Torride rencontre un soir d’été avec Manon
Chapitre 2
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✦ pascal.larc Torride rencontre un soir d’été avec Manon XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Torride rencontre un soir d’été avec Manon — Chapitre 2

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pascal.larc
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Torride rencontre un soir d’été avec Manon

Chapitre 2

La voiture s'arrête enfin, juste en face de l'entrée de l'immeuble, une large bâtisse dont la façade date du XIXᵉ siècle en pierre de taille, qui a été complètement réaménagée. À peine arrêté, le chauffeur se presse de faire le tour du véhicule afin d'ouvrir la porte à la jeune femme, puis sa mission accomplie, nous abandonne afin d'aller garer la voiture. Scrutant l'impressionnante et majestueuse entrée de l'immeuble, l'adorable bouche de Manon dessine bientôt un petit ô charmant. Suite au départ de la voiture et de son chauffeur, la jeune femme apparaît visiblement soulagée d'être de nouveau seule avec moi, me décochant un sourire timide, auquel je réponds avec chaleur pour lui faire comprendre la joie que j'éprouve qu'elle se joigne à moi ce soir.
À mon invitation, nous pénétrons dans le spacieux hall de l'accueil du rez-de-chaussée, dont les murs sont habillés d'un luxueux marbre italien blanc-gris. L'humidité produite par la fontaine au centre de la salle nous procure un réel soulagement, en contraste à la chaleur étouffante au-dehors. Après avoir contourné le bassin par la droite, passant devant une statue néo-classique de baigneuse agenouillée, nous nous engouffrons bientôt dans l'ascenseur. Une fois la porte refermée, j'insère ma clé pour déclencher l'accès direct à l'étage privé. Manon semble troublée, me jette des regards inquiets. Souhaitant la rassurer, je m'empresse de préciser que j'habite simplement le penthouse de l'immeuble et qu'elle pourra repartir en sens inverse à tout moment, sans nécessiter de clé pour redescendre. La jeune femme porte toujours son sac d'une main, tenant sa veste de costume de l'autre. La courbe de ses fines épaules sous sa chemise blanche est un ravissement pour mes yeux. Pour alléger les quelques instants toujours embarrassants de la montée en ascenseur, je prodigue quelques détails sur l'histoire de l'immeuble, sa modernisation et l'organisation du penthouse où nous nous rendons. La voiture puis l'immeuble… Confrontée à ce luxe imprévu, la belle m'écoute tête baissée, perturbée par la tournure inattendue des événements.
La porte de l'ascenseur s'ouvre enfin et nous pénétrons dans l'entrée privative de mon appartement, aux lumières murales discrètes et tamisées. Je compose rapidement un code à huit chiffres sur le clavier d'un boîtier situé sur le mur de droite pour déverrouiller la porte suivante. Une fois le second palier franchi, la jeune femme s'arrête brusquement, stupéfaite. Digne d'un musée, se détachant dans la pénombre du couloir, six larges tablettes chinoises gravées dans le jade, vertes claires tâchées d'orange par endroits, montées sur pied et disposées en enfilade en deux rangées, chaque œuvre éclairée par un spot, laissent Manon un instant interdite, bouche bée. Je mets à profit son étonnement pour lui prendre la main, contact exquis que je brûlais de connaître. Comme je l'imaginais, elle est d'une douceur et d'une délicatesse incomparables. La jeune femme me l'abandonne et se laisse guider le long du couloir jusqu'au salon tout en écoutant les explications que je lui fournis sur ma passion pour les jades et l'art en général. Une élégante bague en ivoire que la belle porte à l'annuaire roule sous mes doigts mêlés aux siens, un bijou discret qui lui sied parfaitement. Je bous, le contact de sa main qu'elle ne m'a pas refusé m'affole et je perçois une rougeur grandissante dans les pommettes de Manon. Le sang me bat un instant aux tempes, violemment. Nous arrivons quelques mètres plus loin au salon et je l'invite à s'asseoir dans le canapé avant de lui propose un rafraîchissement :
– Un verre de vin blanc peut-être ?
La jeune femme s'étant assise, bredouille un « oui merci » avant de scruter à nouveau de ses grands yeux étonnés l'immense espace qui l'entoure. Alors que je m'éloigne, la belle semble recroquevillée, minuscule dans cet imposant canapé cuir pleine fleur blanc en un long demi-arc de cercle, au centre de cette pièce immense qui s'étend sur la hauteur de deux étages. Et pourtant, je ne vois qu'elle, qui m'observe m'éloigner, anxieuse. Je disparais un instant dans le cellier, séparé du salon par une vitre opaque massive allant du sol au plafond, laissant deviner le large choix de vins que j'entretiens.
Je me saisis d'une bouteille d'un Chablis grand cru de Dauvissat, producteur que j'apprécie, ainsi que de deux élégants verres en cristal autrichien, puis reviens calmement, à pas contrôlés, au côté de Manon. Bien qu'embarrassée par le contexte qui s'impose à elle et la perturbe encore davantage, la belle sourit franchement en me voyant réapparaître. À la vue de son magnifique sourire, un frisson remonte à travers ma nuque. Sa timidité qu'elle combat pour s'ouvrir à moi constitue un aphrodisiaque puissant. Je meurs d'envie de la découvrir, de la posséder charnellement et dois contrôler à tout moment mon excitation. Après avoir déposé la bouteille sur la table basse face au canapé, je me rassois à ses côtés. La jeune femme a relâché sa tenue stricte par l'ouverture d'un bouton supplémentaire de sa chemise, entre sa poitrine et son cou.
Je n'ai pas le temps de relancer notre conversation que, quelques secondes plus tard, à l'autre bout du salon, une porte s'entrouvre et une silhouette se dirige vers nous à grands pas. J'explique à Manon – qui a ouvert de grands yeux inquiets – qu'il s'agit seulement de ma gouvernante. Approchant rapidement, vêtue de son uniforme de service, elle apporte une carafe et des verres à eau. Elle nous propose également des serviettes humides chaudes, adressant au passage un sourire rassurant à l'adresse de mon invitée. Manon, bien qu'impressionnée par cette apparition subite, accepte avec joie les linges brûlants que la gouvernante, à l'aide de pinces en bois, nous dépose dépliées directement dans les mains. Aussitôt cette tâche effectuée, Thérèse s'éclipse, repartant en sens inverse. Pendant que la belle se rafraîchit, j'épie chacun de ses gestes, les traits de son visage magnifique, dont la tension a été dissipée par la chaleur bienvenue de la serviette. Je ne perds rien du jeu de ses mains, les mouvements de ses bras, jusqu'aux courbes de la chemise qu'elle porte et que je me verrais bien lui enlever. Les pensées les plus alléchantes se succèdent dans mon esprit, attisées par la proximité d'avec la timide jeune femme.
Un instant plus tard, Manon semble rassérénée par son brin de toilette. Je nous débarrasse de nos serviettes puis m'occupe du vin. À l'ouverture de la bouteille, le bouquet est annonciateur de délices. Dans les larges verres en cristal à fond plat, parfaits pour laisser s'exprimer le chardonnay, je verse lentement le liquide couleur jaune pâle, d'un millésime récent. Puis nous trinquons. Même si Manon m'adresse des sourires délicieux, elle reste néanmoins le plus souvent silencieuse, ne posant que très peu de questions. Je l'encourage alors à s'exprimer, l'interroge sur sa journée, sa vie, ses centres d'intérêts et ses passions. Peu à peu sous l'effet de la fraîcheur du vin, encore à température de cave, et – je l'espère – de ma conversation, Manon semble se détendre. Jusque là crispée au fond du canapé, elle s'étend davantage, relâchant la raideur de son dos et la ligne de ses épaules pour profiter davantage du confort qui l'entoure. Ses regards sur la pièce qui l'entourent sont plus francs, moins gênés.
Même si je fais tout pour la mettre à l'aise, son incroyable timidité m'amuse. Je sais que la jeune femme est heureuse d'être ici, elle l'a acceptée. Et je n'ai aucun doute qu'elle a sûrement envie de moi. Au grand jeu de la séduction, le chasseur n'est pas toujours celui qu'on croit. Assis à côté de la belle dans le canapé, je profite de notre proximité pour humer et me délecter de son odeur, un mélange de fragrances de son corps et de parfum d'été. En fixant ses lèvres, je fantasme leur douceur, le goût de sa bouche et du sel de sa sueur.
Au bout d'une heure pendant laquelle j'ai beaucoup parlé, je la sonde, l'interrogeant afin de savoir si elle est à son aise, si je remplis correctement mes devoirs d'hôte et si je lui laisse suffisamment d'espace pour s'exprimer. Semblant revenir à ses esprits et sortir d'un rêve, gênée, elle se tait de longues secondes, les lèvres fortement pincées, avant de déclarer soudain :
– Je vais y aller, je ne veux pas m'imposer.
Et Manon, reposant son verre, se lève puis rassemble ses affaires. À ma grande surprise, j'ai obtenu l'effet inverse de celui que j'espérais ! À contrecœur mais n'osant insister, j'appelle mon chauffeur pour la reconduire chez elle. Tout en me levant à mon tour, je lui recommande de profiter des bouteilles d'eau qu'elle aura à sa disposition dans la voiture pendant le trajet. Je ne laisse rien transparaître de ma déception. Puis je raccompagne la jeune femme à l'entrée de l'appartement et la remercie d'être passée. J'appuie sur le bouton d'appel de l'ascenseur et pour quelques instants encore, je continue à la dévorer des yeux. Encore sous son charme, son odeur charnelle m'enivre, je ne le comprends qu'au moment où elle s'apprête à me quitter.
Manon paraît extrêmement perturbée, baisse la tête, ne dit plus un mot, regarde ses pieds. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent devant nous sans un bruit. Je lui souhaite, l'air grave :
– Au revoir Manon, à bientôt j'espère ?
La jeune femme ne s'engage pas, reste figée. Il me semble qu'elle a presque les larmes aux yeux. Alors que je m'apprêtais à lui remettre ma carte de visite pour qu'elle puisse me joindre ultérieurement si elle le souhaitait, je change brusquement de plan et joue mon va-tout :
– S'il te plaît, Manon, parle-moi.
Au bout d'une éternité de deux ou trois secondes, d'une voix faible, presque tremblante et en fixant le bas de ma chemise dont sa main s'approche sans toutefois oser la toucher, elle finit par bredouiller :
– Je ne veux pas vraiment… te laisser.
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Ced67220
9 juillet 2023 à 11:14
Très jolie bravo
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nicopouet
6 juillet 2023 à 16:08
Très bien, ça fait monté la pression. Ca fait envie. Continue
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thildou
6 juillet 2023 à 11:43
trop long, trop m'as tu vu !
j
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