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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Camel toe forever — Chapitre 4 · Home, Sweet Home

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Mayalabee
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Camel toe forever

Chapitre 4 · Home, Sweet Home

C'est avec un certain soulagement qu'elle regarde le taxi s'éloigner au bout de la rue et rentre chez elle, épuisée. Elle est heureuse d'être enfin arrivée à destination, dans ce joli village de Saint-Paul-les-Sirènes, blottie aux pieds des Pyrénées, à une cinquantaine de kilomètres de la Méditerranée. Saint-Polystyrène, pour les comiques. Heureuse surtout de trouver, dans son sac, la clef de son havre de paix et de ne l'avoir pas mise dans cette fichue valise, comme le reste de ses affaires disparues.
Elle ouvre le portail et retrouve l'environnement familier de cette vieille bâtisse de village, avec sa courette aux plates-bandes bien entretenues. Tout à l'heure, elle ira voir le beau jardin de ses souvenirs d'enfance, derrière la maison, mais là, elle se contente de franchir le seuil de son refuge, rassurant et apaisant.
Ce n'est pas une fatigue physique ordinaire qu'elle ressent, car elle est de nature assez endurante. Jessica est une sportive accomplie, à tel point qu'elle a intégré une section sport-étude de bon niveau. Non, c'est plutôt un épuisement mental, une sorte de relâchement nerveux, consécutif à toutes ses émotions de la journée.
En entrant dans la cuisine, elle pense tout de suite à vérifier le robinet d'eau chaude, juste pour s'assurer que le chauffe-eau a bien été allumé par le jardinier, qui devait passer ce matin. C'est bon, elle pourra prendre une douche un peu plus tard.
Pour l'instant, elle doit trouver quelque chose à grignoter, parce qu'elle a une faim de louve. Elle ouvre tous les placards et son maigre butin se résume à trois paquets de gâteaux probablement périmés, quelques boîtes de conserve, un pot de confiture et un splendide billet de 5 euros. Qu'espérait-elle trouver ? Son père n'est pas venu ici depuis l'été dernier et elle, depuis trois ans. Quant à sa mère, la dernière fois qu'elle est venue, c'était il y deux ans, pour récupérer quelques affaires et repartir aussitôt.
Elle engloutit un demi-paquet de cookies et, bien repue, elle ôte ses baskets et son jean qui l'oppressent, monte dans sa chambre, retrouve son lit d'adolescente et sombre, aussitôt, dans une sieste réparatrice.
Une petite heure plus tard, en pleine forme, elle saute sur son téléphone, pour consulter ses messages et appeler sa nouvelle copine de ce matin, dans le TGV, la belle Alice. C'est alors avec effroi qu'elle constate que la batterie est bientôt vide. Et bien sûr, comme la loi des séries semble vouloir s'acharner, elle n'a pas de chargeur, puisqu'il est resté dans cette satanée valise. De plus, cela ne va être simple de trouver un chargeur pour son smartphone d'un autre âge, deux ans tout juste et déjà une antiquité.
Elle est dépitée, mais trouve néanmoins l'énergie de se mettre en recherche de vêtements propres, avant de prendre une douche. Ainsi, propre et présentable, elle pourra se rendre au village où, à coup sûr, elle trouvera une solution. Mais les armoires s'avèrent bien vides et elle ne trouve pas grand-chose à se mettre, même pas une culotte !
Les seuls habits qu'elle trouve sont quelques vieilleries qu'elle portait il y a trois ans, minimum. L'inventaire est vite fait : un t-shirt jaune paille, une brassière de sport rose, un short doré en satin, un vieux 501 délavé et élimé, deux paires de socquettes blanches, une petite robe de tennis bleu ciel, une paire de tongs et une ceinture de cuir. Pas grand-chose non plus dans la grande armoire désespérément vide de ses parents, si ce n'est un gros pull-over torsadé écru, roulé en boule, une chemisette militaire, sur un cintre, et un jean, taché de peinture, le tout appartenant à son père, même pas un seul vêtement de sa mère. Bref, rien de bien folichon dans toutes ces reliques et, surtout, pas de quoi se présenter à un entretien d'embauche, ni même défiler sur un podium !
Comment va-t-elle tenir quinze jours, avec si peu d'argent, de victuailles et de fringues ? Et une soirée sans téléphone ? D'un naturel résolument optimiste, elle n'est pas le genre de fille à se laisser submerger par l'angoisse, cependant, avec ce qu'elle vient de vivre avec le taxi, elle hésite un instant à se rendre au village. Tout de même, elle ne va pas rester enfermée chez elle pendant deux semaines et, dans l'immédiat, elle doit absolument trouver un chargeur pour son téléphone. Elle choisit d'aller, d'abord, sonner chez ses voisins, et ensuite, elle avisera, mais pour ça, elle doit prendre sa douche et s'habiller de façon à peu près présentable.
Après la douche, elle monte machinalement sur la balance et découvre, horrifiée, le nombre 62.5 qui s'affiche. Quoi !? Elle a donc pris plus de 2 kilos ! Pas étonnant que son Miss Sixty blanc la boudine à ce point ! Même si elle ne l'a pas mis depuis l'été dernier. C'est vrai que ces deux dernières semaines, avec le stress des examens, le manque d'activité sportive, et peut-être qu'elle s'est un peu trop empiffrée, aussi... Oh et puis, il ne faut pas se fier à cette balance, se dit-elle pour se rassurer.
En sortant de la salle de bain, n'ayant d'autre choix, elle se résigne à remettre son jean, impudique, empli de sa prégnante odeur femelle. Il s'est légèrement détendu et, contrairement à ce matin dans les toilettes du TGV, il s'enfile un peu plus facilement.
C'est vrai qu'avec les jeans moulants, il y a comme une dualité qui s'opère entre le corps et le jean, à savoir qui prend la forme de qui. Le plus souvent, ils sont stretch et épousent joliment les formes féminines. Mais, avec les denims de coton et de coupes plus classiques, portés serrés, ce sont certaines parties du corps qui sont modelées par le jean. Pour elle, c'est toute la différence entre le joliment moulant et le vulgairement trop serré qui exacerbe l'intimité féminine et là, pour le coup, elle est servie, on ne voit que la raie de son cul qui se poursuit dans sa chatte... Cependant, depuis ce matin, elle est contrainte de s'afficher en bimbo, pour ne pas dire comme Camel, le taxi, en grosse salope allumeuse.
Elle remet également son léger débardeur blanc et passe la chemisette kaki un peu froissée qui sera peut-être assez longue pour lui couvrir le popotin. Mais devant le miroir, il n'en est rien, car elle laisse toujours apparaître le bas de ses jolies fesses surmoulées et son pubis profondément divisé. Tant pis, elle fera avec. Au moins la chemisette lui cache la poitrine et elle sent un peu plus habillée avec cette jolie saharienne improvisée.
Elle part sonner chez les voisins et revient aussitôt, très déçue, car personne ne répond, ni d'un côté ni de l'autre. Elle ne s'est pas rhabillée pour rien et décide donc de se rendre au centre-village, à moins d'un kilomètre.
Tout au long du trajet, elle est en permanence tiraillée par le diabolique pantalon, incrusté dans sa vulve. Une fois de plus, il lui procure de voluptueuses sensations qui la troublent de plus en plus. Arrivée sur la place centrale, son bas-ventre est en surchauffe. Les commerces sont toujours aussi peu nombreux, un bar-tabac, une petite épicerie et un restaurant traiteur, et il n'y a pas grand monde, hormis à la terrasse du café. Heureusement, car elle doit lutter en permanence pour refouler le plaisir qui l'assaille.
Lentement, pour ne pas attiser la flamme qui la consume, elle traverse la grand-place et va directement s'asseoir en terrasse, pour tenter de se calmer et réfléchir à tête reposée. En ce milieu d'après-midi, seules quelques personnes, une dizaine tout au plus, sont assises devant un verre, à l'abri sous les parasols. Certains aperçoivent la belle ingénue et la regardent se poser, du coin de l'œil. Ce n'est que le début de la saison touristique qui démarre et des jolies filles aussi bien gaulées, ça ne court pas encore les rues.
Elle essaie de trouver des réponses à sa situation peu reluisante, mais elle doit se rendre à l'évidence, elle ne connaît finalement pas grand monde ici, et puis, pour les gens d'ici, elle a toujours été et restera une "estrangère", une parisienne. Elle avait l'habitude de venir passer des vacances en famille, avec ses cousins et cousines, et ne fréquentait pas trop les villageois. Les rares jeunes gens qu'elle connaissait sont probablement partis.
En attendant que l'on vienne prendre sa commande, elle s'égare dans ses souvenirs qui la confrontent à la réalité actuelle de son isolement. N'a-t-elle pas choisi cette retraite quasi monastique ? Parmi ses occupations de l'époque, elle avait coutume de se rendre à vélo, régulièrement avec une petite troupe, dans la petite ville voisine de quelques kilomètres. Elle y allait pour jouer au tennis, faire de l'accrobranche, monter à cheval, faire quelques emplettes, danser et rencontrer des amis. Mais sans argent et sans fringues, que faire ? Et puis, même son VTT doit être à plat. Pour la baignade, heureusement, il y a toujours le lac, Le Lac des Sirènes, à cinq kilomètres. Malheureusement, elle a bien des tongs mais pas de maillot de bain, alors qu'elle s'en était justement acheté un sympa, avant de partir...
En ressassant ses vieux souvenirs, elle se remémore également ses premiers émois amoureux, la découverte de sa sexualité naissante et, d'un seul coup, elle prend conscience de l'excitation qui ne l'a pas quittée. Son ventre est en ébullition, toujours tenaillé par le jean qui lui asticote la vulve insidieusement, à chacun de ses mouvements sur son fauteuil. Vite, elle doit changer de sujet ! Il lui faut rapidement trouver un chargeur pour son smartphone et s'arranger avec sa banque, pour obtenir une nouvelle carte bancaire. Malgré ses tentatives pour revenir à la réalité, elle se laisse, peu à peu, bercer par les ondes effervescentes qui reprennent sournoisement possession de son corps. Alors elle arrête de lutter et se laisse aller à ses divagations. Derrière ses lunettes de soleil, elle ferme les yeux, pour ne pas croiser les regards des quelques jeunes gens qui pourraient la guetter et perturber ses pensées érotiques. Rapidement, elle en feu, son sexe et ses joues la brûlent.
Elle a beau serrer les cuisses ou croiser les jambes, rien n'y fait, au contraire, sa respiration s'accélère, ses narines se pincent et elle ravale ses petits gémissements. Elle est à deux doigts de jouir...
— Bonjour mademoiselle ! Qu'est-ce que je vous sers ? lui demande la serveuse, la privant brutalement du final promis.
C'est après de longues minutes d'une tension sexuelle insoutenable et d'une jouissance avortée, qu'une petite brune toute menue et nerveuse vient prendre commande. Remarquant à peine l'état de perdition de sa cliente, elle s'excuse de ne pouvoir être au four et au moulin, car elle doit tenir l'épicerie et le bar en même temps, faute de personnel suffisant.
Très troublée par l'agitation encore palpable de son corps, Jessica lui offre son beau sourire et son aide, pour faire diversion, en allant elle-même chercher sa consommation au bar. Lui emboîtant le pas, elle discute un instant avec la serveuse, un peu plus âgée qu'elle, de quelques années, et reconnaît rapidement le joli visage de Nathalie, la fille des propriétaires qui tiennent les deux commerces. Elle apprend que sa mère est hospitalisée depuis une semaine, que son père n'est plus en âge et ne veut plus s'occuper du bar-tabac toute la journée, et qu'ils attendent du renfort d'ici une semaine. Quelle aubaine pour cette vacancière désargentée qui, aussitôt, saute sur cette trop belle occasion pour lui proposer ses services. A priori, cela devrait pouvoir coller, mais il lui faudra revenir demain matin pour rencontrer son père, le seul patron à bord en mesure de prendre une telle décision. Enchantée, Jessica la remercie aimablement et repart avec son Coca.
— Surtout avant 13h, parce que le dimanche après-midi, c'est fermé ! lui rappelle Nathalie, derrière le comptoir.
— Pas de problème et encore merci ! répond-elle.
Toute guillerette, et toujours aussi excitée par la stimulation permanente que lui inflige la couture du pantalon dans sa vulve, elle sort du bar et, soudain, le chargeur lui revient à l'esprit. Elle pose son verre et, oubliant les regards concupiscents qui se posent sur elle, elle entreprend de faire le tour de la terrasse, pour tenter de trouver un chargeur compatible avec son téléphone. A chacune des quatre tablées, elle se présente, tout sourire, et à chaque fois, elle pose la même question pendant que les mecs la reluquent avec insistance. Alors que les quelques nanas la regardent en face, avec admiration ou jalousie, eux s'attardent sur son entrecuisse outrageusement fendu et la draguent ouvertement.
— Vous n'êtes pas la petite sœur de Miss 2005 ou 6, Alexandra Machin-chose ? lui demande l'une des clientes, ébahie par son physique évocateur et exceptionnel.
— Euh... Non, je n'ai pas le plaisir de la connaître.
— En tout cas, vous êtes très jolie et vous lui ressemblez beaucoup !
— Merci pour le compliment, c'est très gentil ! répond Jessica enchantée.
Bien sûr, elle ne trouve pas de chargeur adapté, même si, deux d'entre eux s'engagent à lui en dégoter un rapidement et lui proposent de venir à leur table. Préférant rester seule, la belle citadine décline poliment l'invitation et retourne s'asseoir à sa table, pour siroter tranquillement son Coca.
Pour se donner un peu de contenance, elle sort son smartphone, consulte quelques messages et, par curiosité, elle fait une recherche sur une certaine Miss Alexandra... A peine a-t-elle trouvé le résultat correspondant, que ce fichu téléphone s'éteint et elle se souvient avoir déjà entendu ce genre d'allusions. Confiante dans les jours à venir et se voyant déjà tirée d'affaire, la lascivité et l'émoi la cueillent de plus belle et, le fait de se sentir épiée et désirée ne fait qu'accroître sa griserie.
Machinalement, elle reprend son petit manège et fait mine de continuer sa lecture. Jambes croisées l'une sur l'autre, un léger balancement du pied suspendu donne un imperceptible mouvement à son bassin et suffit à stimuler son clitoris exacerbé, sous la pression constante du denim. Boostée par sa transgression, elle est ivre d'un désir qui monte, de plus en plus fort, et finit par l'envahir totalement. Les vagues de plaisir déferlent et inondent tout son corps de spasmes, jusqu'à lui faire perdre pied et l'engloutir entièrement, dans un orgasme abyssal et libérateur. Un puissant tremblement incontrôlable et un râle, aussi sourd que possible, auront eu raison d'elle et la laissent hébétée.
Elle vient de jouir comme une vraie dévergondée et c'est au prix de ses efforts qu'elle espère s'être montrée suffisamment discrète, bien qu'elle ne soit pas tout à fait passée inaperçue aux yeux de tous. Elle est très étonnée de son comportement et culpabilise un peu, car c'est bien la première fois qu'elle s'autorise ce genre de pratique libidineuse. Elle en viendrait même à incriminer son jean polisson. Mais, tout compte fait, l'idée de s'affranchir de tout interdit et de prendre du plaisir, avec cette petite masturbation vestimentaire, comme ça, au milieu et à l'insu de tous, lui est plutôt agréable et fait, peu à peu, son chemin... Par pure précaution, elle glisse furtivement un doigt dans la fente de son entrejambe. Ouf ! Tout va bien, c'est humide mais pas mouillé. Par moments, ça peut avoir de bons côtés de ne pas être inondée de cyprine, même si, parfois, cela ne facilite pas la pénétration et, plus rarement, peut la rendre assez inconfortable.
Oubliant ses petites considérations cliniques, avant de rentrer, elle finit son verre et se lève, sous des regards toujours plus enflammés, pour visiter la petite épicerie attenante au bar et y faire quelques achats. Elle se rend vite compte que rien n'a changé et que l'essentiel est toujours bien présent, dans les quelques petits rayonnages. Elle y achète une poignée de fruits et de légumes, une boîte de thé en sachets, un paquet de biscottes, une bouteille de lait, un tube de dentifrice, une brosse à dents, un gel douche et rejoint la serveuse, à la caisse. Elle paie son Coca et ses courses et en profite, cette fois, pour lui demander si elle n'aurait pas un chargeur pour son smartphone. En sortant, elle s'est délestée de près de 30 euros et n'a toujours pas de chargeur. Malgré tout, très souriante, comme à son habitude, elle traverse la terrasse en saluant les tablées d'un geste de la main, non sans esquiver le regard de certains mecs qui la fixent effrontément.
Sur le trajet du retour, l'espace d'un instant, elle a le sentiment d'être suivie mais n'ose se retourner et continue son chemin, alors que les mêmes picotements reviennent, dans son sexe constamment sollicité, pour lui chatouiller les entrailles. Arrivée devant son portail, sans incident, elle en profite pour jeter un œil derrière elle et semble apercevoir une silhouette fugitive disparaître dans une ruelle.
Une fois chez elle, Jessica pose ses courses sur la table de la cuisine et se précipite à l'arrière de la maison, dans le vaste jardin clos de murs et de haies. Elle en fait le tour et constate qu'il est toujours aussi luxuriant et assez bien entretenu, hormis la pelouse qui mériterait d'être tondue. Pressée de profiter de son petit paradis personnel joliment paysagé, elle file dans la remise, sort un bain de soleil pour s'y prélasser, et retourne dans la maison, se déshabiller et faire pipi. Au passage, elle récupère une serviette de bain, son livre et ressort s'installer confortablement au soleil.
En cette fin d'après-midi, goûter les doux rayons sur sa peau nue et lire un roman à l'eau de rose un peu piquant, c'est un pur bonheur qu'elle ne s'octroie pas souvent, ces derniers temps. Après cette longue journée, si riche en émotions, elle se sent bien, enfin.
Ce dont elle ne se doute pas un seul instant, c'est que, à l'étage de la maison de droite, derrière les rideaux de la fenêtre surplombant le jardin, elle est épiée, pour ne pas dire espionnée. Il s'agit de Clara, son ex grande copine à l'époque, la petite fille des voisins. La dernière fois qu'elles se sont vues, elles s'étaient fâchées et étaient devenues les plus grandes rivales, tout ça pour une banale histoire de mec.
C'est donc avec gourmandise et une pointe de jalousie que Clara contemple son sublime corps exposé, celui d'une sportive émérite, légèrement halé et follement attirant. Elle dévore ces jambes interminables, ces somptueuses cuisses finement musclées, cet alléchant mont de Vénus soigneusement épilé, ces hanches parfaitement galbées, cet adorable ventre plat où l'on devine le travail des abdos, ces bras fins et dessinés, ces délicieuses pommes surmontées d'appétissantes fraises des bois, ce cou fier et racé et enfin, ce divin visage aux traits fins et harmonieux, encadré par une lumineuse crinière blonde qui vient à peine lécher ses épaules d'athlète. Miam ! Elle en mangerait. Et quand cette belle coquine va se retourner, parce qu'elle va se retourner, elle doit se retourner, alors là... quel tableau de maître !
Pendant ses deux bonnes heures de lecture, à faire la crêpe recto-verso, la belle naïade s'interrompt, par moments, et se repasse les morceaux choisis de sa journée, notamment celui de sa rencontre matinale avec la jolie Alice. Elle en est à nouveau tout émue, très émue et se surprend même à passer délicatement ses doigts sur son pubis glabre ou sur ses petits seins aux tétons dardés de revendications. Juste de légers frôlements, d'une infime douceur, qui suffisent à tenir en éveil sa sensualité. Elle a besoin de tendresse et a bien assez joui, aujourd'hui.
Elle se dit que, au final et malgré la gêne ressentie, ses premières expériences, avec ce jean bien trop serré porté à même la peau, lui ont ouvert de nouveaux horizons de plaisirs simples et efficaces.
Elle n'est pas du tout coutumière de la masturbation solitaire et se contente, le plus souvent, de subtils effleurements qui, régulièrement, suffisent à la faire frémir. Sans doute le fruit de cette sacro-sainte éducation judéo-chrétienne, mais la recherche de la jouissance ultime n'est pas son but premier. En général, elle se plaît à laisser monter le désir indéfiniment, considérant que l'orgasme n'est pas un but en soi. S'il se présente, tant mieux, elle n'en sera que plus comblée, mais ça prendra aussitôt le goût d'un achèvement, d'une fin et elle n'aime pas que les bonnes choses se terminent. En général, elle préfère réserver ses orgasmes à ses partenaires, filles le plus souvent ou garçons, avec lesquels elle les partage bien volontiers, lors de ses ébats amoureux. Malgré tout, au quotidien, elle est si hypersensible qu'il n'est pas rare qu'elle se laisse surprendre par le plaisir et, parfois même, qu'elle finisse par jouir de façon impromptue. Et là, c'est le nirvana !
C'est d'ailleurs un peu ce qui lui est arrivé, aujourd'hui.
Saturée de soleil et de voluptés, au grand désarroi de sa voisine, elle quitte son bain de soleil et rentre dans la maison, où la soirée devrait se poursuivre dans une tout aussi apaisante tranquillité...
Note aux lecteurs intéressés : la suite des aventures de Jessica fera prochainement l'objet d'une nouvelle histoire...
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BluePanthere
27 août 2024 à 01:11
Merci Maya !
Ou Jessica, donc ;)
Tranches de vie vraiment agréables à suivre (et probablement encore plus agréables à vivre :-p)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Mayalabee
Mayalabee
25 juillet 2023 à 14:09
Merci également pour votre com positif.
Pour info, il s'agit d'un récit quasi autobiographique, largement inspiré de situations vécues...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Franz-38-2
Franz-38-2
20 juillet 2023 à 16:54
C'était ma fois fort plaisant à lire. Merci.
Soyez respectueux
Répondre

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