Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fucking Queen — Chapitre 8 · Dernière séance dans l'oeil d'une tornade d'été
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fucking Queen
Chapitre 8 · Dernière séance dans l'oeil d'une tornade d'été
Vingt-et-un juin, dix-huit heures, paroxysme de la course cyclique du temps... Nous avons rendez vous pour un ciné, et je dois le cueillir en chemin.
Il est là, au coin de la rue!
Et le vent se lève, annonciateur de tempête.
Et le vent se lève, annonciateur de tempête.
Je le reconnais de loin à son imposante carrure de guerrier, ses cheveux roux renard, longs ici et rasés là. Avec son kilt et l'atmosphère orageuse chargée d'électrons à vous hérisser la colonne de la plus profonde racine à la pointe de la couronne, j'ai l'impression que je regarde Highlander !
J'approche, j'ouvre la fenêtre... Sourire angélicarnassier qui me fait pressentir le pire du meilleur, ou le contraire ? Du sensationnel à n'en point douter ! S'il ne doit en rester qu'un, je choisis celui-là !
Le jour le plus long ne sera pas, cette année : la nuit s'abat sur nous, le ciel gronde et menace, les ténèbres semblent remporter l'ultime combat sur les forces solaires et ouraniennes!
Je tends le bras dehors. Baisemain délicat, humidifié des premières chaudes gouttes de pluie qui s'écrasent sur mon homme et font bruisser la carlingue de mon alcôvemobile. J'adore quand un barbare me baise la main avec une telle délicatesse; les contradictions, ça m'excite ! De même que cette ambiance à l'électro magnétisme survolté, ça me prend au corps !
— Bon, alors, Mac Leod tu grimpes où on reste là à se regarder dans le blanc de l'oeil en attendant le déluge ?
Ou plutôt, le vert? Bleu? Turquoise? Dans l'aigue marine de l'œil ?? Waw! Ça c'est du regard d'acier à vous faire perdre un temps fou en contemplation benoîte!
Une œillade vers les mollets musclés et je transperce le kilt où je devine une belle proéminence nue, et frise aussi sec un nouvel égarement contemplatif, ou devrais-je plutôt dire un orgasme scrutateur ?
Une œillade vers les mollets musclés et je transperce le kilt où je devine une belle proéminence nue, et frise aussi sec un nouvel égarement contemplatif, ou devrais-je plutôt dire un orgasme scrutateur ?
Zébrures dans le ciel. Roulement de tambours.
— Bon alors, Fucking Queen, tu me le débarrasses ce siège ou tu attends vraiment que je sois trempé jusqu'à l'os, raille t'il, car de toute évidence, je me suis perdue dans ce jeu de regards étourdissant !
Oups, j'ai apporté mon gode préféré, le sceptre de cristal, et il traîne négligemment sur le fauteuil passager!
Et pendant ce temps-là, de grosses gouttes de pluie mouillent mon bel Highlander, collant sa chemise à sa peau, rendant le tissu transparent ! Je suis totalement perméable à ses charmes et je le laisserai bien encore se tremper un peu si je n'avais une folle envie de sa langue dans ma bouche... Et un minimum de conscience de l'air béat que doit afficher le visage de la Queen, qui n'est pas habituée à se sentir ainsi décontenancée par la présence du mâle ! Alors je prolonge encore un peu cet état, désireuse d'en profiter encore, ce tourbillon capiteux dans ma chair et mon esprit est tellement exquis!
Je le mate interminablement, toujours pétrifiée derrière mon volant, et lui sous une pluie qui se fait torrentielle maintenant. C'est sublime un homme aux muscles saillants, ruisselant d'une ondée rafraîchissante en plein cœur du solstice d'été ! Et tellement érotique ! La Fucking Queen serait elle réellement impressionnée par ce barbare!? Allons, il faut se ressaisir ! Enfin, j'arrête de ripailler des yeux pour lui faire une place près de moi dans l'habitacle.
Et pendant ce temps-là, de grosses gouttes de pluie mouillent mon bel Highlander, collant sa chemise à sa peau, rendant le tissu transparent ! Je suis totalement perméable à ses charmes et je le laisserai bien encore se tremper un peu si je n'avais une folle envie de sa langue dans ma bouche... Et un minimum de conscience de l'air béat que doit afficher le visage de la Queen, qui n'est pas habituée à se sentir ainsi décontenancée par la présence du mâle ! Alors je prolonge encore un peu cet état, désireuse d'en profiter encore, ce tourbillon capiteux dans ma chair et mon esprit est tellement exquis!
Je le mate interminablement, toujours pétrifiée derrière mon volant, et lui sous une pluie qui se fait torrentielle maintenant. C'est sublime un homme aux muscles saillants, ruisselant d'une ondée rafraîchissante en plein cœur du solstice d'été ! Et tellement érotique ! La Fucking Queen serait elle réellement impressionnée par ce barbare!? Allons, il faut se ressaisir ! Enfin, j'arrête de ripailler des yeux pour lui faire une place près de moi dans l'habitacle.
Escamotage du gode sur les fauteuils arrières, mais pas sans un peu de provocation :
— C'est ça qui te fait peur, Highlander, demandai-je en saisissant le cristal phallique pour lui donner un petit coup de langue. Tu n'oses pas y poser ton p'tit cul?
Il se glisse dans mon véhicule, air désinvolte, mutin, ou truculent, mystère, je suis troublée et ne parviens pas à pénétrer son esprit... Mon cœur s'emballe, il cogne si fort, que les grondements de l'orage dissimulent à peine son tourment. Serait-ce donc ça le coup de foudre ?
Démarrage en trombe... Trombes d'eau... Une rue, un feu, touffeur amphibie, je ne peux plus conduire. Une place, arrêt moteur : pluie diluvienne, on ne voit plus rien dehors.
Je replonge dans l'aigue marine... Sourire niaiseux : à ce rythme là c'est foutu pour la séance de vingt heures, mais cela m'est bien égal, le temps pourrait bien s'arrêter à cet instant et nous laisser suspendus dans cette tornade des sens...
Je replonge dans l'aigue marine... Sourire niaiseux : à ce rythme là c'est foutu pour la séance de vingt heures, mais cela m'est bien égal, le temps pourrait bien s'arrêter à cet instant et nous laisser suspendus dans cette tornade des sens...
Il couche son siège, met les bras derrière la tête et m'observe du coin de son aigue. Je l'imite : je recule et baisse mon fauteuil pour le mater du coin de mon kaki. Et cette fois je m'adonne ostensiblement à la contemplation de la protubérance qui semble magnétisée par mes yeux : ça frétille j'en suis certaine ! Les papillons dans mon ventre s'envolent tous en même temps à cette vision. Mes dents pincent mes lèvres et je pose mes talons vertigineux sur le tableau de bord, faisant apparaître par la même occasion la zone frontière entre ma peau blanche et mes bas noirs.
Extérieur extrêmement troublé, plus un chat dans la rue... Intérieur extrêmement troublant : Mac Leod a pris cette levée de jambes comme un signal de départ. Compliments, effleurements, embrassades, attouchements, feulement de chatte. L'humidité fini en épanchement, comme les torrents qui se forment autour de nous.
La ville a disparu. Il ne reste que nous, seuls au monde ! À l'abri de notre cage de Faraday agitée des tremblements de notre débauche...
La ville a disparu. Il ne reste que nous, seuls au monde ! À l'abri de notre cage de Faraday agitée des tremblements de notre débauche...
Nous envahissons l'arrière du véhicule pour entreprendre l'exploration attentive de toutes les sources de plaisir que nous recelons corps et âmes.
Un orgasme déferlant nous emporte au cœur de la tourmente ! Un dernier râle et c'est l'apaisement. Sa pointe encore au fond de moi, tout mouvement cesse... Béatitude... Nous restons enlacés sans mot dire pour prolonger l'extase, et attendre que nos cœurs battant la chamade trouvent l'accalmie...
Un orgasme déferlant nous emporte au cœur de la tourmente ! Un dernier râle et c'est l'apaisement. Sa pointe encore au fond de moi, tout mouvement cesse... Béatitude... Nous restons enlacés sans mot dire pour prolonger l'extase, et attendre que nos cœurs battant la chamade trouvent l'accalmie...
La pluie s'est arrêtée... Les rayons du soleil couchant de ce solstice d'été écartent définitivement les nuages... Le temps reprends son cours... Le rideau de pluie qui nous isolait du reste du monde est levé.
Et nous partons pour la dernière séance, encore et en corps enchantés des sensations électriques que nous venons de traverser et dont ressentirons encore les soubresauts pour un moment d'éternité.
Et nous partons pour la dernière séance, encore et en corps enchantés des sensations électriques que nous venons de traverser et dont ressentirons encore les soubresauts pour un moment d'éternité.
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Commentaires ()
Ramirez... Mon ami Ramirez ! Peut être était-ce pour satisfaire la Fucking Queen qu'il appelait ainsi son ami ? Oh !!! Mais tout s'explique :D
J'ai beaucoup aimé le parallèle entre la tempête qui se déchaîne à l'extérieur du véhicule et celle, tout aussi violente et humide, qui se déroule à l'intérieur.