Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un réel souvenir avec Vivy(ane) — Chapitre 1 · Je te le passe...
Auteur
Un réel souvenir avec Vivy(ane)
Chapitre 1 · Je te le passe...
[ Ma première histoire vraie, une histoire « sans sexe », qui n’a pas été écrite pour exciter. Un fragment inoubliable de ma vie, revécu de mémoire et restitué au plus près de ce dont je me souviens. ]
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À vingt et un ans, je venais de décrocher mon diplôme d'informaticien de gestion. De justesse. Quand on se fait larguer deux semaines avant les examens… ça fait un truc dans la tête. Mais c'était dans la poche.
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À vingt et un ans, je venais de décrocher mon diplôme d'informaticien de gestion. De justesse. Quand on se fait larguer deux semaines avant les examens… ça fait un truc dans la tête. Mais c'était dans la poche.
Dans les années nonantes (quatre-vingt-dix), les informaticiens de gestion ne cherchaient pas du travail ; c'est le travail qui les cherchait. J'ai répondu à une annonce, un vrai challenge. Ils m'avaient rappelé le lendemain. Un entretien. Un CDD avec un salaire inespéré. [Ça fait rêver, non ?]
Me voilà dans une nouvelle ville, face au défi qu'une prestigieuse entreprise horlogère suisse me confiait : automatiser tout leur approvisionnement en composants. Et oui, l'auteur est suisse. Précis, ponctuel, exigeant.
Le directeur me présenta l'équipe : le responsable des achats, quatre acheteuses. Une doyenne ronde et maternelle, et trois jeunes femmes superbes : une blonde aux cheveux frisés qui lui tombaient jusqu'aux fesses, une latine à la poitrine et au cul si généreux qu'il m'était difficile de regarder autre chose, et une troisième… tu me croiras ou non, je ne m'en souviens plus du tout. Certainement aucune caractéristique marquante.
Et, Vivyane. Elle devait avoir la quarantaine. Assistante de direction, polyglotte, acheteuse spécialisée dans les composants de luxe (or, diamants, …). Tailleur impeccable, élégance tranquille, et un regard qui m'a fait fondre.
Logiquement, j'aurais dû être attiré par la blonde ou la latine : tout ce qui, jusqu'ici, avait toujours fait mouche chez moi. Ce ne fut pas le cas. C'est Vivyane qui m'attirait, même si elle ne correspondait à aucun de mes critères : cheveux courts, poitrine beaucoup trop discrète. Mais treize centimètres de moins que moi (je fais un mètre quatre-vingt-treize), des jambes interminables, une silhouette fine, un petit cul parfaitement dessiné que ses jupes épousaient sans jamais le montrer. Et ces yeux gris-bleu. Ses yeux remplaçaient les « défauts » de sa poitrine et de ses cheveux.
Les semaines passèrent. Des regards un peu longs, des sourires. Un verre de temps en temps, où elle choisissait toujours la chaise à côté de la mienne. Je la sentais me déshabiller du regard quand je me penchais sur son ordinateur pour lui apprendre une astuce, lui faire découvrir une fonction.
Mais je n'osais pas l'aborder. Je la savais mariée. Mère de deux enfants déjà grands : l'un avait exactement mon âge, l'autre me dépassait de deux ans. Elle aurait pu être ma mère. L'idée me terrifiait et m'excitait à la fois.
Mais je n'osais pas l'aborder. Je la savais mariée. Mère de deux enfants déjà grands : l'un avait exactement mon âge, l'autre me dépassait de deux ans. Elle aurait pu être ma mère. L'idée me terrifiait et m'excitait à la fois.
J'avais comme l'impression qu'elle n'osait pas, elle non plus.
Puis un jeudi, le directeur réunit toute l'équipe dans la grande salle de conférence. Deux contrats majeurs venaient d'être signés : l'un à sept chiffres, l'autre à huit. En récompense, tout le monde resterait chez soi le lendemain. Une journée de congé, exceptionnelle, payée.
La nouvelle déclencha une joie générale. Les acheteuses exultaient déjà, plans shopping et grasse matinée en ligne de mire.
Pas pour moi. Enfin si, un jour entier devant moi, ça tombait à pic. Mais pas pour la grasse matinée : j'avais un problème qui me rongeait depuis deux jours, une saloperie de formule Excel qui, en fonction de certains paramètres, me donnait un #VALEUR! « De temps en temps » = cauchemar. J'allais profiter de ce jour de congé pour m'occuper d'elle.
Un jeune homme de vingt et un ans, un jour de congé inespéré, et sa seule obsession, un tableau Excel ? Il y a des problèmes qu'on soigne avec des formules, d'autres pas. Mais, je le jure, je ne voyais que cette putain de macro.
Ce soir-là, après le travail, Vivyane et la doyenne (je ne me souviens plus de son prénom, un prénom (suisse-)allemand, certes, mais ça s'arrête là.)
— Patrick, on te kidnappe, on t'invite au restau. Ta formule attendra. Et ce n'est pas négociable.
Peut-être que j'ai répondu :
— Bien chef !
— Bien chef !
Le restaurant était sympa, un magnifique Humagne valaisan que je n'oublierai jamais accompagnait un excellent repas. L'ambiance se détendait puis le genou de Vivyane se plaqua contre le mien. Je me suis lâché. J'ai ri, j'ai parlé, j'ai oublié le travail, la macro, ma rupture. Vivyane riait de tout, et s'approchait de plus en plus. Et cette fois, impossible de croire que c'était le hasard.
Puis la doyenne (elle était à quelques années de la retraite), sentant la fatigue arriver, prit congé. Un regard complice à Vivyane, un regard que je n'ai compris que bien plus tard.
Vivyane me regarda un long instant, avec ce petit sourire et ces yeux qui me désarmaient.
Vivyane me regarda un long instant, avec ce petit sourire et ces yeux qui me désarmaient.
— Tu viens prendre un whisky chez moi ?
Je refusai d'abord. Par principe. Par prudence. Par peur, surtout. « Je ne dois pas, elle est mariée. »
— Merci, mais je crois que je vais rentrer.
Elle insista. Ses yeux devinrent encore plus doux, plus beaux…
— Un seul verre, Patrick. Je ne mords pas.
Je n'avais aucune idée, à cet instant, à quel point elle mordait. Mes résistances m'ont abandonné. J'ai accepté.
Son duplex était à quinze minutes à pied. Quinze minutes ! Une éternité !
Son duplex était à quinze minutes à pied. Quinze minutes ! Une éternité !
Dans l'ascenseur, personne ne parla. L'air était électrique. Sa main frôla la mienne entre deux étages, et je crus que mon cœur allait exploser.
Devant la porte de son duplex, elle inséra la clé dans la serrure, puis se retourna vers moi. Son visage avait changé. Plus sérieux. Beaucoup plus sérieux.
— Patrick… écoute-moi bien. De ce côté de la porte, je suis Vivyane, ta collègue, l'assistante de direction, l'acheteuse. Et je veux que ça le reste. Lundi matin, on fera comme si de rien n'était. Tu promets ?
Je bafouillai quelque chose. Une question, sans doute. Je ne me souviens plus de mes mots. Elle attendait ma réponse, la main sur la poignée, et je hochai la tête.
— Oui, promis.
— Oui, promis.
Elle ouvrit la porte. Puis elle m'attrapa par le col de ma chemise et me plaqua contre la porte qu'elle venait de refermer.
— Et de ce côté-ci… je suis Viv. Ou Vivy, comme tu veux. Et j'ai très envie, depuis des semaines, de voir ce corps de nageur que tu caches sous tes chemises… et de découvrir ce qui se cache sous ce pantalon. Mais… n'oublie pas… lundi c'est lundi. Tu as promis.
Elle m'embrassa avant même que j'aie le temps de répondre. Sa bouche était chaude, gourmande, avec un goût de vin et de promesse. Son corps entier se colla au mien. Je découvris ses bas, son porte-jarretelles. Ses mains déboutonnèrent les boutons de ma chemise un à un, sans se presser.
Tu ne vas certainement pas me croire, mais « La bague », « Ses deux enfants de mon âge », « Ma collègue ».
Je la repoussai doucement.
Je la repoussai doucement.
— Quoi ? Je ne te plais pas ? Je suis trop vieille ? T'es puceau ? T'es homo ? T'as une copine ?
— Non… Rien de tout ça. Tu es mariée. Mère de famille. Je ne veux pas de problème avec ça.
Elle eut un sourire étrange, entre l'amusement et la provocation, sans cesser de me déshabiller, d'une voix calme :
— Mon mari passe trois quarts de son temps à l'étranger et n'hésite pas à avoir des relations avec des femmes. De mon côté, j'ai des amants. Et mes enfants le savent très bien. Patrick, si le seul obstacle qui te retient, c'est la morale de mon foyer, sache qu'il n'y en a pas.
Je ne sus plus quoi répondre. Elle fit glisser ma chemise sur mes épaules. Son regard descendit lentement sur mon torse, mes abdominaux.
— Un torse en V ! Je m'en doutais ! J'adore !
Elle m'embrassa de nouveau, plus profondément cette fois, sa langue prenant possession de ma bouche avec une autorité qui ne demandait rien. Sa main descendit le long de mon ventre et finit par atteindre ma braguette.
— Oh… mais il n'y a pas que le torse qui est musclé, murmura-t-elle contre mes lèvres.
Elle s'accroupit devant moi.
Elle s'accroupit devant moi.
— J'en ai vraiment envie. Ça fait des semaines que je rêve de ça, petit…
Elle défit ma ceinture, mon bouton, ma braguette, lentement, savourant chaque geste comme on déballe un cadeau. Puis elle fit glisser le tout et me libéra.
Ce qu'elle fit ensuite dépassa tout ce que j'avais connu jusqu'alors.
Ce qu'elle fit ensuite dépassa tout ce que j'avais connu jusqu'alors.
Aucune femme ne m'avait jamais pris ainsi, avec autant d'assurance, de gourmandise et de maîtrise. Mes expériences passées, c'était du bricolage. Vivyane, c'était l'artisanat. Sa bouche était chaude, profonde, mouillée. Elle savait quand ralentir, quand serrer, quand s'interrompre. Je l'entendais gémir, elle, comme si c'était elle qui prenait du plaisir. C'était peut-être le cas.
Je la prévins, une fois, en tremblant. Elle ralentit juste ce qu'il fallait. Et quand elle sentit que j'étais prêt, elle précipita le rythme, ferma les yeux, et me prit jusqu'au bout, jusqu'à me vider, avalant tout sans un mot, avec un dernier grognement de satisfaction que je n'oublierai jamais.
Elle se redressa, essuya délicatement le coin de ses lèvres avec ses doigts avant de les lécher et, en souriant :
Elle se redressa, essuya délicatement le coin de ses lèvres avec ses doigts avant de les lécher et, en souriant :
— Musclé de partout… et poli : il prévient avant. On ne t'a pas bien élevé à l'école d'ingénieurs, on t'a très bien élevé.
Elle me prit la main et m'entraîna vers l'escalier du duplex.
Sa chambre donnait sur la ville. Elle alluma une seule lampe, se déshabilla devant moi sans un mot. Son corps, à plus de quarante ans, était finalement plus beau que je ne l'avais imaginé. Un cul de rêve, des seins fermes et des jambes magnifiques.
Elle me poussa sur le lit, s'installa à cheval sur moi, et prit le temps de me découvrir. Ses mains partout, ses lèvres partout, ses dents aussi, un peu, juste ce qu'il faut.
Sa chambre donnait sur la ville. Elle alluma une seule lampe, se déshabilla devant moi sans un mot. Son corps, à plus de quarante ans, était finalement plus beau que je ne l'avais imaginé. Un cul de rêve, des seins fermes et des jambes magnifiques.
Elle me poussa sur le lit, s'installa à cheval sur moi, et prit le temps de me découvrir. Ses mains partout, ses lèvres partout, ses dents aussi, un peu, juste ce qu'il faut.
Elle a pris ma main, l'a posée entre ses cuisses ouvertes et m'a dit :
— Caresse-moi pour commencer.
Elle était déjà trempée, j'ai obéi, j'ai caressé, insisté, varié, écouté sa respiration, jusqu'à ce qu'elle serre ma main en jouissant, une première fois, bruyamment, sans pudeur, en me fixant de ses yeux gris-bleu.
— Les doigts du petit savent faire autre chose que taper sur un clavier. Je sens qu'on va avoir un problème toi et moi.
Nous fîmes l'amour une première fois avec une lenteur d'amoureux, elle me chevaucha longuement, les mains à plat sur mon torse, se servant de moi comme un sextoy vivant avec un certain égoïsme, ajustant l'angle, la profondeur, m'interdisant de bouger, jouissant encore avant de me laisser la retourner et la prendre en missionnaire jusqu'à son premier orgasme.
Puis elle me proposa un whisky, alcool dont elle raffolait. Elle le buvait en se léchant les lèvres. J'avais encore envie d'elle, elle aussi. On a baisé une bonne partie de la nuit. J'étais jeune, infatigable et plutôt expérimenté. En levrette, ses fesses tremblant à chacun de mes coups de reins, elle griffant les draps et m'ordonnant d'y aller plus fort ; par terre, contre la commode.
Une deuxième pause « whisky », une cigarette pour elle, des phrases, dont à nouveau « on va avoir un problème toi et moi » et des rires.
Face à face, ses jambes sur mes épaules, ses yeux rivés aux miens ; encore elle au-dessus, mais cette fois à l'envers, pour que je voie ses magnifiques petites fesses.
Face à face, ses jambes sur mes épaules, ses yeux rivés aux miens ; encore elle au-dessus, mais cette fois à l'envers, pour que je voie ses magnifiques petites fesses.
On finit notre whisky. Elle me raconta des morceaux de sa vie, je lui racontai ma rupture, elle se moqua gentiment de moi et me consola à sa manière jusqu'à ce que l'épuisement nous emporte.
Je m'étais endormi sur le dos, vidé, apaisé, le crâne plein d'elle. Elle, la tête posée sur mon torse, une cuisse jetée sur la mienne, sa main sur mon cœur.
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Deux, trois, peut-être quatre heures de sommeil à peine quand son téléphone sonna et vibra sur la table de chevet.
Elle se redressa, attrapa l'appareil et regarda l'écran.
— C'est mon mari…
Je m'étais endormi sur le dos, vidé, apaisé, le crâne plein d'elle. Elle, la tête posée sur mon torse, une cuisse jetée sur la mienne, sa main sur mon cœur.
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Deux, trois, peut-être quatre heures de sommeil à peine quand son téléphone sonna et vibra sur la table de chevet.
Elle se redressa, attrapa l'appareil et regarda l'écran.
— C'est mon mari…
Mon sang se glaça. Je restai figé, nu, au milieu de son lit, à chercher mes vêtements du regard et une issue comme s'il était là.
Elle décrocha, d'une voix fatiguée, à moitié encore ailleurs.
— Bonjour chéri…
— Bonjour chéri…
Un temps. Elle écouta, les yeux mi-clos, et son pied nu frôla le mien sous le drap.
— Désolée, j'ai complètement oublié de t'avertir que la boîte nous a donné congé aujourd'hui.
— ….
— Oui, mon amour… je suis morte de fatigue.
— Désolée, j'ai complètement oublié de t'avertir que la boîte nous a donné congé aujourd'hui.
— ….
— Oui, mon amour… je suis morte de fatigue.
Un silence. Plus long. Elle souriait. Et ce sourire, ce sourire en coin de Vivy.
— Tu sais… le petit jeune qui travaille sur notre application d'approvisionnement… celui dont je t'ai parlé… eh bien, il n'est pas seulement doué dans son travail. Il est aussi très doué au lit.
— ….
— Oui, je sais mon cœur, « No sex at work », mais j'ai craqué et je ne regrette pas du tout. Il m'a promis que lundi…
— Tu sais… le petit jeune qui travaille sur notre application d'approvisionnement… celui dont je t'ai parlé… eh bien, il n'est pas seulement doué dans son travail. Il est aussi très doué au lit.
— ….
— Oui, je sais mon cœur, « No sex at work », mais j'ai craqué et je ne regrette pas du tout. Il m'a promis que lundi…
Son mari a dû l'interrompre. C'est vrai ça, lundi, pourrais-je faire comme de rien ?
— Je te le passe chéri, moi, j'ai juste envie de dormir, de dormir. Je t'aime. Bonne soirée mon cœur.
— Je te le passe chéri, moi, j'ai juste envie de dormir, de dormir. Je t'aime. Bonne soirée mon cœur.
Mon cœur s'arrêta. Elle tendit le téléphone vers moi, de la main la plus tranquille du monde.
Ce n'était pas possible.
Elle n'allait pas faire ça.
Le téléphone était déjà dans ma main. Son mari attendait au bout du fil, dans un silence d'outre-tombe. Je regardai Vivy qui refermait déjà les yeux avec un sourire. Vivy qui me laissait seul, nu, dans son lit, avec son mari à l'oreille.
Ce n'était pas possible.
Elle n'allait pas faire ça.
Le téléphone était déjà dans ma main. Son mari attendait au bout du fil, dans un silence d'outre-tombe. Je regardai Vivy qui refermait déjà les yeux avec un sourire. Vivy qui me laissait seul, nu, dans son lit, avec son mari à l'oreille.
Je portai le combiné à mon oreille. Il y avait un souffle, de l'autre côté.
— Bonjour, Monsieur…
— Bonjour, Monsieur…
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