Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie particulière de Gégé — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La vie particulière de Gégé
Chapitre 4
A partir du moment où j'ai su pour Camille, J'ai décidé de passer outre ce qu'elle était. Du coup, maintenant que je savais et que tout était à plat, elle n'avait plus besoin de se cacher. C'est pourquoi je l'enculais une fois par semaine en plus de la fellation qu'elle me prodiguait. Etant donné que Camille ne risquait pas de se retrouver avec un polichinelle dans le tiroir, je lui ai demandé si elle voyait quelqu'un d'autre que moi. Quand elle m'a répondu non je lui ai de suite dit qu'on allait se faire tester. Le but, vous le deviner, Pouvoir baiser sans capote. Quand on a su qu'on était clean et que j'allais pouvoir me lâcher dans son petit trou, j'étais content. Depuis mon divorce, je n'avais pas couché sans capote (à part l'histoire avec mes locataires et leur bébé mais je préfère oublier). Ne plus avoir à mettre ce truc qui casse l'ambiance m'a ravi mais il n'y avait pas que moi. Camille aussi était contente. Pour elle, me sentir lâcher mon jus en elle, c'était comme si je tentais de l'inséminer ce qui la confortait encore plus dans son identité profonde féminine.
Cette relation a changé des choses. Tout d'abord mon look. Avant j'avais le look ouvrier : le petit bonhomme rondouillard pas forcement bien rasé et un peu bourru. Aujourd'hui je respecte les exigences de Camille. Je me suis rasé de près car elle n'aime pas les poils. Et puis maintenant je suis en costard à chaque fois que je vais la voir. C'est simple, avec mes lunettes à verres correcteurs que je mets depuis quelques temps maintenant à cause de ma vue déclinante et ma calvitie qui s'accentue de plus en plus, je ressemble maintenant à ce journaliste économiste qu'on peut voir dans des émissions spécialisées : Emmanuel Lechypre.
De son coté, Camille savait que ce qu'elle avait entre les jambes avait tendance à me couper l'excitation. Elle faisait en sorte de s'habiller en tailleur sexy ou en écolière par exemple. Sous sa jupe, elle avait ses culotes en dentelle fendue à l'arrière qui permettaient la sodomie sans avoir à l'enlever (ce qui permettait aussi de cacher son petit machin). Il était évident qu'elle n'avait plus d'érection, surement à cause des comprimées qu'elle prenait chaque jour. Quand je la prenais et que je voyais sa culotte, je distinguais furtivement la bosse à l'avant mais elle ne grossissait pas comme le ferait une bite gorgée de sang.
Un jour elle me réserva une petite surprise. Je suis arrivée chez elle pour le loyer et quand elle a ouvert, je me suis exclamé « Oh putin, la paire ». Je voyais Camille avec une poitrine gonflée comme j'en rêvais. Je n'ai pas attendu pour y mettre les mains et « Ah ok c'est du latex ». En fait, elle avait trouvé, ne me demandez pas comment je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir, une fausse poitrine en latex. Ça s'enfile comme un T-shirt et ça fait illusion. Elle a retiré son haut et avec un peu de maquillage, on aurait presque dit qu'elle s'était fait opérer. On voyait à peine la jointure entre la peau et le latex. Au toucher, c'était très proche de la peau. Au niveau de la consistance et du moelleux, c'était comme les seins siliconés ou encore les coussins qu'on trouve sur les tapis de souris ergonomiques. Elle voulait me faire plaisir et c'était réussi. J'ai demandé à ce qu'elle porte ce nouvel accessoire à chacune de mes visites. Ainsi, à partir de ce moment, je pouvais enculer Camille par derrière et lui ploter les nibards en même temps.
Je n'avais qu'une hâte : qu'elle ait suffisamment d'argent pour se faire opérer. Episodiquement, je regardais des vidéo porno avec des trans et certaines avait de sacrées loches. Pour certaines, on ne devinait même pas que ce ne n'était pas des femmes avant qu'elles écartent les cuisses. C'est en général à ce moment que j'arrête la vidéo, quand la « fille » s'est fait enculer et qu'elle s'apprête à en faire de même avec le mec. Mine de rien, cette situation m'a fait évoluer mentalement. Je n'avais rien contre les LGBT. C'était juste que je ne les connaissais pas. Depuis que je fréquente Camille, je comprends la détresse de certains dans un monde pour lequel ils ne représentent pas la norme. Camille recherchait du soutient et c'est aussi ce que je lui ai apporté.
Même si nos rapports se passaient bien, j'étais impatient qu'elle se fasse opérer (et elle aussi). Seulement vu le prix des interventions et ce que Camille parvenait à économiser chaque mois, elle allait en avoir pour des années. Et puis pour avoir quelque chose de qualité, il fallait y mettre le prix. Du coup je me suis dit « et si j'accélérais la chose ? ». Chaque année je dépensais moins que ce que je gagnais. C'est toujours le cas. En plus, s'ajoute à ça les revenus locatifs et évidement mon pécule de départ qui, même si je l'avais amputé d'une partie pour les achats immobiliers, restait suffisant pour vivre sans soucis ni avoir besoin de travailler.
Plus on se voyait plus je sentais que Camille éprouvait quelque chose pour moi. Si je devais l'aider et lui payer son opération, ce n'était pas pour la voir se barrer juste après et me faire jeter comme un vulgaire mouchoir usagé. C'est pourquoi, un jour lors d'une de mes visites, après lui avoir bien ramoné le conduit, je lui ai posé la question qui tue « Est-ce qu'un type comme moi peut plaire à une fille comme toi ? ». Elle fut étonnée de ma question. Quand elle me demanda le pourquoi de la question, je suis resté évasif. Elle me demanda si je n'envisageais pas quelque chose de plus sérieux. Je lui ai dit que c'était une possibilité. Ma réponse l'a fait sourire et elle s'est jetée sur moi pour m'embrasser. Après une bonne galoche, elle me répondit alors que j'étais le seul qui la considérait de la manière dont elle se voyait et que par conséquent, elle commençait à ressentir quelque chose pour moi. « YES ! Bonne pioche » me suis-je dit. Du coup, comme son anniversaire semblait arriver, elle m'a demandé si je voulais venir. Ce serait en petit comité. Il allait y avoir Camille, sa mère et moi. De par sa « différence », beaucoup lui avait tourné le dos. Je me suis dit « Son anniversaire ? Mais c'est parfait ça ».
On a continué à se voir jusqu'à ce jour. Je n'avais qu'une crainte : le regard de sa mère. Je l'imaginais déjà en train de me voir comme un pervers voulant profiter de la situation, un prédateur. Ça s'est confirmé quand je l'ai rencontré. On mangeait tous les trois et quand elle en a eu l'opportunité et qu'on s'est retrouvé seuls tous les deux, elle me l'a clairement dit. « Si jamais vous lui faites du mal et que vous profitez d'elle, je vous rentre dans le lard ». Alors profiter de la situation, c'est Oui clairement. Je compte bien en profiter mais pas comme elle le pensait. Pour moi, Camille était l'occasion d'avoir ce que je voulais : Une jolie jeune femme qui m'aimerait, qui aurait de jolies formes et surtout stérile (je n'avais aucune envie de torcher un marmot, j'avais déjà donné). Ainsi on pourrait s'envoyer en l'air sans capote ni conséquence. En plus de ce que je lui apportais, je sentais qu'il y avait plus. La perte de son père l'ayant affecté, je sentais qu'elle se cherchait aussi un substitut d'image « paternelle ». Rien qu'à l'idée de cette image, je me suis dit « un père qui couche avec sa fille ? Ça peut faire un jeu amusant ». En même temps on avait déjà fait le prof et l'élève, le patron et la secrétaire alors pourquoi pas ça.
Durant tout ce repas d'anniversaire, je me suis fait scruter par la mère de Camille. Elle voulait la protéger et ne voulait pas qu'elle tombe sur un sale type. Je la comprenais totalement mais je n'étais pas un sale type. Je voulais son bien, réaliser son rêve et par la même occasion le mien. Après avoir mangé, on a sorti le gâteau. Camille a soufflé ses bougies et elle a ouvert ses cadeaux. Sa mère lui a offert de nouveaux escarpins. Elle les a essayés et ils lui allaient bien. Quand ce fut mon tour, sa mère me dévisageait. J'ai alors sorti de ma poche une enveloppe. Camille l'a ouvert et a lu que c'était un prospectus pour un établissement spécialisé : la clinique Saint Antoine. Camille me confirma connaitre cet établissement mais que les prestations qui y était proposées pour la transition de genre étaient trop chères, que jamais elle ne pourrait se les payer. C'est alors, que sa mère commençait à se dire « t'es vraiment un guignol, mon pauvre » avec un petit rictus moqueur, que je lui ai annoncé fièrement que j'étais prêt à la lui payer sa transition. Les deux se sont retournés d'un coup.
Camille me regardait et ne semblait pas en croire ses yeux. Je lui proposais de réaliser son rêve. Elle m'a sauté au cou et m'a embrassé. Pendant ce temps-là je voyais la mère de Camille qui me dévisageait, encore interloquée. Une fois ce court moment passé, elle me demanda alors « Mais vous êtes au courant de ce que ça coute ? ». Je lui ai répondu, alors que Camille se lovait contre moi, que je savais et que j'étais prêt à y mettre ce qu'il fallait pour réaliser son rêve (sans parler du mien), que Camille le méritait. Cette réponse n'était pas anodine. C'était le retour de bâton à sa méfiance et à ses menaces. D'un regard on s'est compris. Elle n'a pas insisté. Elle a toujours eu en travers de la gorge que sa fille se mette avec un type d'un an plus âgé que son père mais a choisi de laisser couler si Camille était heureuse.
Coup sur coup, j'ai aussi proposé à Camille de venir chez moi. Tant qu'à faire, autant y aller directement. Cette proposition a fini d'achever sa mère. « Et oui ! Je suis sérieux. Je suis prêt à y mettre ce qu'il faut mais je veux ta fille » ai-je pensé en la regardant. Comme je savais que Camille était hôtesse de téléphone rose, je lui ai proposé aussi de stopper cette activité pour devenir une sorte d'assistante « très particulière » (je ne lui ai pas dit comme ça mais c'était l'idée). Ainsi elle serait nourrie, logée, blanchie et payée. Le boulot que je lui proposais était tout simplement de m'assister dans les procédures administratives. En gros c'est un boulot de secrétaire. Je sentais que je les impressionnais. Voyant Camille heureuse de cette perspective sa mère lui conseilla d'accepter. Ayant compris que j'étais prêt à tout pour elle, elle n'avait jamais apprécié ce métier de chauffer des mecs par téléphone pour du sexe simulé. Ce boulot de secrétaire, même si c'était pour moi, lui semblait plus respectable. Camille accepta avec plaisir. Sa mère ne tarda pas à vouloir rentrer mais je l'ai rattrapé dans le couloir. Là on a mis les points sur les i et les choses ont été plus claires entre nous.
On a déménagé ses affaires et au début elle s'est installée dans une chambre d'ami mais ça n'a pas duré. Elle m'aidait dans le classement de mes papiers. Elle prenait mes rendez-vous et servait de liaison entre les artisans que je faisais travailler et moi. Avoir une voix féminine, c'est toujours plus agréable au téléphone qu'une grosse voix grave comme la mienne. Bien entendu, de temps à autre, le plus souvent quand j'étais au téléphone, elle s'amusait à passer sous le bureau. Bien évidemment, chez moi, on couchait plus souvent mais ça n'avait pas l'air de la déranger plus que ça. Au contraire même. Ce n'est que quelques semaines après son arrivé chez moi qu'est arrivé le premier rendez-vous avec le toubib pour sa transition. A peine arrivée chez moi, elle avait exigée qu'on prenne rendez-vous. Le chirurgien nous a reçu et nous a expliqué. Il allait y avoir trois interventions. La première pour le visage et pomme d'Adam. La deuxième pour la poitrine et une correction de la silhouette et enfin la troisième pour la vaginoplastie.
Il a examiné Camille et elle avait déjà des traits fins. Pour la première intervention qu'on a prévue pour une semaine après ce rendez-vous, ça n'allait être qu'une formalité. Il a également examiné la poitrine de Camille. Il a bien vu que ça commençait un peu à pousser mais qu'il allait falloir en rajouter. Quand il a demandé la taille qu'il allait lui falloir, Camille a de suite répondu « je veux du 100 E ». Je l'ai calmé de suite. 100 E c'était la taille de la fausse poitrine en latex qu'elle avait trouvé. Elle voulait les mêmes. Je lui ai dit que ce serait trop voyant et surement trop pour elle. Je lui ai dit qu'un bon 95 D serait largement suffisant et surtout plus discret vu sa morphologie. Le spécialiste approuva. Je ne voulais pas d'une pâle copie de Lolo Ferrari. Elle accepta de nous faire confiance. De toute façon on allait avoir du temps pour y réfléchir car l'opération de la poitrine aurait lieu trois mois après la première.
Quand on est revenue, une semaine plus tard, Camille avait voulu que sa mère vienne. Mes relations avec elle restaient tendues, même si elles s'amélioraient. Camille est entrée au matin et le soir c'était fini. Ils l'ont gardé quelques jour pour la cicatrisation et on est revenu pour le retrait des bandages. Quand on l'a vu, sa mère était ravie et moi aussi mais pas pour les mêmes raisons. Pour la belle-mère (c'était ce qu'elle était, fallait pas le nier), Sa fille avait enfin un visage fin comme elle le voulait. Moi j'ai déjà vu que son nez était plus fin mais que les lèvres était devenues plus pulpeuses. Sur le moment je me suis dit « une bouche pareille, on a envie d'y mettre sa queue ». Son visage était vraiment féminisé et du coup plus agréable à regarder. Ça faisait un moment que Camille se faisait pousser les cheveux. Une fois revenu à la maison, avec un maquillage approprié, son visage ressemblait à celui de ces filles qu'on a maintenant l'habitude de voir dans les émissions « les abrutis à Cancún » ou des trucs du genre. Dès que ça a été possible, elle m'a sucé et, oui, ses lèvres, que ce soit sur ma queue ou même quand elle m'embrassait, étaient beaucoup plus agréable au toucher.
Trois mois plus tard, on repartait pour la clinique. Une semaine avant on avait eu un rendez-vous avec le chirurgien. Il nous avait montré les prothèses pour la poitrine de Camille et nous avait décrit comment elles allaient être insérées. Le résultat sur le mannequin dont il disposait était bluffant. Le toubib m'a quand même demandé si j'étais d'accord, à cause du prix plus élevé que d'ordinaire pour l'opération. Je lui ai dit être prêt à mettre ce qu'il faut. Nous étions seuls le jour de l'intervention. Pas de Marie-Christine (la belle-mère). Camille m'a tenu la main jusqu'à ce son entrée au bloc. J'étais là à son réveil. Quand elle a vu les deux bosses qu'elle avait, même avec ses bandages, l'émotion était là. Elle a tenté de retenir ses larmes. Elle était heureuse. Dans ses yeux on pouvait y voir toute sa reconnaissance. Pour être sûr que ce soit bon, ils ont préféré la garder pour vérifier la cicatrisation. Quand ils ont retiré les bandages et que j'ai vu la paire de meules, je me suis dit « toi tu vas te régaler avec tes nouveaux jouets ». J'avais l'impression de retrouver Shauna et ses deux pastèques que j'avais bien aimé. Camille les a soupeser et elle ne savait pas quoi dire à part répéter merci. Quand le chirurgien est parti, il m'a glissé dans le creux de l'oreille « amusez-vous bien ! » suivi d'un clin d'œil.
Cette relation a changé des choses. Tout d'abord mon look. Avant j'avais le look ouvrier : le petit bonhomme rondouillard pas forcement bien rasé et un peu bourru. Aujourd'hui je respecte les exigences de Camille. Je me suis rasé de près car elle n'aime pas les poils. Et puis maintenant je suis en costard à chaque fois que je vais la voir. C'est simple, avec mes lunettes à verres correcteurs que je mets depuis quelques temps maintenant à cause de ma vue déclinante et ma calvitie qui s'accentue de plus en plus, je ressemble maintenant à ce journaliste économiste qu'on peut voir dans des émissions spécialisées : Emmanuel Lechypre.
De son coté, Camille savait que ce qu'elle avait entre les jambes avait tendance à me couper l'excitation. Elle faisait en sorte de s'habiller en tailleur sexy ou en écolière par exemple. Sous sa jupe, elle avait ses culotes en dentelle fendue à l'arrière qui permettaient la sodomie sans avoir à l'enlever (ce qui permettait aussi de cacher son petit machin). Il était évident qu'elle n'avait plus d'érection, surement à cause des comprimées qu'elle prenait chaque jour. Quand je la prenais et que je voyais sa culotte, je distinguais furtivement la bosse à l'avant mais elle ne grossissait pas comme le ferait une bite gorgée de sang.
Un jour elle me réserva une petite surprise. Je suis arrivée chez elle pour le loyer et quand elle a ouvert, je me suis exclamé « Oh putin, la paire ». Je voyais Camille avec une poitrine gonflée comme j'en rêvais. Je n'ai pas attendu pour y mettre les mains et « Ah ok c'est du latex ». En fait, elle avait trouvé, ne me demandez pas comment je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir, une fausse poitrine en latex. Ça s'enfile comme un T-shirt et ça fait illusion. Elle a retiré son haut et avec un peu de maquillage, on aurait presque dit qu'elle s'était fait opérer. On voyait à peine la jointure entre la peau et le latex. Au toucher, c'était très proche de la peau. Au niveau de la consistance et du moelleux, c'était comme les seins siliconés ou encore les coussins qu'on trouve sur les tapis de souris ergonomiques. Elle voulait me faire plaisir et c'était réussi. J'ai demandé à ce qu'elle porte ce nouvel accessoire à chacune de mes visites. Ainsi, à partir de ce moment, je pouvais enculer Camille par derrière et lui ploter les nibards en même temps.
Je n'avais qu'une hâte : qu'elle ait suffisamment d'argent pour se faire opérer. Episodiquement, je regardais des vidéo porno avec des trans et certaines avait de sacrées loches. Pour certaines, on ne devinait même pas que ce ne n'était pas des femmes avant qu'elles écartent les cuisses. C'est en général à ce moment que j'arrête la vidéo, quand la « fille » s'est fait enculer et qu'elle s'apprête à en faire de même avec le mec. Mine de rien, cette situation m'a fait évoluer mentalement. Je n'avais rien contre les LGBT. C'était juste que je ne les connaissais pas. Depuis que je fréquente Camille, je comprends la détresse de certains dans un monde pour lequel ils ne représentent pas la norme. Camille recherchait du soutient et c'est aussi ce que je lui ai apporté.
Même si nos rapports se passaient bien, j'étais impatient qu'elle se fasse opérer (et elle aussi). Seulement vu le prix des interventions et ce que Camille parvenait à économiser chaque mois, elle allait en avoir pour des années. Et puis pour avoir quelque chose de qualité, il fallait y mettre le prix. Du coup je me suis dit « et si j'accélérais la chose ? ». Chaque année je dépensais moins que ce que je gagnais. C'est toujours le cas. En plus, s'ajoute à ça les revenus locatifs et évidement mon pécule de départ qui, même si je l'avais amputé d'une partie pour les achats immobiliers, restait suffisant pour vivre sans soucis ni avoir besoin de travailler.
Plus on se voyait plus je sentais que Camille éprouvait quelque chose pour moi. Si je devais l'aider et lui payer son opération, ce n'était pas pour la voir se barrer juste après et me faire jeter comme un vulgaire mouchoir usagé. C'est pourquoi, un jour lors d'une de mes visites, après lui avoir bien ramoné le conduit, je lui ai posé la question qui tue « Est-ce qu'un type comme moi peut plaire à une fille comme toi ? ». Elle fut étonnée de ma question. Quand elle me demanda le pourquoi de la question, je suis resté évasif. Elle me demanda si je n'envisageais pas quelque chose de plus sérieux. Je lui ai dit que c'était une possibilité. Ma réponse l'a fait sourire et elle s'est jetée sur moi pour m'embrasser. Après une bonne galoche, elle me répondit alors que j'étais le seul qui la considérait de la manière dont elle se voyait et que par conséquent, elle commençait à ressentir quelque chose pour moi. « YES ! Bonne pioche » me suis-je dit. Du coup, comme son anniversaire semblait arriver, elle m'a demandé si je voulais venir. Ce serait en petit comité. Il allait y avoir Camille, sa mère et moi. De par sa « différence », beaucoup lui avait tourné le dos. Je me suis dit « Son anniversaire ? Mais c'est parfait ça ».
On a continué à se voir jusqu'à ce jour. Je n'avais qu'une crainte : le regard de sa mère. Je l'imaginais déjà en train de me voir comme un pervers voulant profiter de la situation, un prédateur. Ça s'est confirmé quand je l'ai rencontré. On mangeait tous les trois et quand elle en a eu l'opportunité et qu'on s'est retrouvé seuls tous les deux, elle me l'a clairement dit. « Si jamais vous lui faites du mal et que vous profitez d'elle, je vous rentre dans le lard ». Alors profiter de la situation, c'est Oui clairement. Je compte bien en profiter mais pas comme elle le pensait. Pour moi, Camille était l'occasion d'avoir ce que je voulais : Une jolie jeune femme qui m'aimerait, qui aurait de jolies formes et surtout stérile (je n'avais aucune envie de torcher un marmot, j'avais déjà donné). Ainsi on pourrait s'envoyer en l'air sans capote ni conséquence. En plus de ce que je lui apportais, je sentais qu'il y avait plus. La perte de son père l'ayant affecté, je sentais qu'elle se cherchait aussi un substitut d'image « paternelle ». Rien qu'à l'idée de cette image, je me suis dit « un père qui couche avec sa fille ? Ça peut faire un jeu amusant ». En même temps on avait déjà fait le prof et l'élève, le patron et la secrétaire alors pourquoi pas ça.
Durant tout ce repas d'anniversaire, je me suis fait scruter par la mère de Camille. Elle voulait la protéger et ne voulait pas qu'elle tombe sur un sale type. Je la comprenais totalement mais je n'étais pas un sale type. Je voulais son bien, réaliser son rêve et par la même occasion le mien. Après avoir mangé, on a sorti le gâteau. Camille a soufflé ses bougies et elle a ouvert ses cadeaux. Sa mère lui a offert de nouveaux escarpins. Elle les a essayés et ils lui allaient bien. Quand ce fut mon tour, sa mère me dévisageait. J'ai alors sorti de ma poche une enveloppe. Camille l'a ouvert et a lu que c'était un prospectus pour un établissement spécialisé : la clinique Saint Antoine. Camille me confirma connaitre cet établissement mais que les prestations qui y était proposées pour la transition de genre étaient trop chères, que jamais elle ne pourrait se les payer. C'est alors, que sa mère commençait à se dire « t'es vraiment un guignol, mon pauvre » avec un petit rictus moqueur, que je lui ai annoncé fièrement que j'étais prêt à la lui payer sa transition. Les deux se sont retournés d'un coup.
Camille me regardait et ne semblait pas en croire ses yeux. Je lui proposais de réaliser son rêve. Elle m'a sauté au cou et m'a embrassé. Pendant ce temps-là je voyais la mère de Camille qui me dévisageait, encore interloquée. Une fois ce court moment passé, elle me demanda alors « Mais vous êtes au courant de ce que ça coute ? ». Je lui ai répondu, alors que Camille se lovait contre moi, que je savais et que j'étais prêt à y mettre ce qu'il fallait pour réaliser son rêve (sans parler du mien), que Camille le méritait. Cette réponse n'était pas anodine. C'était le retour de bâton à sa méfiance et à ses menaces. D'un regard on s'est compris. Elle n'a pas insisté. Elle a toujours eu en travers de la gorge que sa fille se mette avec un type d'un an plus âgé que son père mais a choisi de laisser couler si Camille était heureuse.
Coup sur coup, j'ai aussi proposé à Camille de venir chez moi. Tant qu'à faire, autant y aller directement. Cette proposition a fini d'achever sa mère. « Et oui ! Je suis sérieux. Je suis prêt à y mettre ce qu'il faut mais je veux ta fille » ai-je pensé en la regardant. Comme je savais que Camille était hôtesse de téléphone rose, je lui ai proposé aussi de stopper cette activité pour devenir une sorte d'assistante « très particulière » (je ne lui ai pas dit comme ça mais c'était l'idée). Ainsi elle serait nourrie, logée, blanchie et payée. Le boulot que je lui proposais était tout simplement de m'assister dans les procédures administratives. En gros c'est un boulot de secrétaire. Je sentais que je les impressionnais. Voyant Camille heureuse de cette perspective sa mère lui conseilla d'accepter. Ayant compris que j'étais prêt à tout pour elle, elle n'avait jamais apprécié ce métier de chauffer des mecs par téléphone pour du sexe simulé. Ce boulot de secrétaire, même si c'était pour moi, lui semblait plus respectable. Camille accepta avec plaisir. Sa mère ne tarda pas à vouloir rentrer mais je l'ai rattrapé dans le couloir. Là on a mis les points sur les i et les choses ont été plus claires entre nous.
On a déménagé ses affaires et au début elle s'est installée dans une chambre d'ami mais ça n'a pas duré. Elle m'aidait dans le classement de mes papiers. Elle prenait mes rendez-vous et servait de liaison entre les artisans que je faisais travailler et moi. Avoir une voix féminine, c'est toujours plus agréable au téléphone qu'une grosse voix grave comme la mienne. Bien entendu, de temps à autre, le plus souvent quand j'étais au téléphone, elle s'amusait à passer sous le bureau. Bien évidemment, chez moi, on couchait plus souvent mais ça n'avait pas l'air de la déranger plus que ça. Au contraire même. Ce n'est que quelques semaines après son arrivé chez moi qu'est arrivé le premier rendez-vous avec le toubib pour sa transition. A peine arrivée chez moi, elle avait exigée qu'on prenne rendez-vous. Le chirurgien nous a reçu et nous a expliqué. Il allait y avoir trois interventions. La première pour le visage et pomme d'Adam. La deuxième pour la poitrine et une correction de la silhouette et enfin la troisième pour la vaginoplastie.
Il a examiné Camille et elle avait déjà des traits fins. Pour la première intervention qu'on a prévue pour une semaine après ce rendez-vous, ça n'allait être qu'une formalité. Il a également examiné la poitrine de Camille. Il a bien vu que ça commençait un peu à pousser mais qu'il allait falloir en rajouter. Quand il a demandé la taille qu'il allait lui falloir, Camille a de suite répondu « je veux du 100 E ». Je l'ai calmé de suite. 100 E c'était la taille de la fausse poitrine en latex qu'elle avait trouvé. Elle voulait les mêmes. Je lui ai dit que ce serait trop voyant et surement trop pour elle. Je lui ai dit qu'un bon 95 D serait largement suffisant et surtout plus discret vu sa morphologie. Le spécialiste approuva. Je ne voulais pas d'une pâle copie de Lolo Ferrari. Elle accepta de nous faire confiance. De toute façon on allait avoir du temps pour y réfléchir car l'opération de la poitrine aurait lieu trois mois après la première.
Quand on est revenue, une semaine plus tard, Camille avait voulu que sa mère vienne. Mes relations avec elle restaient tendues, même si elles s'amélioraient. Camille est entrée au matin et le soir c'était fini. Ils l'ont gardé quelques jour pour la cicatrisation et on est revenu pour le retrait des bandages. Quand on l'a vu, sa mère était ravie et moi aussi mais pas pour les mêmes raisons. Pour la belle-mère (c'était ce qu'elle était, fallait pas le nier), Sa fille avait enfin un visage fin comme elle le voulait. Moi j'ai déjà vu que son nez était plus fin mais que les lèvres était devenues plus pulpeuses. Sur le moment je me suis dit « une bouche pareille, on a envie d'y mettre sa queue ». Son visage était vraiment féminisé et du coup plus agréable à regarder. Ça faisait un moment que Camille se faisait pousser les cheveux. Une fois revenu à la maison, avec un maquillage approprié, son visage ressemblait à celui de ces filles qu'on a maintenant l'habitude de voir dans les émissions « les abrutis à Cancún » ou des trucs du genre. Dès que ça a été possible, elle m'a sucé et, oui, ses lèvres, que ce soit sur ma queue ou même quand elle m'embrassait, étaient beaucoup plus agréable au toucher.
Trois mois plus tard, on repartait pour la clinique. Une semaine avant on avait eu un rendez-vous avec le chirurgien. Il nous avait montré les prothèses pour la poitrine de Camille et nous avait décrit comment elles allaient être insérées. Le résultat sur le mannequin dont il disposait était bluffant. Le toubib m'a quand même demandé si j'étais d'accord, à cause du prix plus élevé que d'ordinaire pour l'opération. Je lui ai dit être prêt à mettre ce qu'il faut. Nous étions seuls le jour de l'intervention. Pas de Marie-Christine (la belle-mère). Camille m'a tenu la main jusqu'à ce son entrée au bloc. J'étais là à son réveil. Quand elle a vu les deux bosses qu'elle avait, même avec ses bandages, l'émotion était là. Elle a tenté de retenir ses larmes. Elle était heureuse. Dans ses yeux on pouvait y voir toute sa reconnaissance. Pour être sûr que ce soit bon, ils ont préféré la garder pour vérifier la cicatrisation. Quand ils ont retiré les bandages et que j'ai vu la paire de meules, je me suis dit « toi tu vas te régaler avec tes nouveaux jouets ». J'avais l'impression de retrouver Shauna et ses deux pastèques que j'avais bien aimé. Camille les a soupeser et elle ne savait pas quoi dire à part répéter merci. Quand le chirurgien est parti, il m'a glissé dans le creux de l'oreille « amusez-vous bien ! » suivi d'un clin d'œil.
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