Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les carnets secrets de Gérald Pauly — Chapitre 2 · PREMIERES SORTIES
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les carnets secrets de Gérald Pauly
Chapitre 2 · PREMIERES SORTIES
C'est l'une des premières belles journées de printemps. Un franc soleil, pas vu depuis bien longtemps réchauffe peu à peu l'atmosphère. Dans les rues, alors que dans les arbres les oiseaux s'en donnent à cœur joie, la tenue des jeunes femmes se fait plus légère.
Finis, les gros bonnets de laine qui emprisonnent les chevelures, oubliés les amples manteaux boutonnés jusqu'au cou. A leur place d'élégants chapeaux cloches en feutrine, des cardigans bleus marine dont on ne ferme que la moitié des boutons. Même les jupes semblent s'être raccourcies, laissant voir des jambes sans bas noirs.
Pour cette première sortie en tête à tête, tu ne tenais pas à ce que nous fûmes vraiment seuls tous les deux. Ainsi étions nous tombés d'accord pour, tout simplement, flâner dans les rues de la capitale, en nous laissant guider par le hasard aussi bien que par nos envies..
Alors nous marchons sur les quais de Seine, indifférents aux gens qui nous entourent et te rassurent en même temps. Moi, ils ne me gênent pas, je les accepte mais je ne les vois pas. L'essentiel est ailleurs, l'essentiel c'est toi, et tu es là, là avec moi. Au grès de nos pas, selon les caprices de notre marche et selon l'allure des personnes qui nous croisent ou nous doublent, je peux te sentir contre moi, respirer l'essence de ton subtil parfum et admirer tes longs cheveux qui s'envolent gracieusement lorsque selon la conversation tu tournes vivement la tête vers moi.
Un peu muette au départ, ne répondant souvent à mes questions que par des monosyllabes, tu t'animes peu à peu, devenant plus diserte. Mais depuis le temps j'ai appris à te provoquer et je sais ce qu'il faut dire ou faire pour que tu t'enflammes, afin que ce léger rouge qui te va si bien monte à tes joues. Et je te retrouve enfin, toute fraîche, belle et heureuse de vivre, désireuse de croquer la vie à pleines dents. Ton rire alors sonne en cascade et je m'enivre à tes côtés tellement ta joie est communicative.
Finis, les gros bonnets de laine qui emprisonnent les chevelures, oubliés les amples manteaux boutonnés jusqu'au cou. A leur place d'élégants chapeaux cloches en feutrine, des cardigans bleus marine dont on ne ferme que la moitié des boutons. Même les jupes semblent s'être raccourcies, laissant voir des jambes sans bas noirs.
Pour cette première sortie en tête à tête, tu ne tenais pas à ce que nous fûmes vraiment seuls tous les deux. Ainsi étions nous tombés d'accord pour, tout simplement, flâner dans les rues de la capitale, en nous laissant guider par le hasard aussi bien que par nos envies..
Alors nous marchons sur les quais de Seine, indifférents aux gens qui nous entourent et te rassurent en même temps. Moi, ils ne me gênent pas, je les accepte mais je ne les vois pas. L'essentiel est ailleurs, l'essentiel c'est toi, et tu es là, là avec moi. Au grès de nos pas, selon les caprices de notre marche et selon l'allure des personnes qui nous croisent ou nous doublent, je peux te sentir contre moi, respirer l'essence de ton subtil parfum et admirer tes longs cheveux qui s'envolent gracieusement lorsque selon la conversation tu tournes vivement la tête vers moi.
Un peu muette au départ, ne répondant souvent à mes questions que par des monosyllabes, tu t'animes peu à peu, devenant plus diserte. Mais depuis le temps j'ai appris à te provoquer et je sais ce qu'il faut dire ou faire pour que tu t'enflammes, afin que ce léger rouge qui te va si bien monte à tes joues. Et je te retrouve enfin, toute fraîche, belle et heureuse de vivre, désireuse de croquer la vie à pleines dents. Ton rire alors sonne en cascade et je m'enivre à tes côtés tellement ta joie est communicative.
Arrivés au quai de la Tournelle, les bouquinistes t'attirent, et il n'y a plus pour toi que cela qui compte. De boîte en boîte nous découvrons des trésors enfouis, nous feuilletons livres et carnets. Corps serrés l'un contre l'autre, nos bras, nos mains se frôlent souvent, nos doigts se caressent au fur et à mesure de nos découvertes. Et puis soudain tu tombes sur une série de cartes postales de ton village natal. Cartes déjà jaunies mais tu reconnais bien les lieux de ta petite enfance dans ce gros bourg Normand où tu as passé les premières années de ta vie. Le plus souvent se sont des cartes adressées à un fils par une maman aimante et peinée du départ à la ville de son enfant chéri. Et plus exactement des cartes de Berthe pour Adrien.
— Adrien... c'est peut-être le père de ma meilleure amie de l'époque. Je me souviens qu'elle parlait souvent de « Mamie Berthe ».
Cartes d'une orthographe approximative mais l'écriture est belle, avec ses pleins et ses déliés et on devine l'auteure, appliquée, passant sa langue sur ses lèvres tandis qu'avec amour elle soigne sa calligraphie.
On entend presque la plume qui gratte le papier !
Tout en flânant nous sommes arrivés au Pont Saint Michel et comme la marche t'a fatiguée, je te propose d'aller prendre un thé au Café de Flore dont nous ne sommes pas loin, pour que tu te délasses un peu.
Les habitués sont là et nous croisons des visages connus, mais nous les évitons pour gagner une table un peu isolée.
Avec un soupir de soulagement tu t'assois sur la banquette bien rembourrée, étends tes jambes fatiguées sous la table.
Est-ce volontairement que je sens ta petite bottine au dessus de mon soulier ?
Attendant d'être servis nous parlons de faits insignifiants, avant de reprendre des échanges plus tendres. Mais tu n'as même pas à me dire combien tu as aimé notre flânerie. Cela se voit au rouge de tes joues, à l'éclat de tes beaux yeux bleus.
Ta main, bien à plat, est étalée sur la table, non loin de la mienne, et bientôt cette main je la saisis pour la porter à mes lèvres. C'est la première fois que tu me laisses t'embrasser autrement que pour te dire bonjour ou au revoir. Et cette main aussi tu la laisses sous la mienne quand sur la table elles viennent se reposer.
Ainsi main dans la main, mais aussi les yeux dans les yeux nous échangeons nos impressions de cette belle journée.
Mais l'heure tourne et tu dois rentrer chez toi.
On entend presque la plume qui gratte le papier !
Tout en flânant nous sommes arrivés au Pont Saint Michel et comme la marche t'a fatiguée, je te propose d'aller prendre un thé au Café de Flore dont nous ne sommes pas loin, pour que tu te délasses un peu.
Les habitués sont là et nous croisons des visages connus, mais nous les évitons pour gagner une table un peu isolée.
Avec un soupir de soulagement tu t'assois sur la banquette bien rembourrée, étends tes jambes fatiguées sous la table.
Est-ce volontairement que je sens ta petite bottine au dessus de mon soulier ?
Attendant d'être servis nous parlons de faits insignifiants, avant de reprendre des échanges plus tendres. Mais tu n'as même pas à me dire combien tu as aimé notre flânerie. Cela se voit au rouge de tes joues, à l'éclat de tes beaux yeux bleus.
Ta main, bien à plat, est étalée sur la table, non loin de la mienne, et bientôt cette main je la saisis pour la porter à mes lèvres. C'est la première fois que tu me laisses t'embrasser autrement que pour te dire bonjour ou au revoir. Et cette main aussi tu la laisses sous la mienne quand sur la table elles viennent se reposer.
Ainsi main dans la main, mais aussi les yeux dans les yeux nous échangeons nos impressions de cette belle journée.
Mais l'heure tourne et tu dois rentrer chez toi.
Et en sortant je hèle un taxi qui nous ramènera tous deux.
Il fait maintenant un peu plus frais, et pour te réchauffer je sens bientôt ton bras qui se glisse sous le mien tandis que tu te serres tout contre moi. Ta tête vient même, doucement, se poser sur mon épaule. Premier prémisse d'un abandon certain mais encore lointain.
Et moi je ne peux que te demander un prochain rendez-vous
Il fait maintenant un peu plus frais, et pour te réchauffer je sens bientôt ton bras qui se glisse sous le mien tandis que tu te serres tout contre moi. Ta tête vient même, doucement, se poser sur mon épaule. Premier prémisse d'un abandon certain mais encore lointain.
Et moi je ne peux que te demander un prochain rendez-vous
— Oui, s'il te plaît, samedi... j'ai envie d'écouter du Jazz. Tu connais un endroit sympa pour cela ?
Je te raccompagne jusqu'à ta porte, où avant de disparaître, tes lèvres viennent effleurer les miennes.
Je suis heureux, je vais rentrer à pieds.
Déjà il me faut organiser notre prochaine sortie, je me dois de trouver quelque chose à la hauteur de tout ce que j'imagine pour toi. Je me renseigne donc rapidement et apprends avec grand plaisir que justement un quintet d'excellents musiciens de jazz se produit le samedi suivant au Bœuf sur le Toit.
C'est l'endroit à la mode du moment, celui fréquenté par le tout Paris, mais aussi et surtout par des artistes de grand talent.
C'est l'endroit à la mode du moment, celui fréquenté par le tout Paris, mais aussi et surtout par des artistes de grand talent.
Tu n'es pas encore prête lorsque je viens te chercher, ce qui me permet d'échanger quelques mots avec ton frère, qui me dit tout son plaisir de nous voir passer ainsi des moments ensemble. Il rajoute aussi qu'il te trouve transformée, que tu fais davantage attention à tes toilettes, que tu es toujours d'excellente humeur, bref que tu sembles prendre un vif plaisir au tournant que prend actuellement ta vie. Et il me remercie pour tout ce changement opéré en toi.
Enfin, tu es prête et, rayonnante de bonheur tu te présentes à nous, dans une robe de tissu léger, de taille basse, sans manche et qui découvre bien tes jambes pour ne pas entraver tes mouvements. A tes pieds de magnifiques salomés à petits talons, réputées assurer une bonne stabilité pour la danse.
Ce que tu es magnifique ce soir ! Maquillée très légèrement, tu as tiré tes cheveux pour former une queue de cheval qui dégage parfaitement ta nuque. Tu n'as plus qu'à poser dessus un petit chapeau cloche en feutrine aux bords relevés, et à enfiler une veste de tailleur bien échancrée qui met admirablement ta gorge en valeur.
Un léger baiser sur la joue de ton frère et tu me tends la main...
Enfin, tu es prête et, rayonnante de bonheur tu te présentes à nous, dans une robe de tissu léger, de taille basse, sans manche et qui découvre bien tes jambes pour ne pas entraver tes mouvements. A tes pieds de magnifiques salomés à petits talons, réputées assurer une bonne stabilité pour la danse.
Ce que tu es magnifique ce soir ! Maquillée très légèrement, tu as tiré tes cheveux pour former une queue de cheval qui dégage parfaitement ta nuque. Tu n'as plus qu'à poser dessus un petit chapeau cloche en feutrine aux bords relevés, et à enfiler une veste de tailleur bien échancrée qui met admirablement ta gorge en valeur.
Un léger baiser sur la joue de ton frère et tu me tends la main...
— Tu viens... on y va !
Dans la rue les taxis sont nombreux et nous n'attendons pas pour en héler un et en chemin tu me racontes toute la joie que tu éprouves de pouvoir pour la première fois danser le Charleston. Et ton bonheur s'accroît encore lorsque je te dévoile l'endroit où nous devons passer la soirée.
Il y a encore peu de monde lorsque nous arrivons et comme beaucoup de tables sont libres tu en choisis une non loin de la piste, pour être assez proche des danseurs.
Peu à peu la salle se remplit mais au travers du brouhaha on peut soudain entendre les notes claires du piano, signe que l'orchestre ne va pas tarder à s'accorder. Le pianiste plaque quelques arpèges pour se dégourdir les doigts, avant de venir donner le la. Bientôt la contrebasse s'en mêle en égrenant ses 4 notes, jusqu'à ce qu'elle soit accordée au piano. Le saxophoniste qui a choisi une hanche en bois s'accorde au piano par des notes gutturales et bientôt les trois instruments jouent au même diapason. Pour finir le batteur accorde ses fûts en variant la tension de ses peaux, jusqu'à ce qu'un roulement de batterie un peu plus prolongé annonce la venue du chanteur qui rentre sous les applaudissements des premiers spectateurs.
J'ai commandé une bouteille de Champagne, et alors que la piste commence à s'animer sous les accents du quintet, nous trinquons à cette belle soirée qui nous attend, au bonheur que nous ressentons d'être là tous les deux.
Mais rapidement tes yeux quittent les miens et se tournent vers la piste, vers les danseurs que tu examines dans leurs moindres mouvements. Sur le tapis feutré ta jambe bat la mesure tandis que sur la table tes doigts pianotent sans cesse.
Je savais que tu aimais la musique, et le jazz en particulier, mais j'étais loin de savoir à quel point elle te faisait vibrer.
Il est vrai que l'orchestre, maintenant bien chaud, est parti sur un Charleston au rythme endiablé, et seuls ou en couple, les danseurs se laissent entraînés et rivalisent d'ingéniosité dans leurs différents mouvements où bras et jambes se balancent en opposition.
Je sens que tu meurs d'envie de te joindre à eux mais que, sans doute, tu n'oses pas.
Alors je me lève, et te tendant la main...
Il y a encore peu de monde lorsque nous arrivons et comme beaucoup de tables sont libres tu en choisis une non loin de la piste, pour être assez proche des danseurs.
Peu à peu la salle se remplit mais au travers du brouhaha on peut soudain entendre les notes claires du piano, signe que l'orchestre ne va pas tarder à s'accorder. Le pianiste plaque quelques arpèges pour se dégourdir les doigts, avant de venir donner le la. Bientôt la contrebasse s'en mêle en égrenant ses 4 notes, jusqu'à ce qu'elle soit accordée au piano. Le saxophoniste qui a choisi une hanche en bois s'accorde au piano par des notes gutturales et bientôt les trois instruments jouent au même diapason. Pour finir le batteur accorde ses fûts en variant la tension de ses peaux, jusqu'à ce qu'un roulement de batterie un peu plus prolongé annonce la venue du chanteur qui rentre sous les applaudissements des premiers spectateurs.
J'ai commandé une bouteille de Champagne, et alors que la piste commence à s'animer sous les accents du quintet, nous trinquons à cette belle soirée qui nous attend, au bonheur que nous ressentons d'être là tous les deux.
Mais rapidement tes yeux quittent les miens et se tournent vers la piste, vers les danseurs que tu examines dans leurs moindres mouvements. Sur le tapis feutré ta jambe bat la mesure tandis que sur la table tes doigts pianotent sans cesse.
Je savais que tu aimais la musique, et le jazz en particulier, mais j'étais loin de savoir à quel point elle te faisait vibrer.
Il est vrai que l'orchestre, maintenant bien chaud, est parti sur un Charleston au rythme endiablé, et seuls ou en couple, les danseurs se laissent entraînés et rivalisent d'ingéniosité dans leurs différents mouvements où bras et jambes se balancent en opposition.
Je sens que tu meurs d'envie de te joindre à eux mais que, sans doute, tu n'oses pas.
Alors je me lève, et te tendant la main...
— Tu veux, on y va ?
— Je sais pas... je n'oses pas
— Allez, viens, laisse toi faire, laisse toi entraîner
— Attends... encore un peu... je regarde, je veux bien voir comment ils font avant de me lancer !
— Je sais pas... je n'oses pas
— Allez, viens, laisse toi faire, laisse toi entraîner
— Attends... encore un peu... je regarde, je veux bien voir comment ils font avant de me lancer !
Mais c'est vraiment trop tentant, tu n'hésites plus longtemps et nous nous retrouvons sur la piste, parmi les autres danseurs.
Un peu gauches au début, tes mouvements finissent par se synchroniser et je peux admirer la souplesse de ton corps, la finesse de tes bras nus qui ne cessent de se balancer et l'agilité de tes chevilles et de tes genoux qui, fléchis, n'arrêtent pas de twister.
Les mouvements de ton corps font légèrement remonter ta robe, me dévoilant pour la première fois tes genoux souples et nerveux qu'aussitôt je rêve de caresser. Un court instant je ferme les yeux, je t'imagine...Tu ne' t'es pas encore complètement dévoilée à mes yeux, mais mon imagination rassemble les parties de ton corps que tu m'as déjà laissées voir, et je les assemble comme l'on fait d'un puzzle. C'est vrai, il me manque encore beaucoup de pièces, mais je les imagine toutes, en fonction de ce que je connais déjà et c'est comme si je te voyais maintenant, nue dans mes bras, offerte et impatiente d'être possédée.
Un instant je danse face à toi mais je m'arrête bientôt, pour mieux te regarder, pour mieux t'admirer. Toi, tu es dans ton rêve, un rêve qui pour l'instant n'est pas le mien, un rêve d 'où peut-être suis-je absent. Tu te donnes toute à cette musique au rythme endiablée qui envahit ton corps, semblant ne vivre que pour elle. Tes yeux qui brillent lancent des éclairs, tes pommettes rosées sont envahies de sueur et tu m'apparais merveilleuse, de plus en plus désirable et je sens monter en moi un émoi sans fin. Toutes les fibres de mon corps sont tendues vers toi et je ne pense qu'à te serrer enfin dans mes bras.
Un peu gauches au début, tes mouvements finissent par se synchroniser et je peux admirer la souplesse de ton corps, la finesse de tes bras nus qui ne cessent de se balancer et l'agilité de tes chevilles et de tes genoux qui, fléchis, n'arrêtent pas de twister.
Les mouvements de ton corps font légèrement remonter ta robe, me dévoilant pour la première fois tes genoux souples et nerveux qu'aussitôt je rêve de caresser. Un court instant je ferme les yeux, je t'imagine...Tu ne' t'es pas encore complètement dévoilée à mes yeux, mais mon imagination rassemble les parties de ton corps que tu m'as déjà laissées voir, et je les assemble comme l'on fait d'un puzzle. C'est vrai, il me manque encore beaucoup de pièces, mais je les imagine toutes, en fonction de ce que je connais déjà et c'est comme si je te voyais maintenant, nue dans mes bras, offerte et impatiente d'être possédée.
Un instant je danse face à toi mais je m'arrête bientôt, pour mieux te regarder, pour mieux t'admirer. Toi, tu es dans ton rêve, un rêve qui pour l'instant n'est pas le mien, un rêve d 'où peut-être suis-je absent. Tu te donnes toute à cette musique au rythme endiablée qui envahit ton corps, semblant ne vivre que pour elle. Tes yeux qui brillent lancent des éclairs, tes pommettes rosées sont envahies de sueur et tu m'apparais merveilleuse, de plus en plus désirable et je sens monter en moi un émoi sans fin. Toutes les fibres de mon corps sont tendues vers toi et je ne pense qu'à te serrer enfin dans mes bras.
Lorsque épuisée tu arrêtes de danser je suis à tes côtés, mon bras entoure ta taille et je te guide en te portant presque pour rejoindre notre table. Je remplis de nouveau ta coupe de champagne que je porte à tes lèvres. Lentement tu avale une gorgée du breuvage, les yeux encore dans le vague, je sens que ton esprit est resté sur la piste, envahi par le rythme endiablé du Charleston. Quand je repose ta coupe, mes lèvres vont au devant des tiennes . Tu ne t'y attends pas et tu as un petit moment de recul, mais qui ne dure pas et je sens maintenant ta bouche sous mes lèvres. Tu laisses ma langue chercher la tienne, encore malhabile, mais tu te donnes cependant pour la première fois. Encore essoufflée, tu ne peux prolonger notre étreinte et je te laisse reprendre ta respiration. Tes yeux cherchent les miens et ce sont eux qui me remercient, eux qui me disent combien tu es heureuse et combien tu apprécies cette soirée.
Avant notre départ nous retournerons encore une fois sur la piste, avec toujours la même frénésie. Mais il nous faut rentrer, et je te raccompagne chez toi où, devant ta porte nous échangeons enfin un long et sensuel baiser.
Et avant de disparaître, c'est toi qui dans un souffle viens me dire :
Avant notre départ nous retournerons encore une fois sur la piste, avec toujours la même frénésie. Mais il nous faut rentrer, et je te raccompagne chez toi où, devant ta porte nous échangeons enfin un long et sensuel baiser.
Et avant de disparaître, c'est toi qui dans un souffle viens me dire :
— Tu sais... j'aimerai bien savoir comment c'est chez toi...
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