C'est grâce au Cerbère que…
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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C'est grâce au Cerbère que… — Chapitre 1

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DeuxD
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C'est grâce au Cerbère que…

Chapitre 1

JEAN
 
Il y a des moments dans la vie ou on se demande si on n'est pas marqué par la poisse. Tomber en panne le soir du Jour de l'An, en rase campagne, peut arriver. Mais constater que la bombe censée boucher les trous du pneu, est vide ajoute une couche. Bref c'est avec deux heures de retard que l'on arrive. Nos amis nous ont gardé une place. Cette année on a décidé de faire cela en grande banlieue. On doit coucher sur place, ainsi pas de risques.
 
Le temps de poser la valise, de nous changer et nous voici "prêts" pour terminer l'année. 
L'entrée de la salle de restaurant est contrôlée par un "cerbère". Nous donnons nos noms. Il nous fait répéter. On insiste, on montre notre réservation. Son attitude m'énerve. Je me fais un peu sec, du genre : "Laisser nous passer nos amis nous attendent". Il regarde à nouveau. Et puis : "Au temps pour moi, je vous ai retrouvé". Je crois que j'ai dit "Vous nous faites perdre notre temps". Pourtant il retrouve le sourire, il se lève et avec un : "Laissez-moi vous accompagner", il nous guide. Un couloir, un escalier. "C'est au sous-sol. Passez une bonne soirée".
En effet on entend de la musique. 
C'est une grande salle voûtée, mais assez haute de plafond où sont installés des tables, des fauteuils, un très grand buffet, mais aussi une piste de danse. Tout autour un déambulatoire qui fait penser à celui d'une crypte. Le lieu manifestement devait être une église souterraine.
 
—Ils ont bien dit qu'ils étaient à droite en entrant ? Me rappelle Alice, rapportant notre dernier échange téléphonique avec nos amis.
—Oui. Tu les vois ?
—Non. A droite c'est le buffet. Qu'est-ce qu'on fait ? Appelle-les.
—Pas de réseau. Faisons un tour rapide. 
 
Dire que nous sommes surpris serait un euphémisme. Alice m'a saisi la main très vite. Déjà ce que l'on peut voir en traversant la grande salle et en longeant la piste de danse, montre que ce n'est pas commun. Ou alors les soirées réveillon du jour de l'an ont changé sans qu'on le remarque. On est loin des couples qui se frottent un peu en dansant, ambiance alcoolisée et envie de s'amuser. Oh, ils se frottent, mais ils ont dépassé le stade du jeu de fin de soirée où on se lâche un peu. En tout cas dans nos soirées, même très alcoolisées, je n'ai jamais vu un homme soulever la jupe d'une femme pour plaquer ses mains sur ses fesses. Ou une femme, une main perdue entre l'homme et elle, main que l'on devine tenir un …
 
—Mais on est où ? Qu'est ce qui se passe ? Il y a de la drogue dans la nourriture pour qu'ils se comportent comme cela ? Oh, tu as vu sous la table, on dirait… Me dit Alice, résumant en quelques mots les questions que je me posais de mon côté.
 
Oui, on dirait bien une femme qui taille une pipe au mec qui semble bavarder avec d'autres convives.
Mais ce n'est pas le pire. Le pire, le plus piquant, le plus troublant, démontrant que ce n'est pas classique, c'est lorsqu'on s'aventure dans le déambulatoire. Le doute n'est plus permis, c'est une soirée libertine. Bien qu'il fasse plus sombre, on ne peut pas ne pas voir. Le pire c'est que c'est nous qui sommes mal à l'aise alors que nous passons discrètement et ne dérangeons même pas les couples qui font l'amour. Ils sont dans leur bulle. Bulle de deux personnes, bulle de trois, bulle de quatre. La liberté est totale et ne dérange personne. Deux femmes qui se caressent. Un homme qui sodomise un autre homme.
 
—Jean. Nos amis ne peuvent pas être ici.
—Viens. Je l'entraîne hors du déambulatoire. La grande salle parait presque normale. J'ai compris. C'est le cerbère de l'entrée qui s'est vengé en nous entrainant ici. Il se venge. Le salaud. Il sait bien que ce n'est pas notre soirée. On va remonter et crois-moi il va m'entendre.
 
Mais l'homme n'est plus là. Sa place est vide. On se rapproche d'une musique. En poussant une porte on découvre une autre salle, une autre ambiance. Tous ces gens qui dansent, parlent fort, déguisés avec des chapeaux en papier, des faux nez, me paraissent soudain bien ridicules.
 
—Et si on retournait en bas ? Je propose à Alice.
—Mais, tu es fou. Pourquoi ? Ne me dit pas que tu veux que nous…
—Non, pas spécialement. Mais regarde-les, ils font vieux. Vieux et ridicules avec ces jouets pour enfant. Au moins en bas ils se lâchent. Tu pourrais me dire l'âge de ceux que nous avons vu dans le déambulatoire ? Non, tu vois. Et ici. On va retrouver nos amis. Ils vont avoir pris de l'avance par rapport à nous. Personnellement je ne me vois pas avec ce ridicule chapeau.
—Tu préférerais retrouver une libertine.
—Pas du tout. Je ne pense pas à cela. Je me dis que nous pourrions regarder. Au moins ne pas mourir idiot et découvrir ce que les libertins font de leur liberté. Mais si tu ne veux pas, on fait comme on avait prévu.
—Mais ils vont s'inquiéter s'ils ne nous voient pas arriver. 
—Il suffit d'envoyer un SMS disant qu'on est bloqué. Qu'on les retrouvera demain au petit déjeuner.
—Tu es certain de vouloir faire cela ? 
—Qu'est-ce qu'on risque ? On pourrait même apprendre certains trucs…
—Tu vois que tu penses.
—Non, non, juste regarder…
—Bon, d'accord, mais si cela dérape, on remonte.
—Pas de problème.
 
On est devant la porte. On a redescendu chaque marche en ayant conscience de ce que nous faisons.
 
—Attends, avant d'entrer il y a une formalité.
—De quoi tu parles ?
—Une femme ne peut pas franchir cette porte si elle porte une petite culotte.
—Tu viens de l'inventer.
—C'est vrai. 
—Tout à l'heure, j'avais déjà ma culotte.
—Allez, juste pour rire, pour se mettre dans l'ambiance. Donne-moi ta culotte.
—Jamais.
—Alors c'est moi qui vais la prendre. Et je plaque Alice contre le mur.
—Jean.
—Allez… Laisse-moi… Je passe ma main sous sa robe. Elle laisse faire et je retire ces quelques grammes de dentelle que je mets dans ma poche. Dépêchons-nous, il est minuit dans dix minutes, juste le temps de manger un morceau et boire quelques coupes.
 
Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro.
Voilà il est minuit. Nous sommes en 2023. J'embrasse tendrement mon épouse. Tout autour de nous des cris de joie. Des gens viennent nous souhaiter la bonne année. C'est surprenant de voir la facilité avec laquelle ils évoluent, parfois à moitié nus. J'envie cette liberté.
La salle a retrouvé son calme. Nous sommes un peu à l'écart, pourtant nous devinons.
Nous apprécions le champagne. Personne au buffet ne limite. Chacun se sert. Chacun sert son voisin.
Je me dis que nous pourrions reprendre notre visite du déambulatoire. Je reconnais que cela m'a émoustillé. Peut-être aussi Alice. Elle n'est pas coincée de ce côté-là, au contraire. Je me dis que nous pourrions aussi faire l'amour, dans notre bulle…
 
—Je peux vous inviter ?
 
Je regardais ailleurs. Je n'ai pas vu venir cet homme qui est juste en face de nous et qui manifestement invite Alice. Il est grand. Je regarde ma femme et suis tout étonné de l'entendre réponde :
 
—Avec plaisir. 
 
Elle se lève. L'homme lui tend la main. Ils partent vers la piste et disparaissent dans la foule des danseurs.
 
Cela s'est fait si naturellement que je n'ai pas eu le temps de réagir. Je souris en pensant que ma femme n'a pas dû réaliser que si un homme l'invite à danser, dans cet endroit, ce n'est pas une invitation normale. Pourtant on a vu ce que cela donnait lorsqu'est passé à côté de la piste de danse. 
 
—Vous dansez ?
 
Perdu dans mes pensées je n'ai pas vu la femme arriver. Elle m'invite. Mais moi, je ne suis pas comme Alice, je sais ce qui peut se passer aussi :
 
—Merci, mais j'attends mon épouse.
 
Je refuse et pourtant c'est une belle femme. D'une certaine façon je suis fier de cette invitation. Mais je veux être là lorsqu'Alice va revenir. Je l'entends déjà me dire : "Tu ne devineras jamais ce qu…" Je m'imagine déjà la mettre en boite avec une réplique du genre : Il n'était pas à ton goût ? "
Je guette son retour. Le temps passe. Déjà deux morceaux. Je commence à m'inquiéter. Et si la bonne réputation des milieux échangistes n'était qu'une légende. Et si l'homme avait entraîné ma femme sans son autorisation. 
Tout de même cela se remarquerait. Elle pourrait refuser, crier…
Je me lève. Le premier endroit c'est la piste de danse. J'en fait le tour. Personne ! Je fraie mon chemin entre les couples plus qu'enlacés. Personne ! Les toilettes, elle est peut-être aux toilettes ? Non, personne. Uniquement des couples qui baisent.
Je retourne à notre table en passant par le déambulatoire gauche. Personne à la table et elle n'est pas dans les couples et groupes qui se caressent et plus.
Il me reste le déambulatoire droit. Je le passe rapidement. Je ne la vois pas. Je fais demi-tour, plus lentement. Aucune femme ne ressemble à Alice. Il y a bien ce trio avec deux femmes. Une caresse un homme. Elle le branle. Elle est appuyée contre le mur, une jambe au sol l'autre posée sur un banc offrant ainsi son intimité aux caresses d'une autre femme. Je ne vois pas le visage de celle qui lèche, mais la robe qu'elle porte n'est pas la sienne. La sienne est plutôt de la couleur de ce que l'autre porte. La couleur, mais pas la forme, bien que le haut comme le bas soit rassemblé au niveau de la ceinture. Je ne vois pas le visage de celle qui est manifestement la "proie consentante". Je ne vois que sa chevelure car elle regarde tout le bien qu'elle donne à l'homme et celui qu'elle reçoit de la femme.
Mais elle se redresse. D'un geste elle repousse ses cheveux. 
C'est elle, c'est Alice, c'est ma femme. Je suis sidéré. Elle est partie avec un homme, je reconnais maintenant celui qui est venu l'inviter et je la retrouve avec un couple. Manifestement on ne la force pas. Il suffirait d'un "Non" qui résonnerait... 
Elle ne me voit pas. Elle est dans son trip. Elle gémit. Quelques secondes ou je regarde encore, ne voulant pas y croire, mais je ne peux plus :
 
—Alice… Mais qu'est-ce que…
 
J'ai dû parler fort car tous les trois ont entendu. Ils me regardent. Elle, c'est comme si elle se réveillait. Les autres, plus souriants, me croyant mari complice.
 
—Laissez-nous. 
 
Je joins le geste à la parole et ils comprennent que ce n'est pas vraiment ce qu'ils pensaient. Ils nous laissent.
Alice les regarde partir. Elle semble découvrir ou elle est et comment elle est habillée.
 
—Tu peux m'expliquer ? 
—Oh, mon Dieu. Chéri. Comment j'ai… Son regard est encore trouble.
—Moi aussi j'aimerais bien savoir ce qui se passe. Je te vois partir avec un mec et je te retrouve avec un couple. Et pas pour discuter. Elle te léchait bien au moins ? On dit qu'une femme sait mieux qu'un homme.
—Jean, mais non c'est que…
—Et tu t'es retrouvée à moitié nue, par hasard ?
—Excuse-moi, Jean ce n'est pas…
—C'est bien son sexe que tu branlais ? Car tu le branlais n'est-ce pas. Il est plus dur que moi ?
—Jean…
—Tu avais l'air d'aimer comme il te mangeait les tétons. 
—Je…
—Je ne savais pas que tu avais envie de cela. Jamais tu ne m'as parlé de ton envie de libertinage. C'est bien la peine que tu me fasses des crises de jalousie si j'ai le malheur de regarder une femme avec un peu trop d'insistance.
—C'est…
—Oh, mais j'y pense. Si cela se trouve, tu avais tout calculé et peut être même que dès le début tu voulais que l'on aille à cette soirée et pas une autre. Je comprends le sourire du gars. Il était au courant.
—Mais non. Je te signale que moi je ne voulais pas qu'on ne reste et que c'est toi qui a dit : C'est l'occasion de voir ce qu'ils peuvent bien y trouver a ce genre de soirée…
—Mettons. Alors ?
—Je ne comprends pas, c'est assez flou. On a du trop boire.
—A d'autres. D'accord on a pas mal bu de champagne, mais pas au point de ne pas se souvenir. 
—C'est flou.
—Raconte-moi comment tu es passé d'une épouse fidèle, du moins c'est que je croyais jusqu'à maintenant, a une libertine sans pudeur.
—Je t'ai toujours été fidèle. 
—Mettons. Alors raconte comment…
—Laisse-moi me rhabiller un peu. 
—Ah, non. Reste comme cela. Je comprends maintenant ton choix pour ce type de robe. En un mouvement on se découvre. Quand je pense qu'en plus c'est moi qui t'ai fait enlever ta culotte. 
—Je n'avais rien prémédité. Cette robe je l'avais déjà. Je l'ai portée au mariage de ton cousin.
—Peut être alors raconte-moi.
—A quoi cela va servir ? A nous faire du mal. J'ai déconné, je reconnais. Le champagne, l'ambiance.
—Il te suffit d'une ambiance pour…
—J'aurais bien voulu t'y voir.
—Ne détourne pas l'attention. Raconte.
—Puisque tu y tiens…. Marc m'emmène.
—Parce que tu sais comment il s'appelle.
—Il n'y a rien d'érotique à échanger nos prénoms.
—Je te l'accorde.
—Merci. Donc il m'entraîne vers la piste de danse. Tout autour de nous les couples se séduisent. De l'extérieur on ne le voit pas comme je peux le voir. C'est troublant. Les caressent sont évidentes. Plus d'une femme montre sa poitrine. Personne n'est étonné. Au contraire, ils s'échangent des sourires. Je vois même deux couples se regrouper. 
—Mais toi ?
—Laisse-moi te montrer ce qui se passe. Même si tu en doute il est évident que cela a participé à ma… Pendant ce temps nous dansons. Un peu plus collé que normalement mais pas plus. Rien de choquant. Et puis il commence par m'embrasser dans le cou. Aussi il me fait des compliments. Que je suis belle. Que je danse bien. Que ma robe me va très bien. Qu'il l'aime bien car elle n'est pas provocante, mais laisse le loisir d'imaginer. Il commence à caresser mon dos. Évidemment je n'avais pas prévu ce genre de situation. Non ne dit rien, je te l'affirme. Mais le dos nu et le fait de ne pas porter de soutien-gorge lui laisse croire que…. C'est bien toi qui aimes que je n'en porte pas ? Oui, je sais, pas… Bref il me caresse doucement. 
Non, je ne peux pas continuer à te dire. Cela va te faire du mal.
 
—Ce qui me fait du mal c'est de ne pas comprendre, alors, continue, explique-moi.
 
ALICE
 
Expliquer ? Comment expliquer l'invraisemblable ? Comment avouer l'impardonnable ? Comment reconnaître et avouer à un mari que sa femme a perdu les pédales et que s'il ne l'avait pas retrouvée elle serait devenue une épouse infidèle. Et d'une infidélité impensable, probablement baisée à seulement quelques mètres de lui, par un inconnu, inconnu aidé par une complice. Heureusement il l'avait trouvée à temps.
Heureusement ? Est-ce vraiment le bon dénouement ?
 
"""Tu es folle. Mais qu'est-ce que tu as ? Tu aurais vraiment voulu te faire prendre par cet homme ? Je ne te reconnais plus. Et pourtant je suis bien placée, moi la voix de ta conscience, la confidente de tes pensées les plus intimes. Oh, j'ai bien senti ton trouble lorsque cet homme est venu t'inviter. Tu n'avais d'yeux que pour l'échancrure de sa chemise qui laissait voir cette toison brune. Cela m'a paru comparable à ce qu'une adolescente ressentait. Mais à ce point ! J'aurais dû m'en douter, car lorsqu'il s'est collé contre toi et que cette toison, pourtant si anodine a effleuré ta peau, j'ai senti une émotion et un frisson."""
 
Je n'en sais rien. Cela m'est arrivé sans prévenir. Pourtant rien ne m'avait préparé. Alors, comment moi je peux expliquer à Jean ce tourbillon de sensations et de désirs ? 
Me sentir belle parce qu'un homme, un bel homme, chemise ouverte sur sa toison, pantalon moulant qui laisse imaginer des fesses que les femmes apprécient et alors qu'il se penche vers moi, que mon regard le suit, le suit un peu plus pour découvrir que le cuir forme une bosse révélant plus que cachant la raison de cette soirée.
Oui, belle, car ce n'est pas une invitation classique, comme lors d'une soirée ou en boite, non, ici les développements peuvent être nombreux, mais tous sexuels. Pourtant Jean ne proteste pas. J'aurais dû lui demander son accord, mais je ne l'ai pas fait. De toute façon il sait que nous sommes restés, à sa demande, pour voir, pour ne pas "mourir idiot" et découvrir tout ce que ces gens peuvent faire. Il a bien vu ma réticence et donc que si j'accepte l'invitation, c'est pour voir. D'ailleurs il me sourit.
Mais tout change lorsque Marc m'enlace. Je viens de raconter à mon mari notre premier contact. Mais je ne peux pas lui dire que très rapidement, entourée de couples polissons, je me suis sentie intégrée dans cette famille des libertins. Les femmes autour de moi, j'aurais pu les croiser dans la rue, des collègues de travail, des commerçantes, que sais-je ! Elles étaient "normales" même si certaines portent des tenues plus qu'indécentes. Elles sont libres. Elles ont l'égalité suprême que notre société penne à leur donner dans la vie courante, en particulier l'égalité des sexes pour et pendant le sexe. Ici elles se laissent séduire, mais ne sont pas les dernières à laisser leurs mains explorer le corps de l'homme ou bien celui de la femme avec qui elles dansent. Enfin quand je dis danser, c'est plutôt piétiner, comme Marc et moi piétinons.
Je frissonne dès le contact de son torse nu sur ma peau que le décolleté profond laisse libre.
J'accepte ses compliments qui font une musique céleste. Cela fait si longtemps qu'on ne m'a pas parlé ainsi. Ni parlé, ni caressé. Je ne peux pas dire à Jean que, tout de suite ses mains sur mon dos jouent les exploratrices. Que je gémis de cela. Oui, je gémis et ses lèvres viennent en capter la musique contre les miennes. 
Je suis déjà vaincue. Avec le recul, cela parait inimaginable que j'ai déjà oublié mon mari en quelques minutes. 
Marc ne dit rien lorsqu'il pose ses mains sur mes fesses et ne découvre pas de culotte. Cela doit être classique dans ce milieu.
Et puis son épouse revient. Je sais que c'est son épouse, car il lui a demandé d'aller inviter Jean. Mais Jean a refusé. Pourtant Dieu qu'elle est belle. Lui a encore son self contrôle. L'aurait-il gardé si Emma l'avait enlacé comme Marc le fait avec moi ? On ne le saura jamais, mais ce qui est certain c'est que le retour d'Emma vient renforcer la bulle qui m'isole du reste du monde, le monde bien-pensant, le monde des femmes d'un seul homme, des épouses fidèles.
Après un "Vous m'acceptez" qui ne demande pas de réponse elle vient se coller contre mon dos. Elle aussi me caresse, m'embrasse. Je suis aimée de toutes parts. Les couples à côté nous sourient.
Et puis, sans que je m'en aperçoive, ce qui montre bien mon état, elle détache de mon cou la bande de tissu qui sert de point de départ aux deux bandes de devant qui cachent mes seins, et des deux bandes à l'arrière qui font le pendant pour soutenir ma robe. 
Je sens aussitôt les poils de Marc qui chatouillent mes seins. Je découvre que mes tétons sont à l'exemple de leur support, gonflés, tendus et les mains de Sophie qui viennent jouer avec, me donnent le coup de grâce.
Je me donne à eux. Je m'ouvre à eux. La main sur mon pubis pousse des doigts inquisiteurs. Ils entrent facilement. L'un d'eux s'enroule autour de mon petit trou. Il se charge de mon jus pour revenir vers lui et avancer délicatement. 
Mais je suis ouverte.
Mais, ils me libèrent, me prennent la main et m'entraînent dans le déambulatoire. Sur la piste de danse la lumière était tamisée, dans ce couloir voûté et séparé de la grande salle par des colonnes de pierres, elle n'est que diffuse. La seule touche de modernité ce sont les rares LED incorporées dans le sol et les boîtiers de sécurité de part en part. En visitant tout à l'heure nous avions été surpris de la rusticité de l'ameublement. Nous pensions, lits, fauteuils profonds, canapés, mais ce n'est pas le cas. Le choix est manifestement de se fondre dans la simplicité des lieux. 
Un poteau, une banquette. Voient-ils dans mon attitude que j'hésite, toujours est-il que Sophie guide ma main sur la bosse qui déforme le pantalon de son mari. L'invitation est évidente. Je cherche à libérer ce qui m'a paru, gros et dur. Je n'ai pas besoin de batailler longtemps, il ne porte pas de slip et l'ouverture de "pont de marin" laisse sortir le sexe. Il bande.
 
—Oh, tu lui plais drôlement pour qu'il soit déjà dans cet état. Me susurre l'épouse, sa complice.
 
Je vais me baisser pour le sucer, prenant conscience de la belle taille de l'objet, mais Emma me retient.
 
—Plus tard. J'ai envie de toi.
 
Jamais une femme ne m'a parlée ainsi. Elle veut que je pose un pied sur le banc, gardant l'autre au sol. En deux mouvements elle soulève la partie basse de ma jupe, la tourne et la coince dans ma ceinture. Me voici la chatte à l'air. 
Aussitôt elle me caresse. Placée ainsi je suis plus qu'ouverte et mon intimité montrée aux yeux de tous. Sauf qu'il fait sombre et que maintenant Emma s'est agenouillée et me mange le minou.
Elle me donne un plaisir fou. Je pose une main sur sa tête lui montrant que j'apprécie. Ici les gémissements ont nombreux et résonnent de voûte en voûte.
Je branle Marc. Son mandrin est très dur. Je me sens fière mais aussi inquiète. Vais-je pouvoir le prendre en bouche. Ma fente sera-t-elle assez grande pour lui, grande mais serrée pour que je le sente bien.
C'est bon. Une femme me lèche. Je ferme les yeux. C'est si bon… Déjà le m'imagine en levrette sur le banc, le mandrin se glissant en moi et me baisant profond.
Mais cette voix : Emma ? Emma, c'est toi ? me réveille. Jean est en face de moi. Il me voit dans cette position, avec un homme et une femme, presque totalement nue, et tout le reste…
Mes partenaires comprennent que quelque chose ne va pas. Ils n'insistent pas. Ils partent avec un "Excusez nous, on ne savait pas"
 
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—Tu vois, je ne sais pas comment j'en suis arrivée là. J'ai conscience de ce je viens de faire… 
 
J'ai raconté, dans les grandes lignes, comment s'est arrivé, mais cela ne m'excuse en rien.
 
—Si j'étais arrivé plus tard…
—Oui, heureusement, sinon.
—Donc tu aurais été jusqu'au bout ? 
—Je ne vais pas te mentir, probablement. Mais j'étais dans un état second. Je n'ai aucune excuse. Tu sais que je ne voulais pas rester. Pas parce que j'avais peur de me retrouver comme maintenant, mais je ne voyais pas l'intérêt. Du voyeurisme. Et aussi cette robe qui facilite.
—Tu ne crois pas que c'est la faute de ta robe, allons !
 
Un silence et puis j'ose :
 
—Tu m'as cherchée longtemps ? Cela fait combien de temps que je suis partie ?
—Assez longtemps pour que je m'inquiète, surtout que je ne t'ai plus vue sur la piste.
—Et tu étais là depuis longtemps à regarder ?
—Tu voudrais bien que je te dise oui, cela te servirait d'excuse. Tu pourrais me classifier dans les maris qui aiment regarder. 
—Non, c'est juste que…
—Pour te dire la vérité, un petit moment. Mais je ne savais pas que c'était toi. D'abord tu étais nue et je n'imaginais pas que si vite tu aurais… Mais aussi tu penchais la tête et tes cheveux cachaient ton visage. C'est quand tu t'es redressée que j'ai réalisé.
—Ohhh. Comment pourrais-je me faire pardonner ? Si tu veux chercher une femme pour toi, moi je resterai tranquille.
—Non, ce n'est pas mon trip. Je n'avais jamais pensé… Et toi, tu avais ce fantasme ?
—Jamais. Je te jure, jamais. C'est pour ça que… Je peux me rhabiller ? 
—Si tu veux.
 
Pendant quelques secondes j'essaie de tout replacer. Et puis une idée me vient. Après tout, nos disputes se terminent souvent au lit. Pourquoi pas ici aussi, même si les circonstances sont spéciales.
 
—Tu peux m'aider ?
 
Il m'aide. Je me frôle à lui. Ma robe est remise. 
 
—Elle te va bien, je confirme. Il dit, replaçant soigneusement les deux bandes qui cachent mes seins. Tu n'as pas besoin de soutien-gorge. Tu veux ta culotte, elle est dans ma poche ? 
—Si tu veux, mais…
 
Je pose une main sur son torse. Il a posé sa veste. Ma main continue.
 
—Tu fais quoi ?
—Je veux faire du bien à mon mari. Mari, c'est un gros mot ici ? Il sourit. Non, bien sûr que non.
 
JEAN
Je ne suis évidemment pas dupe de la tentative d'Alice pour détourner mon attention de ce que j'ai vu.
Le plus dingue, c'est que je la crois. Jamais elle ne m'a fait douter de son comportement d'épouse fidèle. Pourtant je sais que certains amis lui ont fait la cour et encore maintenant. Elle est belle, belle et sensuelle. Elle aime le sexe. Elle aime tout le sexe. Mais avec moi. Si je me trompe pas,  alors ce n'aurait été qu'un moment de faiblesse… Comme ici… 
Mais je n'ai pas menti en lui avouant l'avoir regardée sans le savoir. Elle ne faisait pas grand-chose, si ce n'est branler le dard du mec et se laisser manger le minou. Enfin, quand je dis, peu de choses…
Elle met peu de temps à sortir ma verge. Je ne bande pas, mais je ne suis pas mou.
Elle me suce.
Je détache le collier de tissu.
 
—Enlève-la totalement. Les femmes libertines n'ont pas ce genre de pudeur. 
 
Mon ton n'est pas de vengeance, plutôt de provocation et cela la rassure. Décidément cette robe s'enlève en un éclair. Pendant ce temps je m'assieds sur le banc. Elle s'agenouille et recommence. Mon sexe a durci en quelques secondes. 
 
—Tu l'avais sucé avant que je vienne ? C'est un "non" de la tête, comme réponse. Et Elle ? Même mouvement. J'insiste. Il paraissait assez gros. Réponse positive.
 
C'est assez fou. Je bavarde avec mon épouse sur la taille de la bitte du mec qui a bien faillis la baiser.
 
—Je veux jouir dans ta gorge. Après je te baiserai, ici, devant tout le monde.
 
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Il est plus de dix heures. On n'est pas les seuls à s'être levés tard. On tombe sur nos amis. Je brode le mensonge de la seconde panne et de l'arrivée très tardive, matinale je devrais dire. Le SMS envoyé les avait rassurés. 
Pas questions qu'ils puissent imaginer que nous avons passé la soirée dans la partie "libertine".
Pas question qu'ils nous imaginent, nus, faisant la chenille avec les autres pour célébrer cette nouvelle année. Malgré les invitations de plus en plus nombreuses à mesure que la nuit avançait nous sommes restés ensemble. Mais je dois dire que j'ai été très en forme avec une épouse aux petits soins. J'ai adoré la fois ou je l'ai "enculée" devant les autres, dans une partie du déambulatoire ou la lueur de la boite de sécurité nous éclairait assez pour que les passants en prennent plein les yeux.
 
Pendant que nous déjeunons, je vois le couple qui me fait un signe. Personne ne le remarque, Alice leur tournant le dos. Je me lève et par un : Je reviens, laisse mon épouse avec nos amis.
 
Ils comprennent que je veux être discret. C'est à l'abri des regards qu'ils parlent :
 
—On voulait s'excuser pour hier soir. Vous comprendrez que le lieu pouvait faire penser que votre épouse et vous étiez libertins. Sinon, c'est une règle dans ce milieu, nous ne vous aurions pas abordé et aussi… Avec Alice… Je veux dire votre épouse.
 
Je les rassure. Qu'évidemment ils n'ont aucune responsabilité. Que d'ailleurs nous avons tournés le page, etc.
 
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Trois mois ont passés. Nous avons retrouvé nos habitudes. Mais, je ne sais si cela vient de moi ou d'Alice, ou des deux à la fois, le fait est que nos rencontres au lit sont plus fréquentes et plus torrides. Probablement que de son côté elle cherche à me faire oublier cette faiblesse. C'est tout le contraire qui se produit. Alors que nous baisons, il me suffit de fermer les yeux pour la voir avec le couple. Sans mon arrivée la suite était évidente. D'ailleurs c'est avec moi qu'elle a continué, en me pompant, passant de l'amant imaginaire au mari bien réel et satisfaisant cette envie qui devait la tarauder. Je ne peux nier que pour moi aussi cette soirée sert de canevas. Si je n'avais jamais imaginé le libertinage, il est difficile de croire qu'Alice n'y pensait pas….
La question était de savoir : Que faire ?
Oubliez cette soirée et reprendre notre vie d'avant, vie dont la sexualité nous satisfaisait ? Sauf, avec le bémol que je n'étais plus certain qu'Alice s'en satisferait. Il ne lui avait suffi que de quelques minutes pour basculer. Non, elle chercherait à reproduire avec moi ou sans moi cette perte de libre arbitre qui lui avait manifestement plu.
Mais moi dans tout cela ? Serais-je capable d'accepter ? La laisser partir seule pour ce genre d'aventures ? Elle finirait par rencontrer un homme qui l'aimerait et me remplacerait.
Non je ne le supporterais pas. Il ne reste pas beaucoup de solutions. Si je voulais pouvoir rester un tant soit peu le maître du jeu, il fallait que je prenne une décision… La bonne décision ? Comment savoir si c'était la bonne ?
 
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Alice est étonnée de me trouver à la maison. Normalement je rentre bien après elle. Elle est encore plus étonnée lorsqu'elle voit qu'une bouteille de champagne est au frais dans le seau rempli de glace et que des amuses gueules sont disposés sur la table basse.
 
—On fête quelque chose ?
—Pas vraiment. Il faut une raison maintenant pour passer un bon moment avec son épouse ?
—Non, mais ce n'est pas si souvent. Tu n'aurais pas quelque chose à te faire pardonner ?
—Tout de suite les arrière-pensées. Non, je voulais que nous trinquions et que nous parlions.
—Nous parlions ? Mais de quoi ?
—Tu dois bien avoir une petite idée ! 
—Je pensais que nous avions tourné la plage et que tu m'avais pardonné pour cette folie.
—C'est le cas. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que cela pourrait se reproduire. C'est arrivé sans prévenir, tu l'as dit toi-même. Tu as perdu tout contrôle. Pourquoi cela n'arriverait plus ? Il s'en est fallu d'un rien pour que tu me trompes avec ce couple.
—Je sais. Je ne peux nier les faits. Mais si je te dis que jamais je ne recommencerai, il faut me croire. D'ailleurs, et c'est drôle que tu abordes ce sujet aujourd'hui, mais j'avais justement un aveu à te faire. 
—Un aveu ?
—Oui, une rencontre.
—Et ? 
—Rassure-toi, il ne s'est rien passé. Au contraire.
—Au contraire de quoi ?
—Si tu veux bien me laisser parler sans m'interrompre, je pense t'apporter la réponse à la question qui te taraude.
—Je t'écoute.
—Figure-toi, que pendant ma pause déjeuner… Tu sais que j'en profite pour faire les boutiques…
—Oui.
—…Donc j'ai fait la plus surprenante des rencontres. Marc et Emma.
—Les Marc et Emma qui…
—Tu avais promis.
—Pardon, je me tais.
—Oui. S'ils ne m'avaient pas abordée je ne les aurais pas reconnus. Dans "le civil" ils sont différents, évidemment. Lui en costume très chic, Elle en tailleur, genre femme d'affaire. 
—Et ils t'ont reconnue ?
—Que veux-tu mon chéri je laisse toujours un souvenir mémorable… Je plaisante bien sûr. Donc, ils m'invitent. Oh, arrête de flipper, ils m'invitent à boire un verre. J'accepte.
—Tu… Oh….
—Mon Dieu mon épouse accepte d'aller boire un verre avec des gens, en plein jour, à la terrasse d'un café… Calme-toi… Donc on bavarde. Ils s'excusent pour le jour de l'an, pensant que nous étions un couple libertin. Je les rassure et les excuse. 
—Et ?
—On a pris une chambre et on a… Tu verrais ta tête ! Non, on discute une fois le quiproquo réglé. Ils m'avouent nous avoir revu, en train de faire la chenille et puis aussi… Tu sais… Tu étais déchaîné… Tu me prenais par mon petit trou devant tout le monde…
—Je n'ai pas le souvenir que tu te sois plainte.
—Je reconnais.
—Et c'est tout ?
—Non, ils m'ont proposé que nous nous voyions. Même si nous n'étions pas libertins, il leur semblait que nous pourrions sauter le pas.
—Carrément. Ils ne manquent pas de culot.
—Je suis mal placée pour parler objectivement de cette soirée mais il faut reconnaître que nous avons passé un bon moment. Mais j'ai répondu que tu n'avais aucune envie pour cela.
—Et qu'est-ce qu'ils ont dit ?
—Qu'ils seraient heureux de me montrer combien cela pouvait être agréable. Que j'avais déjà eu un aperçu et que ce serait bête de ne pas conclure ce que nous avions commencé.
—Ils t'ont invitée Toi, Toi seule.
—Oui.
—Les Salauds.
—On doit se revoir.
—Quoi ?
—Je plaisante. J'ai refusé bien sûr et voilà bien la preuve que je ne recommencerai pas. Ce n'est pas la plus belle preuve ?
—Chérie tu m'impressionnes. 
—Je te suis fidèle, tu ne peux pas en douter.
 
Je m'approche d'elle, l'enlace tendrement. De longues secondes nous sommes à l'unisson. 
 
—Avant que je te parle de ma rencontre, tu voulais me dire quelque chose. C'est quoi ?
—Eh bien, c'est un peu le sujet. J'ai bien réfléchi. Je ne veux pas que tu ailles contre ta nature. Tu as montré que tu avais des envies, même si tu ne les soupçonnais pas. Aussi je te propose que nous les explorions ensemble.
—Jean ? Est-ce que je comprends bien ?
—Oui. Mais dans certaines conditions. Es-tu d'accord pour que nous fassions un essai ?
—Mais toi ?
—Je ne sais pas. On dit que le mari ne peut être que spectateur, ou bien participer, ou bien encore faire un échange…
—Et tu as pensé à … Comment ? Avec qui ?
—Oui. D'abord chez nous au moins pour la première fois. Ainsi nous serons plus à l'aise.
—Et avec qui ?
—Oh, les partenaires ne manqueraient pas. Tu es si belle.
—Les partenaires ? 
—Je ne sais pas. Mais il faut que tu me fasses confiance. 
—Bien sûr.
—Par contre, j'ai une demande impérative.
—Laquelle ?
—Je ne veux pas que tu voies ceux que j'inviterai. Après leur départ je ne veux pas que tu puisses associer un visage à ces moments qui seront je l'espère très intenses. Aussi tu devras porter un bandeau.
—Un bandeau ?
—Oui, pendant toute la rencontre. Et promettre qu'a aucun moment tu ne cherches à l'enlever.
—Mais tu inviterais qui ? Tu parles de partenaires, comme s'ils étaient plusieurs.
—De ne pas savoir ne peut que… Faire marcher ton imagination… De toute façon si à un moment quelconque tu voulais cesser, il te suffirait d'un mot.
—Mais toi ? Si jamais je montrais trop de…
—C'est une expérience aussi pour moi. Alors ? 
 
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Samedi. Le grand jour. Elle passe des heures dans la salle de bain. Je l'imagine chasser le moindre poil pour se montrer dans toute sa nudité. 
Elle apparaît enfin, rayonnante. J'ai proposé que nous achetions une robe ensemble. Notre choix s'est porté sur une petite chose sans prétention, tissu noir, décolleté raisonnable, dos à peine dénudé, mais assez courte et surtout moulante. Une texture qui la met en valeur, sa poitrine, ses hanches, ses fesses, même le haut de ses cuisses. Mais un tissu qui ne supporte pas des dessous qui apparaîtraient comme des ruptures dans les courbes parfaites qu'on ne peut que découvrir et avoir aussitôt envie d'apprivoiser. La fermeture éclair, chemin métallique et brillant, partant du décolleté jusqu'au bas, attire le regard et on cherche la languette qui permettrait de faire courir le curseur sur ce chemin à la fois rectiligne et ondulant. 
 
—Tu es très belle ma Chérie. Je vois qu'elle apprécie ce simple compliment, tournant sur elle-même pour que je puisse mieux la voir.
—Toi aussi mon Chéri. Tu ne veux toujours pas me dire ce que tu as imaginé pour toi ?
—Non, d'ailleurs je ne le sais pas moi-même.
—Pourtant tu sais qui tu as invité.
—Oui, mais je découvrirai au fur à mesure. 
—Tu me promets de tout arrêter si jamais tu n'apprécies pas ce que je… Ce qui… Enfin tu me comprends.
—Rassure-toi cette soirée doit être une découverte pour nous deux. Je regarde ma montre. Ils ne doivent pas tarder.
—Ils… Donc ils sont plusieurs.
—Peut-être ! La seule chose que je peux te dire est que j'ai reçu de leur part toutes les preuves qui permettront de ne pas avoir à nous protéger. 
—Tu es le seul juge et je te fais confiance. 
 
La sonnette de la porte d'entrée retentit.
 
—Oh !
—Ce sont eux. Tu n'as pas changé d'avis ?
—Et toi mon Chéri.
—Non. Je peux te mettre le bandeau ?
—Oui et je promets de ne pas chercher à le défaire.
 
J'ai longuement sélectionné le bandeau et en réalité mon choix s'est fixé sur deux l'un sur l'autre. Le premier se moulant sur les paupières, un peu comme des lunettes de soleil plaquées sur le visage. Le second, plus esthétique, plus classique et qui cache le premier. L'un et l'autre se complètent. Il est impératif pour moi qu'Alice ne puisse mettre un visage sur ceux qui viennent de sonner. Je veux que, d'une certaine façon, cette première fois ne soit que "sexuelle" et qu'a aucun moment elle ne puisse associer un corps, un visage à un plaisir ou une jouissance. D'autant que… 
Je la laisse dans le salon, statue de chair.
 
La première qui franchit le seuil de notre porte est Emma. Oui, Emma, aussitôt suivie de son mari, Marc. Le couple du jour de l'an. Mais un autre homme les suit, c'est Julien. Je referme la porte derrière eux. Nous nous saluons discrètement. Alice ne doit pas se douter !
 
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"""Je me souviens comme si c'était hier de notre premier échange, enfin, à part celui au matin du nouvel an ou j'avais accepté d'échanger nos 06. Je n'arrivais pas à m'enlever de la tête la vision de ma femme dans les bras de ce couple. Jour, après jour je le revivais. Mais je n'étais pas le seul. Alice, c'était une évidence, avait des moments d'absence pendant que nous faisions l'amour et je savais que ses pensées étaient tournées vers eux.
Aussi j'ai pris une décision. Reproduire d'une certaine façon cette rencontre improbable.
Ils ont tout de suite accepté. Il reconnaissait qu'Alice les avait laissés "sur leur faim" alors qu'ils avaient sentis chez elle une spontanéité délicieuse et coquine. L'idée du bandeau, c'est Emma qui me l'avait proposé : C'est un moment magique pour une femme et cela répond à votre demande d'anonymat. 
Marc avait ajouté : Nous avons un ami, Julien qui serait très bien pour ce genre de soirée. Il a l'expérience. Il faut une "voix" à notre groupe. Alice ne comprendrait pas que nous gardions le silence. Elle ne connaît pas Julien. Il pourrait donc parler pour nous.
Tout semblait donc bien se mettre en place. Mais avant de parler de ce projet à mon épouse, un projet qui devait lui apporter des réponses à toutes les questions en suspens, je voulais m'assurer d'une chose. Je sais, c'est mesquin comparé à ce que j'organisais. Mais c'était moi qui étais à la manœuvre, alors qu'autrement…
Et si Alice, de son côté, un peu comme moi, faisait son chemin de ses réflexions, de ses souvenirs de la soirée ?
Et si, ces moments fugaces, interrompus par l'arrivée du mari, elle voulait les reproduire.
Et si, sans m'en parler elle avait sauté le pas.
Un adultère ? Ou plus, avec des partenaires…
 
La seule solution que j'ai trouvée a été de lui tendre un piège.
Oui, si Emma et Marc l'ont croisée par hasard, c'est grâce à moi.
Oui, s'ils l'ont invitée à boire un verre, c'est sur ma demande.
Oui, s'ils lui ont proposé avec ou sans moi de reprendre leur conversation de jour de l'an, c'est sur ma demande. J'ai même insisté afin qu'ils soient le plus convaincant possible.
 
Je sais c'est dégueulasse de lui avoir tendu ce piège. Mais son refus m'a montré que si Alice avait découvert des envies ce soir-là, elle restait mon épouse, femme fidèle…"""
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Je suis un mari comblé, oui, de voir les regards de mes trois invités lorsqu'ils découvrent Alice dans le salon.
 
—Oh, mon cher Jean vous avez la plus magnifique des épouses. Vos photos ne sont que de pâles reflets de la beauté d'Alice. Bonsoir Alice., je suis Julien. Tout en parlant, l'homme s'est avancé. Il s'est arrêté face à Alice, pose une main sur sa joue, l'autre sur l'épaule.
—Bonsoir Julien. Merci pour votre compliment. 
—C'est votre première fois, si j'ai bien compris ?
—Oui.
—Quel mot vous choisiriez pour décrire votre état. Angoissée ? Inquiète ? Impatiente ? Envie de découvrir une autre sexualité ? Chasser tous vos tabous ? Une envie irrépressible de jouissance ? …. Alors… Vous hésitez ? Peut-être avez-vous peur de répondre devant votre mari ? Pourtant c'est grâce à lui que je suis chez vous ce soir. 
—Réponds Chérie. C'est ta soirée. Tu as tous les droits…
—Une envie irrépressible de jouissance…
 
Elle a répondu tout en regardant dans ma direction, direction que ma voix lui a indiquée.
Une envie irrépressible de jouissance… Elle a répondu d'une voix sourde comme si elle avait honte de le reconnaître. 
 
Alice.
Je suis seule. Jean est parti pour accueillir ses invités. Je dis "ses" invités, mais en réalité il n'a cessé de changer de scénario et donc je ne sais rien. Je me dis et j'espère un couple afin que lui aussi puisse sauter le pas. A moins qu'il ne se sente pas assez sur pour… Bref je n'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que je suis seule et aveuglée. C'est drôle comme tout change lorsqu'on ne voit pas. Je n'ai pas bien compris pourquoi Jean tenait à cet accessoire. Je pouvais difficilement refuser alors qu'il m'offrait l'occasion de vérifier si… Mon Dieu est ce que j'allais ressentir la même chose que lors de la soirée. Cet abandon de soi, cette envie uniquement physique faisant fi de toute mon éducation.
Ils arrivent. Ils doivent me découvrir. Jean n'a conservé qu'un éclairage indirect. Et puis cette voix :
 
—Oh, mon cher Jean vous avez la plus magnifique des épouses. Vos photos ne sont que de pâles reflets de la beauté d'Alice. Bonsoir Alice., je suis Julien. 
Il est tout près lorsqu'il dit "Je suis Julien" et qu'il me touche avec ses mains. Je le remercie de son compliment tout en pensant que c'est donc "Un" partenaire.
Et puis sa question.
Et puis Jean qui m'encourage à dire ma vérité.
Que pense-t-il lorsqu'il entend son épouse dire : Une envie irrépressible de jouissance…En tout cas, aucune protestation. Au contraire, les lèvres de ce Julien qui cherchent les miennes. Ses bras qui m'enlacent, son corps qui se colle au mien, ses mains qui explorent.
Et puis ce souffle dans mon oreille : Déshabillez-moi. 
Comment ne pas obéir alors que déjà cette présence me trouble.
Il me laisse lui enlever sa chemise. La pièce est silencieuse, à part un fond musical. Ou est Jean ? Assis tranquillement dans un fauteuil ? A quoi pense-t -il lorsqu'il me voit repousser la chemise et poser mes mains sur la peau de ce Julien. Il a dû voir mon impatience d'explorer ce torse musclé, ce ventre plat. Il ne s'est pas moqué de moi. L'homme est bien bâti.
A nouveau ce souffle : Continuez.
 
Jean.
Ce Julien sait y faire. En quelques minutes il a mis Alice à l'aise. Il a parlé doucement mais le "Continuez" se propage comme une onde de chaleur. Elle continue. Ses doigts remplacent ses yeux et ils trouvent le bon bouton, la bonne agrafe, le zip complaisant. Elle ne le voit pas, mais lorsqu'elle tire sur le slip, elle libère un sexe qui prend sa place sur les bourses. Elle ne le voit pas bouger alors qu'elle enlève les chaussures, tire sur le pantalon, enlève le slip. On entend que la musique. Pourtant Marc s'est déshabillé, mais reste à distance, attendant manifestement d'être invité. Emma s'est assise à côté de moi.
Tous les regards sont braqués sur elle. Maintenant qu'elle s'est redressée son visage est à quelques centimètres de la tige encore souple. Elle la cherche de la main. Elle n'a pas hésité. Elle ne s'est pas posée la question si son mari approuve. C'est avec deux doigts qu'elle le redresse pour aussitôt prendre le gland dans sa bouche. En quelques secondes la tige souple prend assez de rigidité pour ne plus avoir besoin de tuteur. Aussi elle pose ses deux mains sur les fesses de l'homme. C'est comme si elle en prenait possession, se promenant pour en tester la vigueur ou retrouver les bourses.
Emma a commencé à enlever ma chemise. Je l'aide et bientôt je me retrouve nu, exhibant une érection dont je ne cherche pas l'origine. Comme Alice elle ne porte rien sous sa robe.
Je la caresse. Elle me branle. Sa poitrine est belle, ses tétons érigés. Elle me suce, je lui caresse les seins et glisse une main entre ses cuisses.
 
Alice.
Je suis contente de ne rien voir. Au moins je ne sens pas le regard de mon mari. Mon Dieu que j'ai de la chance. Voilà un mari qui pardonne à son épouse un début d'adultère, qui cependant prend conscience que cela cache une envie insoupçonnée jusqu'à maintenant et qui décide lui offrir ce cadeau. Ce cadeau est cet homme, Julien. Un homme dont je gobe le sexe, que ma langue découvre. Me voici rajeunie de… Oh, ne comptons pas… C'était le temps de la découverte, des pipes plus ou moins bien faites, des cunni souvent ratés, des possessions souvent trop rapides. Et pourtant chaque fois était une découverte. Ce sexe que je gobe, je le fais avec envie. Oui j'aimerais le faire cracher dans ma bouche et montrer à cet inconnu que si la femme qui le suce est une épouse fidèle elle n'en sait pas moins donner du plaisir. 
Mais l'homme me fait comprendre de me relever. 
Pourquoi ai-je l'impression qu'il a d'autres personnes que Julien et Jean ? Que fait Jean ? Et s'il n'était pas resté ? Et s'il y avait une femme ici ?
Je n'ai jamais connu une descente de zip aussi lente, aussi excitante, aussi troublante. Pourtant l'homme ne fait rien que du "classique". Mais Dieu que c'est bon. J'ai compris que je ne dois pas bouger, que c'est lui qui mène le jeu. 
Dieu, ses doigts si doux.
Dieu, juste le souffle sur ma peau, ses baisers.
Dieu, deux mains qui s'emparent de mes seins. Je gémis. Ma respiration s'accélère.
Dieu, la robe a disparu. Oh cette main qui se plaque sur mon intimité. Ce doigt qui…Ahhhh
 
Jean. 
Je m'inquiétais de ma réaction. Déjà, sans diminuer le rôle d'Emma, je sens bien que cela m'excite. Cette idée de bandeau est une idée extraordinaire. Le seul regret c'est que je ne peux pas croiser son regard. J'aimerais voir dans ces yeux toutes les traces de ses soupirs depuis que Julien la mise nue et la caresse. Je ne suis pas le seul à bander. Marc montre une belle trique et pourtant il ne fait que regarder. 
Julien lui prend la main. Il lui fait faire quelques pas et l'amène vers le fauteuil juste en face du canapé ou je suis avec Emma. Il la guide. Elle s'y assied. L'homme plonge entre ses cuisses qu'il écarte jusqu'à ce qu'elle repose sur les petits accoudoirs.
C'est d'une indécence folle.
 
—J'ai adoré sa fente et ses petites lèvres. 
Me souffle à l'oreille ma partenaire qui me rappelle qu'elle a déjà goûté à ce fruit. C'est au tour de Julien. Sa tête nous cache ce qu'il fait, mais les gémissements d'Alice parlent pour lui. Bien sûr je connais tout de mon épouse. Ses goûts, ses zones les plus sensible et je sais lui apporter le plaisir en la léchant. Mais ce Julien fait en deux, trois, minutes ce qui me prend beaucoup plus de temps. Il la fait jouir sans pudeur, sans retenue, lui arrachant des petits cris de plaisir jusqu'à ce que sa jouissance arrive. Une jouissance humide, très humide, rare et que je sais qu'il l'a obtenue, car sa remarque : "Quelle générosité" est la preuve supplémentaire que son orgasme est de ceux, si rares et précieux, ou elle coule.
—Ne soit pas jaloux. C'est une jouissance autant cérébrale que physique. Elle a dû faire travailler son imagination depuis que tu lui as parlé de ce soir. Viens je veux que tu me prennes en même temps que Julien. 
 
Alice. 
Mon Dieu cette jouissance…C'est encore meilleur que dans mes rêves. Il est rare que je coule autant. Je ne suis pas une "fontaine" mais il m'arrive, de trop rares fois, ou mon plaisir est si fort que les vannes de mon corps s'ouvrent. Julien a apprécié. Il m'a léchée. Mais je sens son impatience alors qu'il me fait relever du fauteuil, pour me tourner et m'y faire installer à genoux. Sa main sur ma hanche, l'autre qui doit guider… 
Ohhhhhhhhhhhhhh… Je m'accroche au dossier. Il est entré d'une glissade, d'une ruade, remplissant mon vagin de son mandrin conquérant. Il est dur, gros, long. Plus dur, plus gros, plus long que dans mes rêves. Je sais que j'idéalise, mais ce bandeau me laisse toute liberté. Que c'est bon. Déjà il bouge. Sa puissance est toute dans sa queue. Ses deux mains sur mes épaules accompagnent ses coups de reins. Son ventre claque mes fesses alors que sa bitte me transperce.
 
—Tu devrais remercier ton mari. C'est grâce à lui que nous sommes avec toi. Je remarque le "Nous". Il te regarde.
 
J'hésite à peine. Julien me bourre avec une force dont j'avais oublié l'impatience.
 
—Jean ?
—Oui, Chérie. Je suis là. Sa voix est étrange. Il est comme essoufflé. Est-ce qu'il…
—Je voulais te remercier. Oh…Tu me pardonnes…Oh… C'est si bon… Il est si fort… Toi aussi tu…
—Oui, moi aussi. Dis-moi ce que tu ressens. Ça m'excite
—Tu vois comme il me prend… Il est si dur… Moi aussi je suis excitée que tu me regardes… C'est si bon…
—Caresse-toi. Je suis juste à côté. Moi aussi je…
 
Oui, je me caresse. Ma main connaît mon petit bouton. J'entends aussi des claquements, comme un écho de ceux de nos corps à Julien et à moi. C'est juste à côté. Le "Nous" est une réalité. Jean est avec une femme. Je suis contente pour lui… Pour moi… Cela me libère encore plus… Le dernier frein se relâche… Même si jusqu'à maintenant le bandeau me libérait, de savoir Jean avec une autre m'excite.
 
—Chéri tu le vois… Oh… Il me baise… C'est si bon… C'est différent d'avec toi… Il me baise alors que toi tu me fais l'amour… Excuse-moi mais… Ahhh… Tu comprends… Tu le ressens toi aussi…
—Ne t'arrête pas. Laisse-toi aller. Dis-moi tout…
 
Jean. 
Elle me dit tout. De toute façon elle ne peut cacher son plaisir, son corps parle pour elle. Elle s'accroche au dossier du fauteuil, les coups de boutoir de Julien sont d'une puissance extrême. C'est vrai qu'il la baise. A la façon dont il la fait cambrer en tirant sur ses épaules, elle lui offre une croupe de… Oui, de… Salope, c'est le mot… Salope qui se laisse labourer sans retenue, qui me parle, me décrit chacune de ses sensations, m'entraînant dans son jeu, d'une certaine façon me guidant pour que moi je baise Emma.
Et puis je vois Marc qui avance. Il se place face au couple. Il tend son sexe vers le visage qui l'ignore. Mais Julien cesse une seconde de la baiser. Elle découvre alors sur ses lèvres la douceur d'un gland. Elle réalise que Julien n'est pas seul. Que non seulement une femme l'accompagne, mais qu'un autre homme est là.
Alors elle est prise entre deux feux. Elle ne peut plus parler, le gland a entrainé une partie de la hampe.
Que c'est beau ! Chacune des avancées de Julien propulse Alice vers le mandrin de Marc. Bien sûr, elle ne sait pas que c'est lui. C'est un homme, un sexe, un mandrin, une bitte, une queue qu'elle gobe, qu'elle mouille, que sa salive recouvre, une salive qui apporte une touche d'obscénité en coulant de ses lèvres pour…
Il jouit. Julien le dit. Il crache son sperme. Il inonde le vagin de ma femme. Les analyses l'autorisent comme elles me laissent le droit de jouir dans Emma. 
 
Alice. 
Combien sont-ils ? Le "Nous" peut se compter. Julien qui me donne tant de plaisir. La femme qui est avec Jean, dont je n'ai pas entendu la voix, mais dont les gémissements et les bruits de possession dénoncent. Jean l'a d'ailleurs reconnu. Et puis ce sexe, ce bâton déjà tendu, cette gourmandise que les avancées de Julien font envahir ma gorge.
Putain que c'est bon. Je bénis ce con de "Cerbère" qui nous a envoyé dans le mauvais groupe cette nuit de Saint Sylvestre. Sinon je n'aurais probablement jamais découvert ce que mon corps me cachait. Mon corps et des fantasmes enfouis si profonds qu'ils n'apparaissaient qu'en rêve. Je comprends maintenant ces réveils ou je me sentais coupable avec une envie folle de me caresser. La honte, alors que Jean dormait à mes côtés, de la recherche d'une jouissance qui venait si vite…
Oui que c'est bon. Ses mains qui me font cambrer comme un arc alors que sa bitte me laboure. C'est bon d'entendre ce clapotis infâme de ma jouissance brassée par celui qui m'envahit.
C'est bon, cette queue anonyme que je m'efforce de gober et sucer, laissant ma salive couler à flot. Je dois avoir une drôle de tête un peu comme cette femme que nous avions vue, comme moi maintenant prise en sandwich par deux hommes. 
Oui c'est bon de me caresser. Ma main sait ce qu'elle doit faire.
Je coule. Mon plaisir est silencieux, le mandrin dans ma gorge m'étouffant délicieusement.
Julien devient fébrile. Je reconnais les signes avant-coureurs du plaisir masculin. Une accélération avec une force que je n'imaginais pas et puis le premier jet qui m'inonde. Je remercie mon mari, décidément qui pense à tout, de m'avoir évité la capote. Elle m'aurait privé du plaisir de sentir dans ma gorge la texture des chairs. Elle m'aurait surtout privée de cette sensation indescriptible de sentir le foutre de mon amant se glisser dans chaque interstice et se faire brasser par les lents va-et-vient qui accompagnent chaque nouvelle giclée.
Le temps semble suspendu. Julien collé tout contre moi avec son sexe qui ne parait pas faiblir. Cette autre bitte que je peux déguster. Une bitte que je cherche à gober au mieux arrachant des soupirs à l'homme silencieux.
Pourquoi ce silence ? Pourquoi seul Julien parle. Est-ce que c'est parce que je les connais ? Non, Jean n'aurait pas invité des connaissances. D'ailleurs qui parmi nos amis seraient libertins. Alors pourquoi ? 
 
Jean. 
Il a craché son foutre dans le vagin de mon épouse et cela m'excite. Bien que moi aussi j'ai joui, je me sens encore en forme. En forme comme l'est encore Julien lorsqu'il se retire. Son dard est "comme neuf" avec une brillance que je n'ai pas de difficulté à identifier.
Elle suce Marc. Est-ce qu'elle a conscience, elle la femme un peu maniaque et qui veille à ce que rien ne tache nos fauteuils et canapés que sa salive trace des filets qui tombent sur le dossier. Est ce qu'elle a conscience que de son vagin inondé s'écoule le fruit de son adultère et que le foutre de son amant goutte… 
Elle fait sa gourmande comme si rien ne s'était passé et que le jeu doit continuer.
Cela semble convenir à Julien. Manifestement complice averti, sans un mot, Marc va s'asseoir sur le canapé. Une seconde Alice cherche le mandrin et parait déçue de ne plus pouvoir y goûter. Elle m'étonne. Chaque seconde, depuis l'arrivée de nos invités, elle me surprend par sa capacité à s'adapter. Elle déshabille, elle caresse, elle suce, elle se laisser manger la chatte sans retenue, elle avoue le plaisir de se faire baiser par un homme, et maintenant….
Maintenant, c'est Julien qui lui demande de se lever par un : Suis-moi.
Elle se lève. Il se place derrière elle, la pousse devant lui, évite la table basse et arrive devant le canapé, faisant face à Marc. Julien guide les mains de ma femme, lui faisant découvrir la réalité de ce corps qui l'attend, de ces cuisses puissantes, de ce mandrin qu'elle vient de sucer.
—Tu en a envie ? La question parait anodine et pourtant !
—Oui.
—Tu en veux encore ?
—Oui.
—Alors monte sur lui et prends-toi.
 
Alice. 
J'ai quitté toute retenue. Je m'entends dire que j'en veux encore. Est-ce que Jean ne va pas trouver que c'est trop ? Le silence assourdissant semble me donner le droit.
Mais Julien veut que je monte en tournant le dos à l'homme. C'est difficile en étant aveuglée mais j'y arrive. Tout le monde doit me voir, à moitié assise sur l'homme, guidant déjà le dard vers ma fente.
 
—Jean, tu m'as bien dit que ta femme aimait la sodomie.
—Oui, elle aime.
 
Le dialogue est pour moi, c'est évident. Ils veulent que je me prenne par le petit trou. Suis-je donc si perverse ? 
Deux mains se glissent sous mes fesses. L'homme m'aide. Je guide son dard vers ma fente. Je frotte le gland pour qu'il s'enduise de liqueur de Julien.
Oh, mon Dieu comment puis-je me comporter ainsi. M'afficher en totale impudeur, cuisses ouvertes, mon intimité sous le regard des autres… Des autres dont mon mari… Ou, il voit ce que je fais. Enduire le sexe d'un homme avec le sperme d'un autre. Comment puis-je… Suis-je devenue si Salope ? Qu'est ce qui m'a transformée ainsi ?
Le désir. Oui, c'est cela, un désir inassouvi depuis cette nuit de jour de l'an. 
L'envie de sentir… Oh, mon anus cède. Il est la preuve de ce désir qui me brûle le corps. 
Je me sens plus lourde. Les mains me soutiennent moins…
Je ne crie pas, je ne gémis pas, c'est un souffle continue que j'expire alors que je m'empale sur le dard. Il me parait différent de… Non, ne pas chercher à comparer avec Jean. Ce serait déloyal. Il est mon mari depuis si longtemps et pourtant il savait encore me faire jouir.
Oui, mais pas comme cela. Mon imaginaire me montre des images obscènes, de celles que je refuse à voir sur les sites pornos, de cette caméra si précise qu'elle peut montrer une corolle étrangler le bâton et pourtant le suivre…
Mon Dieu je sens ses bourses. Lui aussi bouge. Qui de l'un ou de l'autre mène le jeu ? Quelle importance, puisque c'est bon ? J'ai le cul pris. Jamais je n'aurais osé penser cela. Toujours en tournant autour du pot, mais la vérité est bien là et sous les yeux de tous, y compris Jean, je m'encule sur ce bâton.
L'homme bouge. Je sens ses mains sur mes jambes. Il cherche à repousser mes pieds, à vouloir que je…
Je comprends il veut que je m'accroupisse et non m'agenouille. Un instant sa bitte quitte mon cul mais bien vite elle en retrouve la chaleur.
Voilà, je suis comme il le veut. Accroupie sur lui, me servant de mes bras pour contrôler mon balancement.
Il donne des coups de bittes. Il m'attire sur lui. Je me retrouve allongée, totalement remplie par son mandrin, ne pouvant plus contrôler ma possession. C'est lui qui…
Ces mains sur ma poitrine ? Ce ne sont pas les siennes. Elles descendent, elles me caressent le minou que la position laisse accessible.
Et puis, je ne contrôle plus rien. Cette voix qui me parle à l'oreille. Ce sexe qui cherche le chemin de ma fente. Ce monstre qui bataille un instant avec ce qui m'encule jusqu'à signer la paix avec lui. 
Je suis une star du porno. Oui, je m'affiche, je crie, je hurle mais la différence est que moi je ne simule pas. Je m'entends dire : Jean, Jean, c'est fou… C'est incroyable… Chéri tu es où ?
Et sa voix qui me répond, ces quelques mots qui viennent de là-haut : Je suis là.
Et ce "là" c'est son sexe qui touche mes lèvres. Il est là, il me regarde et me donne sa queue à sucer…
 
JEAN.
Ils sont partis. Ils se sont habillés en silence. Je les ai salués de la main. Même Julien est parti sans un mot. J'ai fait le signe que je les appellerais. Mais est-ce bien nécessaire ? Ils ont vu, comme moi, que cette première fois est une réussite. Un succès que je n'avais même pas pu imaginer. J'ai vu mon épouse comme un mari Candauliste, comme un libertin. J'ai apprécié chaque seconde. J'ai été fier de ce qu'elle nous a offert. Au départ je croyais que c'était moi qui lui faisais un cadeau. Le cadeau d'une soirée inspirée de ce que nous avions commencé à vivre cette nuit fatidique. Mais en réalité c'est Elle qui m'a fait un cadeau. Elle s'est donnée avec tant d'ardeur que jamais je n'aurais voulu rater cela. Quand je pense que sans la blague de ce "Cerbère" qui a cru nous punir de notre mauvaise humeur en nous envoyant vers une soirée libertine, nous serions passé à côté. Peut-être qu'Alice aurait découvert un jour son envie et qu'elle aurait cherché à la satisfaire sans m'en parler…
Si je ferme les yeux je la vois mon Alice, reine de la soirée, enculée par Marc, possédée par Julien et comble du vice suçant son mari. Et que dire de ses jouissances à répétitions. Que pourrait-on ajouter alors que trois hommes se vident en elle ? 
 
Je tiens mon épouse chérie dans mes bras. Nous sommes allongés sur le canapé, le même sur lequel nous l'avons baisée. Oui, même moi, j'ai baisé ma femme en me répandant sans retenue dans sa gorge.
Elle parait épuisée. Elle a encore son bandeau. Son visage montre les traces de foutre et de salive. Sur ma cuisse je sens des coulures infâmes, celles du foutre de ses amants. Dieu qu'elle est belle et si je dis "infâmes" je devrais dire plutôt glorieuses, preuves de sa sensualité et du désir qu'elle a inspiré.
 
—Ça va ? Je questionne d'une voix douce.
—Oui. Elle me répond tout en cherchant à se lover encore mieux contre moi. Et toi ?
—Bien, très bien même. Tu veux que je te retire le bandeau ?
—Non, restons comme cela. 
—Tu es contente de ta soirée ?
—Peux-tu en douter ? Tu as réalisé plus que je n'aurais jamais imaginé.
—C'est vrai, je ne pensais pas si…
—Tu as des regrets ? Tu m'en veux ? J'ai été trop… ? Sa voix se fait inquiète.
—Non, non, c'est juste que cela a dépassé mes espérances. Pas toi ?
—Oh que si ?
—Justement cela m'inquiète.
—Comment ? Pourquoi tu es inquiet ? Tu es mon époux et jamais je ne ferais rien sans toi.
—Non, j'ai confiance. C'est juste que la prochaine fois il va être difficile de faire mieux.
—Oh ! Tu envisages une prochaine fois ?
—Pas toi ?
—Si à condition que nous soyons ensemble.
—Pas question de nous quitter.
 
Un long silence.
 
—Si tu envisages une prochaine fois, je peux te demander une faveur ?
—Bien sûr. Laquelle ?
—Tu pourrais inviter Marc et Emma.
—Oh, tu veux reprendre l'ouvrage ou je t'ai interrompu. Tu penses à son sexe que tu tenais dans ta main.
—Oui, mais aussi à Emma qui me donnait tant de plaisir
—Alors c'est vrai ce que l'on dit ? Qu'une femme sait mieux faire qu'un homme.
—C'était si bon.
—Je veux bien mais comment je prends contact avec eux ? Je n'ai aucun moyen.
—Tu sais quand je les ai rencontrés j'ai refusé leur proposition.
—Oui, tu m'as dit.
—Mais j'ai gardé le numéro d'Emma. Juste au cas où !
—Au cas où ? Coquine.
—Ben quoi, ne me dis pas qu'Emma ne te ferait pas bander ?
—Si, je ne dis pas non.
—On pourrait l'inviter.
—Toute seule ?
—Avec Marc, si tu insistes. Elle me sourit.
—Si je comprends bien toi tu t'occupes d'Emma et moi je fais quoi ?
—Marc, ne te plaît pas ?
—Pourquoi ?
—Les filles ensembles. Les hommes entre eux.
—Oh.
—Je serais curieuse de te voir avec Marc.
—J'en ferais quoi ?
—Je ne sais pas moi, tu pourrais le caresser un peu. Nous les filles on regarderait.
—Mais t'es devenue une vraie perverse.
—La vie est trop courte. Il faut en profiter.
—Franchement tu me vois ?
—Attends, laisse-moi fermer les yeux. J'imagine… Je pourrais te montrer.
—Montrer quoi ?
—Ben, comment on suce un mec.
—C'est du joli.
—Oui, tu pourrais essayer autre chose que le gode ceinture, tu ne crois pas. Une vraie, une bien chaude, une bien dure…
—Tu es folle.
—Peut être, en tout cas tu bandes.
—Alice.
—J'ai envie que tu me prennes.
—Encore.
—Cela ne compte pas. Ils ne comptent pas.  Chéri baise-moi. Tu imagines ton dard dans le foutre de Julien ou de l'autre, ou des deux… Putain ça m'excite. Je vais te sucer….
—Je me demande si j'ai bien fait d'organiser… Je ne te reconnais plus.
—C'est normal, tu es encore avec Alice la libertine. Demain ta femme sera de retour. Jusqu'à ce que tu décides d'inviter la libertine. .
—Car c'est à moi que revient ce privilège ?
—Oui, à toi, seulement toi, mais j'espère que tu accepteras certaines de mes propositions.
—Car tu en a…
—Plein…
—Arrête de parler, suce-moi….
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Photo de profil de Nike69
Nike69
20 août 2023 à 11:10
Si troublant, si sensuel, si beau...

Merci !
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Photo de profil de trav37
trav37
27 juin 2023 à 10:26
J'ai pas compris qui est Sophie...
Sinon, une petite astuce pour ne pas se tromper: 1 homme n'a qu'une bite (normalement ou sinon il faut me le présenter...) donc un seul "t" ;)
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Utilisateurtimide
1 mars 2023 à 23:03
Superbe histoire
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Photo de profil de Chapaul
Chapaul
28 février 2023 à 09:11
superbe histoire , avec enfin de la retenue et de l'hésitation avant de basculer dans le libertinage.....Bravo
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Photo de profil de revesdelune
revesdelune
25 février 2023 à 07:16
Excellent essai sur les début dans le libertinage. Avec du descriptif et du ressenti,
avec un peu de manipulation et beaucoup d'improvisation, c'est très crédible.
Est-ce une histoire imaginée?
Ou le récit romancé des débuts réels d'Alice et Jean dans le libertinage ?
Modifié 25 février 2023 à 07:18
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Photo de profil de Frederyc
Frederyc
24 février 2023 à 22:20
Très beau récit qui mériterait d’être médaillé. Bravo et merci.
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Photo de profil de CMF4691
CMF4691
24 février 2023 à 18:45
Tenu en haleine depuis le début..... jusqu'à la fin qui ressemble à un début ! C'est beau de pouvoir s'aimer autant en prenant plaisir à cette inévitable prise de risque.....
Amour et liberté du libertinage, avec suffisamment d'amour pour freiner la spirale du encore et toujours plus.
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
24 février 2023 à 18:35
Bravo pour se très très beau récit
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