Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Torride rencontre un soir d’été avec Manon — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Torride rencontre un soir d’été avec Manon
Chapitre 1
J'ai rencontré Manon dans un pub un jeudi après le travail. J'avais passé la journée à négocier des contrats dans les bureaux de mon partenaire d'affaires. Sur les coups de 19h30 et après l'effort, aller boire un verre était une idée qui avait plu à tout le monde. Nous étions un soir de match et le pub, situé non loin des locaux, était bondé. Les cadres en costumes restaient debout, au coude-à-coude, de la terrasse jusqu'au fond de l'établissement, laissant galamment les rares chaises disponibles aux femmes présentes. On parlait fort pour se faire entendre, les rires fusaient. Les pintes de bière s'entrechoquaient, le brouhaha était incessant.
Nous sommes arrivés tard, j'étais fatigué. Je souhaitais ne boire qu'une bière puis rentrer. Les membres de l'équipe de direction que j'accompagnais m'ont présenté aux filles de la comptabilité, groupées près du bar. Manon était assise parmi elles, m'a serré la main en baissant les yeux, le regard fuyant. Elle m'est immédiatement apparue aussi timide que ravissante. En sirotant ma bière, j'ai remarqué deux choses : qu'elle restait en retrait de ses collègues et qu'elle m'observait à la dérobée, de ses beaux yeux gris cachés derrière de grandes lunettes.
Après une dizaine de regards croisés, j'avais vidé ma première bière et sous prétexte d'en commander une deuxième, je m'approchais du bar où elle était restée assise, au bout de la rangée de sièges occupés par les autres filles de son groupe, qu'une nuée d'hommes entourait. J'engageais la conversation avec Manon, enchaînant les banalités pour rompre la glace, et je lui proposais de remplacer le cocktail qu'elle venait de finir, ce qu'elle accepta du bout des lèvres en rougissant légèrement. Deux de ses collègues assises à ses côtés me surveillaient d'un œil. Je restais debout à côté de la jeune femme pour discuter, abandonnant la table où les types avec qui j'étais venu se goinfraient des frites-mayonnaise et de chips au guacamole.
Manon était petite, menue, brune foncée, les cheveux très courts et un côté garçonne. Semblant craintive, elle était néanmoins capable d'une détermination certaine quand elle parlait de son travail. Pour le reste, elle se renfermait et demeurait peu loquace. Malgré cela, elle m'a tout de suite beaucoup plu. J'étais comme tombé sous son charme discret. La finesse de son visage était exquise. Ses mains en particulier m'attiraient, irrésistibles, sensuelles, à la peau blanche et aux doigts fins. Prétextant la chaleur, je lui proposais d'aller continuer à boire en terrasse. En effet la clameur du match en cours et le tapage ambiant couvraient le plus souvent sa voix fluette. Ses collègues de travail encore assises au bar lui lancèrent des clins d'œil complices quand elle se leva pour m'accompagner. Pendant qu'elle se faufilait devant moi à travers la foule, son jeans ajusté laissait deviner un petit cul charmant. Une fois à l'extérieur, je bavardais beaucoup, pour compenser le silence créé par sa timidité, l'invitant à me parler d'elle et lui posais de nombreuses questions, auxquelles elle répondait par contre avec empressement. Au cours de l'heure suivante, je l'abandonnais deux fois au prétexte d'aller saluer des connaissances, la véritable raison étant plutôt d'étudier ses réactions à chacun de mes départs. J'aurais battu en retraite si j'avais surpris ds signes de lassitude de sa part, mais je pensais vraiment l'intéresser, car je surpris plusieurs regards gênés et anxieux lorsque je m'éloignais.
La chaleur était étouffante, oppressante, l'une de ces soirées où le cadre des quartiers d'affaires habillé en costume de laine transpire et fait tomber la veste dès qu'il peut. Habillé pour ma part d'un deux-pièces en lin, je restais fringant. De la sueur perlait sur le front de Manon, à la racine de ses cheveux. Ses petits seins que je devinais mignons se dessinaient, affriolants, sous sa chemise blanche. Je ne connaissais la jeune femme que depuis quelques heures, mais j'avais indubitablement envie de la découvrir davantage. Ma deuxième pinte avalée, je souhaitais tenter ma chance tant la jeune femme semblait intéressée. Elle m'avait demandé de lui tenir sa boisson pendant qu'elle était allée se rafraîchir et, à son retour, au moment de saisir son verre, nos doigts s'étaient touchés, sans qu'elle semble incommodée. J'avais ressenti pour ma part à ce contact un fourmillement malicieux remonter de mes doigts jusqu'à ma poitrine. Nos deux bières presque vides, j'annonçais à la belle que j'allais partir et lui demandais si elle comptait rester toute la soirée. Elle répondit que non, rassembla ses affaires, à savoir une veste de tailleur et la sacoche de son ordinateur portable, souhaita au revoir à sa collègue la plus proche et me suivit.
En quittant le bar, je continuais à faire la conversation. Manon était attentive mais parlait toujours peu. Je décelais par contre qu'elle soutenait davantage les regards appuyés que je lui adressais. La jeune femme finissait néanmoins par détourner la tête au bout de quelques secondes, en rougissant. J'étais déjà fou de ses grands yeux clairs et de la finesse de ses traits. En arrivant au bout de la rue, mon chauffeur attendait, comme convenu. Manon marqua un temps d'arrêt pour comprendre. Elle écarquillait grand les yeux, en particulier en direction de l'imposant véhicule stationné, une Rolls Royce Ghost Extended. Le chauffeur était au garde à vous, prêt à nous ouvrir. Je lus dans les yeux de la jeune femme une déception évidente. Elle venait de comprendre que je ne prendrai pas le métro avec elle et que nous allions donc nous séparer. Pendant que j'expliquais la situation, la belle continuait à sourire mais baissait les épaules et la tête, d'un air abattu.
Devant son désarroi, je pris les devants et proposais de boire un dernier verre, dans un bar à vin tranquille du quartier que je connaissais non loin, ou… chez moi. Je l'assurais du côté pratique de la démarche, j'habitais à quinze minutes en voiture. Si elle était intéressée je l'invitais à écrire un texto à sa meilleure amie avec mon nom et mon adresse, afin qu'elle se sente en parfaite sécurité. Je lui précisais qu'elle pourrait rentrer à n'importe quelle heure, avec le même chauffeur qui la raccompagnerait. À ma grande surprise elle accepta presque sans hésitation. J'avais sous-estimé sa détermination, et je ne pouvais que m'en réjouir.
Le chauffeur ouvrit la porte arrière droite, invitant la jeune femme à entrer, pendant que je faisais le tour du véhicule pour m'asseoir à ses côtés. Une fois assise et tentant de contenir une gêne grandissante face à cette situation inattendue, Manon baissait les yeux, intimidée, ne regardant qu'à la dérobée les souples cuirs blancs et anthracite, les bois précieux vernis sombres et les instruments chromés du luxueux habitacle. La jeune femme ne posait toutefois aucune question. Sa timidité matinée de bonne éducation m'amusait. Je continuais mon bavardage tout au long du court trajet en voiture, la questionnais sur ses goûts, ses habitudes, le sport qu'elle pratiquait, les restaurants qu'elle aimait fréquenter. La jeune femme répondait par des phrases courtes, d'une voix discrète et douce, sa sacoche posée sur ses genoux, soulagée que je dirige l'échange. Elle était divine, assise sagement sur le cuir immaculé, la ceinture de sécurité glissée en travers de son adorable poitrine. J'aimais déjà ses discrets sourcils, son court nez relevé. Ses lèvres fines pincées, très sensuelles et sa timidité me donnaient envie de prendre l'initiative, ce qui n'était pas pour me déplaire. Inutile de dire que sa présence dans l'habitacle et l'odeur ensorcelante de son corps m'excitaient. Je l'imaginais se glisser entre mes jambes et, à même le sol, après avoir saisi mon sexe lourd à travers la fermeture-éclair de mon pantalon, me sucer lentement, avec application, pour que j'explose dans sa bouche, mes yeux hagards plongés dans les siens. Perdu dans ces délicieuses pensées, j'arrêtais de converser et le silence se fit un instant. Levant des yeux interrogateurs, elle surprit mon regard où sans nul doute transparaissait le désir, une envie charnelle brûlante. Elle le soutint cette fois courageusement.
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Commentaires ()
J'avoue avoir sans doute été aussi surpris que Manon à l'apparition de la Rolls avec chauffeur et je me demande où tout cela va la mener...