Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vingt-cinq ans plus tard ! — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Vingt-cinq ans plus tard !
Chapitre 1
—Ça va ?
—Oui, pourquoi ?
—Je ne t'ai pas sentie… Inspirée.
—Inspirée, ciel ?
—Je sais, je n'ai pas la prétention de pouvoir t'emmener chaque fois au septième ciel, mais tout de même.
—De l'astrologie ? Celle-là tu ne me l'avais encore jamais faite !
—Je suis sérieux.
—Ciel ! Oh pardon. C'est contagieux.
—Tu te rappelles la promesse que l'on s'était faite le jour de notre mariage ?
—Laquelle ? il y a si longtemps.
—Vraiment ? Alors si tu as oublié à ce point, je ne vois plus ce que…
—Je plaisante. Excuse-moi. Tu parles de notre promesse de toujours nous dire la vérité ?
—Oui.
—Et ?
—Si je te dis que je pense que tu as simulé…
—Simulé quoi ?
—Oh, Anne arrête de faire comme si tu ne comprenais pas. Pour une fois que je veux…
—Justement, c'est le, pour une fois…
—Bon, écoute, oublie tout… Je ne peux pas te forcer… Je n'ai pas ce pouvoir et surtout ce n'est pas dans mon tempérament…
—Bon, d'accord… Alors…
—As-tu simulé ?
—Simulé quoi ?
—Tu veux jouer à ce petit jeu. Tu veux des mots sur les choses… Alors voilà… Simulé l'orgasme… Simulé la jouissance… Simulé le plaisir… Simulé de couler… C'est assez clair maintenant ?
—Bon, ne t'énerve pas. D'accord. J'ai simulé. Je n'étais pas en grande forme, c'est tout. À moi que ce soit toi ? Cela te choque si je dis cela ?
—Non, tout plutôt que le mensonge et l'hypocrisie. Le problème est que ce n'est pas la première fois. Je dirais que depuis… Depuis… Enfin depuis un moment.
—Depuis un moment, peut-être, mais en nombre de fois sûrement pas.
—Quoi ?
—Écoute, puisqu'on a décidé de se dire la vérité, il ne faut pas compter en temps, mais en nombre de fois. Et reconnais que depuis quelque temps, nos rencontres sont moins fréquentes, moins fréquentes et moins ardentes, je le reconnais aussi. On a manifestement un passage à vide.
Est-ce que je lui dis ? Est-ce que je parle de mes soupçons, de ces messages qu'elle reçoit et qu'elle fait semblant d'ignorer ou de rejeter en parlant de cette "pub invasive". Oui, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas percer l'abcès ?
—C'est peut-être aussi parce que tu as la tête ailleurs. Enfin quand je dis la tête, je me comprends.
—La tête ? C'est quoi cette remarque stupide ?
—C'est la remarque d'un mari qui sait que sa femme le trompe et que ce n'est pas la tête qu'elle a ailleurs, plutôt son…
—Attention Damien, ne pas trop loin. D'où tu sors cette idée ?
—A de petites choses.
—Je peux savoir lesquelles ?
—Par exemple ton téléphone avec l'écran toujours caché, jamais "up", toujours "down". Le mot de passe aussi que tu n'avais pas avant. Tes absences. Ta nouvelle lingerie. De nouveaux bijoux. C'est assez comme petites choses ?
—Waouh ! Et moi qui pensais que tu ne faisais plus attention à moi. Donc, tous ces indices montrent que j'ai un amant ?
—Oui, enfin, disons une convergence d'indices.
—Et si je te dis que tu te trompes. Que je n'ai pas d'amant. Que je n'ai pas d'autre homme dans ma vie, autre que toi ! Tu me croirais ?
—J'aurais du mal.
—Alors écoute-moi bien, comme tu rappelais ce serment de vérité, je vais te le dire à nouveau. Mais une fois, une seule fois. Je jure que je n'ai pas d'amant. Que je n'ai pas d'autre homme dans ma vie, à part bien sûr, Fabrice notre fils, mais on peut le considérer hors-jeu, n'est-ce pas ? Alors ?
—Je… Je… Je te crois. Mais aussi pourquoi tous ces changements ?
—Pour te faire prendre conscience ce que moi je peux ressentir.
—Toi, mais ?
—Je te retourne tes remarques. Le code, l'écran tourné, les absences. Oh, d'accord pas de bijoux mais des épilations. Et maintenant c'est à moi de te poser la question. Est-ce que tu as une maîtresse ? Pardon, plus précisément as-tu une maîtresse actuellement, car je sais que pendant tes longs déplacements tu sais comment relâcher la pression. Ces infidélités-là, je les mets de côté, disons hygiéniques. Tiens je pourrais même les prendre pour un compliment, que je te manque que… Non, je parle actuellement, une maîtresse officielle que tu…
—Oui. Voilà tu es contente.
—Contente n'est pas le mot. Et, avec elle, c'est mieux qu'avec moi ?
—Anne, je t'en prie.
—Réponds.
—Non, voilà tu es contente.
—Et tu ne te poses pas de questions ?
—Si, bien sûr. Bon, écoute je m'excuse. Je veux te dire qu'en effet pendant mes déplacements ce n'est qu'hygiénique. La tension et la charge de travail sont très fortes et je n'ai pas le temps de faire de sport alors il me reste… C'est vite fait… Purement physique… Pour le reste, je reconnais que j'ai voulu essayer, avec quelqu'un d'autre … Enfin, tu vois…
—C'est bon. J'ai compris.
Un long silence.
—On fait quoi ? On oublie ? Je demande, tout de même un peu inquiet de cet échange de vérités.
—Difficile. On pourrait envisager un break. Le temps de faire le point.
—Un break ? Tu veux me quitter ?
—Non, un break. Juste une pause entre nous. Le temps de faire le point, pas plus, pas moins.
—Un break ? Tu l'envisages comment ? Il y a plusieurs façons de l'envisager. Celle de ne rien faire de particulier, juste une séparation. Mais aussi celle de… D'essayer autre chose… Sans son conjoint… Enfin tu me comprends.
—J'en ai conscience. Mais je n'ai pas vraiment réfléchi. Je… Tu… On pourrait dire qu'on est d'accord sur le principe et que pour les détails on verra plus tard.
—Supposons. On fait comment ?
Elle rit.
—Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Je demande.
—Drôle ? Je ne sais pas si vraiment c'est drôle ? En tout cas, c'est un problème.
—Lequel ?
—J'ai confirmé nos vacances pas plus tard qu'hier.
—En Inde ?
—Oui.
—Et ? Il suffit d'annuler.
—Impossible si tu ne veux pas tout perdre. Il faut une bonne raison et je ne suis pas certaine que dans les clauses d'annulation il y a le cas d'un couple qui fait un break.
—Oh, merde. Alors repoussons cette histoire de break pour après.
—Je te vois venir. Tu te dis : elle va oublier. Je vais faire un effort. Je vais faire le mari fidèle, attentif, prévenant. Je vais profiter de l'ambiance exotique pour bien la baiser.
—Mais non.
—Faisons le break, justement pendant ces quinze jours. Chacun de son côté. Je peux essayer de changer la chambre pour deux de façon que chacun soit libre de…
—J'ai compris. Tu veux revenir il y a 25 ans, pouvoir draguer tout ce qui bouge,
—Je n'y avais pas pensé. Tu me donnes une idée… Juste un truc en passant, ce n'est pas moi qui baise tout ce qui bouge lorsque je suis en déplacement sous le prétexte "hygiénique".
—Je m'excuse. Je m'excuse.
—Alors ? Moi je suis prête à prendre le risque. Tu te dégonfles.
—D'accord.Comment refuser et paraître timoré. Refuser de prendre des risques pour que notre couple revive. Je ne peux pas. Je serais le "méchant".
—Oui, pourquoi ?
—Je ne t'ai pas sentie… Inspirée.
—Inspirée, ciel ?
—Je sais, je n'ai pas la prétention de pouvoir t'emmener chaque fois au septième ciel, mais tout de même.
—De l'astrologie ? Celle-là tu ne me l'avais encore jamais faite !
—Je suis sérieux.
—Ciel ! Oh pardon. C'est contagieux.
—Tu te rappelles la promesse que l'on s'était faite le jour de notre mariage ?
—Laquelle ? il y a si longtemps.
—Vraiment ? Alors si tu as oublié à ce point, je ne vois plus ce que…
—Je plaisante. Excuse-moi. Tu parles de notre promesse de toujours nous dire la vérité ?
—Oui.
—Et ?
—Si je te dis que je pense que tu as simulé…
—Simulé quoi ?
—Oh, Anne arrête de faire comme si tu ne comprenais pas. Pour une fois que je veux…
—Justement, c'est le, pour une fois…
—Bon, écoute, oublie tout… Je ne peux pas te forcer… Je n'ai pas ce pouvoir et surtout ce n'est pas dans mon tempérament…
—Bon, d'accord… Alors…
—As-tu simulé ?
—Simulé quoi ?
—Tu veux jouer à ce petit jeu. Tu veux des mots sur les choses… Alors voilà… Simulé l'orgasme… Simulé la jouissance… Simulé le plaisir… Simulé de couler… C'est assez clair maintenant ?
—Bon, ne t'énerve pas. D'accord. J'ai simulé. Je n'étais pas en grande forme, c'est tout. À moi que ce soit toi ? Cela te choque si je dis cela ?
—Non, tout plutôt que le mensonge et l'hypocrisie. Le problème est que ce n'est pas la première fois. Je dirais que depuis… Depuis… Enfin depuis un moment.
—Depuis un moment, peut-être, mais en nombre de fois sûrement pas.
—Quoi ?
—Écoute, puisqu'on a décidé de se dire la vérité, il ne faut pas compter en temps, mais en nombre de fois. Et reconnais que depuis quelque temps, nos rencontres sont moins fréquentes, moins fréquentes et moins ardentes, je le reconnais aussi. On a manifestement un passage à vide.
Est-ce que je lui dis ? Est-ce que je parle de mes soupçons, de ces messages qu'elle reçoit et qu'elle fait semblant d'ignorer ou de rejeter en parlant de cette "pub invasive". Oui, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas percer l'abcès ?
—C'est peut-être aussi parce que tu as la tête ailleurs. Enfin quand je dis la tête, je me comprends.
—La tête ? C'est quoi cette remarque stupide ?
—C'est la remarque d'un mari qui sait que sa femme le trompe et que ce n'est pas la tête qu'elle a ailleurs, plutôt son…
—Attention Damien, ne pas trop loin. D'où tu sors cette idée ?
—A de petites choses.
—Je peux savoir lesquelles ?
—Par exemple ton téléphone avec l'écran toujours caché, jamais "up", toujours "down". Le mot de passe aussi que tu n'avais pas avant. Tes absences. Ta nouvelle lingerie. De nouveaux bijoux. C'est assez comme petites choses ?
—Waouh ! Et moi qui pensais que tu ne faisais plus attention à moi. Donc, tous ces indices montrent que j'ai un amant ?
—Oui, enfin, disons une convergence d'indices.
—Et si je te dis que tu te trompes. Que je n'ai pas d'amant. Que je n'ai pas d'autre homme dans ma vie, autre que toi ! Tu me croirais ?
—J'aurais du mal.
—Alors écoute-moi bien, comme tu rappelais ce serment de vérité, je vais te le dire à nouveau. Mais une fois, une seule fois. Je jure que je n'ai pas d'amant. Que je n'ai pas d'autre homme dans ma vie, à part bien sûr, Fabrice notre fils, mais on peut le considérer hors-jeu, n'est-ce pas ? Alors ?
—Je… Je… Je te crois. Mais aussi pourquoi tous ces changements ?
—Pour te faire prendre conscience ce que moi je peux ressentir.
—Toi, mais ?
—Je te retourne tes remarques. Le code, l'écran tourné, les absences. Oh, d'accord pas de bijoux mais des épilations. Et maintenant c'est à moi de te poser la question. Est-ce que tu as une maîtresse ? Pardon, plus précisément as-tu une maîtresse actuellement, car je sais que pendant tes longs déplacements tu sais comment relâcher la pression. Ces infidélités-là, je les mets de côté, disons hygiéniques. Tiens je pourrais même les prendre pour un compliment, que je te manque que… Non, je parle actuellement, une maîtresse officielle que tu…
—Oui. Voilà tu es contente.
—Contente n'est pas le mot. Et, avec elle, c'est mieux qu'avec moi ?
—Anne, je t'en prie.
—Réponds.
—Non, voilà tu es contente.
—Et tu ne te poses pas de questions ?
—Si, bien sûr. Bon, écoute je m'excuse. Je veux te dire qu'en effet pendant mes déplacements ce n'est qu'hygiénique. La tension et la charge de travail sont très fortes et je n'ai pas le temps de faire de sport alors il me reste… C'est vite fait… Purement physique… Pour le reste, je reconnais que j'ai voulu essayer, avec quelqu'un d'autre … Enfin, tu vois…
—C'est bon. J'ai compris.
Un long silence.
—On fait quoi ? On oublie ? Je demande, tout de même un peu inquiet de cet échange de vérités.
—Difficile. On pourrait envisager un break. Le temps de faire le point.
—Un break ? Tu veux me quitter ?
—Non, un break. Juste une pause entre nous. Le temps de faire le point, pas plus, pas moins.
—Un break ? Tu l'envisages comment ? Il y a plusieurs façons de l'envisager. Celle de ne rien faire de particulier, juste une séparation. Mais aussi celle de… D'essayer autre chose… Sans son conjoint… Enfin tu me comprends.
—J'en ai conscience. Mais je n'ai pas vraiment réfléchi. Je… Tu… On pourrait dire qu'on est d'accord sur le principe et que pour les détails on verra plus tard.
—Supposons. On fait comment ?
Elle rit.
—Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Je demande.
—Drôle ? Je ne sais pas si vraiment c'est drôle ? En tout cas, c'est un problème.
—Lequel ?
—J'ai confirmé nos vacances pas plus tard qu'hier.
—En Inde ?
—Oui.
—Et ? Il suffit d'annuler.
—Impossible si tu ne veux pas tout perdre. Il faut une bonne raison et je ne suis pas certaine que dans les clauses d'annulation il y a le cas d'un couple qui fait un break.
—Oh, merde. Alors repoussons cette histoire de break pour après.
—Je te vois venir. Tu te dis : elle va oublier. Je vais faire un effort. Je vais faire le mari fidèle, attentif, prévenant. Je vais profiter de l'ambiance exotique pour bien la baiser.
—Mais non.
—Faisons le break, justement pendant ces quinze jours. Chacun de son côté. Je peux essayer de changer la chambre pour deux de façon que chacun soit libre de…
—J'ai compris. Tu veux revenir il y a 25 ans, pouvoir draguer tout ce qui bouge,
—Je n'y avais pas pensé. Tu me donnes une idée… Juste un truc en passant, ce n'est pas moi qui baise tout ce qui bouge lorsque je suis en déplacement sous le prétexte "hygiénique".
—Je m'excuse. Je m'excuse.
—Alors ? Moi je suis prête à prendre le risque. Tu te dégonfles.
—D'accord.Comment refuser et paraître timoré. Refuser de prendre des risques pour que notre couple revive. Je ne peux pas. Je serais le "méchant".
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D'une certaine façon je me retrouve 25 années en arrière. Oh, beaucoup de choses sont différentes. À l'époque j'étais avec un copain. Objectif passer deux semaines en club et draguer tout ce qui bouge. Le groupe était bien plus bruyant et jeune qu'aujourd'hui. C'est là-bas, au fin fond de l'Atlas que j'ai rencontré Anne. Elle aussi était avec une copine. Elle aussi draguait. Le plus drôle c'est que j'ai commencé par coucher avec sa copine, Francine. Francine que nous fréquentons encore et, mais le dites pas à ma femme, avec qui j'ai baisé trois ou quatre fois depuis. Petite piqûre de rappel d'une période bénie. Mais dès que j'ai vraiment serré dans mes bras, celle qui allait devenir ma femme, j'ai senti comme une onde. Je sais qu'elle aussi, car nous en avons parlé après, longtemps après. Entre nous c'est le sexe qui a été notre premier lien. Anne avait du "vécu" lorsque je l'ai rencontrée. Elle assumait. Elle n'avait peur de rien et ma foi je crois bien qu'elle était notre scénariste. C'est après notre retour en France, que j'ai compris qu'il n'y avait pas que le cul. Qu'elle me manquait. Bref que j'étais amoureux.
Et les années sont passées. Nous avons beaucoup voyagé, mais c'est vraiment la première fois que j'ai cette sensation de revenir en arrière. Nous attendons dans la salle d'embarquement. Je vois Anne qui revient avec une revue. Elle porte une robe légère. Elle est déjà dans l'ambiance, l'Inde, la mousson. Elle est à contrejour. Le soleil lui sculpte un corps tout en longueur avec cependant des hanches marquées et je sais que d'autres rondeurs se cachent dans l'ombre. A cinquante ans mon épouse est toujours belle. Mieux, plus que belle, sensuelle, épanouie. Elle me sourit en s'asseyant juste en face de moi. Depuis notre conversation j'ai essayé une fois de la séduire. Mais elle m'a dit :
—Un peu d'abstinence ne peut pas faire de mal !
J'ai compris qu'elle avait vraiment décidé de vivre cette expérience. En break ! Chacun de son côté !
À mon tour, je vais chercher une revue. Lorsque je reviens, je croise le regard d'un homme, celui qui était assis à côté de moi, juste en face mon épouse. Il est gêné. Je comprends alors qu'il était captivé par le spectacle qu'Anne lui offrait. Elle a oublié que sa robe est courte et légère. Elle a croisé les jambes et le tissu a glissé, découvrant le galbe d'une cuisse déjà dorée par ce début d'été.
Je ne dis rien. Il y a peu j'aurais attiré son attention afin qu'elle se réajuste, mais pas maintenant. Pourquoi ? Suis-je devenu indifférent ? Pourtant c'est ma femme et je n'ai jamais eu des idées de partage. Est-ce que j'ai fait le bon choix en acceptant cette "expérience".
""""""""""—Tu n'avais pas le choix. Ou alors il aurait fallu reconnaître que tu voulais autre chose.
—Tais-toi, ce n'est pas le moment de venir me faire "chier".
—Oh, pardon, quelle vulgarité. Voilà ce qui arrive lorsqu'on ne veut pas ouvrir les yeux. Les gros mots ne sont que des paravents bien ridicules. Quand vas-tu enfin reconnaître que…
—Silence. Laisse-moi. J'ai décidé de jouer le jeu. Je dois cela à mon épouse. Elle n'est responsable de rien. Tout est de ma faute.
—Si je peux me permettre, votre honneur….
—Je te préfère plus directe.
—Il faut savoir ce que tu veux. Mais je vais te le dire tout de même. Je ne pense pas que tu sois le seul responsable de cette baisse de "ferveur sexuelle". Anne en porte une part de responsabilité. Tu fais de ton mieux et elle, de son côté…
—Elle aussi est fatiguée. C'est bien normal. Regarde les statistiques. Combien de couples encore après 25 années de vie commune ? On est des quasi-dinosaures. Une espèce en voie de disparition.
—Parce que, toi tu es fatigué ? C'est drôle, lorsque je cherche bien dans ton subconscient, ce n'est pas de la fatigue, c'est de la nouveauté que je vois. Une autre façon de se réaliser, de vivre des expériences, de savoir satisfaire le corps et l'esprit.
—Laisse-moi tranquille. Je veux pouvoir me consacrer entièrement sur ces vacances. Et… On nous appelle. Va dormir, cela me fera des vacances… Des vraies sans que tu viennes me rappeler des choses que je ne veux pas entendre.""""""""""""""
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Le paradis à un prix. Mais on en a pour son argent. La montée en gamme est évidente. La clientèle moins jeune, mais plus fortunée. Le site est magnifique. Modernité et tradition. Air conditionné et production durable. Tout pour le corps et l'esprit. Terminé la soirée "généraliste", tout est plus intimiste.
Une chambre double. Rien d'autre de disponible. Un demi break ! Nous dormons ensemble, enfin je veux dire chacun de son côté, évitant le contact physique. Nous nous séparons pour aller chacun à ses activités. Elle, yoga, massages, natation, gym. Moi, tennis, planche à voile,etc. Nous nous croisons, mais nous ne cherchons pas à nous éviter, une sorte d'entente cordiale. Elle s'est manifestement fait des amis, en particulier un couple ou je reconnais l'homme qui était en face d'elle a l'aéroport. Ils sont souvent ensemble. Ils paraissent complices.
—Tu couches avec lui ? Sa femme est au courant ? Je ne peux m'empêcher de lui dire alors qu'elle arrive au bungalow plus tard que moi et que je l'ai vue danser avec l'homme, et la femme aussi.
Elle rit.
—Tu parles de Romuald ?
—Je parle de ce mec qui regardait tes cuisses à l'aéroport.
—C'est lui. Il m'en a parlé, même que tu l'avais surpris.
—Parfaitement.
—J'ai pris cela pour un compliment. Il est bien plus jeune que nous. Alors, si je peux encore attirer le regard de beaux mecs, ce n'est que du bonheur. Mais je vais répondre à ta question. Non, je ne couche pas avec lui. Il en a une trop grosse pour moi.
—Quoi ? Que ?
—La prochaine fois que tu le croises, regarde son maillot, la bosse. Et Livia me l'a confirmé.
—Mais… Vous parlez de ça.
—De cela et de beaucoup d'autres choses. C'est venu naturellement dans la conversation quand j'ai répondu à leur question de savoir pourquoi nous étions toujours séparés.
—Et tu as fait des confidences sur nous.
—Oh, cela ne va pas bien loin.
—Tout de même au point de parler de la taille du mec.
—Mais oui. Rassure-toi je n'ai pas cherché à comparer…….. Je plaisante. Que tu peux être coincé ! Oui, j'ai parlé avec elle. Cela m'a fait du bien. Elle sait écouter. Elle a de l'expérience. Et figure-toi qu'elle te trouve bien mignon avec ton petit air de chien battu. Pour un peu c'est moi qui passerais pour la méchante.
—Je ne fais pas dans le détournement de mineur.
—Oh ! Oh ! J'ai le souvenir de certaines photos sur ton téléphone ou…
—Quoi, tu…
—Je voulais voir qu'elles têtes avaient tes poses hygiéniques. Quand, je dis tête, je me comprends. Mais oublions. Je voulais justement te faire une proposition.
—Oui ? Laquelle. Je voudrais me défendre, mais je me dis que ce n'est pas la peine d'insister. Au moins elle n'a manifestement pas vu toutes les photos.
—Ils ont réussi à avoir une invitation pour une démonstration de massage Tantriste.
—Tantriste ? Tu veux dire la technique pour…
—Oui, comme le pratique ce rocker anglais qui en a parlé il y a quelques années.
—Et cela consiste en quoi ?
—Justement c'est pour le découvrir. Mais ce que je sais, c'est que cela doit être chaud, car le nombre de place est très limité car cela doit rester intime.
—Intime au point de.
—Je vois que cela t'intéresse.
—Non, enfin si.
—Ils ont quatre places. Une est pour toi, si tu veux.
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Ils sont sympathiques. Nous dînons ensemble. Aucune remarque sur le break et tout le reste. Les femmes se sont faites belles, du moins comme on s'habille au bord de la mer et que dehors la température est d'au moins 30 °. Anne n'a pas à rougir de la comparaison avec Livia. Elle est toujours aussi svelte et la petite robe qu'elle porte ne peut cacher qu'elle n'a pas de soutien-gorge. Nous dansons. Je retrouve de belles sensations dans les bras de ma femme et de nouvelles dans ceux de Livia qui ne refuse pas le contact. On pourrait croire que tout est redevenu normal.
C'est très intime. Des bougies, des odeurs, pas plus de trente personnes, dans cette pièce circulaire qui est comme le cœur du bâtiment. Tout autour, d'autres petites pièces ou manifestement en temps normal des cours peuvent être assurés.
C'est comme un cérémonial. Deux couples s'avancent. La musique est douce, presque lancinante, un fond sonore, une ambiance. Deux couples, un que le temps n'a pas marqué, l'autre avec des rides et des cheveux blancs. Ils ne portent qu'une tunique et avec cérémonial la font tomber au sol.
Ils sont nus. Deux générations les séparent. Le contraste est saisissant. Ceux que j'appellerais "les anciens" sont comme des ascètes, même si la femme a de belles rondeurs. Le sexe de l'homme est caché dans une broussaille. Il parait bien chétif, comparé à ce que "le jeune" qui est imberbe laisse entrevoir.
Mais les deux hommes s'allongent sur une table de massage. Deux tables avec assez d'espace entre elles afin que l'on puisse en faire le tour.
Décrire la suite en détail serait fastidieux car pendant un long moment les deux femmes, la jeune s'occupant de l'ancien, l'autre du jeune homme, enduisent le corps allongé, depuis la racine des cheveux jusqu'à la pointe du pied sans oublier les fesses et les cuisses. L'huile est odorante et vient s'ajouter aux flagrances des bougies parfumées. C'est presque enivrant. Pas un centimètre carré n'échappe à leurs mains. Pas même la raie des fesses qu'elles écartent sans aucun gène pour pousser, étaler, dans le moindre recoin, s'aidant de leurs doigts mais aussi par le côté de la main, celui opposé au pouce qui s'attarde longuement. Nul ne peut ignorer que l'anus est sollicité.
Elles sont quasiment synchrones, leurs mouvements dans le même sens, sur la même partie du corps. J'aime regarder la poitrine de la jeune qui se balance. La poitrine de l'autre, est moins généreuse mais néanmoins parait assez ferme.
Et puis, les deux hommes se retournent. Je m'attendais à ce qu'ils dévoilent un sexe en érection, mais non. Alors les deux femmes recommencent. À nouveau l'huile parfumée, à nouveau les massages, à nouveau les mains indiscrètes qui remontent dans l'intérieur de la cuisse et qui butent… Mais je ne vois pas bien… Des bourses qui se soulèvent, repoussées par une main et peut être un doigt, doigt si huilé qu'il entrerait. Mais je ne le vois pas. Je l'imagine.
Ce qu'il n'est pas nécessaire d'imaginer c'est que ces caresses qui deviennent de plus en plus concentrées autour de la verge, des bourses, déclenchent une érection. Les doigts étranglent la base du sexe le faisant pointer sans pudeur. Je découvre que ce que l'ancien dissimulait dans sa toison apparaît dans toute sa splendeur. C'est comme un serpent qui se déroule ou une trompe d'éléphant, qui après avoir porté une branche à sa bouche la déploie pour une nouvelle cueillette. Je ne suis pas le seul à le constater. L'assemblée le souligne par une sorte de murmure. Le jeune n'a pourtant pas à avoir honte.
Et puis les femmes font descendre les tables. Elles ne sont plus qu'à quelques centimètres du sol. C'est à ce moment-là, que défiant l'équilibre, enjambant les corps des hommes, elles viennent se mettre sur eux, s'agenouillant et, guidant le mandrin de la main, elle vienne se prendre avec.
On entendrait voler une mouche. Je me demande, et probablement que je ne suis pas le seul, comment la jeune peut faire disparaître si facilement le bâton de l'ancien. Et pourtant on ne le voit plus. Il a totalement disparu.
Rien ne se passe. Enfin rien de visible. Je sens la main d'Anne prendre la mienne. Je m'étonne de son geste. Elle ne me regarde pas, elle est toute entière fixée sur ce qui… Ce qui ne se passe pas… Rien ne bouge et pourtant.
Ce sont des petits gestes qui me font comprendre. J'avais lu que… La femme doit, avec les muscles de son vagin, masser, branler la queue de l'homme. On dit que certaines peuvent si bien contrôler qu'elles peuvent faire cracher un homme sans vraiment bouger.
Je ne devrais pas le dire, car c'est un art, mais c'est un art qui n'est pas très spectaculaire et au bout de quelques minutes je commence à trouver le temps long. Suis-je le seul ? On dirait, car les spectateurs semblent hypnotisés.
Mais, toujours synchrones les deux femmes bougent. Elles se penchent en arrière dégageant ainsi leur sexe et ce qui les unis à leur partenaire.
Ce sont de lentes ondulations du bassin. En avant, en arrière. Chaque fois on pense que le sexe de l'homme va sortir mais non, elles arrivent à en garder la pointe dans leur fente.
Elles vont plus vite. Elle projette leur vulve vers la queue. Elles vont encore plus vite.
Et puis elles reculent assez pour laisser sortir le sexe de l'homme. Elles le saisissent avec la main. Elles le branlent, L'autre main enveloppe les couilles. On imagine une pression magistrale et alors le foutre jaillit. Il monte, tel un geyser. Un jet, deux jets. Il semble qu'elle contrôle la source ne libérant que le trop plein.
Waouh. Le silence est total. Et puis des murmures. Je sens la main d'Anne se serrer. Je regarde de son côté. Livia est en train de lui parler à l'oreille. Déjà elle part suivie par Romuald.
À mon tour de me pencher vers Anne.
—Qu'est-ce qu'elle voulait ?
—Me dire qu'ils allaient dans leur chambre.
—Les coquins. J'imagine que tu sais pourquoi ?
—Il faut reconnaître que le spectacle était… Prenant.
—C'est vrai.
—Mais elle m'a dit aussi que si on voulait, on pouvait les rejoindre.
—Les rejoindre ? Oh, pourquoi… Tu penses que…
—Elle m'a juste dit que l'on pouvait et que cela ne les dérangerait pas si on regardait.
—Ah, oui, carrément. Si ce n'est pas une invitation, ça !
—Je crois.
—De toute façon, même si on voulait, on ne sait pas dans quelle chambre ils sont.
—Si, moi je sais.
—Ah ! Et tu crois que…
—Je ne sais pas, mais je me disais que… Juste regarder… Cela changerait des vidéos…
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La porte de la chambre est fermée, mais pas à clef.
On hésite, mais j'appuie sur la poignée. La porte baille sans bruit. La pièce est dans la pénombre. Peut-être qu'ils n'ont pas pu résister et qu'ils sont dans un coin en train de baiser. On avance un peu.
Ils sont là. Ils n'ont pas perdu de temps. Lui est assis sur le lit et elle agenouillée le suce. Ils sont nus. Ils ont le feu aux fesses et je les comprends. Mon sexe est encore dur du spectacle.
Nous les regardons sans un mot, sans un bruit, de peur de briser cette harmonie. C'est comme une ombre chinoise, la pièce est juste éclairée par une lune mouillée. Leurs silhouettes se détachent. Lui assis, bien droit avec son bâton qui apparaît bien vertical chaque fois qu'elle le libère. Elle, sa silhouette est toute en rondeur. Les cuisses, les hanches, les fesses, les épaules, mais surtout sa poitrine qui fait comme une boule qui se balance.
Heureusement qu'elle a les cheveux courts… Je pense… Sinon on ne la verrait pas si bien gober le mandrin.
Nous sommes comme paralysés. Il y a un chemin entre l'idée et le voir vraiment.
Il me semble que la tête de Romuald bouge. Il doit nous remarquer. Oui, car je le vois faire un signe en touchant la tête de sa femme. Elle se tourne vers nous. Nous ne voyons pas leur visage qui est dans l'ombre. Mais le geste de la main est sans équivoque, elle nous invite.
Anne a le même réflexe que moi, nous nous regardons. On hésite, mais la main se fait insistante. Alors, ne voulant pas passer pour un "coincé" j'avance, entraînant Anna avec moi. Quelques pas et nous voici assez près pour maintenant les distinguer et habiller les silhouettes. Livia a les lèvres humides. Elle sourit. Elle fait signe de s'assoir. Je vais le faire, mais une lueur dans les yeux de Livia me fait comprendre que ce n'est pas seulement s'asseoir.
Je comprends. Elle a peut-être lancé une invitation pour venir les voir, mais en réalité elle devait avoir une autre idée en tête. Être regardé, oui, mais aussi regarder.
Anne est à moitié surprise lorsque je fais un geste pour lui enlever sa robe. Mais je bataille avec les petits boutons. Elle repousse ma main et s'en charge. Je vais me placer comme Romuald, mais me rend compte que je suis ridicule. Je fais déshabiller ma femme et moi je resterais...
Regarder ! Être regardé !
Livia a replongé entre les cuisses de son mari, manifestement satisfaite de ce que nous lui montrons. Ma femme la regarde, me regarde, constate que mon sexe s'est réveillé. En réalité il n'a faibli que l'instant de notre venue, oubliant avec difficulté la beauté des deux couples Tantristes.
Elle se penche, appuie ses mains sur mes cuisses, cuisses qui s'ouvrent autant sur sa sollicitation que par mon envie de l'accueillir.
C'est vrai que c'est troublant. C'est beau et c'est bon de recevoir l'hommage de son épouse qui gobe votre mandrin. Mais que dire de la proximité de cet autre couple, de cette femme qui avale la bite de son homme, qui lui presse les couilles et ma foi, il me semble bien, va jusqu'à pousser sa main contre un petit trou bien dissimulé.
C'est aussi une sonorité bien particulière. Comme un écho, comme une répétition, à peine atténuée, à peine différente au point qu'il est difficile de savoir de quelle gorge s'échappe ces bruits si caractéristiques, ces gargouillis, ces "floc-floc" déclenchés par une gorge qui brasse, bien au chaud, un bâton de chair.
Oui, c'est beau et c'est bon.
Comme c'est beau de voir cette voisine se relever, repousser son mari afin qu'il s'allonge, venir sur lui et dans un mouvement d'une fluidité magnifique, venir s'empaler sur la queue humide de salive. Elle chevauche. Elle galope. La selle a une belle aspérité et ma foi sa fente n'en fait qu'une bouchée.
Cela inspire Anne qui décide de suivre l'exemple. C'est à elle de monter sur moi et avec la même assurance, assurance forgée par de nombreuses chevauchées, vient se posséder de mon vit.
Et voilà, c'est si simple. On en fait tout un monde. C'est un partage bien basique mais qui donne beaucoup de plaisir.
Elles chevauchent. Elles nous chevauchent. Nous sommes leur étalon. Je ne sais si elles le font exprès ou si c'est seulement du mimétisme, mais leur chevauchée est en rythme, rythme et puissance. C'est manifeste qu'Anne suit sa voisine. Voisine qui a certainement de l'expérience dans ce genre de situation. D'ailleurs elles se regardent, se sourient, des complices dans leurs actions.
Et puis Livia qui se penche vers Anne, qui lui parle à l'oreille. Je n'entends pas, mais je vois Anne se tourner vers moi. Elle semble hésiter et Livia parle à nouveau. Je souris au regard d'Anne qui m'y répond. Cela semble lui donner… Je ne sais quoi…
Mais Livia se relève et repose les pieds sur le sol. Je vois Anne faire de même. Je me dis qu'elles veulent nous finir à la bouche. J'apprécie cette façon même si je sais qu'elle prive Anne de vraie jouissance, à charge pour moi de remettre le couvert. Mais non, elles ne le font pas… Elle… Oui, elles changent de place. Livia se retrouve face à moi et mon épouse face à son mari. Livia n'hésite pas, elle monte sur moi. Toujours avec la même fluidité et me fixant dans les yeux, elle prend ma queue, la dresse, se place bien au-dessous d'elle et sans attendre se laisse glisser dessus.
C'est… C'est… Je n'ai pas réagi, subjugué par cette initiative. A coté de moi, Romuald ne semble pas du tout dérangé que son épouse s'empale sur la bite d'un autre homme. Pire, je le vois tendre la main vers Anne qui est restée debout face à lui.
Une, deux, trois secondes, je ne sais, mais pas plus. Elle réalise que son mari est avec une autre. La voix de Livia lui avait proposé, mais il y a un chemin entre proposer, le voir faire, et encore plus, le faire. Pourtant elle se laisse attirer. Elle ne me regarde plus. Elle regarde devant elle. Elle monte, enjambe, attrape le gourdin, le guide, et toujours concentrée se laisse posséder.
Il faut encore quelques secondes qui durent des heures avant que les deux femmes reprennent leur course folle.
Elles chevauchent. Elles nous chevauchent. Nous sommes leur étalon. Je ne sais si elles le font exprès ou si c'est seulement du mimétisme, mais leur chevauchée est en rythme, rythme et puissance. Mais ce n'est plus Anne qui suit sa voisine. On dirait qu'en changeant de place, en changeant d'homme, elle a endossé le rôle de guide.
Putain que c'est beau. Leurs seins se balancent au rythme. Je ne peux m'empêcher de me saisir de ceux de Livia, poires encore bien fermes avec des aréoles très marquées et des tétons tendus. Elle gémit. Anne aussi.
Mais Romuald bouge. D'un coup de rein il soulève sa cavalière, la pousse, la guide et elle se retrouve sur le lit, à côté de moi, sa tête au niveau de la mienne. Mais elle fuit mon regard. Elle doit se sentir coupable. Coupable, peut-être, mais le gémissement qui sort de ses lèvres alors que Romuald l'enfile d'une poussée, avoue son plaisir.
Il la bourre. La vache avec le machin qu'il a, elle doit le sentir passer. C'est si puissant qu'elle a posé son visage sur le drap, offrant une croupe magnifique à son amant.
Elle tourne la tête vers moi. Elle me tend la main, je m'en saisis. Nous ne faisons plus qu'un, séparé par nos partenaires, mais en communion. Je sens le plaisir monter en elle. Je vois son regard qui se trouble. J'entends le râle de Romuald qui se vide… merde, il se vide… Il n'a pas… Nous n'avons pas mis de capotes… Merde… Merde… Trop tard pour…
Il se vide. Elle gronde sa jouissance.
Nous aussi.
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C'est comme une sorte de réveil ou on se demande si on a rêvé ou pas. Anne est manifestement mal à l'aise et je dois dire que moi aussi. Mais nos partenaires font profil bas, proposent une boisson et c'est comme si on tournait la page.
—Et si on allait se baigner. On m'a indiqué une crique ou on peut aller. Propose Romuald.
Un bain, très bonne idée. Cela évitera de nous retrouver en tête à tête Anne et moi. Je ne sais que penser. Il est évident que nous avons sauté un pas, que c'était très bien, mais cela demande à être "digéré". Alors, autant laisser la pression retomber
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—Attends une seconde, il faut que je te parle. Me dit Anne alors que nous suivons nos amis.
—Oui, je t'écoute. Mais nos amis voient que nous ne sommes plus derrière. Ils font demi tout et demande :
—Un problème ?
—Il faut que je parle à Damien, je ne peux pas continuer comme cela.
—Oh, tu es sûre de toi ? C'est Livia qui demande.
—Oui. Ne vous occupez pas de nous, on vous rejoindra… Ou pas.
—Anne ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu m'inquiètes.
—Viens, allons-nous asseoir là-bas.
Je la suis, inquiet de la tournure que prennent les choses. Elle m'en veut peut-être avec Livia. Mais c'est elle qui a changé de partenaire. Alors ?
—Tu te souviens de la conversation que nous avons eue il y a maintenant deux mois. Tu sais, ta question de savoir si je simulais ?
—Bien sûr.
—Tu m'avais demandé si je te trompais et je t'avais répondu non, mais j'avais précisé aussi avec un homme.
—Et c'était un mensonge ?
—Non, pas vraiment. C'était vrai, mais en partie seulement car en réalité j'avais une liaison avec une femme.
—Ah !
—Cela s'est passé sans que je le voie venir. C'était à la piscine. Je n'ai rien compris à ce qu'il m'arrivait. Je n'avais d'yeux que pour elle. C'était comme une évidence. Jamais je n'avais ressenti un tel désir. Je veux dire du désir pour une femme. Elle l'a vu. Elle m'a abordé. On s'est revue et on a… Elle est mariée, mais bisexuelle.
—Ah ! Et tu es amoureuse ?
—Ce n'est pas de l'amour vraiment. C'est… C'est plus sexuel qu'autre chose, bien que j'aime être avec sa compagnie.
—Et pourquoi tu me dis cela seulement maintenant ? Ce soir. Justement au moment où nous venons de faire un échange. Je ne comprends pas.
—Déjà, je voudrais savoir si tu peux me pardonner. Le mensonge bien sûr, mais aussi cette liaison.
—J'ai le choix ?
—Pas vraiment si je mets cette faute en parallèle avec tes extras hygiéniques et ton infidélité avouée.
—Je vois.
—Mais ce n'est pas tout et pas le plus grave.
—Parce que me tromper même avec une femme, ce n'est pas grave ?
—Si, si mais laisse-moi finir.
—Je crains le pire.
—À toi de voir. Je t'avais dit que j'avais regardé dans ton téléphone…
—Oui, tu m'as espionné.
—Non, enfin oui. Je me sentais coupable de cette infidélité aussi j'ai cherché pour savoir si toi de ton côté… Je m'en doutais, mais… C'est de ta faute, tu n'avais qua pas filmer tes coucheries…
—Je sais. D'ailleurs tu le sais aussi, il y a une période où je nous filmais et tu aimais bien nous regarder, n'est-ce pas ?
—Oui, peut-être. Donc j'ai confirmé mes soupçons.
—Et Madame s'est sentie libérée et a pu continuer à me tromper.
—C'était l'idée, mais j'ai appris autre chose.
—Quoi donc ? Merde, merde, est ce qu'elle a…
—Que tu avais… Attention, je ne condamne pas le principe… J'ai moi-même… Mais je ne pensais pas que tu… Que tu… Que toi aussi tu étais bisexuel.
—Moi, mais non, je…
—Damien, j'ai vu tes vidéos. Ne nie pas. Tu ne peux le cacher. C'était surprenant, mais… Mais… Beau, oui beau !
—Tu trouves cela beau ?
—Oui. Je te jure. Une fois passé la surprise… Tu rayonnes… Tu laisses tomber toutes les barrières… Un peu comme moi avec mon amie, mais en plus fort. J'en étais jalouse. Tu n'avais pas avec moi tous ces signes de plaisir, ta façon de parler. Enfin tu sais tout cela, sur les vidéos…
—Je ne regarde pas ces vidéos-là.
—Tu as honte, c'est cela ?
—Oui.
—Il ne faut pas. J'ai remarqué qu'après… Après ton plaisir… Tu devenais plus sombre et écourtais ta rencontre.
—Peut-être. J'essaie de tout oublier.
—C'est…
Mon Dieu elle sait tout. Elle sait comment je suis pendant ces moments-là. Elle a vu. Oh, elle ne peut pas ne pas me mépriser. Comment une femme qui voit son propre mari se comporter ainsi… Se transformer en femelle… S'agenouiller devant un homme… Extraire son sexe… Le caresser, le lécher, le sucer… Et puis se placer… En appui contre un mur… A quatre pattes sur le sol… Sur un lit… Offrir sa croupe… Tendre l'huile pour que l'homme le prépare… Et puis tout le reste… Gémir lorsque le dard ouvre son anus et qu'il glisse inexorablement pour le prendre bien profond… Et la suite, alors que l'homme le laboure… Entendre un mari couiner comme une chienne… L'entendre demander que l'homme éjacule sur ses fesses, sur ses reins….
—C'est ce qui m'a donné cette idée. Je reconnais maintenant que ce n'était pas une bonne idée. J'aurais dû t'en parler avant, mais je me disais que toi tu allais m'en parler. Elle continue.
—Qu'elle idée ?
—Je me suis dit que c'était l'occasion de le vivre ensemble. Une façon que chacun avoue à l'autre ses nouvelles envies.
—Mais de quoi tu parles.
—Ma maîtresse c'est Livia.
—Quoi ?
—Oui. J'ai parlé avec elle de ce que j'avais découvert. On s'est dit qu'avec Romuald…
—Quoi Romuald ? Oh, non, ne me dis pas que tout est… Que leur présence… Que tu leur as parlé… Qu'ils savent pour moi… Mais comment tu as pu… Ce voyage… Ces vacances… Un piège… Oh, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas mis de capote. Moi, j'ai réalisé après qu'on ne s'était pas protégé. Je m'inquiétais. Mais quel con je fais… Évidemment tu les fréquentes depuis longtemps… Vous avez confiance…
—Non, enfin si. Mais on s'était dit que ce serait plus naturel si tu avais envie de…
Je suis submergé par la colère. La colère et la honte. Ma femme s'est moquée de moi avec d'autres. Pire elle organise un voyage avec sa maîtresse et probablement aussi son amant. Après tout il y a moins d'une heure elle venait s'empaler sur cet homme…
Je me lève. Je pars. Elle appelle. Damien… Damien… Pardon…
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Je n'ai répondu à aucun de ses appels. Pourtant elle est venue pour s'excuser, demander pardon, affirmer qu'elle pensait le faire pour mon bien, pour que je sois "bien dans ma peau". Mais j'ai fait la sourde oreille. Pire, dans un geste de colère j'ai séparé nos deux lits qui n'en formaient qu'un.
Je me sens bafoué, rabaissé, manipulé. Qui aurait imaginé ? Ma femme, ma propre femme qui m'espionne, me trompe, me ridiculise…
J'ai honte. Encore plus honte qu'avant. Mon secret est découvert. Mon Dieu, pourvu que mon fils ne sache rien. Son père, un pédé, une tapette. Vite il faut que j'efface les vidéos. De mon téléphone, du Cloud, de partout. Au moins, même s'il l'apprend il n'aura pas la vision de son père se faire labourer comme une pute. Une pute, voilà ce que je suis devenu.
Je voudrais mourir. L'eau est chaude. Nager, oui nager jusqu'au bout de mes forces et ne plus pouvoir revenir. Ma disparition serait une libération pour les autres, pour ceux qui m'aiment. Mais qui m'aime ?
Je n'ai même pas ce courage. Oui je nage, mais l'eau me lave le corps en même temps que la tête.
""Putain, arrête tes conneries. C'est quoi ce cirque ? Tu nous fais quoi ? Un caprice d'enfant gâté ? Regarde autour de toi… Non, pas ici. Ici évidemment la sélection se fait avec l'argent, mais ailleurs. Tu as été dans les petites rues ? Tu as vu la pauvreté ? Tu crois qu'ils se posent la question de leur sexualité ? C'est un problème de riches.
Tu aimes te faire prendre, et alors ? Regarde autour de toi. Tiens, ce Romuald, tu sais celui que ta femme chevauchait cette nuit, eh bien il aime aussi les hommes.
Comment il les aime ? Je n'en sais rien moi, demande-lui. Se faire prendre ? Posséder ? Quelle importance, cela vient de la nuit des temps. Tu crois que dans les cavernes, les hommes pour se tenir chaud, si les femmes n'étaient pas assez nombreuses, satisfaisaient leurs envies.
Allez, retourne à la plage. Mets-toi dans un coin si tu veux rester seul, mais arrête de déprimer. Merde au prix ou tu as payé le voyage, profite un peu. Tiens regarde cette nana, tu ne la trouves pas mignonne ? Et le mec, le serveur en tenue traditionnelle, imagine le tout nu… Peut-être que…"""
Je somnole. Je n'ai pas beaucoup dormi.
Une présence.
—Je peux m'asseoir ici ?
—La plage est à tout le monde. Je réponds, mais avec le ton qui va avec, désagréable. C'est Romuald, le mec, le pédé, l'amant de ma femme…
—Je voudrais vous parler.
—Je ne vois pas ce que vous pourriez me dire. Vous faites partie du complot.
—Complot, un bien grand mot.
—Moi, je le ressens comme ça.
—Laissez-moi vous raconter un souvenir.
—Alors, vite fait et laissez-moi.
—C'était il y a cinq ans. Je ne connaissais pas encore Livia. Un soir de beuverie, chez un copain, un pari stupide m'oblige à coucher avec un mec. Un Homme, un vrai, bien poilu, bien monté. Et je découvre ce plaisir particulier de se faire sucer par un visage mal rasé, de sodomiser des fesses duveteuses, de jouer avec des bourses presque cachées par une forêt vierge. Et j'ai découvert autre chose. Ne me demandez pas quoi, je ne sais pas, j'ai aimé c'est tout. Et depuis je ne me prive pas de ce plaisir, en particulier lorsque c'est en présence d'une femme, mon épouse ou celle de l'homme. Pourquoi se juger ? Cela ne fait de mal à personne. Vous voyez, personne n'est parfait.
—Si vous le dite.
—Et vous ? Oui, comment vous avez découvert ? Anne nous a dit que vous n'aviez, à sa connaissance, jamais éprouvé ce besoin.
—Elle n'avait pas à vous parler de ça.
—Ce qui est fait est fait. Allez racontez moi, cela vous soulagera d'en parler.
—Bon, d'accord. C'est pendant une rencontre "hygiénique"…
—Ah, oui, dite donc, Anne est bien sympa sur ce sujet.
—Elle ne savait pas vraiment. Bref, je drague une fille qui s'est révélée un travesti. Mais, je fais ma petite affaire. Sauf qu'un peu plus tard, nous avons changé les rôles et c'est comme cela que j'ai…
—Cela ne m'étonne pas.
—Comment vous pouvez dire cela ?
—Vous êtes plutôt mignon et… Je peux vous faire une confidence ?
—Au point où on en est.
—Hier, enfin je veux dire cette nuit je me suis retenu de… Je n'ai pas osé. D'abord car cela aurait manqué de respect envers Anne que j'aurais dû quitter et qu'ensuite je craignais votre refus.
—Mais de quoi vous parlez ?
—Vous avez un beau petit cul.
—Pardon ?
—Je vous choque ? Personne ne vous l'a jamais dit ?
—Des femmes oui, mais un homme jamais.
—Il y a un début à tout.
—Vous êtes sérieux ?
—Très. Votre maillot vous moule parfaitement.
—Oh ! Le vôtre c'est plutôt devant.
—Cela vous fait peur ? Je sais être très délicat.
—Vous êtes en train de me draguer ?
—Pourquoi pas. On pourrait passer un bon moment, vous ne croyez pas. À moins que je ne sois pas votre type. Bon, je vous laisse. Il se lève. Son ventre est juste en face de moi, enfin quand je dis ventre, je pense sexe… Vous savez Anne s'inquiète. Elle a compris qu'elle avait été trop loin. Mais c'était par amour. Vous savez elle vous aime. Vous avez de la chance, après tant d'années. Mais on ne peut pas revenir en arrière.
—Merci.
—Ce soir il y a bal au bord de la plage. Livia et moi on a prévu d'y aller. Anne hésite. Elle ne veut pas venir sans vous. Réfléchissez, après tout cette nuit ce n'était pas si mal. Vous ne croyez pas ? Après nous envisageons d'aller prendre un bain de minuit. Vous savez, justement là ou nous voulions aller cette nuit.
Il part. Il me laisse seul. Seul avec mes pensées.
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Le ciel est étoilé. Je regarde de loin. En revenant de la plage j'ai dit à Anne que si elle voulait aller avec ses amis, je n'y étais pas opposé. Elle ne voulait pas. J'ai insisté :
—Peut-être que je viendrai. Je ne sais pas encore.
Ce n'est pas un mensonge, je ne sais pas.
Ils dansent. Elle danse. Avec lui. Avec elle. Je me fais l'effet d'un mari voyeur. Non, pas ce type de mari qui épie pour découvrir avec plaisir que son épouse cède aux avances d'une autre, que c'est la réalisation d'un fantasme que sa femme réalise pour lui. Non, un mari cocu… Non plus, si je suis cocu, ce n'est pas ce qui me fâche le plus. Au moins cette solitude de la journée m'a bien fait réaliser que j'étais un égoïste centré sur mes aventures surtout depuis qu'elles sont majoritairement masculines. Alors si Anne a découvert aussi une attirance pour son genre, pourquoi pas !
Je sais ce qui alimente mon malaise. C'est évidemment ce piège ridicule. Cette façon de me prendre par la main afin de me mettre en face de mes contradictions. Comme si je n'étais pas assez grand pour le faire moi-même.
""""Assez grand ? Faut voir. Tu te cachais derrière ton petit doigt. Enfin quand je dis, petit doigt je vois plus un bel engin comme tu les aimes maintenant.
Bon d'accord, ce n'est pas le moment de faire ce genre de blague grivoise. Il faut voir le bon côté des choses. Tout le monde est au courant. Et Anne est bien tombée. Le mari de Livia aurait pu être gros et moche. Romuald est tout le contraire. Il a une belle gueule, il est taillé comme armoire à glace, il est manifestement bien monté et en plus, en plus, il t'a avoué que tu avais un beau petit cul.
Ah, c'est cela qui te dérange. C'est qu'on parle de toi comme cela. Ton petit cul. Mais il vaut mieux avoir un beau petit cul, qu'un moche, non.
Enfin ce que j'en dit ! """"
Elle danse mais, même à distance, je ne la sens pas bien souriante.
Ah, voilà, Ils partent. Livia la tient par la main. Ils se dirigent vers la fameuse plage. Je les suis. Un con de mari qui suit…
Petite crique. Plage étroite, la forêt fait comme une barrière.
Ils se déshabillent.
Je suis si prêt maintenant, caché par la végétation.
Livia prend la main d'Anne, mais celle-ci semble résister.
—Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne viens pas te baigner ?
—Il ne viendra pas.
—Peut-être, mais cela lui passera. Il comprendra que c'était aussi pour son bien.
—Mais non. J'ai merdé. Je n'aurais jamais dû regarder son téléphone.
—Mais tu n'aurais jamais su.
—Et alors ! On n'était pas si mal. On avait moins de plaisir ensemble et on n'en est pas mort. Au moins on était ensemble. Alors que maintenant il va sûrement vouloir me quitter. Je l'ai trahi.
—Mais non.
—Mais si. Tu te rends compte de ce qu'il doit endurer. Je l'ai manipulé. S'il me quitte je ne m'en remettrai jamais. Tu sais je l'aime. Je viens de le réaliser. Le quotidien dissimule tout. Je l'avais oublié. Non, je ne peux pas rester avec vous. Il faut que je le retrouve, que je lui demande pardon. Cela ne peut pas finir comme ça. Excuse-moi. C'est fini entre nous. Ne cherche plus à me revoir.
—Mais Anne, voyons, tout ce que nous ressentons ensemble…
—Peut-être mais pas au prix de perdre Damien.
Waouh. Je suis sonné par tout ce que je viens d'entendre.
Anne ramasse sa robe.
Je fais deux pas en avant.
—Ah, vous êtes là. Je ne trouvais plus le chemin.
—Damien, Damien, mon chéri, tu es venu.
—Oui. J'ai pensé que je pouvais mettre mon orgueil à l'écart. Il faut voir le bon côté des choses. On va se baigner ?
Finalement c'est facile. Pas plus difficile que d'enlever ses habits. La lune est comme hier soir notre complice. Elle atténue tout et sous son hospice il est facile d'aller se baigner nu.
Livia et Anne s'amusent. Elles s'éclaboussent, se bousculent, se frottent. Je vois bien que ma femme jette des regards vers moi. Je la rassure d'un sourire.
—Tu as fait le bon choix. Tu as une femme extraordinaire. Elle t'aime. Tu le sais au moins ?
—Oui.
—Regarde comme elles sont belles. Je ne m'en lasse pas de les regarder.
—Parce que tu les regardes ?
—Oh pardon, oui, c'est beau deux femmes ensemble. Tu m'en veux ?
—Non.
Nous sommes encore dans l'eau alors qu'elles sortent. Elles doivent se sentir plus seules. Elles s'embrassent. Visage contre visage. Cheveux courts contre cheveux longs. Corps contre corps. Que des rondeurs, des courbes. Les poitrines sont écrasées, n'en formant plus qu'une.
—Viens, approchons-nous. Me dit Romuald.
Elles ne nous remarquent pas alors que nous avançons. Si, Anne me voit. Toujours un sourire pour la rassurer. La rassurer elle, autant que moi, car je ne suis pas bien à l'aise. Déjà que la nuit dernière cela avait été une surprise de voir ma femme passer de moi à Romuald, alors dans cette oasis, seuls au monde, enfin en présence de… Et avec tous les sous-entendus…
Je ne sais si Anne est encouragée par mon accord, ou si c'est sur la douce insistance de Livia, mais les lèvres se séparent et mon épouse entame un long cheminement qui lui fait parcourir le corps de sa maîtresse de ses lèvres et de ses mains.
Elle va s'agenouiller mais Livia la guide. A deux pas un arbre, énorme, est échoué sur la plage, un de ces monstres abattu par les tempêtes, réduit au fil du temps à un tronc poli par le sable et le sel.
Elle la guide vers lui. Elle s'assied dessus. Elle guide ma femme qui se baisse, s'agenouille et disparaît entre des cuisses largement ouvertes.
Le geste est comme celui d'hier, une invitation. C'est Romuald qui répond et va s'asseoir à côté de son épouse. Il prend la main de ma femme et la guide vers son sexe. Elle soulève la tête découvre Romuald, et en se tournant un peu me découvre,spectateur. Elle hésite mais Livia la pousse afin qu'elle…
Elle hésite et pourtant elle accepte l'invitation. Elle quitte les cuisses douces de sa maîtresse pour en aborder d'autres, plus musclées, plus puissantes.
Elle hésite, regarde à nouveau vers moi et sourit. C'est elle qui sourit. Je comprends qu'elle découvre mon érection, façon indirecte et silencieuse qui montre que je suis excité de ce jeu.
Elle se retourne. Elle est face à la queue sur laquelle elle s'est empalée la nuit dernière. Sa main en montre la taille. Hier elle avait disparu si rapidement, littéralement aspirée par un vagin dégoulinant, que je n'avais pas eu le temps d'en prendre la réalité. Mais sa bouche sait s'ouvrir pour la gober.
Voila, un pas de plus vers la liberté.
Mais Livia me fait signe. Pas besoin d'être prix Nobel pour comprendre. C'est à mon tour de me glisser entre ses cuisses, la peau est soyeuse, l'humidité généreuse dès que je pose mes lèvres sur sa fente. Je la lèche, je la butine, je la goute. C'est déjà crémeux comme un début de jouissance.
Un coup d'œil me fait croiser le regard de mon épouse. Elle suce un dard, je mange une chatte. Qui a écrit qu'un simple regard valait toutes les conversations ? Un poète à l'époque de l'amour courtois ?
Nous sommes complices. Toute rancune a disparu. Elle m'aime. Je l'aime. Elle suce un mec et c'est beau. Je lèche une fente et elle me regarde.
Sans nous concerter nous quittons la douceur de ces cuisses accueillantes. Le baiser que nous échangeons est doux, saturé d'odeurs.
Il est comme naturel que nous changions de place. Je me retrouve face à un mandrin qui brille et sur lequel mon épouse a abandonné sa salive. J'y ajoute la mienne. Il est beau, dur, mais encore un peu souple de cette souplesse qui fait que lorsqu'il se glisse… Oh, mon Dieu, j'y pense sans honte, avec envie. Ses bourses sont lisses. Je serre leur base, faisant tendre encore plus le bâton. Le gland est… Le sillon si marqué… La hampe lisse avec juste une veine… J'ai envie… Envie.
A côté, elles bougent. J'abandonne à regret la queue pour regarder. Elles ne vont pas loin, juste sur une serviette ou Livia s'allonge entraînant ma coquine de femme en 69 sur elle.
Spectacle magnifique.
—J'ai envie de toi. Tu es d'accord ? Me questionne celui que je vois déjà comme mon amant.
—Oui.
—Alors laisse-toi guider.
—D'accord.Je suis prêt à tout. Jamais je n'ai été si excité par un homme. J'imagine que, d'une certaine façon, je me libère de la honte qui me bridait.
Alors j'obéis. Oh, il est bien facile à suivre. Il me pousse derrière mon épouse qui montre sa croupe marquée par les traces de maillot de bain. Triangle qui pointe vers la fente que Livia doit manger.
Mon sexe connaît le chemin. Combien de fois ai-je pris mon épouse en levrette ? Elle aime, comme moi cette façon. Elle aime se tortiller pour bien me sentir. La fente m'accueille. Est-ce que ma femme sait qui la prend ? Est-elle capable de faire la différence entre moi et… Et le bâton de Romuald qui, hier, semblait si à l'aise, en territoire conquis, conquis sans grande lutte, plutôt offert sur un plateau par deux épouses en chaleur.
Il connaît le chemin mais jamais une langue n'est venue le caresser ainsi. La langue de Livia, serpent qui apporte une touche de perversité démontant encore un peu plus que tout est hors norme. La lune est notre témoin.
Je bouge doucement. Anne se tortille un peu. La coquine. Ma femme est une coquine. Comme si je le redécouvrais. Combien de fois m'a-t-elle surpris par ses envies, même lors de nos premières fois ? Elle n'avait pas de pudeur, pas de contraintes. J'ai l'impression que c'est moi qui d'une certaine façon l'ai bridée. Mais je vais me rattraper.
Je sens des mains sur mes fesses.
Je sens les caresses, mais aussi une impression de fraîcheur, fraîcheur qui disparaît alors que ma raie se laisse explorer.
Je sens cette main qui se plaque sur mes reins. Je sens cette autre main qui s'agrippe à ma hanche. Des poignées d'amour on appelle cette graisse. Elles portent bien leur nom. La deuxième main attrape la deuxième poignée d'amour. Je me crispe.
Non, surtout pas. Rappelle-toi, c'est en se décontractant que cela devient possible. Surtout que le dard que j'ai sucé.
Oh, il pointe. Je sens la pression de son gland. À la bouche, à la langue c'était une chair douce et encore souple, mais maintenant il a la dureté et l'efficacité du métal. Métal tiède mais qui…
Oh, il est entré. C'est si facile. Je me suis ouvert pour lui. Mon anus s'est laissé convaincre. Pourtant c'est comme s'il regrettait sa faiblesse. Il étreint, cherche à étouffer ce qui avance, avance, inexorablement, dans une glissade insensée, improbable, me remplissant, repoussant devant lui toute résistance.
La terre s'est arrêtée de tourner. Les horloges atomiques sont dérèglées. Tout le monde sait maintenant que…
Que sur une plage en Inde, un homme vient de se faire enculer par un autre. Il s'appelle Damien. Il est marié, d'ailleurs c'est sa propre épouse qu'il enfile aussi. Une épouse qui a choisi pour lui. Ah, les femmes sont bien plus fortes que nous. La mienne surtout.
"""Arrête tes conneries. Profite, putain profite. Tu ne le sens pas ? Tu ne sens pas, aussi que ta queue gonfle, qu'elle n'a jamais été aussi grosse, qu'elle palpite, qu'elle respire, qu'elle transmet ton plaisir à ta femme. Et elle, as-tu remarqué comme elle a bougé ? Tu n'as pas senti qu'elle s'est redressée, qu'elle a tourné la tête, qu'elle a vu, qu'elle a compris, qu'elle a gagné, que son mari, le mari qui la possède est lui aussi possédé, qu'un gros machin, celui dont elle avait parlé avec malice, le même qui l'a baisée la nuit dernière, oui que le même s'est glissé dans ton cul et qu'il te ramone ?"""
Il bouge. La vache, je le sens bien. Mais le lubrifiant est efficace.
Il me baise lentement. Et puis la pression de ses mains se fait plus forte, à moins que ce ne soit que la résultante des mouvements plus puissants, plus offensifs, plus bruyants. Oh, mon Dieu ce clapotis c'est le mien ? Celui d'Anne ? Comment faire la différence. Je mouille. On peut mouiller du cul ?
Oh, lune, témoin de mon plaisir. Vois-tu que ma lune à moi est labourée par une charrue d'amour.
Merci. Merci chérie. Il faudra que je lui dise, que je lui prouve, qu'elle sache que je suis heureux de son choix.
Je suis sans haine, sans honte, sans remord. Je suis moi, Damien, mari, père de famille. Je suis un homme. J'aime les femmes. J'aime Ma femme. Elle m'aime. Je remercie le hasard de m'avoir mis sur le chemin de ce travesti. Il a ouvert le champ des possibilités, des plaisirs, des jouissances. Oui, on peut être un bon mari, un bon père de famille et aimer se faire prendre le cul. On peut aimer lâcher prise, gémir, demander, implorer encore un peu, encore une fois, encore plus, toujours plus, que cela ne cesse jamais.
Mais seule la nature pourrait le faire. Mais elle a fixé les limites. D'ailleurs il en faut, elles sont nécessaires et attendues.
Attendues, car c'est la première fois que je sens mon cul se faire inonder ainsi. Avec mes rencontres protégées je n'avais jamais pu ressentir ce que je ressens actuellement. Ce foutre qui jaillit, qui me lessive qui déclenche des clapotis infâmes et si excitant qu'à mon tour je me libère.
À qui sont ces cris ?
Petite voix venant de la forêt.
Ils nous font chier ces humains. On ne peut même pas dormir en paix. Qu'ils restent chez eux. Ils sont trop vulgaires.
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Commentaires ()
Bravo et merci pour ces récits qui nous confondent dans nos tortueux fantasmes