Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cécile, vacances au paradis. — Chapitre 3 · Le goût du large.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cécile, vacances au paradis.
Chapitre 3 · Le goût du large.
La fin d'après-midi baignait le salon de Sophie d'une douce lumière dorée. Assises côte à côte sur la terrasse, les deux amies sirotaient un punch maison, les jambes allongées sur la rambarde, les orteils caressés par l'air chaud venu du lagon. La conversation, légère au début, avait peu à peu glissé vers des confidences plus intimes, comme c'était devenu une habitude entre elles depuis quelques jours.
— Alors, raconte moi ta sortie ce matin avec Moana… murmura Sophie en lançant un regard en coin à Cécile, malicieuse.
Cécile rit doucement, les joues rosies.
— Je ne sais pas ce qui m'arrive. C'est complètement fou, Sophie. J'ai l'impression d'être une autre.
— Non, pas une autre. Juste… toi, mais différemment. Peut-être plus libre, plus vivante, répondit son amie avec tendresse.
À ce moment-là, le téléphone de Cécile vibra doucement sur la table basse. Elle jeta un coup d'œil à l'écran. Un sourire vint aussitôt illuminer son visage.
— C'est lui ? demanda Sophie.
Cécile hocha la tête, les yeux pétillants. Elle ouvrit le message.
Un silence s'installa. Cécile relut le message deux fois, émue. Son ventre se serra d'un mélange de désir et d'appréhension.
— Il me propose une croisière en amoureux…
Sophie ne répondit pas tout de suite. Elle posa sa main sur celle de Cécile.
— Tu es libre, tu sais. Libre de vivre ce que tu veux. Ce n'est pas un crime que de s'écouter pour une fois.
— Je n'ai jamais… jamais trompé mon mari avant. Et là, j'envisage de passer plusieurs nuits seule sur un voilier avec cet homme… cet amant…
— Est ce que tu en as envie ?
Cécile ferma les yeux un instant, comme pour sentir la réponse dans sa chair.
— Plus que tout.
Sophie sourit, complice.
— Alors vis-le. Pour une fois, vis sans culpabiliser. Tu le mérites, Cécile.
Moana l'attendait au petit port de Papeete, debout sur un voilier blanc et élancé, le torse nu sous le soleil du matin, un sourire irrésistible aux lèvres.
— Prête pour ton initiation à la voile ? lui lança-t-il.
Ils embarquèrent pour une croisière de trois jours à travers les îles Sous-le-Vent. Le vent gonflait les voiles, l'air salé lui fouettait le visage, et la silhouette de Tahiti s'éloignait peu à peu. Cécile, vêtue d'un paréo noué sur son maillot, observait Moana manier les cordages avec une aisance hypnotique.
Le premier soir, ils mouillèrent dans le lagon turquoise d'un motu inhabité. L'eau était si claire qu'on voyait les étoiles se refléter dans le fond sablonneux. Moana installa un dîner simple sur le pont : poisson mariné, mangues fraîches et vin blanc.
Le dîner avait été délicieux. Moana avait préparé un poisson fraîchement pêché, mariné avec des épices locales, accompagné de fruits juteux et d'un vin blanc étonnamment frais pour un voilier en pleine mer. Assis côte à côte sur le pont, leurs pieds nus frôlant le bois tiède, ils regardaient les dernières lueurs du soleil s'éteindre derrière la ligne d'horizon.
Le ciel s'était transformé en une voûte constellée de milliards d'étoiles. Le silence n'était troublé que par le clapotis de l'eau contre la coque et les soupirs du vent tiède dans les voiles repliées.
Moana se leva, s'approcha d'un petit coffre en bois, et en sortit un grand plaid doux qu'il étala sur le pont. Il revint vers elle, lui tendit la main. Cécile n'hésita pas. Elle se laissa guider, comme elle s'était laissée porter depuis leur première rencontre.
Ils s'allongèrent côte à côte, les regards perdus dans les étoiles.
— Tu sais, murmura-t-elle, c'est la première fois que je passe une nuit loin de tout. Sans enfants. Sans mari. Sans penser à demain.
Moana se tourna vers elle, caressant doucement ses cheveux.
— Alors ce soir, pense juste à toi. Et à moi.
Leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser long, lent, presque timide au début. Mais très vite, la tendresse se mêla au désir. Moana glissa ses mains sous la chemise légère de Cécile, effleurant sa peau chaude, ses flancs, ses seins encore dissimulés sous la fine dentelle. Il prenait son temps, la déshabillant avec une douceur presque cérémonieuse.
Cécile frissonna quand ses doigts caressèrent la courbe de ses seins, puis la ligne fine de son ventre. Elle haletait déjà, totalement offerte. Elle l'aida à se dénuder lui aussi, découvrant une fois de plus ce corps sculpté et bronzé qui la faisait fondre rien que par sa présence.
Ils s'allongèrent nus sur le plaid, les corps pressés l'un contre l'autre. Moana se coucha sur le flanc, l'embrassant lentement dans le cou, sur les épaules, glissant sa bouche jusqu'à la naissance des seins, puis plus bas. Cécile se cambra doucement sous ses baisers, ses mains agrippant la couverture.
Il la goûta, la dégusta avec une lenteur presque provocante, glissant sa langue entre ses cuisses, la faisant gémir de plaisir. Il prenait son temps, attentif à chaque frémissement, chaque soupir. Elle n'était plus qu'une vague de sensations, les yeux perdus dans le ciel, les étoiles se confondant avec les éclats de plaisir qu'elle ressentait.
Quand il remonta vers elle, son sexe dur et chaud effleurant sa peau tremblante, elle le guida elle-même entre ses cuisses ouvertes, le regard plongé dans le sien.
— Prends-moi… murmura-t-elle, haletante.
Moana entra en elle d'un coup lent, profond, leurs corps parfaitement accordés, leurs souffles mêlés. Ils firent l'amour longtemps, intensément, dans cette obscurité douce ponctuée de lumière. Il la pénétrait avec une force contenue, rythmée, les mains posées sur ses hanches pour mieux la sentir se tendre, s'abandonner.
Cécile s'accrochait à lui, haletante, les jambes enroulées autour de ses reins, murmurant des mots qu'elle n'avait jamais dits à personne. Elle le sentait, profondément ancréen elle. Elle se perdit dans une jouissance lente, envoûtante, avant de jouir enfin, la bouche entrouverte dans un cri silencieux.
Moana se laissa aller à son tour dans une dernière poussée, avant de se blottir contre elle, le front posé contre sa poitrine.
Le silence retomba. Les étoiles scintillaient au-dessus d'eux. Le monde avait disparu. Il ne restait qu'eux deux, nus, enlacés, sur le pont d'un voilier dans l'immensité du Pacifique.
— Je crois que je suis en train de tomber amoureuse, souffla Cécile, presque à elle-même.
Moana l'embrassa doucement, sans répondre.
Cécile fremissait encore sous lui, la peau moite, le souffle court, envahie par une vague de plaisir d'une intensité qu'elle n'aurait jamais cru possible. Mais elle n'en avait pas fini. Elle voulait plus. Elle voulait lui faire l'amour. Elle voulait se l'approprier, le savourer, le faire sien. Lentement, elle le fit basculer sur le dos et a son tour le dégusta en prenant son sexe en bouche, en léchant cette magnifique colonne de chair brune, et suçant le gland le plus gros de sa vie tout en caressant les bourses de ce fantastique amant.
Cécile finit par délaisser cette friandise géante et vint s'assoir à califourchon sur lui.
Moana la regardait, les yeux brillants d'envie, de tendresse et de désir brut. Ses mains se posèrent aussitôt sur ses hanches, caressant sa peau satinée, effleurant la courbe de ses fesses. Cécile s'enroula dans ses paumes comme un chat en chaleur, ondulant déjà avec une sensualité féline.
Elle s'empala lentement sur lui, laissant échapper un gémissement rauque alors qu'elle sentait sa virilité l'envahir de nouveau. Elle s'enfonça jusqu'au bout, les yeux mi-clos, le visage traversé par une expression de pure extase.
— Mon Dieu... souffle-t-elle, haletante. Qu'est-ce que tu me fais...
Moana glissa les mains sur ses cuisses, puis remonta vers son ventre, sa taille, jusqu'à envelopper ses seins dans ses paumes larges. Il les massa doucement, les caressant du bout des pouces, effleurant les pointes dressées qui réagissaient à chaque passage. Puis il les embrassa à tour de rôle, suçant les tétons gonflés de désir, tandis que Cécile commençait à bouger au rythme lent, profond, ondulant du bassin.
— Tu es si belle comme ça, murmura-t-il, la bouche encore posée sur son sein. Continue...
Elle ferma les yeux et se laissa aller, montant, descendant, se frottant à lui avec un plaisir presque animal. Ses cheveux tombaient en cascade autour de son visage, effleurant le torse de Moana. Ses mains se posèrent sur son torse, sentant chaque muscle sous ses paumes. Elle se pencha vers lui, l'embrassa avec une envie renouvelée, puis reprit sa danse, plus pressée, plus affamée.
Les gémissements devenaient plus forts, plus profonds. Cécile roulait des hanches, se cambrait, montait et descendait lentement, le maintenant bien en elle, chaque va-et-vient envoyant une onde de chaleur le long de sa colonne. Moana grognait de plaisir, agrippant ses hanches, la guidant dans un mouvement plus rapide, plus désespéré.
— Tu me rends fou, souffla-t-il. C'est toi qui me fais perdre la tête…
Cécile gémit à son tour, la voix rauque.
— C'est trop bon… J'en veux encore… Je veux que tu me regardes quand je jouis…
Moana s'exécuta. Leurs regards se fixèrent, accrochés comme deux feux l'un à l'autre. Cécile accéléra ses mouvements, portée par le plaisir qui montait de nouveau. Elle hurla lorsqu'une deuxième vague la submergea, plus intense encore. Elle se figea un instant au sommet, les jambes tremblantes, puis s'affala doucement sur le torse de Moana, la bouche sur son cou, haletante, épuisée et comblée.
Moana n'avait pas encore atteint son propre plaisir, mais il n'était pas loin. Il reprit le contrôle, bascula à nouveau sur elle, et dans une série de coups de reins puissants, enfouis dans un baiser gémissant, il se libéra enfin dans un râle rauque, déversant toute sa semence en elle.
Essoufflés, collés l'un à l'autre, ils restèrent ainsi un long moment. Leurs corps encore noués, bercés par le roulis doux du voilier et la fraîcheur de la nuit, sous le ciel étoilé du Pacifique.
— J'ai jamais fait l'amour comme ça… murmura-t-elle, encore haletante. Jamais…
Moana l'embrassa tendrement, une main glissant lentement le long de son dos.
— C'est parce que c'est pas juste du sexe, Cécile. C'est toi et moi. Ici, maintenant.
Elle ferma les yeux, laissant une larme de plaisir et de trouble couler sur sa tempe.
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