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✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Agnès se découvre — Chapitre 6 · Agnès prend les choses en main

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Agnès se découvre

Chapitre 6 · Agnès prend les choses en main

Le lendemain, la salle à manger ne portait plus la moindre séquelle de ce qui s'était joué la veille. La grande table en verre brillait, le sol était impeccable. Plus une trace de cacao, de crème ou de quoi que ce fût d'autre ne se laissait deviner. L'air sentait à nouveau le propre et le citron ménager. Après le départ de Sonia, Agnès était restée longtemps affalée sans pouvoir bouger, le corps et le visage souillés par les restes tièdes du tiramisu et de sa jouissance. Les larmes avaient coulé, silencieuses, se mêlant aux traînées crémeuses qui séchaient sur ses joues. Elle avait fini par se redresser, les jambes tremblantes, les fesses encore rouges et poisseuses. Puis, comme une automate, elle avait tout nettoyé. Dans un état second, elle avait passé près d'une demi-heure à tout effacer, à laver les assiettes et la table, à vider le plat, à frotter le sol. Elle était montée prendre une douche brûlante, si longue que la peau de ses doigts s'était fripée. Elle s'était frottée violemment, comme pour effacer la sensation des doigts de Sonia en elle, le goût sucré-amer sur sa langue, et surtout la honte qui lui collait au corps. Elle avait même lavé son tee-shirt souillé dans le lavabo, à la main, en pleurant de rage. Jusqu'à ce que plus rien ne subsiste de ce qui n'avait été qu'un cauchemar obscène et sale.
Toute la matinée, elle avait prudemment essayé d'éviter de croiser sa cousine. Elle était abattue, moralement et physiquement. Ses cheveux crépus, en bataille, refusaient de se laisser dompter et son visage était marqué par la fatigue. Elle sentait un épuisement par tous ses membres. Contrairement à elle, Sonia semblait radieuse. En jean et chemisier aérien, la martiniquaise allait et venait, légère, pieds nus et cheveux relevés en un chignon impeccable. Elle ne paraissait plus se préoccuper de la jeune métisse. Toute la matinée, elle s'affairait, rangeait, se préparant en sifflotant à accueillir le retour au bercail de son homme. « Mais quelle hypocrite » songeait Agnès.
Finalement, les deux femmes se retrouvèrent en fin de matinée, au salon. Agnès grignotait vaguement un sandwich thon-mayonnaise, qu'elle s'était confectionné à la va-vite et qui lui servait de déjeuner. Assise en tailleur sur le grand canapé blanc, elle mâchait sans appétit, les yeux rivés sur son téléphone qu'elle faisait défiler machinalement. Comme d'habitude, aucun message d'Hugo. Sonia entra, un bouquet de fleurs fraîches à la main – des roses blanches qu'elle venait sans doute de couper au jardin. Elle les disposa dans un vase sur la table basse, avec des gestes lents, précis, presque rituels. Puis, l'air satisfaite d'elle-même et de son travail, elle s'assit dans le fauteuil en face d'Agnès, croisa les jambes. Ce jour-là encore, elle était très belle ; sa peau d'acajou brillait dans la clarté blanche du salon. Elle adressa à la jeune fille son sourire habituel, lumineux et chaleureux.
— Tu ne manges pas beaucoup, ma belle. T'as pas faim ?
Agnès ne leva pas les yeux tout de suite. Elle mordit dans son sandwich, lentement, pour se donner une contenance.
— Ça va.
Le goût fade du sandwich lui rappela soudain celui, sucré-salé, du tiramisu mêlé à son propre plaisir, et elle eut un haut-le-cœur qu'elle contint difficilement. Sonia hocha la tête, toujours souriante.
— Tant mieux… tant mieux…
La femme se pencha un peu en avant, pour arranger les roses dans le vase, et le chemisier s'entrouvrit juste assez pour laisser entrevoir le creux profond entre ses seins lourds. Agnès se surprit à lancer un regard et, aussitôt, le souvenir de leurs privautés rejaillit en elle. Elle s'en voulut et chassa ces pensées obscènes. Puis, vérifiant la pièce d'un regard circulaire, la martiniquaise ajouta, en direction de sa cousine :
— Je stresse toujours un peu quand Cédric revient… Je sais pas, c'est bête… Enfin, j'ai vraiment hâte que tu le rencontres !
Agnès s'arrêta net et serra les poings, écrasant presque le sandwich. Son cœur se mit à battre de nervosité. Sonia parlait d'une voix douce, presque joyeuse. Comme si la veille n'avait jamais existé ! Comme si elle n'avait pas souillé de gâteau le sexe de sa cousine, pour la faire jouir sur la table de la salle-à-manger ! Agnès sentait monter dans sa gorge la rage, brûlante et acide. L'apparente légèreté de Sonia, sa tranquillité douce, les banalités sirupeuses de ses discussions : la jeune fille voulait tout arracher, tout déchirer de ses ongles, et hurler au visage de sa cousine tout ce qui bouillonnait en elle.
— T'es sérieuse ? finit-elle par lâcher d'une voix blanche.
Sonia haussa un sourcil, un peu surprise par ce ton qu'elle ne reconnaissait pas.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Qu'est-ce qu'il y a ? reprit Agnès. Tu me demandes vraiment ce qu'il y a ?
Les deux femmes ne bougeaient pas. La jeune métisse fixait Sonia, les mâchoires crispées.
— Tu te fous de moi ? poursuivit-elle.
Sa voix était basse mais elle vibrait de rage contenue. Sonia semblait ne pas comprendre. Ou feignait de ne pas comprendre. Malgré tout, un sourire amical s'affichait à nouveau sur ses lèvres charnues. Elle pencha légèrement la tête, l'air innocent et, avec le plus grand calme, demanda :
— À quel sujet ?
Le regard d'Agnès, chargé de fatigue et de colère rentrée, se fit plus dur.
— Tu vas vraiment faire comme si rien s'était passé hier soir ?
Sonia eut une petite moue, presque attendrie. Elle s'inclina un peu vers l'avant, les coudes sur les genoux.
— Oh ma puce… Bon… Et qu'est-ce qui s'est passé, selon toi ?
Sa sérénité tranchait avec l'agitation nerveuse qui s'emparait de la jeune fille. Cherchant ses mots, la voix d'Agnès trembla légèrement.
— Tu m'as… tu m'as fait des trucs… je sais pas… c'est chelou, putain ! Des trucs dégueux…
Agnès voulait que sa cousine se souvienne, qu'elle reconnaisse ce qui s'était passé. Mais Sonia n'admettait rien ; elle se contentait d'écouter et d'observer la métisse avec une sorte de curiosité, semblant attendre où ce discours étrange pouvait bien mener.
— Tu m'as… tu m'as forcée à… à bouffer ton putain de gâteau pendant que tu me… tu me faisais des… ! Et là … là, tu fais comme si rien s'était passé ? Sérieux ?!
Sonia soupira, croisa les bras sous sa poitrine généreuse, gardant toujours ce sourire calme aux lèvres.
— Mais ma belle… je ne t'ai forcée à rien du tout, dit-elle simplement.
Agnès sentit ses joues s'enflammer. Elle s'énerva :
— Fais pas comme si c'était normal ! Tu te souviens pas ? Tu te souviens pas du gâteau sur mon cul ? Et que tu m'as léché la chatte ? Ça non plus, tu t'en souviens plus ?
Le mot « chatte » claqua dans le salon silencieux. Sonia eut l'air contrariée.
— On n'est peut-être pas obligé de tomber dans la vulgarité ? corrigea-t-elle.
— Arrête tes conneries ! explosa Agnès. Tu m'as traitée comme une… une pute ! Tu m'as forcée à bouffer ton putain de tiramisu pendant que tu me… tu me touchais ! Tu m'as mis… tu m'as mis le cul à l'air pour me doigter, Sonia ! Merde !
Sonia retrouva un ton presque maternel. Elle tenta d'apaiser Agnès.
— Écoute, calme-toi. Ce n'est pas…
— Toi, calme-toi ! l'interrompit la jeune métisse. Tu te rends compte ? Tu m'as branlée ! Branlée ! Tu m'as foutu ta langue dedans ! Putain, je suis ta cousine ! Et tu m'as traitée comme ta chienne ! Mais t'es une tarée en vrai ! Comment t'as pu faire ça ?
Le discours était haineux. C'était un torrent, un flot de colère qui rompait ses digues. Pourtant, Sonia ne cilla pas. Et ses mots furent choisis, et très affirmés :
— Je ne t'ai obligée à rien, Agnès. Tout ce qu'on a fait, tu l'as voulu, comme moi.
— Je l'ai voulu ? répéta la jeune fille, qui ne paraissait pas croire ce qu'elle entendait. Je l'ai voulu ??
— Absolument. Tu étais parfaitement consentante. Et j'ajouterais même que tu as joui.
Agnès se leva d'un bond, tremblante. Elle sentait que la discussion lui échappait, et qu'elle était sur le point de laisser aller une violence qu'elle surpassait avec peine. Si elle ne s'était pas retenue, elle aurait giflé sa cousine. Elle voulait étrangler cette femme en face d'elle, si belle, si supérieure !
— C'est pas vrai ! hurla-t-elle. Tu m'as manipulée. Depuis le début ! Le bikini trop petit, tes allusions, tout le temps, tes regards, le vin. J'ai compris ton manège… Tu m'as poussée ! Tu t'es servie de moi ! T'es vraiment qu'une perverse… Faut te faire soigner !
Sonia eut un petit rire léger. Elle planta son regard dans les yeux de la jeune fille, et lui répondit, non sans une certaine fermeté :
— Admettons. Peut-être que je t'ai poussée un peu. Mais toi, ose me dire que tu n'as pas aimé ça. T'étais trempée, Agnès. Avant même que je te touche ! Tu gémissais, tu en redemandais. Et ça, je ne l'invente pas.
Agnès recula d'un pas, les larmes aux yeux. La vérité de ces mots la heurta comme une claque. Oui, elle avait mouillé, gémi, supplié, léché. Et cette certitude la rendait folle de honte. Sonia poursuivit. Les mots qu'elle prononça achevèrent la jeune métisse. Montrant sa main droite, elle dit :
— Tu vois ces doigts ? Si je me souviens bien, ils étaient pleins de crème, pleins de ta mouille. Ça ne t'a pas empêchée de les sucer. Et t'as adoré ça ! T'as adoré que je joue avec ton cul. Mais alors, ne dis plus que je t'ai forcée. Parce que toi et moi, on sait toutes les deux que c'est faux.
Agnès se mordit la lèvre. Sonia se leva et s'approcha d'elle, lentement. Sa jeune cousine reconnut l'odeur chaude et familière, presque intime de sa peau. Elle se raidit, assaillie par le souvenir précis de cette même odeur contre son corps, les jours précédents. Elle en éprouva un frisson, mais écouta Sonia, qui continuait de la mettre au supplice :
— Tu m'as expliqué que tes parents ne te prenaient pas au sérieux. Eh bien tu vois, ma belle : moi, je t'ai prise au sérieux. Comme une vraie femme, non ? Après, tu as peut-être découvert quelque chose en toi que tu ignorais. Et que tu ne sais pas encore vraiment assumer.
— Je ne veux rien assumer ! s'emporta Agnès. Je veux que tu arrêtes ! Que tu me foutes la paix !
Sonia posa une main légère sur l'épaule de la jeune fille, qui sursauta mais ne recula pas.
— Je te laisse tranquille si c'est ce que tu veux, dit la martiniquaise. Seulement, au fond, je crois que tu es en colère contre moi parce que je t'ai fait éprouver l'un des meilleurs orgasmes de ta vie. Mais d'une façon dont tu ne te doutais pas. Et que tu trouves « sale », humiliante. J'ai tort ?
Agnès secoua la tête, violemment. Elle refusait de se laisser prendre au piège des mots de sa cousine. Elle arracha sa main de son épaule.
— T'es une malade… t'es une putain de malade… Une putain de manipulatrice…
La violence du geste d'Agnès ébranla un peu Sonia. Un silence lourd s'installa. La jeune fille respirait fort, les larmes roulaient sur ses joues. Sa cousine se voulut presque consolante et lui dit :
— Ma puce… ce qui se passait, ça reste ici. Ça reste entre nous. Personne n'est obligé de savoir. Mais si tu as aimé, t'as vraiment pas à avoir honte, je t'assure…
Cette bienveillance ralluma la hargne de la jeune métisse, qui reprit ses attaques :
— Et arrête avec tes grands airs ! Et Cédric, tu y penses ? Tu joues l'épouse idéale, mais t'es qu'une grosse salope. Il est au courant, ton mari, de ce que tu fais ? Il le sait, que sa femme suce les jardiniers quand il n'est pas là ?
Sonia ouvrit de grands yeux, choquée par la véhémence du propos. Son sourire vacilla une fraction de seconde, la première fissure.
— Hé oui, continua Agnès, narquoise. Figure-toi que je t'ai vue ! Je t'ai captée dans le bureau, en train de tailler des pipes aux deux connards. T'es vraiment qu'une salope ! Une salope d'allumeuse de merde !
Le temps s'arrêta, comme figé. Agnès revoyait la bouche de Sonia emplie de bites, la bave et sperme qui coulaient sur ses seins noirs. Elle se souvint de sa jalousie brûlante, du désir qu'elle-même avait alors éprouvé. Pourtant, à cet instant, la jeune fille se demanda si elle n'était pas allée trop loin. Mais, une lueur mauvaise dans le regard, elle lança à sa cousine, comme une menace :
— Il en dirait quoi, ton mari, si je lui balançais tout ça ? Hein ?…
Cette fois, Sonia ne souriait plus du tout. Elle agrippa les deux avant-bras d'Agnès. Le contact était chaud mais ferme. La jeune fille sursauta, comprenant que sa cousine ne plaisantait plus. Et en effet, sur un ton très sérieux, la martiniquaise lui dit :
— Garde tes leçons. Je suis ce que je suis, et je fais ce que je veux chez moi. Je n'ai surtout pas besoin des leçons de morale d'une gamine coincée.
Elle lâcha son étreinte ; la pression redescendit d'un coup. Elle laissa passer quelques secondes, semblant reprendre son souffle. Puis elle toisa Agnès ; alors, son sourire revint s'afficher et, affectant de passer à un autre sujet, elle s'exclama :
— J'ai oublié de mettre de l'eau dans ces roses ! Non mais quelle conne, je vous jure !
Et elle quitta la pièce. Elle passa près d'Agnès, assez près pour que la jeune fille sente la chaleur de son corps et le frôlement léger de sa hanche contre son bras. Mais après quelques pas, elle se retourna et lança, en direction de sa cousine :
— Parce que tu veux qu'on te prenne au sérieux. Mais dans le fond, c'est ce que tu es, Agnès : une gamine frustrée, incapable de comprendre ses désirs. Et ça tu vois, c'est pas de ma faute.
Agnès resta figée un long moment après le départ de Sonia. Pendant près d'une heure, elle demeura assise dans le canapé. Sa cousine ne reparut pas dans le salon. Les mots tournaient en boucle dans sa tête : « une gamine frustrée, incapable de comprendre ses désirs. » Elle serra les poings si fort que ses ongles s'enfoncèrent dans ses paumes. Elle éprouvait encore ce mélange de honte, de rage. « Une gamine frustrée. » Non mais pour qui se prenait-elle, cette connasse ? Si Sonia avait choisi de se comporter comme la dernière des putes, elle n'avait aucun droit de juger Agnès ! Et encore moins celui de disposer de son corps, comme elle l'avait fait, pour son propre plaisir. Évidemment, la jeune fille avait joui. Mais c'était le vin qui l'avait entraînée, la chaleur, les manipulations de Sonia. Et puis, tout cela était purement mécanique, non ? Et oui, elle était frustrée, c'était peut-être vrai : Hugo lui manquait. Terriblement. Et alors ? Était-ce une raison pour se jeter sur la première queue venue ? Non, vraiment pas !…
« Une gamine... » Quelle conne ! Putain quelle conne ! Agnès ébaucha une explication : peut-être que Sonia était jalouse de sa jeunesse. De ses vingt ans. Et que c'est pour cela qu'elle se tapait ses jardiniers : un moyen de se rassurer, de se prouver qu'elle était encore capable de séduire. Un truc dans ce genre-là. Peut-être même que c'est pour ça qu'elle prenait son pied à jouer avec Agnès, et qu'elle l'avait forcée à faire ces choses dingues. Pour montrer qu'elle avait l'ascendant, que c'était elle qui dominait. Et après tout, c'est vrai que c'était sa maison, son territoire. Cette femme supportait sans doute mal qu'une fille de 20 ans - « une gamine » - vienne la concurrencer. Et finalement, si c'était Sonia qui était jalouse de la jeune fille ? Pas impossible… Cela dit, elle était vraiment canon. Très canon. « Beaucoup plus que moi », songea Agnès. Alors, quelles raisons d'être jalouse ?
Mais ses dernières paroles ne partaient pas. « Une gamine incapable de comprendre ses désirs. » En plus c'était faux. Ou du moins, pas totalement vrai. Agnès avait déjà eu des expériences. Plusieurs. Avec Hugo, avec d'autres mecs. Des trucs chauds. Des trucs qui auraient peut-être fait rougir Sonia. Oui, elle avait déjà baisé, déjà sucé une bite, déjà fait jouir un garçon. Elle avait eu plein de plans cul, à la fac. C'était même l'une des raisons qui lui avaient fait louper ses études ! En soirée, elle se lâchait souvent, et souvent elle s'était envoyé des gars juste le temps d'une nuit. C'était arrivé plusieurs fois. Franchement ! Et puis Hugo… Avec Hugo, qu'est-ce qu'ils baisaient ! Hugo voulait toujours la prendre, tenter des trucs ! Des trucs de malades… Oh Hugo... Hugo... Non, sa cousine ne la connaissait vraiment pas, ne savait rien d'elle. D'où avait-elle alors tiré ce jugement de merde ? Putain, Hugo… Qu'est-ce qu'il pouvait lui manquer…
« Une gamine » ? Agnès aurait très bien pu prouver à Sonia qu'elle n'était pas l'espèce d'ado coincée qu'elle s'imaginait. Elle pouvait très facilement, si elle le voulait, lui démontrer qu'elle savait, elle aussi, allumer un mec, le faire bander. Et même le faire jouir. Si ça se trouve, elle faisait ça mieux que cette salope hypocrite. « Une gamine »… Salope ! Salope va ! Oui, ça lui aurait fait une bonne leçon. Ça lui ferait fermer sa grande gueule. La jeune fille se leva d'un bond, le cœur cognant. Elle allait lui montrer.
D'un pas pressé et décidé, Agnès gravit l'escalier jusqu'à sa chambre. « Une gamine ! » Au fur et à mesure des jours, ses vêtements entassés avaient fini par constituer des tas épars à travers la pièce. Elle fouilla rapidement l'un d'eux, et retrouva le bikini blanc que Sonia lui avait prêté. Le bikini blanc, presque transparent, presque trop petit. Celui que sa cousine l'avait poussée à enfiler, pour mieux l'encourager à le retirer au bord de la piscine. La garce. Elle allait lui rendre la monnaie de sa pièce ! « Une gamine… une gamine frustrée... »
Sans attendre, elle se déshabilla et passa le bikini. Elle reconnut les sensations qu'elle avait éprouvées, la première fois que sa cousine lui avait refilé ce ridicule morceau de tissu. Le triangle étroit glissa sur ses cuisses hâlées, remonta jusqu'au bas-ventre. Des poils noirs voulaient s'échapper sur les côtés ; elle ne chercha même pas à les rentrer. Au contraire. Elle tira un peu plus sur les ficelles, pour que le tissu morde davantage la chair. Le nylon s'incrusta entre les lèvres de son sexe, encore sensibles de la veille. Elle passa ensuite les bras dans les bretelles fines, attacha le nœud dans le dos. Elle réalisait à présent combien ce bikini était vraiment trop petit, à la limite du grotesque : ses seins étaient compressés, sa peau bronzée comprimée. Ses tétons bruns se voyaient clairement sous le tissu, quasiment transparent. Néanmoins, lorsqu'Agnès se contempla dans le miroir de la chambre, et que le reflet lui renvoya une image presque indécente, elle eut un sourire de satisfaction. « Une gamine » hein ? Tu parles ! Elle était déjà prête.
Il était plus d'une heure de l'après-midi. La jeune fille savait exactement où trouver Jérémy : il devait avoir repris son service, afin de finir les parterres avant le retour de Cédric. Elle entr'ouvrit l'un des volets de sa chambre, et constata qu'effectivement, le jardinier travaillait au jardin, non loin de la piscine. « Parfait » se dit-elle.
Elle descendit l'escalier pieds nus, le cœur battant. Dans le salon, elle croisa Sonia. Celle-ci, stupéfaite par l'apparition de sa cousine en bikini, demeura interdite. Ses pupilles, éberluées, se fixèrent sur la jeune fille, qui traversa la pièce. Mais, bouche bée, aucun son ne sortit de sa bouche. Agnès, sûre d'elle, soutint le regard de la martiniquaise une seconde, le menton levé, provocante. Un sourire imperceptible effleura ses lèvres. « Tu vois ? Je ne suis pas ta gamine » songeait-elle. Elle ne s'arrêta pourtant pas. Elle saisit au passage un flacon de crème solaire abandonné sur une console et sortit sur la terrasse.
Le soleil tapait fort. Agnès scruta le jardin : Jérémy n'avait pas changé de place. Là-bas, à genoux, en short et tee-shirt, près de la piscine, il ratissait la terre d'un dernier carré fleuri. La jeune fille prit une inspiration. Elle allait entrer en scène.
Elle descendit les marches lentement, consciente que ses seins rebondissaient et que ce qu'elle portait ne cachait presque rien, ou si peu. Le bikini lui tirait sur les tétons et, en bas, le triangle de nylon frottait à chaque pas. Arrivée près de la piscine, elle s'allongea sur un transat. Jérémy, accroupi à quelques mètres, releva la tête et se figea net, comme en suspens. Ses yeux s'écarquillèrent en découvrant Agnès, presque nue dans ce bikini blanc trop petit, qui moulait chaque courbe. La surprise le rendit muet, la bouche entrouverte, tandis que la rougeur montait à ses joues. Son regard glissa sur les seins volumineux, leurs tétons saillants, puis plus bas, sur le triangle tendu qui laissait deviner la toison noire. Agnès sentit ce regard sur sa peau et un frisson victorieux la traversa.
— Salut… balbutia le jardinier.
La jeune fille regarda dans sa direction, feignant la surprise :
— Tiens… Je t'avais pas vu… Salut… Tu vas bien ?
Le garçon sourit. Il ne pouvait s'empêcher de la mâter, sans vergogne.
— Il fait chaud, hein ?
La jeune fille laissa passer quelques secondes. Elle jeta un regard vers la villa. À la fenêtre du salon, une silhouette immobile. Sonia. La petite métisse sourit intérieurement. Elle avait parfaitement reconnu sa cousine. Son public était en place. Elle inclina la tête, plongea les yeux dans le ciel clair, et répondit simplement : « Ouais… grave... » Jérémy déglutit et reprit son ouvrage. Mais ses yeux ne cessaient de revenir vers la jeune fille qui bronzait sur le transat.
Au bout de quelques minutes, Agnès se redressa. Jérémy lui sourit immédiatement, stupidement.
— Dis donc, lui dit-elle, sur un ton de reproche, je te trouve pas super concentré sur ton travail. T'es sûr que t'auras fini pour ce soir ?
— Euh… ouais, bafouilla le jeune homme… Y reste quasiment plus rien à faire.
— C'est moi qui te perturbe dans ton boulot !
Agnès sourit. Un sourire qu'elle voulait aguicheur, et maître de la situation. Puis elle regarda en direction de la maison et vit distinctement l'ombre de sa cousine bouger derrière la baie vitrée du rez-de-chaussée. « C'est ça, pensa-t-elle. Regarde bien, connasse. » Elle se tourna à nouveau vers Jérémy et lui proposa :
— T'as l'air crevé. Viens ici te reposer cinq minutes. Le temps de discuter un peu.
Le garçon ne se fit pas prier. En quelques secondes, il se retrouvait assis sur un second transat, juste à côté d'Agnès, qu'il ne cessait de dévorer des yeux. Dans son short, il s'était mis à durcir. La situation le gênait terriblement, mais une forme de fierté virile le poussait à n'en faire rien paraître. Cela amusa Agnès.
— Et c'est comment déjà, ton nom ? lui demanda-t-elle.
Jérémy répondit. Évidemment, la jeune fille savait très bien comment s'appelait le jardinier. Alors, elle résolut de pousser la tension d'un cran. Elle se redressa sur le transat, saisit la bouteille de crème solaire, en versa une bonne dose dans sa paume ; puis, elle enduisit lentement son cou, sa gorge, et finalement le haut de sa poitrine. Sa peau brillait sous le soleil.
— Je suis métisse, mais j'ai la peau vachement sensible, dit-elle, ingénument.
Des gouttes de crème solaire tombèrent sur son ventre. Elle fit glisser sa main sous le soutien-gorge et entreprit d'enduire ses seins d'écran total. Jérémy était écarlate, sa mâchoire se contractait. Agnès, tout en continuant exagérément à masser sa poitrine, scrutait attentivement la baie vitrée. En elle, une voix s'adressait à Sonia, la mettait au défi : « Voilà… Tu vois ? Tu vois ce qui va se passer ? » Puis, elle dit au jardinier, sur un ton mi-naïf, mi-provocateur :
— Ça va ? T'es tout rouge ?… T'as chaud…
Naturellement, le garçon ne voulut pas admettre son trouble, et encore moins son excitation. Il prétexta un coup de soleil, à force de travailler à l'extérieur.
— Ah ok… répondit Agnès… En tout cas, j'espère que c'est pas de regarder mes seins qui te met dans cet état là !
Jérémy sembla touché au vif. La jeune métisse avait deviné ses pensées. Il bredouilla un « non » trop hésitant et trop appuyé pour être honnête.
— Ils sont hyper sensibles en ce moment, poursuivit Agnès, de manière parfaitement anodine. En fait, les gros seins, c'est chiant.
Le garçon acquiesça mécaniquement. Mais Agnès sentait bien ses regards lourds se poser sur sa poitrine, brûlants, incapables de s'en détacher. Au salon, la silhouette de Sonia était toujours là, en train d'observer le jardin. « Regarde bien de quoi la gamine est capable ! » Agnès se savait espionnée et cela l'encouragea, l'excita. Elle se redressa à demi, continuant à masser ses seins qui glissaient et voulaient s'échapper du haut trop petit.
— Approche-toi, dit-elle à Jérémy. J'ai pas envie de crier pour te parler.
Jérémy obéit aussitôt, comme hypnotisé ; son short tendu ne cachait plus son érection. Son genou effleura celui d'Agnès.
— T'es… t'es vachement sexy comme ça, osa-t-il, un peu hésitant.
« Ouais, songea Agnès. C'est ça, pauvre con. Tente ta chance ! » Mais elle lui sourit, très aimablement, très chaleureusement, et lui répondit :
— Oh merci, c'est trop mignon ! C'est le bikini qui fait cet effet là, tu sais...
Elle voulait que Sonia ne loupe rien du spectacle, qu'elle profite du show qu'elle lui offrait. Se penchant vers Jérémy, comme pour une confidence, elle lui demanda, d'une voix douce :
— Mais ce que tu préfères, en réalité, c'est quoi ? C'est le bikini ? Ou alors c'est mes seins qui te plaisent ?
À nouveau, Jérémy rougit jusqu'aux oreilles. Il tenta de camoufler sa gêne derrière le sourire du gars habitué à ce genre de discussions. Mais intérieurement, il se liquéfiait.
— Bah… Les deux, admit-il.
— Et… Ça te dirait d'en voir plus ? murmura la jeune métisse, sur un ton lent.
— Ouais… grave… répondit Jérémy, en hochant la tête, la gorge nouée.
Et Agnès attrapa la ficelle du haut dans son dos, tira lentement sur le nœud. Le tissu glissa, libérant ses seins lourds et fermes. Ils rebondirent légèrement sous le soleil. Ses tétons bruns déjà durs, se dressaient comme des petits boutons. Jérémy resta bouche bée, les yeux rivés sur la poitrine généreuse, dont la peau hâlée était luisante de crème solaire. Agnès, seins nus, se laissa admirer quelques secondes.
— Alors ? finit-elle par demander, provocante, en prenant ses seins à deux mains et en les soupesant doucement. T'aimes ce que tu vois ?
Le jardinier avait les yeux écarquillés. Il souffla un « bordel… » à peine audible. Il déglutit, la voix rauque, et dit simplement :
— Ils sont … ils sont super beaux…
Agnès eut un sourire cruel. Elle continuait à caresser, à presser ses seins huileux, qui s'offraient aux yeux du garçon. Elle massait ; parfois, son index ou son majeur venait titiller ses tétons brunis. Mais surtout, ses yeux retournaient fixement vers la baie vitrée du salon. « T'as vu, Sonia ? demandait la voix en elle, t'as vu comme je les montre, moi aussi, mes nichons ? » Puis elle revint vers le jeune jardinier, immobile en face d'elle. Pendant un temps, elle observa en savourant la façon dont il se décomposait. Il demeurait immobile sur son transat, les yeux rivés sur les seins bronzés et nus, que la crème solaire faisait briller. Il respirait fort, la bouche entrouverte, comme s'il n'arrivait plus à reprendre son souffle.
— Mmm… T'aimes ça ? répéta-t-elle, en serrant un peu plus ses nichons l'un contre l'autre. Tu voudrais bien les toucher, non ?
Jérémy hocha la tête, incapable de mentir. La bosse qui déformait son short était une réponse éloquente. Agnès rit doucement « Là, mon gars, tu peux toujours courir ! » se dit-elle, jouissant particulièrement de cet instant. Puis elle jeta un nouveau coup d'œil vers le salon : Sonia n'avait pas bougé d'un millimètre. « Vas-y ! Mate-moi en train de jouer les salopes ! Tu vois comme j'y arrive bien ? Presque aussi bien que toi ! »
— À ton tour, souffla-t-elle d'un seul coup à Jérémy. À ton tour de me montrer !
— Quoi ? s'exclama le garçon, surpris par l'ordre qui venait de lui être donné et se demandant s'il avait bien compris.
— Montre-moi ta bite ! insista Agnès, plantant ses yeux dans ceux du jardinier.
— Mais… mais non…, bafouilla ce dernier, auquel la situation échappait totalement.
— Allez je te dis !
Et finalement, Jérémy consentit à faire ce qu'Agnès réclamait. Les mains tremblantes, il baissa timidement son short et son boxer. Surmonté d'une touffe de poils roux, un sexe d'une quinzaine de centimètres jaillit, raide, dont le gland rouge était déjà humide. Agnès fronça aussitôt le nez. Une odeur âcre la frappa immédiatement. Ça puait la sueur accumulée et la bite mal lavée. Ce relent musqué et rance lui donna un haut-le-cœur. « Putain… ça schlingue… » pensa-t-elle, écœurée. Mais elle ne recula pas. Cachant son dégoût derrière un visage complice, elle contemplait tantôt la figure cramoisie de Jérémy, tantôt le sexe tendu face à elle. « Pourvu que l'autre connasse n'en perde pas une miette ! » espérait-elle.
— Mmmm… Pas mal… murmura-t-elle.
Elle jeta un nouveau regard oblique vers la maison. Elle crut cette fois distinguer le visage de Sonia. « Regarde bien, salope. Regarde ce que je fais avec une bite, moi. » Et sans prévenir, elle saisit à pleine main le sexe du garçon. Celui-ci laissa échapper un gémissement.
— T'es tout dur pour moi, hein ? lui dit-elle, semblant le féliciter.
Et elle se mit à masturber la queue de Jérémy. Elle la serrait fermement, sentait la chaleur et la pulsation sous ses doigts. Alors, elle accéléra le rythme ; sa main glissait de haut en bas sur la verge raide, tendant la peau veinée sous ses doigts. Les couilles du jeune homme claquaient, étaient ballottées sous les mouvements. Puis Agnès ralentit, relâcha son étreinte. Une goutte de pré sperme avait perlé au bout du gland. Elle étala du pouce, en cercles lents. Puis, elle repartit, sur une cadence rapide. Jérémy haletait, les reins cambrés, les yeux rivés sur la main qui le branlait avec une assurance cruelle.
— Han ! Han !… Ouais, vas-y ! encourageait-il.
— Ouais… je sens que tu kiffes là, susurra Agnès, la voix basse et presque moqueuse.
Elle le masturba ainsi plusieurs longues minutes. Elle variait le rythme, tantôt lent et torturant, tantôt rapide et brutal, tordant légèrement le poignet au sommet pour faire gémir le garçon plus fort. L'odeur immonde se faisait plus forte, mais Agnès serrait les dents et continuait, motivée par le défi. « La vache… Qu'est-ce qu'il pue ! Mais putain je sens que je le fais bander dur là ! Je sens que je le contrôle ! »
Jérémy s'avachit complètement sur le transat, les jambes écartées, les yeux mi-clos, prêt à exploser sous les mouvements experts de la main de la jeune métisse. Il était à sa merci. Agnès cracha dans sa paume, enduisit la verge de sa salive. Elle s'avança, afin que sa poitrine soit juste à la hauteur de la queue. Elle prit ses seins à deux mains, les tira par les mamelons et les pressa autour de la bite de Jérémy. Le sexe du garçon était ainsi enfermé entre ses gros nichons huileux, englouti dans cette vallée bronzée et luisante. La peau chaude de la verge glissa contre la poitrine lourde. Jérémy grogna, poussa des reins, les yeux rivés sur les seins qui l'enserraient.
— T'as vu ? Mes nichons autour de ta queue ? Ça fait du bien ?
— Putain… oui…
Agnès, agrippant ses seins par leurs pointes brunes, maintenait leur étreinte. Elle commença à bouger, lentement d'abord, montant et descendant. Ses seins serraient la verge dure, mais la crème solaire étalée facilitait la glisse. À chaque mouvement, le jardinier voyait son gland rouge sortir d'entre les nichons brillants. La tête de la bite n'était qu'à une dizaine de centimètres du visage d'Agnès. L'odeur fétide l'agressait. Mais elle ne laissait rien deviner de son écœurement. Elle saisit chacun de ses seins dans une main, et, appuyant son étreinte, elle activa sa masturbation.
— Oh ouais ! Vas-y ! vas-y ! implorait Jérémy.
— Mmm…. Ça t'excite, hein, que je te branle avec mes seins ?
 Agnès ferma les yeux un instant, un frisson la traversant malgré elle. « J'espère qu'elle aussi ça l'excite » Elle rouvrit les yeux, regarda à nouveau la baie vitrée. Sonia les espionnait, Sonia les mâtait, c'était sûr ! Peut-être même qu'elle se touchait, à observer Agnès jouer avec cette queue. Elle était tellement salope ! « Mais moi aussi ! Moi aussi je peux être une salope, si je veux ! »
— Suce-moi ! supplia Jérémy
— Non, se contenta de répondre Agnès, que cette demande prit un peu au dépourvu.
S'imaginer avec ce gland sale dans la bouche la dégoûta.
— Allez ! S'il te plaît ! Suce-moi ! insista le jardinier.
— Non ! répéta Agnès. Ferme ta gueule. Sinon j'arrête.
Le garçon comprit le message et ne renouvela pas sa demande. Mais pour qu'il conserve son excitation, la jeune métisse cracha entre ses seins. Sa bave s'étala sur ses globes bronzés et lubrifia la queue. Elle activa le mouvement de sa poitrine sur la bite, serrant plus fort, ses tétons frottant contre la peau du garçon. Elle le fixa du regard et lui lança :
— Allez ! Baise-moi les seins ! Montre-moi que t'aimes ça !
Jérémy attrapa la jeune fille par les épaules. Cambré sur elle, il commença à donner de grands coups de rein, pour faire aller et venir sa bite entre les nichons de la fille. Effectivement, il lui baisait les seins, avec rudesse. Agnès était secouée, elle s'évertuait à ne pas desserrer sa poitrine, sentant la queue palpiter contre sa chair. Sa vue se brouillait, mais à cet instant, elle savait que les yeux de Sonia devaient être posés sur elle. Un frisson traversa la jeune métisse, une rage triomphante et une excitation brute. « Regarde, salope. Regarde comme je sais faire ! » La bite accélérait encore, faisant claquer les seins. Jérémy grognait, haletait, les muscles tendus :
— Haaa !! Han ! Han ! Hann !..
— Oui ! Oui !! Baise mes gros seins ! Baise-les ! Plus fort !
— Oh je vais… putain, je vais jouir…
Ce fut un déclic. Agnès se détacha de l'emprise du garçon, ses seins libérant aussitôt la bite. Elle l'attrapa de la main droite et se mit à la branler avec frénésie.
— Jouis ! ordonna Agnès, la voix rauque.
Jérémy explosa avec un grognement sourd. Un premier jet gicla vers le ciel. Mais ensuite, tandis qu'Agnès le branlait, ce furent en trois ou quatre petites éruptions que des glaviots blanchâtres s'échappèrent du gland. Brûlants, ils coulèrent le long de la queue et sur les doigts de la jeune fille. Celle-ci continua à masturber lentement, trayant les dernières gouttes, regardant le foutre gluant glisser sur sa main. L'odeur qui en émanait, pire que celle de la verge elle-même, lui fouetta les narines. Mais elle s'en fichait. Elle tourna le visage vers la maison. «  Tu vois ? Je suis pas ta gamine. Je suis la gamine de personne ! » Elle sourit, victorieuse.
Après quelques secondes, elle relâcha lentement la queue ramollie de Jérémy. Elle se redressa, secoua vivement la main pour ôter les paquets de sperme qui s'y accrochaient, puis l'essuya dans l'herbe. Sans un regard pour le garçon qui haletait encore, elle rattacha la ficelle dans son dos d'un geste vif et ajusta le soutien-gorge, comme elle aurait pu le faire après une simple baignade.
Jérémy remontait maladroitement son short. Sa bite molle disparut mais il restait sonné, le visage rouge. Il chercha quelque chose à dire.
— Putain… c'était trop bon.
— Grave, répondit laconiquement Agnès.
— On pourra recommencer ? demanda-t-il, l'œil suppliant.
— Je sais pas. On verra.
Elle n'ajouta pas un mot de plus. Elle récupéra le flacon de crème solaire et s'échappa, en se contentant d'un coup de menton en guise de salut. Elle trouvait ce garçon assez pathétique en fait. Surtout, elle n'avait aucune envie de discuter, de faire des politesses, encore moins de jouer la complicité post-baise. Ce n'était pas pour lui qu'elle avait fait ça.
Elle remonta les marches de la terrasse d'un pas rapide et poussa la porte vitrée du salon. La pièce était vide. Plus de silhouette à la fenêtre. Plus de Sonia. Le vase de roses blanches trônait toujours sur la table basse, mais la maison semblait soudain silencieuse, presque inhabitée. « Tu t'es barrée ! T'as préféré te barrer ! » se dit Agnès. Sonia avait fui. Pour la première fois depuis son arrivée, la jeune métisse se sentait plus forte. Elle eut un beau sourire de satisfaction.
Elle monta l'escalier, ses pas résonnant dans le vide. Elle entra dans sa chambre et claqua la porte derrière elle. Ses yeux s'arrêtèrent alors sur sa propre main. Elle sentait encore du sperme qui lui collait à sa peau. Elle éprouvait une sensation poisseuse entre les seins. Elle se souvenait surtout des odeurs immondes de cette bite.
Soudain, son attention fut attirée par la lumière de son téléphone, qui clignotait sur le lit. Elle s'approcha, et ce qu'elle vit sur l'écran lui flanqua un coup au cœur. Hugo. Son numéro. Huit appels manqués. Et un message. Fébrile, elle l'ouvrit.
« Mon amour, ça y est ! Les gars de chez Orange ont enfin réparé mon tel ! Tu me manques. Je pense trop à toi. On va enfin pouvoir s'appeler ! Je sais pas quoi te dire. Si tu savais comme je t'aime. C'est toi mon amour. Réponds-moi vite stp. Je t'aime, je t'aime je t'aime. H. »
Une boule de culpabilité monta dans la gorge d'Agnès. L'étrangla. « Merde... »
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