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Couverture de Le livre de ma vie - tome 1, par Vieugrolaid
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le livre de ma vie - tome 1 — Chapitre 7 · Liliane

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Le livre de ma vie - tome 1

Chapitre 7 · Liliane

Plusieurs jours ont passé, le petit papier avec le numéro de Liliane sur mon bureau, hésitant à franchir le pas comme si, inconsciemment, cet acte allait bouleverser ma vie.
Mais un vendredi soir, n’y tenant plus, je descends à la cabine et compose le numéro, l’oreille collée à l’écouteur, une sonnerie puis une seconde.
— Allo ?
— Bonjour, pourrais-je parler à Liliane ?
— Oui c’est moi.
— C’est Jean-Marie, je te dérange pas ?
— Jean-Marie ! Oui, comment vas-tu ?
— Bien et toi ?
— Ben ça va, tu appelles pour quoi ?
— Je me demandais si on pouvait se revoir, pour un ciné par exemple.
— Pourquoi pas, quand et où ?
— Ce week-end. Et tu habites par où ?
— Versailles.
— On pourrait se retrouver samedi à onze heures à Vélizy 2, au premier étage, du côté du Printemps.
— D’accord, super, ce sont mes parents qui vont être contents, ils n’arrêtent pas de me dire que je dois voir du monde, que je dois sortir alors OK à demain, bises Jean-Marie.
Je reste un long moment avec le combiné en main avant de me rendre compte qu’elle a raccroché, puis pousse un « YESSS » en le remettant en place. Les quelques heures qui me séparent de ce rendez-vous passent trop lentement, je tourne en rond dans mon appartement, même la musique n’y change rien.
À dix heures, j’enfourche ma moto et parcours les quelques kilomètres qui me séparent du point de rendez-vous, histoire de ne pas arriver en retard. Dix heures vingt face au Printemps, je scrute toutes les femmes qui passent, impatient de croiser de nouveau son regard. Onze heures, personne ; onze heures quinze, toujours personne. L’angoisse qu’elle me pose un lapin s’installe, puis je la vois enfin, cherchant à me repérer. Je me lève et lui fais un signe, elle arrive, manteau mi-cuisse ouvert sur une jupe, collants noirs, bottes et un pull en V comme pour notre première rencontre.
— Bonjour, désolée, mais les transports publics n’étaient pas pressés ce matin, et me pose une bise sur la joue. Tu n’as pas trop attendu ?
— Non, je venais juste d’arriver. Ne voulant pas monter mon impatience de la revoir, j’avais oublié de faire le plein de la moto en partant.
— Tu fais de la moto, waouhh ! Tu m’emmèneras faire un tour un jour, j’ai toujours rêvé de monter sur un de ces trucs. Tu as quoi ?
— Un XT 500.
— Connais pas.
— Un trail Yamaha.
— Pas grave du moment que je peux monter dessus, ça me va. Bon, tu as prévu quoi ?
— On peut manger quelque chose avant le ciné, il y a une séance à quatorze heures.
— Ça marche, j’ai pas trop mangé ce matin, tu proposes quoi ?
— Sandwich, ou il y a un chinois si tu aimes.
— Sandwich, comme ça on pourra faire les magasins en attendant, j’ai besoin de faire quelques achats, ça tombe bien.
Et nous voilà dans cette galerie marchande toute en longueur, à faire les vitrines de fringues sans que rien ne retienne son attention.
— Je trouve rien qui me plaise en ce moment, j’hésite entre un nouveau jean ou une robe, tu en penses quoi ? Jean, robe, qu’est-ce qui m’irait le mieux, en tournant sur moi-même ?
— Bah, les deux, mais pas en même temps. Voulant faire un peu d’humour : tout devrait te aller ?
— Ben oui, pas en même temps, t’es bête hein ! M’attrapant par le bras et m’entraînant dans la boutique MIM, tu vas me dire.
Pendant de longues minutes, je l’ai vue enfiler de multiples tenues, jupe, robe, pantalon, salopette… mais rien ne trouve grâce à son goût.
— Tu m’aides pas non plus, si tu devais me faire un cadeau tu choisirais quoi ?
Je réfléchis, me rappelant ce short rouge en cuir ou skaï qui me plaisait bien, mais n’osant lui proposer ce choix, puis me disant qu’après tout elle veut mon avis.
— Le short rouge que tu as essayé au début, je trouvais que tu étais très jolie dedans, guettant sa réaction.
— Ah oui tu trouves ? Alors avec des collants noirs, attends, je le réessaye… Revenant quelques instants plus tard : alors tu me trouves vraiment jolie avec ça ? Tournant devant moi.
— Oui, encore plus que tout à l’heure, n’osant lui dire que son petit cul était bien mis en valeur.
— Ok, emballez, c’est pesé, disparaissant dans la cabine d’essayage. Ce sont mes parents qui vont être fous, mais je dirais que c’est toi qui as choisi, éclatant de rire au travers du rideau.
Passage en caisse, de nouveau me prenant par le bras et reprenant notre cheminement.
— Tu devrais venir plus souvent avec moi faire les courses tu sais, au moins je saurais à qui je fais plaisir en achetant quelque chose, me posant une bise sur la joue. Regardant sa montre, je crois qu’on a loupé la séance, on fait quoi alors ? Tu habites loin ?
— Non, à Fontenay-aux-Roses, mais pas facile en transports en commun. Si tu veux, je retourne à la maison chercher un autre casque et je reviens te chercher.
— Super, en plus j’ai une copine là-bas, comme ça je pourrais dire à mes parents que je passe la voir, avec un large sourire.
— Ok, j’en ai pour quarante-cinq minutes environ, tu vas pas te sauver entre-temps ?
— Si, si, tu as une minute de retard, allez, file, je t’attends.
Il y a bien longtemps que je n’avais pas fait le trajet en aussi peu de temps, et c’est quarante minutes plus tard que Liliane a enfourché mon bolide. Ses bras autour de moi me font chaud au cœur, me demandant si c’est la crainte de tomber ou le plaisir d’être contre moi qui la collent contre moi, mais je trouve la situation très agréable. Malheureusement, la météo et sa tenue me rappellent que le trajet le plus rapide entre deux points est la ligne droite ou le plus court, et nous voilà arrivés chez moi avec ma passagère frigorifiée.
— Heumm, sympa ton appartement, mais ça manque de chaleur féminine tout ça.
Il est surtout fonctionnel, et puis la déco et moi, ça le fait pas. Une grande pièce principale faisant office de salon, salle à manger et cuisine, avec mes enceintes Cabasse qui trônent sur un mur face au canapé, une table avec quatre chaises, une vieille télé couleur et un mur de bibliothèques Ikéa avec mes bandes dessinées et mes vinyles.
— Oui mais bon, moi ça me suffit, mais si tu veux faire la déco, tu as le champ libre.
Revenant avec deux grandes tasses de thé et quelques biscuits, ce n’est que plus tard que j’ai compris l’erreur de ma remarque.
— Pas de problème, un peu de couleur par ci par là et tu verras le changement.
Nous avons parlé cinéma, consulté la liste de mes disques, écouté quelques morceaux, et c’est lorsque j’ai dû mettre la lumière que je me suis aperçu de l’heure.
— Oups, j’ai pas vu le temps passer, va falloir que je te raccompagne.
— Euh, je ne suis pas chaude pour un aller à Versailles dans cette tenue, tu veux ma mort ou quoi ?
— Excuse-moi. Alors c’est transports publics, mademoiselle.
— Ou je peux rester là et tu me raccompagnes demain. Je peux dire à mes parents que je dors chez Valérie, je suis une grande fille, ils ne vont pas s’inquiéter.
— Tu veux rester cette nuit ? Mais tu sais, je n’ai qu’une chambre avec un seul lit.
— Pas grave, tu dormiras sur le canapé, ou alors tu auras droit à mes pieds glacés.
— Mouii… pieds glacés ou canapé, on verra. Donc tu veux manger quoi ce soir ?
— Je ne serais pas contre le restaurant qui était prévu ce midi, mais on partage si tu veux.
— Non, j’ai encore les moyens de t’inviter, ce qui me ferait vraiment plaisir. Tu as envie de quel genre de cuisine ? Je ne connais pas grand-chose ici, mais je crois qu’il y a un libanais et un truc un peu classe pas très loin à pied.
— Va pour le truc classe, pour une première ça le fera. Et dis donc, tu le fais souvent le coup de la moto par temps glacial aux filles ?
— Non, je t’assure, je dis pas que tu es la première, mais aucune n’est restée dormir. Tu vas pouvoir me dire comment tu trouves mon matelas. Allez, on y va, comme ça on aura le temps de prendre l’apéritif avant, je connais un petit bar sympa.
Et c’est ainsi qu’a commencé la soirée, bras dessus bras dessous avec Liliane que je ne connais presque pas, mais qui est tout à fait à mon goût, avec un passage par la case cabine de téléphone pour ses parents. L’apéritif se passe bien et le restau lui a beaucoup plu, moins que l’addition pour moi, mais il faut savoir investir. De retour à l’appart, je la regarde dans les yeux, je m’approche, elle sourit, je pose ma bouche sur la sienne, elle répond à mon baiser, je l’enlace, les caresses s’enchaînent, ma main se glisse sous son pull, caressant la peau nue de son dos, jouant avec l’attache de son soutien-gorge. Le canapé n’est plus qu’à quelques centimètres, nous basculons dessus sans nous lâcher, nous embrassant, nous caressant.
— Attends, se dégageant et se levant, ôtant son pull avec un large sourire et me faisant un bisou dans le vide, m’offrant son opulente poitrine bien maintenue par son soutien-gorge, revenant se caler contre moi, mais au bout de quelques minutes, après maintes contorsions afin de satisfaire nos envies de découvertes.
— Je suis sûre que mon lit serait prêt à nous accueillir tu sais, on serait mieux.
Nous nous dirigeons vers la pièce tout en enlevant nos vêtements, laissés au sol, marquant le chemin parcouru, et nous nous retrouvons nus l’un en face de l’autre, un peu bêtes. Elle est belle, sa poitrine ferme et ronde avec de petites aréoles roses et de tout petits tétons, sa toison fournie mais bien entretenue indiquant la direction de cet endroit convoité, ses cuisses fermes et musclées et ce sourire qui va me damner pour quelque temps. De mon côté, je ne peux cacher mon envie tant mon érection est avancée, mon sexe pointant droit vers elle. C’est main dans la main que l’on se jette sur le lit, s’offrant enfin à nos désirs. Mes mains prennent rapidement possession de son entre-cuisses, d’abord par de lents allers et retours d’un doigt sur toute la longueur de sa fente, la faisant doucement gémir, puis par une légère pression pour ouvrir ses lèvres et laisser s’échapper un flot de sécrétions qui inonde ma main.
Mon doigt découvre son antre humide, chaude et serrée. Il s’active d’abord doucement pour guetter ses réactions, puis s’enhardit en allant plus profond et en accélérant. Elle passe ses mains autour de mon cou, m’embrassant.
— Viens maintenant, j’ai envie de toi, envie de te sentir au fond de moi.
Me poussant à me glisser au-dessus d’elle, mon sexe contre ses cuisses puis sa vulve, elle ondule, se démène pour sentir la pression de mon gland sur ses lèvres. Un mouvement de bassin et me voilà enfin à l’endroit tant espéré, ma verge s’enfonce entre ses cuisses, restant un moment à savourer les sensations procurées. Un premier coup de reins, un gémissement, un second, nouveau gémissement, puis toute la panoplie sonore de son excitation.
Plaquant ses mains sur mes fesses, les griffant même par moments, elle m’encourage dans mon entreprise, me forçant à accélérer le mouvement. Nos respirations se synchronisent, mon bassin accentue son balancier, mon sexe s’enfonce au plus profond de son être.
— Continue, oui, vas-y, ne t’arrête pas, je veux te sentir en moi, je veux sentir ta jouissance en moi, viens maintenant, vite, viens.
— Je ne t’ai pas demandé, mais tu prends la pilule ?
Presque prêt à quitter son vagin, j’attends sa réponse.
— Oui, t’inquiète. Me bloquant pour me retenir : vas-y, laisse-toi aller, donne-moi du plaisir, je te veux, en m’embrassant sur tout le visage.
Mon corps s’échauffe, mes reins travaillent comme des forçats, mon sexe palpite en elle, je sens que ça monte, je me retiens mais en vain. Je me tends comme un arc et me libère en elle dans une sorte de grognement bestial qui est sans doute lié à sa jouissance. Elle resserre ses jambes autour de mes hanches et se cambre pour me recevoir au plus profond d’elle, me proposant toute une gamme de couinements et de petits cris.
Nous restons un long moment l’un sur l’autre, reprenant notre respiration, puis je bascule sur le côté en prenant sa main, notant ce geste qui peut paraître banal mais qui est pour moi étonnant, car je suis plutôt distant après l’amour.
— Tu sais, Jean-Marie, je ne fais jamais ça la première fois, et je suis plutôt réservée, mais là je me suis sentie en confiance, bien dans tes bras. Je ne sais pas expliquer, mais c’est nouveau pour moi, rompant le silence.
— Confidence pour confidence, moi je suis plutôt clope, verre d’eau et en-cas après.
Venant se blottir contre moi et prenant mon bras pour que je lui passe autour du cou, embrassant mon torse, elle continue son monologue, m’expliquant que d’habitude c’était rare qu’elle ait envie à ce point, qu’elle prenne autant de plaisir à être pénétrée, que ces sensations étaient nouvelles pour elle.
— Jean-Marie… je t’aime, dit-elle dans un souffle contre mon oreille.
Aïe, ce mot qui tue, celui qui me panique un peu, celui que je ne sais pas prononcer, celui qui est étrange pour moi, plus habitué au « bon, on s’appelle ». Mais il a une résonance particulière dans cette situation. Je me rends compte que tout son discours me touche, rejoint mes sensations, cette espèce de sérénité à ses côtés.
Nous avons fini cette soirée dans les bras l’un de l’autre, et nous nous sommes réveillés dans la même position.
Liliane est restée beaucoup plus longtemps que prévu, a commencé à revoir la déco de l’appart, et nous avons scellé notre union devant monsieur le maire pour le meilleur et pour… le pire hélas.
Liliane s’est avérée être une amante aussi sublime qu’étonnante, une maîtresse de maison irréprochable même si sa déco me piquait un peu les yeux par moments, une partenaire pitoyable au tennis, mais une épouse trop accaparante qui a mal accepté que je me remette aux études. Les longues heures passées au CNAM ont eu raison de sa fidélité, puisqu’un soir, elle a préféré le train-train de son patron à notre vie un peu trépidante, je le reconnais. Après onze ans de mariage, je me suis retrouvé de nouveau célibataire avant d’acquérir celui de divorcé.
Ainsi se finit le tome un du livre de ma vie. Mais qui dit tome un dit qu’il y en aura d’autres.
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Jlb60440
31 octobre 2026 à 18:09
Snif 😢😢😢

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