Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La naïade — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La naïade
Chapitre 6
Moana
Louise est maintenant ici depuis huit lunes, sa peau a progressivement pris la couleur locale, nous vivons toutes les trois dans le fare que nous avons construit il y a six lunes, elle a appris à parler notre langue, nous y avons ajouté des mots de sa langue, nous nous comprenons parfaitement. Kahaia a mis au monde une petite fille, Teina, elle reste dans le fare de maman, elles font l'amour ensemble, elles sont très heureuses. Il y a eu quatre naissances, les autres sont trois garçons.
Mais à la fin de la saison des pluies, nous voyons arriver un va'a avec trois hommes à bord, ils viennent préparer la prochaine nuit des femmes qui aura lieu dans deux lunes, Louise semble un peu apeurée, c'est la première fois qu'elle voit des hommes débarquer sur notre île.
–Ne t'en fais pas Louise, ils viennent pour préparer la nuit des femmes avec maman, Nu'utea et Terava, les plus anciennes de l'île.
–Et c'est quoi, la nuit des femmes ?
–Des hommes des îles voisines de trente à trente-cinq printemps viennent passer douze jours sur notre île pour féconder les femmes qui le désirent.
–Simplement celles qui le désirent ?
–Exactement, moi, cette année, je ne veux pas, je suis trop bien avec toi.
–Donc, je ne serai pas obligée de me faire féconder si je ne le veux pas ?
–Pas du tout, je l'ai fait la dernière nuit, ça n'a pas réussi, je n'ai pas eu d'enfant comme Kahaia.
–Elle est heureuse d'avoir eu cette fille, mais que vont devenir les trois garçons, il n'y a pas de garçons sur cette île ?
–Non, quand ils auront passé deux printemps ici, ils retournent avec les hommes après la nuit des femmes.
–C'est dur, les mamans doivent être tristes.
–Oui, il y en a qui partent en même temps avec les hommes. Dans les autres îles, les hommes et les femmes vivent ensemble, il n'y a qu'ici qu'il n'y a que des femmes.
–Depuis longtemps ?
–La légende dit que se sont quatre femmes qui ne voulaient pas obéir aux hommes, elles ont été envoyées sur cette île comme punition, mais elles s'y sont plu et n'ont pas voulu retourner dans leur ancienne île.
–Et comment elles ont pu s'agrandir.
–Justement, en organisant la nuit des femmes avec les îles alentour.
–Et n'importe qui peut venir s'installer ici ?
–N'importe qui à condition que ce soit une femme, et qu'elle vienne pendant une nuit des femmes. Si une femme veut venir vivre avec nous, nous ne pouvons pas l'en empêcher, en général, ça se passe très bien, celles qui viennent sont jeunes et s'adaptent très vite.
–Et belles ?
–En général, mais je dois t'avouer qu'avant que tu n'arrives, je ne regardais pas les filles comme maintenant.
–Et ça ne te gêne pas qu'il n'y ai que des femmes ici ?
–Pas du tout, je suis très heureuse ici, surtout depuis que tu es apparue dans ma vie.
Elle se jette sur moi pour m'embrasser, je la caresse sur toutes les parties de son corps que je peux atteindre, elle fait de même.
–Je t'aime Raiana, je t'aime tant.
–Moi aussi de t'aime Louise, c'est un sentiment nouveau pour moi, mais je sais que je ne peux pas vivre sans toi.
–Et Vaehana ?
–Je l'aime aussi, mais c'est tout de même moins fort qu'avec toi, c'est mon amie, mais j'aime la faire jouir et qu'elle me fasse jouir.
–Comme pour moi, je l'aime, mais pas comme toi.
–Donc, tu ne veux pas te faire féconder ?
–Non, je déteste les hommes, je ne veux pas qu'un homme me touche, je ne me sens bien qu'avec les femmes, mais la religion nous empêche de vivre la vie qu'on désire.
–Tu m'expliqueras ?
–Bien sûr mon amour.
Nous allons à la rencontre des hommes, ils sont étonnés de voir Louise, ils ne la connaissent pas, la couleur de sa peau est devenue pratiquement identique à la nôtre, mais ses cheveux et ses yeux montrent qu'elle ne vient pas de cette île. Je leur explique d'où elle vient, ils sont stupéfaits, mais semblent heureux qu'elle s'en soit sorti. Je remarque que leur regard est souvent porté sur nos pubis lisses, ils n'ont pas l'habitude de voir des sexes sans poils. Je les amène chez Nu'utea, Louise va chercher maman et Raihere va chercher Terava. Une fois qu'elles sont réunies avec les trois hommes, nous les laissons. Les hommes repartent assez vite, ils ne sont venus que pour déterminer le jour exact de leur arrivée, maintenant, les anciennes vont demander à toutes les femmes si elles veulent se faire féconder. Evidemment, je refuse comme Louise et Raihere, elle ne veut pas faire d'enfant, elle a trop vu souffrir les femmes au moment de la naissance, moi, ce n'est pas pareil, maintenant, je veux tout le temps rester avec Louise, avec un enfant, ce ne serait pas possible. En fin de journée, les anciennes ont les noms de toutes les femmes qui veulent de faire féconder, il y en a six, à peu près comme d'habitude. Nu'utea ira le dire aux hommes la prochaine fois qu'elle ira sur leur île pour vendre les perles que nous avons trouvées et ramener les outils et les ustensiles dont nous avons besoin. Le soir, après avoir mangé, nous sommes toutes les trois enlacées à nous caresser tendrement, mais je veux savoir.
–Tu peux nous dire pourquoi tu étais sur un gros bateau quand la tempête vous a surpris ?
–Parce que je suis protestante et aussi une gousse, et dans mon pays, les catholiques et les protestants se font la guerre, il y a eu un massacre des protestants chez nous, mon père, ma mère et un de mes frères se sont fait tuer. Il fallait fuir, alors, avec l'aide de mon autre frère et un ami, je me suis embarquée sur un bateau en partance pour les Indes, nous étions cinq, trois hommes et deux femmes nous avions grassement payé le capitaine. Mais c'était un homme dur et violent, il a fait pendre deux marins qui lui avaient désobéi, les autres marins se sont révoltés et ont tué tous ceux qui commandaient. Seulement, personne ne savait naviguer comme eux, le bateau allait n'importe où, les marins se disputaient, ils en sont venus à se battre entre eux. Nous nous sommes perdus et la tempête nous a fait chavirer, je crois que je suis la seule à ne pas être morte dans le naufrage.
–C'est exact, mais c'est quoi les catholiques et les protestants ?
–Ce sont deux religions qui s'affrontent, je ne sais pas pourquoi, mais ils se battent depuis longtemps, je viens d'une ville qui s'appelle Paris, nous sommes tous protestants dans ma famille, c'est pour ça que je suis allé au Havre pour prendre le premier bateau qui partait, heureusement que mes parents étaient riches.
–C'est quoi une ville ?
–C'est là que se regroupent les gens dans des grands fares, il y en a beaucoup, Paris est la plus grande de mon pays.
–Et il était grand ton bateau ?
–Oui, au moins long comme dix va'as et beaucoup plus large qu'une va'a, nous étions nombreux dedans.
–Et tu viens d'où ?
–D'un pays qui s'appelle la France, nous avons un roi nommé par Dieu qui le dirige, c'est un roi de droit divin.
–Et il s'appelle comment ton roi ?
–Charles, neuvième du nom, il est catholique, il ne protège pas les protestants.
–Ici, tu ne crains rien, nous avons tous les mêmes Dieux, mais c'est quoi une gousse ?
–Une femme qui n'aime que les femmes et qui ne veut pas que les hommes la touche, tu es devenue une gousse en vivant avec Vaehana et moi, ça te gêne ?
–Pas du tout, au contraire, j'adore, je n'ai pas du tout aimé quand l'homme a voulu me féconder à la dernière nuit des femmes, ce sera la dernière fois qu'un homme me touche. Mais tu ne peux pas pratiquer ta religion ici ?
–Non, et je m'en fous, de toute manière, je n'ai plus besoin de Dieux, je t'ai toi.
Je me jette sur elle, nos bouches se soudent, je partage ce baiser avec une grande joie, je sais que je finirai ma vie avec cette merveilleuse femme, je l'aime, elle m'aime, j'aime Vaehana, qui m'aime, Vaehana aime Louise qui l'aime, nous ne pouvons être plus heureuses.
Maintenant, Louise est devenue une très bonne plongeuse, elle ramasse beaucoup d'huitres, et attrape beaucoup de poissons, elle nage aussi bien voire mieux que nous, ça lui plait, une vraie naïade, elle s'est fondu dans notre culture. Elle est d'une grande souplesse, elle reste plus longtemps que moi sous l'eau, elle est devenue une vraie vahiné, comme moi, elle monte même mieux que moi sur un cocotier. Raihere a fait voir à ses copines comment on faisait jouir, elles se sont toutes fait enlever les poils, c'est plus agréable pour faire l'amour comme dit Louise. Pratiquement toutes les femmes de l'île n'ont plus de poils sur le pubis, seules les plus vielles ne veulent pas essayer de faire l'amour, c'est contraire à leur culture. Personnellement, je trouve qu'un pubis lisse et doux c'est beaucoup plus joli, il n'y a plus cette énorme masse de poils noirs en bas du ventre, mais je dois dire que mon regard a changé sur les femmes.
Avant, elles étaient des compagnes de pêche ou de travail, elles étaient mes amies ou des voisines, maintenant, elle peuvent apporter du plaisir, c'est différent. Avant, je ne voyais que des corps exposés au soleil, certes, j'appréciais la beauté du corps, mais sans plus. Maintenant, je détaille la forme d'un sein, je les aime bien ronds et souples, je m'imagine faire glisser ma main dessus. Mais ce qui m'émeut le plus, ce sont les fesses, j'adore les caresser, je les aime elles aussi rondes et bien fermes, comme celles de Louise et Vaehana ou Kahaia et Raihere. Mon regard est aussi attiré par un visage, une silhouette, maintenant, je regarde les femmes avec le regard d'une gousse, le regard d'une femme qui aime les femmes. Je trouve qu'il y en a de plus attirantes que d'autres et certaines déclenchent en moi une drôle de sensation, mon ventre se noue, mon cœur bat plus vite. Il m'est même arrivé de sentir mon sexe s'humidifier en regardant les seins ou les fesses de certaines femmes, mais rien à voir avec ce que j'éprouve quand je vois Louise ma chérie, mon amour.
C'est le premier jour de la nuit des femmes, neuf hommes descendent des va'as, ils sont tous plus beaux les uns que les autres, je vois deux filles qui se précipitent sur le même, il est obligé d'en choisir une, il regarde leur pubis et choisi celle qui en a un plus bombé, l'autre parait dépitée, mais elle se rabat tout de suite sur un autre homme. A ma grande surprise, une femme très jeune débarque avec les hommes, elle vient vers nous, elle est très belle, je sens une vibration dans mon ventre, Louise me regarde en la voyant venir sur nous.
–Tu vois mon amour, cette fille me plait beaucoup, mais ce n'est pas pour ça que je t'aime moins.
–Tu irais jusqu'à faire l'amour avec elle ?
–Oui, mais pas sans toi, elle te plait ?
–Oui, elle me plait beaucoup.
La fille arrive, elle s'arrête devant nous, elle regarde intensément Vaehana, mais s'adresse à Louise.
–J'ai discuté un peu avec Nu'utea quand elle est venu vendre ses perles à mon père et dire combien il fallait d'hommes pour la nuit des femmes, son sexe lisse m'a beaucoup étonné et bien plu. Elle m'a dit que c'était toi qui lui enlevais les poils, elle m'a aussi dit ce que vous faisiez entre vous, mais elle n'a pas voulu me le faire parce que j'avais des poils sur le sexe, je voudrais voir si ça me plait ce que vous faites.
–Nu'utea est bien bavarde, mais tu as bien fait de venir nous voir, tu t'appelles comment et tu as quel âge ?
–Moana et j'ai vingt printemps et quatre lunes.
–Je peux toucher ton corps Moana ?
–Oui, bien sûr.
Louise tend les bras, ses mains se posent sur les seins de Moana, elle trésaille. Louise lui caresse lentement, elle ferme les yeux, à priori, ça lui plait beaucoup. Les mains de Louise descendent sur son ventre, passent sur son dos pour arriver sur ses fesses, en la plaquant contre son corps, je vois que Moana apprécie de plus en plus, sa respiration s'accélère, Louise la libère.
–Ça t'a plu ce que je viens de te faire ?
–Oui, beaucoup, c'est nouveau pour moi, j'aimerais bien que tu recommences.
–Plus tard, suis moi.
Nous allons au fare, Vaehana vient avec nous, elle semble très intéressée par cette très belle Moana. Elle est très jolie, a de très beaux seins, des fesses rondes, une peau douce d'après Louise et elle semble avoir beaucoup aimé ce qu'elle lui a fait. Arrivées au fare, je la fais allonger sur notre natte, je me penche sur elle avec Vaehana pendant que Louise fait fondre la cire pour lui enlever les poils du pubis. Je pose mes lèvres sur ses seins, ma langue titille ses tétons, elle tressaille de nouveau. Vaehana la regarde elle semble subjuguée par cette fille, elle avance sa bouche lentement vers celle de Moana, celle-ci semble l'attendre. Leurs bouches se collent, Moana semble surprise mais je vois que son corps se détend, elle accepte ce baiser, j'imagine la langue de Vaehana titiller celle de Moana qui l'accepte et d'après ce que je vois en redemande. Moana enlace Vaehana et la serre contre son corps, je comprends qu'il se passe quelque chose de spécial, je m'écarte pour laisser Vaehana s'allonger sur elle. Les mains de Moana glissent sur la peau de Vaehana, je vois qu'elles s'attardent un peu sur ses fesses, nous sommes toutes pareil, nous adorons faire glisser nos mains sur ces globes de chair souples et fermes. Louise arrive avec les ciseaux, elle s'agenouille à côté des filles.
–Il va falloir me laisser la place Vaehana, je te la rend tout de suite après.
Vaehana se lève, son regard sur Moana est d'une grande tendresse comme celui que lui porte Moana, je crois que ces deux filles vont devenir inséparables, quelque chose se passe entre elles. Louise coupe les poils à une certaine longueur, elle applique la cire, elle demande à Vaehana de venir de l'autre côté de Moana. A chaque fois qu'elle enlève une touffe de poils de Moana, Vaehana se penche et embrasse la partie lisse en donnant un coup de langue, Moana sourit, elle semble heureuse de ce qui lui arrive. Une fois la peau de son pubis lisse, Vaehana se glisse entre ses jambes qu'elle écarte et plonge sa tête sur son sexe. Moana sursaute, mais ne se dérobe pas, je vois que son ventre commence très vite à onduler sous les effets de la langue de Vaehana.
–Oh oui, c'est doux, j'aime ce que tu me fais, j'aime beaucoup.
Vaehana continue, on voit qu'elle adore ce qu'elle fait, ses mains se glissent sous les fesses de Moana pour la plaquer encore plus contre sa bouche. Au bout d'un petit moment, Moana jouit en poussant un grand cri de joie, le corps tendu sous l'effet du plaisir ressenti. Lentement ses fesses redescendent sur la natte, Vaehana se glisse sur son corps pour venir poser ses lèvres sur celles de Moana qui répond passionnément à son baiser en lui caressant les fesses.
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Belle histoire