Un break ? Et puis quoi encore !!!
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Un break ? Et puis quoi encore !!! — Chapitre 1

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DeuxD
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Un break ? Et puis quoi encore !!!

Chapitre 1

Elles n'ont d'yeux que pour lui. Il faut bien reconnaître que c'est un beau mec. Jeune, je dirais moins de trente ans, musclé, le ventre plat, des hanches étroites, des cuisses… Bref une gravure de mode. Et je ne parle pas du bronzage, de sa longue chevelure qu'il rassemble en chignon pour aller dans l'eau. Même avec un bonnet de bain, il est sexy. Il le sait, bien sûr. Comme il sait que si certaines font mal le mouvement qu'il leur montre sur le bord de la piscine, c'est pour qu'il saute dans l'eau pour les guider. Pour les guider personnellement, mais aussi pour le bonheur de toutes ces femmes, de la plus jeune à la plus vieille, ces dames qui peuvent constater qu'a sa sortie de l'eau, l'espace d'un instant, le temps qu'il tire sur l'élastique, son sexe est moulé et nettement visible. Pas étonnant qu'ils refusent du monde à l'aquagym. Je n'ose me demander si les quelques hommes qui sont dans l'eau, viennent pour surveiller leur femme ou pour aussi profiter du spectacle…
Moi je suis tranquillement installé au bar, à l'ombre. J'attends que le bassin se libère pour piquer une tête. J'ai marché trois heures, d'un bon pas. Le paysage est magnifique, la moyenne montagne un régal, mais je n'arrive pas à me vider la tête. Je ne suis pas comme Bernard, un ami, tranquillement installé sur un transat. Sa femme, Inès, fait partie du troupeau qui bave d'envie dans la piscine. Il doit bien voir que son épouse ne quitte pas des yeux, Antonio, le chéri de ces dames. Moi, à sa place, je ferais gaffe. Il y a des bruits qui courent, comme quoi, l'Antonio peut se laisser séduire… Inès est un beau brin de femme, en tout cas parmi les plus belles du lot…
Ce sont mes amis, des amis qui sont venus à mon secours dans ce moment délicat. Ce sont eux qui m'ont proposé de venir avec eux en cure. Il ne restait qu'une chambre de libre, celle qui est associée avec la chambre des parents, une chambre d'enfant. Ils ont accepté. Oh, les deux chambres sont séparées par une double porte, mais la vue n'est pas si belle que celles du côté montagne. Par contre un grand balcon compense un peu.
 
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—Il faut qu'on parle. J'ai quelque chose d'important à te dire. Voilà comment Gabrielle a déclenché le tsunami.
—Oh, quel air sérieux. Tu m'inquiètes.
—Voilà, j'ai pris ma décision, je ne partirai pas en vacances avec toi.
—Mais pourquoi ?
—Tu vois bien que nous passons une mauvaise passe. On n'arrête pas de se disputer. 
—Comme beaucoup de couples.
—Peut-être, mais c'est nous et pas les autres.
—Et de ne pas partir ensemble va changer les choses ?
—Peut-être, en réalité je pensais à un break. Un peu plus long que ces quatre semaines.
—Un break ! Un mot bien facile pour cacher la vérité. Il est prévu durer combien de temps ce break ?
—Je ne sais pas… Un mois… Deux mois…
—Et plus si affinité. Je le connais ?
—De quoi tu parles ?
—De celui pour lequel tu te fais belle depuis quelque temps. Je ne suis pas aveugle, j'ai bien vu que tu pars au travail bien habillée, bien maquillée. Alors aie au moins le courage de le reconnaître. Tu le penses comment ce break ? Prendre du bon temps avec ton amant. Baiser tout ton saoul. Mais garder tout de même ce con de mari, au cas où en dehors du cul, ton amant ne tiendrait pas la distance…
—Marc, mais non, je…
—Écoute, on ne va pas tourner autour du pot. Fais ton break, je ne peux pas te retenir. Mais attention pour moi le mot "break" ne signifie pas "pause", mais "coupure". La seule chose que je te concède est de venir prendre toutes tes affaires après les vacances. Nous réglerons aussi les papiers pour le divorce à ce moment-là. Pour le reste, éclate-toi bien. 
—Mais… Je
—Je ne vais pas t'imposer ma présence. Je coucherai dans la chambre d'ami… Ah aussi, si jamais j'apprenais que tu le reçois ici, je ne garantis pas ma réaction. Je te rappelle que cette maison est à mes parents et que donc, tu n'es plus chez toi, comme avant.
 
Elle est sidérée. Elle s'attendait probablement à plus de questions afin de pouvoir présenter ce break comme une séparation qui permettrait au deux de se ressourcer. Je ne lui ai laissé aucune chance, aucun espace de discussion, abordant aussitôt comme une évidence son infidélité. 
Je dois dire que moi aussi je suis sidéré. Je n'avais pas imaginé une seule seconde de présenter notre divorce comme inéluctable. J'attendais un aveu, une demande de pardon. Mais non, un break ! Elle n'avait donc rien remarqué. Elle était toute entière dans son aventure, ne remarquant rien, aveugle, alors que je changeais d'attitude, faisant des remarques sur ses retours plus tardifs que d'habitude. Elle avait changé et elle pensait que je ne l'avais pas vu. Son maquillage et ses vêtements, mais aussi sa bonne humeur. 
Je l'avais surveillée pendant sa pause de midi, le soir à la sortie de son boulot. J'avais vu cet homme, d'au moins quinze ans plus jeune qu'elle, avec qui elle entrait dans un hôtel, rayonnante, manifestement pressée de se faire baiser. Je m'étais retenu de les surprendre, de lui dire que je savais tout. Je me suis persuadé, comme un con, que c'était une sorte de démon de midi, que j'avais peut-être été négligeant avec elle, oubliant la femme pour ne voir que l'épouse. J'avais du mal, mais elle n'a même pas vu que j'étais plus froid que d'habitude, que je ne pouvais pas lui faire l'amour, l'imaginant sortir des bras de son jeune amant… Semaine après semaine je me disais que cela ne pouvait n'être qu'une passade et que, les vacances approchantes, j'allais lui faire oublier cette erreur. Je prévoyais des sorties, des cadeaux, des nuits de sexe, la reconquérir. Et voilà qu'elle demande un "break".
 
La colère l'avait emporté. Je ne pouvais, je ne voulais pas, revenir sur ma décision. Le silence est devenu notre quotidien pendant les deux semaines qui nous séparaient des vacances. Elle a bien fait plusieurs tentatives pour renouer le dialogue, mais j'ai été implacable. Au moins je retrouvais ma dignité alors que je l'avais foulée aux pieds en laissant cette relation perdurer.
Voilà pourquoi je me retrouve avec Bernard et Inès, invité surprise de leur cure annuelle. L'un comme l'autre est tombé des nues lorsque je leur ai appris la nouvelle. Ce que j'ai apprécié chez eux, c'est qu'ils n'ont pas cherché à me faire changer d'avis, me proposant de venir avec eux, le temps que je m'organise pour la suite de mes vacances.
 
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Est-ce que je dois dire un mot à Bernard ? Inès dévore Antonio des yeux.
Mais non, ils viennent chaque année ici et cet Apollon était déjà là.
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Il fait chaud, l'orage menace. Je n'arrive pas à dormir, je pense à Gabrielle. La salope. À la rentrée une nouvelle vie va s'ouvrir. Je serai, je suis déjà célibataire et je devrai réorganiser ma vie. J'ai conscience que ce ne sera pas évident. La vie de couple apporte un certain confort, toutes les taches sont partagées. La maison va être trop grande pour moi tout seul. À moins que je refasse ma vie, comme me le conseille mes amis. Et les amis communs, comment gérer cela ?
Il est minuit, je me promène dans le petit parc de l'hôtel. 
Une silhouette. Un homme qui marche à grands pas. Il passe à côté de moi, une haie nous sépare, mais ne me voit pas. Moi, si, c'est Antonio. Il se dirige vers l'entrée de nuit. Il tape le code. Il est comme chez lui. Où va-t-il ? Rejoindre une de ces femmes ? 
Je le suis discrètement. Personne dans l'escalier. Il ne fait pas de bruit.
Deuxième étage. Le couloir. Mon couloir. Je ne laisse passer que ma tête. Il avance, avance. Il est sûr de lui. Enfin il s'arrête. Il doit frapper, mais je ne suis si loin que je n'entends pas. La porte s'ouvre. Il disparaît. Je me précipite. C'est la porte juste en face de l'ascenseur. Pas possible, c'est chez moi. Alors chez qui ? La porte après… C'est la chambre de mes amis. Je plaque mon oreille. J'entends des voix. Il est là. Merde il est avec Inès. Mais où est Bernard ? Je dois me tromper.
J'entre chez moi. Je retiens la porte pour qu'elle ne claque pas. Je me précipite vers la porte de séparation. Je l'ouvre doucement. Évidemment elle ne donne pas directement sur l'autre chambre, une autre porte en ferme l'accès. Mais je peux écouter en collant mon oreille. Des voix, celle de Bernard… Il est là. Alors, je ne comprends plus. Qu'est venu faire Antonio, si tard chez mes amis ? Un bruit identifiable. Un bouchon de champagne. Du champagne à cette heure ?
Et puis j'ai une idée. Le balcon. Le balcon commun aux deux chambres. Sans bruit je passe ma baie vitrée. C'est facile, elle est ouverte pour rafraîchir au mieux la chambre. La clim de l'hôtel est en panne depuis hier, ils ont promis que demain ce serait réparé.
Le rideau est tiré, rideau opaque. 
 
—Il fait chaud. Je peux tirer le rideau pour rafraîchir un peu ?
 
Je recule brusquement. C'est la voix d'Antonio. Déjà le rideau bouge.
 
—C'est mieux n'est-ce pas ?
 
Il tire le rideau. Il ne me voit pas, car il regarde vers l'intérieur. J'attends quelques secondes avant de faire une nouvelle tentative. La chambre est accessible. Je peux tout voir. Je recule afin que mon visage ne soit pas éclairé et donc visible. 
Je vois tout.
Bernard, confortablement installé dans un fauteuil, une coupe à la main. Heureusement il est décalé sur un côté et ne fait pas obstacle à mon regard. Ce serait dommage, car Inès est en nuisette, nuisette transparente qui ne cache rien. C'est fou comme il suffit d'un peu de tissu pour changer l'impression de ce que les yeux découvrent. J'ai déjà vu Inès presque nue, sur la plage, pendant des vacances ensemble. Son string ne cachait pas grand-chose, en tout cas pas ses fesses et comme elle ne portait pas le haut sa poitrine était exposée. C'était une vision certes agréable, légèrement excitante, mais rien à voir avec maintenant. D'autant qu'elle pose son verre et sans hésiter commence à déshabiller Antonio.
C'est donc cela. Le bel Antonio est invité par mes amis pour un moment coquin. Je ne les savais pas libertins. Jamais, un mot ou un geste qui aurait pu me le faire penser. Bernard est-il de ces maris qui aiment voir sa femme avec un autre homme ? La réponse parait évidente.
Elle déshabille Antonio qui se laisse faire. Il profite juste d'un geste pour faire sauter la nuisette. En quelques mouvements, il est nu. Inès ne s'étonne même pas de ce que le slip libère et qui doit faire rêver toutes celles qui ont le regard rivé sur le slip de bain, lorsque le coach sort de l'eau, le tissu moulant pendant quelques secondes ce qu'Inès vient de libérer.
Ils viennent depuis quelques années en cure et probablement que l'invitation n'est pas la première.
Elle s'agenouille, un regard vers son mari, mari que j'imagine, l'inviter d'un sourire.
Elle caresse son amant. Elle use d'un art qu'elle maîtrise bien, pour le sucer. Ce n'est pas une débutante. Elle sait comment le pomper pour lui provoque des gémissements. Le sexe est beau, long, imposant, de ceux que beaucoup d'hommes aimeraient avoir.
Le préservatif cesse sa course bien avant les couilles.
—Baise là. C'est la seule parole depuis qu'ils ont commencé. Bernard semble impatient.
Antonio ne se le fait pas dire. Manifestement bien aguerris à ce genre de situation, je le vois chercher le bon angle pour allonger Inès. C'est aussi le bon pour moi, bien que je sois plus loin.
Il l'embroche avec puissance. Il doit connaître les gouts du couple pour se le permettre. Manifestement Bernard aime les baises ardentes pour sa femme. J'imagine qu'elle aussi, en tout cas elle ne se plaint pas.
Il la baise, longuement. Et puis il la fait retourner pour la mettre en levrette. Les hanches généreuses de la femme lui permettent de s'agripper alors que son ventre claque contre les fesses rebondies. 
Elle gémit. Bernard encourage l'amant et l'épouse. Je sens, au son de sa voix, qu'il est plus que troublé. Et qui ne le serait pas ? Mais il en faut du courage, ou peut-être du vice et de la perversité pour dire sans nuance des : Vas-y, baise la bien… Tu le sens bien, hein chérie ?... Ce soir il pourra se finir dans ton petit trou... Antonio, enfile ma salope de femme. Elle aime les petits jeunes bien montés comme toi…
Et puis une sorte de silence ou seules les respirations, les claquements de peau, les clapotis de fluides que je devine plus que je ne les entends, remplissent la pièce.
Antonio est résistant. Cela fait déjà un moment qu'il a glissé son dard luisant dans le cul d'Inès. Un cul qui a l'air d'être habitué.
On entend plus Bernard. Il regarde. Je le vois un peu de profil, mais pas assez pour suivre sur son visage les émotions qu'il doit exprimer.
 
Et puis, Antonio rend les armes. Il a manifestement rempli sa part du contrat. Est-ce qu'il se fait payer ? 
Une nouvelle coupe. Les trois complices trinquent et boivent.
Antonio quitte la chambre.
Le couple se retrouve seul. 
Je vais moi aussi retourner chez moi, mais :
 
—Il t'a bien baisée, hein. Toujours aussi efficace cet Antonio.
—Comme toujours. Dommage qu'il ne soit pas libre plus souvent.
—Que veux-tu, c'est la rançon de la gloire. On ne doit pas être les seuls qu'il visite. 
—Dommage.
—Je suis là, moi.
—C'est vrai mon époux et qu'est-ce que je vois… Cette bosse.
—Toute pour toi. Tu vas me sucer. Et je vais te donner ce que ton amant n'a pas pu te donner.
—Oh, mais quoi donc ?
—Mon foutre… Oui, voilà, gobe moi bien… Je suis super excité, je vais venir assez vite. Mais rassure-toi j'ai de la réserve pour te remplir ton petit trou…
—Coquin.
 
À quoi bon rester. Ce que j'ai vu et entendu est assez clair.
 
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Je n'ai pas pris la cure complète, j'ai juste pris une série de massage. Cela me fait extrêmement de bien. D'abord, m'aider à relâcher cette crispation permanente qui s'est installée après la nouvelle du "break". Mais, surtout le bavardage de la masseuse, bavardage accompagné de compliments sur mon corps : Vous faites de la compétition ? Vous ne faites pas votre âge. Ce genre de remarques qui me remontent le moral, moi le mari cocufié par un jeunot.
 
La responsable me montre une cabine.
 
—Elle ne va pas tarder.
 
Je m'installe. J'attends, allongé confortablement sur le ventre, le visage bien calé, la nuque dans le prolongement parfait de la colonne.
 
—Bonjour.
 
C'est une voix masculine. 
 
—Nadia a été retardée, je vais la remplacer. Vous l'excuserez, mais demain elle reprendra sa place.
 
C'est Antonio. Décidément on ne se quitte plus. 
 
—Elle n'a pas de soucis ?
—Oh, juste son fils à garder. Sa nounou qui a un rendez-vous médical.
—Ah !
—Je peux vous demander d'enlever votre slip. Cette huile de massage bio est très bien, mais elle tache et ce n'est pas facile à récupérer. On est entre homme, n'est-ce pas !
 
Que dire ? Je m'exécute.
Il commence son massage partant des pieds. Il est plus puissant que Nadia, mais ce n'est pas désagréable. Petit à petit j'oublie l'homme, ne subsiste que ses mains qui me font du bien.
 
—Vous avez aimé ?
—Oui, c'est agréable, continuez.
—Je parlais de cette nuit.
—Cette nuit ?
—Oui, je vous ai remarqué sur le balcon.
—Ah !
—Je n'ai rien dit, car je ne savais pas si cela faisait partie du jeu ou pas.
—Quel jeu ?
—Qu'ils vous invitent à regarder et que vous les rejoignez après mon départ.
—Ah, non, pas du tout. En réalité je vous avais vu dans le parc, intrigué je vous ai suivi et je vous ai vu entrer dans la chambre de mes amis !
—Mais je ne me trompe pas, ce sont bien vos amis.
—Oui, mais, pas comme l'entendez. Des amis "normaux". Ils m'ont proposé de venir avec eux pour ne pas me laisser seul après le départ de ma femme. Merde, c'est venu sans réfléchir. Je ne voulais pas lui dire et en cherchant des excuses…
—Je suis désolé. Donc, ils ne savaient rien.
—Non et ce serait bien si vous n'en parliez pas.
—Entendu et du coup, que répondez-vous à ma question ?
—Laquelle ?
—Si vous avez aimé ?
—Je ne m'attendais pas à cela. Mais je dois reconnaître que c'était agréable à regarder.
—Inès est une très belle amoureuse.
—Vous vous connaissez depuis longtemps ?
—C'est la troisième année.
—Ah, oui !
—Vous n'étiez pas au courant ?
—Non. Pourtant nous sommes de très bons amis. 
—Les couples comme eux font la différence entre amis "normaux" comme vous dites et leurs rencontres amoureuses.
—C'est ce que j'ai compris.
 
Un long silence. Le massage est parfait. Il me détend. Chaque centimètre carré de mon corps fait l'objet de son traitement. Même mes fesses… Même ma raie où je sens sa main, la tranche de sa main, se frotter sans insister cependant. La conversation a fait revenir de ma mémoire ce que j'ai vu hier. Trois ans. Et pendant tout ce temps… Inès qui gémit… Inès qui pompe son mari… Bernard qui l'enfile et remplit son petit trou, insistant sur le foutre qui s'en écoule…
 
—Tournez-vous, s'il vous plait.
 
J'obéis. C'est en découvrant la lourdeur de mon sexe que je réalise que je bande. Je me sens honteux et…
 
—Excusez-moi, je ne…
—Ce n'est pas grave. C'est la belle Inès qui vous fait cet effet ? 
—Je suppose, mais aussi tout le reste… Vous… Elle… Bernard qui regarde et encourage… Et puis, après votre départ.
—Cela va être difficile pour vous de les regarder comme avant. Vous devriez leur en parler.
—Mais je ne peux pas, s'ils demandaient que…
—Cela m'étonnerait, le fantasme d'Inès ce sont les mecs plus jeunes et sans vouloir vous offenser, même si vous avez un corps bien entretenu, un sexe qui m'a foi, peut vous rendre fier, vous ne jouez plus dans la catégorie qu'elle recherche.
—Ah, vous devez avoir raison. D'ailleurs ma salope de femme est partie avec un plus jeune que moi.
—C'est le progrès. Avant, vous parliez des cris de la cinquantaine pour les hommes et bien l'égalité des sexes fait que les femmes ont repris le principe, mais en le rajeunissant.
 
Je souris de sa remarque. Il n'a pas tort. N'empêche que ma salope de femme doit se faire enfiler en ce moment par un mec comme Antonio.
 
—Bon, mais il faut qu'on avance. On ne peut pas attendre qu'il… Il montre de la main mon sexe tendu, allongé sur mon pubis, le gland décalotté, un monstre de dureté… se rendorme assez pour continuer. Je vais l'aider.
 
Et sans prévenir, la main qui montrait ma bite se glisse entre ventre et sexe pour le saisir à pleine main. 
 
—Ah, oui, tout de même. Vous assurez.
 
Il me tient en main. Je me dis que je vais débander avec cet homme qui me touche, les hommes ce n'est pas mon truc.
Mais non, du moins pas assez pour qu'il…
Il me branle. Je ne proteste même pas, paralysé par cette vision incongrue. Il me branle doucement. Il l'abandonne le temps de verser quelques gouttes de son huile pour me reprendre. Mes bourses aussi avec son autre main.
Je suis en train de me faire caresser par un homme. Et… Et ce n'est pas désagréable… La preuve mon érection semble ne pas vouloir diminuer, au contraire…
Je n'ose croiser son regard. Il s'est assis sur le tabouret haut pour être plus confortable.
Et puis une impression de…. Non… Mais si… Il a posé ses lèvres sur ma pointe et déjà il a pris mon gland en bouche.
 
—Mais qu'est-ce que vous…
—Rassurez-vous l'huile est bio, je ne risque rien… Il sourit en me regardant droit dans les yeux.
—Non, mais…
—Je sais. Je plaisante, mais nous devons libérer le box bientôt et vous ne voulez pas que…
 
Je me laisse sucer par un homme. 
Si je ferme les yeux, c'est une bouche gourmande qui me gobe, une main caressante qui enveloppe mes bourses, une main ferme qui s'active accompagnant la fellation. Putain que c'est bon. Je n'ai pas baisé depuis une éternité, et je ne peux pas compter la branlette cette nuit pour faire disparaître l'érection que mes amis ont provoquée.
Si je regarde, c'est un visage d'homme, de longs cheveux blonds, le visage de celui qui baisait Inès hier soir, mais que mon imagination transforme en visage de cet enfoiré de Romuald, ce bellâtre qui baise ma femme.
Suce-moi, enfoiré. Elle te suce bien ma femme, n'est-ce pas ? Saurais-tu faire mieux qu'elle ? 
Je le regarde. Il sait y faire. J'entends même ce clapotis si excitant. C'est bon, putain que c'est bon. 
Il me regarde. Son regard est clair, sans une trace de honte, de gène, comme si c'était normal. Cet homme à tous les talents. 
C'est comme s'il sentait mon envie. Il me pompe profond, au moins aussi profond que ma garce de femme. Et puis je sens ma semence venir. J'ai juste le temps de prévenir par une "Je viens" que je crache mon jus. Il a pu attraper une serviette et en recouvrir mon dard. Je jouis, je jouis, pas comme cette nuit par une branlette thérapeutique, mais par une vraie jouissance.
Il essuie consciencieusement ma queue pour la reposer sur mon pubis, tige avec le souvenir, disparaissant peu à peu, d'une grandeur passée.
 
—Eh bien voilà. Je vais pouvoir reprendre. Dit-il comme s'il avait fait une chose anodine.
 
Je ne dis rien. Il commence par mes épaules. Mais il cherche mon regard. Il doit y découvrir de l'étonnement.
 
—Vous êtes à nouveau contracté, ce n'était pas le but. Vous avez été choqué ? Vous n'avez pas apprécié mon initiative.
—Surpris, je ne m'attendais pas du tout.
—Mais vous n'avez pas aimé ?
—Si, si, c'était très bien sauf que…
—Que je suis un homme. 
—C'est cela. Je n'avais jamais…
—Je crois que ce n'est pas la peine de vous poser la question, vous n'êtes pas bisexuel.
—Non.
—C'est respectable, comme c'est respectable de l'être. Mais n'allez pas imaginer que je fais la même chose à tous mes clients, c'est un peu spécial, notre conversation sur ce que vous avez vu cette nuit…
—Je comprends et je vous pardonne. Je souris et il comprend que je ne condamne pas. Après tout c'est ma première pipe depuis des semaines.
 
Il me masse. Je redeviens le patient qui se laisse aller.
 
Il a terminé. Il m'ouvre la porte de la douche. Il me regarde avec insistance.
 
—Pourquoi vous me fixez ainsi ?
—Je pensais à une chose.
—Laquelle ?
—Vous ne vous offenserez pas si je vous le dis ?
—Nous sommes assez intime maintenant, n'est-ce pas ?
—C'est vrai… Voilà, vous êtes bien bâti, votre virilité évidente, vous savez tenir la distance…
—Que de compliments.
—Vous êtes célibataire si j'ai bien compris. Et si je vous proposais de vous joindre à moi pour…
—Vous voulez dire comme cette nuit avec mes amis ?
—Un peu différent. J'ai rendu vous avec un autre couple…
—Mais vous en avez combien comme cela ?
—C'est un autre sujet. Je vous parle d'un couple que je ne peux pas satisfaire seul du moins comme je le voudrais. Et si vous acceptiez de m'accompagner…
—Mais je n'ai jamais fait cela. Je remarque que je ne l'envoie pas sur les roses.
—C'est très facile et croyez-moi si vous pensez que la présence d'un mari peut vous bloquer, c'est plutôt le contraire qui se produit. Acceptez, profitez de la liberté que votre femme vous a offerte, voyez le bon côté de la chose.
 
Il a raison. Mais serai-je capable de tenir ma place ?
 
—D'accord. On fait comment ?
—Donnez-moi votre 06 je vous tiendrai au courant.
 
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—Vous pouvez-vous installer à la piscine vers 18 h ? Un SMS alors que je n'avais pas de nouvelles depuis.
 
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Je le vois de loin. Il est accompagné par un homme et manifestement me regarde…
 
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—23 h précise devant la porte de la chambre "Aurore". C'est de l'autre côté du parc. Nouveau SMS
 
Je suis au pied du mur. Je ne peux pas me dégonfler. Après tout qu'ai-je à perdre sinon une réputation qui n'est valable que la semaine qui me reste à passer ici
.
—Entendu.
 
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Il est là. La chambre est en réalité un bungalow.
 
—Ils nous attendent. On va faire comme cela. Vous vous chargez de la femme. Je m'occupe du mari.
—Je ne comprends pas. Pourquoi le mari ?
—Vous verrez bien. En tout cas ne vous laissez pas distraire si cela prend une tournure étonnante pour vous.
—Mais moi je… Je m'inquiète, étant donné de ce qui s'est passé ce matin, que cela m'entraine dans des jeux que je ne souhaite pas.
—Vous verrez, c'est une gourmande…
 
Il frappe. La porte s'ouvre aussitôt. C'est bien l'homme que j'ai vu de loin, à la piscine. Il est en short, torse nu.
Aussitôt il fait le signe de ne pas faire de bruit. Il nous laisse entrer. Je découvre une femme, sa femme probablement, nue, aveuglée par un bandeau, les bras attachés dans le dos, à genoux en face du lit. Elle est de profil, elle tourne la tête, car elle a dû nous entendre arriver. Elle lève la tête, nous cherche vainement.
Je croise le regard d'Antonio. Il me rassure d'un sourire. 
Antonio se déshabille et m'invite à faire comme lui. Quelques secondes et nous voilà trois hommes nus, le mari ayant enlevé son short. Son épouse va être à la fête. 
Mais le mari m'invite à avancer, à m'asseoir sur le lit, me glissant entre son épouse et la couche. Il pose sa main sur la tête de la femme pour qu'elle se penche un peu. L'invitation est évidente. Elle entrouvre ses lèvres. Elle découvre mon gland que je guide d'une main.
Pas un mot, mais est-ce nécessaire ? Manifestement le couple est comme mes amis, avec cependant une touche dirigiste comme le confirme le mari qui s'est agenouillé à côté de sa femme et se charge de l'aider, de la guider, mais pour cela aussi aucune parole n'est nécessaire. En quelques secondes je suis dur, mon bâton n'a plus besoin de ma main pour le soutenir et la gorge de la femme lui procure un fourreau des plus agréable. Comme elle a les bras immobilisés dans le dos, elle n'a pas la souplesse que lui assure un bon équilibre et lorsqu'elle se penche pour me gober, elle est emportée par son propre poids et ses lèvres qui étreignent ma hampe sont de piètres "freins" qui lui font gober encore plus de mon mandrin.
Le mari l'aide à avancer un peu. C'est plus facile pour elle, mais je comprends la remarque "c'est une gourmande". Il n'est pas nécessaire de l'inciter à bien vous sucer. Sa bouche est un gouffre. Sa langue une vipère. Sa salive une source intarissable. C'est bon de se faire bouffer la bite ainsi. Antonio avait raison.
Les deux hommes nous regardent. Le mari est au plus près et voit ma queue disparaître dans la gorge de sa femme. Mais il attrape une bande qui était sur le lit et la tend à Antonio. Je découvre en quelques secondes pourquoi mon partenaire d'un soir avait besoin de ma présence.
Le mari est à côté de son épouse, lui aussi à genoux, lui aussi les bras attachés par la bande de tissu qu'il a donné à Antonio. Mais la ressemblance ne s'arrête pas là. Maintenant Antonio est assis à côté de moi et c'est vers son sexe encore souple que se penche le mari.
C'est fou ! Quelle journée. Je découvre tant de chose. Jamais je ne me suis intéressé à la sexualité entre homme et en moins de 24 heures, un homme m'a sucé et à côté de moi, un autre fait la même chose à Antonio.
Est-ce que la femme sait ce qu'il se passe ? Par moment, elle semble tendre l'oreille et doit entendre ce chuintement caractéristique d'une salive brassée par une bouche gourmande. Oui gourmande, car le mari n'est pas en reste. Un couple qui pompe de concert. Oui, un concert de ces bruits indistincts, le mari plus bruyant que l'épouse, mais moins efficace même s'il a sous les yeux, à quelques centimètres de lui, son épouse dont les lèvres rampent sur ma hampe jusqu'à ce qu'elles butent sur mes couilles. Pourquoi un bandeau pour son épouse ? Il ne veut pas qu'elle le voie ainsi ? Ce serait surprenant qu'un couple libertin ou candauliste se fasse des cachotteries…
Le clin d'œil de mon voisin renforce notre complicité, transformant le débutant que je suis, en compère lubrique.
Le spectacle surprenant est excitant. Oui, je dois le reconnaître que le mari apporte une touche perverse qui me trouble plus que je n'aurais imaginé.
 
Mais mon voisin me tend un préservatif. Il me fait le signe d'attendre. Il déchire l'enveloppe de celui qu'il a gardé. Il commence à le poser sur son gland et alors le mari le retient de ses lèvres pour le faire dérouler sur la verge maintenant dure, déployée, magnifique.
Je fais de même. La femme comprend aussitôt. Il y a une éternité que je n'ai mis de capote. J'avais oublié combien cela comprime le sexe.
À côté, les hommes bougent. Ma maîtresse écoute, devine que quelque chose se passe. Mais elle ne dit rien. D'un geste, Antonio me dit de faire comme lui. Il aide l'homme à se relever, les bras entravés rendent difficile ce mouvement. Il le pousse, plus exactement l'aide, car le mari semble savoir ce qui va se passer. L'homme pose ses genoux sur le lit, puis se penche et le torse entraîné par son propre poids, il se retrouve le visage contre le drap du lit. La position est bien classique, levrette banale, mais les fesses poilues en démontrent la singulière perversité. Mais je fais comme eux. J'aide la femme, je pousse l'épouse, je retiens la salope afin qu'elle ne s'étale pas sur le lit. 
Vraiment, jamais je n'aurais imaginé… C'est fou ce que la sexualité peut faire faire à ce couple. Les voici, tous les deux, l'un à côté de l'autre, à genoux, la croupe offerte, le visage sur le drap, cambrés comme des…
Je regarde Antonio faire couler un fluide sur l'œillet de l'homme. Il me passe le flacon, sans avoir à me préciser que je dois faire la même chose à l'épouse. 
Il guide son dard contre le trou qui semble bailler d'impatience. Il attend, me faisant comprendre que je dois faire la même chose. 
Nous voici, copie comporte, chacun tenant sa queue d'une main, l'autre posée sur la hanche.
Il me montre le chemin. Le sien est surprenant pour moi, alors que celui qui se laisse ouvrir sous une pression lente, régulière, est celui d'une femme. 
Elle gémit et son gémissement trouve un écho juste à côté d'elle. 
 
—Louis ? C'est toi.
 
L'homme ne dit rien, mais on voit bien son sourire. Alors la femme se frotte le visage contre le drap et arrive à repousser le bandeau. Elle le découvre. Elle n'a pas beaucoup de latitude, mais cela lui suffit pour comprendre que son mari est comme elle, possédé par un dard dans son fondement.
 
—C'est donc cela que tu mijotais ? Quel pervers tu fais. Mais la remarque est amicale, le sourire le précise.
 
Alors Antonio me montre à nouveau le chemin. Il baise l'homme, je baise la femme. Sans vraiment le vouloir je me synchronise sur lui. Il a commencé lentement, le mouvement va crescendo. Nos ventres qui claquent sur les fesses, font une musique céleste, musique accompagnée par les gémissements de nos partenaires. Ils se sont rapprochés. Leurs visages se font face, leurs regards ne se quittent plus. 
C'est beau. Oui, cela n'a plus rien de pervers, de vicieux, c'est devenu un partage, un amour partagé, un plaisir échangé par leur regard.
Antonio accélère. Nos partenaires crient leur plaisir. Bien entendu je le suis, mieux je le précède, doublant mon formateur dans la dernière ligne droite, imposant mon envie, mon désir, ma puissance, arrachant des cris qui me ravissent.
Enfin je jouis. Antonio ne tarde pas.
 
-----------------------------
—Tu es très bon à ce jeu. Tu as vu comme elle a été satisfaite. Tu devrais t'inscrire sur un site Candauliste comme partenaire.
—Tu crois ?
—J'en suis certain. Si tu le fais je leur demanderai de te "noter" et tu verras que tu auras des contacts. Si tu veux je le fais avec toi.
—Je veux bien.
 
-----------------------------
 
—Je sais que je suis indiscret en vous disant ce que j'ai vu il y a deux jours, tard dans la soirée. Nous dînons. Mes échanges avec Antonio m'ont fait comprendre que si mes amis apprenaient que j'ai été le témoin…
—Mais je t'en prie. 
—Voilà, Il y a deux nuits, je n'arrivais pas à m'endormir, aussi je prenais l'air dans le jardin et j'ai vu Antonio, vous savez le coach, qui entrait dans l'hôtel comme s'il était client.
—Et ?
—J'étais intrigué aussi je l'ai suivi.
—Et ?
—Eh bien je l'ai vu entrer dans votre chambre.
—Ah et tu te poses des questions.
—Oui, peut-être que l'un de vous deux s'était fait mal et qu'il avait besoin de massage ?
 
Ils se regardent. 
 
—Tu lui dis ou c'est moi ? Questionne Bernard.
—Moi, si tu le veux bien. Écoute Marc, ce que je vais te dire va te rappeler un épisode douloureux avec Gabrielle, mais je pense que cela peut t'aider.
—Oh ! 
—Voila. Il y a quelque temps, plus de trois ans, j'ai trompé Bernard. Tu vois tu n'es pas le seul dans ton cas. Mais je n'ai pas pu garder ce secret, aussi je lui ai tout avoué. 
—Je vois ce que tu veux dire, mais la différence avec Gabrielle est que tu en as parlé. Moi j'attendais cela, mais non.
—Chacun réagit comme il peut. Bernard a été fâché surtout que c'était avec un gars qui était plus jeune que moi.
—Décidément !
—Mais la comparaison s'arrête là. Nous avons choisi une autre voie. Et si Antonio est venu la nuit dernière c'était pour… Enfin tu vois…
—Je suis un mari Candauliste, si tu préfères. Tu sais ce que cela veut dire. Dit Bernard. Et j'assume. Nous avons trouvé un nouvel équilibre de cette façon et nous ne nous interdisons pas d'évoluer encore.
—Merci de votre confidence. 
—En te disant ce que nous faisons, j'espère que tu ne nous jugeras pas mal et que nous ne cherchons pas à te dire que toi et Gabrielle auriez dû…
—Non, non, oublions tout cela… 
 
----------------------------------------
 
 
Je conduis conscient que je vais retrouver mon quotidien. Un quotidien que je ne connais pas encore, car il sera celui d'un célibataire. Avec mes expériences pendant les vacances la solitude devrait moins me peser. Je vais bien entendu continuer ces rencontres qu'Antonio m'a fait découvrir et que j'ai pratiqué après la cure. Il ne manque pas de couples à la recherche d'un partenaire. J'ai du succès. J'ai découvert que les gens mettaient des remarques après les rencontres. Elles sont positives, même mieux que positives. Je ne doute pas que je puisse occuper mes temps libres avec de nouveaux partenaires. 
J'ai changé. En quelques semaines je vois le sexe de façon différente. Je savais que cela existait, mais je n'étais pas tenté alors que maintenant c'est comme si un monde nouveau s'offrait à moi. J'ai découvert qu'Antonio avait raison. J'ai découvert qu'un mari pouvait sucer celui qui allait baiser sa femme. J'ai découvert que la réciproque peut se produire et que la soirée peut continuer en changeant de rôle. Enfiler un homme est une expérience qui ne me choque plus. J'étais étroit d'esprit. Je ne le savais pas.
 
Je reviens sur terre brutalement. Cette voiture devant chez moi, c'est celle de ma femme. Elle n'était pas sortie de mes pensées, mais c'était comme un sujet réglé. 
Elle doit être en train de faire ses valises. Au moins elle a compris que je ne reviendrai pas sur ma décision. Si au moins elle avait fait comme Inès, si après cette envie d'autre chose, elle était venue me le confier, peut être que j'aurais fait comme Bernard. Qui sait ? Mais non, elle avait voulu un break !
J'entre sans bruit. Une valise dans l'entrée. Je la soulève, elle est lourde. Nous n'avons pas parlé pour les autres choses, les meubles, bibelots et autres achats en commun qui lui appartiennent autant qu'à moi. Je ne ferai pas d'histoire. Je garde la maison, celle de mes parents, elle prendra ce qu'elle veut.
La chambre est silencieuse. La porte est ouverte. Une grande valise sur le lit, partout des vêtements. Elle est assise sur le fauteuil. Elle regarde un album de photos. Celui de nos vingt ans de mariage, album qui nous montrent depuis notre première rencontre. Elle renifle. Elle pleure. Chaque page lui déclenche des larmes. Elle parait si fragile, si triste. Je dois me forcer pour ne pas… 
Je ne veux pas la surprendre ainsi. Je retourne dans l'entrée et j'appelle.
—Tu es là ?
—Dans la chambre.
 
Elle a rangé l'album et s'est essuyée de visage, mais il reste la tristesse.
 
—Il faudra que je fasse un deuxième voyage. On doit aussi parler de certains objets que j'aimerais emporter. Pas de bonjour, directement à l'essentiel.
—D'accord. Un mince sourire accueille ma réponse. 
 
Un silence et puis je questionne :
 
—Tu vas chez lui ?
—Non, pas chez ce salaud. Je vais chez mon frère.
—Ah, ça, ne s'est pas bien passé ?
—Tu es bien la dernière personne à laquelle j'irais me plaindre. Mais, oui je me suis trompé sur son sujet, et sur moi aussi d'ailleurs.
—Chez ton frère ? Mais leur appartement est tout petit. 
—Le temps que je trouve quelque chose. J'ai cherché depuis mon retour, mais c'était les vacances et tout tournait au ralenti.
—Depuis ton retour, mais tu es là depuis…
—Trois semaines.  Je me suis installée ici, comme tu n'étais pas là, j'ai pensé que…
—Pas de problème. 
 
Un long silence. Elle range ses affaires dans la valise. Ainsi cela n'a pas duré. Leur couple a éclaté après seulement quelques jours. 
 
—Tu peux rester ici le temps de trouver. J'aime bien ton frère, je lui dois bien cela. 
 
En parlant ainsi c'est à son frère, que j'apprécie et qui m'apprécie, que je suis censé rendre service. Mais elle saute sur l'occasion. Elle me regarde.
 
—Oh, merci, merci, je me ferai toute petite, tu verras.
 
Mais, tout en me parlant, elle s'avance vers moi et m'enlace.
Je sens la chaleur de son corps contre le mien, sa respiration contre mon cou, son parfum. Plein de souvenirs me reviennent. Évidemment les meilleurs, ceux qui marquent une relation de plus de vingt ans. 
Mais, elle s'éloigne.
 
—Excuse-moi. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
—Ce n'est pas grave. C'était plutôt agréable.
 
Cela m'a échappé. 
Elle me regarde, va parler, mais baisse les yeux.
 
Oh, ma belle, tu vas le gagner le droit de revenir vivre avec moi, en couple. Ne crois pas que je vais tirer un trait sur ce que tu m'as fait subir. Tu n'es pas comme Inès qui, en avouant son infidélité, a obtenu le pardon de son mari. Pendant ces vacances j'en ai rencontré de ces couples qui soignaient leur routine en invitant un partenaire. Mais moi, je ne suis pas Bernard, qui offre des jeunes à Inès et qu'il apprécie de regarder. C'est trop facile. 
 
—Tu peux ranger tes affaires. Pour l'instant tu restes ici. Ne cherche plus d'appartement.
—Oh, Marc merci, merci. J'ai fait une énorme bêtise. Crois-moi je ferai tout me faire pardonner.
—Pendant ces vacances forcées en célibataire, j'ai beaucoup réfléchi (Menteur dit la petite voix), j'ai beaucoup appris (ça, c'est vrai), beaucoup expérimenté (Oui, mon coquin, beaucoup), et je pense que mes expériences seront positives pour notre couple.
—Je ferai tout ce que tu me diras.
—Oh, ne te réjouis pas si vite…
 
Seras-tu capable d'être spectatrice pour me voir satisfaire une femme alors que son mari nous regarde ? Car c'est ce que j'envisage comme punition, du moins au début. Pour la suite, tout peut être envisagé. J'ai tant appris, mais toi avec ton petit jeune tu n'as satisfait que tes sens. Moi j'ai appris qu'on pouvait avoir du plaisir, juste de regarder, d'encourager. 
Es-tu prête à me suivre ? 
Et moi, suis-je prêt à pardonner ?
Suis-je vraiment prêt à suivre l'exemple de Bernard, qui pour sauver son couple, s'est mué en mari Candauliste. Il avait l'air d'apprécier et aussi tous ceux dont j'ai baisé l'épouse. 
Mais moi ? Inviter un jeunot, non alors. Plutôt un vieux, un vieux lubrique que je laisserais libre d'user et d'abuser de toi. Pour te montrer que ton mari n'est pas si mal. Déjà tu auras pu constater que je suis apprécié… Je vais te montrer mon pseudo et mes notes.  
 
Tu n'entends pas mes réflexions. Tu n'es qu'a la joie de savoir que tout pourrait reprendre…
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NathNMitch
8 septembre 2023 à 22:22
J'ai beaucoup apprécié cette histoire, il y a trop souvent des histoires de cocus contents mailaisantes et pas assez comme les tiennes. BRAVO! BRAVO! BRAVO!
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Nike69
20 août 2023 à 07:17
Histoire si emprunte de vécu et de vérité, que je l'ai lue d'une seule main.

Quant à suite, j'avais imaginé une punition et soumission de Gabrielle...

Merci pour cette très belle histoire !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Marc2Rennes
Marc2Rennes
8 août 2023 à 08:17
Cher DeuxD,

Merci pour ce récit qui me comble aussi car je me suis complètement identifié à Marc et j'ai trouvé toute la trame très plausible...

L'ouverture d'esprit du personnage principal doit être proche de la mienne : comme beaucoup d'hommes je sais que j'ai un côté efféminé mais je le bride alors qu'il ne demande qu'à s'exprimer !... merci de me l'avoir indiqué ici !!!!

- Louis ? C'est toi ?
Hummm quel délicieux moment... j'adorerais vivre ce passage accompagné d'un bel initiateur genre... Antonio...

Plutôt que de réclamer une suite (je vois que tu as écrit d'autres textes) je suis plutôt dans l'interrogation sur "tout inventé ?" " inspiration partielle de la réalité ?" ou " réel à 100 % ?"
Quoiqu'il en soit merci pour ce délicieux moment de lecture je vais regarder tes autres thèmes...
Soyez respectueux
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jean1364
11 juillet 2023 à 11:52
C'est comme toujours très bien écrit et assez envoutant. Bien sur je suis de ceux qui souhaitent une suite, j'ai un sentiment d'inachevé, d'incomplet. Peut être déjà son histoire à elle (ce qui vous rapprocherait de la série "le break" dont parle CMF)...
Merci pour ce bon moment.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
10 juillet 2023 à 09:33
Bravo bien écrit bravo vivement la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de CMF4691
CMF4691
10 juillet 2023 à 08:26
J'ai cru relire une histoire parue sur un autre site,
Romain y raconte un couple avec les mêmes problématiques. J'adore votre style et la fluidité de vos récits est captivante. Bravo pour celui-ci qui nous accompagne dans une facette de plus de l'humain face à la vie de couple
Soyez respectueux
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DeuxD
9 juillet 2023 à 07:04
Pourquoi pas. Merci.
Soyez respectueux
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MAZ814967
8 juillet 2023 à 15:11
L'art est difficile, la critique est aisée....
Cher,s DeuxD, sans vouloir paraître insistant...
Une idée...et pourquoi pas un candaulisme féminin, imposée ou pas (dans beaucoup de textes, c'est toujours les hommes qui le sont...), une ceinture de chasteté pour elle ( la aussi, c'est toujours les hommes...)
Je ne dis pas que c'est génial, mais peut être original
Mais seul l'auteur.....
Soyez respectueux
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Photo de profil de DeuxD
DeuxD
8 juillet 2023 à 13:33
Cher MAZ814967.
Justement c'est que nous voulons éviter. Pas facile ! C'est la raison pour laquelle, sauf idée de géni, jaillie de notre cerveau ou de celui d'un lecteur, nous passons à autre chose.
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
8 juillet 2023 à 12:06
Très jolie texté
Très réussi
Bravo à vous
Soyez respectueux
Répondre
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