Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'oncle perdu — Chapitre 2 · Perversion
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'oncle perdu
Chapitre 2 · Perversion
L'effort intense, ou un coup de fatigue passager ? En tout cas, je suis nase et m'assoupis dans les bras de celui qui n'est encore que très imparfaitement mon amant. Lui aussi ne cherche pas à aller plus loin, malgré le fait que nous avons déjà surement dépassé des limites que je n'aurais pas été capable d'imaginer. Je me sens bien, et m'endors du sommeil du juste. Comme quoi, la morale et la décence ont vite fichu le camp. Je n'oublie pas Elliott, non ! Mais je crois que j'ai besoin cette fois d'entériner la fin de mon deuil. Christophe s'est trouvé là au bon moment, au bon endroit ? Et je me noie dans les vapeurs d'une nuit très chaude. Mon éveil est plus délicat. Est-ce que j'ai rêvé cette soirée ? Mon bras se tend, à la recherche d'un corps à la place vide depuis des mois. Et rien ! Mince alors ! Est-ce que mon esprit tourmenté m'aurait fait prendre des vessies pour des lanternes ? En tout cas, le côté gauche du lit est frais, froid même. Donc si je n'ai pas tout imaginé, si ce n'est pas un mirage, l'oiseau a quitté le nid pendant mon sommeil ! Et... j'en éprouve une certaine déception !
Celle-ci s'accompagne forcément d'une sorte de manque et mon envie, pas tout à fait satisfaite, revient au pas de charge. Un grand galop qui me fait grincer des dents et maudire ce fichu saligaud qui n'a pas le courage d'assumer ses actes. Bon sang ! J'ai une rage à peine contenue en songeant que je n'ai peut-être pas été à la hauteur des attentes d'un type qui comme moi est en mal de tendresse. Ça me bouffe cette défection que je ne comprends pas. Alors, un rapide coup d'œil au réveil qui en spectateur discret a assisté à nos ébats, et je quitte ma couche. Première étape, les toilettes pour une miction urgente. Ensuite, la cuisine pour préparer un café. Et les pas dans mon dos me rappellent que je ne vis plus complètement seule. Au moment où il entre dans mon champ de vision, je réalise que je suis à poil.
— Bonjour, Mélanie... tu as bien dormi ?
Ma caboche est donc bien en état de fonctionner. Le tutoiement de la part de Christophe me révèle que je n'ai vraisemblablement pas tout inventé.
— Oui ! Merci... mais il fait un peu frisquet le matin...
— Ah ! Je n'ai pas osé abuser de ta générosité... et...
— Oui ? Pourquoi m'avez-vous planté au milieu de la nuit, alors que je m'étais endormie ?
— Ben... je me suis senti tout petit quand tu t'es mise à parler dans ton sommeil... et ce n'est certes pas avec moi que tu étais en grande discussion !
— Je... je ne pige pas ? J'ai parlé dans mon sommeil ? Mais je n'en ai aucun souvenir ! Et puis était-ce une raison pour filer ?
— C'est-à-dire que tu ne réclamais que ton Elliott... et j'ai pensé que je n'avais pas ou plus ma place dans ton lit. Alors je suis allé me coucher dans la chambre que tu me prêtes, Mélanie. Je ne veux pas te froisser.
—... ? Mais personne ne contrôle ses rêves, bon sang... et ce matin, je crois que j'aurais aimé... sentir votre présence. Juste pour être rassurée... parce que si j'ai crié fort cette nuit, vous de votre côté, vous n'avez pas dû y trouver votre compte.
— Oh que si ! Le plaisir de te voir jouir est quelque chose de rare et il y a si longtemps qu'une femme n'avait pas partagé un peu d'intimité avec moi. Mais... je crois que j'ai besoin d'être moi aussi rassuré sur mes capacités à refaire l'amour. Tu sais les cellules des prisons ne sont pas des lieux où beaucoup de femmes circulent.
— Je m'en doute... de là à lever le camp au beau milieu de la nuit... tout cela parce que je rêvais... j'ai du mal d'y croire.
— Pourtant, c'est la stricte vérité ! Mais j'ai adoré te voir te tortiller sous mes doigts, tu es très belle également quand tu te relâches totalement. Ton lâcher-prise spontané... et ton brusque endormissement, je n'ai pas eu le courage de revenir te chercher pour aller plus loin.
— Dommage alors ! Parce que j'en avais bougrement besoin et surtout envie.
— Mais... ce n'est que partie remise, qui sait ?
— Ça, ce n'est pas si sûr ! On dit passé le jour, passée la fête, non ?
—...
— Ah ! Je n'ai pas osé abuser de ta générosité... et...
— Oui ? Pourquoi m'avez-vous planté au milieu de la nuit, alors que je m'étais endormie ?
— Ben... je me suis senti tout petit quand tu t'es mise à parler dans ton sommeil... et ce n'est certes pas avec moi que tu étais en grande discussion !
— Je... je ne pige pas ? J'ai parlé dans mon sommeil ? Mais je n'en ai aucun souvenir ! Et puis était-ce une raison pour filer ?
— C'est-à-dire que tu ne réclamais que ton Elliott... et j'ai pensé que je n'avais pas ou plus ma place dans ton lit. Alors je suis allé me coucher dans la chambre que tu me prêtes, Mélanie. Je ne veux pas te froisser.
—... ? Mais personne ne contrôle ses rêves, bon sang... et ce matin, je crois que j'aurais aimé... sentir votre présence. Juste pour être rassurée... parce que si j'ai crié fort cette nuit, vous de votre côté, vous n'avez pas dû y trouver votre compte.
— Oh que si ! Le plaisir de te voir jouir est quelque chose de rare et il y a si longtemps qu'une femme n'avait pas partagé un peu d'intimité avec moi. Mais... je crois que j'ai besoin d'être moi aussi rassuré sur mes capacités à refaire l'amour. Tu sais les cellules des prisons ne sont pas des lieux où beaucoup de femmes circulent.
— Je m'en doute... de là à lever le camp au beau milieu de la nuit... tout cela parce que je rêvais... j'ai du mal d'y croire.
— Pourtant, c'est la stricte vérité ! Mais j'ai adoré te voir te tortiller sous mes doigts, tu es très belle également quand tu te relâches totalement. Ton lâcher-prise spontané... et ton brusque endormissement, je n'ai pas eu le courage de revenir te chercher pour aller plus loin.
— Dommage alors ! Parce que j'en avais bougrement besoin et surtout envie.
— Mais... ce n'est que partie remise, qui sait ?
— Ça, ce n'est pas si sûr ! On dit passé le jour, passée la fête, non ?
—...
Il me regarde et s'assoit à la table, face à moi. Il y a dans ses prunelles claires des choses indéfinissables. Un regret ? Un remord ? Que sais-je ? Plus un mot ne sort de sa bouche durant quelques secondes qui me paraissent longues comme une éternité. Je demeure le pot à café à la main, et ne sais plus sur quel pied danser.
— Vous voulez un café ? Les tartines sont déjà grillées... servez-vous !
— Volontiers pour un jus, merci...
— Volontiers pour un jus, merci...
Il a le nez dans son bol et merde, sa présence, ce qui est arrivé cette nuit, tout est là qui mijote en mon for intérieur et je me sens... de nouveau comme enivrée par mes désirs charnels. Mais je ne peux pas décemment lui sauter dessus. Ce ne serait pas correct, ça ne se fait pas. Et je ronge mon frein. J'avale avec difficulté une gorgée d'un brouet noir qui me parait bien amer ce matin. Et lorsque je repose ma tasse, je me relève.
— Bon ! Je vais à la salle de bain. Servez-vous et je vous dis à tout à l'heure.
— Tu ne bosses donc pas aujourd'hui ?
— Nous sommes samedi et les week-ends... je suis toujours de repos.
— Ah ! Zut, j'avais oublié ce petit détail... mais tu sais Mélanie, d'où je viens... les jours finissent par tous se ressembler et donnent l'impression qu'ils ont beaucoup plus que vingt-quatre heures. Mais je peux poser une petite question ?
— Ben... faites !
— Était-ce une invitation à te rejoindre sous la douche ?
— Tu ne bosses donc pas aujourd'hui ?
— Nous sommes samedi et les week-ends... je suis toujours de repos.
— Ah ! Zut, j'avais oublié ce petit détail... mais tu sais Mélanie, d'où je viens... les jours finissent par tous se ressembler et donnent l'impression qu'ils ont beaucoup plus que vingt-quatre heures. Mais je peux poser une petite question ?
— Ben... faites !
— Était-ce une invitation à te rejoindre sous la douche ?
Je dois rougir à ses mots. Je me contente de détourner le visage et je continue mon chemin vers la salle de bain. Va-t-il faire ce pas que je ne suis pas capable de franchir ? Je tire doucement la porte sur moi et me glisse sous la pomme qui crache son jet tiède. Et commencent de lentes ablutions, où toute mon anatomie est massée au gant gorgé de gel odorant. Je me pose la question : viendra, viendra pas ? Quel que soit son choix, il lui appartient et je me frictionne avec une certaine dose de volupté. Mes paupières se ferment et je me perds dans des pensées... délirantes ? Est-ce que je rêve cette main qui tient la mienne, qui guide la fleur de nylon qui me frotte la poitrine ? Je suis bien, je ne veux pas savoir. Et la course folle du savonnage se coule sans à coup vers ce qui pleure déjà, ou encore, d'une envie démesurée.
Il est là ! Un slow sans musique autre que celle du crachoir qui nous inonde s'installe dans un espace somme toute réduit. Il est nu et je ne cherche pas à voir, il me suffit de savoir. Son corps se colle au mien, son ventre se frottant contre mes fesses, alors que ses mains plaquent mes bras sur mon ventre. C'est d'une douceur inouïe. Il bande ! C'est indéniable, c'est divin. Lentement, nous tournons ainsi soudés l'un à l'autre. Une patte se détache un court moment. Plus d'eau qui coule et je peux discerner dans un silence revenu, sa respiration qui s'emballe. Est-ce que de mon côté mon cœur qui bat de plus en plus fort lui est perceptible ? C'est fou, comme le feu qui couve dans tout mon être me donne la chair de poule.
Un bisou... dans le cou, quelques coups de langue, une succion du lobe de l'oreille qu'il peut atteindre et je me sens... femme des orteils à la racine de mes tifs. Son serpent glisse dans la raie de mon derrière, sans intervention manuelle de sa part. Il se love, me chauffe plus encore, comme si c'était possible. Puis la musique qui me parvient, c'est celle de sa voix.
— Tu veux faire l'amour avec moi, Mélanie ?
—... !
—... !
Pourquoi cette étrange question ? Il est en train de me caresser depuis dix minutes et si j'avais dû le refuser, ce serait chose faite. Alors ? Je ne sais pas quoi lui répondre. Mon consentement n'est-il pas dans ma posture et ma présence dans cet endroit exigu ? Apparemment, ça ne lui suffit pas !
— Tu as envie de faire l'amour, Mélanie ? Tu sais, après toutes ces années d'abstinence forcée, j'ai tout de même encore quelques valeurs. Aucune femme ne doit subir... et si tu ne me dis pas : « oui », tout peut être interprété comme un refus...
—... ? Je...
— Oui ? Juste un petit oui ! Ou un non d'ailleurs et je cesserai immédiatement de te caresser.
— Je... ou... oui !
— Merci !
—... ? Je...
— Oui ? Juste un petit oui ! Ou un non d'ailleurs et je cesserai immédiatement de te caresser.
— Je... ou... oui !
— Merci !
Cette fois, il stoppe notre ronde pour me faire me retourner. Je me demande à quoi nous pouvons ressembler, collé serré dans deux mètres carrés humides. De surcroît, il n'y a pas que le lieu qui le soit. Je sens bien que je dégouline et plus forcément de flotte, puisque le robinet est fermé. Un baiser, c'est par ce geste qu'il débute donc ses grandes manœuvres. Et je dois dire que j'en ai autant envie que lui. Sa langue qui fouille mon palais me fait un effet magique. Plus besoin de me pousser pour que je goute à ses pelles que nous échangeons lascivement, debout, nus comme des vers. Quand enfin ses mains de mon cou filent vers ma taille, je me sens soulevée du sol sans effort. Il bouge et mes paupières closes, je n'en devine le pourquoi, que lorsque mon dos prend contact avec la paroi latérale de la douche. Ses mains qui me gardent en hauteur sont sous mes cuisses et mon buste descend lentement le long de son ventre.
J'ai saisi. Il va me prendre debout, et je sens déjà son sexe qui effleure le mien. Mon seul poids suffit à ce que tout se déroule comme il l'entend. Il me soutient suffisamment pour que tout aille crescendo. Déjà, la tige de chair raide écarte les plis de mes grandes lèvres, puis très délicatement elle s'enfonce dans mon vagin. C'est un éblouissement. Plus rien à voir avec l'intromission digitale nocturne. Mes muqueuses sont écartelées et la queue va de plus en plus profond. Enfin, il commence de lents va-et-vient et je suis totalement prise par cette pénétration langoureuse. Une amplitude qui doit faire peser mon corps qu'il soutient et je suis secouée par une cadence qu'il accélère tout en se démenant tel un beau diable. Il souffle, marquant plusieurs pauses, pour mieux reprendre son combat et mes doigts noués autour de sa nuque, je remue ma croupe, ce qui ne doit faciliter en rien ses mouvements.
Combien peut durer cet acte ? Je n'en sais rien, ne veux pas le savoir. Sans même me reposer au sol, je me sens transportée, toujours son sexe fiché dans ma chatte, à travers le couloir qui mène aux chambres. C'est sur son lit, que continue notre joute érotique. Cette fois, c'est plus moelleux, plus souple aussi et il me pistonne dans de bien meilleures conditions. Christophe sait se contenir et il module ses coups de reins, de façon à ne pas cracher tout de suite son venin. Je suis sur un nuage et m'enfonce dans un délire qui a un parfum de cul prononcé. Mes mots, ceux que je voudrais proférer se limitent à des onomatopées et des rugissements de lionne en rut. Le gouffre dans lequel je me noie est d'une profondeur abyssale. Je ne retiens plus aucun de mes cris, de mes soupirs, ni de mes gémissements et ça doit l'exciter encore davantage.
Mais toute guerre a une issue. Et d'un brusque mouvement de ses hanches, il extirpe de mon ventre la bête qui s'affole. Une longue trainée chaude, blanche et gluante vient quasi instantanément dès sa sortie zébrer ma bedaine. Ma toison brune est inondée par sa semence qui gicle encore par petites saccades. Il souffle avant de reprendre sa respiration. Est-ce à moi qu'il profère ses paroles, ou ne sont-elles en fait que l'ultime reflet de sa pensée en cet instant stratégique ?
— Bon sang ! C'est merveilleusement bon.
—...
— Tu m'as rendu dingue, Mélanie ! Je crois... que je suis amoureux de toi.
—...
—...
— Tu m'as rendu dingue, Mélanie ! Je crois... que je suis amoureux de toi.
—...
Je digère ces phrases avec un certain recul. Il se laisse tomber sur mon flanc gauche et sa paume vient étaler sur ma peau son élixir mâle. Je souris à cette idée qu'il doit y avoir des restes de Elliott dans ce geste simple. Lui aussi avait une identique réaction quand il s'oubliait sur moi. Je ne refuse pas ce qui suit. Il me fait lécher ses doigts remplis de sperme et j'ai ce geste instinctif, mille fois répété par le passé. Je lève mon visage au-dessus du sien, pour partager cette manne dans un baiser de feu. Christophe ne renâcle absolument pas, se laissant faire avec dévotion. Le baiser qui nous réunit porte les traces de nos vies, de nos corps. Il est le prélude à d'autres moments d'une telle intensité ? Je n'en sais fichtrement rien encore, mais je veux y croire.
— xXx —
Deux mois déjà que nous cohabitons Christophe et moi. C'est un renouveau sur le plan sexuel entre lui et moi. Ces années à dormir en cellule le font se libérer sur ce plan-là et comme je suis en manque affectif, je profite de sa belle queue toujours prompte à se dresser. Est-ce que je suis amoureuse de lui ? Je ne le crois pas. Non, il s'agit surtout d'un échange de moments câlins, coquins. Chacun de nous y trouve son compte et tant que ça convient aux deux parties, pourquoi s'en priver. Il est de plus en plus demandeur, je suis tout aussi réceptive. Alors ? Et bien j'avoue que je n'ai pas à me soucier de quoi seront faites mes soirées. Quand je dis « soirées », c'est parfois aussi en pleine journée, ou quasiment tout le temps le week-end que nous nous baladons nus. Les jours où il sort, pour chercher du travail, il ne me manque pas, mais dès qu'il m'approche à son retour, ma fièvre sexuelle est présente.
Ce soir, il a une étrange demande qui sur le coup m'interpelle. Mais à bien y réfléchir, je ne vois pas le mal.
— Mélanie... est-ce que je peux inviter un ami à diner un de ces soirs ? Il a partagé ma cellule durant des jours et des jours, et nous nous sommes liés d'amitié.
— Ah ! Et tu veux donc qu'il vienne diner ici ?
— Si tu es d'accord bien entendu. Il est un peu plus jeune que moi et... sans lui, je crois que j'aurais fait une connerie en taule.
— Ma foi... après tout, tu vis ici et si c'est ton ami. Tu te portes garant de lui ? Il ne va pas me dépouiller ?
— Tu as ma parole. Ce n'est pas un mauvais bougre, il n'a pas eu de chance, c'est tout.
— Et pourquoi se trouvait-il avec toi ?
— Tu sais Mélanie, entre détenus on ne se pose jamais ce genre de question. Une histoire de chèques sans provision ou volés... mais je n'ai jamais trop su.
— Bon ! Tout le monde a droit à une seconde chance...
— Attends avant de me donner ta réponse. Je dois te dire également qu'il n'a pas touché une femme depuis... enfin tu vois ce que je veux dire !
— Ben non ! Qu'est-ce que tu veux me raconter par ce message subliminal ?
— J'ai longuement discuté avec lui et il aimerait... regarder.
— Regarder ? Mais regarder quoi ?
— Ben... toi et moi alors que nous ferions l'amour !
— Tu es sérieux là, Christophe ? Tu imagines vraiment que je vais me laisser faire avec un témoin dans la chambre ?
— Nous ne sommes pas obligés de faire ça dans la chambre... ton salon peut parfaitement faire l'affaire.
— Mais non ! Pas plus là qu'ailleurs, bon sang. C'est une histoire entre toi et moi, c'est notre intimité ! Tu lui as raconté que nous couchions ensemble, je ne le crois pas.
— Je sais ! Je me suis un peu avancé. Mais il ne s'agit pas d'amour, mais seulement de sexe, avec lui qui mate. Où est le mal ?
— Où est le mal ? Comment peux-tu seulement poser une telle question ? C'est de moi qu'il s'agit et je ne suis pas une pute !
— Personne n'a rien dit de tel. Mais je lui dois tellement et lui faire ce petit plaisir me paraissait... jouable.
— Non ! C'est fou que tu puisses simplement évoquer le sujet. Voyons, si nous faisons l'amour, c'est parce que j'en ai envie. Et avec un type qui nous rezieuterait, je n'en serais pas capable.
— Comment peux-tu avancer cela ? Si tu n'essaies pas, tu ne le sauras jamais. Imagine que ça te plaise ! Tu passerais à côté d'un moment fantastique peut-être.
— Pourquoi insistes-tu, Christophe ? Le simple fait que tu lui sois redevable ne m'oblige pas à te dire « oui » et encore moins à me laisser faire par un inconnu.
— Alors je le décommande ?
— Parce qu'en plus tu l'as déjà invité ?
— Normalement, il devrait venir à la maison samedi soir... mais je peux très bien le décommander.
— Tu exagères vraiment. Il doit penser quoi de moi, ton ami ?
— Oh ! Il est heureux de me revoir et moi aussi. Mais j'aurais aimé que la fête soit complète...
— Tu lui as promis quoi, au juste ?
— Rien ! Nous avons juste effleuré le sujet d'une relation entre toi et moi... devant lui, sans définir quoi que ce soit.
— C'est bien ce que je dis ! Il va me prendre pour une salope, pire une pute.
— Mais non ! Et puis... dès la dinette terminée, nous le renverrons chez son frère... c'est chez lui qu'il réside depuis sa sortie, la semaine dernière.
— Pff ! Tu te rends compte de ce que tu me demandes là ? Recevoir un type à qui tu as raconté je ne sais quoi sur moi...
— Oh ! Je n'ai fait que dire combien tu étais une amante experte et combien j'adorais te faire l'amour. Lui n'a donc que supputé qu'il aimerait voir ça !
— Et toi bien sûr, tu n'as pas fait de promesses intempestives, tu en es certain ?
— J'ai peut-être laissé échapper une ou deux petites allusions... mais sans aller plus profondément dans une promesse.
—... ! Le diner et il file, nous sommes d'accord ?
— Tape là, Mélanie ! Nous expédions la mangeaille et il s'en va.
— Promis ?
— Oui, ma chatte ! Mais...
— Mais quoi encore ?
— Ben... ça m'a mis en appétit cette discussion... tu n'as pas envie que...
—... ?
— Ah ! Et tu veux donc qu'il vienne diner ici ?
— Si tu es d'accord bien entendu. Il est un peu plus jeune que moi et... sans lui, je crois que j'aurais fait une connerie en taule.
— Ma foi... après tout, tu vis ici et si c'est ton ami. Tu te portes garant de lui ? Il ne va pas me dépouiller ?
— Tu as ma parole. Ce n'est pas un mauvais bougre, il n'a pas eu de chance, c'est tout.
— Et pourquoi se trouvait-il avec toi ?
— Tu sais Mélanie, entre détenus on ne se pose jamais ce genre de question. Une histoire de chèques sans provision ou volés... mais je n'ai jamais trop su.
— Bon ! Tout le monde a droit à une seconde chance...
— Attends avant de me donner ta réponse. Je dois te dire également qu'il n'a pas touché une femme depuis... enfin tu vois ce que je veux dire !
— Ben non ! Qu'est-ce que tu veux me raconter par ce message subliminal ?
— J'ai longuement discuté avec lui et il aimerait... regarder.
— Regarder ? Mais regarder quoi ?
— Ben... toi et moi alors que nous ferions l'amour !
— Tu es sérieux là, Christophe ? Tu imagines vraiment que je vais me laisser faire avec un témoin dans la chambre ?
— Nous ne sommes pas obligés de faire ça dans la chambre... ton salon peut parfaitement faire l'affaire.
— Mais non ! Pas plus là qu'ailleurs, bon sang. C'est une histoire entre toi et moi, c'est notre intimité ! Tu lui as raconté que nous couchions ensemble, je ne le crois pas.
— Je sais ! Je me suis un peu avancé. Mais il ne s'agit pas d'amour, mais seulement de sexe, avec lui qui mate. Où est le mal ?
— Où est le mal ? Comment peux-tu seulement poser une telle question ? C'est de moi qu'il s'agit et je ne suis pas une pute !
— Personne n'a rien dit de tel. Mais je lui dois tellement et lui faire ce petit plaisir me paraissait... jouable.
— Non ! C'est fou que tu puisses simplement évoquer le sujet. Voyons, si nous faisons l'amour, c'est parce que j'en ai envie. Et avec un type qui nous rezieuterait, je n'en serais pas capable.
— Comment peux-tu avancer cela ? Si tu n'essaies pas, tu ne le sauras jamais. Imagine que ça te plaise ! Tu passerais à côté d'un moment fantastique peut-être.
— Pourquoi insistes-tu, Christophe ? Le simple fait que tu lui sois redevable ne m'oblige pas à te dire « oui » et encore moins à me laisser faire par un inconnu.
— Alors je le décommande ?
— Parce qu'en plus tu l'as déjà invité ?
— Normalement, il devrait venir à la maison samedi soir... mais je peux très bien le décommander.
— Tu exagères vraiment. Il doit penser quoi de moi, ton ami ?
— Oh ! Il est heureux de me revoir et moi aussi. Mais j'aurais aimé que la fête soit complète...
— Tu lui as promis quoi, au juste ?
— Rien ! Nous avons juste effleuré le sujet d'une relation entre toi et moi... devant lui, sans définir quoi que ce soit.
— C'est bien ce que je dis ! Il va me prendre pour une salope, pire une pute.
— Mais non ! Et puis... dès la dinette terminée, nous le renverrons chez son frère... c'est chez lui qu'il réside depuis sa sortie, la semaine dernière.
— Pff ! Tu te rends compte de ce que tu me demandes là ? Recevoir un type à qui tu as raconté je ne sais quoi sur moi...
— Oh ! Je n'ai fait que dire combien tu étais une amante experte et combien j'adorais te faire l'amour. Lui n'a donc que supputé qu'il aimerait voir ça !
— Et toi bien sûr, tu n'as pas fait de promesses intempestives, tu en es certain ?
— J'ai peut-être laissé échapper une ou deux petites allusions... mais sans aller plus profondément dans une promesse.
—... ! Le diner et il file, nous sommes d'accord ?
— Tape là, Mélanie ! Nous expédions la mangeaille et il s'en va.
— Promis ?
— Oui, ma chatte ! Mais...
— Mais quoi encore ?
— Ben... ça m'a mis en appétit cette discussion... tu n'as pas envie que...
—... ?
Il est là qui me prend dans ses bras. Ce salaud sait bien que ça va encore me mettre en transes et il en abuse. C'est là, sur le plan de travail de la cuisine intégrée que nous batifolons une fois de plus. Et... il prend un malin plaisir à me faire languir. Ses caresses sont plus appuyées que d'ordinaire et c'est moi qui au bout du compte l'implore presque de me baiser. Là encore, c'est une de ses tactiques. Elle a déjà fait ses preuves en d'autres circonstances et il revient à la charge.
— Je te fais l'amour là, tout de suite, mais en échange tu laisses voir à Régis un peu de toi... un bout de sein, un morceau de tes cuisses, voire même par jeu, ta culotte !
— Tu es fou... c'est un peu pourri comme torture... salaud de mec...
— Tu es fou... c'est un peu pourri comme torture... salaud de mec...
Et il me bascule le corps, mes talons montés sur ses épaules, alors qu'assise près de l'évier, il m'arrache ma culotte et se fraye un passage de la langue entre mes lèvres humidifiées au possible. Je ne trouve déjà plus les mots pour repousser l'ignoble désir qu'il se complait à me resservir. Quand il s'enfonce en moi, il parvient à m'arracher un consentement du bout des lippes. Je suis ensuite occupée par de telles sensations que je ne sais plus trop ce que je psalmodie. Et il me lime avec une vigueur que les images qu'il s'est mises en tête sont surement le déclencheur de son rut insensé. Je perds toutes notions de bienséance, tout amour propre également, et je dois couiner tel un animal qu'on met à mort. Mon ventre est un volcan d'où s'échappent des torrents de lave en fusion.
Ai-je vraiment dit oui à son incroyable attente ? Je ne m'en souviens que vaguement. Il est vrai que nous avons discuté... enfin, il s'agissait plus d'un monologue que d'un dialogue. Est-ce que j'ai lâché du lest ? Il me sourit et se montre d'une extrême gentillesse. Trop poli pour être honnête, cette phrase me remonte dans le crâne, lancinante, obsédante. Il est trop tard pour reculer ou refouler des mots qui m'ont échappé. Et je suis abasourdie, comme assommée par cette furieuse lutte qui vient de nous unir dans un coït des plus formidables. Je n'ai pas d'équivalent en la matière lors de mes amours avec mon regretté mari. Bien entendu que Elliott me faisait jouir, mais à en perdre la raison, jamais. Et je suis accroc au sexe avec cet amant talentueux. Inexplicablement, je me demande si je dois faire ce qu'il réclame ou si je dois l'envoyer paitre.
Mais... renoncer à nos petites récréations serait aussi me priver d'une source de plaisir sans limites. Un dilemme que je ne parviens pas à résoudre. Et le reste de la semaine nous amène fatalement à ce fameux samedi soir où son invité doit venir. Le rendez-vous est prévu pour vingt heures et je le laisse se débrouiller avec la tambouille. Après tout qui invite cuisine, mais il le fait très bien. Il est donc aux fourneaux quand la sonnette de l'entrée retentit.
— Mélanie... tu veux bien aller ouvrir, ce doit être mon ami Régis... je ne peux pas abandonner ma sauce sous peine de la rater.
— Ah...
— Ah...
Et voilà ! La corvée d'aller au-devant de ce type m'incombe. Il est là, invisible au premier coup d'œil caché derrière un bouquet de roses conséquent.
— Bonsoir ! Vous devez être Mélanie, je me trompe ?
— Non, entrez... Christophe est à la cuisine... il est en pleine préparation de notre diner.
— Merci. Voici pour vous... mais elles sont bien pâles face à vous !
—... ?
— Non, entrez... Christophe est à la cuisine... il est en pleine préparation de notre diner.
— Merci. Voici pour vous... mais elles sont bien pâles face à vous !
—... ?
Pas de répartie, mais mon visage s'empourpre à coup sûr et je m'efface pour lui laisser le passage.
— La cuisine est sur votre droite, vous pouvez rejoindre votre ami.
— Merci...
— Merci...
Il avance donc vers l'endroit où son pote est affairé. Et les retrouvailles sont plutôt chaleureuses.
— Waouh... Christophe ! Tu vis dans un chouette endroit et sans mentir ton amie... Mélanie est charmante.
Et je ne peux qu'ouïr ce qui se dit entre eux. Même si les chuchotements sont de mise pour que je ne perçoive pas tout de leur discours. Il faudrait que je sois sourde et aveugle pour ne pas saisir qu'ils parlent de moi. L'oncle de mon mari doit informer ce Régis de mon refus, ou de ma réticence à lui offrir le spectacle qu'il espérait. Quand je pointe mon museau dans leur entourage, le silence se fait, et deux paires de mirettes se braquent immanquablement sur moi. Déshabillée par ces quinquets fuyants, je me sens... jaugée, jugée également. Un vase pour les fleurs, un tirebouchon, pour le vin blanc prévu pour l'apéro, trois verres servis et ils changent de sujet. Le repas concocté de main de maitre est une bénédiction. La bouteille ne résiste guère à nos gorges sèches. Lentement, l'alcool me rend euphorique. Je soupçonne Christophe d'avoir préparé son coup plus minutieusement que je l'imagine.
Notre dinette à trois terminée, je suis légèrement grise. Christophe a dans les yeux une sorte de demande muette. Quant à son ami, lui aussi me chouffe d'une manière bizarre. Mais est-ce vraiment le cas ? N'est-ce pas ma trop grande absorption d'alcool qui me fait voir ce qui n'existe pas ? Je ne sais plus trop et alors que mon amant débarrasse la table, que je range la vaisselle dans la machine à laver, il vient me prendre dans ses bras.
— Minette ! Tu ne veux pas que nous le gardions un peu... juste un peu ?
—... Tu exagères toi ! Je te vois venir avec tes gros sabots.
— Le plaisir, ma belle, ça peut aussi se partager. Il suffit d'oser et de le vouloir. Mais loin de moi l'idée de t'imposer mon copain, Régis. En revanche, j'ai bougrement envie de toi.
— Pff ! Tu as toujours envie, ce n'est pas nouveau !
— Pas toi peut-être ? Et puis... il se fera discret restera dans son coin.
— Tu parles ! Je vais forcément te croire sur ce coup-là !
— Ben... c'est vrai... sauf si tu l'invites !
— Que je l'invite ? Tu imagines ce que tu me racontes là ?
— Dis-moi que tu n'y as pas pensé ? Depuis qu'il est entré dans la maison il te bouffe des quinquets et je sais que tu t'en es aperçue.
— J'ai peur ! Tu peux piger cela ? Ça me fiche une trouille sans nom !
— Il ne demande qu'à nous voir... est-ce si compliqué ? Tu es comme moi, tu désires faire l'amour, n'est-ce pas ?
— Qu'est-ce que tu en sais toi, déjà, hein ?
— On parie ? Je te caresse et je saurai...
— Mais...
—... Tu exagères toi ! Je te vois venir avec tes gros sabots.
— Le plaisir, ma belle, ça peut aussi se partager. Il suffit d'oser et de le vouloir. Mais loin de moi l'idée de t'imposer mon copain, Régis. En revanche, j'ai bougrement envie de toi.
— Pff ! Tu as toujours envie, ce n'est pas nouveau !
— Pas toi peut-être ? Et puis... il se fera discret restera dans son coin.
— Tu parles ! Je vais forcément te croire sur ce coup-là !
— Ben... c'est vrai... sauf si tu l'invites !
— Que je l'invite ? Tu imagines ce que tu me racontes là ?
— Dis-moi que tu n'y as pas pensé ? Depuis qu'il est entré dans la maison il te bouffe des quinquets et je sais que tu t'en es aperçue.
— J'ai peur ! Tu peux piger cela ? Ça me fiche une trouille sans nom !
— Il ne demande qu'à nous voir... est-ce si compliqué ? Tu es comme moi, tu désires faire l'amour, n'est-ce pas ?
— Qu'est-ce que tu en sais toi, déjà, hein ?
— On parie ? Je te caresse et je saurai...
— Mais...
Il me met la main aux fesses, m'enlace plus tendrement et je cède à son caprice. La patte soulève délicatement le tissu et s'infiltre entre peau et coton de ma culotte. Bien sûr qu'il a raison. Je suinte de désir, inutile de le nier. Un doigt se loge dans la raie de mon cul et file vers le bas. Un claquement de langue de Christophe et je suis renseignée. Le visiteur navigue dans la marée montante de ma chatte en chaleur. Le coup de grâce m'est asséné par un baiser voluptueux qui clôt le débat. Un second renforce son sentiment de victoire et je fonds de plus belle. Les chatouillis le long de mes gambettes, provoqués par la dégringolade du triangle qui me couvre le derrière, signent ma reddition sans appel. Christophe me tient la main et me susurre encore deux ou trois mots gentils, avant de me tirer vers le salon.
Au moment de quitter la cuisine, je me retourne pour éteindre la lumière de la pièce et... la tache rouge sang de ma culotte sur le carrelage devant l'évier me fait frissonner. Je viens de faire ce pas de trop qui me conduit vers l'inconnu. Au salon, assis sagement sur un fauteuil, l'invité de mon amant ne bronche pas à notre retour. Christophe s'assoit sur la place de gauche du canapé et je suis moi, collée à lui sur celle centrale, notre divan en comportant trois et une méridienne. Un nouveau baiser nous unit alors que la chaine hi-fi mise en route par Christophe avec la télécommande distille du piano. Une musique douce égrène ses notes mielleuses et sa bouche vient fourrager sur mon visage, mordiller le lobe de l'oreille qu'elle peut atteindre. Et il me murmure des mots qui coulent en moi.
— Ma chérie... tu peux relever tes jambes et les mettre sur le coussin qui est libre !
— Mmm !
— Mmm !
Ma voix enrouée ne trouve pas de bonne réponse. J'ai honte de ce qu'il me fait faire et d'un autre côté tout mon corps s'embrase à l'idée que le loustic depuis sa tour de guet ne perd pas une miette de ce qui se déroule là, sous ses yeux. Mais il ne fait aucun doute que mes gambettes remontent sur le sofa et que je les replie en tirant sur ma jupe instinctivement. Rempart dérisoire évidemment qui bien vite reçoit la main de mon amant et tous les pores de ma peau se hérissent en sentant qu'elle se faufile entre mes cuisses, les écartant pour se frayer un chemin. Bien sûr que l'autre ne quitte pas des mirettes l'action qui se déroule devant lui, spectacle sans doute uniquement destiné à le faire bander lui également. Et je me trouve ridicule de mouiller comme une cochonne sous les va-et-vient terriblement excitants qui agitent l'index ou le majeur qui me frôle.
Je rentre ma tête dans mes épaules, paupières fermées pour essayer de faire abstraction de la présence de l'intrus. Mais je sais que c'est fini, que je vais aller au bout des attentes de Christophe qui vient de relever ma robe, mettant ainsi en évidence mon bas ventre. Le morceau de piano rythme ma défaite. J'enfouis le plus possible ma bouille contre la poitrine de celui qui me caresse, sans une seule seconde cesser de songer que l'hôte suit l'évolution des choses, confortablement installé dans son siège. Suis-je plus pute en cet instant que ce matin ? Qu'hier ou que demain ? Tout me tourne dans le cerveau, ce dernier embrumé par les vapeurs d'alcool ? Bonne excuse que se retrancher derrière cette facilité. J'ai bu donc je m'auto amnistie ? Et pendant ce temps, le lutin qui me chavire est sur le point de franchir le pas qui va lui permettre d'être non plus sur moi, mais bien en moi !
Christophe me parle, mais je ne capte pas tout de ces paroles. Je suis presque trop bien obnubilée par l'intrusion agaçante des phalanges qui vont et viennent entre mes grandes lèvres. Elles sont si bonnes qu'elles font monter de quelques degrés ma température. J'entends un bruit dans notre entourage, mais je me refuse à savoir pourquoi l'autre remue. Sous ma nuque, la barre raide qui se renforce, je me doute qu'il s'agit du sexe de Christophe qui réagit à la situation. Mon ventre émet lui également des sons étranges, le doigt qui me lime me fait abondamment mouiller. Je frissonne lorsque je sens que sur chacun de mes genoux qu'une pression est exercée, pour ouvrir plus le compas dans lequel le doigté de mon amant est de plus en plus poussé.
J'ai beau me dire qu'un homme n'a que deux mains et que puisqu'il me pénètre avec l'une d'elle, celles qui maintiennent mes cuisses largement ouvertes ne peuvent pas être à Christophe. Impossible de croire qu'il s'agit du visiteur ! Comment puis-je laisser faire cela ? De plus, le doigt qui me branle quitte mon vagin et il est immédiatement remplacé par un visage. Je devrais serrer les genoux, repousser la trogne qui souffle un air chaud sur mon intimité, je n'ai absolument aucun geste de cet ordre-là. Et naturellement, l'action se poursuit sans intervention pour la stopper de ma part. Une langue inconnue remplace la mini bite qui me pénétrait la seconde précédente. Cette fois, je manque d'air. Et la baveuse s'active à l'orée de ma chatte, cueillant surement le fruit du pseudo coït digital interrompu.
Christophe m'embrasse, se pousse légèrement sur l'accoudoir du canapé et sans que je sache comment, c'est son bâton tendu qui désormais flirte avec mes lippes. Léchée divinement, je me hasarde à sucer ce mandrin qui n'attend visiblement que cela. Et les choses vont dans le sens d'un trio qui s'annonce hard au possible. Je n'ai plus le réflexe de faire cesser ce ballet, qui plus que l'alcool bu, m'enivre. Je deviens cette furie qui veut du cul, de la bite. Et les pattes qui retiennent béante ma fente n'ont plus à faire levier pour que je garde écartées mes cannes. C'est moi désormais qui rythme les caresses, autant de ma bouche que de celles qui insistent sur mon sexe. Je suis totalement vaincue et je ne cherche plus qu'un plaisir qui ne peut que m'emporter vers des cimes jamais atteintes. Ma seule idée sur le moment... ? C'est que je suis une pute, mais que finalement, j'aime ça !
Je me prends au jeu et... je deviens celle qu'il veut. Partagée, aimée, je suis ballottée dans tous les sens et le plaisir que j'en retire est fabuleux. Combien de temps dureront ces amours étranges ? Je ne veux pas le savoir, prenant le bon temps que la vie m'offre. Notre histoire à cet oncle perdu n'a rien d'une histoire d'amour. Non ! Ce n'est qu'un besoin de sexe, de cul pour être plus crue. Et je me doute bien qu'un jour, lassée, je chasserai ce gaillard qui pour l'heure me fait jouir. J'imagine aussi que cette première fois avec un autre n'est qu'un début. J'ai besoin de cela pour me remettre de la disparition de mon mari. Mais je ne suis pas totalement dupe. Demain, dans un jour ou dans un mois je dirai stop et ce sera la fin de notre collaboration sexuelle.
Je jouis de toutes les manières possibles, revendiquant le droit d'être une femelle plus qu'une femme. Je marche dans les combines de Christophe, mais de nous deux, n'est-ce pas moi qui décide ? Lui, n'est-il pas seulement l'exutoire de tous ces fantasmes qui règnent en maitres dans ma tête ? Et si les partenaires qu'il déniche, Dieux sait où, me conviennent, je prends la mesure du bénéfice que ça m'apporte. Une parenthèse agréable qui met un terme à un jeûne prolongé, au marasme provoqué par l'accident de Elliott. Mon amant et moi ne sommes pas de la même famille et je n'ai pas le sentiment de transgresser une quelconque loi. Mais... viendra le temps de tout abandonner pour retrouver un autre équilibre. Celui des amours à venir, plus stables, moins... partagées...
Et je reviendrai à ce moment-là, pour vous les raconter... peut-être, qui sait ?
Fin !
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Commentaires ()
Elle a bien de la chance
Bises
Jeanne
Bon, l'essentiel est qu'elle semble y avoir trouvé du plaisir; même dans l'avilissement.