Cocu sans être trompé
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ lipousic Cocu sans être trompé XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Cocu sans être trompé — Chapitre 1

27 minutes
23.9k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de lipousic
lipousic
Histoires publiées
42
Abonnés
123
J'aime cumulés
5.8k

Cocu sans être trompé

Chapitre 1

Cocu sans être trompé
Yann
Nous sommes un couple tout ce qu'il y a de normal. Je m'appelle Yann, quarante-deux ans, un mètre quatre-vingt, soixante-dix-huit kilos cheveux châtain foncé, yeux noisette. Marié à Louisa, expert comptable, mon seul amour depuis dix-sept ans. Elle est une splendide femme de trente-neuf ans, menue, par coquetterie je ne dis ni sa taille ni son poids. Elle a une poitrine en poire ferme arrogante même, elle en très fière.
Ce soir les enfants quinze et treize et ans sont chez les grands-parents. C'est la soirée annuelle de la Mairie. Chaque début d'année, une grande partie de la population de la commune se retrouve à la salle municipale. Les nouveaux arrivés, l'année passée sont présentés à tous.
Louisa et moi installés à table goûtons cette soirée. Les danses se succèdent Rock, Java, Slow et Tango dominent. Le bar ne désemplit pas.
Ma journée a été fatigante et demain matin, je dois reprendre le travail de bonne heure. Après avoir apprécié un temps la soirée vers onze heures, je dis à Louisa que je rentrais à la maison à pied, ce n'est pas loin. Elle se lève pour m'accompagner, mais j'insiste pour qu'elle reste, arguant qu'elle avait rarement le temps de s'amuser.
Le lendemain : Louisa
Aujourd'hui heureusement c'est jour de repos, j'ai pu faire la grasse matinée, hier quand Yann a quitté la salle, j'ai été déçue lorsqu'il m'a laissée seule à notre table. Je voulais profiter de cette soirée avec lui, pas seule comme ça. Nos sorties sont rares depuis que nous avons des enfants.
Un chevalier servant s'est présenté, que je connaissais vaguement pour l'avoir croisé au village. Il m'a demandé s'il pouvait s'asseoir et me tenir compagnie. Il se présente, Roberto, enseignant depuis la rentrée à l'école du village. Rapidement devant une bière il se confie. Il est à la fête un peu par obligation, vu ses fonctions et surtout pour casser sa solitude.
Fraîchement divorcé d'une épouse toxique, dépensière et castratrice. C'est elle qui a demandé la séparation et bien sûr une pension alimentaire. Avec de bons arguments, elle n'a rien obtenu. Roberto a pris ses distances vis-à-vis de cette personne et a demandé une mutation à son employeur l'Éducation Nationale, il est maintenant directeur de l'école du village et bénéficie d'un logement de fonction.
C'est ce qu'il m'a raconté durant cette fin de soirée. Trente et un ans, à peu près la même taille que mon Yann, il le charme fou des Italiens. Dans la pénombre de la salle, j'ai apprécié son physique. Quand il m'a invitée à danser, je lui ai dit que ça me gênait, que j'étais mariée avec enfants. Malgré tout il insiste, je suis seule et lui aussi, il souhaite simplement passer un bon moment, arguant qu'il aime danser.
Malgré moi je suis subjuguée par sa prestance. Cet homme est un danseur né, il a un langage corporel qui m'excite les neurones. Tout en dansant, j'ai fantasmé sur ce célibataire en manque d'amour ou simplement de relations intimes. Le temps passant, les danses et quelques bières se succédant, je m'échauffe l'esprit. Je me suis surprise à imaginer une nuit avec lui.
Le lendemain soir venu, Yann est rentré du travail, fatigué, j'ai préparé un souper léger. Je lui ai raconté ma fin de soirée sans lui et la rencontre de mon chevalier servant.
— Ma parole, me dit Yann, mais il t'a carrément séduite, vu comment tu en parles. Pour un peu s'il avait insisté, tu ne serais pas rentrée de la nuit.
— N'exagère pas, Roberto a été très correct avec moi, pas d'allusions salaces ni de gestes déplacés, il souhaitait seulement casser une solitude qui commence à lui peser.
— Si c'est le cas, il n'a pas de problèmes, il doit voir tous les jours des jolies femmes venir chercher leurs enfants.
— Et bien c'est ce qu'il doit éviter à tout pris, il a un devoir de réserve, il ne veut pas de ce genre de relation qui pourrait mener à la jalousie ou du favoritisme.
— Donc il ne t'a pas fait d'avances.
— Absolument pas, mais j'ai remarqué en dansant que je ne lui étais pas indifférente.
— Comment ça ?
— Quand on dansait, j'ai cru un moment qu'il avait une érection, mais il s'est empressé de se détacher de moi. Sans doute pour que je ne le remarque pas.
— En somme tu as beaucoup apprécié sa compagnie et lui aussi apparemment. S'il avait tenté une approche, qu'aurais-tu dit ?
— Franchement je ne sais pas, avec le recul bien évidemment, je dirais non, mais dans l'euphorie de l'instant, je me pose la question de savoir comment j'aurais réagi. J'étais vraiment bien dans ses bras, j'ai aimé danser avec lui, il était si attentionné.
— Ça alors tu me dis là qu'il aurait suffi de peu pour que tu me trompes. J'ai un sérieux concurrent donc.
— Ne dis pas ça, c'est toi mon unique amour, l'homme avec qui j'ai fondé une famille et avec qui je suis heureuse, comblée même. J'étais seule, frustrée que tu sois parti, j'ai eu sans doute eu une attirance sexuelle pour Roberto, seulement sexuelle. Tout compte fait, l'alcool, hier soir m'a désinhibée sans doute, je ne peux l'expliquer qu'ainsi.
Et là, surprise ! Yann me dit, en boutade :
— La prochaine fois, lâche-toi.
Je reste sidérée à le regarder.
— Tu as conscience de ce que tu me dis là ? En somme tu viens de me dire que si l'envie me prend, je peux coucher avec Roberto.
Yann hésite un bon moment il me regarde, puis baisse les yeux. Finalement il me fixe et reconnais.
— Heu, oui enfin, c'est ce que j'ai dit. Tu sais quand on est comme ça dans un trip, on se laisse aller, quitte à regretter ensuite. Tout compte fait je t'aime assez je crois, pour accepter une telle situation. Je préfère encore être cocu et le savoir que d'être le dernier à l'apprendre.
— Roberto m'a interrogée sur mon métier, et quand je lui ai répondu que j'étais expert comptable, il m'a parlé de ses soucis. Il souhaite que je vérifie les comptes de l'école. Voilà je t'ai tout dit.
Quelques jours plus tard, je reçois un courrier sollicitant officiellement mon expertise comptable. Je réponds par le même moyen mes disponibilités de temps, et joins ma carte professionnelle.
Le lendemain, un coup de téléphone nous permet de fixer un rendez-vous au surlendemain, dix-sept heures trente. Arrive l'heure du rendez-vous, je me présente à l'école, repère la plaquette « Direction » et sonne à la porte. Roberto vient m'ouvrir.
— Ah madame je vous attendais, comme convenu, je vous ai préparé les dossiers posant problème. Venez donc par ici, on va s'asseoir à mon bureau, pour que je vous précise les soucis qu'ils me posent.
Assis côte à côte, nous voyons rapidement les différents sujets, il dégage le même parfum discret et agréable que lors de notre première rencontre. Puis il me propose un café. J'accepte, il me conduit à son logement où nous prenons le café en discutant de la vie de l'école. Pour ma part je lui dis un peu de ma vie professionnelle et familiale, précisant le métier très prenant de mon mari et parlant de mes enfants en collège maintenant, et ayant suivi le primaire ici.
Il me rappelle la soirée de la municipalité et le plaisir qu'il y avait pris. Le rouge me monte aux joues quand je lui réponds que j'avais passé un bon moment avec lui. Puis je prends congé ses dossiers sous le bras, ayant au préalable convenu d'une date pour faire le bilan comptable.
Il est dix-neuf heures quand je rentre. Je suis attendu pour le dîner. Je raconte à Yann ma visite à l'école et brièvement le bilan comptable à faire pour le samedi quatorze heures, je lui dis que ça peut durer un temps pour expliquer les détails techniques.
Samedi quatorze heures, je sonne à la porte de l'école. Roberto vient m'ouvrir, nous nous mettons de suite au travail dans son bureau, je reprends avec lui point par point les causes de ses problèmes, il prend des notes au fur et à mesure et au bout d'une heure et demie tout est clair.
On convient de la possibilité de conseils téléphoniques si besoin puis il me propose de passer dans son logement prendre un café. J'accepte volontiers j'ai toutefois dans la tête l'allusion qu'il a faite l'autre fois. Cette fois une table est mise avec tasses, chocolats et petits gâteaux.
— J'ai fait l'effort cette fois de mieux vous recevoir, ne serait-ce que pour ces services rendus.
— J'ai eu plaisir à vous conseiller, ce n'était pas bien complexe.
Nous papotons ainsi quelque temps puis il se lève, va vers un meuble, met une musique. Il vient vers moi en me demandant :
— Ayant eu beaucoup de plaisir à vous tenir compagnie il y a quelques mois, j'aimerais renouveler l'expérience par une ou deux danses. Madame si vous daignez vous donner de la peine.
Il s'incline devant moi, me tend la main. Un peu surprise je me lève et entame avec lui un slow, j'accompagne la musique dans ma tête avec les paroles tout en dansant serrée contre lui.
‘ Put your head on my shoulders' de Paul Anka
On ne peut mieux de circonstances, les danses en début d'année me reviennent. Je me laisse aller, bercée par la musique, la tête appuyée sur son épaule, un moment très agréable ! Je réalise qu'une protubérance palpite contre mon ventre, non seulement Roberto ne s'écarte pas comme l'autre fois, mais j'ai le sentiment que cette fois il me tient serrée pour que je m'en rende compte. Je me recule.
— Roberto, vous avez le béguin pour moi ?
Je le regarde de face en lui posant la question.
— Pour ne rien vous vous cacher oui. Il passe au tutoiement. Si tu savais comment j'ai fantasmé sur toi depuis cette fois ou l'on a dansé ensemble.
— Je viens de sentir ta virilité sur mon ventre et je me doute que si tu me tiens serrée comme ça c'est pour que je m'en rende compte.
— Je me demandais comment aborder le sujet sans t'offusquer.
— J'avoue que je m'y attendais un peu, à la fête communale il m'a semblé que c'était déjà le cas, mais que tu t'étais écarté, par décence.
— Oui c'est vrai, je t'avais désirée, mais c'était déplacé, on ne se connaissait pas.
— Cet hommage m'émoustille quelque peu, je reconnais.
— J'aimerais tant que l'on soit plus intime. Tu devais t'y attendre, quand je t'ai proposé cette danse.
Tout en me disant cela, il me caresse le dos jusqu'aux fesses.
J'ai appréhendé cette rencontre, ma morale me dicte de partir séance tenante. Mais cette danse, j'apprécie, la danse et cette chanson aussi qui provoque toujours chez moi des émotions. J'étais déjà tout chose l'autre fois.
— Et ton mari dans tout ça, tu lui en as parlé ?
— Figure-toi que l'on se dit tout, donc ton « érection » il le sait aussi, plus surprenant, ce n'est pas de gaîté de cœur, mais il m'a dit.
‘ Si je dois être cocu, je préfère le savoir que d'être le dernier au courant' tout en me demandant une grande discrétion.
— Dans ce cas continuons cette danse jusqu'à la fin, profitons du moment, qui vivra verra.
Il me prend par la taille d'une main et de l'autre la tête et me pose un tendre baiser sur les lèvres. Bien évidemment, je fonds littéralement et réponds à son baiser. Ouvrant la bouche, nos langues se lient agréablement. La danse s'achève, Roberto entreprend de déboutonner ma robe. Tiens, me dis-je, inconsciemment, j'ai choisi une robe au boutonnage par-devant et mon soutien-gorge pareil, comme si j'avais anticipé.
Il descend bouton par bouton pour le dernier il se met à genoux, puis il ouvre la robe et m'embrasse le ventre, me lèche le nombril et descend baiser après baiser de plus en plus bas, descendant la culotte au fur et à mesure. Je ne bouge pas. Je suis tétanisée, l'émotion me gagne. Il fourre son nez dans ma toison, ses mains se posent sur mes fesses.
Puis il se baisse et partant de mes chevilles elles remontent le long de l'intérieur de mes jambes, sautent ma culotte à mi-cuisse et viennent sans hésiter titiller mon intimité. Mes jambes s'ouvrent, un doigt inquisiteur passe tout au long de mon sexe jusqu'à ma rosette, revient doucement farfouille un instant et finalement s'insinue entre mes lèvres, encore un instant et il me pénètre. Je suis toute humide de désir.
Roberto se remet debout son doigt toujours en moi. Il me souffle à l'oreille :
— On va dans la chambre ?
Je lui fais non de la tête.
— Non, ici debout contre la table. Pas dans un lit !
Je me dirige vers la table et y prends appui, lui présentant mon postérieur, nue sous ma robe. Il me retourne, me retire ma robe et baisse ma culotte, puis il enlève son pantalon avec son boxer. Je ne peux qu'admirer une belle érection brièvement, avant de me retourner à nouveau. Appuyée à la table, les reins cambrés, son sexe vient frôler mes fesses, j'écarte les jambes, et me penche en avant coudes sur la table. Roberto me souffle :
— Je dois faire attention ?
— Non pas nécessaire.
Dans l'instant son gland parcourt ma vulve d'un bout à l'autre et enfin me pénètre doucement, son pubis venant se coller à mes fesses. Roberto pousse un râle de bonheur.
— Oh, Louisa, Louisa, Louisaaaa. Mmmmm.
Il commence à aller et venir en moi, je resserre les cuisses pour mieux le sentir, le plaisir monte vite. Roberto me tient les hanches, accélère petit à petit. Sa verge me bouscule les entrailles, des vagues irradient tout mon ventre. Il s'arrête quand viennent ces pulsions si jouissives et la chaleur de sa semence qui se répand en moi.
Heureusement Roberto me retient, l'orgasme me dévaste, je perds toute énergie. Je ne tiens plus sur mes jambes. Je m'écroule sur une chaise la nappant de mes sécrétions et du sperme de mon amant. Soudain un remords intense me gagne, j'éclate en sanglots, bredouillant :
— Roberto on n'aurait pas dû faire ça. J'ai commis l'adultère. J'ai trompé Yann.
Roberto accroupi près de moi me passe un bras sur l'épaule, cherchant à me consoler.
— Mais Louisa tu étais d'accord, tu en avais envie, pourquoi ? Explique-moi.
— On ne doit pas faire l'amour avec un autre que son mari, voilà. Ça ne se fait pas, ce qu'on a fait.
— Pourtant tu as aimé, je t'ai vu jouir. Je vais te dire ma façon de penser. Qui a dicté les conduites à tenir ? Ce sont en grandes parties, les communautés religieuses et politiques. Ces gens qui par conviction ont imposé à tous, un mode de vie. Ils ont réussi à faire croire à ceux qui font l'acte le plus naturel au monde qu'ils commettent une faute, ils ont imposé des contraintes, qui ne sont pas dans la nature profonde de l'être humain.
Je regarde Roberto dans les yeux, les miens sont pleins de larmes.
— Tout bien réfléchi, oui, c'est mon éducation catholique qui doit me faire réagir ainsi. Roberto, tu sais remettre les choses à leur place. Ce qui vient de se passer, j'ai beaucoup aimé, j'ai joui, j'ai même eu un orgasme.
— Écoute, tu en as parlé à ton mari, tu m'as dit qu'il se résignait, si tu avais une aventure avec moi. De toute façon il n'est pas question ici de sentiments, c'est uniquement sexuel. Rassure-moi, tu n'as pas de sentiments pour moi ?
— Non je n'ai eu que de l'attrait physique. C'est ta situation de célibataire, après une histoire malheureuse qui m'a interpellée.
— Bon alors où est le problème ? On a fait l'amour, ça nous a fait du bien. Tu aimes ton mari tes remords le montent et c'est parfait ainsi. Tu vas retourner vers lui, je ne vais pas te tarabuster. Viens on va prendre une douche on en a besoin.
Roberto me prend le bras et m'emmène à la salle de bain. D'en parler, m'a apaisée.
Sous la douche, Roberto me savonne copieusement. Je remarque qu'il bande à nouveau, mais ne tente rien. Je suis touchée par le respect qu'il a pour moi. Quand dans mon dos il me savonne, un frisson me court dans l'échine, arrivé aux fesses, instinctivement j'écarte les jambes, il me pose un baiser dans le cou. Durant ce savonnage, je suis partagée entre remords et désir, cette proximité, ses mains sur moi, c'est très agréable, un soupir m'échappe. L'eau coule sur nos corps, Roberto se colle à mon dos, sa verge titille mon entrejambe. L'envie me reprend. Je me retourne face à lui.
— Roberto tu es ange et démon, je vois que tu me désires encore et tu m'excites à nouveau. On finit la douche et je veux tout te donner, pas seulement du vite fait par-derrière. C'est ma pudeur qui m'a poussée à agir ainsi tout à l'heure.
— J'ai été surpris par ta crise de larmes, mais j'ai compris que c'était une réaction saine. Allons dans la chambre et prenons du bon temps, là je te crois mûre pour profiter de la situation.
— Ne traînons pas trop tout de même. Ils vont tous m'attendre à la maison.
— Nous avons encore une bonne heure devant nous.
Arrivée sur le lit je m'allonge de tout mon long. Roberto s'allonge près de moi, il commence ses caresses subtiles, ses bisous, sur la bouche puis, ici, là, sur les épaules, les aisselles, sur la poitrine, les seins, le nombril. Chaque attouchement m'électrise un peu plus, il est en reconnaissance de tout mes points érogènes.
Au début sans réactions, peu à peu, l'excitation monte en moi, quand je tends la main vers lui Roberto a un grand sourire, il sait qu'il a vaincu ma réticence. Prenant son vit dans la main, je commence une masturbation, lui devient plus précis, il pose sa main à plat sur mon mont de Vénus puis doucement il la glisse sur mon sexe, revenant en arrière un doigt s'immisce entre mes lèvres et viens s'agiter sur le clitoris.
Je pousse un grognement de plaisir et viens me coller à lui, le frottement de mes tétons sur sa poitrine fait monter encore la tension. Je resserre la main sur sa verge et tente de la diriger vers mon antre. Enfin je me mets sur le dos le compas de mes jambes grand ouvert, je l'attire sur moi.
Roberto me regarde dans les yeux dans l'attente.
­-­- Je t'en prie ne me fais pas languir, viens !
Nul besoin de guider, son sexe coulisse en moi sur toute sa longueur en un seul mouvement. Planté jusqu'à la garde, son pubis excite mon clitoris. Roberto a fermé les yeux appréciant le moment. Puis en amples mouvements il s'active suivant le rythme donné par mes jambes dans son dos. Le souffle court, j'inspire et expire à chaque pénétration.
­-­- Oui, oh oui comme ça, encore, Roberto plus fort, ouiiiii...... Ahhhhh, c’est bonnnnn
Il a suffi de peu pour que l'excitation devienne plaisir puis acharnement et enfin assouvissement. Tous deux on s'exprime à grands cris. Mon sexe se resserre sur la verge, j'explose dans un maelstrom de jouissance qui dans l'instant me laisse sans force. Roberto s'épanche en moi en pulsions généreuses, mon vagin y répondant par des contractions pompant la sève de mon amant.
Effondrés l'un près de l'autre, le souffle court, le corps gorgé de dopamine, on récupère doucement. Je dois me reprendre. Il est temps que je rentre. Après encore un peu de repos, j'embrasse une dernière fois Roberto, me lève et passe rapidement à la douche. Je m'habille et m'apprête à partir.
Roberto s'est assis au bord du lit, son sourire me dit son bonheur. Je me penche, lui fais bise sur le front. Nu, il me suit dans le séjour ou je récupère mes affaires.
­-­- Au revoir Roberto et merci pour ce bon moment.
­-­- C'est moi qui te remercie. Louisa, tu m'as donné envie de revivre.
Conclusion Yann
Louisa vient de rentrer de l'école où elle devait faire une expertise comptable à la demande du directeur. Elle va poser sa sacoche sur son bureau et vient vers moi. Me fait une bise appuyée et me susurre à l'oreille :
­-­- Je te raconterai tout à l'heure, au coucher.
Je vois une ombre dans ses yeux. Il s'est passé quelque chose.
­-­- Tu sens le savon.
­-­- Oui j'ai pris une douche avant de rentrer.
Elle a un air contrit en me le disant, m'observe et se tourne.
­-­- Je vais préparer le dîner.
J'ai compris, pas de réaction de colère, juste une pointe d'amertume et aussi une curiosité, l'envie de savoir. Nous prenons le dîner en famille, les enfants vont se coucher. Habituellement, nous regardons la télévision, vautrés dans le canapé. Ce soir sans se concerter on va vers la chambre, Louisa me précède. Dans la chambre sans attendre elle s'assoit au bord du lit et me fait signe de venir près d'elle.
­-­- Il faut que je te raconte, tu seras sans doute en colère, mais je ne peux pas garder ça sur ma conscience. Voilà, comme tu sais je devais faire une expertise comptable pour Roberto.
­-­- Roberto ?
­-­- Oui le directeur de l'école. Mais ça a dégénéré et je n'ai rien fait pour l'éviter. Quand j'ai fini, il m'a offert un café avec gâteaux chez lui. Puis en souvenir de notre précédente rencontre, il m'a invitée à danser, un slow évidemment. En peu de temps, j'ai constaté qu'il avait une érection, interrogé, il m'a avoué qu'il souhaitait que je m'en rende compte, et qu'il me désirait, qu'il n'avait trouvé que ce moyen pour me le faire savoir.
Je lui ai dit que déjà l'autre fois je l'avais remarqué. J'avoue que cela m'a excitée, j'étais tentée. La musique, cet homme qui m'avoue son béguin, comme ça naturellement, j'ai cédé au désir.
Quand il a voulu m'emmener dans sa chambre, j'ai eu un remord, je lui ai dit ‘ Non debout contre la table'. Il a été doux prévenant. Il m'a fait jouir, puis j'ai eu une crise, partagée entre le plaisir pris et le remord, j'ai éclaté en sanglots, je regrettais.
­-­- Nous avons parlé, il a réussi à me convaincre que ce n'était qu'une passade sexuelle sans conséquence. Il m'a emmenée à la douche, on en avait besoin l'un comme l'autre et là ça m'a repris, ses mains sur moi, me savonnant, j'ai eu de nouveau envie de lui.
Nous sommes allés dans sa chambre, il m'a dorlotée, choyée, caressée et on fait l'amour jusqu'à l'orgasme. Ensuite le temps de récupérer un peu, je me suis douchée, habillée et je suis rentrée à la maison. Voilà, j'ai couché avec Roberto, je te demande pardon, pour cette incartade. Cet homme quand je le côtoie il excite mes neurones à me rendre folle.
­-­- Louisa, tu as passé une excellente après-midi. Quand tu m'as annoncé qu'il te demandait de l'aide en comptabilité, je n'ai rien dit, quand tu m'as dit que tu y retournais en début de cet après-midi, j'aurais pu te dire que je ne voulais pas, par crainte de ce qui s'est passé. J'ai laissé faire, alors si tu as couché avec Roberto, c'est aussi de ma faute, je ne t'ai pas retenue.
Tu vois je ne suis pas surpris par tes aveux, je suis au contraire heureux de ta franchise. Tu m'as même prouvé que tu m'aimes en refusant le premier rapport de face. Cet homme comme tu dis, excite tes neurones, tu n'en es pas amoureuse ce n'est qu'une histoire de défoulement sexuel. Touche-moi, là, j'ai une érection à t'écouter, si j'étais déçu ou en colère tu crois que ton histoire m'aurait fait cet effet-là ?
­-­- Oh mon Yann comme j'ai de la chance de t'avoir. Bon il est temps dormir.
­-­- Non, non, non, avant il te faudra t'occuper du problème que tu as sous la main.
­-­- Si tu le veux, c'est bien le moins que je puisse faire.
Nous avons pris notre temps, nous excitant mutuellement, jusqu'à l'apothéose finale qui nous a laissés épuisés. Le lendemain soir Louisa sort de la salle de bain une plaquette de cachets dans la main.
— Yann avec tout ce qui s'est passé hier, j'ai oublié ma pilule.
— C'est pas grave prends en deux ce soir.
Un mois plus tard, Louisa a des nausées le matin, plusieurs jours de suite. Elle consulte et revient à la maison très soucieuse.
— Le docteur m'a dit que je dois être enceinte, que je dois faire un test de grossesse. Je suis passée à la pharmacie. Tu viens avec moi dans la salle de bain, oh Yann, j'appréhende.
Elle fait le test, positif, elle me regarde :
— Yann j'ai oublié ma pilule le jour où je suis allée chez Roberto, et le soir avec toi. Qu'est-ce qu'on fait ?
— Louisa tu sais que j'ai toujours souhaité un troisième enfant, mon souhait est exaucé.
— On ne sait pas qui est le père.
— Et pour le moment je ne veux pas le savoir.
— Tu veux garder le bébé ?
— Je sais que toi tu ne le souhaites pas trop, moi j'aimerais bien, voilà.
— Mais la différence d'âge d'avec les deux grands ?
— C'est notre problème, pas le leur.
— Bon alors je vais dire entre nous que ce sera pour expier mon incartade.
À quelque temps de là, une invitation arrive dans notre boîte à lettres. Roberto nous invite à un goûter. Louisa rechigne elle ne veut pas y aller, cet homme elle craint de le revoir. Et puis sa grossesse, il va se poser des questions.
— Mais Louisa je serai avec toi, ce ne sera pas pareil. Et pour la grossesse, il ne sait pas de combien de temps tu es enceinte.
A date et heure, on sonne à la porte. Elle s'ouvre, surprise ! Une brunette, figure ronde, poitrine bombée, hanches rondes, et petit ventre rond, nous accueille. Elle s'exclame :
— Roberto tes invités sont là... Entrez donc ne restez pas plantés comme des choux, nous avions hâte de vous voir.
Nous entrons, la brunette nous installe au salon et Roberto arrive un sourire resplendissant aux lèvres.
— Je ne vais pas aller pas quatre chemins, je vous présente Cosima ma compagne. On s'est connu au club de danse de société. Pour tout vous dire. Quand je t'ai rencontré Louisa, j'étais dépressif, apathique, je vivotais. Pardon de remettre ça sur le couvert Yann, mais cette histoire avec Louisa m'a sorti de cette morosité.
— Peu après notre rencontre, je me suis inscrit dans un club de danse de salon et très vite ma Cosima m'a tourneboulé la tête, et m'a suivi jusque dans mon lit. Nous vivons ensemble depuis que ce petit ventre rond est venu combler notre bonheur. Cosima ajoute :
— Ce grand escogriffe, je suis tombée sous son charme dès que je l'ai vu. Alors pas question qu'une autre se l'accapare. On s'est vite trouvé.
Roberto continue :
— Aujourd'hui Louisa, je te remercie chaleureusement de m'avoir sorti ma vie morne d'avant. Et merci à toi aussi Yann d'avoir été si compréhensif. Mais je vois que vous êtes aussi parti dans un projet ou layettes et nuits blanches se conjuguent.
Dans le feu de la conversation, n'ayant pas l'habitude de cacher les choses, j’annonce :
— Ce ventre rond n'était pas prévu, deux hommes ont contribué à ce résultat, lequel des deux en est à l'origine, on ne le saura que plus tard si on le souhaite.
— Yann tu veux dire que ce ventre rond c'est toi ou moi ?
— Et Louisa aussi bien sûr, ce jour-là, elle a oublié la pilule. Après toutes les émotions de la journée, on a finalisé en apothéose.
— Ah et bien ça, en voilà une nouvelle et une sacrée surprise. Si j'y suis pour quelque chose, je vais assumer bien sûr.
— À non, je voulais un troisième, Louisa pas trop, c'est moi qui ai insisté pour le garder.
Quelques mois plus tard, nous nous sommes réunis pour fêter la naissance d'une petite Colombine chez nous et Carlotta chez Roberto.
Nos relations se sont stabilisées et devenues une amitié sincère. Le temps a passé, est venu le jour de rentrée à la maternelle pour l'occasion. J'accompagne Colombine avec Louisa. Les deux princesses se connaissant déjà et préparées à l'évènement jouent ensemble dans la cour. J'entends une enseignante faire une remarque.
— Tiens tu as vu ? Cette année nous avons des jumelles.
Cet à ce moment que je réalise leur ressemblance. Mon cœur se resserre un peu et puis je me dis :
— Ma petite Colombine, comme tu es belle ! Tu es doublement le fruit de l'amour.
Régulièrement on se recevait les uns chez les autres.
Je me doute quand même que Louisa est légèrement perturbée quand elle est proche de Roberto, elle a souvent un regard mystérieux sur lui, Roberto a parfois un œil fixé aussi sur elle. De toute évidence ces deux-là par convenance, évitent une trop grande proximité. Cosima elle, il m'arrive dans mes rêves de m'imaginer lui faire l'amour, elle me semble être faite pour ça. Ce rêve devient de plus en plus récurrent. Tout compte fait un peu de candaulisme me plairait bien, il faudra que j'en parle à Louisa, je pense qu'elle n'attend que ça, il faudra par contre persuader Cosima, elle est au courant de toute cette aventure elle ne devrait pas être difficile à persuader.
Mais ce sera une autre histoire.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 8 commentaires
Photo de profil de Manekenpiss
Manekenpiss
3 août 2025 à 14:31
Voilà une bien belle histoire qui donne envie d'en lire d'autres. Merci
Soyez respectueux
Répondre
Micheline25
13 avril 2023 à 12:20
Fffff
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
3 avril 2023 à 14:17
Très belle histoire, très bien raconté et sans vulgarité. Bravo et merci. J'adore cette histoire
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de jakmiche
jakmiche
3 avril 2023 à 13:46
c'est a peut près notre histoire ou l'AAA...mour est totalement partagé et la transparence tellement utile en ce monde de silence
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
3 avril 2023 à 06:50
Réaliste, certainement pas. Les gens ne parlent pas comme ça. On dirait une pièce de théâtre maladroite dans laquelle les dialogues sont sur-joués. Mais c'est mignon. Et touchant. Même si figé.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Ced67220
Ced67220
3 avril 2023 à 01:39
Très beau bravo
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Steam
Steam
2 avril 2023 à 21:54
Très sympathique
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
2 avril 2023 à 20:55
adorable récit, très réaliste... je connais des personnes à qui il est arrivé des aventures similaires !
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Jane Does Amicalement Vôtre XSTORY
Amicalement Vôtre
Chapitre 2
Par Jane Does
115
7
3.7k
Hétéro
✦ DeuxD Nuit de noce ! XSTORY
Nuit de noce !
Chapitre unique
Par DeuxD
242
13
20.9k
Hétéro
✦ Anthynéa Amant d'un soir XSTORY
Amant d'un soir
Chapitre 2
Par Anthynéa
8
3
5.5k
Hétéro
✦ Syl13Chris Plaisirs indécents XSTORY
Plaisirs indécents
Chapitre unique
Par Syl13Chris
65
0
13.2k
Bi
✦ Anthynéa Dans le noir XSTORY
Dans le noir
Chapitre 3
Par Anthynéa
96
1
9.1k
Hétéro
✦ Lucifer88 Le souffle magique de Noël XSTORY
Le souffle magique de Noël
Chapitre 1
Par Lucifer88
240
15
16.7k
Hétéro
✦ Jane Does Hier encore XSTORY
Hier encore
Chapitre 6
Par Jane Does
58
2
2.2k
Hétéro
✦ Jane Does L'oncle perdu XSTORY
L'oncle perdu
Chapitre 2
Par Jane Does
60
3
9.3k
Bi

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio