Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les nuits d'Afrique — Chapitre 3 · # 3 - Kindia - Mini sans mode d'emploi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les nuits d'Afrique
Chapitre 3 · # 3 - Kindia - Mini sans mode d'emploi
C'était une frontière que je n'avais pas franchie. Ou plus précisément que je n'avais pas osé franchir. Ou souhaité franchir. A vrai dire, je ne sais pas, je ne sais plus. Ce qui est certain, c'est que depuis plus de trois ans que je vadrouillais en tant que coopérant, dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest, moi, l'étranger, je n'avais encore jamais partagé du plaisir avec une fille à la peau marron ou noire.
Et pourtant, en cette nuit étoilée, au sommet d'une colline, au bout de ce chemin tortueux qui mène à un calvaire, à l'emplacement de cette croix que toute la ville peut voir, même de loin, c'est bien moi qui tient fermement les hanches d'Yvonne. Elle-même est pliée en équerre les mains agrippées au socle en pierre de la croix. Et moi, je me tiens debout, derrière elle, idéalement positionné pour que mon sexe ait toute liberté pour la pénétrer par derrière. Oui, c'est bien mon sexe de jeune coopérant blanc, recouvert d'un plastique de mauvaise qualité, qui, après des années de retenue, explore sans retenue le cul accueillant d'une coiffeuse de 22 ans dans la douceur étoilée d'une nuit guinéenne.
Jusqu'à cet instant, j'étais pour ainsi dire une exception. Bien des coopérants européens, jeunes et vieux, de toutes les nationalités, profitaient de leur statut, de leur position, de leur richesse, pour, le jour, s'offrir la compagnie de jeunes femmes gracieuses, les accompagnant dans tous leurs déplacements, et la nuit, profiter de tous les délices de la vie sexuelle avec ces femmes expertes dans tout ce que pouvaient leur demander ces hommes blancs. Dans les pays anglophones, on les appelle « sisters », dans les pays francophones, « sœurs ».
Si, jusqu'ici, je n'avais pas souhaité partager une intimité avec une femme à la peau marron ou noire, moi l'homme à la peau beige, ce n'est pas par manque d'envie ou d'occasions. C'est d'abord que les nuits d'Afrique avaient jusqu'alors un prénom : Marine !
Pour ceux qui suivent les Nuits d'Afrique depuis le début, Marine ne figure pas au générique de ce troisième épisode. Comme il s'agit d'une histoire vécue, il m'est impossible de vous inventer une suite imaginaire, ni même de vous travestir la réalité quelque peu banale et crue.
Car autant vous le dire tout de suite (mais ce n'est pas une raison pour ne pas lire la suite, il y a eu une vie sexuelle après Marine !), Marine et moi avons choisi des chemins différents après notre retour dans notre studio parisien. Notre expérience de vie au sein d'un village béninois était si forte, qu'il a été assez difficile d'atterrir pour nous deux. Il a fallu reprendre nos études, nos petits boulots, elle avait la tête à sa thèse, et moi je ne pensais qu'à repartir en Afrique… Nos corps avaient expérimenté des sensations si intenses que j'avais du mal à me projeter dans de nouvelles découvertes. Marine en revanche voulait aller nettement plus loin, explorer de nouvelles formes de sexualité. Avec moi bien sûr, mais pas que… Elle me racontait des rêves qui me semblaient alors insensés, comme des projections de fantasmes qu'elle ne tarderait pas à accomplir avec ….ou sans moi. L'un d'eux, parmi les plus récurrents, était d'être prise par au moins deux hommes. A cette heure de ma vie, je n'avais pas les mêmes envies. Marine était franche, elle voulait réaliser ce fantasme, et rapidement. Je lui répondais avec la même franchise qu'il me faudrait du temps. Un matin du mois de mai, où j'aurais dû être ailleurs et loin, je rentrais à l'improviste dans notre studio parisien. Deux hommes, la trentaine, étaient debout, le pantalon baissé, Marine, à genoux, se repaissait de leurs queues gonflées. Les deux hommes esquissèrent une légère gêne, mais Marine après s'être retournée et m'avoir fait un signe complice qui m'invitait à m'approcher, se rua sur l'une de ces queues et la suça de plus belle. Je restais, KO, dans l'entrebâillement de la porte. La scène, loin de m'exciter, me laissait sur place, incapable, et de fuir, et de participer. Un des deux types, celui qui se faisait croquer par Marine, esquissa un grognement, et se répandit dans sa bouche. J'en avais trop vu, je quittais brusquement l'appart, et j'errais longtemps dans les rues de Paris. Le soir même, Marine était sagement à son bureau, concentrée dans des lectures préparatoires à sa thèse. Nous tentâmes d'en discuter dix ou vingt fois, elle essaya de me convaincre que l'accomplissement de certains de ses fantasmes était pour elle, à la fois une réponse à ses angoisses, mais aussi une libération féministe. J'essayais vainement de la comprendre, mais j'avais du mal à avoir le cœur assez grand pour accepter que le corps de Marine puisse se partager, même au nom de la cause féministe. Intellectuellement, je la comprenais, j'aurais aimé être aussi ouvert qu'elle à une multiplicité d'expériences, avec des femmes et peut-être même des hommes. Mais, je n'avais pas assez vécu, je n'avais sans doute pas assez confiance en moi dans l'acte sexuel. Bref, après beaucoup de mots, de tendresse et d'incompréhensions, nous en sommes venus à l'idée que nous pourrions nous séparer. Puis, après quelques nuits blanches, reproches et ressentiments, un beau matin, alors que je profitais encore du spectacle inoubliable de son corps de fille du feu, elle vint sur moi pour me chevaucher. Et alors, que mon sexe se glissait dans sa fente humide, elle m'informa de sa voix grave que nous devions tous les deux en profiter, car c'était pour nous deux la dernière chevauchée. Inutile de revenir sur cette matinée intense et douloureuse, que j'aurais aimé prolonger à l'infini. Mais après plusieurs coïts, masturbations énergiques, fellations, éjaculations, avec l'énergie du désespoir, mon sexe était douloureux, vide, sans ressort. C'était la fin. Vint ensuite le temps des pleurs et de l'errance, car Marine était décidée à tourner la page. En désespoir de cause, je décidais de quitter Paris, pour mettre la débauche de Marine à distance. Et, parti en Guinée, je me noyais dans le travail, la palabre, l'amitié, l'intensité de la rencontre interculturelle.
Dans cette vie sans Marine, en Afrique, j'ai appris beaucoup sur moi-même. Et même dans les choses du sexe, j'ai pris le temps de ressentir les plaisirs les plus intenses. Dans une vie collective où l'intimité était plus que réduite, l'espace de quelques heures et une chambre en terre battue, les plaisirs solitaires prirent la place d'un refuge réconfortant. En ces moments, je n'avais que ma main et mon imagination pour assouvir le besoin de jouissance qui continuait de m'animer sans s'arrêter. C'est à cette époque, que je cessais une fois pour toute d'être un éjaculateur précoce, je me connaissais de mieux en mieux pour prolonger mon plaisir pendant de longs moments la nuit, et même en journée. Pendant ces trois années, je succombais également au charme de coopérantes de diverses nationalités, évacuant avec moi leur frustration d'expat à travers des épisodes de sexe intense mais sans lendemain. Car, là-bas, à Boston, en Norvège, à Lausanne ou à Francfort, un homme au cul blanc les attendait. Quand le petit cul blanc venait en touriste retrouver sa belle, je l'accueillais chaleureusement, lui servais parfois de guide le temps d'une semaine de visite, je buvais des bières en plusieurs langues. Peu après qu'il soit parti, après une semaine de « décence », les belles coopérantes, Mary, Dorothea, Louise, Liza, venaient soulager leur solitude dans la chaleur de mes bras, et c'était pour moi aussi un réconfort inestimable qui, cependant, n'arrivait pas à chasser l'image de Marine.
Mais au bout de quelques mois, je trouvais de moins en moins d'intérêt à être le sex-boy sans lendemain de ces filles intelligentes, contrôlant et compartimentant leur vie de manière que les sentiments et la spontanéité n'aient finalement que peu de place, et nos ébats que peu d'avenir.
Dans mes temps libres, je fréquentais un groupe de jeunes guinéens, étudiants, artistes, guides et taxis, portés sur la musique, les débats, la fête et … les filles ! Mes amis avaient une habileté et une aisance certaine à charmer dans de nombreuses circonstances. Il leur manquait le plus souvent des moyens pour qu'ils puissent conclure dans des lieux plus adaptés qu'une arrière-cour, un bosquet d'arbres, une cabine de douche à ciel ouvert, un étalage de marché voire dans la rue les soirs sans lune ! Leur liberté, leur insouciance, leur habileté m'impressionnaient, et je me mis à sortir régulièrement avec eux, dans des bars, des maquis et même des boites de nuit à ciel ouvert. Durant ma deuxième saison sèche, tout le monde ne parlait que de l'ouverture prochaine d'une nouvelle discothèque, mais cette fois-ci en intérieur, avec des lumières et même une boule à facettes. Piètre danseur, je n'avais jusque-là que peu d'intérêt pour les soirées en boite, sauf si c'était pour accompagner en bande mes amis. Mais, je ne sais pas si c'était le fait d'être si loin de chez moi, ou le goût de la fête, les effets de l'alcool ou de la chaleur, je devins, pour un temps, un danseur frénétique, sans aucune technicité, mais avec entrain !
Dans mes temps libres, je fréquentais un groupe de jeunes guinéens, étudiants, artistes, guides et taxis, portés sur la musique, les débats, la fête et … les filles ! Mes amis avaient une habileté et une aisance certaine à charmer dans de nombreuses circonstances. Il leur manquait le plus souvent des moyens pour qu'ils puissent conclure dans des lieux plus adaptés qu'une arrière-cour, un bosquet d'arbres, une cabine de douche à ciel ouvert, un étalage de marché voire dans la rue les soirs sans lune ! Leur liberté, leur insouciance, leur habileté m'impressionnaient, et je me mis à sortir régulièrement avec eux, dans des bars, des maquis et même des boites de nuit à ciel ouvert. Durant ma deuxième saison sèche, tout le monde ne parlait que de l'ouverture prochaine d'une nouvelle discothèque, mais cette fois-ci en intérieur, avec des lumières et même une boule à facettes. Piètre danseur, je n'avais jusque-là que peu d'intérêt pour les soirées en boite, sauf si c'était pour accompagner en bande mes amis. Mais, je ne sais pas si c'était le fait d'être si loin de chez moi, ou le goût de la fête, les effets de l'alcool ou de la chaleur, je devins, pour un temps, un danseur frénétique, sans aucune technicité, mais avec entrain !
Le soir de l'ouverture de la nouvelle discothèque, je suis là, bien habillé, comme mes amis Yaya et Amadou, bien entouré de toute une bande, avec l'envie de passer une soirée mémorable. Je me distingue sur la piste, dansant de groupe en groupe, quand vient l'heure des zouks ! L'heure des zouks, est presque une institution dans toutes les boites de nuit de l'Afrique de l'Ouest, c'est une danse peu technique, mais assez sensuelle, que vous pouvez pratiquer avec vos amis, et le plus souvent avec des inconnues, sans que cela prête vraiment à conséquence. Ce soir-là, mon regard est aspiré par une femme guinéenne d'une vingtaine d'années qui attire l'œil et l'attention au milieu de la piste de danse. Ses yeux pétillent, elle a un visage doux qui inspire la bonté.
Pour mes amis, Yaya et Amadou, c'est un « mini ». Très loin de leurs préférences physiques. Pour Yaya et Amadou, une belle femme guinéenne est tout en rondeur. Elle doit être corpulente – sans être obèse, et mes amis plaisantent régulièrement sur la façon dont telle ou telle balance leur fessier. Je les entends comme si c'était hier :
- Hé, cette femme revolver là, elle met désordre dans pantalon !
- Mais regarde celle-là, c'est modèle coca cola, c'est une invitation au péché !
- Mais regarde celle-là, c'est modèle coca cola, c'est une invitation au péché !
Leur plaisanterie est un peu grivoise, mais mes amis sont des charmeurs romantiques, l'humour est leur arme de séduction massive et ils n'arrêtent jamais de rendre hommage par l'humour à la beauté de la femme d'Afrique. Bon, au-delà d'un fessier généreux, ils apprécient tout comme moi des poitrines fortes et généreuses, et les plaisanteries sont également courantes sur les « lolos », expression très répandue en Afrique de l'Ouest. Là encore, il y a tout un lexique très imagé et ceux que préfèrent mes amis sont, les « lolos pastèque », « les lolos papaye », les « lolos noix de coco » et « les lolos orange ».
Ma « mini » me fixe et me sourit, tout en dansant, elle m'a repéré également. De petite taille, elle tente de s'élever grâce à des semelles exagérément compensées. Fine de taille, elle a en revanche une poitrine proéminente, qu'elle met habilement en valeur à travers un décolleté discret mais visible. Elle porte une jupe courte et un haut chic à paillettes. Ses cheveux mi-longs avec des ajouts travaillés sont impeccables. Son regard me trouble et éveille un désir coupable. Avec elle, j'aurais envie... Mais je ne pourrai pas. Je rejoins Amadou au bord de la piste, je ne laisse rien paraître, même si de temps à autre, je jette un regard furtif sur la petite. Ça y est, elle a vu que je la regarde. Tout en dansant, elle se rapproche de notre table, entrainant sa copine, une grande fille qui attire elle aussi les regards, mais pas le mien. Soudain, le DJ annonce le premier zouk, elle s'assoie sur un banc près de notre table et me lance des regards appuyés. Il serait de bon ton de l'inviter à danser, mais j'ai peur de ne plus rien maîtriser. Finalement, c'est elle qui s'approche de nous et m'invite à danser pour le prochain zouk. Ce titre, je le connais, il est interminable. Nous dansons serré-serré, je la prends par la taille et descends parfois du côté de ses fesses, mini-aussi, mais fermes et musclées. Sa copine a invité Amadou et les deux couples dansent l'un à côté de l'autre. Nous n'échangeons pas un mot, mais les deux copines échangent des paroles complices, comme si je n'entendais pas. Détail quelque peu ridicule, d'immenses miroirs permettent aux jeunes femmes de se regarder danser, j'ai l'impression que ma cavalière se regarde danser avec un blanc, plutôt qu'elle ne profite de l'instant. Moi, je distingue de jolis bracelets sur ses bras fins, et hume une odeur d'huiles mêlées dont le karité. Je suis bien dans les bras de cette jolie femme, mais que lui dire ? Cette « mini » m'intimide par sa beauté, et au fond, si elle n'insiste pas, je rejoindrai ma table et n'aurai pas d'autre échange. Après de longues minutes, elle me glisse qu'elle s'appelle Yvonne. Puis, je me laisse faire pour un second zouk, puis un troisième. J'entends glousser mes amis et devine sans les entendre leurs commentaires. Enfin, chacun rejoint sa place et ses amis, Yaya est intarissable et convaincu que c'est une fille pour moi. Il la connaît, sa maman tient un salon de coiffure, elle est coiffeuse sur le grand goudron, ses sœurs aussi, elle est d'ethnie peul. Amadou est aussi convaincu que c'est une fille pour moi. Si cela peut me rassurer, ce n'est pas une fille à histoires, ce n'est pas une ensorceleuse, à mots couverts, ce n'est pas une prostituée. Ils m'encouragent à aller la voir à mon tour. S'ils n'avaient pas été là, je n'aurais pas bougé, mais ils ne vont certainement pas me lâcher. Alors, je m'approche d'Yvonne et nous repartons pour un zouk encore plus serré, même si je sens que la jeune femme cherche à ne pas compromettre sa réputation. Me vient l'idée de lui proposer un verre qu'elle accepte. De retour du bar, elle a disparu, Yaya me remet sur sa piste, elle est dans la courette attenante à la boite. Nous nous retrouvons presque seuls, soudainement détachés du bruit, de la musique, dans une relative intimité. Intimidés l'un par l'autre, presque gênés, nous n'avons pas grand-chose à nous dire, elle met ses mains à mon cou et se colle contre mon torse. Je lui propose de partir et de marcher ensemble. Elle va s'entretenir avec sa copine, revient avec un gilet et un petit sac, nous partons tous les deux dans la douce nuit de Kindia. La grande rue est déserte, quelques maquis restent ouverts. De temps en temps, le silence est rompu par le crissement des pneus d'un véhicule hors d'âge ou le vrombissement d'une moto. Nous marchons en silence, côte à côte. Elle me pose quelques questions, mon âge, ma profession, ma nationalité, ma religion. De son côté, j'en sais à peine plus, Yvonne, 22 ans, coiffeuse, 5 sœurs et un frère, une maman coiffeuse et un papa taxi, elle est de l'église évangélique, donc protestante, plutôt rare dans ce pays majoritairement musulman.
C'est moi l'étranger qui la guide dans la ville où elle est née. Je bifurque dans une rue plus calme, puis dans un chemin en terre, puis nous nous engouffrons sur un petit sentier qui mène à cette grande croix qui surplombe la vie. Plus nous quittons la ville et ses lumières, plus l'obscurité se fait, plus j'ose la prendre par la taille, puis par la main. Nous marchons un moment en silence. Nous passons à côté d'une maison isolée, un chien hurle après nous, réveille la maisonnée, le maître sort de la maison pour récupérer son chien, il nous regarde avec méfiance, surtout quand il voit que je suis blanc. Je sens son regard réprobateur. Que va-t-il faire ce blanc sur ce sentier avec cette fille de nuit ? Le sentier serpente entre de rares habitations endormies, puis nous commençons l'ascension de la colline. A ce moment-là, oui, j'ai un but. Amener cette jolie fille au sommet, à l'écart de la ville et de ses jugements, puis, si elle y consent, la baiser, à la seule vue des étoiles. Plus nous grimpons, plus je sers fort la main d'Yvonne. De temps à autre, alors qu'elle est gênée par ses chaussures de soirée, je la hisse et la prend dans mes bras. J'ai envie de prendre sa petite bouche et de l'embrasser mais j'ignore, si cela se fait, dans la culture d'Yvonne, et si cela se fait, quelle signification cela revêt. A mi-parcours, je me décide à l'embrasser dans le cou, elle semble apprécier. Un peu plus loin, je picore sa bouche, aussitôt, sa langue rentre en action et rencontre la mienne. Notre baiser est un peu forcé, débutant, maladroit, mais la fougue est de part et d'autre. A ce moment, je sais que nous nous dégoupillerons l'un à l'autre sans résistance, j'en ai envie, elle aussi. Encore deux cents mètres sur ce petit chemin qui nous éloigne de tout commentaire. Elle a enlevé ses chaussures de soirée qu'elle tient à la main. Dans cette nuit de saison sèche, il faut encore très chaud et nous transpirons tous les deux. Tout en haut, nous basculerons dans une autre vallée, presque inhabitée. Un homme blanc et une femme marron, des inconnus l'un pour l'autre, vont dévoiler leur intimité et s'emboiter par le mystère de la nature.
Arrivés au sommet, malgré la chaleur, je frissonne. Un mélange de peur et d'émotion. Elle aussi semble s'étonner de se retrouver avec moi au sommet de cette colline, sous le Christ crucifié. D'ailleurs, nous basculons de l'autre côté, pour quelques mètres, de manière à ne pas offenser ses convictions. Elle s'assoie sur un muret, je m'assoie derrière elle, également assis, et la prend à nouveau dans mes bras. Nous restons longtemps à contempler la nuit dans cette vallée sombre. Je sens que son rythme cardiaque s'est élevé, à l'unisson du mien. Dans quelques minutes, il va se passer quelque chose entre nous. Mais je n'ai pas la moindre idée de la façon dont je dois m'y prendre, sans la brusquer. Et pourtant, je la veux, j'ai envie de la prendre, là, tout de suite. Calme toi espèce d'obsédé, je me dis à moi-même en mon for intérieur. Laisse le désir s'installer chez elle. Il est vrai que pour moi, mon sexe gonflé est déjà au rendez-vous. Assis derrière elle, je fais en sorte qu'elle le sente dur pour qu'elle prenne confiance en son pouvoir sur moi. De mon côté, j'observe une transformation physique importante. Son débardeur laisse désormais paraître la pointe de ses tétons dressés. Elle aussi est parcourue par la fièvre du désir. La question est maintenant, qui de nous deux prendra l'initiative. Pour le zouk, c'était elle. Pour la parole, c'était elle. Pour le chemin vers cet endroit désert, c'était moi. Les premiers baisers encore moi. Maintenant... Je sens que le peu de retenue de cette frêle jeune femme est surtout le fruit de son éducation. D'une fille dévouée à sa famille et à son clan. Je ne pense pas qu'elle se serait laissée entrainer dans un endroit si désert si elle était vierge. En fait, j'ignore tout d'elle, mais je pressens que sous l'apparence d'une fille bimbo et superficielle, il y a des valeurs fortes liées à une histoire familiale, une éducation, une religion.
Je me décide enfin à toucher son corps. Dans la position où je suis, ce sera assez simple de caresser ses beaux seins, fermes et dressés, que j'aurais bien du mal à catégoriser en fonction de la typologie végétale de mes amis. Mes mains plongent dans le décolleté, ils caressent avec une infinie précaution un sein, puis l'autre, puis les deux. Yvonne ferme les yeux, respire fort, ses tétons sont désormais durs de plaisir, elle semble apprécier mes caresses. Je l'allonge à même la terre et ma bouche croque désormais ses seins durs. Je ne sais pas si en Afrique, cela se fait, mais j'ai envie de croquer ses deux jeunes seins. Je les caresse, je les tripote, je les cajole, je les baise, mais avec une infinie précaution pour ne pas heurter Yvonne.
Faire l'amour avec une jeune femme d'une autre culture, je n'ai pas le mode d'emploi. J'ai peur de la gêner, j'ai peur de lui faire mal, j'ai peur qu'elle me voit demain comme un gros con dégueulasse qui aurait profité d'une quelconque situation de supériorité. C'est bête de penser ainsi, je n'ai pas les mêmes précautions avec des femmes occidentales. Avec ces dernières, les choses sont claires, nous prenons du plaisir, nous nous faisons du bien. Avec Mary, elle me baise, je la baise, nous baisons, c'est clair.
Je me décide enfin à toucher son corps. Dans la position où je suis, ce sera assez simple de caresser ses beaux seins, fermes et dressés, que j'aurais bien du mal à catégoriser en fonction de la typologie végétale de mes amis. Mes mains plongent dans le décolleté, ils caressent avec une infinie précaution un sein, puis l'autre, puis les deux. Yvonne ferme les yeux, respire fort, ses tétons sont désormais durs de plaisir, elle semble apprécier mes caresses. Je l'allonge à même la terre et ma bouche croque désormais ses seins durs. Je ne sais pas si en Afrique, cela se fait, mais j'ai envie de croquer ses deux jeunes seins. Je les caresse, je les tripote, je les cajole, je les baise, mais avec une infinie précaution pour ne pas heurter Yvonne.
Faire l'amour avec une jeune femme d'une autre culture, je n'ai pas le mode d'emploi. J'ai peur de la gêner, j'ai peur de lui faire mal, j'ai peur qu'elle me voit demain comme un gros con dégueulasse qui aurait profité d'une quelconque situation de supériorité. C'est bête de penser ainsi, je n'ai pas les mêmes précautions avec des femmes occidentales. Avec ces dernières, les choses sont claires, nous prenons du plaisir, nous nous faisons du bien. Avec Mary, elle me baise, je la baise, nous baisons, c'est clair.
J'ai dans mes mains moites les seins d'Yvonne, des seins de déesse. Elle est désormais allongée les yeux grands ouverts. Qu'attend-elle de moi maintenant ? Je procède par méthode, comme si c'était la première fois. Je la déshabille avec une infinie précaution. D'abord son haut à paillettes, puis son soutien-gorge. Puis sa mini-jupe. Et sous sa mini-jupe, un string parfumé. Entre nous, des regards qui nous encouragent. Sans nous connaître, nous allons partager notre intimité. Comment ? Avec Mary la norvégienne, j'aurais écarté le string et passé ma langue dans son minou. Elle m'aurait encouragé d'une pression de sa main sur ma tête et nous aurions gémi. J'ai peur de choquer Yvonne, pratique t-on le cunnilingus entre des jeunes corps en Guinée ? Voilà une question que je n'ai encore jamais abordé avec Yaya et Amadou… Au milieu de mes hésitations, Yvonne prend soudainement l'initiative, elle se redresse, vient chercher ma bouche et nous nous embrassons longtemps et sensuellement. Je prends plaisir à explorer sa langue, sa bouche, à saisir ses odeurs, son parfum. Après quelques minutes, elle s'attaque à ma ceinture, descend délicatement mon pantalon. Puis, de ses mains fines elle dégage mon sexe proéminent de mon caleçon et le masse, d'abord tout en lenteur et avec tact, puis avec des gestes précis et énergiques. Son savoir-faire me rassure, elle n'est pas vierge, du moins c'est ce que je pense. La suite s'écrit comme dans un rêve éveillé. Tout en me souriant, elle s'agenouille avec précaution, lève la tête et me sourit. Je lui souris également, reconnaissant qu'elle prenne la situation en main. Ou plutôt, à cet instant, mon sexe en bouche. Pas comme un furieuse. Elle me gratifie d'abord de chastes baisers, puis sa langue rentre en action…avec le même tact et une infinie précaution. Sa langue me mange avec une application presque scolaire, comme si c'était une première fois. Elle explore avec patience et obstination tous les recoins de ma bite, sans relever maintenant les yeux. Je profite de ce moment sublime, face au Christ en croix et sous cette nuit étoilée. Nous n'avons pas échangé un mot. Yvonne a l'initiative, je lui en suis reconnaissant car je n'aurais pas osé de moi-même lui proposer une fellation. Après quelques minutes, Yvonne lâche mon sexe, je la redresse. Elle m'aide à enlever ma chemise et nous nous enlaçons tendrement. Je m'attaque enfin à son string. Elle frémit comme si je m'attaquais à un domaine interdit. Elle me sourit et farfouille dans son sac. Ouf, prudente, elle en sort un préservatif de fabrication locale. Avec les filles occidentales, nous avons essayé le préservatif guinéen, mais nous ne l'utilisons qu'en cas de nécessité, c'est un préservatif de mauvaise qualité qui pue le plastique et qui est beaucoup plus lubrifié que nos préservatifs occidentaux. Donc, si Yvonne est sortie en boite avec des préservatifs dans son sac, c'est donc qu'elle n'en est certainement pas à son coup d'essai, me dis-je bêtement. Et je suis bien content de sa prévoyance, car de mon côté, je n'avais pas envisagé une telle issue de soirée. Yvonne m'enfile l'accessoire et m'emballe l'engin, le plastique sent fort.
Yvonne se retourne, se cambre et se positionne pour que la prenne en levrette. Maintenant, je sens qu'elle attend de moi que je reprenne l'initiative. Je la caresse avec délicatesse, à nouveau ses seins, ses hanches, son ventre plat, ses fesses musclées.
Yvonne se retourne, se cambre et se positionne pour que la prenne en levrette. Maintenant, je sens qu'elle attend de moi que je reprenne l'initiative. Je la caresse avec délicatesse, à nouveau ses seins, ses hanches, son ventre plat, ses fesses musclées.
Et alors que je m'apprête à rentrer un doigt éclaireur puis mon sexe dans le sien, elle me stoppe d'une main subtile mais décidée, et me réoriente vers son cul. Il était donc là le piège interculturel ! Yvonne me donne accès à tous les plaisirs, sauf à son attribut de femme et de fécondité, qu'elle ne réservera qu'à son mari. Je n'ai pas l'intention de me faire prier, dans quelques instants, au sommet de cette colline, sous le calvaire du Christ, je vais sodomiser une vierge. Yvonne en a envie autant que moi, il est clair à ce moment-là qu'elle veut que je la prenne. J'avance avec une infinie précaution pour ne pas la brusquer et lui faire mal. Et pourtant, l'alchimie opère, mon sexe en feu, enveloppé d'un plastique informe et malodorant, parvient à trouver sa place dans sa rondelle d'apparence étroite. Je m'enfonce prudemment, j'ouvre des portes et des sensations. Passé un seuil, elle grimace légèrement, mais m'encourage à la pénétrer entièrement. Ça y est, nous sommes désormais emboités. Je reste quelque temps immobile, elle se déhanche pour ressentir une première secousse. C'est donc qu'elle est d'accord pour que j'aille et je vienne dans son cul. Je la prends fermement par les hanches, pour avoir une prise profonde sur mes mouvements. C'est la communion de deux corps, étrangers, dissemblables, inconnus qui, après des débuts timides, respectueux, maladroits, s'emboitent désormais à la perfection. J'oublie toutes les précautions, mes hésitations, ma peur de faire peur, la différence de culture et de religion, pour me concentrer sur le seul plaisir de sodomiser Yvonne. D'ailleurs, Yvonne semble à l'aise soumise à ma queue, elle m'encourage de quelques mouvements latéraux, pour que je puisse la prendre avec l'angle le plus propice au plaisir. Je nous sens bien, c'est le moment d'accélérer mes mouvements. Yvonne a à nouveau les yeux fermés, elle est comme possédée par ma queue, sa respiration est saccadée, elle se retient néanmoins de gémir. J'accélère encore mes vas-et viens, je perds désormais toutes les inhibitions, c'est si bon de pénétrer Yvonne. Je me retiens de libérer des paroles obscènes, mais les pensées sont là. Le jeune homme sensible et précautionneux est réduit à l'état de bête, tout juste concentré sur le plaisir d'une partie de sa queue enfourrée dans un cul qui se laisse remplir de mouvements amples et puissants. Yvonne laisse paraître des traces de transpiration, son odeur est forte, sa respiration irrégulière, elle laisse même échapper un ou deux gémissements. Cela se passe sans un mot qui pourrait, au milieu d'un acte sauvage, être pris comme une violence. Perdant quelque peu le contrôle, je déclenche une claque puis deux sur la fesse droite d'Yvonne, une de ses mains vient rejoindre la mienne, je redéclenche à nouveau une ou deux claques, je ne sais trop pourquoi. Mes mouvements sont désormais incontrôlés, je sais où je suis, mais je ne sais plus où j'en suis. Yvonne, elle, semble me connaître mieux que moi-même, elle sent monter ma sève et est juste assez habile pour dégager de l'étreinte au moment où j'éjacule. A mon grand effroi – et sans doute le sien-, le préservatif, sans doute mal adapté à mon anatomie, est déchiré. Je jouis et me répands sur son bijou de petit cul galbé. Enivré de cette sauvagerie, je répands maintenant ma semence sur son ventre et ses seins. Elle se laisse faire, amusée. Puis, prise d'une soudaine pudeur, elle renfile son string et son soutien-gorge. Moi, entièrement nu, je la prends par la main, et nous marchons une centaine de mètres, nous éloignant encore un peu plus de la ville. Dans un silence qui ne dissimule même pas de gêne. Nous regagnons le calvaire. Je m'assieds le dos contre le petit muret du calvaire, et elle vient s'assoir de dos dans mes bras. Nous restons longtemps, si bien qu'une érection commence à poindre. Yvonne ferme les yeux, elle va s'endormir, je la rhabille délicatement, je crois qu'elle apprécie, nous rebroussons chemin, des chiens aboient à notre passage, nous sommes presque silencieux. Arrivé aux premiers feux de Kindia, nous nous embrassons fougueusement. C'est elle qui prend l'initiative de partir. Elle refuse que je la raccompagne jusque dans son quartier. Comment nous retrouverons-nous ? Car, en cet instant, je ne pense qu'à la revoir. Elle m'appelle « chéri », et elle me rassure, elle sait où me retrouver. Elle ne sait pas quand elle pourra me rejoindre. Je n'insiste pas, et je regarde Yvonne, cette mini aux lolos orange s'éloigner.
Le petit jour s'annonce. Je rentre dans ma petite case avec l'odeur de son corps parfumé mêlée au foutre et la transpiration. Je n'arrive pas à trouver le sommeil. Je refais le film de cette nuit intense. Je ne m'endors qu'après m'être fait jouir sur le dessin encore précis des courbes parfaites d'Yvonne.
Demain, je ferai tout pour la retrouver !
Si vous souhaitez découvrir les mystères d'Yvonne, si vous trépignez d'impatience de savoir si nous sommes aujourd'hui mari et femme, si vous vous demandez comme moi si un homme et une femme si différents peuvent vivre spontanément une sexualité complice, si vous vous doutez que certains obstacles pourraient nous séparer et des événements nous rapprocher, je vous invite à lire la quatrième partie des Nuits d'Afrique !
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Si tu as aimé, le quatrième chapitre est prêt à 90%, il me reste à le conclure. Je te confie que cette série n'est pas si simple à vivre émotionnellement, car Marine, mon amour de jeunesse et qui m'a initié à tant de plaisirs, est décédée l'an dernier d'un cancer, elle était encore jeune et brillante. Si nous n'étions plus ensemble depuis un moment, je l'admirais et son départ m'a coupé dans mon élan d'écrire notre histoire, du moins pour un temps. Quant-à mes ami.e.s d'Afrique, la réalité de ce continent, c'est qu'après quarante ans, la plupart sont également disparus de tous les mots de l'Afrique : paludisme, VIH, accident de la route, infection diverses et même empoisonnement...Bref, cela me remue pas mal en ce moment, mais je vais trouver le courage d'écrire la suite et la fin.
Jeme suis abonné à tes histoires que je lirai prochainement, n'hésite pas à faire de même !
Si tu as aimé, le quatrième chapitre est prêt à 90%, il me reste à le conclure. Je te confie que cette série n'est pas si simple à vivre émotionnellement, car Marine, mon amour de jeunesse et qui m'a initié à tant de plaisirs, est décédée l'an dernier d'un cancer, elle était encore jeune et brillante. Si nous n'étions plus ensemble depuis un moment, je l'admirais et son départ m'a coupé dans mon élan d'écrire notre histoire, du moins pour un temps. Quant-à mes ami.e.s d'Afrique, la réalité de ce continent, c'est qu'après quarante ans, la plupart sont également disparus de tous les mots de l'Afrique : paludisme, VIH, accident de la route, infection diverses et même empoisonnement...Bref, cela me remue pas mal en ce moment, mais je vais trouver le courage d'écrire la suite et la fin.
Jeme suis abonné à tes histoires que je lirai prochainement, n'hésite pas à faire de même !
Si tu as aimé, le quatrième chapitre est prêt à 90%, il me reste à le conclure. Je te confie que cette série n'est pas si simple à vivre émotionnellement, car Marine, mon amour de jeunesse et qui m'a initié à tant de plaisirs, est décédée l'an dernier d'un cancer, elle était encore jeune et brillante. Si nous n'étions plus ensemble depuis un moment, je l'admirais et son départ m'a coupé dans mon élan d'écrire notre histoire, du moins pour un temps. Quant-à mes ami.e.s d'Afrique, la réalité de ce continent, c'est qu'après quarante ans, la plupart sont également disparus de tous les mots de l'Afrique : paludisme, VIH, accident de la route, infection diverses et même empoisonnement...Bref, cela me remue pas mal en ce moment, mais je vais trouver le courage d'écrire la suite et la fin.
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C’est dommage qu’il n’y ait pas de suite, j’aime beaucoup ton style d’écriture.
En premier lieu, félicitations ! Et comme l'a déjà souligné monsieur Plume, c'est très dépaysant.
J'aime beaucoup tous les petits détails distillés dans ton texte qui nous fait vraiment immerger en Guinée.
C'est agréable à lire et on ne s'ennuie pas. Néanmoins, il y a des passages où tu t'adresses au lecteur qui cassent un peu le rythme ( par exemple, au début du récit, lorsque tu nous fais souligner l'absence de Marine). C'est un choix de narration, mais personnellement je n'aurai pas opté pour ce dernier.
Je suis dedans, je suis en Guinée, telle une voyeuse , je te regarde prendre du bon temps et là, tu t'adresses à moi et me rappelle que je suis en dehors de l'histoire.
Je ne sais si j'arrive à me faire comprendre ?
Voilà le petit reproche que je fais à propos de ce voyage.
A tous ceux qui lisent ces lignes, empressez vous de lire cette belle histoire dépaysante car elle en vaut la peine !
Merci looking!