S2 : Farah, Volte/Face
Chapitre 1
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✦ StanJR23 S2 : Farah, Volte/Face XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

S2 : Farah, Volte/Face — Chapitre 1

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S2 : Farah, Volte/Face

Chapitre 1

Farah, Volte/Face
9 mars 2015 (Ateliers Versace, Biella)
« Seule toi peut fixer les limites de ce que tu veux accomplir, de ce que tu veux avoir. Si tu veux quelque chose donne toi les moyens de l’obtenir. Si tu sens une possibilité, n’hésite jamais, fonce ! »
Cette phrase de sa maman est un mantra dans la vie de Stella tout comme une des phrases fétiches de son papa :
« Ne laisse jamais personne te dire qui tu dois être, comment tu dois mener ta vie. Il n’y a jamais rien de pire que lorsque tu n’as plus le contrôle de ta vie. Vis comme tu l’entends, aime qui tu veux, n’accepte jamais d’être la passagère de ta vie »
Stella est issue d’une fratrie de quatre enfants dont elle est la deuxième, après sa sœur Bianca et juste avant ses deux petits frères Alessio et Nicola. Leurs parents sont tous les deux issus de l’immigration italienne du début du XXème siècle. Catarina et Marco Barbieri firent carrière dans le secteur juridique, lui en tant que notaire et elle en tant qu’avocate spécialisée dans les affaires de propriété intellectuelle. Même s’ils sont tous les deux catholiques, ils n’ont jamais laissé la religion régenter leur vie de famille, car ils sont profondément attachés à la laïcité. Les deux parents ont laissé beaucoup de marge de manœuvre à leurs enfants pour s’épanouir, fixant un cadre à respecter, avec des règles bien définies, mais sans d’interdit définitif. Ils ont toujours été très ouverts d’esprit et disponibles, malgré une vie professionnelle très prenante. C’est dans ce cocon, que grandit la petite Stella, entourée d’amour, dans la propriété familiale de Gevrey-Chambertin au sud-ouest de Dijon.
Dès le collège, Stella ressent les choses différemment des autres filles, n’a pas les mêmes centres d’intérêts. Elle préfère pratiquer le sport, beaucoup de sport : du foot, du basket et même du rugby. Souvent elle préfère le faire avec les garçons qu’avec les filles. Très régulièrement, elle les surpasse même. La seule chose qui peut la rapprocher des filles est la mode mais là où les filles s’y intéressent pour être vues, Stella considère la mode comme un art. C’est pour elle une manière d’influencer la vie des personnes. A ses yeux, les habits que nous portons sont aussi importants que la nourriture que nous mangeons et que les mots que nous employons. Ils peuvent dire beaucoup d’une personne, de ce qu’elle vit, de ce qu’elle ressent, de son humeur du moment mais aussi révéler des blessures plus profondes.
Stella était très mature pour son âge et très lucide sur ses orientations sexuelles. La jeune ne ressentait rien quand elle embrassait des garçons, que du vide. La façon dont les garçons la touchaient ne lui procurait aucun plaisir. Cependant quand une fille la regarde, là c’est très différent. Stella se sent alors vivante. Certaines de ses camarades lui donnent même envie d’aller plus loin, qu’importe si celles-ci sont en couple ou pas et qu’importe surtout si elles sont hétérosexuelles. Là aussi réside une autre facette de sa personnalité, ce sentiment de liberté, cette impression que rien n’est impossible tant qu’elle y croit et qu’elle arrive à en persuader les autres. Elle se rappelle parfaitement une de ces premières expériences avec une fille, Élise, qui avait deux ans de plus qu’elle. Stella se souvient de ses doigts, de sa langue en haut de la Tour Philippe le Bon. Elles ont faussé compagnies au groupe alors qu’ils visitent avec l’école, le palais des Ducs et des États de Bourgogne.
Mais son homosexualité assumée et même militant lui pose quelques soucis avec ses camarades, certains n’hésitant à l’éviter ou à l’insulter. Ceux qui y sont allés frontalement, l’ont payé cher. Romain Pajot n’avait pas vraiment aimé de se voir piquer sa petite amie du moment, Louise, par une « gouine ». Ses parents ne furent vraiment mais vraiment pas du tout contents de l’état de leur fils, après son « explication » avec Stella. Le passage devant le proviseur du Lycée Saint Bénigne fut mémorable, grâce à ses parents :
— C’est un scandale, cette « fille » lui a cassé la figure à notre pauvre Romain, commença madame Pajot
— Oui, je le sais. L’infirmière m’en a informé. Nous allons régler cela, lui répondit le directeur
— Oui effectivement ! Commença la maman de Stella d’une voix très posée et mesurée. Nous comptons bien régler cela et de façon très simple. Cela fait des mois que Romain et sa bande harcèlent notre fille en employant des termes tel que « Gouinasse », « bouffeuse de chatte ». Le lycée est parfaitement au courant de cette attitude. Sans compter que quatre des camarades de Stella peuvent témoigner que Romain a délibérément mimé un geste obscène devant notre fille.
— Si votre fille ne se comportait pas comme elle se compor… reprit monsieur Pajot
— Si elle se comporte comme quoi ? Le coupe son papa, allez-y, terminez votre phrase, cela nous donnera une bonne occasion de porter plainte contre vous. Si vous enseigner à vos enfants à ne pas être libre de vivre leurs vies comme ils l’entendent c’est votre problème mais si cela a un impact sur notre enfant, je peux vous garantir que vous n’aimerez pas nous retrouver en face de vous au tribunal. Par ailleurs, nous allons faire passer le message, si des personnes se sentent offensées par l’attitude de Romain et de ses amis. Nous n’hésiterons à leur fournir une aide juridique.
— Je vous en prie, monsieur et madame Barbieri, nous n’avons pas besoin d’en arriver jusque-là. On peut trouver un terrain d’entente, dit le chef d’établissement, pour tenter d’apaiser les choses.
— Si ! Lui répond la maman de Stella, nous avons été bien gentils avec vous. Mais le « pas de vaguisme » de l’Education Nationale m’exaspère. Je vous laisse le choix, soit vous placardez un rappel à la loi sur les comportements haineux et vous lancez une campagne de sensibilisation contre les discriminations dans votre établissement. Soit, nous portons plainte contre l’école, l’académie, votre ministère de tutelle et vous-même.
— La balle est dans votre camp, monsieur le proviseur. Sur ce, nous allons vous laisser, termine son père. Monsieur et Madame Pajot, au plaisir de ne plus avoir affaire à vous.
Une fois sortie du lycée, Stella se place devant ses parents et les prend dans ses bras :
— Je vous aime vous savez, j’ai tellement de chance d’avoir des parents comme vous.
Ses parents sont très émus par la réaction de leur fille. Tout parent vit pour ce genre d’instant fugace mais inoubliable.
Mais il lui fallut bien quitter ce cocon familial pour rejoindre la capitale, d’abord la prépa puis HEC, où elle se fit des amis formidables pour la vie. Paris qui lui permit aussi permis d’exploiter pleinement sa sexualité, notamment grâce aux nombreuses opportunités qu’offre la vie étudiante. Vint ensuite l’appel de l’étranger et une opportunité qui ne se refuse pas. Ses connaissances en mode lui permirent d’obtenir un stage de fin d’études à la direction commerciale du groupe Versace, à Milan en Italie. Stella fut très enthousiaste de rejoindre le pays se ses origines, d’autant qu’elle parle couramment l’italien. Milan et le monde de la mode lui offrirent encore plus d’opportunités sur le plan sexuel.
C’est dans ces circonstances qu’elle fit la connaissance d’une mannequin qui va la marquer : Farah Shaheen, âgée alors de 24 ans, brune au teint hâlé avec un petit grain de beauté au niveau du menton et une petite fossette très intéressante. Son physique correspond en tous points à celui d’un mannequin international. Elle mesure un mètre soixante-quatorze, montant jusqu’à plus d’un mètre quatre-vingts avec ses talons. Avec aussi des mensurations de déesse : 90-60-90.
Elle a défilé pour les plus grands : de Prada à Chanel en passant par YSL et Stella McCartney. Farah est l’égérie de Versace depuis quelques temps déjà. C’est donc au cours d’une campagne qu’elle fit la connaissance de notre belle héroïne.
Stella a fait son trou depuis son arrivée, il y a déjà cinq ans. Aujourd’hui elle a la charge du développement commercial des marques annexes du groupe Versace. C’est ainsi qu’en cette fin d’hiver 2015, elle est à Biella pour les prises de vues de la campagne automne-hiver de la marque Alias. Le nom est un hommage à l’usine du groupe à Novara, ouverte par le fondateur, feu Gianni Versace. Alias, qui conçoit principalement des vêtements en laine et notamment des écharpes, est le fruit de la coopération efficace entre la virtuosité et l’esthétisme prônée par la maison Versace avec la précision du travail de la laine à Biella, mondialement reconnue. Pour le lancement de la nouvelle collection, il y a quelques jours, même Santo Versace le PDG et Donatella, la directrice artistique ont fait le déplacement. Preuve de l’importance qu’accorde le groupe à sa marque annexe. Le groupe a aussi détaché deux de ses mannequins fétiches pour cette campagne : Farah Shaheen donc et Giacomo Savolieri.
Le mannequin italien, âgé de 22 ans a, lui aussi, défilé pour les plus grands. Depuis un an, il travaille exclusivement pour la marque Versace, moyennant un contrat avec beaucoup d’argent sonnant et trébuchant. Physiquement, il ressemble beaucoup à Arnaud Lemaire, le boy-friend de Claire Chazal. Blond, les cheveux ébouriffés, les yeux bleus-gris, regard carnassier, petite barbichette ainsi que des lèvres bien dessinées. Il est beau, il le sait et en joue assurément.
Les clichés sont magnifiques d’autant que le décor est parfait pour la campagne pour Ritorno, avec les photos d’une écharpe volant au vent, autour du cou de Farah depuis le funiculaire, Giacomo dans un impair en laine avec un décor campagnard en arrière-plan où l’on peut voir notamment des moutons. Le mannequin italien longeant les anciennes manufactures de tissage avec la rivière Cervo en contrebas. Les plus belles photos sont assurément celles de Farah et Giacomo jouant comme des enfants avec la neige qui tombe sur eux (sans canon à neige) avec le décor des montagnes enneigées au-dessus de la ville. Stella trouve que Farah est magnifique avec son bonnet en laine de cachemire siglé du A, référence à la marque Alias. Elle est tellement douée, il se dégage de la Libanaise une douceur mais aussi une énergie folle.
Alors que Stella discute avec le photographe Eduardo, pour la première fois, elle va échanger avec Farah :
— Celle-ci est parfaite, Eduardo, dit Stella au photographe. Le décor avec la neige est déjà une merveille, la façon que tu as de figé ce flocon de neige pile sur la joue de Farah c’est un vrai travail de pro. Mais on atteint la félicité grâce à Farah, elle a ce petit quelque chose qui te réchauffe le cœur, même par un froid d’hiver. J’en ai la chair de poule !
— Eh bien ! Si j’arrive à vous donner la chair de poule, Mademoiselle, c’est que cette campagne est réussie, lui répond Farah en arrivant dans son dos. On ne tarit pas d’éloges à votre endroit, cette campagne est déjà réussie grâce à vous. En tout cas, je vous remercie je n’ai pas reçu un hommage si appuyé depuis si longtemps.
— Je vous en prie, vous le méritez madame Shaheen, vous pouvez m’appeler Stella si vous voulez.
— Si vous acceptez de m’appeler Farah ! En revanche, moi j’aime beaucoup ce cliché que vous avez en main, je trouve que la lumière naturelle sublime la photo, enchaine Farah, tout en tendant la main vers le cliché que Stella a dans ses mains.
Au moment où son doigt se pose sur le cliché, le revers de sa main frôle la paume de Stella provoquant une décharge d’adrénaline chez les deux jeunes femmes. Leurs regards se croisent imperceptiblement mais Farah baisse les yeux légèrement, alors que Stella le soutient. La jeune Française sent son tiraillement entre « le bon » de ce qu’on lui a toujours appris et « ce mal » qui la travaille. Stella sait qu’elle ressent quelque chose de fort pour la mannequin et qu’elle peut la faire venir de ce côté, il ne lui faudrait pas grand-chose. On ne l’appelle pas « Transformers » pour rien. Mais ce défi est encore plus grisant car pour la première fois, elle a une opposition de taille en la personne de Giacomo. Dès les premières prises de vues, elle sait que le jeune homme ressent aussi quelque chose pour sa collègue. Mais cette fois-ci, elle ne peut compter sur la goujaterie, un manque de galanterie ou de délicatesse de la part du représentant de la gent masculine. On sent que le signore Savolieri est issu d’une bonne famille italienne, étant donné sa façon de se tenir, de s’exprimer mais aussi par la façon dont il vous regarde.
Lui ne la prend pas à la légère comme beaucoup l’ont fait, le regard qu’ils ont échangés juste après la scène avec Farah en dit long, lui aussi voit la conquête de la Libanaise comme un défi. Mais avec fair-play évidemment.
L’acte 1 un sera pour lui, car ils doivent se rendre ensemble au gala de la Fondazione Milan (l’œuvre de charité de l’AC Milan) qui prône notamment l’inclusion sociale par le sport. Même si elle n’est pas invitée, Stella sur un coup de folie, a décidé de s’y rendre et de faire le pied de grue dans sa voiture.
Farah est sublime dans une des dernières créations de Donatella, présentée à la chambre de commerce et d’industrie en janvier dernier, sa robe longue en soie noire aux formes asymétriques donne l’impression qu’elle est peinte sur sa peau. Comme dans toute création des ateliers Versace, on y retrouve les dentelles en forme de toile d’araignée et les perles scintillantes. Giacomo lui non plus n’est pas en reste : il porte un costume droit aux rayures verticales dans les tons bordeaux, l’une des créations présentés à Milan pour la collection automne-hiver 2015-2016 de la marque Versace hommes, en phase avec le nouveau virage de la marque qui se veut moins exubérant pour la mode homme mais un peu plus sobre sans perdre ses touches de chic et de sensualité.
Au bout de trois heures, ils sortent enfin du Castello Sforzesco et s’engouffrent dans la Ferrari F12 berlinetta du jeune mannequin. Comme dans un film d’espionnage, elle commence sa filature le long du Foro Buonaparte puis par le Via Legrano et le Via di Porta Tenaglia jusqu’à la Via della Moscova. Les deux mannequins pénètrent dans l’hôtel où le groupe leurs a pris une chambre chacun.
Le regard de Stella croise celui de Giacomo qui, d’un mouvement de tête, lui désigne le bâtiment d’en face. C’est un autre hôtel qui est encore plus haut que celui des deux mannequins. La jeune femme s’y rend et mue par une inspiration, prend l’ascenseur jusqu’au dernier étage avant de parvenir à prendre l’escalier de service jusqu’au toit du bâtiment. Après avoir bien repéré où se trouvent les caméras, elle se place au niveau de la balustrade et regarde là où se trouve la piscine de l’hôtel d’en face.
Au bout de quelques instants, un couple arrive sur la terrasse, qui était déserte jusque-là : c’est Giacomo et Farah. Tous les deux portent un peignoir à l’effigie de l’hôtel. Le jeune homme le retire pour se retirer totalement en tenue d’Adam avant de plonger dans l’eau, il fait une longueur avant de se tourner vers Farah qui a encore son peignoir et semble lui dire quelque chose. La Libanaise semble se détendre et retire à son tour le peignoir pour apparaître entièrement nue. Son corps est sublime, avec ses seins en forme de poire, ses jambes fuselés et bronzés. Pour Stella, c’est la réincarnation de Venus.
La femme plonge à son tour dans l’eau et vient rejoindre le jeune mannequin qui l’a prend dans ses bras avant de l’embrasser fougueusement. S’en suit quelques scènes tendres avant que l’on ne passe aux choses sérieuses. Giacomo fait sortir la jeune femme de l’eau et lui fait poser ses fesses sur sa serviette, les pieds toujours dans l’eau. Lui, se plaçant au centre de son compas, commence à lui laper la chatte, sous les gémissements étouffés de Farah. Par moment tout en triturant sa chatte avec ses doigts, il se tourne et regarde en l’air, comme s’il pouvait voir la responsable commerciale. Cette dernière a commencé à se triturer les seins tout en fourrant deux doigts dans son con pour imiter les gestes du jeu de l’homme qu’elle espère supplanter dans un avenir proche.
Giacomo va porter la Libanaise jusqu’à l’extase avant qu’ils n’échangent leurs places, Farah voulant rendre la pareille à l’Italien. Stella ne prête pas vraiment attention à la tête de Farah qui monte et descend sur le vit de Giacomo mais plutôt sur la beauté de sa chute de rein et la fermeté du galbe de ses fesses qui dépassent à peine de l’eau. Stella ne rêve que de plonger sa tête entre ses fourches si tentatrices. Après avoir pris son pied à son tour, c’est le moment du rodéo et la vue d’une Farah ayant du plaisir fait exploser Stella qui doit se mordre les lèvres pour ne pas alerter la sécurité de l’hôtel.
Giacomo a bien joué, un point pour lui, à son tour de jouer. Profitant d’une nouvelle prise de vue du côté de Biella, la jeune femme devient de plus en plus proche du mannequin libanais, qui la tente de plus en plus. Pas question d’y aller en mode bourrin, tout est question de doigté et d’allusion.
Allusion notamment à une sortie, ni vraiment un rencard, ni vraiment une soirée entre copines. Stella laisse planer les non-dits volontairement. Non loin de là, Giacomo s’amuse de la situation, tout en restant à distance, comme le veut la règle tacite du jeu. Fin de journée, c’est parti pour les soixante-seize kilomètres entre Biella et Turin. Giacomo a eu Milan, Stella aura la capitale Piémontaise. Sur la route, elle repère bien Giacomo quelques voiture derrière, fort heureusement il n’a pas pris la Ferrari, lui permettant de rester bien discret.
Le thème de la visite de la ville : « Magie blanche et magie noire », comme une sorte d’anaphore au choix que devra faire Farah. Turin est le lieu idéal avec son passé ésotérique. Sentiment encore renforcé avec la visite de la Piazza Castello, où se trouvent les statues des Dioscures marquant la séparation entre la cité sacrée et la cité diabolique. En lui montrant la statue de Castor (Castor et Pollux), Stella va doucement englober le corps de Farah avec le sien tout en lui tendant la main en direction de la statue du côté sombre vers lequel veut l’emmener la Française.
Puis direction le Piazza Statuto avec ses fameux dragons, gardiens des enfers qui font peur, dont le fameux ange noir qui provoque un mouvement de recul chez Farah. Stella en profitant pour la serrer dans ses bras. Différents lieux sont visités en début de soirée avant qu’ils n’aillent dîner sur la Via Vittorio Veneto à La Cantina da Fabia. Des tajarins albesi, servies avec son ragoût de bœuf et ses truffes blanches pour Stella tandis que la mannequin opte elle plutôt pour des agnolloti in Brodo, avec sa farce de rosbif déjà cuite, la soupe étant d’usage en cet fin d’hiver. Le tout agrémenté d’une bouteille de Barolo Buscaretto, cuvée 2013. C’est là que Farah se décide à l’interroger :
— Pardonne moi cette question Stella mais j’ai besoin de savoir, tu as toujours été lesbienne ? Car cela a l’air tellement naturel chez toi, j’ai des amis homosexuelles et lesbiennes qui ont l’air moins naturelles dans leur façon d’être.
Du tac au tac, Stella lui répond :
— Oui ! Sans aucun doute. Pour moi c’est quelque chose de totalement normal comme de manger ces pâtes. Je pense que par rapport à tes amis, c’est parce qu’ils ne savent pas comment être avec les personnes qui ne le sont pas. Peut-être qu’on leur a trop fait sentir qu’ils sont différents. Alors que cela ne doit pas être le cas. Pour moi, être homosexuelle c’est totalement normal, c’est la société qui est anormale.
— La société n’est pas encore totalement tolérante et même quand les gens disent qu’ils n’ont aucun problème avec l’orientation sexuelle des gens. Ils détournent le regard ou font sentir qu’ils sont gênés, même par inadvertance, enchaîne Farah
— J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont encouragé dans chacun de mes choix et qui m’ont toujours soutenu. Grâce à eux, j’assume pleinement mes choix et mes désirs. Je sais aussi que si je veux quelque chose je dois me donner les moyens de l’obtenir et ne rien lâcher, termine-t-elle tout en regardant Farah dans les yeux faisant monter la température d’un cran.
Le message est destiné à la jeune femme mais aussi à Giacomo assis un peu plus loin.
—Tu sais de quelle société je suis issu, tu sais que ce n’est pas dans nos mœurs.
Stella joue son va-tout, elle tend la main, attrape celle de Farah et la regarde dans les yeux :
—Ne laisse pas les autres décider de ta vie, sois celle qui pilote son destin. La religion, les mœurs et le « qu’en dira-t-on » ne doivent jamais influencer ton chemin. Seule toi sais où tu veux aller et comment y parvenir, termine Stella avec un regard déterminé
Après le repas, elles décident de se rendre à la Giardino Medievale mais le lieu est fermé après dix-neuf heures. Elles remontent donc plus au nord et après avoir passé le Ponte Umberto I, descendent sur les berges alors que de la musique raisonne d’un bar dansant situé juste au-dessus. Le morceau Sé de Josh Groban passant à ce moment-là, Stella se tourne vers la mannequin et lui tend sa main dans une invitation évidente. Farah l’accepte sans la moindre hésitation. Sur les belles paroles du crooner américain, les deux femmes entament un slow magnifique sous ce pont le long du Pô, à la lumière des réverbères.
Se tu fossi nei miei occhi per un giorno, Vedresti la bellezza che piena d'allegria, Io trovo dentro gli occhi tuoi, E nearo se magia o lealta.
Les deux femmes se regardent dans les yeux pour y chercher cette joie et cette magie.
Se tu fossi nel mio cuore per un giorno, Potresti avere un'idea, Di cio' che sento io, Quando m'abbracci forte a te, E petto a petto, noi, Respiriamo insieme.
Farah resserre ses bras autour du cou de Stella et rapproche sa poitrine de la Française, lui permettant de sentir qu’elle respire de plus en plus fort. Preuve de l’excitation de l’instant présent.
Protagonista del tuo amor, Non so se sia magia o realta.
L’instant est réel et magique à la fois.
Se tu fossi nella mia anima un giorno, Sapresti cosa sento in me, Che m'innamorai, Da quell'istante insieme a te, E cio' che provo e, Solamente amore.
Farah ne peut à ce moment ignorer les sentiments de Stella à son égard, l’amour qui la frappe aussi dès cet instant partagé. Au moment où Josh Groban chante les derniers mots du morceau, Farah rapproche son visage, au moment où Josh dit « Solamente », Stella fait la jonction entre les deux bouches à l’entente du mot « amore ». Le baiser est d’une sensualité mais aussi empreint de douceur, de tendresse, malgré la fougue qui anime les deux jeunes femmes. Les caresses se font plus pressantes contre le mur de ce pont, comme si plus rien d’autre n’a d’importance à ce moment-là.
Finalement elles se dirigent ensemble vers un parc à proximité, le Parco del Valentino encore ouverte à cette heure-ci. A peine, sont-elles entrées que la pluie s’abat à grosse goute à Turin. Les deux femmes courent donc se mettre à l’abri sous un kiosque à musique protégé par une coupole. Stella regarde vers Farah qui a les cheveux totalement mouillés, des gouttes coulant sur son chemisier désormais totalement transparent. Les pointes de ses seins non retenus pas un soutien-gorge sont totalement visibles. La jeune française ne peut s’empêcher d’enlacer la Libanaise.
Non loin de là, Giacomo les observe toujours mais dans ses yeux, Stella a compris qu’il a accepté sa défaite. Il ne pourra jamais faire ressentir à Farah les mêmes sentiments à son égard.
Les deux femmes se serrent alors l’une contre l’autre, leurs lèvres se joignent, pour un long baiser fougueux, interrompu seulement par le besoin de reprendre leur respiration. Les mains de Stella sont posées sur les fesses de la belle Libanaise. Stella a déjà beaucou^p d’expérience saphique, mais jamais elle n’a désiré autant une femme qu’elle n’a envie de Farah. Si elle pouvait, elle lui ferait l’amour, là, tout de suite, dans ce Parc, au risque qu’elles soient surprises. Stella réalise qu’il se produit une chose qui ne lui était pas encore arrivée, elle si attachée à sa liberté : elle est tombée amoureuse !
— Comme tu es belle, Farah. Je t’aime ! Je te veux !
— C’est la première fois que ça m’arrive, lui répond Farah avec un regard amoureux. Je sais que je suis à toi. J’ai envie que nous fassions l’amour !
Le regard que les deux jeunes femmes échange est plein de promesses. Stella prend la main de sa chérie. La pluie s’étant calmée, elles rejoignent la voiture de Stella, non sans s’être arrêtées plusieurs fois pour s’embrasser encore et encore. Pour les deux jeunes femmes, il n’est pas possible d’attendre le retour à Milan, comme cela était prévu. Leur envie est si forte qu’elles pourraient s’aimer dans la voiture, mais Stella veut autre chose pour leur première étreinte. Pour une nuit dont l’une et l’autre se souviendront.
Stella s’arrête Via Cavour, devant le Royal Palace Hôtel, à proximité du Palazzo Lascaris, dans le quartier historique de Turin. Elle laisse les clés du véhicule au voiturier, ouvre la portière et tend la main à Farah.
— Nous sommes arrivées, ma chérie. C’est ici que nous passerons notre première nuit.
— Je connais, je suis déjà descendue à ce ressort.
— Ca ne te gêne pas qu’on puisse te reconnaître et savoir que nous sommes ensemble ?
— Je t’ai déjà dit que, désormais, je suis à toi. Je suis fière de devenir ta femme, ma chérie !
Stella et Farah, qui se tiennent par la main, se présentent à la réception. Le réceptionniste leur sourit. Il reste discret mais a reconnu la jolie mannequin, qui avait passé la nuit ici lors de son précédent passage dans la capitale de Fiat. Stella sort sa carte Centurion d’American Express et, sans lâcher la main de Farah :
— Nous avons besoin, ma femme et moi, de la plus belle suite de votre hôtel.
— Il nous reste seulement une suite pour vous et Madame Shaheen. .J’espère que cela vous conviendra.
— J’aurais aimé t’offrir une suite royale dans un palace, mais ce n’est que partie remise, mon amour, dit Stella à sa compagne.
— Je vois que tu m’invites, dit la Libanaise, avec un sourire complice.
— C’est normal, n’es-tu pas ma femme désormais ?
Le réceptionniste, après les formalités d’usage, remet à Stella la carte électronique pour accéder à la suite, ajoutant, avec un grand sourire et un délicieux accent :
— Bonne nuit les amoureuses !
L’ascenseur les mène rapidement à l’étage où se trouve la suite, ce qui n’empêche pas les amantes de s’enlacer et de s’embrasser. Elles pénètrent dans la suite, qui est spacieuse et bien aménagée et qui, surtout, comprend un lit King size et une salle de bains en marbre de Carare avec une douche à l’italienne. Impatientes, les deux femmes se déshabillent et ne peuvent que constater leur désir et leur impatience. Les tétons des seins si fermes de Farah sont en érection, traduisant son excitation.
— Oh mon Dieu, que tu es belle, mon trésor. Tu ressembles à une statue grecque, à l’Aphrodite de Praxitèle.
Alors que les mains de Stella parcourent le corps de la Libanaise, ses lèvres absorbent les tétons de la jolie mannequin, qui frémit.
— Non, je ne suis pas une statue, mais une femme, qui vient de tomber amoureuse d’une femme. Tu sais ma Stella, c’est la première fois pour moi.
— Je veux que tu n’oublies pas cette première fois, mio amore !
Stella entraine son amoureuse sous la grande douche à l’Italienne, où ses caresses parcourent le corps de son amante, avant que ses doigts, ne viennent découvrir la chatte de Farah, provoquant chez celle-ci le premier orgasme de la soirée.
Les deux amantes se retrouvent sur le grand lit. Stella écarte les jambes de la Libanaise. De sa langue gourmande, elle descend le long de la cuisse en la léchant jusqu'à l'orée de la chatte. Puis, de ses deux mains, elle écarte un peu plus les cuisses. Du bout de la langue, Stella lèche avec application le clitoris de Farah. Des gémissements se font entendre. Cette fois-ci, c'est la bouche qui suce. Le clitoris gonfle, prêt à exploser en jouissance. La bouche de Stella est avide de la mouille de son amante. Ses doigts stimulent la montée de l’orgasme. Farah pousse de petits cris, alors que Stella se concentre sur son cunnilingus pendant un long moment. Soudain, un cri puissant sort de la bouche de Farah. Elle jouit en giclant par saccades.
Farah reprend ses esprits dans les bras de son amante. Leurs sens se réveillent, d’autant que Stella, toute concentrée sur le plaisir de celle qu’elle aime, n’a pas encore joui. A son tour, la jolie Libanaise s’installe entre les cuisses de son amante, et sait d’instinct ce qu’elle doit faire pour qu’à son tour elle connaisse un violent orgasme. Farah n’est pas peu fière de ce résultat, elle qui n’avait jusqu’alors aucune expérience.
La nuit sera longue et chaude. Les deux jeunes femmes se donnèrent un plaisir très fort, en ayant recours au 69, parvenant à jouir en même temps. Stella était fière de l’initiation de son amoureuse. Avant qu’elles ne s’endorment, ivres de plaisir et mortes de fatigue, dans les bras l’une de l’autre, Stella est sur Farah, ses seins contre ceux de son amante, sa bouche dévorant celle de la Libanaise.
— Mon amour, je vais te prendre, comme le ferait un homme.
Stella veut faire découvrir à Farah la pratique des ciseaux. Farah est allongée, les deux chattes se touchent et Stella frotte son clitoris contre celui de son amante.
— Assieds-toi face à moi !
Les deux femmes entrecroisent alors leurs jambes comme les lames d’une paire de ciseaux. Stella en profite pour embrasser et caresser son amante. La Française accélère encore le rythme et est la première à jouir, suivie de Farah.
A partir de cette nuit de fin d’hiver à Turin, les deux jeunes femmes ont entamés une relation qui durera presque deux ans. C’est notamment Farah qui poussera Stella, quelques mois plus tard, à présenter ses croquis à Donatella. La directrice artistique fut étonnée de la justesse du travail et de l’avancé de son projet. De cette création qu’elle n’aurait pas soupçonnée de la part de sa responsable commerciale, elle va y voir une formidable opportunité de marché. Dès lors tout s’emballe, la marque Stella B est mise sur les rails et c’est tout de suite un grand succès, surtout auprès du jeune public dont Stella a réussi à capter les codes.
C’est à Biella, là où tout à commencer, que Stella fait son premier défilé en tant que créatrice. Marco et Catarina sont émus aux larmes lors du discours de remerciement de leur fille. Elle a parfaitement appliqué les préceptes qu’ils lui ont appris. Au premier rang, à proximité de nombreuses célébrités telles que Ryan Gosling et sa femme Eva Mendes ou Nikos Aliagas, Stella y voit sa fratrie ainsi que ses amis dont Rob, Cal et Franck qui mettent une ambiance de dingue. Farah est à proximité dans une robe que Stella lui a créée personnellement, elle rayonne. Même Giacomo a tenu à défiler pour la créatrice française en tant qu’ami.
Car oui, même s’ils furent rivaux en amour, l’amitié est possible tant qu’il y a du respect et de la bienveillance des deux côtés. Stella peut être fière de son parcours, elle a foncé quand l’opportunité s’est présentée à elle. Suivant son cœur et les leçons de vie de ses parents, elle n’a jamais renié ce qu’elle est, son parcours de vie lui a donné entièrement raison.
Elle est la pilote de sa vie.
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StanJR23
25 octobre 2023 à 09:59
Extrait Gerhard, A fond !

La belle garce en profita même pour tenter la quadruple fellation. Elle plaça les quatre bien en étoile et les lécha les uns après les autres par en dessous. Sous les encouragements et les vivats des hommes présents. Mais il lui en fallait plus alors, du doigt, elle demanda aux deux agents de sécurité d’approcher. Elle eut donc le plaisir de découvrir que celle de Hocine était très longue mais qu’elle était moins épaisse que celle du Capverdien Carlos.
Le regard totalement affamé, elle alla d’une bite a l’autre sous le regard d’un André toujours aussi impassible.

J-1
Soyez respectueux
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StanJR23
24 octobre 2023 à 08:55
Extrait Gerhard, A Fond !

Cool j'roule sur le périph' dans un gamos dernière série, Dernières Ray-Ban sur le nez, Sur la route de la money.

La main d’André lui caressa doucement le genou, faisant légèrement crisser le bas puis il repassa sa main sur le pommeau de vitesse pour rétrograder en troisième pour aborder le virage.

Accélère, accélère, accélère, accélère, accélère
J’envoie briques après briques, une vraie brute
J'suis un moteur Hybride, Rim'K enchaîne les performances et c'est toi qui fait le bruit

J-2
Soyez respectueux
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StanJR23
23 octobre 2023 à 08:37
Un très grand merci aux près de 4800 lecteurs du récit Farah, comme habituellement ce message pour vous informer de la sortie dans deux jours du prochain récit : Gerhard, À fond !
Où l’on pourra voir que Rachel est prêt encore à tout pour aider son mari dans les négociations commerciales et que les bukkake ne lui font pas peur.
Pour les amateurs de sport mécaniques, c’est un récit pour vous d’autant que l’histoire se terminera dans le cadre magnifique du circuit Paul Ricard au Castellet. Et un petit clin d’œil aussi au fan du groupe de Rap 113.

J-3
Modifié 24 octobre 2023 à 08:55
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
22 octobre 2023 à 11:41
Cette histoire qui dévoile les débuts de Stella me fait encore plus apprécier un personnage qui me plaisait déjà beaucoup. C'est un beau portrait de femme libre de ses choix et de ses amours qui nous est proposé ici.
Soyez respectueux
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OlgaT
22 octobre 2023 à 07:15
Merci Stan23JR pour ce texte très fort, qui rappelle les discriminations que subissent encore de nos jours ceux et celles qui affichent leur homosexualité. L'histoire de Stella est celle d'une vie d'une réussite et de combats. Ce récit est aussi une belle histoire d'amour entre Stella et Farah.
Cette seconde saison de vos textes est particulièrement riche et prometteuse!
Soyez respectueux
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