Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le manoir des jeux obliques — Chapitre 2 · Préparatifs d’une soirée prometteuse
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le manoir des jeux obliques
Chapitre 2 · Préparatifs d’une soirée prometteuse
À midi pile, nous étions dans le hall d'entrée. Il sortit du bar, une bouteille de vin blanc tenue à la main.
— J'espère, mes chers invités, que vous appréciez les huîtres accompagnées d'un vin blanc minéral des coteaux d'Aix. Le temps étant, hélas, fort maussade aujourd'hui, permettez-moi que nous nous installions dans le salon. Je souhaiterais également vous présenter Tom et Lili : ils occupent la chambre voisine pour deux nuits, à l'instar de votre charmant couple. Au fait, je me nomme Robert, mais tous ici m'appellent simplement Bob.
Blandine et moi attrapons chacun un verre de vin blanc et entamons une conversation légère avec Bob et le couple de vacanciers.
Derrière un palmier, une statuette de Shiva attire mon attention : ses multiples mains brandissent des godemichets de toutes tailles et formes, des détails que Blandine observe avec curiosité et fascination.
— J'espère que ma décoration ne vous a pas trop surpris, dit Bob avec malice. Tom et Lili y sont habitués, c'est leur deuxième séjour chez moi.
Il fit une légère pause, laissant nos regards se perdre dans les détails érotiques du salon, avant d'ajouter :
— Ici, rien n'est imposé, tout est suggéré. Le sexe est un sujet de conversation comme un autre. Nous pouvons en discuter longuement ou brièvement, selon votre goût et votre curiosité.
Blandine laissa échapper un petit rire étouffé. Mais derrière ce paravent qu'était son sourire, je sentis parfaitement son excitation. Bob, lui, savait orchestrer cette ambiance avec une précision déconcertante : élégante en surface, et comme nous allions bientôt le comprendre délicieusement décadente.
Comment évoquer cette décoration pour le moins si surprenante sans paraître coincé ?
Je me sentis soudain pris de court, un peu gêné, incapable de sortir le moindre mot ; un court silence s'installa. Et c'est là que Blandine, pourtant si timide d'ordinaire, décida d'intervenir :
— Cette décoration est… vraiment surprenante. Comme celle des chambres, d'ailleurs. Elle m'a profondément prise. Pas vrai, Lucas ? Dit-elle appuyée d'un clin d'œil.
Elle lâcha ça comme si de rien n'était, évidemment elle faisait référence à l'Apollon de marbre de la salle de bain… celui sur lequel elle s'était littéralement empalée avant de me sucer.
Bob poursuivit la conversation en nous invitant à un dîner ce soir qu'il organisait dans la salle à manger.
— La soirée sera déguisée, chers amis. La Belle Époque, annonça-t-il. Mesdames, je vous invite à découvrir les robes que j'ai déposées dans vos chambres. Si la coupe ou la couleur ne vous conviennent pas, un dressing vous attend au fond du couloir : vous y trouverez tout ce dont vous pourriez avoir besoin.
Il parlait lentement, savourant chacune de ses phrases.
— J'organise régulièrement des dîners à thème, poursuivit-il, d'où cette collection… généreuse. Pour vous, messieurs, j'ai prévu des hauts-de-forme, des gilets, des vestons. De quoi vous maintenir à la hauteur vestimentaire de vos compagnes.
Il marqua alors une pause, comme pour mieux nous préparer à la pique qu'il allait glisser.
— Quant à la lingerie fine… je ne la prête jamais. Ce choix-là vous appartient entièrement, mesdames. J'aime laisser place… à la surprise.
Loin d'être décontenancées par cette proposition ouvertement audacieuse, Blandine et moi nous sentions bien plus attirés que cela ne nous repoussait.
L'après-midi était libre, chacun pouvait vaquer à ses occupations. Tom et Lili étaient descendus en ville pour faire quelques achats… et visiblement quelques boutiques de lingerie. Pour notre part, nous avions choisi une promenade bucolique. Quant à Bob, il avait disparu dans sa cuisine.
De retour vers 18 heures, Blandine trahissait une légère tension nerveuse :
— Tu en penses quoi, toi, de cette soirée ? demanda-t-elle en fronçant légèrement les sourcils, comme pour masquer son inquiétude.
— Ça ressemble à une invitation coquine, si je ne m'abuse, répondis-je, un léger sous-entendu dans la voix.
— C'est trop bizarre… On dirait une ambiance à la Eyes Wide Shut, souffla-t-elle en se jetant sur le lit. Je ne suis plus sûre de vouloir y participer, bouda-t-elle…
Je l'embrassai doucement, pour lui montrer combien j'aimerai partager cette nouvelle aventure avec elle. Elle se serra contre moi, ses doigts effleurant ma nuque.
— C'est peut-être le moment ou jamais de réaliser quelques fantasmes, murmurai-je. Et puis, ajoutai-je en essayant d'être rassurant, si ça tourne vraiment au bizarre, on pourra toujours dire qu'on a oublié de fermer le velux de la salle de bain (je faisais référence à une anecdote arrivée dans Blandine & Lucas - Chap. 8 - Nuit de tempête).
Blandine laissa échapper un petit rire peu convaincant face à ma blague.
— Ne voudrais-tu pas porter la guêpière que je t'ai offerte le mois dernier ? Tu l'as prise, n'est-ce pas ?
— tu as doublement raison, affirma-t-elle, en se levant du lit, on y va et c'est peut-être le moment ou jamais de la mettre, dit-elle en rougissant.
Elle commença à glisser son pantalon et sa culotte sur ses hanches.
Je sentis un soulagement discret m'envahir : sa curiosité, enfin, l'emportait sur la réserve qu'elle opposait encore quelques minutes plus tôt. Elle sortit l'ensemble de la valise, le posa sur le lit et se dirigea vers la douche. J'eus le réflexe de la suivre, tiré par un fil invisible, mes yeux calés sur son fessier felin.
Sur le lit, la guêpière l'attendait, étalée comme une panoplie : noire, en simili cuir, brodée de motifs rouges, et dotée d'un corset finement lacé dans le dos. Elle s'accordait parfaitement avec les bas noirs aux coutures rouge. Le string, quant à lui, noir, transparent, parsemé de dentelle, n'était qu'un voile. Je savais qu'il laisserait deviner son « petit gazon », comme elle disait, toujours impeccablement entretenu.
Blandine avait cinquante ans, et son corps dessinait une carte céleste où chaque grain de beauté appartenait à une constellation. Ses hanches s'ouvraient sur des fesses pleines qu'elle offrait avec une assurance des dames qui n'ont plus rien à prouver. Sa poitrine, plus douce dans ses courbes, ressemblait à deux belles pommes.
Mais ce qui me frappait inlassablement, ce qui me désarmait malgré l'habitude, c'était ce sourire à la fois fatal et délicatement tendre, puis ces yeux, d'un vert presque émeraude, dans lesquels je me perdais avec une docilité amoureuse. Une docilité d'ailleurs en parfait décalage avec les rôles que nous endossions dans nos jeux plus audacieux.
Il ne lui faudrait, me semble-t-il, d'un rien pour faire de moi son serviteur dévoué. Peut-être ne s'en doute-t-elle pas encore...
Je m'adossai au chambranle de la porte, les bras croisés, incapable de détacher mes yeux d'elle.
— Qu'est-ce qui t'excite tant, demandai-je en désignant sa lingerie, dans le fait de porter une guêpière ?
Elle eut un sourire malicieux, celui qui annonçait toujours un délicieux mélange de vérité et de provocation.
— Ce n'est pas la guêpière en soi… C'est ce qu'elle fait de moi.
Elle se pencha pour attraper les bas, offrant une vue sur ses fesses et son sexe qui s'y nichait, qui me coupa brièvement le souffle.
— Elle me tient, me sculpte… et j'adore sentir ton regard devenir si fougueux quand tu me vois dedans. Ça… c'est très excitant.
Elle remonta les bas lentement, traçant du bout des doigts la couture rouge comme si elle dessinait une ligne de feu sur sa peau. Puis elle saisit la guêpière et la plaqua contre sa poitrine.
— Attends, aide-moi, dit-elle avec un clin d'œil. Tu adores jouer au maître des lacets.
Je m'approchai dans son dos et commençai à resserrer le corset. Le cuir suivit la courbe de sa taille, faisant généreusement bomber sa poitrine.
Puis elle attrapa ses talons rouges vernis. Lorsqu'elle y glissa ses pieds, sa posture se transforma : plus haute, plus cambrée, plus insolente.
— Ça te plaît ? demanda-t-elle en pivotant légèrement la cheville, sachant très bien l'effet que cela me faisait.
— Tu le sais très bien, répondis-je, autant demander à un chien s'il aime les os !
— Aide-moi à enfiler ma culotte, mon amour, souffla Blandine avec une malice toute douce. Pour une fois, montre-moi que tu es aussi capable de les remettre. Parce qu'on ne va pas se mentir : d'habitude, tu es un maître en la matière pour me l'enlever.
Je m'installais devant elle un genou à terre, mes yeux captivés par cette coquetterie parfaitement calculée. Elle savait mon inclinaison, mon fétichisme pour ses petites culottes, et elle en jouait avec délectation.
Elle se plaça face à moi, sa toison délicatement effleurant mon visage. Avec la précision d'une danseuse, elle leva d'abord une jambe, puis l'autre, me permettant de glisser le tissu soyeux sur ses jambes vêtues de soie. Puis elle se retourna, m'offrant son arrière train. Elle se cambra plus que raison, provoquant la rencontre inopinée de ses fesses avec mon visage qui glissa entres ses lobes... Je pris une profonde inspiration.
— Patience, mon cher, me chuchota-t-elle, en dandinant des fesses. On ne touche pas avant d'être en bas, dit-elle en attachant ses bas aux jarretelles. Chaque clic métallique me tenait en haleine, et j'admirais cette chorégraphie intime, émerveillé.
Elle vint alors saisir sa robe cintrée, un tissu sombre qui glissait entre ses doigts. Je la pris pour l'aider à l'enfiler. Elle leva les bras, et le tissu tomba, le résultat la satisfait à en croire les petits sourires lancés en direction du miroir.
— Tu vois, dit-elle en s'ajustant, tu crois toujours que c'est moi qui me prépare pour toi… alors qu'en réalité, j'adore te regarder et tu voir perdre ton calme.
— Insolente.
— Toujours, dit-elle en se plantant devant moi, les lèvres tout près… mais sans toucher, et tu adores ça, n'est de pas?
Quelqu'un frappa à la porte.
J'allai ouvrir et découvris Bob, droit comme un piquet devant nous. Une canne dans une main, des gants de cuir dans l'autre, un monocle à l'œil gauche et un haut-de-forme sur la tête, il affichait une fière allure.
— Chers invités, il est l'heure de descendre, annonça-t-il, avec amusement à nous voir ainsi en tenues de soirée, parfaitement apprêtés pour la Belle Époque.
Bob complimenta Blandine et ne pu s'empêcher d'ajouter :
— N'oubliez pas, Blandine, que certaines règles sont… strictes ce soir. Je compte sur votre obéissance.
Blandine rougit de plus belle, ses yeux se baissant un instant avant de me prendre la main comme une enfant. Un désir secret s'éveillait en elle, perceptible à travers le léger tremblement de ses doigts entrelacés aux miens, et, sans qu'elle le montre, sa petite culotte trahissait déjà son excitation par une humidité naissante.
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Commentaires ()
Belle mise en scène, Blandine sublimée par une guêpière... comment faites-vous pour ne pas succomber avant le diner ?