Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Toute nue" — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Toute nue"
Chapitre 9
‒ Oui, mais d'abord, il me faudrait une tenue appropriée. Surtout qu'en étant avec toi je cours bien moins de risques que toute seule. Et direction les magasins de vêtements. Elle s'est choisi un petit haut blanc qu'elle a voulu porter sans soutien-gorge. Qui lui épousait les seins de tout près. Les lui moulait.
‒ Ça me va ?
‒ Tu vas rendre tous les mâles fous de désir pour toi.
‒ C'est le but.
Et une petite jupette rouge qui lui battait les cuisses bien au-dessus du genou.
‒ Là ! Parée. On va où ?
‒ D'abord au château. À Chantilly, ça s'impose, non ?
‒ Va pour le château !
Il faisait un temps magnifique et les deux kilomètres qui nous en séparaient, on les a parcourus à pied. On croisait des gens. Des couples. Des hommes seuls. Des regards se posaient sur elle. Les uns discrets. Les autres beaucoup plus appuyés. Admiratifs. Subjugués.
‒ Et t'as vu ? C'est surtout les vieux. Au-dessus de cinquante ans. Voire plus. Ils me bouffent des yeux, ceux-là !
‒ Et ça te ravit, avoue !
Au château, elle a opté pour une visite guidée.
‒ C'est quand même mieux quand t'as quelqu'un qui t'explique.
‒ Et quand t'es en compagnie de cinquante personnes qui sont beaucoup plus intéressées par ta plastique que par l'architecture du lieu.
‒ Mais tu sais que t'es très perspicace quand tu veux…
Je ne m'étais pas trompé. Il y avait quatre ou cinq types qui n'ont eu d'yeux que pour elle. Tout en faisant mine de se passionner pour les tableaux de Nicolas Poussin ou de Philippe de Champaigne.
Je me suis penché à son oreille.
‒ Le type avec la veste bleue, tu lui donnes une trique d'enfer.
Elle lui a jeté un rapide coup d'œil.
‒ Celui au sac à dos aussi. Il a même l'air d'avoir été très bien pourvu par la nature. Sa femme, par contre, si elle pouvait te bouffer toute crue…
Quand la visite a été terminée, on s'est attardés suer le parvis pour laisser à ceux qui le souhaitaient le temps de bien profiter d'elle.
Et puis on s'est enfoncés dans les allées forestières. On est tombé sur un coquet petit restaurant perdu au milieu de nulle part. On y a déjeuné de foie gras et de souris d'agneau.
Vers le milieu du repas, elle m'a demandé de décaler ma chaise sur la droite.
‒ Parce que ?
‒ Fais-le ! Encore un peu. Là ! Parfait. Merci.
‒ Il y en a un qui te reluque. C'est ça, hein !
‒ Oui. Un notaire à la retraite ou un truc comme ça. Je suis juste dans son champ de vision. Alors je peux lui faire tout un tas de petits cadeaux. Qui le mettent dans tous ses états. Il est rouge, mais rouge ! Et il transpire de plus en plus. Mais ça, quand t'as pas de culotte, les mecs, c'est radical.
Elle a pris son petit air coquin.
‒ Mais le plus beau… tu sais pas le plus beau ? C'est que sa bonne femme, elle s'imagine que c'est de boire qui le fait rougir et transpirer. C'est la troisième fois qu'elle le laisse pas se servir. Qu'elle l'oblige à reposer la bouteille.
On avait fini de déjeuner, mais elle a voulu qu'on les laisse partir les premiers.
‒ Qu'il en profite un maximum. Et moi aussi.
L'après-midi, elle a voulu qu'on le passe à errer de ci de là dans le parc en s'attardant le plus possible dans les endroits les plus fréquentés.
Il a bien fallu finir par rentrer. On est repassés chez moi.
‒ Que j'y laisse ces fringues. Parce que si j'arrive affublée comme ça, j'ai pas fini d'en entendre.
Sur le pas de la porte, elle a poussé un soupir à fendre l'âme.
‒ Ce qui va pas l'empêcher de me cuisiner pour savoir où j'étais passé. Bon, mais allez, courage !
* * *
‒ Ça me va ?
‒ Tu vas rendre tous les mâles fous de désir pour toi.
‒ C'est le but.
Et une petite jupette rouge qui lui battait les cuisses bien au-dessus du genou.
‒ Là ! Parée. On va où ?
‒ D'abord au château. À Chantilly, ça s'impose, non ?
‒ Va pour le château !
Il faisait un temps magnifique et les deux kilomètres qui nous en séparaient, on les a parcourus à pied. On croisait des gens. Des couples. Des hommes seuls. Des regards se posaient sur elle. Les uns discrets. Les autres beaucoup plus appuyés. Admiratifs. Subjugués.
‒ Et t'as vu ? C'est surtout les vieux. Au-dessus de cinquante ans. Voire plus. Ils me bouffent des yeux, ceux-là !
‒ Et ça te ravit, avoue !
Au château, elle a opté pour une visite guidée.
‒ C'est quand même mieux quand t'as quelqu'un qui t'explique.
‒ Et quand t'es en compagnie de cinquante personnes qui sont beaucoup plus intéressées par ta plastique que par l'architecture du lieu.
‒ Mais tu sais que t'es très perspicace quand tu veux…
Je ne m'étais pas trompé. Il y avait quatre ou cinq types qui n'ont eu d'yeux que pour elle. Tout en faisant mine de se passionner pour les tableaux de Nicolas Poussin ou de Philippe de Champaigne.
Je me suis penché à son oreille.
‒ Le type avec la veste bleue, tu lui donnes une trique d'enfer.
Elle lui a jeté un rapide coup d'œil.
‒ Celui au sac à dos aussi. Il a même l'air d'avoir été très bien pourvu par la nature. Sa femme, par contre, si elle pouvait te bouffer toute crue…
Quand la visite a été terminée, on s'est attardés suer le parvis pour laisser à ceux qui le souhaitaient le temps de bien profiter d'elle.
Et puis on s'est enfoncés dans les allées forestières. On est tombé sur un coquet petit restaurant perdu au milieu de nulle part. On y a déjeuné de foie gras et de souris d'agneau.
Vers le milieu du repas, elle m'a demandé de décaler ma chaise sur la droite.
‒ Parce que ?
‒ Fais-le ! Encore un peu. Là ! Parfait. Merci.
‒ Il y en a un qui te reluque. C'est ça, hein !
‒ Oui. Un notaire à la retraite ou un truc comme ça. Je suis juste dans son champ de vision. Alors je peux lui faire tout un tas de petits cadeaux. Qui le mettent dans tous ses états. Il est rouge, mais rouge ! Et il transpire de plus en plus. Mais ça, quand t'as pas de culotte, les mecs, c'est radical.
Elle a pris son petit air coquin.
‒ Mais le plus beau… tu sais pas le plus beau ? C'est que sa bonne femme, elle s'imagine que c'est de boire qui le fait rougir et transpirer. C'est la troisième fois qu'elle le laisse pas se servir. Qu'elle l'oblige à reposer la bouteille.
On avait fini de déjeuner, mais elle a voulu qu'on les laisse partir les premiers.
‒ Qu'il en profite un maximum. Et moi aussi.
L'après-midi, elle a voulu qu'on le passe à errer de ci de là dans le parc en s'attardant le plus possible dans les endroits les plus fréquentés.
Il a bien fallu finir par rentrer. On est repassés chez moi.
‒ Que j'y laisse ces fringues. Parce que si j'arrive affublée comme ça, j'ai pas fini d'en entendre.
Sur le pas de la porte, elle a poussé un soupir à fendre l'âme.
‒ Ce qui va pas l'empêcher de me cuisiner pour savoir où j'étais passé. Bon, mais allez, courage !
* * *
À quatre heures du matin, on a sonné à ma porte.
C'était elle. Avec un énorme sac de voyage.
‒ Tu peux m'héberger ?
‒ Tu t'es disputée avec Richard. C'est ça, hein !
‒ On n'a pas fait que se disputer. On s'est engueulés.
‒ Ah !
‒ Et je lui ai tout balancé.
‒ Tout ? C'est-à-dire ?
‒ Que j'aimais me faire mater. Exciter les mecs. Que je me baladais les trois quarts du temps sans culotte. Il a pas apprécié, mais vraiment pas.
‒ Tu lui as parlé de « Toute nue »?
‒ Non. Je suis pas idiote. Je tiens pas du tout à ce qu'il aille me foutre le bazar là-bas.
‒ Ça va sûrement s'arranger…
‒ Je crois pas, non. On s'est dit trop de choses blessantes. De ces choses qui s'oublient pas.
‒ Vu comme ça…
‒ Non, et puis, de toute façon, j'ai pas envie. Je voulais pas le voir, mais ça fait déjà un moment que c'est fini entre nous. Que ça continuait sur sa lancée sans qu'en réalité il y ait quoi que ce soit derrière.
Elle s'est laissée tomber sur le lit.
‒ J'ai plus qu'à en tirer les conclusions qui s'imposent et à me trouver quelque chose ailleurs.
‒ Tu peux rester là tout le temps que tu voudras.
‒ Je sais bien, oui, mais pas question que je t'encombre.
‒ Tu m'encombres pas. Au contraire. Je serai ravi de t'avoir là. Et même…
‒ Même ?
‒ Non. Rien.
‒ Mais si ! Dis !
‒ Je voudrais pas avoir l'air de profiter des circonstances…
‒ Tu profites de rien du tout. Il y a des années que tu m'as dans la peau. C'est pas vrai peut-être ? Depuis notre tout premier jour en fac. Tu crois que je le sais pas ? Et ça fait des années que pour moi, c'est pareil. Et tiens, tu veux que je te fasse une confidence ? Ce fameux mail que je t'ai envoyé par erreur, eh bien c'était en toute connaissance de cause. Pour que ça bouge. Parce que j'en pouvais plus qu'on soit comme ça indéfiniment dans le non-dit. C'était un coup de poker.
‒ Un coup de poker gagnant.
On s'est regardés. Nos bouches se sont rapprochées. Rapprochées encore. Nos lèvres se sont trouvées. Je lui ai doucement caressé les seins. Les ai fait pointer. En ai agacé les bouts entre mes dents. Je suis descendu. Ses lèvres intimes. Ses liqueurs. Son petit bouton décapuchonné. Savouré.
Elle a réclamé.
‒ Viens ! Oh, viens !
Et j'ai été en elle. Nos plaisirs se sont épanouis en même temps.
C'était elle. Avec un énorme sac de voyage.
‒ Tu peux m'héberger ?
‒ Tu t'es disputée avec Richard. C'est ça, hein !
‒ On n'a pas fait que se disputer. On s'est engueulés.
‒ Ah !
‒ Et je lui ai tout balancé.
‒ Tout ? C'est-à-dire ?
‒ Que j'aimais me faire mater. Exciter les mecs. Que je me baladais les trois quarts du temps sans culotte. Il a pas apprécié, mais vraiment pas.
‒ Tu lui as parlé de « Toute nue »?
‒ Non. Je suis pas idiote. Je tiens pas du tout à ce qu'il aille me foutre le bazar là-bas.
‒ Ça va sûrement s'arranger…
‒ Je crois pas, non. On s'est dit trop de choses blessantes. De ces choses qui s'oublient pas.
‒ Vu comme ça…
‒ Non, et puis, de toute façon, j'ai pas envie. Je voulais pas le voir, mais ça fait déjà un moment que c'est fini entre nous. Que ça continuait sur sa lancée sans qu'en réalité il y ait quoi que ce soit derrière.
Elle s'est laissée tomber sur le lit.
‒ J'ai plus qu'à en tirer les conclusions qui s'imposent et à me trouver quelque chose ailleurs.
‒ Tu peux rester là tout le temps que tu voudras.
‒ Je sais bien, oui, mais pas question que je t'encombre.
‒ Tu m'encombres pas. Au contraire. Je serai ravi de t'avoir là. Et même…
‒ Même ?
‒ Non. Rien.
‒ Mais si ! Dis !
‒ Je voudrais pas avoir l'air de profiter des circonstances…
‒ Tu profites de rien du tout. Il y a des années que tu m'as dans la peau. C'est pas vrai peut-être ? Depuis notre tout premier jour en fac. Tu crois que je le sais pas ? Et ça fait des années que pour moi, c'est pareil. Et tiens, tu veux que je te fasse une confidence ? Ce fameux mail que je t'ai envoyé par erreur, eh bien c'était en toute connaissance de cause. Pour que ça bouge. Parce que j'en pouvais plus qu'on soit comme ça indéfiniment dans le non-dit. C'était un coup de poker.
‒ Un coup de poker gagnant.
On s'est regardés. Nos bouches se sont rapprochées. Rapprochées encore. Nos lèvres se sont trouvées. Je lui ai doucement caressé les seins. Les ai fait pointer. En ai agacé les bouts entre mes dents. Je suis descendu. Ses lèvres intimes. Ses liqueurs. Son petit bouton décapuchonné. Savouré.
Elle a réclamé.
‒ Viens ! Oh, viens !
Et j'ai été en elle. Nos plaisirs se sont épanouis en même temps.
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Commentaires ()
Sans vulgarités, un plaisir à lire.
Continuer les expériences avec un Richard qui aurait eu des soupçons, qui aurait finalement découvert le pot aux roses et serait devenu participant.
Excuse ma curiosité, mais que se serait il passé pour rallonger l'histoire et peut-être gâcher cette belle fin ?! Mais comme je l'ai dis, j'aime cette histoire et j'aurai aimé qu'elle dure un peu plus longtemps ! Encore merci.
C'est à la fois "mignon et gentillet" tout en étant très érotique.
J'aime beaucoup votre style et les touches d'humour que vous y glissez par ci par là.
Seul petit bémol : les épisodes très (trop) courts qui me laissaient frustrée à chaque fois.
J'ai malgré tout pris beaucoup de plaisir et je vous devais ce "petit" commentaire !
J’ai adoré cette histoire de bout en bout.
Merci beaucoup @Exorium