Inspiré du réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La séduction inattendue de Jessica — Chapitre 2
Auteur
La séduction inattendue de Jessica
Chapitre 2
Jessica a passé du temps ce vendredi à se remémorer sa soirée de la veille. Camille et Manon ont l’âge d’être ses filles, mais finalement sa décision est prise : elle ira les rejoindre ce soir, l’alchimie qui s’est manifestée entre elles est trop forte !
Maintenant décidée, elle se prépare, bien déterminée à mettre le paquet pour les séduire encore plus et attiser leurs libidos. Et même si rien ne se passe entre elles, Jessica prendra du plaisir à souffler sur les braises, les braises du désir.
Elle a fait couler l’eau du bain, elle se glisse dans l’eau chaude pensant que l’attrait qu’elle ressent pour elles n’a pas à demander la permission de l’âge. Elle ferme les yeux, imagine les langues actives de Manon et Camille sur sa vulve, sa main descend sans précipitation le long de son ventre jusqu’à son sexe imberbe. Ses doigts ouvrent et écartent en douceur ses lèvres puis commencent à glisser en cercles autour de son clitoris. Un soupir lui échappe tandis que la chaleur de l’eau amplifie chaque sensation rendant ainsi sa peau plus réceptive. Elle reste comme cela à contenir son excitation montante pendant un long moment puis la jouissance approche, inévitable, elle serre les dents un instant puis lâche un long gémissement, alors que l’orgasme la traverse en la faisant se cambrer dans l’eau chaude.
Elle sort du bain, apaisée, puis fignole avec soin l’épilation de son maillot des quelques poils récalcitrants subsistants de celle qu’elle a réalisée en début de semaine, sans hâte, chaque geste étant une manière de se rappeler que ce corps qui est le sien mérite bien toute son attention. Les années ne lui ont rien retiré, son expérience lui a appris à savoir prendre part aux bons moments qui se profilent.
Devant le miroir de la chambre, elle s’assied pour se maquiller, passant un trait fin sur les paupières, ainsi qu’un rouge profond, qu’elle presse du bout du doigt sur ses lèvres. Elle sourit au regard de son reflet dans la glace. Les jeunes femmes ont l’éclat de leur jeunesse, elle, elle a la profondeur et l’expérience du vécu.
Elle se demande un instant si elle portera une culotte puis finalement elle estime qu’un bonbon est toujours plus apprécié lorsqu’il est présenté dans son papier, elle enfile donc une culotte fine, puis fait glisser des bas auto-fixants le long de ses jambes, savourant la caresse de la dentelle sur sa peau et l’excitation qu’ils risquent de susciter auprès des deux jeunes filles. Son soutien-gorge soulève sa poitrine, dessinant ses formes plantureuses, le tissu léger laisse deviner sa poitrine lourde et ferme à la fois. Elle se tourne vers la grande glace de profil, s’observe de dos, et admet sans prétention que la ligne de ses hanches est harmonieuse. Croire avant tout à sa propre séduction, pour qu’elle puisse se répandre vers les autres, pense-t-elle.
Quelques gouttes de parfum, derrière les oreilles, au creux du cou, au pli des poignets et bien sûr, sur son pubis mais aussi sur son sillon interfessier. Un parfum chaud, ambré, à l’image de la femme mature dans laquelle elle se situe, puis elle referme le flacon lentement, imaginant toutes les sensations que la somme de tous ces petits détails va procurer.
Puis elle revêt une robe noire ajustée, fendue jusqu’aux deux tiers des cuisses. Elle la fait glisser sur ses épaules, la laisse épouser ses courbes. Quand elle se redresse, elle pose à nouveau son regard dans la glace, elle observe cette femme mature qui lui paraît séduisante, attirante et entière.
Elle ignore ce qu’il adviendra de cette soirée, et cela lui importe peu finalement car l’essentiel pour elle sera d’émoustiller Manon et Camille… Si rien ne se passe, ça sera très bien aussi car elle se dit que le plaisir est déjà dans l’audace d’oser.
Elle ajuste une dernière fois une mèche, attrape son sac et ses clés. Sur le seuil, elle respire profondément, le cœur battant juste ce qu’il faut, puis elle éteint la lumière et s’en va vers Manon et Camille, la tête haute, le pas assuré.
Elle conduit lentement, les mains posées sur le volant, la radio éteinte, pensant à nouveau à la veille, au bar, aux deux jeunes femmes assises côte à côte, si proches et pourtant si sages, alors qu’en définitive elles ne le sont pas, s’interdisant d’exprimer leurs envies charnelles en public. Elle se gare à proximité de leur immeuble, et reste un instant dans le silence. Dans le rétroviseur, elle remet une mèche en place, vérifie le rouge de ses lèvres, puis elle sort, le claquement de ses talons résonne dans la cage d’escalier.
Au troisième étage, elle sonne, elle entend des rires étouffés, des pas pressés et un chuchotement. La porte s’ouvre sur Camille, ses cheveux bruns châtains relevés en chignon négligé, pieds nus, un long t-shirt blanc qui lui tombe aux genoux. Le tissu fin laisse deviner qu’elle ne porte rien dessous. Derrière elle, Manon sourit, adossée au mur, vêtue de la même façon, un t-shirt gris délavé, les jambes nues.
Camille la regarde de haut en bas, lentement, sans la moindre gêne.
— Wouah Jessica. Tu es magnifique.
— Merci, répond Jessica avec un sourire. Vous aussi, vous êtes très… éblouissantes de jeunesse.
— Merci, répond Jessica avec un sourire. Vous aussi, vous êtes très… éblouissantes de jeunesse.
Manon éclate d’un petit rire et s’avance pour lui faire la bise. Une bise frôlant la commissure des lèvres.
— On a voulu être à l’aise, décontractées en t-shirt, dit-elle. Et toi, tu es tellement belle que l’on dénote du coup !
— Pas du tout, au contraire, ça me plaît beaucoup cette différence de style !
— Ça va nous donner envie de te regarder, entre vite.
— Pas du tout, au contraire, ça me plaît beaucoup cette différence de style !
— Ça va nous donner envie de te regarder, entre vite.
Jessica entre dans l’appartement qui sent la vanille et le thé. Une étagère est encombrée de livres de psycho et de plantes grasses. Camille referme la porte et, dans le mouvement, glisse sa main dans celle de Manon. Elles échangent un regard, puis se tournent ensemble vers Jessica, comme pour montrer qu’elles ne se cachent plus.
— Hier au bar, ce n’était pas vraiment nous, avoue Camille. Enfin, si, mais on ne s’exprime pas devant tout le monde.
— Ici, c’est chez nous, enchaîne Manon en se blottissant contre elle, et on avait envie que tu le voies, même si on te l’avait déjà dit hier soir.
— Je le vois, murmure Jessica. Et c’est très beau.
— Ici, c’est chez nous, enchaîne Manon en se blottissant contre elle, et on avait envie que tu le voies, même si on te l’avait déjà dit hier soir.
— Je le vois, murmure Jessica. Et c’est très beau.
Elles lui font visiter la cuisine minuscule où deux tasses attendent déjà, désignent les portes fermées de leur colocataire et celle de Manon, puis le salon avec son canapé affaissé couvert de plaids, un mur de photos où elles apparaissent timidement côte à côte, sur une plage au milieu d’amis. Dans le couloir, Manon frôle innocemment le dos de Jessica du bout des doigts, comme par inadvertance. Jessica lui jette un regard malicieux.
— Et ça, c’est ma chambre, dit Camille en ouvrant une porte. Enfin, celle de Manon également lorsque nous ne sommes que toutes les deux. On n’a jamais osé le dire à personne, je me répète.
— Pourquoi me l’avoir dit à moi ? demande doucement Jessica.
— Pourquoi me l’avoir dit à moi ? demande doucement Jessica.
Camille hésite, puis sourit.
— Parce que tu es ouverte d’esprit et tu ne nous sembles pas être du genre à juger, et puis, nous serions tellement ravies que tu entres dans un cercle plus intime.
Jessica sent quelque chose se serrer agréablement dans sa poitrine. Elle se tient là, sa robe fendue sur ses hanches, entre ces deux silhouettes à peine voilées, et mesure le contraste entre leur nudité à peine suggérée et sa féminité savamment parée. Rien n’est un hasard, ni chez elles ni chez elle. « La séduction est un jeu où chacun choisit ses armes », pense-t-elle, « et ce soir, tout le monde a choisi les siennes à sa manière en connaissance de cause. » Les deux filles, nues sous leur t-shirt, ne sont pas innocentes non plus.
De retour au salon, Manon s’assoit sur l’accoudoir du fauteuil, croise les jambes. Le t-shirt remonte un peu sur sa cuisse mais elle ne le rajuste pas.
— Tu veux boire quelque chose ? Une bière, du thé, un mojito peut-être ? ou autre chose ?
— Un mojito, ce sera parfait, répond Jessica en s’asseyant face à elles.
— Un mojito, ce sera parfait, répond Jessica en s’asseyant face à elles.
Camille remplit trois verres en faisant savamment les mélanges rhum, eau gazeuse et citron sans oublier les feuilles de menthe, puis vient s’installer contre Manon, la tête sur son épaule. Toutes deux fixent Jessica avec une admiration à peine dissimulée.
— Alors ? demande Camille. Tu regrettes d’être venue ?
— Pour l’instant, non.
— Pour l’instant ? répète Manon.
— Je garde une petite marge de sécurité.
— Pour l’instant, non.
— Pour l’instant ? répète Manon.
— Je garde une petite marge de sécurité.
Les trois éclatent de rire, Manon se penche légèrement vers elle.
— Nous, en tout cas, on avait vraiment envie que tu sois là.
Jessica les regarde tour à tour.
— Je l’avais compris, vous n’étiez pas spécialement discrètes hier.
— Ah bon ? On essayait simplement d’être gentilles.
— Vous êtes terribles toutes les deux, répond Jessica en remuant la tête.
— Et ça te plaît ? demande Manon.
— Ah bon ? On essayait simplement d’être gentilles.
— Vous êtes terribles toutes les deux, répond Jessica en remuant la tête.
— Et ça te plaît ? demande Manon.
La question est posée simplement, presque naturellement. Jessica prend une seconde avant de répondre.
— Ben il faut croire que oui. Sinon je ne serais pas venue.
Cette fois, les deux jeunes femmes échangent un regard satisfait.
— Ça, c’est une réponse qu’on aime bien, murmure Camille.
La conversation continue ainsi, légère et pleine de sous-entendus. Elles reviennent sur leur rencontre de la veille, sur les petits regards échangés, sur les moments où chacune a essayé de deviner ce que pensait l’autre.
— Finalement, dit Jessica, je crois que j’avais surtout peur de ne pas savoir comment vous alliez être aujourd’hui.
— Et alors ? demande Manon.
— Vous êtes exactement comme hier, sinon que vous vous exprimez différemment entre vous, mais ça, je le savais déjà !
— C’est plutôt bon signe ? dit Camille en souriant.
— Oui oui, très bon signe. Vous n’êtes pas du genre à perdre votre temps, dites-moi !
— On avait peur que tu ne viennes pas, nous avions ressenti que notre âge semblait te déranger, répond Camille. Maintenant que tu es là, on ne va quand même pas tout gâcher.
— Et alors ? demande Manon.
— Vous êtes exactement comme hier, sinon que vous vous exprimez différemment entre vous, mais ça, je le savais déjà !
— C’est plutôt bon signe ? dit Camille en souriant.
— Oui oui, très bon signe. Vous n’êtes pas du genre à perdre votre temps, dites-moi !
— On avait peur que tu ne viennes pas, nous avions ressenti que notre âge semblait te déranger, répond Camille. Maintenant que tu es là, on ne va quand même pas tout gâcher.
Jessica se laisse aller contre le dossier du canapé.
— Tu sais que tu es exactement comme on l’imaginait ? dit Manon. Quand tu es entrée dans le bar hier, on s’est regardées toutes les deux et on a pensé la même chose.
— Quoi donc ?
— Nous avions fantasmé dans la semaine sur ce que ça ferait de plaire à une femme belle et sexy de ta génération, et lorsque tu es rentrée, nous avons vu dans ton image l’incarnation de nos pensées.
— Quoi donc ?
— Nous avions fantasmé dans la semaine sur ce que ça ferait de plaire à une femme belle et sexy de ta génération, et lorsque tu es rentrée, nous avons vu dans ton image l’incarnation de nos pensées.
Un silence léger, chargé, s’installe. Jessica porte son verre à ses lèvres, laisse le mojito lui réchauffer la gorge, puis les regarde l’une après l’autre avec une esquisse de sourire.
— Je suis flattée, dit-elle, nous avons toute la soirée pour le découvrir.
Dehors, la nuit s’épaissit et dans le salon personne ne cherche particulièrement à presser le temps.
Le mojito est apprécié, les verres se vident et se remplissent à nouveau, la conversation glisse peu à peu vers un registre plus sensuel. Jessica, sentant la chaleur monter sous sa peau, se surprend de l’effet que les deux jeunes filles lui procurent. Elle croise les jambes, et la fente de sa robe s’ouvre sur sa cuisse, sur la lisière de dentelle d’un bas, qu’elle ne referme pas, volontairement.
Camille a suivi le mouvement des yeux.
— C’est des bas, ça ? demande-t-elle d’une voix un peu fébrile.
— Auto-fixants, oui, répond Jessica, ça tient tout seul.
— Je n’en ai jamais porté mais je trouve ça super sexy, je peux voir ?
— Auto-fixants, oui, répond Jessica, ça tient tout seul.
— Je n’en ai jamais porté mais je trouve ça super sexy, je peux voir ?
Jessica la regarde un long moment, puis elle relève lentement le tissu de sa robe, d’un geste mesuré, presque théâtral. La dentelle apparaît, la peau nue au-dessus, puis, tout en haut de la cuisse, le triangle fin de sa culotte noire. Elle s’arrête là pour laisser la scène exister et surtout s’imprimer en elles.
— Mon Dieu, souffle Manon.
— Pas de quoi s’affoler, sourit Jessica en écartant légèrement ses jambes, ce n’est que du tissu.
— Ce n’est pas du tout que du tissu, murmure Camille.
— Pas de quoi s’affoler, sourit Jessica en écartant légèrement ses jambes, ce n’est que du tissu.
— Ce n’est pas du tout que du tissu, murmure Camille.
Jessica sent leurs yeux sur elle comme une chaleur physique, et cette sensation lui donne une assurance presque vertigineuse, assimilant leurs regards à un premier toucher, à une caresse.
Manon se lève pour refaire du mojito et en se penchant au-dessus de la table basse, son t-shirt remonte à l’arrière, dévoilant la courbe nue de ses fesses bien galbées qui se découpe dans la lumière. Elle sait exactement ce qu’elle fait et du coup, elle prend son temps, se redresse et se retourne avec un sourire coquin.
— Oups.
— Tu es adorable quand tu fais semblant de ne pas savoir, dit Jessica en souriant.
— Tu es adorable quand tu fais semblant de ne pas savoir, dit Jessica en souriant.
Camille rit en rougissant un peu, mais ne détourne pas le regard. Elle se rapproche de Jessica, vient s’asseoir près d’elle sur le canapé, si près que leurs genoux se touchent. En se penchant pour poser son verre, l’encolure large de son t-shirt bâille, et Jessica devine la rondeur d’un sein, la pointe sombre qui tend le tissu. Camille remarque son regard et, au lieu de se couvrir, se redresse très lentement.
— Tu peux regarder, tu sais.
— Je regarde, répond Jessica. Je ne m’en prive pas, depuis que je suis entrée.
— Je regarde, répond Jessica. Je ne m’en prive pas, depuis que je suis entrée.
Manon revient s’installer de l’autre côté, si bien que Jessica se retrouve entre elles, une épaule contre chaque épaule, leur parfum de peau tiède mêlé à son ambre. La main de Manon vient se poser sur sa cuisse, à la limite du bas, et y reste, légère, interrogative, tandis que Camille, de son côté, effleure du bout des doigts la bretelle de sa robe.
— Dis-nous si on va trop vite, souffle Manon, nous sommes des petites filles innocentes et inexpérimentées et on aurait tellement de peine à te contrarier par notre maladresse, dit-elle d’un air quelque peu ironique.
— Si c’était trop vite, je serais déjà partie, répond Jessica, la voix amusée. J’aime toutefois quand le temps s’étire et j’aime aussi qu’on se devine avant de se découvrir.
— Si c’était trop vite, je serais déjà partie, répond Jessica, la voix amusée. J’aime toutefois quand le temps s’étire et j’aime aussi qu’on se devine avant de se découvrir.
Camille fait glisser la bretelle de quelques millimètres. Le tissu bouge, et la dentelle du soutien-gorge apparaît à peine. Manon s’est penchée, ses lèvres tout près de l’oreille de Jessica, et son t-shirt bâille à son tour sur une poitrine pleine et libre. Aucune des trois ne parle plus. Juste le léger bruit de froissement des vêtements.
Jessica ferme un instant les yeux, savoure la main de Manon qui effleure sa peau, les doigts de Camille sur son épaule, l’attente délicieuse de ce qui viendra, ou ne viendra pas.
Quand elle les rouvre, les deux jeunes femmes la regardent, suspendues au mouvement de ses lèvres. Jessica s’enfonce dans le canapé, les jambes légèrement entrouvertes, elle prend plaisir à se faire désirer.
— Vous savez, les filles, ce qui me plairait ?
— Pas vraiment, rétorque Manon, excitée et troublée par la sensualité et le charisme que Jessica dégage.
— J’aimerais vous voir quand vous êtes toutes seules et ensuite, si vous en avez envie, je vous laisserai peut-être découvrir ce qui se cache sous cette robe noire avec toute l’intensité que vous voudrez.
— Pas vraiment, rétorque Manon, excitée et troublée par la sensualité et le charisme que Jessica dégage.
— J’aimerais vous voir quand vous êtes toutes seules et ensuite, si vous en avez envie, je vous laisserai peut-être découvrir ce qui se cache sous cette robe noire avec toute l’intensité que vous voudrez.
Les deux étudiantes échangent un regard complice de part et d’autre de Jessica. Camille rougit légèrement, se lève et se positionne en face, sur un large fauteuil, un petit rire nerveux lui échappe tandis que Manon la rejoint spontanément. Avec leurs longs t-shirts, elles ont l’air presque sages, jusqu’à ce que leurs lèvres se rencontrent.
Leur baiser commence lentement, presque timide, puis s’emballe progressivement. Camille agrippe la nuque de Manon, et dans un soupir commun, leurs bouches se cherchent, se mordillent, leurs langues se mêlant sans retenue. Les mains de Manon glissent sous le t-shirt de Camille, remontent le long de ses hanches, puis Manon frotte son sexe blond, soigneusement épilé au niveau de la vulve laissant apparaître une peau lisse et satinée, directement contre la cuisse de son amie.
Camille glisse également une main sous le t-shirt de Manon, remonte le long de son ventre, puis descend entre ses cuisses. Ses doigts trouvent immédiatement la fente chaude et déjà humide qu’elle caresse sans pudeur, écarte les lèvres et y enfonce deux doigts d’un coup. Manon gémit, ses jambes s’ouvrent d’elles-mêmes.
Jessica, médusée, est allongée sur le canapé, les jambes légèrement écartées, sa fine culotte déjà collée à son sexe, et observe les deux filles.
Camille fait ensuite basculer Manon en arrière sur le fauteuil, lui relève le t-shirt long jusqu’aux seins, exposant complètement sa chatte nue au regard de Jessica. Puis elle s’allonge entre ses cuisses et plaque sa bouche ouverte contre son sexe brillant de cyprine. Manon pousse un petit cri quand la langue de Camille s’enfonce profondément, léchant et suçant au passage son clitoris dressé.
Le t-shirt de Camille remonte aussi pendant qu’elle se penche. Jessica voit sa chatte nue et bien brillante, qui se frotte contre le canapé tandis que Camille lèche avec avidité, son visage trempé. Elle enfonce sa langue le plus loin possible pendant que Manon roule des hanches et la presse contre elle.
Jessica n’en rate pas une seconde de la scène, elle sent le plaisir monter rien qu’à les voir.
Camille se redresse un instant, le visage brillant de salive et de jus. Elle embrasse Manon à pleine bouche, lui faisant goûter ce qu’elle vient de lécher, puis elle lui chuchote à l’oreille quelque chose que Jessica ne perçoit pas.
— Alors, les filles, vous faites des messes basses maintenant ?
— Mais non, t’inquiète, on s’accorde juste une seconde, pour te faire un petit spectacle, si tu le veux bien ?
— Si c’est un spectacle de marionnettes, je veux bien, répond-elle avec humour.
— Disons que ça sera un spectacle de marionnettes, oui, mais revisité en spectacle de Manon-nette.
— Ha ha ha, tu as de l’esprit, j’ai trop hâte de découvrir !
— Mais non, t’inquiète, on s’accorde juste une seconde, pour te faire un petit spectacle, si tu le veux bien ?
— Si c’est un spectacle de marionnettes, je veux bien, répond-elle avec humour.
— Disons que ça sera un spectacle de marionnettes, oui, mais revisité en spectacle de Manon-nette.
— Ha ha ha, tu as de l’esprit, j’ai trop hâte de découvrir !
Dans la foulée, Camille se lève et se dirige vers sa chambre tandis que Manon, en se passant la langue ostensiblement autour des lèvres avec une sensualité digne d’un film érotique, demande à Jessica :
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