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• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les nuits d'Afrique — Chapitre 5 · Yvonne, ou le risque de l'amour

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lookingforvenus
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Les nuits d'Afrique

Chapitre 5 · Yvonne, ou le risque de l'amour

Note de l'auteur

Ce récit forme un triptyque avec le chapitre 3 (la rencontre avec Yvonne), le chapitre 4 (les péripéties pour se revoir et le rendez-vous à l'hôtel) et ce dernier chapitre (dans la chambre de l'hôtel).

Note de l'auteur


Si notre premier rapport avait été timide puis sauvage, cette seconde rencontre est beaucoup plus aseptisée et quelque peu sage et clinique. Yvonne me masturbe avec application, c'est sérieux comme le plaisir. Elle prend complètement le contrôle des opérations, m'offrant le spectacle magnifique de ses jeunes seins vigoureux et le plaisir d'une branlette énergique.
En cet instant, bien que gagné par le plaisir d'être manipulé d'une manière si experte, j'ai encore la possibilité de penser à ce que je vis et vois. Contrairement à tous mes préjugés, il n'y a pas de frontière si grande qu'une femme et un homme excités ne peuvent dépasser.
Yvonne et moi avons rapidement trouvé, malgré notre différence d'éducation et de culture, les moyens de nous faire du bien, et ce sont des moyens presque universels : ma peau sur sa peau, ses mains sur mon engin, mes yeux sur ses seins, ses seins empoignés par mes mains, peut-être dans quelques instants sa bouche gobant mon engin, et peut-être plus tard mon engin dans…
Elle se baisse soudainement pour m'embrasser vigoureusement. Nos lèvres se rencontrent à nouveau, nos langues se tortillent, nos salives se mélangent. Il y a dans sa bouche une odeur que je n'arrive pas à qualifier d'animale ou de végétale, tout ça mélangé à un arrière-plan de dentifrice. La langue d'Yvonne semble hors de contrôle, de moins en moins sage et de plus en plus possédée. Je sens qu'Yvonne est en train de se déconnecter des convenances et que nous allons basculer vers un rapport plus bestial et repousser certaines de nos pudeurs. La langue d'Yvonne explore désormais mon torse déjà imprégné de sueur, elle m'embrasse partout pour descendre au niveau de mon entrejambe où le mets principal, un sexe gorgé de sang et de plaisir, est prêt à se laisser dévorer par une coiffeuse transformée en lionne. Elle l'aborde avec appétit, le couvrant de petits baisers.
— Laisse-toi faire, mon chéri, me lance-t-elle avec un regard rieur.
Ce sont les premiers mots échangés depuis un bon moment, ils sont doux et rassurants, presque familiers, ils marquent aussi la volonté d'Yvonne de prendre les choses en main, ou plutôt en bouche car ses lèvres se sont désormais refermées sur ma tige au garde-à-vous de ses amples mouvements. Elle est désormais pleinement concentrée sur les doux supplices qu'elle inflige à ma bite en feu, aspirations sonores, sucions, mordillements, ses yeux sont désormais clos, toute son action est désormais guidée vers une pipe sublime. Elle accélère encore et c'est, je le sens, une accélération sans retour. Yvonne me possède et est comme possédée, elle est totalement concentrée sur ma bite. J'aimerais l'avertir de la conséquence probable et prochaine d'une telle ferveur, mais mes yeux grands ouverts ne peuvent rencontrer ses grands yeux fermés. Sans que j'aie à me forcer, je commence à gémir de plaisir, sous l'assaut de ses lèvres, avec le va-et-vient effréné, sous la chaleur de sa langue, avec la pression continue de sa bouche, sous l'emprise d'une jeune femme passionnée, sans retenue aucune. Je pousse un râle de plaisir, puis un deuxième, comme un avertissement sonore, elle accélère de plus belle pour ne me laisser aucune échappatoire que la jouissance. Nous jouons désormais une partition sonore. Bruit de succion puis note de plaisir sortant de sa bouche : d'abord un râle discret puis un cri plaintif (quoique sucé comme je le suis, je suis loin de l'enfer de Dante, le plus heureux des hommes à la découverte de sensations nouvelles à travers cette fellation d'un autre continent). Yvonne, d'une apparence si frêle, déploie pourtant une énergie de dingue dans cette fellation qui me rend moi aussi dingue.
Ça y est, je vais perdre le contrôle, et elle ne semble toujours pas s'en apercevoir, elle redouble d'ardeur sur ma pine, à tel point que j'ai l'impression d'être dévoré. En moi, se prépare une explosion, les quelques instants avant la jouissance sont magiques, mon sexe est traversé d'un flux puissant, et je jouis, je jouis et j'explose violemment dans la bouche d'Yvonne, je me répands abondamment. Elle marque un petit ralentissement, mais reprend ma queue de plus belle et la suce sans vergogne, même moins dure, même dégoupillée, même désormais ramollie. Sa bouche est désormais pleine de mon explosion, elle n'en semble pas décontenancée pour autant, elle continue à me sucer comme si ce moment ne pouvait pas s'arrêter. Ma mini est vorace, ou elle pense pouvoir ranimer mon sexe à travers des coups de langue bien sentis. Si elle me croit capable, je ne peux la décevoir ! Et comme par enchantement, après quelques minutes d'une fellation lente mais appliquée, nous sentons tous les deux poindre l'érection. À ce moment, Yvonne ouvre les yeux, les plonge dans les miens, laisse poindre un sourire de contentement, se jette à mon cou et m'embrasse généreusement.
— Ta femme sait ranimer tempête ! m'adresse-t-elle avec l'expression d'une charmante espièglerie qui tranche avec une trop grande sagesse que je lui connaissais jusqu'alors…
— C'est vrai que ta bouche connaît quelques magies, je lui lance, me croyant spirituel !
— Cette magie-là, c'est un sort que je ne réserve qu'à un seul homme : mon homme ! me balance-t-elle comme pour insister sur le côté désormais concret de notre relation.
Cette mini me fait peur et en même temps, elle me fait totalement craquer ! Je la prends fort dans mes bras pour l'enlacer de ma grande taille, puis je coulisse pour mordiller ses jeunes seins qui pointent à nouveau durs sous mes coups de langue et de crocs. Puis, ma langue passe seule en action, elle se concentre sur les contours de cette poitrine si divinement dessinée, prête à être croquée. Je lèche sa poitrine où perlent quelques gouttes de sueur, je me rapproche de son téton : il est dur au diapason de mon sexe prêt à rentrer à nouveau en scène. Mais je m'attarde sur ces jeunes seins, prêts à être engloutis, sucés et vénérés avec ferveur. Yvonne semble apprécier cette obsession répétitive pour la face proéminente de son anatomie. A-t-elle l'habitude d'être ainsi vénérée ? Est-ce qu'elle ne trouve pas bizarre mon obsession presque maladive pour ses proéminents lolos ? Est-ce que, plus tard, son sexe interdit au mien avant le mariage accepterait malgré tout le passage de ma langue ? Tandis que ces questions tournent en moi, mes coups de langue semblent faire leur effet : les tétons d'Yvonne sont également en érection, ils sont fièrement dressés comme étendards d'un plaisir qu'elle ne cherche pas à dissimuler. Les yeux désormais clos, elle pousse à présent des petits cris de plaisir qui ne parviennent sans doute pas aux oreilles du dehors, en raison du bruit mécanique et irrégulier d'un ventilo lancé comme ma langue à toute vitesse.
Le temps s'étire et je prends conscience qu'Yvonne aime vivre chaque action intensément. Des baisers intenses, une toilette minutieuse sous la douche, une pipe intégrale jusqu'à ma jouissance, et maintenant ma langue ne doit pas faiblir, je dois aller au bout de ce que j'ai entrepris, une dévotion totale de ma bouche, de ma langue, et même de mes dents pour ses seins. Ce que je vis en cet instant tranche avec la monotonie des rapports sexuels que j'ai eus avec des jeunes femmes expats en Guinée ces derniers temps : des préliminaires trop rapides, une pipe façon salope mais bâclée, un cunni de politesse en retour, et puis une pénétration dans les normes internationales, ni trop rapide pour frustrer, ni trop longue pour ennuyer. Yvonne, au contraire, vit chaque action intensément, il n'y a plus d'horloge, de barrières culturelles, de cousin malveillant, seulement une femme et un homme que tout oppose, sauf la recherche effrénée de la jouissance et entre eux la naissance de sentiments.
Au dehors, des familles ont rejoint l'hôtel et la piscine au teint verdâtre est troublée par des corps bruyants qui se poussent, s'éclaboussent, qui rient et parlent fort, mais qui nous parviennent comme un bruit de fond. Un peu plus tard, une troupe d'hommes discutent bruyamment, et de plus en plus vivement à mesure qu'ils s'emplissent de Guinéennes et de Castel, les bières locales.
Au-dedans, je continue de pétrir, de lécher, d'engloutir, de mordiller son épiderme à fleur de peau, sur toute la surface de sa poitrine. J'entreprends même de la mordre sans violence, puis j'aspire son téton désormais rougi par la pression de mes dents. Ma langue provoque une explosion de plaisir chez Yvonne qui ne retient plus son plaisir, elle est prise de quelques spasmes, réfrène un cri, puis m'enlace avec violence plantant ses ongles dans mon dos. Nous reprenons progressivement une respiration plus normale et c'est elle qui rompt le silence.
— Mon chéri. Tu es doux. Mais tu es aussi un homme.
Je ne sais comment interpréter ses mots, les premiers échangés depuis de longues minutes. Oui, il est vrai, je me mets au diapason de son désir, et j'ai décidé de vivre chacune de nos actions sexuelles à fond, et avec la même dévotion, avec le souci de ne pas la brusquer. Donc, je suis doux. Et en même temps, je suis un homme, donc j'aime aussi le sexe sauvage et violent, et comment ne pas repenser à la sauvagerie de notre premier soir en haut de la colline ?
Nous sommes à présent côte à côte, allongés sur le lit, et les bruits du dehors nous parviennent à présent de façon plus précise. Les hommes qui parlent fort sont incontestablement des militaires et ils interpellent sans ménagement la serveuse qu'ils appellent « servante ».
Malgré l'hostilité proche, Yvonne et moi sommes dans un cocon de douceur, et nous nous caressons tour à tour, le temps est suspendu, nous reprenons des forces, il est encore trop tôt pour nous quitter.
Ses caresses taquinent mon visage, mon cou, s'attardent sur ma nuque, remontent dans ma chevelure. Les miennes parcourent ses bras d'une finesse peu commune, s'attardent à nouveau sur sa poitrine divine, mais explorent désormais ses cuisses et ses fesses, sans forcément brusquer le signal d'un nouvel envoûtement, puisque depuis le début de l'après-midi, c'est elle qui guide nos actions. D'une main douce, elle prend fermement ma nuque et plaque sa bouche contre la mienne, nous nous embrassons avec douceur, entrecoupés de soubresauts violents. L'un d'eux est le signal annonciateur d'une nouvelle éruption, les mains d'Yvonne tutoient d'abord mes cuisses, soupèsent mon engin, et raniment une nouvelle fois ma bite qui n'avait presque pas faibli, et qui est désormais prête à l'emploi qu'elle décidera. Pourtant, avant d'aller plus loin, elle semble hésiter, puis se lance enfin.
— Mon chéri. Tu es un homme, tu es mon homme, mais tu es aussi comme tous les hommes. Et je dois te demander si tu as été sérieux…
Devant cette parole énigmatique, je dois montrer mon incompréhension, elle reprend :
— Est-ce que tu as été sérieux dans ton rapport avec les femmes… ?
— …
— Ici, beaucoup de femmes sont malades parce que les hommes n'ont pas été sérieux.
Je comprends avec retard, mais je comprends, je lui souris :
— Oui, je suis toujours sérieux avec les femmes.
Je pars farfouiller dans mon sac, et je reviens avec une boîte de préservatifs de marque européenne. Elle me sourit en retour, reconnaissante d'avoir compris avec peu de mots.
— Quand je serai ta femme, je ne pourrai pas t'empêcher d'être un homme, mais il faudra que tu sois sérieux.
Je traduis dans ma tête, « quand nous serons mariés, tu pourras vivre ta vie d'homme avec d'autres femmes, mais il faudra que tu te protèges ». Elle reprend :
— Je suis négative, mais je préfère que nous soyons sérieux. Quand je serai ta femme, nous n'en aurons plus besoin.
L'irruption d'une discussion nous replongeant dans la réalité, celle du VIH et d'autres MST, au milieu d'un moment aussi tendre me fait atterrir soudainement, et en même temps nous soulage sans doute tous les deux après l'épisode de la capote déchirée. Je comprends peut-être un peu mieux les paroles précédentes, sur l'« homme doux », et je comprends que ce n'est pas toujours très simple pour Yvonne d'imposer le préservatif à ses partenaires. Enhardie par notre conversation, elle reprend :
— Mon chéri. J'ai promis à Dieu et à ma famille de rester vierge jusqu'à mon mariage. Je n'ai été la femme d'aucun homme. Mais quand je serai ta femme, tu pourras faire de moi tout ce que tu veux.
Je lui souris d'un air compréhensif, à la manière d'un homme doux. En même temps, la situation est étrange, nous sommes nus dans une chambre d'hôtel, elle vient de m'offrir une pipe magistrale, et elle va sans doute me suggérer de la prendre par derrière. Mais en Guinée, l'honneur d'une jeune femme tient principalement à la virginité et à la préservation de son hymen ; toutes les autres pratiques sexuelles sont tolérées du moment qu'elles se situent dans la clandestinité.
Bien sûr, je comprends cela, et je la respecte pour ce combat qui n'est pas toujours simple à gagner face à des hommes qui peuvent jouer de ruses et de fausses promesses, et parfois recourir à la violence.
Pour la première fois, je prends l'initiative et je l'embrasse avec ferveur. Sa main droite saisit fermement mon sexe et le branle si vigoureusement que je sais déjà que je ne tiendrai pas longtemps. Je ne cherche pas à résister, même si une petite voix intérieure préfèrerait revivre avec Yvonne l'intensité d'une sodomie. Mon sperme brûlant jaillit de sa main et se répand sur son ventre.
Épuisés, nous restons là de longues minutes, Yvonne me sourit mais ne dit plus un mot, avant d'aller à la salle de bain. Je m'endors au bruit du ronron du ventilo.
Après une courte sieste, j'ouvre les yeux, Yvonne est nue, me contemplant. Elle a pris une douche, s'est lavé les dents et a mis du rouge à lèvres d'une manière assez prononcée. Elle n'a pas de mal à réanimer mon sexe pour un troisième round qui pourrait être bien le dernier au regard de l'heure avancée de la journée. Bien sûr, j'ai envie d'elle, mais elle a tout autant besoin de sentir son homme. Avec une expertise chirurgicale, elle enveloppe mon sexe de son plastique, et l'astique désormais de mouvements amples comme pour en vérifier la solidité (le sexe comme le plastique). Par réflexe, ma main tente de se rapprocher de son minou, mais elle me repousse d'une main ferme car ce fruit nous est défendu, mais la rapproche dans le même temps de l'orifice voisin. Par réflexe à nouveau, j'y enfonce un doigt, puis deux. Yvonne semble surprise, mais elle me laisse faire. Pour la première fois de l'après-midi, je suis à l'initiative, et je ne veux pas la brusquer. C'est elle qui m'encourage.
— Je veux un homme tempête !
Elle se positionne à quatre pattes sur le lit, et se cambre. Ses fesses sont à prendre. Je me positionne derrière elle, écarte son anus déjà dilaté, et je la pénètre avec lenteur, sans rencontrer la moindre difficulté. Yvonne se retourne comme pour m'encourager, et je commence un lent mouvement de bascule, qui provoque déjà un petit cri aigu de jouissance quand je m'enfonce au plus profond. Yvonne tend ses mains le long de son corps pour que je les prenne, et cela permet une communion de nos deux corps, et elle tire mes mains vers elle pour amplifier le mouvement de bascule. Me voilà encouragé à être un homme tempête dans le mini-cul dilaté d'Yvonne. Dans ma tête, tout se brouille, et mes précautions sont inutiles, Yvonne m'encourage par son regard et sa gestuelle à la prendre plus virilement, et tout d'un coup, le verrou saute, je fais sauter toutes mes prévenances. Je suis un homme, je suis son homme, je suis une tempête, je suis en rut. Ma bite est de moins en moins civilisée, et je suis devenu une bête sauvage, guidé par ce plaisir humain universel et millénaire, la sodomie. Yvonne gémit maintenant, et plus encore quand j'enfonce mes doigts dans ses hanches. Je m'enhardis maintenant, et je m'autorise désormais à la fesser, d'abord doucement, puis sans retenue. La sueur coule enfin du corps si propre d'Yvonne, son parfum animal se réveille. Quelques larmes de plaisir et de douleur coulent sur son visage, mais son expression est souriante. J'ai peur de lui faire mal, mais quand je ralentis, elle prend mes mains pour signifier que je dois l'enculer avec plus de force. Je n'ai plus aucune retenue, mon sexe est débridé dans son cul. La capote n'est plus lubrifiée, j'ai peine à croire qu'elle tienne bon au milieu de mouvements sauvages où je ne maîtrise plus mes pensées, mon souffle, mes accélérations. Mon rythme cardiaque s'est emballé, le sang me monte à la bite et à la tête, je donne un dernier coup de rein dans son cul, et mon sperme s'échappe dans le petit réservoir, il ne pouvait plus être contenu ! Je reste un long moment à savourer les dernières secousses, les dernières répliques, et je mets de longues minutes à me retirer comme aimanté par le cul d'Yvonne. J'embrasse ma mini, ou elle m'embrasse, nous nous embrassons goulûment, avec passion, avec ferveur.
Le jour tombe brusquement. Les premiers bruits de la nuit sont à notre porte, et au loin on entend désormais le brouhaha tumultueux des militaires ivres. Nous nous lovons à nouveau, silencieux, quand un grattement à notre porte nous enlève à notre rêverie. Yvonne se réfugie dans la salle de bain. C'est Adamou, visiblement inquiet. D'un mot, il m'indique qu'il serait prudent qu'Yvonne quitte précipitamment l'hôtel. Les militaires sont des gendarmes, et s'ils voient Yvonne, il pourrait y avoir du grabuge. L'ambiance vire de la plénitude à l'inquiétude. Yvonne est prête, nous nous enlaçons comme si nous devions ne plus jamais nous revoir. Elle sortira par une petite porte, et Adamou la retrouvera un peu plus loin sur la piste. Et moi, de mon côté, je ferai le trajet retour avec Salimatou.
Salimatou et moi attendons que les bruits des saoulards s'éloignent, et regardons côte à côte pendant de longues heures la télévision. Les gendarmes quittent enfin l'hôtel, il est temps de prendre la route. Le standardiste de l'hôtel nous observe avec sévérité quand nous lui indiquons prendre la route à pied.
De retour dans ma chambrette, je me remémore cet après-midi de sexe intense, et je n'ai qu'une hâte : retrouver Yvonne !
Deux jours plus tard, sur une piste ensablée, je perds le contrôle de ma moto, et je finis à l'hôpital avec une blessure assez grave et quelques brûlures. Il est finalement décidé de me rapatrier sans que je puisse revoir physiquement Yvonne. Adamou me fait passer de brûlants messages de sa part. Puis, mon contrat prend fin, je ne rentre pas en Guinée… Malgré tout, nous entretenons une correspondance par mail pendant plusieurs années, alternant banalités, confidences et mots torrides. Yvonne et moi brûlons de nous revoir, mais elle est désormais fiancée et moi en couple. J'apprends par la suite par Adamou qu'elle a eu trois enfants.
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