Propos de qui ?
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Propos de qui ? — Chapitre 1

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DeuxD
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Propos de qui ?

Chapitre 1

Il a rajeuni de vingt ans, au moins, et du coup m'a entraînée dans son délire sexuel. Je dis délire, mais je ne le pense pas vraiment. Après tout j'en suis la bénéficiaire. Pourtant, pendant deux mois, juste après son départ en retraite, Philippe est tombé dans une sorte d'apathie, une apathie qui le faisait fatigué. Fatigué au réveil, fatigué la journée, fatigué le soir. Certes cela arrive lorsqu'on quitte un travail qui vous passionne. Pourtant ce n'était pas, ce n'était plus son cas, car ces deux dernières années il avait à gérer un grand nombre de personnel et pour lui c'était un calvaire. 
Et puis mai et le soleil sont arrivés. Il a repris le vélo, de grandes randonnées en solitaire, moi le vélo ce n'est pas mon truc. Il en revenait fatigué mais étrangement bien plus en forme qu'avant. Je dois dire, en toute vérité, que je le soupçonnais d'aller retrouver sa maîtresse, maîtresse dont la retraite le privait, car elle travaillait avec lui. Je ne suis pas jalouse. Philippe est bel homme et attire les femmes. Je n'allais pas pourrir notre vie de couple par des scènes d'épouse bafouée. Juste de temps en temps, je montrais que je n'étais pas dupe en parlant d'une amie qui avait découvert que son mari la trompait. Mais est ce que lui se doutait que moi aussi j'avais des aventures ? Probablement pas. J'étais extrêmement prudente. Je le savais jaloux, un comble ! Quand on était plus jeune, même jusqu'à la cinquantaine, je voyais son regard si, au cours d'une soirée, un homme s'intéressait à moi. Tant pis si vous me trouvez présomptueuse, mais je suis une belle femme et même si l'âge est arrivé avec quelques rides, je trouve qu'elles me vont bien.
Moi, j'ai pris ma retraite six mois avant Phil. Moi, je me suis très bien habituée. Il y a un temps pour tout et cette soudaine liberté m'a fait rencontrer le gérant du petit super marché près de chez moi. Bel homme, évidemment très professionnel avec ses clients et un peu plus avec ses clientes, mais sans lourdeur, juste ce qu'il faut pour se sentir bien. Cela s'est fait bien simplement. Déjà, quelques regards et sourires. Il est facile de détecter que certains regards et sourires sont porteurs d'intérêts particuliers. Alors que je "tâtais" des kiwis pour ne retenir que les "mûrs", il s'est approché.
—Bonjour.
—Bonjour.
—Il vous faudra les garder quelques jours pour les faire mûrir un peu. Je suis désolé mais cette livraison n'est pas top.
—En effet. Pour les faire mûrir je les mets en présence de pommes. C'est très efficace.
—Vous avez raison. Le parfait exemple de la complémentarité. 
—Comme pour les hommes et les femmes. Je le provoque. Je vais bien voir s'il réagit.
—C'est le grand mystère de la vie. Pourquoi dans la multitude, un homme et une femme se choisissent ?
—Oui, pourquoi ? On dit de mon sourire qu'il peut être ravageur.
—Oh, mais j'y pense, nous avons reçu ce matin une nouvelle cagette de kiwis. Ils sont encore au dépôt. Vous auriez plus de chance de…
—Excellente idée.
 
Voilà comment je suis devenue sa maitresse. À toutes celles qui ont un amant, je recommande les rencontres comme les nôtres. Pas dans un lit. À la rigueur dans un bureau. Mais le top c'est à l'arrache, cachés par des empilements de palettes, entendant les employés travailler alors que leur patron est en train de vous baiser, de vous labourer, de vous manger le minou ou que vous le suciez jusqu'à ce qu'il crache son jus. N'hésitez pas à accepter de rudes possessions, de vous faire traiter de tous les noms. Après tout vous n'êtes pas loin de la pute qui se fait prendre à l'arrache, n'importe où et seigneur que c'est bon.
Mais à la retraite de mon mari j'ai arrêté. Enfin presque, car son apathie, puis ses grandes balades en vélo, un vélo qui devait être le témoin des baises avec sa maîtresse, demandait un remède pour ne pas sombrer à mon tour.
 
Et puis juin est arrivé. Les balades en vélos sont devenues plus courtes. Evidemment sa maîtresse était en mission. Il me suffisait de regarder sur son smartphone. Alors il a redécouvert que sa femme était baisable… Et je l'ai encouragé.
Et puis la dernière semaine de juin avec le cadeau de ses collègues et du comité d'entreprise, une semaine au Cap d'Agde, nous a vraiment remis en couple. 
J'ai ma petite idée sur le choix du Cap d'Agde. Ses grandes plages naturistes et la réputation de la station ou le libertinage est la règle du moins dans des lieux bien identifiés. Il n'avait pas été jusqu'à choisir ce type d'endroit, ni même un hôtel naturiste. Si Phil, l'année dernière avait parlé de naturisme, jamais il n'avait abordé cette idée d'échangisme. Lui, jaloux, je le voyais mal laisser son épouse avec un autre. Je n'avais rien contre le naturisme…
Phil s'est réveillé. Oh, je ne suis pas dupe, si on dit le naturisme sage, il provoque chez lui des envies que seule son épouse peut satisfaire. Le matin, avant le petit déjeuné, l'après-midi dans les dunes, le soir avant dîner, et souvent après dîner au retour d'une promenade nous rapprochant des lieus libertins alors qu'étrangement à la proximité de ces endroits les robes des femmes devenaient de plus en plus légères et échancrées. J'étais l'heureuse bénéficiaire de ce spectacle. 
J'avais découvert qu'il prenait des pilules, qui si elles ne sont pas bleues, en ont l'efficacité. Mais on dit bien que ces pilules ne servent qu'à renforcer et qu'il faut l'envie. 
Il prend sa douche. On a bien baisé. Je ne m'en lasse pas. Une sorte de lune de miel, bien que je n'aie pas le souvenir de tant de baises à cette époque.
Il revient.
—Pourquoi tu souris ?
—Je me souviens de toutes les remarques que l'on m'a faite au moment de prendre ma retraite.
—Oh, à moi aussi.
—Du genre ; " Attention, avant vous ne voyiez votre mari que le soir et le week-end, alors que maintenant ce sera 24 heures sur 24. C'est un moment délicat qu'il faut savoir gérer""
— À moi aussi.
—On ne s'en sort pas si mal, n'est-ce pas ? Notre tête-à-tête se passe bien. J'ai faim, pas toi.
—En parlant de tête… Il laisse tomber sa serviette… J'en connais une qui voudrait qu'on s'occupe d'elle.
—Phil mais, on vient juste de…
—Si tu n'as pas envie…
—Si, si bien sûr…
—En plus, tu disais avoir faim… J'ai de quoi te faire attendre.
—Phil, tu es sur un mauvais chemin. Tu deviens paillard.
—Tant que tu m'accompagnes sur ce chemin…
—Cochon…
 
Quand je vous disais qu'il était chaud, super bouillant. Mais il m'a menti, son foutre ne m'a pas coupé l'appétit.
 
---------------------------------------
Dans l'entrée de l'hôtel, en partant pour trouver un restaurant.
 
—Madame, madame…
C'est le concierge qui m'appelle.
—Oui.
—Vous avec reçu une lettre.
—Une lettre ?
—Oui. On l'a déposée tout à l'heure.
 
L'enveloppe n'a pas de timbre mais est signée du nom de "Thermea-Villa", avec juste comme adresse : Chambre 33. Je l'ouvre. Je déplie la feuille d'un papier épais et de qualité. Je lis. En résumé il est indiqué que :
 
Madame X
Vous êtes l'heureuse gagnante d'un tirage au sort parmi toutes les clientes de nos hôtels partenaires.
Vous avez gagné une série de soins, message, sauna, jacuzzi pendant une durée de deux heures.
Cette invitation est pour le ; vendredi 27 Juin 10 heures.
Un taxi vous prendra et vous ramènera à votre hôtel.
Vous avez juste à confirmer en téléphonant au ; 04 67 XX XX XX
 
—C'est une blague ? Je questionne Philippe à qui je viens de donner l'invitation.
—Je ne sais pas. Attends je demande.
Il s'adresse au concierge.
—Vous connaissez "Thermea-Villa" ?
—Oui, Monsieur, c'est un centre de remise en forme. Massage, sauna, jacuzzi, etc.
—Vous avez entendu parler d'un tirage au sort parmi les clientes de votre hôtel et d'autres ?
—Je ne sais pas Monsieur, je travaille ici seulement depuis quinze jours. Le directeur pourrait vous répondre. Il est malheureusement absent. Il reviendra demain dans l'après-midi.
—Ah !
—Je peux l'appeler si vous voulez. J'ai son portable, pour les problèmes.
—Non, non, ne le dérangez pas.
 
—Au moins le "Thermea-Villa" , existe. Il me dit.
—Oui, je le vois sur Google. En effet c'est un centre de remise en forme…
—Alors téléphone. Tiens prend le mien.
—Oui. 
 
J'appelle. On décroche aussitôt.
 
—Bonjour, centre "Thermea-Villa", à votre service.
—Bonjour. Je viens de recevoir une invitation pour demain, chez vous.
—Certainement et que puis-je pour vous ?
—C'est une invitation pour des soins gratuits, votre tirage au sort.
—Euh, attendez un instant.
—Tu vois c'est une plaisanterie. Je regarde Phil. Mais déjà la femme revient.
—Madame. En effet, je confirme. Des soins gratuits, demain matin. Un taxi viendra vous chercher vers 9 h 45mn. Vous êtes bien à l'Hôtel des sables. 
—Oui, c'est cela.
—Vous confirmez donc votre venue ?
—Un instant.
Je me tourne vers mon mari qui a écouté la conversation.
—Qu'est-ce que je fais ?
—Mais tu y vas.
—Cela va durer plus de deux heures. Tu vas faire quoi ? Cela ne t'ennuie pas ?
—Pas du tout. Je vais bien me trouver une petite jeune sur la plage. 
—Sérieusement.
—Mais accepte, allons.
 
—Oui, merci d'avoir attendu. Donc je confirme que j'accepte.
—Parfait. Je peux noter le numéro qui s'affiche s'il était besoin de vous joindre ?
—Bien sûr.
—Alors à demain.
— À demain
 
---------------------------------------------
 
Le lendemain matin.
 
Le taxi est à l'heure. En moins de dix minutes il me dépose devant l'entrée de l'établissement. Mais la porte est fermée. Pourtant une femme apparaît et vient m'ouvrir.
—Bonjour, Madame. En réalité nous n'ouvrons qu'a onze heures. Vous êtes la seule cliente pour l'instant. Entrez.
Quelques pas et elle me conduit dans une pièce… Me propose un café… Me fait asseoir. 
—On va bientôt venir pour commencer les soins.
—C'est une vraie chance d'être la gagnante de ce tirage au sort.
—N'est-ce pas. Mais je vous dois la vérité. En principe je ne devrais pas vous le dire, je n'en ai pas le droit, mais entre femmes…
—Vous m'inquiétez.
—Oh, ne le soyez pas. Voila. La réalité est que ce n'est pas un tirage au sort, c'est une réservation faite par votre mari.
—Mon mari. Vous êtes certaine. Et il aurait réservé depuis quand ?
—Un mois environ.
—Et pourquoi il ne m'a rien dit ? pourquoi cette histoire de tirage au sort ? Pourquoi vous ne deviez pas en parler ?
—Il ne s'agit pas seulement d'un parcours de soins. En réalité ce parcours est ponctué de sollicitations, de propositions sexuelles.
—Oh, il veut me tester. 
Je réfléchis à toutes vitesses. Peut-être que Phil s'est aperçu de mon infidélité avec le patron de la supérette ? Il a réservé depuis un mois. Il sait déjà que nous irions au Cap d'Agde. 
—Pas vraiment. Au contraire.
—Comment cela, au contraire ?
—Vous avez un mari qui a peur de vous dire en face ce qu'il aimerait.
—Mon mari, Phil ?
—C'est étonnant, mais si vous saviez ce que je vois. Savez-vous que nous avons deux entrées. Une, celle par laquelle vous êtes arrivée, mais aussi une autre du côté nudiste et échangistes. 
—Non.
—Nous avons une petite réputation dans l'organisation de soirée…
—Je comprends, mais que veut mon mari ?
—Il aimerait faire évoluer votre sexualité. C'est clairement ce qu'il m'a dit. Pendant le parcours de soin proposez à Julie différents scénarios, des tentations afin de voir ses réactions.
—Et je dois faire quoi ? C'est un piège ? 
—Pas du tout. Il aimerait savoir si vous seriez partante pour de l'échangisme, ou autre chose.
—Et si je ne veux pas ?
—C'est votre choix. Il ne saura pas que je vous ai prévenue. 
—Mais comment saura-t-il ce que j'ai fait. Fait, ou pas fait.
—Je ne lui dirai que le minimum. Non, vous n'avez pas été tentée. Oui, mais l'avez été. Mais pas plus. Ce sera à vous de lui dire, si vous le souhaitez. Ou, à lui de vous questionner. Dans tous les cas il y a un moment ou vous devrez vous parler.
—Mais si je suis tentée et que je vous demande de mentir.
—Non, Madame, entre femme je vous préviens, mais votre choix devra être assumé.
—Admettons. Mais si Phil veut me tenter par le libertinage, pourquoi attendre la fin de notre séjour. Il aurait été plus logique en début, car si… Alors nous aurions pu aller dans des lieux qui…
—C'est simple. Je n'avais pas de disponibilités avant.
—Mais cela doit lui coûter cher.
—Un certain prix. Mais quand on aime, on ne compte pas. Et rassurez-vous, de l'autre côté, il ne manque pas de personnes, prête à se dévouer. Vous êtes une belle femme. Vous ne sauriez imaginer combien seraient heureux de vous tenter. Pensez, en plus, un rendez-vous organisé par un mari. Dans ces milieux, l'ambiance joue beaucoup. Entrainer une épouse pour la "dévergonder". Un challenge. 
 
Une jeune femme apparait. Une Asiatique. Une poupée.
 
—Voila. Je vous laisse entre les mains d'Achara. Nous nous retrouverons après.
—Vous me conseilleriez quoi ?
—Madame, c'est votre choix. Tout dépend de vous. Je ne doute pas que, comme toute femme, toute épouse, vous avez des fantasmes. C'est l'occasion de les réaliser. Les réaliser sachant que c'est d'une certaine façon avec la bénédiction de votre époux. 
 
Achara m'entraîne d'un sourire. D'une voix chantante elle me dit en me montrant une cabine :
—Je vous en prie. Veuillez-vous mettre nue, s'il vous plait. Je vais utiliser de l'huile parfumée pour le massage et cette huile peut tacher…
En me déshabillant je pense à cette aventure, ce piège tendu par Philippe. Je comprends maintenant le choix de cette ville. C'est évident qu'il l'a choisie en toute connaissance de cause, avec la ferme intention de… Je comprends maintenant cette frénésie de sexe, imaginant tant de choses. Il a dû ronger son frein en attente de ce rendez-vous tardif.
Il est fou. Cela a dû lui coûter bonbon. Je ne sais pas quelles seront les tentations mais… 
Jamais je ne l'aurais pensé si timide. Ne pas oser me parler de ses envies. Ses envies, lesquelles d'ailleurs ?
 
—Madame, vous êtes prête ?
—Oui.
Elle ouvre la porte. Je la découvre nue aussi. Elle est petite, menue, petite poitrine, hanches étroites.
—Je vous en prie.
Elle me montre la table de massage. Elle est assez basse pour que je m'y installe… Sur le ventre… Le visage dans un orifice.
De l'huile, beaucoup d'huile. Tout mon corps. Chaque millimètre massé, huilé, sans tabou. Depuis ma nuque jusqu'à l'extrémité de mes pieds, en passant par mes fesses, ma raie ouverte afin que l'huile et une main puisse s'aventurer.
C'est bon. Je ne vois que les pieds et les chevilles de ma masseuse
—Vous voulez bien vous retourner s'il vous plaît. 
Elle me réveille d'une agréable torpeur. Je me retourne. Un petit coussin sous ma tête. Une serviette chaude sur mes yeux.
Le massage reprend. Chaque millimètre massé, huilé, sans tabou. 
C'est bon. Je suis aveugle. C'est à la fois doux et puissant. Cette façon de m'envelopper chaque sein, de l'étreindre en le massant, de s'attarder sur le téton, que je devine pointer, de masser mon pubis, l'intérieur des cuisses.
Et puis la table descend. Elle bouge. Alors cela change. Je sens qu'elle est au niveau de mes jambes. Oh, un souffle sur ma fente, un souffle puis comme une bosse, son nez, oui son nez.
Son nez qui monte, laissant sa place à des douceurs, ses seins probablement, ses seins et puis son ventre. Je sens sa respiration sur mon visage. Elle est presque toute entière sur moi.
Elle redescend.
Elle remonte.
Chaque fois je découvre une autre sensation. Je connaissais le nom, massage Body-Body. Le corps d'une jeune masseuse sur le corps d'une autre femme. C'est délicieux. De l'effleurement à la vraie pression, tout est délicat. Sa poitrine sur ma poitrine. Son sexe sur mon sexe. Sa respiration au-dessus de mon visage, un souffle qui se promène, qui insiste sur mes lèvres. Je les entrouvre. Un contact et puis elle repart.
Une longue descente, bien plus lente qu'avant. Cette fois-ci la bouche s'arrête sur un sein. Une bouche, une langue, langue que je sens malicieuse et qui titille mon téton. Et puis les lèvres qui se referment, emprisonnant la pointe de chair, si sensible et que je sens… Oui, je sens du plaisir. Je sens mes seins qui doivent être gonflés, les tétons dardés. 
Elle insiste. Elle ne peut que constater que j'apprécie ses caresses. Ce massage est-il une première tentation ? Philippe veut-il savoir si je suis sensible aux caresses de femmes. C'est dans son fantasme, me voir avec une autre femme ? D'où cette "tentation". Une tentation bien agréable, qui en réalité ne demande pas de réelle participation. 
La jeune femme a compris que je ne m'enfuirais pas. Ses lèvres tracent des méandres en descendant, faisant durer le plaisir, comme pour vérifier une dernière fois.
Voila. Sa bouche est sur mon pubis. Elle… Oh, elle pousse sa langue. Je gémis. Un doigt qui me pénètre tout doucement et qui ressort avant même que je ne puisse l'apprécier. Mais c'est au bord de mes lèvres que ce doigt m'est proposé. Du moins je le pense. Du moins j'en suis certaine. Il porte une odeur qui me dénonce. 
C'est comme si j'avais donné un accord silencieux, tacite. En suçant la liqueur que portait ce doigt, je reconnais que j'ai envie.
Envie de ces lèvres qui se posent, juste posées, sur ma fente, lèvres sur lèvres. Je gémis.
Envie de cette langue qui pointe, qui va de gauche à droite, comme pour bien remarquer les ondulations de ce lieu. Une langue qui plonge avant de revenir. 
C'est bon. Mais je sens une main qui se saisit de mon poignet. Que veut-elle de moi ? Mais cette main entraîne la mienne et la pose sur…
Un sexe d'homme. Une verge en érection. Je sursaute et retire ma main. 
Elle a cessé avec sa bouche. Je sens la chaleur de sa respiration qui étonnamment déclenche de la fraicheur sur ma vulve humide.
Il y a donc un homme dans la pièce. Il est arrivé sans bruit. Mais même s'il avait fait du bruit j'étais si concentré ailleurs que je ne l'aurais pas remarqué.
Sa bouche revient. Sa langue s'enfonce, s'agite, remonte vers le haut de ce sillon pour atteindre mon petit bouton. Mais elle ne s'attarde pas alors que j'ai envie qu'elle me le suce. Non elle replonge dans le sillon, et descend, descend. Elle retrouve la surface et sans hésiter arrive vers mon petit trou. Elle le caresse.
L'homme est-il encore là ? Je lance mon bras. Aussitôt j'ai le contact de son corps, de son ventre, son ventre nu. Il ne bouge pas. 
Voilà une autre tentation. Mais une tentation pour quoi ? Juste toucher, voir branler une bite ? Philippe, c'est ton délire ?
Il bande toujours. Ma fuite ne l'a pas découragé. Je ne peux… Je ne veux pas bouger, pour laisser la femme me manger le minou… Aussi je n'ai pas beaucoup de liberté de mouvement. Assez, cependant, pour retrouver le vit et l'enfermer dans ma main. 
Je m'y accroche comme à une bouée. La masseuse est passée à la vitesse supérieure. Elle est agile de sa bouche, ses lèvres, sa langue, même de son nez qu'elle pousse dans ma fente, mais pas que. Ses doigts aussi sont agiles. Elle en a glissé un dans chaque orifice, con et cul. Philippe a-t-il précisé que mon petit trou se fait visiter souvent et qu'il aime.
Le plaisir monte, monte. 
—Doucement, vous me faites mal. 
Me susurre à l'oreille le propriétaire du bâton que je serre comme une malade, une bitte d'amarrage.
Je relâche ma prise mais ma jouissance arrive. Mon corps est un arc qui se tend, se tend et se relâche lorsque je coule et inonde les lèvres de ma masseuse.
Voila. Tentation "une", reconnue, identifiée, acceptée. 
Je reprends doucement ma respiration. C'est comme si j'avais couru un cent mètre. J'ai toujours la queue dans ma main. Je la branle doucement. J'entends la respiration de l'homme.
On me caresse. La femme est revenue. Je sens aussi que la table bouge au niveau de mes fesses. Mes jambes sont dans le vide, mais une main secourable les retient pour les laisser pendre...
On me donne quelque chose dans mon autre main. Un carré, pas épais. Je comprends, c'est un préservatif. C'est comme une question.
Voilà donc la tentation "deux". Qu'un homme me prenne. Un inconnu. Si je hoche ma tête… Oui, ils ont compris. Pas de doute ils sont complices. On chasse ma main. On la reprend. La texture est différente. La capote est sur le mandrin.
Oh… Il pose son bâton sur ma fente. Il le bouge, simulant une pénétration. Il frotte sur mon clitoris encore gonflé du plaisir. Il continue. Il m'excite. Merde il faut faire quoi ?
Soudain je comprends, je dois le demander. Tentations "deux", mais "MA" décision. Que veut-il en réalité ? Que je résiste pour lui montrer que je lui suis fidèle. Accepter afin d'entrer dans son jeu ?
—Oui, je veux.
Il n'attendait que cela. Il bande pour moi. Je suis donc désirable.
Il entre. Je suis ouverte, grasse, humide.
Alors il me baise. Il sait comment contrôler mon plaisir. Des mains caressent ma poitrine. Des lèvres viennent se poser sur les miennes et cette fois pour échanger un baiser.
Une langue joue avec la mienne. Un sexe remplit mon vagin. C'est bon. 
Et ce mouvement. La table qui bouge. Ce que je sens approcher, qui assombrit mon bandeau. Une… La minette de la masseuse. 
Oh, elle caresse mon clito. La queue m'envahit. Je goûte à ce jus que je ne connaissais pas. J'ai déjà sucé des bites mais jamais de clito.
 
Je redescends doucement sur terre. Philippe, mon chéri que veux-tu de moi ? Vraiment ?
 
—Je vous emmène vers le sauna. On vous attend.
 
On m'attend ! Deux jeunes hommes sont déjà là. On échange des bonjours. Ils sont comme moi, nus, sans pudeur. Je m'assieds, laissant toutefois quelques mètres de distance.
 
—Excusez-moi, mais avec mon ami, on se demandait si vous n'étiez pas à la soirée de Jeudi.
—Ah ! Quelle soirée ? C'est quoi cette question ?
—Une soirée masquée, au "Libre comme l'air" ?
—Ah, je ne me souviens pas. Où est le piège ?
—Marc, mon ami est certain de vous reconnaître.
—Oui, j'en suis presque certain. Bien sûr, pas par votre visage. Mais par vos lèvres, aussi cette façon de vous tenir, pudique, vos hanches… C'est ce Marc qui parle.
—Eh bien, je vous aurais laissé un bon souvenir. J'essaie d'entretenir la conversation pour en savoir plus.
—Oh, que oui. Votre mari aussi était très content.
—Mon mari ?
—Mais oui. C'est lui qui nous a invité. Vous attendiez dans un petit salon, sagement assise sur le canapé. Vous portiez une robe à fleur, une robe d'écolière, boutonnée jusqu'au cou, plissée en bas.
—Ah ! Et ? Mon mari ? Philippe, c'est quoi ce délire ?
—Quand on est arrivé. Il nous a dit textuellement : 
Ne vous fiez pas aux apparences. Elle n'a rien d'une épouse sage. C'est en réalité une vraie salope. Vous pouvez en faire ce que vous voulez. Pas de brutalité, mais soyez des hommes, des mâles, qu'une femelle se doit de satisfaire. N'est-ce pas, chérie, que tu es une vraie salope, une chienne qui veut se faire couvrir.
—Vous avez répondu : Oui mon amour. Et il vous a enlevé votre robe. Vous étiez nue dessous. Ensuite il a été s'asseoir dans le fauteuil et il a regardé. 
C'est donc ça le délire de Philippe ? Du moins un de ses délires. Faire le mari Candauliste. Oh, pas n'importe quel mari, non le mari d'une épouse qu'il veut cochonne. Et les deux hommes, qui viennent d'une certaine façon de réciter un scénario qu'il aimerait possible.
—Attendez. Je suis certain de reconnaître votre voix. Thomas, toi aussi je suis certain que tu pourrais reconnaitre. Madame, vous voulez bien dire "Oui, mon amour". Attendez, qu'on se retourne. Voilà, dite le :
—Oui, mon amour. Je dis, amusée de ce scénario.
—C'est elle. Tu es d'accord avec moi, c'est bien elle.
—Oui, certain. Une voix pas très assurée, mais chaude.
 
Les deux hommes se regardent. Ils avancent vers moi. Ils n'ont que quelques pas à faire.
—Debout. Ton mari n'est pas là, tu lui raconteras si tu veux, mais on va te baiser. L'autre soir quand ton mari a dit "Stop" on sentait bien que tu en voulais encore.
Philippe, c'est pour cela que tu avais choisi le Cap d'Agde ? Pour m'entraîner dans ce genre de soirée ? Pour me voir avec d'autres hommes ? Pire me faire traiter comme une salope ? C'est ça que tu voulais ? Mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé ? Ton fantasme est plus que de me voir, c'est de me voir me comporter en salope. Ton rêve, voir ta femme en pute, chaude du cul ?
Je me suis levée sans réfléchir, perdue dans mes pensées. Mais les hommes ont pris ce mouvement pour un accord. Leurs mains se promènent partout sur mon corps. Elles n'ont pas la douceur de la masseuse, mais leur rudesse est au niveau de leur désir. Ils me font tourner. Je suis leur proie. Mes seins sont pressés, mes fesses pelotées, ma fente déjà couverte par une main. Mais aussi des baisers, dans le cou, sur mes seins, sur mes lèvres. Une langue qui avance dans ma bouche. Ma tête emprisonnée entre deux mains. La langue qui me cherche.
Alors c'est comme un signal. Je réponds au baiser. Ma langue se fait combattante. Nos salives se mélangent. Mais ce n'est qu'un moment.
—Suce nous salope.
Les mains qui pèsent sur mes épaules ne me laissent pas de liberté. Liberté… J'ai la liberté… Ce n'est qu'un jeu… Qu'une proposition… Une tentation…
La patronne a bien dit qu'elle ne donnera pas de détail, que c'est moi seule qui déciderai d'avouer ou pas. Avouer, non, ce n'est pas le bon verbe, car tout ceci est par l'idée de mon mari, non, accepter, voilà c'est le bon, accepter ce qui est offert.
Deux queues languissantes. De me voir ainsi ne les fait même pas bander. Pourtant ils savent. Ils sont volontaires. Je suis leur challenge. 
Le mien de challenge est de leur montrer que si je suis une épouse, je n'en suis pas moins volontaire, qu'une queue faiblarde ne me fait pas peur.
Je prends chacune entre une main. C'est seulement lorsque les choses sont côte à côte que l'on peut voir les différences. Le gland, le frein, le sillon, la hampe, les veines, les couilles. Elles sont lisses. Elles respirent la bonne santé. Il me semble même détecté une pointe de parfum.
Pas de jaloux. Le même traitement pour les deux. D'abord la soulever. Tirer la langue du plus loin possible, des couilles, pour remonter. L'un après l'autre. Déjà je détecte des frémissements. 
Vous sentez comme j'enveloppe vos belles couilles avec ma main. 
Vous sentez que la ménagère n'a pas peur de laisser un de ses doigts pour aller titiller votre petit trou.
Vous sentez comme je lèche le gland, doucement, glissant ma langue dans le sillon.
Vous sentez comme je le gobe.
Et toi tu vois ce que je fais à ton copain. C'est bientôt ton tour.
Putain, ils bandent comme des malades. Ils ont perdu leur souplesse. Ils sont tendus vers un même désir.
Vous voulez quoi ? Mon mari vous a-t-il donné une feuille de route ? À défaut d'une feuille de rose. Hi, Hi. Finalement c'est une bonne idée. Il vous a demandé que je vous suce jusqu'à cracher ? Il en serait capable, le pervers. Oh, tu vas voir mon petit, lorsque je vais rentrer, je vais te faire mariner.
Ma femme a-t-elle cédé à la tentation. ?
—Arrête, arrête. T'es vraiment une chaude du cul. Il suffit de te donner une bite et tu la manges. Tiens mets nous donc ça.
Le "ça" ce sont deux capotes. Je sais encore les dérouler… Dommage. Mon chéri tu aurais dû prévoir des "appâts" clean. Je ne refuserais pas une belle giclée de foutre dans ma chatte, ou mon cul. 
—Bien. Lève-toi… Monte… Oui, comme ça. Ta jambe droite sur l'autre marche.
La position, un pied sur une marche, l'autre sur une autre, me rend accessible. Déjà, un devant moi et l'autre derrière, ils promènent leurs mains. L'un glisse un doigt, dans ma fente.
—Elle mouille. Tiens goûte. 
Je suce le doigt comme doit le faire une salope. Mais un autre doigt choisit l'autre chemin. Il tourne, bouge, en appelle un autre. Je comprends son intention. Il veut… Je sens ses lèvres près de mon oreille.
—Je vais te prendre par le cul. On n'a pas eu le temps l'autre fois. Tu sais Marc et moi on a notre petite réputation pour le double. Tu vas voir. Tu pourras le raconter à ton mari.
—Non… Non… Pas en même temps…Je n'ai jamais… Vous êtes trop…
—Rassure-toi, on sait comment traiter les salopes comme toi. Tu n'es pas la première. Après tu ne voudras plus que cela. 
 
Philippe ? Tu avais ce fantasme aussi ? Je sais que tu aimais me prendre alors que j'ai un plug, mais tout de même…
L'homme pointe son dard. 
Ouf c'est dans ma chatte qu'il entre. Il entre si facilement que j'en ai honte. Mais il ne s'attarde pas. Je comprends qu'il a voulu… Mais son dard pointe mon anus. Son complice s'est rapproché. Il est face à moi, me tiens les épaules. L'autre pousse, pousse. J'ai le sourire de son complice sous les yeux, un sourire goguenard, remplit de certitudes.
Ahhh. Il est entré.
—Tu vois c'est facile. 
Me dit celui qui est en train de m'enfoncer son dard dans les fesses. Il fraie son chemin, avec puissance, détermination mais sans violence. La violence est dans :
—Eh, il avait raison, ton cul est accueillant. Il a dû en passer des mandrins par là.
—Oui et des plus grosses que toi. 
Je me prends au jeu, me moulant dans ce rôle qui m'a été attribué par mon mari, mon propre mari. Il me veut salope. Mais est ce qu'il ne vise pas au-dessus de ses moyens. Qui lui dit qu'une fois bien "débridée", il pourra encore me satisfaire. Hein, mon chéri, as-tu les moyens de tes ambitions.
 
Il m'a enculée jusqu'à la garde.
 
Son complice le sait. C'est à lui de se placer. Lui, j'ai son visage en face du mien. Je vois les regards qu'il jette vers le bas, alors même que son ventre lui en fait obstacle. 
Je suis prise en sandwich. Je vois la grimace sur celui qui me possède. Oh, je sens que le chemin est étroit. Je suis bien placée pour le savoir. Je vois sa grimace alors qu'il bataille avec la bite de son copain. 
J'ai dépassé les limites. Pour la première fois je suis prise par deux verges de chair et pas seulement un plug synthétique. C'est plus gros, plus long, plus envahissant mais plus chaud, plus humain, plus…
—Tu vois que c'est facile. 
—C'est par ce que vous en avez des petites.
—La salope… La chienne… Elle nous provoque… Tu vois Marc, je te l'avais dit. Il faut se méfier de l'eau qui dort. De la bourgeoise bien sage. De la ménagère. Oh, je plains son mari. Il a soulevé le couvercle. Attends ma belle tu vas déguster.
 
Et je déguste. Ils m'ont soulevée. Je ne touche plus terre. Je suis ancrée sur leurs deux mandrins. Mais c'est inconfortable. Les mouvements sont limités.
Alors ils décident de changer.
Je mérite le nom de chienne. Quoique si on a tous vu des chiennes se faire embrocher par un mâle, moi je n'ai jamais vu une chienne sucer le gourdin d'un autre mâle.
Je ne peux même pas crier ma jouissance. Philippe que fais-tu de moi ? Tu as amorcé de choses dont tu n'as pas conscience. Nos hommes nous croient différentes d'eux. Mais nous aussi avons des envies que nous n'osons pas avouer.
Le premier jute sur mes reins.
Le second vient le remplacer.
----------------------------------
Ils me laissent avec un grand "bravo". 
La porte s'ouvre sur la masseuse.
Une bonne douche et avant de partir je revois la patronne.
 
—Je suis heureuse pour vous. Comme convenu, je dirai juste que vous vous êtes laissée tenter. Pour le reste c'est à vous de voir….
 
PHILIPPE
 
 
Je sais, Julie croit que c'est moi qui ai choisi Le Cap d'Agde, alors que c'est le comité d'entreprise qui a des prix pour cet hôtel. Mais après tout cela me va bien. D'ailleurs on s'est retrouvé comme jamais. Il y avait une éternité qu'on n'avait pas tant, et si bien, baisé. Nul doute que de savoir qu'à seulement quelques centaines de mètres il y avait des gens pour qui la sexualité n'a pas de limites ni contraintes, nous inspirait. J'avais même été jusqu'à apporter une pointe de "macho" dans nos baises. Il faut dire que j'étais informé pour son aventure avec le patron de la superette. Une belle âme m'avait fait destinataire d'une clé USB ou on voyait Julie se faire démonter par le mec. Quand je dis démonter, c'est assez parlant. On les voyait, derrière des empilements de paquets, elle en appuis sur un tas de palette, cambrée comme une pute, la tête tirée par le mec qui tenait sa queue de cheval dans sa main, qui lui tapait les fesses avec l'autre et qui la traitait de tous les noms, de pute à chienne, et elle qui répondait que oui…
Evidemment que cela m'avait foutu un coup. Je me suis aussi inquiété que cette vidéo et peut être d'autres ruineraient sa réputation et la mienne par ricochet, sans parler des enfants. Mais le con qui m'avait envoyé la vidéo ne savait pas que de nombreuses infos sont contenues dans le fichier. Il y avait son nom. Facile pour moi de le coincer à la sortie de son boulot. Un ado qui faisait un stage. Je l'ai fortement engagé à effacer la vidéo de son smartphone. Bref je lui ai fait peur. Il n'avait que cette vidéo. Il m'avait aussi appris que leur relation avait cessé à une date qui correspondait à mon début de retraite. Un bon point pour elle et je n'allais pas pourrir nos retrouvailles si redoutées de la vie en commun, 24 h sur 24h. Mais il me restait cette vision de mon épouse, chienne en chaleur qui se faisait secouer.
 
Tiens, elle revient. Un taxi la dépose. Vraiment quelle chance d'avoir gagné ces soins. 
Elle est souriante, légèrement maquillée.
—Alors c'était bien ? Raconte.
—Très bien même. J'ai une faim de loup, pas toi ?
Faim de loup et faim de cul. Sieste, plus que crapuleuse. Cette séance me l'avait rendue toute chaude, excitée. Elle a même été à me sucer sur la plage, à peine dissimulée par le coupe-vent.
—Quel dommage que l'on parte demain. Mais on reviendra, n'est-ce pas chéri ?
 
Elle se douche. Elle a commencé nos valises.
Tiens j'ai reçu un message. Il vient du centre de soin.
 
—Madame, j'avais oublié de vous dire que tout a été filmé. Je vous envoie les Vidéos. Ce sont les uniques exemplaires. La confidentialité fait partie de nos services.
 
Manifestement ils pensent que c'est le téléphone de Julie. Des vidéos ? Quelles vidéos ?
 
Oh, la coquine, elle se laisse caresser par la masseuse.
Plus que caresser.
Et ce gars… Et cet inconnu qui la prend.
Et… Et… Dans le sauna… Avec deux….
La salope ! La garce. La putain.
 
—Tu peux m'expliquer ça ? 
Elle revient de la douche, toute guillerette.
—Quoi ? Mais tu ne devais pas le savoir… 
Je m'attendais à ce qu'elle s'effondre.
—Savoir quoi ? Que tu t'étais organisé une partie de baise. Je ne te suffisais pas. Le patron de la supérette te manquait à ce point. Salope… Garce… Deux en même temps… Catin…
—Quoi ? Quoi ? Si tu parles de Max, moi je peux te parler de cette pute que tu baises depuis des mois. Le vélo ! Tu me prends pour une conne ? En plus, tu n'as même pas le courage… Cela ne m'étonne pas… Tu n'assumes même pas. Tu m'organises des "tentations" mais tu espérais que je resterais de marbre. Voilà ce que tu voulais. Me tester. C'est toi le salaud. Envoyez sa femme pour… Et ne pas assumer… Tant pis pour toi. Il ne fallait pas organiser un piège pareil. Il te revient dans la gueule. Salaud… Salaud… Je ne resterai pas une seconde de plus. Je te laisse avec tes fantasmes que tu n'assumes même pas.
Je suis stupéfait par son aplomb. Je lui montre les preuves de ses coucheries et elle m'accuse. Mais elle parle de quoi ?
 
Elle part furieuse avec sa valise.
Je reste comme un con. Je ne comprends plus rien. Pourtant les vidéos apportent plus qu'une preuve, des preuves… Une masseuse, un mec, puis deux, en même temps, en double et comme dans la vidéo dans l'entrepôt, salope, qui assume.
La nuit est longue.
Avant de partir, je règle les extras. Le concierge ne me questionne pas sur l'absence de mon épouse. 
J'attends le taxi. Il pleut. J'attends à l'intérieur.
 
—Bonjour. J'aimerais rencontrer la femme qui occupe la chambre 33. 
Un homme questionne le réceptionniste.
—C'est-à-dire que… Vous pouvez me dire son nom ?
—Non, mais vous devez savoir si une enveloppe lui a été remise, hier.
—Monsieur, je ne peux pas vous le dire. Contactez-la directement.
—Écoutez, c'est un peu particulier. J'avais réservé, pour mon épouse, une série de soins aux "Thermea-Villa". C'était une surprise. Mais ces cons-là se sont trompés d'hôtel. C'est chez vous qu'ils ont envoyé l'invitation Je le sais, car comme je ne voyais rien venir, je les ai appelés hier soir et c'est là que j'ai appris leur erreur. Non seulement ils se sont trompé d'hôtel mais l'invitation a été utilisée par l'occupante de la chambre 33. Elle était seule ? 
—Monsieur, c'est confidentiel. De toute façon cette cliente est partie.
Je croise le regard du réceptionniste.
—Écoutez entre nous, vous allez comprendre.
L'homme baisse le ton, mais je m'approche discrètement. Le réceptionniste le voit, mais ne dit rien. J'arrive à saisir.
—…. Des soins particuliers… Je voulais tenter mon épouse… Ne me dites pas que vous ne connaissez pas la réputation du "Thermea-Villa"… 
—Si Monsieur, mais…
—Et je me retrouve comme un con, à devoir tout recommencer. Juste, dites-moi, cette femme elle avait l'air comment en revenant ?
—Monsieur. De toute façon elle est partie hier soir.
—Je sais, je sais. Confidentiel ! Confidentiel !
 
L'homme part. Je me rapproche. Le concierge parait très ennuyé.
 
—Est-ce que j'ai bien compris ? Ce massage n'était pas classique ? Que c'est ce Monsieur qui l'avait commandé ? Vous saviez que le "Thermea-Villa" était connu ? Mais connu pour quoi ? Que voulait dire cet homme ?
—Mais c'est-à-dire que…
—Écoutez ma femme est revenue de cet endroit, totalement chamboulée et en plus pensant que moi j'avais quelque chose à voir avec ça.
—J'ai pensé que c'était vous.
—Vous, quoi ?
—Que vous aviez tout organisé.
—Mais, putain, organisé, quoi ?
—Une séance de libertinage. Un…
—Quoi, libertinage…
—Monsieur…
—Putain, je comprends pourquoi elle n'arrêtait pas de me dire qu'elle n'avait fait que suivre mes indications.
—C'est le principe Monsieur. Cela arrive. Pas très souvent, mais c'est un grand classique. Monsieur ou parfois Madame qui veut, sans avoir l'air d'y toucher, faire comprendre qu'il ou elle voudrait… Enfin vous voyez ?
—Bien sûr que je vois. Je ne vois même que ça… 
 
Putain de merde. Elle avait raison. Si elle a cru que c'était moi qui…
 
Je l'appelle. Elle décroche seulement au troisième essai.
—Qu'est-ce que tu veux ? Un problème avec les enfants ?
—Non, je voudrais te parler.
—On s'est tout dit, hier.
—Tu es où ?
—Rassure-toi, je n'ai pas couché dehors. Là-bas, il y a toujours une place pour une épouse salope…
—Je… 
—Si tu as quelque chose à dire, dépêche-toi. On m'attend. Ils adorent les nouvelles salopes. Je sens que je vais me faire défoncer… Oh, la vache, il y en a un qui en a une… Énorme… 
—Moi, je rentre. Je prends le train.
—Tu ne dis rien. Tu ne réagis même pas. 
—J'ai merdé. Je ne t'ai pas fait confiance. Mais, tu penses tout de même rentrer ?
—Dès que… Bon, ça va, je suis dans le train. J'arrive dans une heure.
—Attends-moi, s'il te plait. J'ai appris que…
—Que quoi ?
—Si tu attends tu sauras.
—Saura quoi ?
—Un quiproquo. 
—Qui ?
—Promets de m'attendre.
—Je promets. Mais…
—Mais moi je promets que tu ne le regrettas pas. 
—Ah !
—Comme tu arrives la première, pourrais-tu nous préparer un petit diner. Quelque chose de simple. Par contre prévois pour trois. Et mets une jolie robe. Tu sais celle que ton amant retroussait pour te prendre.
—Phil ?
—Dès que je raccroche je vais passer une commande à la superette. Je suis persuadé que le patron lui-même viendra la livrer.
—Phil , Tu as bu ?
—Non. Au contraire je viens d'ouvrir les yeux. Et, chérie tu vas aimer…
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DeuxD
15 mai 2025 à 18:15
Bonjour.
Il est vrai que nous sommes étonnés de ce silence assourdissant. Notre hypothèse, qui protège notre égo démesuré, est que le soleil a incité nos lecteurs à se confronter à la réalité. Un petit crack crack avec Madame et regarder aussi toutes ces silhouettes que le soleil magnifie surtout que la mode sans soutif va dans le bon sens....
Soyez respectueux
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Photo de profil de Frederyc
Frederyc
15 mai 2025 à 14:41
Pas de commentaire ??? Pour une intrigue si originale bien écrite et avec un hilarant final qui laisse imaginer à chacun sa propre suite.
Quand même, les gens sont ingrat !
Mes félicitations à DeuxD
Soyez respectueux
Répondre

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