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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Fucking Queen — Chapitre 3 · Les aventures médiévales de la Fucking Queen

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Fucking Queen

Chapitre 3 · Les aventures médiévales de la Fucking Queen

Dans ce chapitre la Fucking Queen part à l'aventure et affronte deux beaux coquins.
Cela commence comme bien souvent par un message sortant du lot de mièvreries ou de salacités avec lesquelles la horde décérébrée pollue sa boîte aux lettre.
Voyez plutôt...
"Sapio connexion, ou, une bulle hors du temps"
Je relis trois fois le message... Quatre fois... Encore ?
Marraine la bonne fée (on me l'a déjà faite celle-là mais j'ai un très fort penchant pour la faerie, je peux me cambrer un peu plus si vous voulez!)
Esprit? (Oui, je suis là ! )
Indomptable, tentatrice (ça glisse dans le sens du poil)!
Sapio (le mot nouveau découvert en même temps que le libertinage et qui se fourre si bien dans le concept)!
Enlumineur, calligraphe (damned dick on tient le bon bout ! Un gros morceau là, je le sens bien !)
Bodypainting (ok, j'arrête de relire, je ferme les yeux et je fonce: la Queen n'aime pas les gueux, mais les artistes, ça lui parle, ça la touche au plus profond, ça appuie sur les cordes sensibles, et là on n'a pas affaire à un bouffon, ce sont les tripes, le cœur et le cortex réunis qui parlent !)
Lutin! Ha ! Non, celui-ci je l'ai rêvé, je rerererelis:
Luthier médiéval! Ha! ouaiaiais! quand-même, fucking charming !)
C'est qui ce beau gosse qui aligne autant de mots clés secrets à la queue leu leu? Si c'était possible je dirais qu'il y a triche. De deux choses l'une: soit il lit dans mes pensées, soit nous sommes faits pour un alliage des plus explosifs, et dans les deux cas, même s'il n'est pas blonde avec des gros nénés, il m'intéresse ! Il commence direct à m'enluminer la cervelle, alors je n'hésite pas vraiment lorsqu'il me propose de me joindre à cette petite sauterie. Et à moins de vingt bornes de chez moi, svp, quand tu vis dans le désert, ça relève de l'exploit!
Ouf, merci la distance! Je n'ai qu'une demie heure de retard lorsque je me pointe dans mes petits talons, mon jupon à froufrou raccommodé version un peu punk à coup de broches (punk un jour punk toujours, mais trop la classe en fait ces deux petites reines abeilles qui se font face sur ma brioche, n'est ce pas Marie Antoinette ? Ceci est une private joke, ne m'en tenez pas rigueur je vous prie, amis lecteurs), et mon super nouveau bustier que je peux bien enfiler seule, mais que pour m'en sortir ensuite il me faut un galant charitable.
Ha ben tiens, là, bingo! J'en ai pas un mais deux : les autres gentes dames ont décommandé, ce soir c'est marraine la fée la Reine qui régale (comment ça pour changer?! The Fucking Queen, remember? Oh, yeah, it's true, I'm the Queen, of course). Bref ça va être ma fête, Oh my God, my fucking godness !
La discussion est foisonnante, fructueuse, une petite démonstration de duduk égaye les convives, la bouteille de vin s'épuise et les mises en bouche faussement médiévales faites juste pour le plaisir d'écrire le mot gratte-cul sur le menu sont avalées, quand soudain résonne l'hallali ! Où plutôt, les compliments, qui fusent de la bouche des deux compères qui aimeraient bien voir ce qui se cache sous les jupons de la reine : des bas??? Question cruciale à élucider!
Complaisamment tentatrice (s'ils croient qu'ils m'impressionnent ces marauds de ménestrels, hé bien en fait ils ne se fourrent pas du tout le doigt dans l'œil. Mais c'est pas le moment de se démonter, il ne sera pas dit que la Queen recule devant le nombre), je pose un pied sur une chaise et remonte les froufrous.
Le volet roulant se baisse, une lumière chaude et tamisée enlumine la pièce.
Comme deux coupe jarrets ils encerclent la reine, trouvent les mots qui chauffent et point n'effraient et se frayent un chemin vers son intimité. Le plus costaud se tient derrière elle, visite sa poitrine et l'aide à garder l'équilibre sur ses talons quand le lutin disparaît tout entier sous le jupon, pour offrir un festival de sensations à coups de langue bien sentis dans la fente ruisselante.
Lorsqu'il ressort de sa cachette la reine à déjà empoigné le membre viril du luthier dans son dos. Puis de chaque main elle serre les deux tiges parfaitement fermes et larges des coquins (Quelle largesse! Ces Messieurs sont grands seigneurs !), et le lutin agile et entreprenant joue les sourciers sur le G point. Et le charme agit, le point G se confond avec celui du non retour; les vannes sont ouvertes. Pataugeant dans la cyprine, le luthier suggère un repli stratégique vers une alcôve.
La reine est alors mise à nue, le bustier est dégrafé, le jupon mis à bas, les pieds déchaussés, à l'exception des bas nylon jugés apparemment compatibles avec la scène de débauche et de luxure qui va se jouer ensuite.
À la lueur vacillante des bougies les corps s'enchevêtrent dans la plus délicate lubricité puissamment distillée dans un raffinement de perversion exquis et sauvage. La reine est doublement honorée jusqu'à l'épuisement. Exultation à l'unisson et les amants vont ripailler: le canard n'a pas brûlé, le feu avait été judicieusement éteint par le luthier fripon.
La reine s'endort ensuite blottie dans les bras de l'habile lutin tactile, tandis que le luthier se retire dans ses appartements : il se lèvera aux aurores (ou un peu plus,certes, certes) pour aller à la chasse, mais cela est une autre histoire...
Et j'arrête le récit de ces frasques scabreuses ici, pour vous en offrir la version poétique. l'enlumineur est la martre, dont les poils forment le pinceau, le chevreuil est le luthier chasseur. quant à la blanche biche, elle figure la pureté de votre Fucking Queen !
"la martre, le chevreuil et la blanche biche"
L'un est la fougue, l'autre la passion et moi je suis les deux.
L'un est la poudre aux yeux, l'autre la poudre à feu, et moi je suis entre les deux.
L'un est la martre, à la douce fourrure.
L'autre, le chevreuil, me fourre à m'en craquer les jointures, et moi je suis blanche biche.
L'un tire la corde, l'autre tend la branche et moi je bande les deux.
Chasseresse, je touche les deux.
À leur tour prédateurs, je deviens proie: leurs traits percent blanche biche de part en part.
L'un me cuisine, l'autre me bouffe, et moi j'offre la mise en bouche.
L'un m'illumine de ses fleurs obscures, l'autre me souille de plaisir pur, et moi, je veux les deux.
L'un me maraude, l'autre me taraude, moi,ribaude finaude, je galvaude les deux.
L'un me pelote, l'autre me mignotte, et moi je cours la galipote pour deux.
L'un me lape la gerce, l'autre me lipe la langue, garce je baise les deux.
L'un me bécote, l'autre m'asticote la griotte, et moi je me frotte aux deux.
J'ai le trac, je les trique et voilà qu'ils m'enkikinent tous deux.
Dans une harmonie de toute bestialité,
je suis la toile qui les captive et l'instrument de leur exquise décadence,
je suis le corps de leur sublime impudence.
Ils sont les solides, je suis le liquide ardent, le volcan.
Je suis leur reine barbare scabreuse et j'éreinte le faune et le flore dans la même étreinte.
Les deux sont les alphas et nous sommes l'oméga,
Nous sommes l'eau l'air la terre et le feu à la fois !
Je les noie à la fontaine de jouvence, ils me transportent aux nues, je les enfouis dans mes combes, ils m'embrasent d'extase,
Nous sommes l'eau l'air la terre et le feu à la fois !
Voilà chers lecteurs, j'espère que ce poème vous aura rafraîchis, avant d'en arriver à la conclusion de cet épisode des aventures médiévales de la Fucking Queen...
Quand je songe à la manière dont j'avais imaginé la chose et à celle dont elle s'est déroulée et que je vous ai contée précédemment! Et bien je me demande si je ne suis pas un peu niaiseuse et j'entends déjà les mauvaises langues dire en ricanant : "Elle est bien brave la Queen! On l'aime bien au village..."
Or donc, imaginez plutôt, la charmante bulle, le voyage à travers les âges que j'avais subodoré ce jour-là!
Parée de mes plus beaux atours, des paillettes dans les yeux et sur les cheveux, la poitrine et les épaules, le cœur léger, le bustier à lacets avec les épaules innocemment dénudées, les froufrous, les bas et les jolies chaussures, je quitte mon break à remonter le temps pour pénétrer la chaumière du luthier, où j'ai rendez-vous avec l'enlumineur.
Jeune artiste à la plume subtile, il va transformer mon corps en œuvre d'art, tandis que son accolyte regardera d'un oeil distrait en sublimant l'instant de sa musique baroque. Nous partageons des mets exquis et évocateurs comme des tétons de Vénus. Muse de 2 faunes, je m'abandonne les yeux fermés aux chatouillis du pinceau en laissant mon esprit divaguer sur le lyrisme du troubadour... Un jeune page agite un éventail et ajoute la caresse du vent à celle du pinceau ; je frissonne de félicité...
Et alors ? Que nenni ! Rien de tout cela ! En lieu et place de bulle poétique intemporelle, un déferlement de frénésie bacchanale à la sensualité endiablée, très loin du fin'amor supposé être la quintessence de cette rencontre!
Quand je pense à ma souplesse et à mon aisance naturelle (sic), je m'esbaudis de ma propension surnaturelle au grand écart!
Car il se trouve que j'ai déjà dans mes tiroirs un texte dont c'est exactement le thème mais dont j'attends que l'inspirateur vienne prendre la photo qui illustrera la publication, mais cela est une autre histoire ( la ruisselante descente ascensionnelle, si vous voulez tout savoir).
Mais revenons en à notre Queen et ses ménestrels, et aux antipodes qui séparent la vie rêvée de la vraie vie. Sans que ce soit péjoratif d'ailleurs, parce qu'imaginons ne serait-ce qu'un bref instant que la suite de pétulantes culbutes que j'ai évoquées se soient passées après la séance d'enluminure corporelle! Hé bien! Je ne donne absolument pas cher ni du nénuphar ni des coquelicots ! Je vois déjà le tableau et les photos catastrophiques, entre art abstrait et pornographie pure et dure... Bon, passoyons, je m'égare...
Alors, in fine, tout s'est déroulé exactement dans le bon ordre! Un temps de conversation permet de confirmer la présence des atomes crochus augurés par les brefs échanges épistolaires. Puis une orgie orgasmique en règle fait tomber toutes les barrières de la bienséance et les dernières prétentions de la timidité.
S'ensuit un repos bien mérité dans les bras de l'artiste, un réveil en douceur où les deux amants se redécouvrent à la lumière du petit jour. Douceur qui évidemment, avec ces deux amants incurablement voués à la dissolution fond en fornication délicieusement licencieuse. Et, dans la plénitude qui suit, après une bonne douche, la peau douce, toute propre, les sens apaisés, arrive le moment tant attendu de l'enluminure.
On décide d'un coquelicot dans la nuque, fleur que l'on peut butiner mais point cueillir sans la faire dépérir, et d'un nénuphar sur le cœur, si plein de symbolique...
Le moment est délectable, d'une délicate harmonie (non, vous ne saurez rien des quelques débordements qui ont détournés parfois le pinceau de sa tâche florissante) jusqu'à ce que notre luthier final revienne de chasse. Il admire l'œuvre de son ami qui finit d'apposer le nénuphar sur mon sein, tout en dépeçant le demi chevreuil sanguinolent qu'il a rapporté de son escapade matinale...
Je médite à la manière dont la vie et la mort sont totalement imbriquées l'une dans l'autre, parfaitement indisociables et impossibles l'une sans l'autre... J'avise la nécessité de savoir jouir de l'instant présent qui nous a rassemblé ici, et j'en oublie le bouton d'or que je souhaitais voir orner ma cheville.
Je m'éclipse à la salle de bain pour regarder mon sein dans la glace, le photographier, entraînant le bel enlumineur à ma suite.
Embrassades, caresses, désirs, encore ! Encore envie de lui, et lui, encore envie de moi... On n'abîme pas les œuvres éphémères en se roulant sur les draps, mais une étreinte passionnée devant la glace de la salle de bain achève cette rencontre en apothéose de plaisirs. Il était bien au rendez-vous finalement, l'amour courtois, il fallait juste le débusquer, tapi derrière le miroir, après s'être livrée corps et âmes à toutes les perversions des élans des satyres!.
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Utilisateur supprimé
8 mai 2023 à 12:38
Quel voyage ma chère Queen ! Quelle fougue mais quelle sensualité aussi dans tes mots... Je m'y suis vu, je m'y suis cru... J'aurais tant aimé être cet artiste abeille peignant ces belles fleurs pour les butiner ensuite, avant de partir à la découverte et même à la conquête du territoire tout entier de ce corps support en quête de la source des plaisirs...

Et l'évocation de "la ruisselante descente ascensionnelle"... Quel doux souvenir pour moi... Celui d'une quête à la découverte de la Queen...
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MyPiratQueen
7 mai 2023 à 17:22
Ravie de voir que mes bizarreries vous tiennent en haleine...
Une histoire (à suivre...)
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Monsieur Plume
7 mai 2023 à 16:44
Toujours aussi particulier et hors-normes, et donc toujours aussi plaisant à lire !
J'aime cette série subtile et enthousiasmante : vivement le prochain chapitre des aventure de la Queen !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Chromwear
Chromwear
7 mai 2023 à 15:53
Une histoire tinté de poésie ou un poème tinté d'histoire ?
Une rencontre entre deux style d'écriture, avec un petit délire personnel que seul la Fucking Queen propose, et nous transporte de sa prose.
Soyez respectueux
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