Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le petit château — Chapitre 1 · petit délire de mots
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le petit château
Chapitre 1 · petit délire de mots
Gabrielle et Antoine avaient décidé de consacrer cette après midi de vacances à la découverte de la région et de son patrimoine architectural. Le couple concluait cette journée culturelle par la visite d'un château qui ne présentait malheureusement que peu d'intérêt hormis d'être un château. Après avoir fait une grande promenade dans le parc arboré, ils avaient fini par gravir les marches imposantes du perron d'entrée. Le lieu était quasiment vide en ce mois de mai, le temps estival avait du drainer les touristes vers le sable fin des plages de la côte Atlantique. Les deux amoureux déambulaient nonchalamment et avec un ennui naissant dans les couloirs et les pièces de la grande demeure. Comme souvent, tout cela commença par un petit jeu d'espièglerie entre eux. Gabrielle, comme pour célébrer les premières journées chaudes de la saison, n'était vêtue que d'une robe courte et légère qui se boutonnait par le devant, Antoine, un sourire coquin aux lèvres, lui proposa un défi :
— Chiche de défaire un bouton de ta robe à chaque nouvelle pièce qu'on visite ?
Gabrielle, surprise et amusée, demanda en riant ce qu'elle gagnait en retour.
Antoine lui sourit :
— Et bien… tu aimerais quoi toi ?
— Hé ! c'est toi qui propose.
— D'accord, au dernier bouton… on étrenne une chambre.
Toute rouge et un peu gênée, Gabrielle minauda :
— Tu veux dire quoi ?
— On ne l'a jamais fait dans un château, lui répondit il, une petite mimique coquine au coin des lèvres.
La première pièce était immense, meublée dans un style surchargé de dorures, de moulures et d'objets dont ni l'un ni l'autre n'auraient voulu chez eux. Le premier bouton de la robe de Gabrielle n'y résista pas.
Antoine entraîna sa petite amie vers la deuxième pièce avec une impatience non dissimulée.
C'était une chambre d'enfant, austère. Le couple se fit la réflexion que, à cette époque là, les enfants ne devaient vraiment pas s'amuser tous les jours. Le deuxième bouton de la robe céda. On commençait à entrevoir la naissance de la poitrine de Gabrielle et la peau fine déjà hâlée de ses seins qu'honorait un léger renflement sous la braguette d'Antoine.
Une deuxième chambre tout aussi sinistre que la première fit sauter un autre bouton. Cette fois Gabrielle défit celui du bas.
Le petite robe laissait maintenant apprécier le haut des cuisses de la jeune femme à chaque pas qu'elle faisait. Antoine la dévora des yeux pendant la traversée du couloir jusqu'à la pièce suivante. Gabrielle se retourna en franchissant le seuil de la nouvelle chambre et regarda son petit ami dans les yeux. Elle défit un nouveau bouton en bas de sa robe. On était à la limite de son intimité, le blanc de la culotte laissait voir une petite tâche d'humidité qui ponctuait la fente de son sexe sous le coton.
Gabrielle pénétra dans la pièce et devint toute rouge en s'apercevant qu'ils n'étaient plus seuls. Il y avait vraiment peu de visiteurs au château, ce jour là, c'était la première personne qu'ils croisaient. Un homme. Grand. Cheveux grisonnants. Distingué. Il devait bien avoir la soixantaine et semblait ne faire qu'un avec le style rigide de la demeure. Délaissant la brochure du château, il se retourna vers le couple et sourit en découvrant la jeune femme dont la robe ne tenant plus fermée qu'à deux boutons soulignait les courbes fines du corps. Gabrielle rabattit le tissu sur sa peau pour tenter de se soustraire au regard de l'homme, mais Antoine lui glissa un Tttt Tttt réprobateur à l'oreille :
— Ça fait partie du jeu, Gabrielle !
Antoine dégagea légèrement le col de la robe sur le haut des épaules de sa compagne dénudant la virgule de ses petites poires fermes. Le tissu glissa tout seul sur un des seins exhibant un mamelon dont la pointe gonflée et durcie laissait deviner sans équivoque l'émoi dont Gabrielle, toute rouge, commençait à être la proie. L'homme aux cheveux gris, souriant, ne perdait pas une miette du spectacle qui lui était offert, le patrimoine Dix-Huitième avait décidément du bon.
— Tu la trouves comment, cette chambre, Gabrielle ? demanda Antoine.
Elle essaya de se concentrer sur le mobilier toujours aussi chargé de moulures inutiles. Un lit à baldaquin avec des grands rideaux de velours trônait au fond de la pièce. Un fauteuil en cuir occupait majestueusement le devant la fenêtre. Au dessus de la cheminée était accroché un grand miroir dans lequel elle put s'apercevoir.
— La vue est belle ! déclara t'elle en riant.
Les deux hommes acquiescèrent en chœur. Le jeune femme s'approcha de la fenêtre d'où on pouvait admirer le parc fleuri et, au loin, la vallée verdoyante. Il restait encore deux boutons à sa robe, deux chambres à visiter.
Gabrielle se tourna vers Antoine et l'inconnu. Elle fit glisser sa petite culotte blanche le long de ses jambes et elle en fit offrande à son amoureux avant de déclarer d'une voix enjouée :
— On continue la visite ?
Puis elle quitta la pièce, abandonnant les deux hommes en émoi à leurs braguettes prêtes à exploser.
Ils lui emboitèrent le pas. La chambre suivante se nommait la Chambre Rouge. Elle était pourtant tapissée de bleu, et aucun des deux hommes ne chercha vraiment à comprendre le pourquoi de cette bizarrerie. Gabrielle prit la pose au milieu de la pièce, les bretelles de sa robe avaient glissé un peu plus, elle était presque nue. L'avant dernier bouton de sa robe sauta, celui du haut, dévoilant le bas de son ventre et la colline lisse de son pubis. Elle se mit à caresser ses petits seins d'une main décidée tout en se passant une langue provocatrice entre les lèvres. L'autre main glissa entre ses cuisses, écartant légèrement le tissu sous le dernier bouton, mais pas assez pour que les spectateurs puissent voir quoi que ce soit de l'intimité de plus en plus mouillée de son sexe gorgé des miels liquoreux de son excitation. Antoine la butinait des yeux, plein de désir. La culotte humide portée à son nez, il s'enivrait des parfums intimes de sa petite copine.
Gabrielle, la voix pleine d'aplomb, leur annonça :
— La prochaine chambre est la Chambre Nuptiale. Vous venez les gars ?
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Commentaires ()
L'érotisme est un moteur de l'imaginaire merveilleux.
En tout cas, merci pour ce début prometteur.
Non je ne le suis pas en fait... parce que je commence à te connaître et que tu es ainsi, insaisissable... Il me faut l'accepter et je l'accepte... Tu es maîtresse du jeu auquel tu nous invites et je crois que ça te plaît de n'en pas trop dire et de n'en pas trop montrer...
De ce fait, quelle richesse pour mon imaginaire que d'imaginer justement ce qui peut se passer dans cette chambre nuptiale, en sachant ce qui s'est passé sur un parking...
Un pur délice...
Gabrielle... que tu es perverse...
Mais je dois bien avouer que ce double jeu est des plus savoureux : le jeu des boutons, bien sûr, mais aussi le jeu avec les lecteur(trice)s, que tu laisses là... leurs entrejambes serrés ou mouillés ;)
je suis désolée :)
et ok... très taquine aussi !