Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les tribulations de Justine — Chapitre 2 · Michel
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les tribulations de Justine
Chapitre 2 · Michel
Michel
Si elle voulait avancer, il fallait qu'elle prenne les choses avec philosophie. Après tout, ce n'était pas de sa faute si ses parents n'avaient pas réussi à mûrir et avaient continué à se comporter comme des gamins. Elle, ça faisait plus de deux ans qu'elle galérait pour s'en sortir. Alors, maintenant qu'elle recommençait à émerger, elle avait bien le droit de penser avant tout à son avenir.
Son avenir, c'était maintenant au bord de l'atlantique, et si le tas de ferraille qu'elle essayait de faire avancer tant bien que mal voulait bien attendre encore un peu avant de tomber définitivement en panne, elle ne tarderait pas à arriver à Saint-Nazaire, fin de son voyage. De toute façon, elle ne retournerait jamais à Grasse. Elle y avait trop de mauvais souvenirs.
L'annonce du décès de ses parents avait été un choc épouvantable. Pendant plusieurs semaines, elle avait été incapable de réagir et seule l'aide d'une assistante sociale lui avait permis de régler les premiers problèmes comme l'enterrement et les avis de décès à envoyer aux divers organismes avec lesquels ses parents étaient en relation.
Mais lorsque lesdits organismes réagirent, elle réalisa très vite que les problèmes qu'elle allait devoir régler n'étaient pas du ressort d'une assistante sociale. Si elle ne réagissait pas rapidement, elle allait se retrouver à la rue et sans aucun moyen d'existence : l’entreprise de ses parents était en liquidation judiciaire et tous ses biens étaient sous séquestre. La maison allait être mise en vente et le produit de la vente ne suffirait certainement pas à désintéresser les nombreux créanciers de ses parents qui étaient en situation de surendettement. Quant à l'assurance, elle contestait le droit de Justine à une quelconque indemnisation étant donné que son père conduisait en excès de vitesse, avec un taux d'alcoolémie supérieur à deux grammes par litre et que son épouse, elle-même fortement alcoolisée lui prodiguait une fellation au moment de l'accident.
Elle disposait de quelques économies sur un compte courant ouvert à son nom et alimenté par son argent de poche et des provisions faites pour régler ses frais de scolarité. Elles lui permettraient de subsister un mois ou deux en se serrant la ceinture, mais il lui faudrait très rapidement se trouver un emploi.
Bien entendu, il ne lui fallait pas espérer poursuivre ses études puisqu'elle avait besoin d'utiliser les frais de scolarité pour vivre et que de toute façon, un travail à plein temps ne lui permettrait pas de suivre des cours dispensés pendant ses heures de travail. Elle envoya un courrier dans ce sens à la direction de son école. Elle reçut en réponse un courrier lui indiquant que si un jour elle changeait d'avis, elle devrait repartir de zéro et, de toute façon, ne serait pas prioritaire.
En ce qui concernait l'assurance, elle n'avait ni le temps ni les moyens de contester sa décision. Elle envoya donc un courrier prenant acte de cette décision, mais se réservant le droit de la contester ultérieurement.
Il restait à traiter le plus important : un emploi et un toit. Trouver un emploi était possible compte tenu de son niveau, même si elle n'avait pas son BTS de gestion, mais il fallait du temps, et du temps, elle n'en avait pas tant que cela. Il fallait qu'elle obtienne un délai avant d'être obligée de libérer le pavillon qu'elle occupait encore et seule la banque, du moins elle le croyait, pouvait lui en obtenir un.
Elle téléphona donc à la banque pour obtenir un rendez-vous. Elle l'obtint pour le surlendemain en début d'après-midi. Elle ne s'attendait pas à une telle promptitude et crut pouvoir en déduire un résultat conforme à ses espérances. Elle arriva à la banque un peu en avance et gonflée à bloc. Elle fut reçue presque immédiatement.
En pénétrant dans le bureau du directeur, elle eut la désagréable surprise de reconnaître le petit chauve bedonnant qui avait provoqué sa fuite quelques semaines auparavant. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de le trouver différent. Il était vêtu d'un costume d'une grande marque dont la veste, soigneusement fermée cachait un gilet de prix et laissait apparaître une élégante cravate de soie. Il était chaussé d'une paire de chaussures de cuir marron clair provenant sans doute d'un bottier transalpin. Il arborait en outre une montre qui, pour être discrète, n'en était pas moins un bijou de prix.
Justine se sentit toute petite face à lui, car il était plutôt impressionnant. Cependant, loin de la prendre de haut, il se précipita à sa rencontre et, la prenant par le bras, la conduisit à un fauteuil situé dans un angle de la pièce puis il s'assit en face d'elle après avoir demandé, sans doute à une secrétaire, qu'on leur apporte deux cafés. Il prit tout de suite la parole d'un air navré.
— Tout d'abord, Justine, si vous permettez que je vous appelle ainsi, je vous présente mes plus sincères condoléances pour le deuil qui vous frappe. Mon épouse n'est pas là aujourd'hui, mais elle m'a demandé de vous transmettre les siennes ainsi que l'expression de son affection.
— Je vous remercie, monsieur et à propos de ce qui s'est passé l'autre jour...
— Je vous en prie, mademoiselle ! Tout est de notre faute. Nous avons tellement l'habitude de nos petites réunions qu'on peut qualifier de pimentées que nous n'avons pas réalisé combien le spectacle que nous offrions pouvait paraître choquant à une personne non prévenue. Mais je ne pense pas que vous ayez pris rendez-vous pour parler de cet épisode malheureux.
— Je vous remercie, monsieur et à propos de ce qui s'est passé l'autre jour...
— Je vous en prie, mademoiselle ! Tout est de notre faute. Nous avons tellement l'habitude de nos petites réunions qu'on peut qualifier de pimentées que nous n'avons pas réalisé combien le spectacle que nous offrions pouvait paraître choquant à une personne non prévenue. Mais je ne pense pas que vous ayez pris rendez-vous pour parler de cet épisode malheureux.
Justine ne put s'empêcher d'apprécier, la maestria avec laquelle son interlocuteur avait réussi à transformer une entrevue pouvant être extrêmement gênante en un entretien entre personnes de bonne compagnie. Il reprit :
— Vous savez, vous pouvez m'appeler Michel si vous le souhaitez. Les liens d'amitié qui nous unissaient à vos parents autorisent ce genre de familiarité sans qu'on puisse y voir autre chose qu'une extension de ces liens à leur fille. Mais, avant que vous m'exposiez l'objet de votre visite, j'aimerais savoir si vous avez connaissance des évènements qui ont été à l'origine de la déconfiture, et le mot est faible, qui a résulté des erreurs de gestion de vos parents, quoiqu'on puisse aussi invoquer une certaine malchance.
— Non, je n'étais pas au courant. Mes parents ne parlaient pas de ces choses-là devant moi. Mais vous parlez d'erreurs de gestion.
— Le mieux et que je vous fasse un petit historique.
— Je vous en prie.
— Alors voilà.
— Non, je n'étais pas au courant. Mes parents ne parlaient pas de ces choses-là devant moi. Mais vous parlez d'erreurs de gestion.
— Le mieux et que je vous fasse un petit historique.
— Je vous en prie.
— Alors voilà.
Ils furent interrompus par la secrétaire qui apportait les cafés et quelques chocolats puis Michel reprit :
— Vos parents se sont connus sur les bancs d'une école d'ingénieurs en informatique et ont décidé de se mettre en ménage dès leur diplôme obtenu. Ils ont été immédiatement embauchés par une compagnie d'assurance pour laquelle ils ont travaillé une dizaine d'années. Ils étaient tous les deux plutôt bien payés et ont mené une vie agréable à coups de bons restaurants et de vacances un peu partout dans le monde. Au bout de dix ans de bons et loyaux services, ils ont décidé de monter leur propre affaire et d'intervenir en free-lance. Leur premier client a été la compagnie d'assurance qui avait besoin d'eux pour terminer le travail qu'ils avaient abandonné en partant. Malheureusement, ils n'avaient pas le temps de faire à la fois de la prospection commerciale et des développements informatiques. Ce fut donc leur seul client.
— C'est là qu'ils se sont endettés, je suppose ?
— Pas du tout ! Ils ont réussi à se faire embaucher par une société de service intéressée par leurs compétences.
— Et alors ?
— Tout aurait pu très bien se passer, mais ils ont mal supporté d'être sous les ordres d'un ingénieur plus jeune et, ont-ils estimé, moins qualifié qu'eux.
— Aie !
— Comme tu dis, car ils ont décidé une nouvelle fois de démissionner et de créer une société de conception, de réalisation et de commercialisation de programmes d'intelligence artificielle. C'était la mode des start-ups et ils ont pu obtenir plusieurs prêts importants. Ça leur a permis de se doter de matériels informatiques onéreux et de mètres carrés de bureaux destinés à accueillir une dizaine de collaborateurs de haut niveau qu'il leur a fallu payer grassement pour les faire venir. Eux même se sont octroyé des salaires très importants et tout ce petit monde s'est mis au travail.
— C'est là qu'ils se sont endettés, je suppose ?
— Pas du tout ! Ils ont réussi à se faire embaucher par une société de service intéressée par leurs compétences.
— Et alors ?
— Tout aurait pu très bien se passer, mais ils ont mal supporté d'être sous les ordres d'un ingénieur plus jeune et, ont-ils estimé, moins qualifié qu'eux.
— Aie !
— Comme tu dis, car ils ont décidé une nouvelle fois de démissionner et de créer une société de conception, de réalisation et de commercialisation de programmes d'intelligence artificielle. C'était la mode des start-ups et ils ont pu obtenir plusieurs prêts importants. Ça leur a permis de se doter de matériels informatiques onéreux et de mètres carrés de bureaux destinés à accueillir une dizaine de collaborateurs de haut niveau qu'il leur a fallu payer grassement pour les faire venir. Eux même se sont octroyé des salaires très importants et tout ce petit monde s'est mis au travail.
Le banquier tendit à Justine une boîte dans laquelle la jeune fille puisa un chocolat puis reprit son exposé.
— Malheureusement, leur projet était mal évalué et au bout de trois ans, ils n'avaient encore rien à vendre et l'argent n'allait pas tarder à manquer. C'est alors que plusieurs collaborateurs, craignant de se retrouver chômeurs donnèrent leur démission et allèrent se faire embaucher ailleurs. Il fallut donc les remplacer par de nouvelles têtes qu'il fallut former avant qu'ils puissent reprendre le travail abandonné par les précédents, ce qui n'arrangea pas les choses.
— Et la maison, là-dedans ?
— Les très forts salaires qu'ils s'étaient octroyés leur avaient permis d'obtenir un prêt immobilier très important et sur une longue durée auprès de notre banque à un moment où tout allait encore bien. Pour en revenir à leurs malheurs, ils ont réussi à obtenir des délais et même de nouveaux prêts pour pouvoir continuer les développements. Mais, tout a une fin et un audit a conclu que, compte tenu des sommes investies et de l'état réel des travaux, l'opération ne serait jamais rentable.
— Et la maison, là-dedans ?
— Les très forts salaires qu'ils s'étaient octroyés leur avaient permis d'obtenir un prêt immobilier très important et sur une longue durée auprès de notre banque à un moment où tout allait encore bien. Pour en revenir à leurs malheurs, ils ont réussi à obtenir des délais et même de nouveaux prêts pour pouvoir continuer les développements. Mais, tout a une fin et un audit a conclu que, compte tenu des sommes investies et de l'état réel des travaux, l'opération ne serait jamais rentable.
Tout en écoutant religieusement l'histoire que lui contait Michel, Justine plongeait régulièrement la main dans la boîte de chocolats sous le regard amusé de ce dernier qui ne s'interrompit pas pour autant.
— Tu imagines aisément la suite. Les créanciers se sont dépêchés de fermer les robinets du crédit et ont exigé le remboursement des dettes accumulées par la société de tes parents. Comme elle ne pouvait rembourser le moindre sou, elle s'est retrouvée en faillite. Du coup, ils ne pouvaient plus payer les traites de leur emprunt immobilier, d'où la vente forcée de la maison. C'est malheureusement une histoire des plus classiques : des yeux plus gros que le ventre, une gestion maladroite, une fuite en avant et au bout, la catastrophe. C'est l'histoire de tes parents. Ils ont été légers, mais ils ne méritaient certainement pas de mourir ainsi.
Il s'interrompit pour demander à la secrétaire d'amener une autre boîte de chocolats.
— Heureusement, ils n'ont pas eu le temps de souffrir. Mais, parlons un peu de toi, ma petite Justine : comment est-ce que tu t'en sors ?
Justine remarqua soudain que non seulement le banquier l'appelait par son prénom, mais qu'il s'était mis à la tutoyer. Ça ne la dérangea pas. Il y avait beaucoup de gentillesse dans sa manière de lui parler et elle avait bien besoin qu'on s'occupe un peu d'elle.
— Eh bien justement je venais vous voir pour ça. J'ai décidé d'abandonner mes études et de me trouver un emploi, mais j'ai besoin de temps pour me retourner. Je voulais donc vous demander si vous pouviez m'accorder un délai pour libérer le pavillon de mes parents, le temps que j'aie trouvé un emploi et touché ma première paye.
— Mais, ma pauvre petite, ça n'est pas du tout dans mes compétences. C'est le tribunal qui a ordonné la mise en vente du pavillon de tes parents et nous sommes seulement tenus au courant de la date de la vente aux enchères.
— Alors, je ne vais pas avoir le temps de me retourner, si je comprends bien ! Je suis le dindon de la farce, dans cette histoire.
— En plus, tu as tout intérêt à refuser ton héritage, car sinon tu hériteras des dettes de tes parents. Mais, si tu fais ça, alors tu devras évacuer les lieux sans autre forme de procès.
— Mais alors, je suis complètement coincée !
— Attends ! J'ai une proposition à te faire. Je possède en ville un petit appartement très simple, mais confortable qui est libre actuellement. Je te propose de t'en faire profiter.
— Ça serait parfait. Cela me permettrait d'avoir un toit en attendant de trouver quelque chose de définitif dans mes prix, car je suppose qu'un logement en ville ne doit pas être donné comme loyer.
— Ah non ! Tu n'y es pas ! Je ne te ferais rien payer.
— Mais pour combien de temps ?
— Autant que tu voudras, Justine. Je mets cet appartement à ta disposition aussi longtemps que tu en auras besoin.
— Gratuitement ?
— Absolument !
— Mais, ma pauvre petite, ça n'est pas du tout dans mes compétences. C'est le tribunal qui a ordonné la mise en vente du pavillon de tes parents et nous sommes seulement tenus au courant de la date de la vente aux enchères.
— Alors, je ne vais pas avoir le temps de me retourner, si je comprends bien ! Je suis le dindon de la farce, dans cette histoire.
— En plus, tu as tout intérêt à refuser ton héritage, car sinon tu hériteras des dettes de tes parents. Mais, si tu fais ça, alors tu devras évacuer les lieux sans autre forme de procès.
— Mais alors, je suis complètement coincée !
— Attends ! J'ai une proposition à te faire. Je possède en ville un petit appartement très simple, mais confortable qui est libre actuellement. Je te propose de t'en faire profiter.
— Ça serait parfait. Cela me permettrait d'avoir un toit en attendant de trouver quelque chose de définitif dans mes prix, car je suppose qu'un logement en ville ne doit pas être donné comme loyer.
— Ah non ! Tu n'y es pas ! Je ne te ferais rien payer.
— Mais pour combien de temps ?
— Autant que tu voudras, Justine. Je mets cet appartement à ta disposition aussi longtemps que tu en auras besoin.
— Gratuitement ?
— Absolument !
Justine le regarda d'un air soupçonneux, ce qu'il ne manqua pas de remarquer et il protesta.
— Non Justine, tu n'y es pas. Ce n'est pas parce que je suis un libertin que je n'ai pas de respect humain. Il n'y a pas de contrepartie. J'agis par affection et en mémoire de tes parents pour lesquels nous éprouvions beaucoup d'amitié mon épouse et moi. Si tu acceptes ma proposition, tu pourras constater très rapidement qu'elle n'entraîne pour toi aucune espèce de contrainte. Si tu en es d'accord, je te donne tout de suite l'adresse et les clefs. Je téléphone au gardien pour le prévenir que je loge gratuitement une de mes nièces. Comme ça il te laissera tranquille.
Deux jours plus tard, Justine emménageait dans le logement que Michel, l'ami de ses parents avait mis à sa disposition. Après avoir récupéré ses habits et affaires de toilette ainsi que quelques bijoux appartenant à sa mère, elle avait déposé au greffe du tribunal le formulaire de renonciation à l'héritage de ses parents ainsi que les clefs du pavillon.
Il lui restait encore à se trouver un emploi. Elle s'inscrivit donc à l'ANPE et consulta les petites annonces. Elle avait décidé de ne pas être trop difficile et d'accepter les petits boulots. La seule chose qu'elle ne voulait pas, c'était faire des ménages. C'était un métier trop pénible physiquement.
Elle galéra un mois avant de se voir proposer un poste dans un supermarché qui avait besoin d'un ou d'une employée pour compléter une équipe chargée de regarnir les étalages au fur et à mesure qu'ils étaient vidés par les clients. Le matin, il fallait remplir les rayons des fruits et légumes après les avoir débarrassés des invendus des jours précédents qui étaient abîmés. Il fallait en faire de même pour les produits frais dont la date de péremption était dépassée. C'était un travail assez contraignant, car il fallait arriver tôt le matin lorsqu'on était de l'équipe du matin et finir tard quand on était de l'équipe de l'après-midi.
Le turn-over était important et elle comprit rapidement pourquoi. Non seulement le travail était pénible, car certains articles étaient très lourds et les rayonnages du haut difficiles à atteindre, mais comme ils passaient leur temps à courir dans les allées, ils étaient en première ligne pour faire face aux clients mécontents ou ne trouvant pas les articles qu'ils cherchaient ; et ensuite c'était leur patron qui les houspillait parce qu'ils n'allaient pas assez vite. Elle avait eu raison d'interrompre ses études, car elle aurait été incapable de mener tout de front. De toute façon, le travail en deux huit l'aurait privée de la moitié des cours. Elle décida donc de s'accrocher. Après tout, c'était un poste de responsabilité et ça valait mieux qu'un poste de caissière.
Il y avait par ailleurs des avantages en nature qu'elle découvrit peu à peu.
D'abord, elle pouvait récupérer les fruits et les légumes abîmés, car s'ils n'étaient plus vendables, ils étaient encore mangeables à condition d'enlever les parties abîmées.
De même, les produis frais périmés pouvaient être consommés un jour ou deux après que la date de péremption ait été atteinte. Le truc était de laisser au fond du rayon ceux qui allaient bientôt être périmés au lieu de les mettre devant.
D'abord, elle pouvait récupérer les fruits et les légumes abîmés, car s'ils n'étaient plus vendables, ils étaient encore mangeables à condition d'enlever les parties abîmées.
De même, les produis frais périmés pouvaient être consommés un jour ou deux après que la date de péremption ait été atteinte. Le truc était de laisser au fond du rayon ceux qui allaient bientôt être périmés au lieu de les mettre devant.
Pour le reste, un paquet de coquillettes ou un pot de chicorée en poudre ne coûtent pas bien cher.
En définitive, ce qui allait lui coûter le plus cher, c'était l'essence de la petite voiture qu'elle avait pu conserver, car elle était à son nom. Elle était contente, car en acceptant de mener une vie spartiate et sans distractions coûteuses, elle allait pouvoir faire des économies.
En définitive, ce qui allait lui coûter le plus cher, c'était l'essence de la petite voiture qu'elle avait pu conserver, car elle était à son nom. Elle était contente, car en acceptant de mener une vie spartiate et sans distractions coûteuses, elle allait pouvoir faire des économies.
Michel lui avait affirmé qu'il n'avait l'intention de lui demander aucune contrepartie et il tenait parole. Cela ne l'empêchait pas de passer régulièrement la voir au prétexte de vérifier si tout allait bien et si elle n'avait besoin de rien. Elle découvrait alors un troisième personnage se donnant un air jeune, moderne et décontracté qui ne lui correspondait pas du tout, mais que Justine, amusée, trouvait plutôt attendrissant.
Elle s'asseyait sur la banquette dans le petit séjour qui communiquait avec la chambre à coucher tandis qu'il prenait possession du fauteuil en face d'elle. Il restait ainsi à la contempler sans rien dire tandis qu'elle s'efforçait de faire la conversation. Elle était un peu agacée par son attitude, mais finalement elle le trouvait trop mignon avec son visage tout rond, son crâne en boule de billard et sa petite bedaine dissimulée sous une chemise Lacoste qui devait dater d'une époque où il était encore svelte.
Elle finit par se dire que sa constance méritait une récompense et élabora une stratégie destinée à l'amener en douceur dans son lit.
Elle commença par le tutoyer tout en faisant semblant de ne pas l'avoir fait exprès.
Elle commença par le tutoyer tout en faisant semblant de ne pas l'avoir fait exprès.
— Oh pardon ! Je n'ai pas fait exprès. Il est vrai que ça semble si naturel de tutoyer un ami aussi proche et aussi agréable.
— Ce n'est pas grave, Justine. Au contraire, ça me fait très plaisir.
— Alors si tu veux bien nous continuerons dorénavant à nous tutoyer.
— Ce n'est pas grave, Justine. Au contraire, ça me fait très plaisir.
— Alors si tu veux bien nous continuerons dorénavant à nous tutoyer.
L'étape suivante consista à accueillir Michel avec des transports d'allégresse, ce qui n'était pas très difficile, car elle était contente de le voir ; sauf que les baisers d'accueil étaient beaucoup plus marqués et beaucoup plus près de la bouche qu'il n'est coutume pour de simples baisers d'affection. Et puis un jour elle l'embrassa carrément sur la bouche et, comme il ne protesta pas, elle en fit une habitude.
Passant ensuite à la vitesse supérieure, elle mit pour le recevoir une jupe courte et son petit string rose qu'elle montrait par inadvertance en croisant et décroisant ses jambes lorsqu'elle était assise sur la banquette et lui dans le fauteuil. Michel, complètement subjugué était incapable de répondre lorsqu'elle lui faisait la conversation. Seuls des ‘'Oui'' et des ‘'Non'' arrivaient à sortir de sa bouche le plus souvent à contretemps.
Elle décida enfin de frapper un grand coup : cette fois, elle ne mit pas de culotte. Elle commença son petit manège habituel, ce qui conduisit Michel au bord de l'apoplexie puis, s'interrompant, remonta sa jupe, affichant sa vulve rose et soigneusement épilée. Elle fit mine de l'examiner soigneusement avant d'introduire son index à l'intérieur de son sexe. Elle le ressortit luisant de ses sécrétions et le porta à sa bouche.
— Mmmmm ! Tu sais que c'est vraiment bon ! Tu veux goûter ?
Michel se leva complètement hébété et s'approcha d'elle. Il commença à s'agenouiller, mais elle l'interrompit en se levant et en le prenant par la main.
— Nous serons bien mieux dans la chambre.
Elle l'amena dans la chambre et le fit asseoir sur le rebord du lit puis elle exécuta une danse lascive ponctuée par un effeuillage lent et élégant. Elle se débarrassa d'abord de ses chaussures avant d'enlever ses vêtements en commençant par le haut, c'est-à-dire son croc top suivi de son soutien-gorge, dont elle n'avait pas besoin, mais qu'elle avait mis tout de même pour avoir une pièce de plus à enlever.
Comme elle n'avait pas mis de culotte, il ne lui restait plus qu'à enlever sa jupe, ce qu'elle fit après mille contorsions et coups de reins. Une fois entièrement nue, elle continua sa danse tout en mimant une pénétration en projetant brutalement son abdomen vers l'avant. Elle se rapprocha peu à peu du banquier qui était au bord de l'évanouissement. Elle le renversa sur le dos, lui enleva son pantalon, lui abaissa son slip, dévoilant un sexe plus raide qu'un manche de pioche et s'empala sur lui, dégoulinante de cyprine, avec un râle de plaisir. Elle remua avec conviction, montant et descendant sur ce pieu jusqu'à ce qu'elle sente sa semence se déverser au fond de son utérus. Quand elle sentit son membre commencer à se rétracter, elle se dégagea et vint s'allonger sur lui pour partager un baiser passionné. Elle se pelotonna entre ses bras et l'écouta répéter en pleine extase :
— On ne m'avait jamais fait une chose pareille ! Jamais !
— On ne m'avait jamais fait une chose pareille ! Jamais !
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