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✦ Etrenu Mon Plaisir d'écrire XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Mon Plaisir d'écrire — Chapitre 7 · Brûler le feu

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Etrenu
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Mon Plaisir d'écrire

Chapitre 7 · Brûler le feu

Nous entrons dans le hall de mon hôtel. Le réceptionniste est le même que lors de mon enregistrement. Un jeune gars maigrelet un rien obséquieux et efféminé. Il se tourne vers nous pour nous saluer :
– Bonsoir Mons… Messieurs.
– Bonsoir. Réponds-je, sans lui porter grand intérêt.
Il nous regarde monter les quelques marches d'un air inexpressif. Voir deux hommes rentrer ensemble à cette heure-là dans l'hôtel alors que je suis censé être seul ne déclenche aucune réaction chez lui.
Nous passons devant son comptoir pour nous diriger vers l'ascenseur. J'appuie sur le bouton avant de sortir mon badge.
C'est en entendant le son mécanique de l'ascenseur qui se met en route vers le rez-de-chaussée que Plaisir d'écrire déclare :
– Mon cher Etrenu, savez-vous ce qui me ferait vraiment plaisir ?
Je n'ai pas le temps de répondre qu'il continue :
– J'aimerais que nous maintenions le vouvoiement tout en nous aimant ! Ce serait si exotique et si désuet de couiner de plaisir en se disant « vous » !
Je ne cherche pas à cacher ma surprise. Depuis des semaines j'ai envie de l'appeler enfin par son prénom, Benoît, de le tutoyer en lui susurrant dans l'oreille combien c'est bon de se laisser aller ensemble aux plaisirs de la chair. Raté ! Il veut du « vous ». Encore du « vous » ! Cela me semble fou ! « La sentez-vous, très cher, ma grosse queue qui lime votre superbe petit cul ? ». Il va falloir que je m'habitue à ces tournures de phrase tout en réussissant mes tournures charnelles… Vais-je y arriver ?
– Et si je laisse échapper un « tu » ? lui demande-je avec un petit air égrillard ?
Il ne répond pas. Il me regarde. Il voit que mon visage s'est figé. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Derrière Plaisir d'écrire je vois le visage étonné du réceptionniste. Il a l'air assommé par ce qu'il vient d'entendre. Ses sourcils sont en ^. Sa bouche est béatement ouverte. Surtout, sa main qui vient de se saisir d'un bloc note reste en l'air, figée, immobile, entre ses épaules et ses hanches.
Un étonnement. Et rien d'autre. Même pas un amusement. Même pas une offuscation. Rien.
Plaisir d'écrire se retourne. Comme moi il regarde le réceptionniste immobile. Quelques secondes passent. Il lui lance un clin d'œil. Puis se retourne vers moi, dépose un baiser sur mes lèvres tout en me repoussant dans la cabine de l'ascenseur.
Les portes se referment. Notre baiser se poursuit. L'ascenseur reste immobile. La main de Plaisir d'écrire revient palper mon sexe amolli mais encore largement déployé. Je souris. Il rigole. Je le repousse légèrement. Et tout en passant mon badge puis en appuyant sur le bouton de mon étage, je lui fais remarquer :
– Quelle audace, très cher ! Rouler une pelle à un homme devant un inconnu !
– Il a dû en voir bien d'autres !
– Je le lui souhaite ! termine-je en l'embrassant alors que l'ascenseur s'élève.
 
La porte de ma chambre se referme. J'avais bien fait de monter le chauffage. Il fait bon. Un grand lit, une salle de bain de plain-pied. Nous n'avons besoin de rien d'autre.
Je suis aussi tendu que lui. C'est maintenant que tout va se jouer. J'hésite sur la manière de faire quand une idée salace traverse mon esprit bouillonnant. Je me campe devant lui, je dépose un baiser sur ses lèvres en souriant, je recule d'un pas. Langoureusement je me mets à susurrer en chantonnant :
– Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite
Pas trop vite
Sachez me convoiter
Me désirer
Me captiver
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme
Tous les hommes
Trop pressés
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude
Ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue
Oh, peu à peu
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite
Pas trop vite
Sachez m'hypnotiser
M'envelopper
Me capturer
Déshabillez-moi
Oh, déshabillez-moi
Avec délicatesse
En souplesse
Et doigté…
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes
Sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissant et offert, euh
De votre main experte
Allez-y
Oh, déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Maintenant, tout de suite
Allez vite
Sachez me posséder
Me consommer
Me consumer
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme
Agissez!
Déshabillez-moi
Oh, déshabillez-moi…
J'ai à peine commencé à chanter d'une voix rauque tellement elle est empreinte d'émotion qu'il sourit et approche ses mains de mon corps. Il commence par défaire les boucles de mes chaussures dont je me débarrasse bien vite. Il s'attaque ensuite aux boutons de mon gilet qu'il défait non sans multiplier les baisers, les caresses sur tout mon corps, les palpations viriles.
Ma chemise ne résiste pas bien longtemps au même traitement. Mon érection, elle, est au firmament du désir.
Torse-nu devant lui il me dévore des yeux, me dit que je suis beau (oh le vilain menteur !), me caresse partout, insistant sur mon fessier encore habillé.
Sa respiration est courte. Son corps est aussi enflammé que le mien. Ses gestes sont à la fois doux et fébriles. A plusieurs reprises il murmure « mon premier homme… ». Mes mains viennent alors chercher sa présence, se posent sur ses hanches, sur sa croupe.
Il me sourit, il m'embrasse de manière plus incisive. Il glisse sa main dans la ceinture du pantalon pour venir me peloter le fessier. Il ne remarque rien, se contentant de pétrir mon petit cul à la pilosité érigée, un léger gémissement sourd sortant de sa gorge.
Enfin ses doigts nerveux déboutonnent mon jean. A peine a-t-il abaissé la braguette qu'une main plonge pour s'emparer de mon sexe tendu et le serrer fortement à travers le tissu du slip. « Ma première queue ! » s'exclame-t-il d'une voix qu'il tente de maitriser. Je comprends son émotion. Pour mon premier sexe mâle c'était pareil…
Mon jean glisse le long de mes jambes alors qu'il est face à moi.
Il admire mon phallus déployé sorti à moitié du sous-vêtement. Ses doigts passent de mes épaules à ma poitrine, descendent le long de mes flancs, remontent jouer avec mes tétons pour finir par suivre le sentier velu qui mène à mon pubis. Il passe sa main sur mon sexe, mouillant ses doigts de mon impatience gluante.
C'est alors que je me recule puis me retourne en posant un genou sur la banquette. Un cri aigu de surprise. Il voit mes fesses nues.
 
– Un jockstrap, pour toi… articule-je malgré mon émotion. Mon petit cul, pour toi. Tout à toi. Fais-en ce que tu veux !
Le regard étonné du gars qui n'avait pas remarqué que je portais un slip très spécial rien que pour lui se met à briller. Ses mains se posent sur mon fessier pour, aussitôt, se mettre à le peloter en grognant sourdement de bonheur.
L'exploration de mon corps est d'une folle intensité sensuelle. Ses mains passent partout, dans la poche du jockstrap, sur mon ventre, autour de mes cuisses. Son souffle court est parcouru de hoquets de plaisir quand enfin il peut palper son fantasme mâle.
Je lui répète dans un râle qu'il peut me prendre. Sa réponse est limpide. Alors qu'il m'arrache le sous-vêtement, il articule une volonté claire :
– Non ! Je veux te voir nu, beau, viril !
Je me redresse alors pour me mettre face à lui dans toute la splendeur de mon excitation. Ses lèvres replongent sur les miennes, ses mains se régalent encore de la chaleur fébrile de ma peau.
Lui donner tout le temps dont il a besoin pour découvrir la masculinité offerte !
Ce n'est que longtemps après de délicieuses sensations, sa main parcourant mon sillon fessier que je reprends mon chant salace en murmurant :
– Et vous
Déshabillez-vous !
Son éclatant sourire montre qu'il est enfin prêt à passer à la phase suivante. Laquelle ? Celle que nous sommes en train d'écrire ensemble, dans le plaisir masculin. Je sais qu'il est prêt à tout ; cela fait si longtemps qu'il espère ce moment. Mais ses freins sont loin d'être tous levés.
A mon tour je l'effeuille lentement, le couvrant de baisers, le pelotant, le palpant, le caressant, le bisoutant là où sa peau apparait, l'embrassant fougueusement ou délicatement, nos langues ne supportant pas d'être séparées plus de quelques secondes.
Je découvre son superbe corps de petit gars soigneusement entretenu. Ses proportions sont parfaites, un mètre soixante-dix pour soixante-quatre kilos : une minceur équilibrée dans un corps finement musclé.
Et je vois ses deux tétons percés. 
Une barre horizontale en titane pour chacun. Deux barres qui sont légèrement inclinées et qui créent un effet de symétrie excitant. Emoustillant dirait-il…
Puis je découvre peu à peu un pubis glabre. Sa peau claire, presque fragile, attire mes lèvres qui se peuvent se retenir de le lécher, de le bisouter, de l'embrasser partout.
Je palpe un sexe dur à travers le pantalon tout en admirant la virilité de ses membres supérieurs. Des épaules fermes sans être musclées, des bras fins aux biceps délicatement dessinés. Mon plaisir d'écrire est beau !
Enfin je dégrafe son pantalon, collé dans son dos à l'embrasser et lui lécher le cou. A peine ai-je baissé sa braguette qu'un phallus tout mignon jaillit. Pas un braquemart d'homo-queutard, non. Un admirable pénis de taille moyenne, terminé par un gland rose du même diamètre moyen. Son sexe est à son image : raffiné, subtil, gracieux. Beau. 
Pourquoi me suis-je placé dans son dos et non pas face à lui ? J'aurais immédiatement mis en bouche cette merveille mâle en me rengorgeant de son miel qui dégorge de ses couilles bien rondes. Des couilles qui pendent joliment. Mais pour l'instant je ne suis que le réceptacle de son désir si longtemps réfréné : l'ex-hétéro curieux peut enfin frotter ses fesses contre mon sexe calé entre elles. Il est en état second : enfin il ressent ce qu'il espérait tant ressentir : le bonheur d'une chair dure et chaude qui fait hurler de bonheur sa raie. Et surtout son anus, centre de son plaisir.
Plaisir d'écrire découvre son homosexualité : le frottement d'un phallus entre ses fesses en est un symbole ! Accepter ce plaisir-là, rechercher ce plaisir-là, gémissant en continue, se penchant pour varier l'angle du frottement, s'abandonnant totalement, sans crainte de la suite, à la passivité mâle.
Je le laisse découvrir l'intensité sensuelle de cette danse anale. Je sens bien que son anus éclot, se détend, s'ouvre. Il semble vouloir aspirer mon membre. Sans pour autant cesser ses mouvements de bas en haut.
Il se précipite brusquement en avant. Il tombe à moitié, entravé par ses vêtements. Je l'aide à se relever. Je colle nos ventres l'un contre l'autre et plonge ma langue dans sa bouche pour la ravager à nouveau. Il a senti la chaleur de mon sexe contre ses fesses. C'est au tour de son bas-ventre.
Sentir nos membres moites et durs frotter l'un contre l'autre entre nos ventres est un régal d'autant plus fort que nous nous sommes tous deux emparé des fesses de l'autre pour les pétrir sauvagement.
Baiser lascif, intensif, expressif. Nous sommes en rut, pareillement assoiffés du corps si longtemps espéré.
Il met un terme à ce régal charnel en susurrant à mon oreille :
– Déshabillez-moi ! Entièrement ! 
Je ne peux que m'agenouiller devant lui et découvrir ainsi qu'il s'est épilé partout : le pubis, le sexe, les testicules et, le retournant pour vérifier, la raie des fesses. Alors oui, je le regarde, je l'observe, je le touche, je le caresse. Son entrejambe mâle. Mais pas seulement. Tout est beau en lui !
Je lèche le miel qui coule en continu de son méat. Je ne peux pas gâcher cela. Je ne peux pas ne pas le partager avec lui. Je l'embrasse, goulument. Je murmure à son oreille des choses audacieuses sur ce que j'espère de lui. Je tente d'aller plus loin encore dans la confiance charnelle qu'il place en moi.
Il insiste pour que je retire ses derniers vêtements tombés à ses chevilles. Je m'exécute. J'exulte comme lui : nous sommes enfin nus, en complète érection, face à face.
Il m'empêche de replonger à ses pieds. Il sait bien que la place de son sexe est soit entre mes lèvres, soit entre mes fesses. Mais il fait durer le désir. Il m'entraine sous la douche en susurrant :
– Je veux être tout propre pour vous…
J'acquiesce, j'approuve, je confirme la nécessité de la réciprocité.
Il rit, heureux de notre complicité. Et une fois franchie la porte de la salle de bain il m'attrape fermement par la queue et m'attire vers la douche. Je ris à mon tour. C'est si bon de tenir ainsi son homme !
Je calme néanmoins ses ardeurs alors que nous regardons l'eau couler en attendant qu'elle soit chaude. Je lui dis, d'un ton facétieux :
– Pisser sous la douche ne suffira pas pour sauver la planète, mais c'est déjà un premier geste. Se vider la vessie avant de se vider les couilles est une nécessité…
– Je suis d'accord, Etrenu et coquin… A une condition…
– Accordée !
– Pissez-moi dessus ! Je veux sentir votre urine chaude sur ma peau, comme le symbole du don total de votre corps !
– Vicieux avec cela… Un plan uro…
– Sous la douche… C'est un partage, pas un plan uro…
– Mouais… Encore un fantasme… Que j'accepte d'assouvir ensemble en vous suppliant de répondre de la même manière à l'appel de mon corps !
Il ne répond pas, se contentant de me pousser joyeusement sous le large jet d'eau chaude. Nous nous embrassons goulument en nous collant l'un contre l'autre, essayant de nous uriner dessus malgré l'excitation.
Il nous faut un petit moment pour y parvenir, chacun de nous se régalant du contact chaud sur sa peau, tout en dévorant des yeux le sexe d'où jaillit le jet gaillard. Je me demande si nous reproduirons ce jeu à chaque fois que nous nous laverons ensemble. C'est si innocent, si simple, et cela veut dire tant de choses en même temps !
C'est lui qui commence à me laver la peau, respirant bruyamment en me savonnant consciencieusement. Cela aussi il l'a si souvent fantasmé ! Laver son homme !
 Ses mains explorent tout, mon sexe, mes bourses, mon torse, mes fesses, ma raie… C'est presque timidement qu'il y passe ses premiers doigts. Mais c'est avec une passion grandissante qu'il y revient, aimanté par le mystère croupier.
Je lui offre mes fesses sans pudeur, prenant les postures facilitatrices, l'invitant à savonner également ma corolle anale. Il ose. J'exulte !
A mon tour j'entreprends de savonner sa peau. Elle est si douce ! Plaisir d'écrire est si mignon, si excitant ! Prendre le temps… Graver sa délicate anatomie mâle dans la mémoire de mes mains ! Pour toujours !
Il s'offre à moi, soupirant sans cesse, s'abandonnant totalement, s'émancipant de ses défenses en posant sa tête sur mon épaule alors que mes mains caressent et palpent, alors que ses mains se posent sur les miennes pour les inciter à continuer.
 Je l'embrasse voluptueusement dans le cou. Il roucoule. Je le recouvre de ma tendresse.
 S'embrasser ! S'embrasser encore ! Mon sexe pointe vers le firmament mâle. Je sens de la fébrilité sur sa peau. Ses gestes sont moins sauvages. Ses caresses sont plus douces. Son sexe gonflé ne s'élève pas.
 Je comprends que son émotion est intense quand il me regarde, les yeux injectés de sang. Son corps s'abaisse. Il est décidé. Pour la première fois il va sucer. Et c'est moi qu'il a choisi !
A l'idée que mon sexe sera son premier je dois faire un effort intense pour contrôler mon plaisir. Ne pas jouir trop vite ! Le laisser découvrir ma saveur, ma douceur, ses lèvres se mettant à suçoter mon gland.
 Résister ! Endurer ! Le petit salaud me pompe direct comme un pro. Il aspire, il lèche mon frein et mon méat, il gémit à sentir mon sexe dans sa bouche. Il suce ! Sa première fellation ! Il y a mis tant de fantasme, tant d'espérance !
 Le laisser goûter le dieu Priape ! Lui donner du temps, beaucoup de temps ! 
Je voudrais le guider. Mais il y met tant de passion, il est dans un tel état second, que je gâcherai le goût de son plaisir.
Sa première pipe ! Quelle classe ! Quel appétit ! Quelle exaltation…
 Je ferme les yeux et tâche de penser à ma liste de courses…
Je ne résiste néanmoins pas bien longtemps. Quelques minutes, tout au plus. Mais des minutes divines ! 
Je sens que je vais venir. Je pose sa main dans ses cheveux pour signaler l'éruption imminente, pour l'inviter à se reculer.
Rien à faire. Il rouvre les yeux, il me sourit avec des yeux étincelants, il grogne, il garde mon gland fermement entre ses lèvres.
Je sais combien c'est bon d'accueillir une éjaculation gourmande dans sa gorge. Je rêve depuis des mois de le pomper jusqu'au bout. Je le comprends. Il a franchi le pont menant de la rive hétéro à la rive homo. Autant qu'il en connaisse tout de suite le raffinement…
Je jouis en criant. J'ai l'impression de n'avoir jamais giclé une telle quantité de sperme. Il ne gâche rien. Il grogne en avalant immédiatement les premières salves. Il scrute mon visage, les yeux étonnés, admirant la puissance de mon orgasme.
Je jouis comme je n'ai jamais joui. Cette jouissance-là est une première. Plaisir d'écrire accueille mon plaisir de jouir. Toujours son beau sourire, étonné, charmé, impressionné. Cette jouissance-là, je la veux la meilleure, la plus intense, la plus savoureuse. Pour lui. Rien que pour lui. Pour Benoit. Mon Benoit. Cet homme, ma muse, sur qui je fantasme depuis des mois.
Ce sont ses lèvres napées de sperme qui, se posant sur les miennes avant de les ouvrir pour permettre à sa langue chargée de semence de trouver la mienne, me sortent de ma petite mort. Son regard de braise accompagne le réveil de tous mes membres qui aussitôt repartent à l'assaut de son magnifique corps.
Notre baiser est béni des dieux. Nos caresses tout autant. Nous ne faisons qu'un, un seul corps fébrile à la recherche du plaisir des sens.
 
C'est le froid qui nous pousse à séparer nos chaleurs pour refaire couler l'eau de la douche. Nous nous amignonnons encore, moi la verge gonflée et molle, lui le sexe raide.
Je veux à mon tour le sucer et le faire jouir en bouche. Il m'en empêche en s'écartant et en gloussant. Je me retourne alors en lui présentant mes fesses, ce qui le faire rire plus fort encore.
– Vous ne pensez vraiment qu'à cela ? Vous faire enculer par moi ?
– « Que » à cela, non. Mais entre autres, à recevoir votre jolie tige fringante en moi, oui… Prenez-moi quand vous voulez ! N'hésitez pas !
– Pas ce soir… Ecoutez… Je suis désolé pour vous, je sais que vous en avez très envie…
– Ce n'est pas grave ! Ce n'est pas obligatoire. C'est quand vous voulez, si et seulement si vous voulez…
– Je ne me sens pas prêt à sodomiser un homme… Cela me rappelle trop le coït avec une femme… Avec ma petite femme…
– Bérénice…
– Oui, Bérénice… Qui m'a trahie… Je la hais… Mais je l'ai tant aimée ! J'ai tant aimé son corps ! Je la désire encore… Sa chatte…
– A déguster en bouche et à coïter… Je sais… Vous me l'avez écrit…
– Oui… Ces longs corps à corps, en missionnaire, à nous aimer avec fougue… Non. Je veux jouir. Vous offrir ma jouissance. Sans fard. Rien que pour vous !
– Comment ?
– Branlez-moi !
Sa demande me réjouit profondément. Il le voit dans mes yeux qui étincellent. Très vite nous nous séchons l'un l'autre, en laissant nos doigts jouer avec le corps ami docile, avant de nous jeter sur le lit.
Son sexe est toujours bandé. Le mien reprend de la vigueur. Un bras passe entre ses cuisses. Mes mains s'emparent de sa peau, passent partout sur son corps, le chatouillent, le font frémir, le font gémir.
 Il se laisse aller à mes caresses sensuelles. Il gémit de tout son saoul quand ma langue vient lécher son téton barré. 
 Il se laisse mettre à quatre pattes pour s'effondrer aussitôt quand ma langue vient lui offrir le premier anulingus de sa vie sexuelle. Sans pour autant chercher à retirer ses fesses de ma passion linguale. En écartant même davantage ses cuisses pour ouvrir davantage son anus délicieux à mes coups de langue, alors que ma main ne lâche pas son vit bien ferme.
 C'est un total abandon corporel qu'il m'offre. C'est même une exhibition de son plaisir charnel qu'il exprime entre deux baisers.
Car nos lèvres sans cesse se retrouvent entre deux caresses intimes. Couché sur sa peau offerte, je le déguste de mille feux.
 Le temps , lascif, s'écoule lentement. Mes lèvres fondent de plus en plus fréquemment sur son gland dégoulinant de précum. Une semence sucrée que j'offre systématiquement à ses lèvres.
Je vois qu'il aime. Mes sucettes. Mes baisers savoureux. Mais surtout mon jeu de langue anal qui le fait tanguer. En particulier quand j'y associe un doigt faquin qui masse sa rondelle de l'intérieur.
Ses regards de feu tournés vers moi tandis que je le doigte m'émeuvent.
Il rêvait sûrement d'offrir sa rondelle, en douceur, à un doigté délicat.
Le moment d'en finir vient bien trop vite. Il râle sourdement, gémit, me supplie de le faire jouir.
Je me résous donc à m'emparer de son vit pour le branler. La lutte finale démarre…
 Son éjaculation est somptueuse. Il crie en jouissant, son sperme s'élevant haut dans l'air saturé de parfum mâle, avant de retomber sur son torse. Aussitôt après la dernière réplique j'avale son gland nappé d'un merveilleux suc masculin.
 Et comme je suis un garçon généreux, je partage ma récolte avec lui.
 Nous nous léchons avidement les babines en gloussant de bonheur. Son éjaculation a été plus que somptueuse. Son sperme est plus que délicieux. Nous vivons une véritable parenthèse enchantée.
Surtout que sa main s'est emparée de mon sexe revenu en complète érection et que c'est maintenant lui qui me branle. Le temps de lécher sa peau pour partager notre butin mutin, je suis au bord de l'explosion. 
C'est une éjac faciale qu'il me demande de lui offrir. Il me suce, me masturbe, me lèche les couilles. Bientôt je ne peux plus me retenir. Et c'est pour partie dans sa gorge, pour partie sur son visage que je jouis enfin, en me libérant sourdement du plus intense de mes plaisirs.
 A nouveau nous partageons le nectar mâle. Mais l'épuisement des corps comme des sens est là. Il se couche en cuillère contre moi. Il cale ses fesses contre mon sexe amolli et moite. Je l'enlace, je l'embrasse, je lui lèche la face, je lui dis des mots doux.
 Il y répond par un mélange de mots crus et de mots d'amour. Il me remercie d'avoir été à la hauteur de ses espérances pour sa première fois. Je rayonne de bonheur. Oui, je crois que nous avons tous deux été à la hauteur.
C'est l'esprit plein d'images, de saveurs, de douceurs sensuelles que nos respirations ralentissent et que, enfin, chaleur contre chaleur, nous nous endormons.
 
L'insatiable me réveille dans la nuit pour forcer ma bouche avec sa queue.
 Je l'accueille avec un joie gourmande. Comment savait-il que j'étais justement en train de rêver que mon Plaisir d'écrire grimpe sur mon ventre pour me présenter son sexe à sucer ?
Je me régale, d'autant qu'un goût métallique exquis réjouit mes papilles.
Sa main vient maladroitement branler mon sexe. Le garçon a une faim de vit… Il ne tarde pas à se retourner pour, tête-bêche, revenir me sucer. Sauf que ce n'est plus son sexe qu'il offre à ma bouche mais ses fesses bien écartées.
 Je suis fou de joie ! Je sais bien que mes bourses sont vides et qu'à mon âge je n'ai plus rien à lui donner. Le sait-il, lui ? Alors prendre tout mon temps pour un nouvel anulingus est un bonheur total.
Surtout que sa corolle anale est d'une surprenante souplesse. Sans cesser mon léchage anal, je me souviens de certains de ses messages sur ses pratiques solitaires. L'un surtout : « Quand je me sodomise, avec mon gode réaliste, je m'imagine que vous êtes bien en moi et que je suis sous votre emprise. Missionnaire... Levrette... Andromaque... Andromaque inversée... Je vous imagine en moi. J'imagine ce que ce serait. J'imagine votre orgasme crémeux que vous déposeriez où vous en auriez envie... Je ne suis plus qu'une petite chose perdue quand je me mets à avoir ces pensées… »
La petite chose perdue ne perd pas le nord avec mon sexe en bouche et ma langue dans son cul ! Elle en raffole, même ! 
Je suis en état second en m'imaginant le préparer analement puis en sodomisant ce cul lisse si mignon, quand il se décale, fourre à nouveau son sexe dans ma bouche, fait quelques rapides va et vient et jouit complètement dans ma bouche. Il éjacule une telle quantité de sperme que cela déborde. J'en ai dans le gosier, dans le nez, sur le menton… 
 Une crème de nuit délectable qu'il s'empresse de venir déguster en me léchant langoureusement le visage. Ce que je laisse faire en frissonnant de bonheur…
La décharge nerveuse étant passée, la fatigue reprend ses droits. Mon visage succinctement nettoyé, il revient se lover contre moi. Mon bras se referme sur son flanc. Ma main s'empare de son pénis gluant. Je le tripote mollement, m'endormant rapidement.
 
Je suis le premier à me réveiller en ce samedi matin. Sa chaleur est toujours lovée contre la mienne. J'ai une douce érection amollie par la sensualité de notre enlacement. Je souris. J'aime ces matins câlins quand le corps est chaud, excité et mou. Le coton matinal. Le cocon sentimental.
Je revisite chacune de nos paroles de la veille, chacun des gestes échangés, chaque tendresse partagée, chaque gourmandise. Je réalise que nous sommes allés très loin dans le partage charnel. Tout en restant softs. Caresses, baisers, fellations… Rien d'animal. De la tendresse mâle. De la pure tendresse mâle !
Nonobstant, bien sûr, les gourmandises séminales. Si délicieuses. Si impudentes. Si complices…
Une envie pressante me pousse à m'éclipser. Quand je retourne dans la chambre il m'offre la vision du plus somptueux des petits culs. A-t-il fait exprès de repousser la couette pour découvrir sa fine anatomie ?
 Je ne résiste pas au bonheur de le lui peloter. Il grogne. Il me demande d'arrêter sans faire un geste pour cela. Il n'est pas question de cesser cette douceur de mon plein gré.
C'est un long réveil sensuel que je lui offre, le caressant amoureusement, l'embrassant, le léchant, le suçant gentiment. Il fait exprès de rester langoureusement dans le lit, se laissant câliner sans résister. Il offre à ma langue ses petites couilles rondes, sa verge mi-molle, son anus toujours aussi délectable.
Il m'accompagne pourtant sous la douche, m'urine dessus en riant, me rase, me laisse le raser. Le tout entrecoupé de centaines de baisers.
Nous rhabiller est douloureux. Pas seulement en raison de nos érections. Surtout parce que nous voulons rester nus, l'un pour l'autre, encore assoiffés de tendresses épidermiques.
 
C'est au petit déjeuner qu'il m'annonce qu'il doit repartir pour Boulogne. Il a une pige pendant le reste du weekend. Il doit accompagner un groupe en villégiature.
– Le destin des guides touristiques ! J'aimerais tant rester au lit avec vous !
– Et moi donc…
– A quelle heure ouvre le salon du livre ?
– Un peu plus d'une heure. Moi aussi il faut que j'y aille… On ne peut pas se retrouver ce soir ?
– Non. Je les accompagne jusqu'au diner… Il faudra convenir d'un autre weekend…
– J'ai déjà hâte ! 
– Et moi donc ! Vous avez tant de choses encore à me faire découvrir !
– Quoi donc ?
– La sodomie par exemple…
Un mouvement brusque sur notre gauche. Le serveur du petit déjeuner a tout entendu. Il manque de faire tomber son plateau qu'il retient de justesse. Plaisir d'écrire comme moi blêmissons. Nous nous excusons auprès de l'homme qui se montre désolé.
De longs baisers sur le pas de la porte de ma chambre d'hôtel. Plaisir d'écrire réussit à s'extirper de nos délices linguaux. C'est fini. La porte se referme. Il est parti. Je suis instantanément en manque.
Parenthèse magique ou prémices de quelque chose de plus fort encore ? Comment le savoir ?
 
C'est en état second que j'arrive au salon. Mon éditeur me présente d'autres auteurs. Emy est là, avec qui j'ai parfois échangé. Le public commence à arriver. Elle lit ma panique. Elle me réconforte, m'invite à faire comme elle.
J'étais amant. Dépuceleur. Me voilà auteur. Racontant mon roman, signant des dédicaces, regardant le flot du public se réjouir de ce qu'en France, aujourd'hui, on puisse présenter autant d'œuvres LGBT. Liberté dans nos singularités. La mienne. Celle de Benoit, ce Plaisir d'écrire qui ne sera plus jamais le même maintenant qu'il a goûté aux plaisirs grecs.
Où ira notre histoire, maintenant qu'elle n'est plus seulement épistolaire ?
J'ai la tête comme une citrouille. Trop de bruit. Trop de monde. Trop d'agitation. Mon esprit est resté avec les gestes tendres et passionnés que nous avons échangés. Je passe une nuit horrible, seul dans le lit froid.
Oserais-je avouer un jour à Plaisir d'écrire que dans mes draps j'ai versé quelques larmes à son souvenir ? Le fruit de ma masturbation, il s'en doute bien… A-t-il compris qu'au plus profond de moi je suis un sentimental ?
L'exercice de présentation de mon bouquin au salon du livre me laisse un sentiment mitigé. Quelques belles rencontres de personnes vraiment sympathiques des deux sexes. Et aussi un flot ininterrompu de banalités échangées. Sans compter les dédicaces : d'une part je ne sais jamais trop quoi écrire, même si j'ai préparé des textes standards ; d'autre part mon écriture, même avec un feutre, n'est vraiment pas assez belle pour que la dédicace soit classe.
Le salon achevé, il me reste à rentrer chez moi, son fantôme dans la voiture…
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Stephane269
28 septembre 2022 à 13:29
Plaisir d'écrire, certe, mais il y a aussi le plaisir d'être lu! C'est un peu comme la masturbation et l'amour avec quelqu'un.
C'est bien écrit, mais tu es dans ton monde . . . Tu écris vraiment pour toi.
C'est sympa de partager ton onanisme avec nous lecteurs ! Mais j'ai lu des textes de toi tellement plus bourrés d'énergie, d'excitation, d'érotisme . .
Bisous!
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