Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lucas & Blandine, Une relation incandescente — Chapitre 1 · l'Opéra
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lucas & Blandine, Une relation incandescente
Chapitre 1 · l'Opéra
Au commencement
Une sortie non prévue
Comme chaque année à la même époque, Aix-en-Provence accueille son prestigieux Festival d’art lyrique avec des concerts plus confidentiel dans les parcs de la ville alors que l'Opéra ouvre ses portes aux œuvres dites majeures. Je n’avais jamais été attiré par ce monde. Trop classique, pas assez rock ou pop, pensais-je. Et pourtant...
Ce matin-là, au bureau, un collègue m'interpelle à la machine à café, l’air joyeux.
— Ça te dirait deux places pour l’opéra ce soir ? C’est l’un de mes partenaires qui me les a données. Impossible d’y aller, j’ai déjà quelque chose de prévu. Et franchement, trois heures d’opéra... déjà qu’avec Avatar, je m’endors...
— Ça te dirait deux places pour l’opéra ce soir ? C’est l’un de mes partenaires qui me les a données. Impossible d’y aller, j’ai déjà quelque chose de prévu. Et franchement, trois heures d’opéra... déjà qu’avec Avatar, je m’endors...
J’eus un léger sourire, partagé entre amusement et stupéfaction. Comparer Avatar à une œuvre lyrique me laissa songeur, mais j’acceptai les billets, curieux malgré moi.
Rentré chez moi, je me posai une question aussi triviale qu’essentielle : comment s’habille-t-on pour l’opéra ? Est-ce comme dans les films ? Smoking noir, robe de gala ? Peu importe, de toute manière, je n'en avais pas, et puis avec cette chaleur accablante, je choisis une chemise légère couleur crème et un pantalon de lin.
Arrivé à l’Opéra, la terrasse et son bar-restaurant débordaient de monde. Je me faufilai jusqu’au bar pour commander un verre bien frais, espérant un peu d’ombre dans ce jardin bordé d'arbres centenaires.
Je cherchais un coin tranquille et une chaise. La tâche s'annonçait compliquée lorsqu’une voix douce m’interpella :
— Vous cherchez un endroit à l’ombre ? Il y a de la place ici... Elle enleva son sac à main de la chaise se trouvant à côté d’elle.
Surpris, je répondis par un sourire timide et m’assis, les yeux encore mi-clos à cause du soleil tombant. Ce n’est qu’après quelques secondes que je la vis vraiment : une femme d’une belle élégance, la cinquantaine lumineuse, des lunettes de soleil teintées qui laissaient entrevoir un regard pétillant, un visage plein de vie. Sa robe d’été, claire, parsemée de petits motifs floraux, épousait son corps avec harmonie.
Je lançai maladroitement une première phrase, pour ne pas passer pour un rustre :
— C’est la première fois que vous venez à l’opéra ici ?
— J’y viens chaque année, pour le festival. Une tradition personnelle, dit-elle avec un sourire discret.
— Moi, c’est une première. Un collègue m’a offert les places ce matin. Trois heures, ça m’effraie un peu. Déjà qu’avec Avatar, je m’endors...
A peine les mots quittèrent ma bouche que je me mordis l’intérieur de la joue. Quel con. Quelle banalité. Elle éclata de rire, fort, mais non moqueur, enfin, je crois.
— Il y aura moins de créatures bleues ce soir, mais probablement davantage d’amour.
Sa répartie espiègle éveilla quelque chose en moi.
Je lui montrai mes billets.
— Je ne sais même pas où c’est...
— Voyons voir... Oh ! Vous êtes en loge. Mon Dieu... vous avez les places les plus prisées ! Ce sont de petites alcôves en hauteur, deux ou trois sièges, avec vue plongeante sur la scène. C’est magnifique.
— Je suis seul, mais si cela vous tente de découvrir l’opéra sous un autre angle, je serais honoré de partager cette loge avec vous.
Son sourire fut une réponse en soi. Il illumina son visage tout entier, révélant de la douceur et la rendant encore plus belle. Elle remonta lentement ses lunettes sur son front, dévoilant deux yeux d’un vert profond dans lesquels je faillis me noyer.
— J'accepte avec plaisir.
La cloche retentit. Elle se leva :
— J’ai juste le temps de passer aux toilettes. Trois heures, c’est long... et je veux m’assurer qu’il ne reste pas une feuille de salade coincée entre mes dents, dit-elle malicieusement.
Je restai un instant suspendu à ce charme imprévu.
Un opéra pas comme les autres.
Nous nous retrouvâmes dans l’escalier étroit menant aux loges. Elle passa devant. Mon regard glissa sur les courbes généreuses de son corps, la robe soulignant les lignes d’une féminité mûre, assumée. Son déhanché laissait deviner une petite culotte très échancrée, épousant à merveille l'arrondi de ses fesses. Je me répète, mais elle était absolument sublime.
Au moment de pénétrer dans la loge, mon téléphone sonna. Une conversation brève. Je raccrochai à temps pour voir les lumières s’éteindre. Elle s’était assise près du balcon. Je pris la place derrière elle pour ne pas déranger, en m'excusant à voix basse. Mon visage frôlait presque la peau de son cou.
— J’espère n’avoir rien manqué... Pas encore de mort tragique ?
Elle hocha la tête en riant discrètement.
Sur scène, les voix s’élevaient dans une langue que je ne comprenais pas. Je posai doucement ma main sur son épaule pour attirer son attention. Sa peau frissonna sous mes doigts. Je lui demandai ce qu’il se passait, elle m’expliqua. Puis je me penchai légèrement :
— J'adore votre parfum...
Elle sembla prise d’un coup de chaud. D’un geste naturel, elle porta la main à son cou pour s’éventer, puis souleva légèrement son décolleté pour y faire entrer de l'air frais. Ce simple geste, sans intention apparente, dévoila un instant la dentelle blanche de son soutien-gorge.
Il mettait sa poitrine en valeur, la rehaussant juste ce qu’il fallait. Mais ce qui me troubla surtout, c’était l’ouverture du tissu : si échancré qu’on pouvait voir le haut de ses seins, jusqu’à la naissance du téton, posé là, délicatement, sur le bord de la dentelle. J’étais terriblement troublé.
Le plus silencieusement possible, je me déplaçais à côté d'elle.
Le plus silencieusement possible, je me déplaçais à côté d'elle.
L’acte se poursuivait, l'orchestre accompagnait les acteurs dans leur envolée lyrique. Je la regardais elle, plus que la scène. Sa main reposait sur l’accoudoir, tout près de la mienne, nos doigts se frôlèrent. Elle ne bougea pas. Une simple pression de ses phalanges contre les miennes me confirma ce que je n’osais espérer.
Elle se tourna légèrement, ses lèvres à la hauteur de mon oreille.
— Vous n’êtes pas encore endormi, murmura-t-elle, un brin moqueuse.
— C’est vous qui me gardez éveillé, soufflai-je.
— Vous n’êtes pas encore endormi, murmura-t-elle, un brin moqueuse.
— C’est vous qui me gardez éveillé, soufflai-je.
Son sourire eut cette douceur désarmante que seules les femmes qui n’ont plus rien à prouver peuvent se permettre. Elle détourna les yeux vers la scène, mais ses doigts restaient enlacés aux miens.
Pause
A l’entracte, nous quittâmes la loge. L’air tiède de la terrasse contrastait avec la fraîcheur de la salle. Nous nous installâmes à l’écart, un verre à la main. Elle s’était rapprochée. Ses jambes croisées laissaient entrevoir une peau hâlée sous la fente discrète de sa robe. Elle jouait avec son collier, le faisait glisser entre ses doigts. Je me lançais.
— Vous me troublez, lui dis-je simplement.
Son regard fuit le mien, puis elle dit, presque à voix basse :
— Cela faisait longtemps qu’on ne m’avait plus dit cela... comme ça.
Et puis, sans que je n’aie à faire le moindre geste, elle vint poser sa main sur la mienne. Un geste tendre. Une lente caresse du pouce. Je tentai un baiser dans le cou, elle se laissa faire, mieux, elle inclina la tête pour m'ouvrir encore plus ce jardin secret.
Deuxième acte
Nous regagnâmes la loge. A peine assis, je posai de nouveau ma main sur la sienne, posée sur sa cuisse. Doucement, sans un mot, elle retira la sienne, laissant la mienne en contact direct avec sa peau, seulement séparée par le tissu léger de sa robe. Elle se pencha alors légèrement vers moi et murmura :
— Tu aimes ?
— Je n’ai jamais été aussi fasciné par une œuvre, dis-je, mais ce n’est pas celle qu’il y a sur scène.
Elle sourit, ferma les yeux une seconde. Sa main guida mes doigts plus haut, juste sous la courbe tendre de sa hanche.
Le deuxième acte allait commencer d’ici quelques minutes, les lumières étaient déjà tamisées, plongeant la loge dans une semi-pénombre. Ma main s’aventura lentement sous le tissu léger de sa robe fendue, effleurant la douceur de sa peau. En réponse, elle écarta légèrement les jambes — un mouvement subtil, presque imperceptible. Sa tête bascula en arrière, paupières closes, lèvres entrouvertes. Elle s’abandonnait l'espace du moment présent.
Je sentais la chaleur de son ventre, un frisson lui donna la chair de poule. Sa respiration s’accélérait.
Ma main glissa lentement entre ses cuisses, rencontrant la finesse de la dentelle de sa culotte. Elle haleta plus fort lorsque je fis courir la pulpe de mes doigts le long de cette barrière de dentelle très ajourée. Je sentais au travers une fine toison gorgée d'une chaleur rayonnante. Sur la scène, le rideau de velours s’élevait lentement, marquant le début du deuxième acte — pendant qu’entre ses jambes, je soulevais à mon tour un autre rideau : celui de sa culotte pour y découvrir le théâtre secret et les coulisses de son désir.
Elle se pencha alors vers moi, ses lèvres près de mon oreille pour me murmurer :
— Ne fais pas de bruit... mais ne t’arrête pas.
Son souffle me traversa comme un feu doux. Mes doigts se plaquaient entre sa culotte et son sexe chaud et palpitant... Son corps s’arquait légèrement contre ma main, ses hanches accompagnaient mes mouvements. Sa vulve, désormais inondée d’une liqueur suave, accueillait mes caresses avec une fluidité qui me rendait fou. Mon majeur s’étira, glissant tout du long entre ses lèvres luisantes qui s’ouvraient comme une fleur sous la rosée. Dans un seul mouvement, je remontai jusqu’à son clitoris avant de replonger lentement dans la pulpe de son fruit mûr, gorgée de plaisir.
Elle attrapa alors une étole de soie posée sur le dossier de sa chaise. Elle la déploya lentement, comme si elle allait simplement se couvrir... mais ce voile, elle le posa délicatement sur nos jambes, dissimulant ce qui, entre nous, devenait pressant, brûlant.
Puis, elle glissa sa main sous l’étoffe, jusqu’à la poche de mon pantalon. Ses doigts y entrèrent avec une délicatesse chirurgicale explorant jusqu’à trouver ce qu’elle cherchait. Mon souffle se coupa. Son regard restait droit, posé sur la scène, comme si de rien n’était. Mais ses doigts s’étaient emparés de la dureté qui grandissait en moi.
Je fermai les yeux pour mieux sentir mon phallus se dresser entre ses doigts. De son autre main, elle ouvrit un à un les boutons de mon pantalon, sous la protection de l'étole.
Mon pantalon entrouvert, mon sexe se libérait et arborait fièrement une position verticale.
Ses doigts caressaient ma hampe de façon lascive tandis que son pouce récoltait les premières gouttes qui perlaient sur le méat de mon membre. Elle caressait mon gland, l’enduisait délicatement de mes fluides puis reprenait ses va-et-vient.
Comme si elle ajustait simplement son étole ou glissait un mot à l’oreille, elle se pencha vers moi, ses cheveux effleurant ma joue. Mais ce n’était pas un mot qu’elle venait souffler.
Je sentis d’abord la chaleur de son souffle contre ma peau, puis la pression douce et brûlante de sa langue contre mon gland. Ma bite se raidit encore plus, expulsant encore des perles translucides.
Ses lèvres se refermèrent autour de mon vit avec une infinie douceur. Je fermai les yeux, mon coude fermement posé contre l'accoudoir pour ne pas trahir mon émoi.
Son rythme était rythmé par les voix lointaines des chanteurs sur scène, comme une partition parallèle tenue dans l’ombre. A chaque aller-retour de ses lèvres, sa langue traçait des cercles, enveloppait, lapait, puis relâchait.
Elle savait ce qu’elle faisait, juste assez pour me rendre fou. Et pourtant, rien dans sa posture ne trahissait l’indécence de ses gestes. Elle aurait pu, à cet instant, paraître simplement penchée, assoupie...
Et lorsqu’elle releva enfin le visage, ses yeux brillants cherchèrent les miens, elle glissa deux doigts pour replacer une mèche de cheveux derrière son oreille, puis posa doucement un baiser sur ma bouche.
La musique sur scène venait d’atteindre son apogée. Les voix s’élevaient dans un final assourdissant, bientôt couvertes par un tonnerre d'applaudissements.
Elle se tourna légèrement vers moi, un sourire aux lèvres.
— Tu viens chez moi ? demanda-t-elle dans un murmure, presque inaudible sous le vacarme des applaudissements.
Je répondis sans hésiter.
— Oui... je ne connais même pas ton prénom.
Elle sourit de plus belle.
— Blandine, dit-elle. Et toi ?
— Lucas.
Retour à la réalité
Je m'apprêtais à prendre ma voiture.
— Ce n’est pas la peine, dit Blandine dans un sourire. J’habite tout près.
Nous nous engageâmes alors dans un dédale de ruelles fraîches, éclairées par de vieux lampadaires au halo jaune pâle. Les façades fatiguées gardaient pourtant une certaine dignité, et la vie dans ses rues palpitait encore malgré l'heure tardive. Peu à peu, l’agitation de la ville s’effaça, le quartier devint plus calme et silencieux.
Elle s'arrêta devant une petite maison, discrète, presque cachée derrière un portail en fer forgé. Blandine le poussa doucement : il s’ouvrit sur un petit jardin verdoyant, épargné par les ardeurs de l’été.
Sa maison
Un escalier de pierre montait jusqu’à la porte d’entrée. Elle tourna la clé, et laissa apparaître une pièce lumineuse : une cuisine ouverte, accueillante, structurée autour d’un îlot central.
— Je te fais visiter ? dit-elle en balançant ses clés dans une corbeille à bazar (celle qui déborde toujours).
— Avec plaisir.
Blandine retira ses talons qu’elle balança négligemment dans un coin, et continua pieds nus sur le parquet frais. Le salon prolongeait naturellement la cuisine, sans cloison.
Il s’ouvrait sur une terrasse de petite taille avec des poufs éparpillés sur le plancher en bois, suspendue à demi cachée par des plantes grimpantes. En contrebas, un second jardin apparaissait, plus intime encore. On y devinait un hamac tendu entre deux poteaux, un petit jacuzzi gonflable couvert à moitié par un drap, et, çà et là, des statuettes africaines veillaient sur le lieu. Une guirlande multicolore, de type guinguette, s’entortillait sur un fil et éclairait l'espace.
A l’intérieur, un escalier descendait vers le niveau inférieur. Ils rejoignirent ce rez-de-chaussée discret, où deux chambres aux portes entrouvertes se faisaient face, l'une d'elles donnait sur le petit jardin. Un couloir menait à une salle de bain aux tons bois et pierre grise, et à des toilettes dont les murs étaient tapissés de photos en noir et blanc.
Chaque détail semblait avoir été choisi avec soin. Le désordre ambiant, fait de livres empilés, de coussins entremêlés et de vêtements oubliés, s’accordait parfaitement avec l’atmosphère du lieu. Une alchimie étrange et belle : celle du vrai chez-soi faite de cette forme d’élégance simple qu’on ne trouve que chez les gens qui n’essaient pas d'en faire trop.
Blandine était silencieuse, elle s'interrogeait, que pensait-elle vraiment ...
Blandine : son flashback
Elle l'avait vu hésiter à prendre sa voiture, comme s’il ne savait pas s’il devait rester ou partir. Elle avait longuement hésité comme toujours, mais quelque chose de différent émanait de ce garçon, elle voulait mieux le découvrir et puis au pire une rencontre d'un soir, ça ne fait pas de mal, ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas...
Tandis qu’ils marchaient côte à côte, elle observait du coin de l’œil son allure tranquille, ses mains qui frôlaient parfois les siennes. Chaque pas les rapprochait de chez elle qu’elle ne partageait jamais à la légère. Son refuge, son petit monde tissé de souvenirs, de silence, et de désordre assumé.
Quand elle ouvrit la porte, elle eut ce petit pincement familier. Elle l’observait du coin de l’œil, notant comment il regardait la cuisine, le salon, la terrasse. Est-ce qu’il comprendrait ce que racontent ces objets, ce chaos doux, ce choix de lumières ?
Elle jeta ses talons dans un coin, c'était un test. Et dans son dos, elle crut sentir un léger sourire. Il n'était pas offusqué, alors elle respira un peu mieux, mais son cerveau exploitait à fond la charge mentale liée à un premier rendez-vous :
“J'espère qu’il ne verra pas le tas de linge derrière la porte."
"Pourquoi j’ai gardé cette guirlande délavée ? Elle est moche.”
“ Est-ce que je le laisse seul le temps que je prenne une douche ?”
“Non, pas de douche, tant pis, sinon il va croire que c'est gagné d'avance “
“Merde, j'ai rien au frais à lui offrir”
Je remontais seul, Blandine voulait se rafraîchir deux minutes. J’entendis l’eau couler en bas.
Elle l'avait vu hésiter à prendre sa voiture, comme s’il ne savait pas s’il devait rester ou partir. Elle avait longuement hésité comme toujours, mais quelque chose de différent émanait de ce garçon, elle voulait mieux le découvrir et puis au pire une rencontre d'un soir, ça ne fait pas de mal, ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas...
Tandis qu’ils marchaient côte à côte, elle observait du coin de l’œil son allure tranquille, ses mains qui frôlaient parfois les siennes. Chaque pas les rapprochait de chez elle qu’elle ne partageait jamais à la légère. Son refuge, son petit monde tissé de souvenirs, de silence, et de désordre assumé.
Quand elle ouvrit la porte, elle eut ce petit pincement familier. Elle l’observait du coin de l’œil, notant comment il regardait la cuisine, le salon, la terrasse. Est-ce qu’il comprendrait ce que racontent ces objets, ce chaos doux, ce choix de lumières ?
Elle jeta ses talons dans un coin, c'était un test. Et dans son dos, elle crut sentir un léger sourire. Il n'était pas offusqué, alors elle respira un peu mieux, mais son cerveau exploitait à fond la charge mentale liée à un premier rendez-vous :
“J'espère qu’il ne verra pas le tas de linge derrière la porte."
"Pourquoi j’ai gardé cette guirlande délavée ? Elle est moche.”
“ Est-ce que je le laisse seul le temps que je prenne une douche ?”
“Non, pas de douche, tant pis, sinon il va croire que c'est gagné d'avance “
“Merde, j'ai rien au frais à lui offrir”
Je remontais seul, Blandine voulait se rafraîchir deux minutes. J’entendis l’eau couler en bas.
Archive
Je restai debout quelques instants dans le salon, indécis, puis je m’installai dans le canapé. Je posai la main sur l'accoudoir et regardais autour de moi.
— Tu veux un verre, sers nous un truc, il y a peut-être encore du vin blanc au frais ? ! dit-elle, du fond de la salle de bain.
Je me levai, trouvai deux verres dans un placard, et une bouteille de vin blanc dans la porte du frigo. Je posai les verres sur la table basse et pris le temps d’explorer des yeux les objets autour de moi.
Au mur, une reproduction d’un tableau de Banski accrochée dans un cadre blanc.
Une étagère blanche, probablement de chez Ikea, proposait une accumulation curieuse de livres — romans, essais, poésie, quelques BD — Une ou deux bougies, un cadre photo renversé, un taille-crayon en forme d’hippocampe.
Et moi, debout là, je regardais ce coin de son monde, ce petit bout de chaos organisé.
Dans un coin du salon, presque caché derrière une plante en pot, un tourne-disque trônait sur un petit meuble. Juste à côté, une enceinte en bois clair et des piles de vinyles, posée là en pile. Une belle petite collection qui forçait mon admiration, même si je ne connaissais pas tous les artistes.
Quelques noms me sautèrent aux yeux quand même : un vieux David Bowie — Hunky Dory, je crois —, un album de Gil Scott-Heron, des Beatles période post 1966, un disque des Beach Boys jauni par le temps, Dark side of the moon et sa pochette iconique. Entre deux pochettes, je reconnus la silhouette de Polnareff, et un autre au titre en espagnol que je ne connaissais pas.
Des disques de musique classique, aussi. Je ne savais pas trop quoi en penser. Chopin ou Debussy, peut-être.
Et là, posé un peu à l’écart, comme un totem discret, un disque d’Archive — You All Look the Same to Me.
Je souris en le prenant. Again. La première piste de la face A. Cette chanson me hantait depuis des années sans que je sache vraiment pourquoi. Une boucle lente, presque douloureuse, une montée comme un cri muet et qui explose qu'à la fin du titre.
Sans trop réfléchir, je sortis le vinyle de sa pochette, le posai délicatement sur la platine. Le bras se mit en place avec un petit craquement familier.
Et puis les premières notes. Lentes, lentes. La voix qui arrive comme un souvenir. Je m’enfonçai dans le canapé. Le vin attendait, les verres transpirants d’humidité.
Et moi, j’attendais Blandine, surpris de me sentir déjà presque bien, là, dans un lieu qui n’était pas le mien, mais dont je comprenais déjà un peu la musique.
Réflexion de Blandine
L’eau chaude coulait sur ses épaules, et Blandine ferma les yeux quelques secondes. Pas pour se détendre, non, plutôt pour organiser un début de stratégie.
Bon. Il est là. Il est dans mon salon. Je l’ai laissé avec mes vinyles. Pourquoi j’ai mis ce disque kitsch en tête de pile ? Il va croire que je suis une meuf bizarre qui écoute des chansons tristes sur fond de pluie... Bridget Jones le retour !
Elle pouffa !
Qu’il pense ce qu’il veut. Qu’il boive un verre et qu’il me laisse trois minutes pour devenir vaguement présentable.
Elle inspecta rapidement ses jambes.
Epilation : correcte. Pas irréprochable, mais franchement, à la lueur des guirlandes, ça passera.
Elle se savonna mécaniquement, tout en lançant mentalement un défilé rapide dans son armoire.
OK, sexy, mais pas trop. Le piège classique : La nuisette ultra-fine ? Non. On n’est pas dans une pub de parfum. Quelque chose entre “je suis bien chez moi” et “je me suis à peine préparée pour t’impressionner, mais si en fait”.
Est-ce qu’il faut vraiment penser autant juste pour enfiler un haut et un bas ?
Elle coupa l’eau, attrapa sa serviette.
Allez Blandine. Respire. Tu sais t’habiller. Tu sais vivre. Tu sais boire un verre sans glousser. Et si ça part en vrille, tu sais aussi faire semblant d’avoir un appel urgent de ta voisine imaginaire. Bon, à minuit douze, c'est plus délicat !
Dans la chambre, elle alluma plutôt la petite lampe près du lit, celle qui diffuse un halo doux, presque flatteur.
Encore nue, elle se posta face au miroir. Un miroir plein pied, un peu piqué sur les bords, comme elle.
Elle se regarda ... se tourna et fixa ses fesses. Elles n’étaient plus tout à fait celles de ses trente ans.
Bon. Voilà. C’est moi. Pas mal pour cinquante. On n'est pas dans une pub pour le café, certes, mais non plus sur le Titanic. Un entre-deux crédible. Ça dépend de l’éclairage. Et de la tendresse de celui qui regarde.
Elle haussa un sourcil et continua l'inspection.
Le ventre faisait un peu la moue, oui, mais rien de dramatique.
Les seins, eux, étaient fermes et ronds — c’est un plus ça, madame, pensa-t-elle avec un petit rictus.
Son regard descendit, s’arrêta sur cette toison fine, entretenue juste au-dessus du sexe. Elle esquissa un sourire.
Il le sait déjà, se dit-elle, en repensant à ce moment, quelques heures plus tôt, à l'Opéra. Ce geste précis, cette main qui avait glissé sans hésitation sous sa culotte, avec une lenteur décidée. Une caresse en plein concert, la chaleur immédiate, et le monde autour qui continuait à écouter comme si de rien n’était.
Elle rit intérieurement.
Que c’était bon.
Lucas a l’air tendre. Ou au moins bien élevé. Et il est là. Il est là, dans mon salon. Avec mes disques et il écoute Archive, je vais le retrouver en train de se pendre avec ma guirlande Lidl si je ne me grouille pas...
Son regard glissa une dernière fois sur son corps.
Traces de vie. Traces d’amours. Rien à effacer.
Elle se détourna du miroir et ouvrit l’armoire.
OK, mission habillage. Légère, mais pas nunuche. Quelque chose qui dit : "je suis bien avec moi-même"
Elle sortit un tanga vert turquoise de son tiroir à culotte, un pantalon bouffant beige en lin d'une étagère et un débardeur noir, en coton doux, un peu échancré. Pas de soutien-gorge. Pas ce soir. Parce que j’en ai envie. Voilà.
Elle se passa un soupçon de parfum dans le cou, remonta ses cheveux en un chignon rapide, puis souffla un bon coup.
Allez Blandine. C’est juste un homme dans ton salon.
Bon. Il est là. Il est dans mon salon. Je l’ai laissé avec mes vinyles. Pourquoi j’ai mis ce disque kitsch en tête de pile ? Il va croire que je suis une meuf bizarre qui écoute des chansons tristes sur fond de pluie... Bridget Jones le retour !
Elle pouffa !
Qu’il pense ce qu’il veut. Qu’il boive un verre et qu’il me laisse trois minutes pour devenir vaguement présentable.
Elle inspecta rapidement ses jambes.
Epilation : correcte. Pas irréprochable, mais franchement, à la lueur des guirlandes, ça passera.
Elle se savonna mécaniquement, tout en lançant mentalement un défilé rapide dans son armoire.
OK, sexy, mais pas trop. Le piège classique : La nuisette ultra-fine ? Non. On n’est pas dans une pub de parfum. Quelque chose entre “je suis bien chez moi” et “je me suis à peine préparée pour t’impressionner, mais si en fait”.
Est-ce qu’il faut vraiment penser autant juste pour enfiler un haut et un bas ?
Elle coupa l’eau, attrapa sa serviette.
Allez Blandine. Respire. Tu sais t’habiller. Tu sais vivre. Tu sais boire un verre sans glousser. Et si ça part en vrille, tu sais aussi faire semblant d’avoir un appel urgent de ta voisine imaginaire. Bon, à minuit douze, c'est plus délicat !
Dans la chambre, elle alluma plutôt la petite lampe près du lit, celle qui diffuse un halo doux, presque flatteur.
Encore nue, elle se posta face au miroir. Un miroir plein pied, un peu piqué sur les bords, comme elle.
Elle se regarda ... se tourna et fixa ses fesses. Elles n’étaient plus tout à fait celles de ses trente ans.
Bon. Voilà. C’est moi. Pas mal pour cinquante. On n'est pas dans une pub pour le café, certes, mais non plus sur le Titanic. Un entre-deux crédible. Ça dépend de l’éclairage. Et de la tendresse de celui qui regarde.
Elle haussa un sourcil et continua l'inspection.
Le ventre faisait un peu la moue, oui, mais rien de dramatique.
Les seins, eux, étaient fermes et ronds — c’est un plus ça, madame, pensa-t-elle avec un petit rictus.
Son regard descendit, s’arrêta sur cette toison fine, entretenue juste au-dessus du sexe. Elle esquissa un sourire.
Il le sait déjà, se dit-elle, en repensant à ce moment, quelques heures plus tôt, à l'Opéra. Ce geste précis, cette main qui avait glissé sans hésitation sous sa culotte, avec une lenteur décidée. Une caresse en plein concert, la chaleur immédiate, et le monde autour qui continuait à écouter comme si de rien n’était.
Elle rit intérieurement.
Que c’était bon.
Lucas a l’air tendre. Ou au moins bien élevé. Et il est là. Il est là, dans mon salon. Avec mes disques et il écoute Archive, je vais le retrouver en train de se pendre avec ma guirlande Lidl si je ne me grouille pas...
Son regard glissa une dernière fois sur son corps.
Traces de vie. Traces d’amours. Rien à effacer.
Elle se détourna du miroir et ouvrit l’armoire.
OK, mission habillage. Légère, mais pas nunuche. Quelque chose qui dit : "je suis bien avec moi-même"
Elle sortit un tanga vert turquoise de son tiroir à culotte, un pantalon bouffant beige en lin d'une étagère et un débardeur noir, en coton doux, un peu échancré. Pas de soutien-gorge. Pas ce soir. Parce que j’en ai envie. Voilà.
Elle se passa un soupçon de parfum dans le cou, remonta ses cheveux en un chignon rapide, puis souffla un bon coup.
Allez Blandine. C’est juste un homme dans ton salon.
Un verre ensemble
Blandine apparut à travers l'escalier, pieds nus, encore fraîche de sa douche. Dans le salon, la lumière tamisée baignait la pièce d’une clarté orangée, et les dernières notes d’Again résonnaient frénétiquement.
— Mais... où est-ce que tu as déniché cette vieillerie ? dit-elle avec un sourire en coin, faussement moqueur.
Lucas, installé dans le canapé, leva son verre en guise de toast.
— Dans ta collection, madame. Posé là, en évidence. Comme si tu venais de l'écouter hier.
— Tu connais Archive ? Sérieusement ? demanda-t-elle.
— Cette chanson... c’est l’une de mes préférées. Elle a... quelque chose. Elle me suit depuis longtemps.
Elle arqua un sourcil, surprise.
— Tu m’étonnes.
Il haussa les épaules, l’air presque gêné.
— Elle a cette lenteur pleine. Une mélancolie profonde, comme du Nick Cave, Mercury Rev ou du Elliott Smith. Mais avec une densité, une ampleur à la Pink Floyd. Tu vois ?
Blandine s’assit à côté de lui, doucement, un genou replié sur le canapé.
— Pas mal comme comparaison. Tu t’y connais, en fait.
— En tout cas, plus qu'en musique classique ! ... Cette chanson, elle m’attrape à chaque fois. C’est un morceau qui compte. Je ne saurais pas dire pourquoi. Il est triste, mais pas désespéré. Il laisse de la place à l'espoir sur la fin quand il se met à crier, ça le libère.
Elle me regarda un court instant.
— C’est fou, dit-elle. Je crois que je l’ai toujours écoutée seule, cette chanson. Dans des moments où j’avais besoin de... me perdre un peu.
— Et là, on l’écoute ensemble.
Elle hocha lentement la tête.
— Oui. Et bizarrement, c’est moins lourd. Moins triste.
— Peut-être qu’elle devient autre chose quand on la partage.
Elle sourit, un peu troublée par la justesse de ma phrase, j'imagine.
...
Le disque craqua une dernière fois juste avant un léger cloc du bras qui remonte.
— Tu veux que je mette la face B ? demanda Blandine, en jouant avec son verre à moitié vide.
Lucas tourna lentement la tête vers elle.
— Changeons. Je te laisse choisir. Montre-moi ce que toi tu écoutes, vraiment. Quelque chose qui te ressemble.
Elle hocha la tête, un peu surprise par la demande. Puis se leva sans rien dire, se dirigea vers la pile de vinyles. Elle s’accroupit près d’un bac à disques rangé dans un vieux coffre en osier ...
— Celui-là, c’est pas pour les bavards, dit-elle. Mais on n’est pas obligés de parler tout le temps, non ?
Lucas acquiesça sans dire un mot pour respecter la consigne.
Elle plaça le disque sur la platine, déposa l’aiguille. Un craquement, un souffle, puis la voix de Nina s’éleva. Râpeuse. Profonde. Humaine.
"I put a spell on you ..."
— Viens, dit-elle. On sera mieux là-bas.
Elle ouvrit la baie vitrée, dehors, la petite terrasse en bois sentait encore la chaleur de la journée. Des plantes grimpantes dessinaient des ombres sur le sol. En contrebas, le jacuzzi diffusait une lumière pâle, et la guirlande multicolore donnait des teintes colorées à la pelouse synthétique.
On s'était affalé sur des poufs moelleux, l'un contre l'autre, les jambes étendues. La voix de Nina déroulait son blues.
— C’est joli, murmura Lucas.
— Je l’aime bien, cet endroit. C’est mon refuge.
Je passais ma main autour de son cou, traçant de petits cercles sur son épaule nue. A chacun de ses mouvements — quand elle se tournait ou reprenait son verre — un fragment de sein s’offrait à moi, furtif. Mon esprit, happé, tentait de reconstituer l’ensemble, comme un puzzle dont elle seule maîtrisait les pièces.
Et on parlait ... De tout. De rien. Des villes, des pays qu’on avait quittés. D’un ex qu’on a bien fait de quitter aussi. D’un boulot trop chiant. D’un rêve qu’on a mis au placard. Des livres commencés sans jamais les finir. Des choses qu’on regrette à moitié, ou pas du tout.
Ces discussions étranges où l’on parle de soi sans livrer l’essentiel pour ne pas faire peur.
Je l'observais un instant. Elle avait relevé ses cheveux d’une main, les yeux fermés, bercée par la musique et le vin.
— T’as une belle façon de bouger, dis-je sans y penser.
Elle rouvrit les yeux, me regarda sans sourire.
— Et toi, t’as une façon étrange de dire des choses qui ne sont pas des compliments, mais qui touchent quand même.
On éclata de rire.
Je repris — Tu caches encore des choses, on dirait. Tu excelles dans l'art de dissimuler tes sentiments. T’as dû t’entraîner ?
Elle but une gorgée, et sourit, triste.
— Des années de pratique.
Un moment suspendu
Puis elle se leva, s’étira, jeta un œil au jacuzzi.
— Tu sais que ce jacuzzi marche vraiment ?
— Tu veux dire... genre maintenant ?
— Je veux dire... genre maintenant !
Elle descendit lentement les quelques marches, s’arrêta au bord.
— T’as pas de maillot, j’imagine ?
— Non. Mais j’ai l’esprit d’adaptation.
Les pieds trempant dans l’eau du jacuzzi, la réalité me rattrapa : il se faisait tard, et quitte à casser l’ambiance, je devais lui dire.
— J’ai encore de la route... je n’habite pas sur Aix.
A ces mots, elle afficha une contrariété manifestement simulée.
— Tu peux dormir ici, si tu veux. J’ai deux chambres... à moins que tu préfères partager mon lit, dit-elle avec un regard coquin.
Je lui demandai si elle était sûre de vouloir m’inviter dans son lit. Tout allait si vite. Elle se contenta de se lever, de me prendre la main, et d’ouvrir la porte-fenêtre qui donnait sur sa chambre.
— Je peux prendre une douche ?
Elle acquiesça et me donna une serviette.
La voix lointaine de Nina Simone résonnait encore derrière nous.
En sortant de la douche, enveloppé de ma serviette, j'entendis ses pas descendre l’escalier intérieur. Le bois craquait doucement sous ses pieds. Mon regard fut d’abord happé par ses jambes nues. Elle avait troqué son pantalon pour une nuisette blanche, à peine plus longue que ses hanches. La matière fine et presque transparente flottait sur sa peau, révélant plus qu’elle ne cachait. De la dentelle habillait le haut de la nuisette et caressait sa poitrine, dessinant les contours de ses seins avec une délicatesse cruelle.
Depuis ma position en contrebas, chaque marche dévoilait un peu plus de son corps. Sous la nuisette, une culotte turquoise épousait son sexe, soulignant la courbe gourmande de ses hanches. A chaque pas, l’échancrure de la nuisette laissait entrevoir ses fesses fermes et rondes.
Mes yeux suivirent la ligne de son buste, puis s’attardèrent sur sa chute de reins, elle se cambrait sur un meuble bas pour y dégoter deux paires de tongs. Sous la lumière douce du soir, la dentelle turquoise de son tanga se dévoilait. A peine visible, mais c’était suffisant pour qu’un frisson ancien, presque primaire, me traverse. Cette couleur, cette matière, cette transparence... L’élastique fin posé contre sa peau dorée, le tissu tendu juste ce qu’il faut, qui disparaissait entre ses deux fesses. C’était... trop parfait.
Et elle le vit. Elle vit exactement ce que ça me faisait.
Je fis un pas de plus vers elle, le vin aidant, je lui avouais :
— Si je te dis que... les culottes, c’est un point faible chez moi ?
Elle mina la surprise.
— Je le présentais. C’est dans ta façon de regarder. Pas juste mes fesses — le tissu. T’es pas qu’un chasseur de courbes, toi. T’es un collectionneur de détails.
Touché en plein cœur. Elle avait raison. Je n’aurais pas pu mieux formuler.
Je la pris alors dans mes bras. Comme un réflexe. Je la serrai contre moi et l’embrassai. Pas un baiser poli, non. Un de ceux qu’on ne retient plus. Mes mains autour de sa taille, ses seins contre mon torse, une main sur ma serviette pour qu'elle ne tombe.
— J’en avais trop envie, soufflai-je.
— Viens, dit-elle.
Elle me prit la main pour m'emmener vers la chambre à côté. La serviette enroulée autour de ma taille pouvait à chaque instant trahir mon émoi grandissant.
Blandine s'installa sur le lit, à moitié allongée sur le côté, la tête posée sur sa main.
Elle me regarda un instant, je vis à son air malicieux qu'elle me réservait une vanne.
— Dis donc... tu comptes dormir comme ça ? Façon gladiateur romain ?
— Ça dépend. Je dois te séduire ou combattre un lion ?
— Les deux peut-être. Mais dans ce lit, je pense que c’est moi la proie, fit-elle.
J'éclate de rire, en m'asseyant au bord du lit. Elle me dévisageait, ce n'était pas désagréable comme sensation.
Elle se pencha un peu, respira au creux de mon épaule, tout près de sa clavicule.
— Mh... tu sens bon.
Je me tournai vers elle, encore plus proche, toujours enroulé dans ma serviette, et nous restâmes quelques instants ainsi, face à face, sans rien dire. Puis elle murmura, plus doucement :
— Ça te fait quoi d’être là... avec moi... comme ça ?
— Un peu irréel. Mais bien. Et toi ?
Elle haussa une épaule.
— J’ai un peu le cœur qui bat. Mais pas de peur. Plutôt d’envie.
Il tendit la main, la posa contre sa joue.
— Tu me plais, Blandine.
Elle baissa un peu les yeux, un sourire gêné. Puis elle attrapa doucement le bord de ma serviette.
— On peut dire qu’on a plus grand-chose à cacher, non ?
Elle la fit glisser doucement le long de mes hanches, laissa apparaître ma nudité. Je l'ai laissée faire. Et ce fut elle qui se rapprocha, lentement, jusqu’à poser sa bouche contre la mienne.
Le baiser fut d’abord léger puis plus franc.
Sa bouche s’ouvre sur la mienne, nos langues se rencontrent, doucement puis plus profondément. Une de mes mains se pose sur sa taille, pendant qu’elle m’attire par le cou.
Sa bouche s’ouvre sur la mienne, nos langues se rencontrent, doucement puis plus profondément. Une de mes mains se pose sur sa taille, pendant qu’elle m’attire par le cou.
Ma main glisse sur sa hanche. Je relève doucement sa nuisette et cherche le contact de la dentelle. Mes doigts découvrent son corps, jouent avec les bords du tissu. Elle me caresse le dos, puis descend vers mon sexe sans le toucher. Je sens ses seins pointer à travers le satin.
Mon sexe est en émoi, gonflé, tendu chaud et humide. Je cherche le contact de son corps. Blandine le sent, elle colle son bas-ventre contre le mien. J’embrasse ses épaules, fais glisser ma main sur ses seins jusqu’à rencontrer un téton tendu. J’écarte sa nuisette, je prends son sein en main, le relève, le porte à ma bouche. Je le goûte, le suce lentement. Elle gémit.
— Si le tanga reste, je dis rien. Mais la nuisette ? Franchement... elle fait de l’ombre à ton sourire.
Elle éclate de rire, la tête en arrière.
— Whaou... c’est old school comme vanne. On dirait que tu sors d’un sketch des années 90.
Je hausse les épaules, faussement vexé.
— Il fallait bien que je te déçoive un jour ou l’autre.
Mais elle ne répond pas tout de suite. Elle me fixe, un sourire au coin des lèvres... Sa voix change un peu, elle devient plus ronronnante, presque féline.
— Demande-le-moi gentiment.
Elle se mordille la lèvre. Un tic innocent, mais là, tout à coup, apportait une autre dimension comme si elle attendait quelque chose. Une consigne. Une autorisation. Un ordre.
Je reste un instant, surpris. Je la regarde.
— Enlève ta nuisette, dis-je d'une voix calme et lente.
Elle ne dit rien. Elle s'exécute...
Elle passe les mains sur ses hanches, relève le tissu sur sa peau et la passe par-dessus les épaules. La nuisette tombe, délicatement, comme une mue qu’elle abandonne.
Elle reste là, allongée, offerte, vêtue seulement de son tanga turquoise.
Et ce n’est pas ce qu’elle montre qui m’ébranle le plus. C’est la manière dont elle le fait.
Elle a aimé ça. Etre guidée. Se laisser faire.
Je sens un frisson me traverser, un mélange de désir et d’étonnement.
Je m’approche d’elle, je viens l’embrasser. Elle lève les yeux vers moi et je comprends que quelque chose vient de changer. Qu’elle a lâché prise. Et que maintenant... elle veut qu’on l’emmène loin très loin.
Mon regard s’attarda un peu plus longtemps que prévu sur son entrejambe. Elle le remarqua.
— C’est ça que tu regardes depuis tout à l’heure ? murmura-t-elle, en pinçant légèrement le tissu de sa culotte entre deux doigts.
— Oui, j’avoue... J’aime les regarder, les toucher, les sentir...
— C’est bon à savoir... dit-elle. Elle te plaît tant que ça ?
Je glissai ma main sur son ventre, trouvai le tissu doux de sa culotte. Mes doigts l’effleurèrent, dessinèrent sa forme, puis s’attardèrent sur la dentelle. Blandine tressaillit, rit un peu nerveusement.
Je descendis lentement, embrassant sa peau, respirant son parfum. Arrivé à son ventre, je soulevais le haut de sa culotte, pour regarder à l'intérieur, puis la laissais claquer sur sa peau. La partie centrale très dentelée était déjà plus chaude, plus humide. Je restai là un moment, juste à l’embrasser à travers le tissu. Elle gémissait, surprise de ses propres réactions.
Elle invita mes mains à rejoindre ma bouche. Je glissai les doigts sous l’élastique, caressai la peau nue dessous, puis l’ôtai lentement. Elle souleva les hanches, m’aida. Je la respirai à nouveau, son parfum suave presque animal m’envoûtait. Elle rit doucement, cette fois plus libre, presque coquine.
Pendant ce temps, ses mains découvrent mon corps, du dos à la poitrine, jusqu’à mes hanches. Elle hésite, puis descend jusqu’à mon sexe. Elle le prend en main, le caresse, masse le gland, étale mes humeurs liquides. Je me soulève légèrement, la place sur le dos. Je la regarde dans les yeux avant de plonger ma bouche sur ses seins, puis plus bas, vers son ventre, que je couvre de baisers.
Ma langue tourne autour de son nombril, puis descend jusqu’à sa toison. Je l’embrasse là : je dépose un baiser léger sur sa chatte brûlante, avant de remonter vers son cou.
— Tu es sûre de vouloir faire l’amour avec moi ?
— Oui, dit-elle. J’ai très envie de toi.
Je pose une main sur son sexe chaud, le caresse, écarte doucement ses lèvres. Je sens jaillir une chaleur volcanique profonde. Je la masse, pétris ses grandes lèvres, les écarte, et plonge un doigt. Elle est en éruption. Je la regarde, je l’embrasse, puis glisse sous le drap à la rencontre de son plaisir.
Je colle mon visage à sa toison, puis ma langue sort, explore, écoute ses réactions. Ses mains s’accrochent aux draps, puis à ma tête, pour la guider là où elle veut que je sois. Ma langue découvre son clitoris, le suce, le lèche, le savoure. Elle gémit fort, m’appelle.
Ses gestes m’invitent à me hisser au-dessus d’elle. Elle m’aide à ajuster mes jambes de part et d’autre de sa tête. Mon visage se glisse entre ses cuisses, les miennes au-dessus de sa tête.
Ses gestes m’invitent à me hisser au-dessus d’elle. Elle m’aide à ajuster mes jambes de part et d’autre de sa tête. Mon visage se glisse entre ses cuisses, les miennes au-dessus de sa tête.
Je la sens attraper mon sexe, le guider contre son visage. Elle le frôle, le caresse, l’embrasse, y glisse le bout de sa langue, joue quelques secondes... puis le gobe, lentement, très lentement.
Nos souffles s’entremêlent, nos bouches s’occupent l’un de l’autre.
Nous entamons un 69 brûlant.
— J’ai envie de toi... maintenant... viens...
Elle s’exécute. Je me retourne, fais glisser ma queue entre ses lèvres. Quelques va-et-vient sur son bourgeon hardant, puis je la pénètre langoureusement. Ses yeux se révulsent.
— Que c’est bon...
— C’est plus que bon, je lui réponds.
Je la pénètre de plus en plus profondément, son sexe est ouvert, trempé. Son bassin s’ouvre à moi, ses cris s’élèvent. Je grogne, je me perds. Je mords doucement son cou, son oreille. Je sens ses muscles se contracter autour de moi, ma verge devient encore plus raide.
Elle écarte les jambes et les relève contre elle. Je les saisis sous les genoux, les maintenant avec mes avant-bras. Son sexe grand ouvert accueille ma queue, qui s’enfonce profondément en elle.
Nos corps se rejoignent dans un rythme dense, précis nos corps claquent en rythme, mes bourses cognent son périnée à chaque butée. Elle jouit, violemment, et m’emporte avec elle. Je jouis en elle, longuement, profondément. Je déverse tout. Et je reste là, contre elle, encore vibrant.
Elle écarte les jambes et les relève contre elle. Je les saisis sous les genoux, les maintenant avec mes avant-bras. Son sexe grand ouvert accueille ma queue, qui s’enfonce profondément en elle.
Nos corps se rejoignent dans un rythme dense, précis nos corps claquent en rythme, mes bourses cognent son périnée à chaque butée. Elle jouit, violemment, et m’emporte avec elle. Je jouis en elle, longuement, profondément. Je déverse tout. Et je reste là, contre elle, encore vibrant.
Elle ferma les yeux, se blottit dans mon cou, ses tétons durs collés contre mon torse.
Je ne voulais plus jamais qu’elle s’éloigne de là.
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Commentaires ()
Sympa cette histoire d'amour qui débute, c'est surtout très bien raconté.
C'est...fort, très fort !