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✦ Mibou Nos vacances troubles XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Nos vacances troubles — Chapitre 1 · Quand le paradis devient l'enfer

23 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mibou
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Nos vacances troubles

Chapitre 1 · Quand le paradis devient l'enfer

L'avion se pose en douceur sur le tarmac de l'aéroport Aimé Césaire, en Martinique. 
Les formalités douanières remplies, un taxi nous mène Céline et moi directement vers la Baie Le Marin où nous attend le catamaran loué pour les vacances. 
Ces vacances en catamaran nous en rêvions depuis plusieurs années : voguer dans les Antilles et visiter les baies magnifiques de la Martinique, des îles Sainte Lucie et Saint Vincent, et pousser jusqu'à la mythique Tobago Bay.
Céline a les yeux qui pétillent (quel plaisir à voir !) et je ressens une profonde satisfaction.
 
Nous sommes accueillis par Alex le skipper, et Audrey hôtesse et compagne (?). 
Ils nous font visiter ce magnifique bateau, depuis le cockpit jusqu'au carré en passant par les cabines (quatre au total dont deux à bâbord et deux à tribord). 
Installées dans les flotteurs, elles sont toutes équipées d'une petite salle d'eau/douche indépendante et d'un WC.
 
Alex nous instruit des pièges (attention aux pieds, éviter de se déplacer sur la coursive en cas de forte houle etc…) et fournit les consignes en matière de sécurité (avoir à portée de mains les gilets de sauvetage, utilisation des bouées de sauvetage etc…).
 
Bel homme ce marin, grand, musclé, environ 35 ans, cheveux décolorés par le soleil et la peau bronzée par les heures passées en mer. Il a le regard clair, de ceux qui ne trichent pas, de ceux qui savent très bien ce qu'ils veulent. On comprend vite qu'il en est de même en matière de femmes.
A mon grand désarroi, je vois immédiatement que Céline n'est pas insensible au charme aventureux de ce coureur des mers (et de jupons ?). Et oui, je suis un peu jaloux…
 
Nous prenons possession d'une cabine située à bâbord alors qu'Alex et Audrey occupent la (ou les) cabine(s) à tribord ce qui nous convient puisqu'il n'existe qu'une douche par côté si bien qu'elle est quasi privée.
 
Dès l'installation terminée, nous levons l'ancre sous le savoir-faire de notre équipage diablement efficace, chacun connaissant parfaitement son rôle et ce qu'il (ou elle) doit faire et à quel moment il (ou elle) doit le faire.
 
Après avoir admiré cet appareillage express, ma petite femme (enfin, elle fait tout de même 1,70 cm !) désire se changer. Mince, sportive, les cheveux noirs, longs, les yeux verts et la poitrine opulente pour une jeune de 28 ans, tout me ravit en elle. 
L'exiguïté de la cabine m'impose de rester allongé sur le lit à admirer ce corps et ses formes attirantes. Je ne peux m'empêcher de tendre la main vers elle, de caresser ce sein doux, de l'attirer à moi et le téter comme un enfant. Céline répond vite à mes avances et excitée, gémit de plaisir.
 
Elle s'avance au-dessus de moi pour défaire mon pantalon, m'ôter mon boxer et faire surgir popaul complètement dressé vers le ciel.
Je vois passer son ventre, son pubis poilu et je plonge dans ces poils pour dénicher sa fente et la caresser. 
Elle entoure mon sexe de ses mains et lui imprime un lent mouvement de bas en haut, frotte son trésor par un va et vient de son bassin sur ma bouche coordonné aux mains. Je laisse bien entendu trainer la langue dans le sillon humide, voire franchement trempé.
Ses effluves intimes ravissent mes glandes olfactives ce qui augmente encore mon excitation. Je lèche, suce, goûte, boit à bouche que veux-tu.
 
Elle gémit de plus en plus fort, s'enhardit et augmente la cadence.
-         Enfin, je te retrouve. Tu en as mis du temps pour me faire l'amour !
A ma grande satisfaction, c'est elle qui mène la danse de ce 69 de plus en plus endiablé. Elle sent lorsque je suis au bord du gouffre, stoppe ses caresses alors qu'elle crie sa jouissance.
Mais elle en veut plus.
Elle se retourne, m'embrasse, se glisse en-dessous de moi.
-         Viens en moi maintenant. Fais-moi encore jouir comme tu sais si bien le faire.
 
Je la pénètre en douceur, elle vibre de bonheur. 
Je me retire, plonge à nouveau doucement pour faire durer le plaisir.
-         Plus profond, bien au fond, plus fort, déglingue moi. Je t'aime.
 
Je réitère l'opération, chaque fois un peu plus vite, un peu plus profondément. Elle halète, feule comme une tigresse, le va et vient s'intensifie, est plus rapide, puissant, profond. L'alternance entre moments de douceur, de tendresse, puis une cadence de feu la stimule si tant est que ce soit nécessaire.
Elle crie, gémit, se tortille sous moi, je dois la tenir par les hanches pour ne pas sortir de son sexe maintenant brûlant mais tellement lubrifié qu'elle inonde ses cuisses, les miennes et sans doute le drap.
-         Tu me fais mourir de plaisir crie-t-elle.
Dans un dernier effort, je l'entraine avec moi vers les plaisirs intenses proches du paradis.
C'est la délivrance : elle s'arcboute en même temps que je me répands en elle dans un cri libérateur où son âme rencontre la mienne.
 
Nous nous couchons l'un à côté de l'autre dans une béatitude profonde, le sentiment que rien ne peut nous arriver, nous sommes dans la ouate.
 
Au bout de plusieurs minutes (combien, je n'en sais foutrement rien !), nous nous habillons pour rejoindre le pont et nos hôtes.
-         C'était magnifique mon amour. J'espère que tu as du répondant parce que moi, j'ai de grosses envies.
-         Je suis tout à toi et je te ferai grimper aux rideaux, crois-moi.
-         Vantard…
Et nous partons d'un grand fou rire.
 
 
Remontés sur le pont, Audrey, d'un sourire entendu, nous propose un apéro, un vin blanc frais d'autant plus savoureux que l'environnement est exceptionnel : mer bleue, terre verdoyante à quelques encablures, le soleil, le bateau qui nous berce.
 
Nous discutons donc gentiment avec elle qui nous apprend qu'elle est en réalité juriste mais qu'elle a laissé ce métier pour courir les mers avec Alex, préférant les grands espaces et l'air marin aux lieux poussiéreux chargés de conflits des prétoires. Ils sont amants mais pas vraiment en couple, les sens ont parfois des raisons que la raison oublie.
 
Alex mène le bateau dans une crique féérique où il l'arrime à un corps-mort (un ancrage constitué d'un poids relié à une bouée de surface) afin de dîner et passer une nuit tranquille. Je prends de multiples photos de ces lieux idylliques, elles seront merveilleuses à montrer lors de la réunion de famille traditionnelle de présentation des meilleures images de vacances. Je m'empresse bien entendu de mitrailler ma douce, sa beauté se trouve encore magnifiée par l'environnement à moins que ce ne soit l'inverse.
 
Audrey nous cuisine un excellent poisson accompagné d'une sauce légèrement moutardée, le tout arrosé d'un petit vin blanc délicieux. 
Le soleil couchant colore le ciel de jaune, puis d'orange pour finir par un rouge feu lorsqu'il plonge dans la mer. Eblouissant de beauté et de romantisme.
Nous sommes sous le charme et la poésie de ces lieux, plus complices que jamais. 
Le dîner terminé, comme le soleil, nous partons nous coucher, fourbus par le voyage.
 
Céline en demande encore, mais je ne suis pas un surhomme et malgré l'amour que je lui porte, la séance est nettement moins torride.
Elle comprend, bien que déçue, et m'embrasse tendrement. 
-         Je t'ai bien dit que tu es vantard me dit-elle d'un air mi-figue mi-raisin.
-         Je suis crevé dis-je. Les hommes sont aussi très sensibles et un rien peut les dérégler et la fatigue est une cause, la moquerie en est une autre. Un bon repos me permettra de recharger mes accus et tu en sortiras contente et satisfaite.
-         Je ne me moque pas mais admet avec moi que tu as été quelque peu vantard, comme tous les hommes ! La vérité, c'est que, je suis moi aussi vannée. Mais j'espère que tu tiendras tes promesses…
-         Je t'aime
-         Moi aussi, je t'aime.
Nous échangeons un baiser langoureux et empli de tendresse et d'amour. Enlacés, Morphée nous emporte alors que le ressac de l'eau sur la coque fait entendre son clapotis.
 
 
Enfin en vacances !  Et quelles vacances : dans un endroit idyllique dont nous avions rêvé Jean et moi.
Certes, nous allons avoir un petit trou dans notre budget, mais on a que le bien que l'on se fait n'est-ce pas ?
Jean m'a gâtée : quel superbe bateau ! Et après en avoir fait le tour, il n'est finalement pas si petit que cela : 52 pieds de longueur (soit 15m84) et un tirant d'eau de 1m50 permettant d'entrer dans beaucoup de criques. Je n'y comprends pas grand-chose, je vois seulement que les cabines sont peut-être un peu exiguës, mais pour ce que l'on doit y faire, ma foi…
Quand je vais raconter tout cela à mes copines du salon de coiffure, elles seront vertes de jalousie.
C'est Alex, le chef (Jean m'a expliqué qu'on l'appelait skipper, quel drôle de nom) accompagné d'Audrey, l'hôtesse de bord (sa matelote comme l'appelle Jean, décidément, tout se féminise, et c'est tant mieux !) qui nous ont fait découvrir notre navire. Ce skipper est vraiment mignon, et je flashe un peu sur lui. Il a une sensualité et une virilité à fleur de peau, une espèce de sauvagerie contrôlée plutôt excitante.
Dès l'installation, nous avons testé le matelas de notre cabine. Quel pied ! J'en ai encore les seins qui frétillent…J'espère que cela ne sera pas un feu de pailles, faute de quoi, je serais terriblement déçue.
Quand Jean m'a proposé ce type de vacances, sans personne d'autre que nous, l'enthousiasme m'a subjuguée, j'étais aux anges. Se retrouver dans toutes ces criques sur une mer bleue et transparente, quel pied ! Et pour couronner le tout, être disponibles l'un pour l'autre 24H/24, avoir l'occasion de se retrouver comme au début de notre mariage, l'occasion est trop belle pour la gâcher. Profitons-en.
Mon homme va devoir supporter la « charge » que je veux lui imposer, j'ai vraiment envie de m'éclater, de faire l'amour jour et nuit. Quel programme…
 
XXXXXXXX
 
Les bruits provenant du carré me réveillent. Ce doit être Audrey qui prépare le petit déjeuner. Tout s'entend dans le bateau certes de manière sourde et incompréhensible, mais il va falloir un minimum de discrétion.
Le corps nu de ma chérie, alanguie à mes côtés, est superbe et attirant. Je lui caresse la hanche, la croupe, finit par tripoter un sein et titiller son téton si appétissant.
Elle se réveille à son tour et nous faisons l'amour tendrement, amoureusement, heureux de se retrouver tous les deux, sans les contraintes de la vie quotidienne et de son lot d'obligations.
-         Attention au bruit lui dis-je. Tout s'entend.
-         Quelle importance me dit-elle, on s'en balance ! Tu ne penses pas qu'ils font la même chose que nous ?
-         Heu…oui, sans doute.
-         Alors, pas de faux semblant ni d'hypocrisie, laissons-cela aux terriens.
Je suis un peu surpris de cette légèreté, Céline ne m'a pas habituée à cet état d'esprit. Bof…
 
 
Le petit déjeuner avalé, l'appareillage effectué, nous nous portons sur le gaillard d'avant pour y faire bronzette en admirant les paysages. Céline n'hésite pas à retirer le haut du maillot et libérer sa magnifique poitrine à damner un saint.
-         Tu es OK ? me demande-t-elle.
-         Tu sais que le skipper est là ? Tu ne vas pas t'exhiber devant lui tout de même !
-         Allons, ne soit pas vieux jeux ! Toutes les femmes font cela de nos jours…
-         Tu crois ?
-         Mais oui, ne t'inquiète pas, tu seras le premier à profiter du spectacle et le seul à caresser les jouets…
-         Mais ici, nous sommes en petit comité.
-         Oui, et alors ? Qu'est-ce que cela change ?
-         Bon d'accord dis-je vaincu, tout en maugréant et lui glissant au creux de l'oreille « mais attention à ce beau grand brun. Il te mate à se tordre le cou et ne me dit pas que tu ne l'as pas remarqué ».
-         Si, si, j'ai vu. Et pour être honnête avec toi, cela me flatte. Mais, pas de danger, il n'est pas mon type d'homme et puis, je n'aime que toi dit-elle avec un sourire éclatant et malicieux.
-         Tu connais le phénomène de l'érosion ?
-         Fais-moi donc confiance dis-je vraiment agacée.
-         Ok, ok tout en levant les mains au ciel en signe d'apaisement.
 
Pendant les navigations, nous faisons l'amour très souvent : le matin au réveil, l'après-midi, et si possible encore le soir. 
Céline en redemande et, à dire vrai, si je suis endurant, j'ai néanmoins besoin de moments de récupération. Il m'arrive donc de demander grâce avec la certitude que nous reprendrons nos travaux avec force et vigueur dans quelques heures.
Elle est compréhensive, mais je vois bien qu'elle est contrariée voire même frustrée.
 
Heureusement, entre deux sessions, nous passons pas mal de temps sur la plage avant du bateau en compagnie de notre copain le soleil. Et puis, la séance d'enduisage de crème reste un moment de grande sensualité. Je ne la louperais pour rien au monde.
 
Nous échangeons de torrides baisers tout en rêvant devant l'étendue de l'eau et sous la chaleur des rayons de soleil. Heureusement, la brise nous rafraîchit quelque peu.
De façon inattendue, elle me demande :
-         Tu me verrais entre les bras d'un autre homme ? Tu en aurais envie ? 
-         Certainement pas ! interloqué par les propos de ma dulcinée.
-         Après 6 ans de mariage, ce serait peut-être un piment dans notre relation, tu ne crois pas ?
-         Tu penses que nous avons besoin de cela ? Je ne te satisfais pas ? dis-je un peu vexé. A qui penses-tu ? Notre skipper t'intéresse à ce point ?
-         Non, non,  que vas-tu chercher ! T'inquiète, je te taquine, juste pour savoir dit-elle dans un rire sonore agrémenté d'un gros baiser sur la joue.
-         Même Audrey te reluque ! Tu es si belle…
-         Meuh non…se rendant compte qu'elle aborde un sujet très touchy. Elle me connait tout de même. Etrange…
-         Et toi, tu accepterais que je baise une autre femme ? dis-je d'une voix un peu énervée. Tu me verrais entre les bras d'une magnifique blonde aux yeux bleus dotés d'une poitrine de rêve ?
-         Je crois que je t'arracherais les yeux dit-elle d'un ton sévère. Je ne suis pas partageuse. J'ai bien vu l'intérêt discret que te porte Audrey. Elle doit bien faire attention à elle …
-         Viens, tu vas voir l'intérêt que moi je te porte…
 
Je l'entraine en cabine où l'expression « la sauter » prend tout son sens. Et manifestement, cela lui plaît vu qu'elle gémit, se tortille, feule et grogne comme une chienne. 
Les draps s'en souviennent encore.
 
Ouah ! Le sujet est sensible chez mon homme. Je le sais jaloux mais pas exagérément, heureusement. Trop jaloux, c'est totalement insupportable mais là, c'est plutôt flatteur pour moi. Au moins, je suis certaine qu'il m'aime vraiment, qu'il s'intéresse à moi. En plus, cela me donne un levier puissant pour l'entrainer dans mon lit, entre mes bras quand j'en ai envie. Il suffit de quelques allusions et …
Allons, il ne doit pas s'en faire, moi aussi je l'aime profondément et je le lui prouve tous les jours. A lui de ne pas me décevoir aussi.
Si je veux être honnête, avec moi-même, je dois admettre sans me cacher qu'Alex est attirant, terriblement sexy. C'est un beau mec et si j'en crois les formes dans son maillot, Audrey ne doit pas s'embêter tous les jours.
 
 
A chaque repas Alex la dévore des yeux sans trop se gêner sous le regard amusé d'Audrey. Coquine et flattée, ma douce le remarque et joue un peu à la garce, ne manquant pas de l'aguicher d'un sourire ravageur ou d'une œillade discrète mais appuyée.
Elle sait ma jalousie qui déclenche en moi l'envie de lui faire l'amour sur le champ. Je connais aussi son goût pour le sexe et son appétit développé pour la chose. Je dois vraiment assurer.
Dès le repas terminé, retour en cabine où les draps sont toujours mouillés.
 
*****
 
Voilà trois jours que nous naviguons.
Les arrêts dans des criques idylliques se succèdent et nous nous éclatons dans des baignades joyeuses de potaches ou en admirant les fonds marins peuplés de tortues, de poissons colorés et de raies aux dimensions impressionnantes.
Les photos s'enchainent, nous aurons de quoi alimenter la galerie d'images de vacances lors de la réunion familiale. Très petit (une vraie miniature), ce nouvel appareil reçu de ma chérie au dernier Noël est un petit bijou d'électronique. Je peux photographier dans toutes les conditions de luminosité sans flash. Il est en plus branché internet ce qui permet d'envoyer les photos quand on veut et à qui on veut !
 
Alex la mate toujours autant et franchement, il me rend nerveux. 
Il ne tente rien mais j'ai l'impression qu'Audrey joue l'entremetteuse et cherche à jeter Céline dans le lit de son amant, comme si je n'existais pas. Un jeu curieux s'installe, pervers et sournois. Céline en est-elle consciente ?
 
Si elle se sent flattée, elle ne laisse néanmoins rien paraître de particulier. Elle a senti ma désapprobation, ma nervosité, et donc, fini d'aguicher, fini les œillades de début de séjour.
Elle est tout entière avec moi, sans partage et nous continuons à roucouler de plus belle. Elle ne cherche pas particulièrement la compagnie d'Alex. Aucune modification de comportement et toujours la même implication dans nos ébats malgré mes quelques sous-entendus dont elle se moque gentiment. 
C'est l'attitude d'Audrey à l'égard de Céline qui me surprend : frôlements, compliments et louanges ne cessent de pleuvoir. Elle serait attirée par les femmes que je ne serais pas surpris.
Mais ma chérie, si elle reçoit ces hommages avec plaisir, ne semble pas plus encline à y répondre, ce qui ne m'étonne pas. Tout au plus, se laisse-t-elle aller de temps à autre à un conciliabule très féminin. Secrets de femmes sans doute.
Finalement, de quelle bord est-elle ? Je la trouve plutôt séduisante, sans être un modèle mannequin, bien foutue.
Nous discutons parfois elle et moi, lorsque ma chérie se trouve à l'avant endormie sous le soleil. Non seulement, elle est sympa mais elle est aussi intelligente, érudite et a de la conversation, ce qui ne gâche rien. 
Par contre, je ne perçois pas bien sa situation par rapport à Alex. Maîtresse ? Sexfriends ?
 
Si je reste vigilant à l'égard d'Alex et d'Audrey, je fais confiance à ma femme. Sauf les regards lancés par Alex, rien ne se passe. Je ne peux tout de même pas lui reprocher son succès auprès de cet abruti.
Ce n'est évidemment pas le moment de faire un éclat. Comme je n'ai rien de vraiment concret à reprocher, j'aurais l'air malin devant ma femme et ridicule devant les hôtes. Mais, mon malaise persiste.
 
Un soir, lors de notre rituel aquatique, nous nous glissons entre les flotteurs du catamaran. J'attrape Céline, l'embrasse, me frotte à son corps de rêve, mû par ma jalousie.
Elle répond, vibre sous mon assaut, glisse ses doigts dans mon short de bain et branle doucement mon sexe en érection. 
Je ne suis pas en reste, une main joue avec un sein nu et l'autre s'introduit dans le slip pour y caresser son sexe protégé par quelques poils pubiens que j'adore.
Nous nous caressons mutuellement, nous nous masturbons l'un l'autre, haletons, jouissons bruyamment tout en se maintenant à la surface de l'eau et à l'abri des yeux voyeurs d'Alex. J'espère qu'il nous a entendu. Elle est à moi…
 
Repus de fatigue et de sexe, le dîner englouti, nous nous couchons sans même faire l'amour mais heureux, nous contentant de caresses douces et pleines d'amour.
 
J'ai bien compris que mon homme n'appréciait pas le manège d'Alex. Il est vrai qu'à plusieurs reprises, il a eu la main leste pour me caresser les fesses ou les seins prétextant l'exiguïté des lieux. Je ne veux pas de problème, je sais mon mari jaloux et capable de faire un esclandre, ce qui gâcherait considérablement l'atmosphère de notre voyage.
J'ai bien aimé ces petits attouchements, ils déclenchent en moi quelques frissons évocateurs. Et puis, je suis flattée qu'un tel mec s'intéresse à moi.
Jean ne s'est aperçu de rien, et c'est tant mieux. Il est sans doute un peu naïf, mais certainement pas stupide et j'ai trop peur d'une réaction un peu brutale. Il n'a l'air de rien, mais son sport favori est le Krav Maga, discipline de combat simple mais efficace pour l'avoir déjà vu à l'œuvre lors de ses entrainements.
J'ai donc remis mon adorateur à sa place en frappant ses mains baladeuses et lui disant « je suis mariée et fidèle ». Il m'a décoché un sourire moqueur montrant ainsi son scepticisme. Je suis partie la tête haute en haussant les épaules.
 
******
 
Il reste maintenant trois journées et quatre nuits. Depuis notre départ, tout n'est que bonheur, découverte, émerveillement.
Une nuit, je me réveille et Céline n'est pas à mes côtés. 
Sans doute est-elle allée satisfaire un besoin pressant.  Je me retourne pour me rendormir aussitôt. 
Une heure plus tard, des bruits inconnus me réveillent, probablement le vent qui pousse les cordages contre le mât. Et toujours pas de Céline alors que les toilettes sont situées juste à côté de notre cabine. 
Surprenant. Elle ne peut être loin, mais trop paresseux et pas inquiet, je me rendors à nouveau.
 
Le lendemain, nous prenons notre petit déjeuner tranquillement, mais remarque qu'Alex, ce vaniteux sûr de lui, non seulement mate toujours autant ma dulcinée mais affiche un sourire un peu narquois. De son côté, Audrey fait la moue, elle n'est pas ravie.
Je ne me soucie pas d'elle, mais lui, il m'énerve quand il veut. Son côté arrogant est déplaisant, je m'en étais déjà ouvert à Céline qui a haussé alors les épaules en signe de désapprobation.
 
-         Dis-moi ma chérie, cette nuit tu t'es absentée du lit ?
-         Ben oui, un besoin urgent à satisfaire et qui par définition n'attend pas !
-         D'accord, mais de quel besoin parles-tu ?
-         Ben un besoin doublement liquide bien sûr : me soulager et boire un coup. Que veux-tu insinuer ? dit-elle suspicieuse.
-         Tu as été absente plus d'une heure ? 
-         Heu…. J'avais trop chaud et suis restée un moment sur le pont pour m'aérer me dit-elle les yeux un peu fuyants. C'était d'ailleurs fort agréable avec ce vent léger.
-         Un moment agréable, je n'en doute pas.
-         Et ce petit vent m'a bien rafraîchie. Quelle sensation agréable ! 
-         Agréable sur le pont ou dans une autre cabine, le hublot ouvert ?
-         Oh…mon petit mari jaloux ? Que tu es bête !
Elle m'enlace, m'embrasse tendrement « je t'aime » me glisse-t-elle au creux de l'oreille.
J'ai confiance en elle mais un moment d'égarement est si vite arrivé. Ce n'est pas la raison qui fournit une direction morale, c'est la sensibilité !
 
La croisière continue et, tirant la leçon de cette nuit bizarre, je sollicite plus ma dulcinée les soirs et moins la journée. Elle répond et participe toujours avec autant d'entrain et de plaisir, du moins j'ose l'espérer. 
Je n'ai pas l'impression qu'elle simule dans ses jouissances ce qui calme ma jalousie. Cependant, le ver est dans le fruit : je me pose des questions, je « surveille », cet aventurier avec son air de prédateur, sûr de lui, et qui me gâche quelque peu mes vacances.
 
Le problème est que moi, je suis parfois un peu « juste » : il n'y a que dans les récits sur X-Story que les mâles éjaculent quatre ou cinq fois avec une abondance extraordinaire mais irréaliste. 
Ces dames, elles, ont des pouvoirs et des capacités insoupçonnés…
 
Les deux nuits qui ont suivi ont été particulièrement sans rêve. J'ai dormi d'un sommeil lourd et profond et même, le matin, j'ai eu quelques difficultés à être totalement éveillé au point que Céline était debout avant moi et déjà au petit déjeuner.
Mais, elle m'attend pour manger. Elle est vraiment géniale.
Je me suis excusé pour m'être ainsi endormi sans les câlins ni la suite. Elle ne m'en veut pas, m'a embrassé tendrement. Quelle femme tout de même !
 
 
Arrivés à Tobago Bay, cette baie paradisiaque à l'eau cristalline bleue, nous sautons dans l'eau avec joie et scrutons les fonds marins, les massifs de coraux, les poissons multicolores, les tortues et les raies géantes.  Quel spectacle féérique !
Munis de masques et tubas, nous sommes tellement absorbés par la beauté des fonds marins que nous ne nous apercevons pas être séparés, Céline se trouve devant le bateau alors que moi je me retrouve à l'arrière. 
Au bout de quelques minutes, je sens que je m'éloigne de plus en plus, et malgré une nage vigoureuse, me voilà à plus de deux cents mètres du bateau. Je suis emporté par un courant ! Un peu paniqué, mon tuba se détache et essayant de le récupérer, je perds une palme. (1)
 
J'appelle, mais Céline ne peut m'entendre. Quant au skipper, toujours à la mater, il est à l'avant à l'observer pendant qu'Audrey se trouve dans la cambuse à préparer le repas du soir.
Ils n'entendent rien. 
Je garde mon calme et m'efforce de nager mais malgré tous mes efforts, le courant m'emporte vers l'entrée de la baie et le large.
Je n'ai qu'une solution pour éviter de m'épuiser inutilement : faire la planche, surtout économiser mes forces et espérer que le courant me rapprochera d'une pointe rocheuse accessible facilement.
 
1 Cette mésaventure est réelle. J'ai vraiment été emporté vers le large dans les circonstances narrées. Comme vous vous en doutez, j'en suis sorti vivant avec beaucoup de chance.
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michel60
26 décembre 2024 à 11:52
Merci
Tous les ingrédients sont la pour une suite torride soit avec le mari, (puisqu'il s'en est sorti vivant) soit avec le skipper.
Vivement la suite
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Fosgate
18 décembre 2024 à 18:12
C'est sur qu'il y avait une trahison, dommage, alors que c'était des vacances en amoureux. En plus le mari qui a failli être employé au loin, sans que personne ne s'en rend compte.
Bon attends de voir la suite et qu'elle sera meilleure pour Jean qui a été trahi.
Soyez respectueux
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Jacques du Canada
18 décembre 2024 à 15:54
Je pense qu’une trahison a eu lieu lors de sa petite escapade de plus d’une heure sur le pont.

Il y a peut-être une petite tisane spéciale qui le porte à dormir un peu plus profondément et plus longtemps.

Chose certaine, actuellement il ne peut qu’observer. Peut-être sera t’il complètement oublié pour une couple d’heures.

A suivre…..
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aime28
18 décembre 2024 à 10:39
Très jolie recit
Soyez respectueux
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fab-io72
18 décembre 2024 à 08:59
Très bon début avec un style très agréable à lire. Petit plus non négligeable à cette époque de l'année, cette histoire nous apporte chaleur et embruns dans nos coeurs.
Quant à l'histoire je serai du même avis que NathNMitch, à savoir que le contrat de mariage à pris du plomb dans l'aile. Serait d'avis pour une fois que le mari trompé (si le cas se révèle exact) fasse passer un mauvais moment à ce skipper. Du genre l'accrocher par les testicules en haut du mât.
Vivement la suite
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
17 décembre 2024 à 22:38
Jean le mari de Céline a de quoi s'inquiéter d'après son absence d'une heure surtout que le skipper louche sur sa femme mais je trouve bizarre qu'il à eu un sommeil lourd et profond pendant deux nuits, n'aurait-il pas été drogué où un somnifère a son insu par sa femme Céline ou par Alex le skipper pour avoir plus de liberté, et que va t'il lui arriver à Jean et comment va t'il rejoindre le catamaran
Modifié 17 décembre 2024 à 23:24
Soyez respectueux
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Photo de profil de NathNMitch
NathNMitch
17 décembre 2024 à 22:17
C'est drôle, mais j'ai comme l'impression que la première petite trahison a déjà eu lieu, lors de son absence d'une heure dans la nuit pour aller faire "pipi"! J'ai hâte de lire la suite. Surtout je sais que tu ne fais pas dans le cocu content.
Modifié 17 décembre 2024 à 22:17
Soyez respectueux
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