauvage. Poussant les tiges les plus proches d'elle avec ses épaules et sa jambe la plus en avant, elle entama sa difficile progression. Sa technique lui permettait d'écarter les branches et de lui ouvrir peu à peu le passage mais la souplesse des cannes qu'elle pliait avec son corps, immanquablement finissait par se détendre pour reprendre brutalement leur position initiale et telles des badines improvisées, venaient fouetter ses seins et ses fesses dénudés. Ce n'était que de petites claques, mais leur répétition et l'état d'excitation qui sommeillait en elle depuis l'intrusion de la jeune Jessica, suffire à réveiller une nouvelle fois ces sens. Elle frissonna à nouveau de plaisir et c'est le corps excité par la dizaine de petite fessées que venait de lui infliger les cannes de bambou que Jocelyne arriva au bout de sa traversée de la haie.
Elle pencha son visage à travers les derniers feuillages, examinant anxieusement la petite rue qui longeait sa maison. Elle semblait déserte, mais d'où elle se trouvait, elle n'avait qu'une visibilité limitée sur sa droite, vers la maison des parents de Jessica, mais surtout sur sa gauche, dans la direction de sa porte qu'elle devait maintenant rejoindre et qui se trouvait dangereusement proche d'un des carrefour principal de son lotissement et que tout habitant du quartier devait emprunter pour rejoindre son domicile.
Scrutant les sons qui lui parvenaient avec toute la concentration que lui permettait la fatigue qui commençait à l'envahir, elle constata avec soulagement que le quartier semblait désert. Pas un bruit de moteur, pas une de ces conversations ordinaires entre voisins échangeant les nouvelles sur le pas de leur porte, rien ne troublait le calme du petit lotissement en ce début de soirée d'été. Tout juste au loin, elle entendait un murmure, dans la même direction que cette légère odeur de bois brulé et elle en conclue qu'un barbecue était organisé dans un jardin à l'arrière d'une des maisons de l'autre côté du carrefour. Les voix assourdies lui semblaient êtres suffisamment lointaines pour ne pas constitué un danger immédiat et elle se résolu à entamer la dernière ligne droite de son périple exhibitionniste.
Avant de sortir du feuillage, Jocelyne voulu retirer ses mules à talons pour pouvoir courir pieds nus vers sa porte d'entrée. Elle soulagea légèrement sa jambe gauche, redressa la pointe de ses orteils vers le haut et appuya l'arrière de son talon sur le sol, espérant ainsi faire glisser son pied hors de sa chaussure. Avec effroi elle constata que son pied, à la suite des nombreux efforts qu'elle avait du faire pour conserver son équilibre durant la traversée périlleuse de son jardin secret, s'était profondément enfoncé dans l'empeigne en vinyle blanc de ses mules et que, la chaleur moite de l'après-midi aidant, celles-ci adhéraient maintenant fermement à sa peau. Jocelyne devait se rendre à l'évidence, se débarrasser de ses mules à haut talons sans l'aide de ses mains attachées dans le dos, ne serait ni aisé, ni rapide.
Exténuée et au bord des larmes, Jocelyne sentit une profonde colère monter en elle. Elle était en colère contre cette petite garce de Jessica qui l'avait mise dans cette posture outrageusement délicate mais elle était surtout en colère contre elle-même et son incapacité à avoir su éviter de se retrouver dans cette situation humiliante, repensant à son comportement au-dessus du Buddleia et se reprochant d'avoir aggravé les choses en étant incapable de réfréner ses pulsions. Elle se sentait honteuse et coupable. Alors, transformant sa colère en ultime punition, elle se rua dans la rue et commença à courir aussi vite que lui permettait ses hauts talons.
Dans le calme de cette soirée d'été, le claquement des talons de ses mules sur le bitume résonna si fort que Jocelyne fut stopper net dans sa course. Il lui restait au moins trente mètres à faire avant de rejoindre la porte de son domicile. Paniquée, elle regarda de tous les côtés et constata avec un soulagement mesuré que rien ne bougeait derrière les rideaux des maisons qui bordaient la rue. Son vacarme n'avait pas duré suffisamment longtemps pour ameuter le quartier. Alors, résignée à vivre son humiliation jusqu'au bout, Jocelyne reprit sa progression, s'obligeant maintenant à marcher d'un pas lent, son corps toujours entièrement exhibé, posant délicatement un pied après l'autre sur le trottoir afin de ne pas faire à nouveau claquer ses talons, jusqu'à ce retrouver enfin, au bout d'un temps qui lui paru interminable devant la porte d'entrée de sa maison.
Un bruit sourd suivi d'un bourdonnement étrange retenti au-dessus de sa tête. Le crépuscule avait laissé peu à peu la place à la nuit et les lampadaires de la rue commençaient à s'allumer. Ils étaient d'ancienne génération et Jocelyne savait qu'il faudrait cinq bonnes minutes avant que les ampoules n'éclairent à pleine puissance le quartier et qu'il en soit fini de la pénombre qui jusqu'ici lui avait procuré une relative protection. Fébrile, Jocelyne se mit à chercher frénétiquement la petite paire de ciseaux qu'elle avait entendu tombée des mains de Jessica quelques heures plus tôt.
Mais rien qui ne ressembla de près ou de loin à une paire de ciseaux n'était visible à proximité. Jessica avait-elle mis sa menace à exécution et déposé les ciseaux sur le muret de l'autre côté de la rue, ou même plus loin encore. Jocelyne repensa au petit sourire sadique sur le visage de la gamine et son inquiétude franchit un cap supplémentaire. Comment savoir où elle avait bien pu déposer les ciseaux avec lesquels elle pourrait découper ses liens et récupérer ses clés soigneusement cachées au fond du vase scellé sur le perron. Avec ses mains entravées derrière son dos, elle savait qu'il lui serait impossible d'atteindre le fond du vase.
Jocelyne examina toutes les options qui se présentaient à elle. La plus raisonnable était de retourner dans son jardin et d'attendre le lendemain en espérant que la petite garce daigne faire une apparition et accepte de libérer sa victime. Jocelyne envisageait avec angoisse le prix qu'elle devrait payer pour que Jessica accepte de la libérer. Allait-elle devoir se laisser fesser sévèrement comme l'avait si fortement suggérer la jeune femme, allait-elle encore subir ses délires sadiques sur ses seins et son sexe. Accaparée pas ses pensées angoissantes, Jocelyne ne s'était pas rendu compte que maintenant les lampadaires éclairaient à pleine puissance le perron de sa maison qui, à présent baigné de lumière, exposait sa nudité à la vue de tous.
Réalisant la situation, Jocelyne s'apprêtait à refaire en sens inverse le chemin qu'elle avait parcouru laborieusement jusque-là pour retourner dans son jardin protecteur quand elle aperçu une petite feuille de papier pliée en deux, glissée en bas de l'embrasure de la porte. La pénombre qui enveloppait son perron avant que les lampadaires ne l'éclaire pleinement lui avait jusqu'alors caché le petit morceau papier. Intriguée, oubliant sa nudité, elle s'adossa contre le mur et, répétant un mouvement qu'elle avait déjà accomplie plusieurs fois plus tôt dans l'après midi pour agripper la bouteille de Chardonnay qu'elle avait tenté de briser, elle se laissa glisser contre le mur pour s'accroupir et récupérer le papier dans son dos. Du bout des doigts, elle le retira de la porte, le déplia et l'appliqua contre le sol. Quand elle fut sûre qu'il était bien ouvert et lisible, dans un mouvement aussi ridicule qu'obscène, elle rapprocha ses chevilles de ses cuisses et écarta celles-ci suffisamment pour se mettre sur les genoux, lui permettre de se retourner et lire le message inscrit sur la petite feuille.
Ce que Jocelyne lu lui noua le ventre ; trois phrases d'une écriture enfantine et ponctuées de smiley
J'espère que tu as pris autant de plaisir qu'il y a dix ans madame ;-)
Don't Worry, j'ai finalement décidé de laisser ta porte ouverte tonight ;-)
A demain ! Ma cochonne ;-) ;-) ;-)
Une photo en papier glacé que le temps avait commencé à jaunir accompagnait le message...
Elle reconnu aussitôt cette photo et la scène qu'elle représentait ressurgit immédiatement à sa mémoire. Sur la photo jaunie, Jocelyne était attachée entièrement nue sur un transat au bord de la piscine fraichement construite de ses voisins. Assise à côté d'elle, une grande et belle femme blonde, revêtue d'un paréo fleuri, fixait l'objectif en souriant, tenant d'une main un verre de vin blanc et de son autre main, caressait de son indexe le sexe exposé de Jocelyne, dont le visage rejeté arrière affichait une expression d'abandon et de jouissance...
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Calexico Amore
5 février 2023 à 16:42
« des propos indifféremment dignes d'un beauf, d'une domina maladroite et d'un fantasmeur sans connaissance des structures psycho-érotiques… » :-(

Plus jamais je mettrai un texte sur ce site !

Naaan, j’déconne bien sûr que je vais continuer, parce que j’aime bien et parce que… non parce que j’aime bien et que c’est déjà bien…
Sinon, c’est cool d’avoir consacré du temps à écrire un truc sur mon texte. J’aime bien votre exigence. J'essaierai de m’en servir pour améliorer.

Bien à vous
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Utilisateur supprimé
4 février 2023 à 18:16
Cela débute de façon assez commune mais néanmoins intéressante puis ça vire au n'importe quoi niveau psychologie, où une jeune fille tient des propos indifféremment dignes d'un beauf, d'une domina maladroite et d'un fantasmeur sans connaissance des structures psycho-érotiques. C'est dommage. Il y avait du potentiel. Sans parler des actes, de la dialectique sociale... bref. Dommage.
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