Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un bonheur immoral (Tome 2) — Chapitre 1 · Et puis merde !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un bonheur immoral (Tome 2)
Chapitre 1 · Et puis merde !
Jeudi 29 mars 2018, Lyon.
Installée à mon bureau dans mon grand fauteuil sombre, je m'accordai une courte pause-café, après un début de journée particulièrement éreintant. Les premières heures de ma matinée, aux allures de « gestion de crise », venaient de bousculer mon emploi du temps et j'hésitai à reporter mon restau avec Hugo, prévu pour le repas du midi…
— Quelle merde… s'il ne se fait pas virer ce sera un miracle… marmonnai-je entre deux gorgées.
L'un de nos très gros clients envisageait sérieusement de partir à la concurrence, mais je n'y étais pour rien. Il n'était ni dans mon portefeuille, ni dans la gamme de produit dont j'avais la charge. Si j'avais été conviée… « à l'arrache »… à la réunion organisée par ma direction, avec mon homologue en charge du dossier, c'était pour tenter de mettre en place une stratégie visant à éviter la catastrophe.
Et objectivement, mon collègue Etienne, aussi sympathique qu'il était, avait fait preuve d'un manque de sérieux frisant la négligence. Mais ce n'était pas la première fois que son dilettantisme lui causait des problèmes et je n'allais pas foutre en l'air mon planning pour voler à son secours. Evidement je l'aiderais, pour ma boite plus que pour lui, mais ça attendrait le milieu d'après-midi…
— Salut Lucie ! Comment vas ? Pas trop tendue ta réunion de ce matin ? me lança Christophe en passant la tête par l'encadrement de ma porte ouverte.
— Salut ! Si compliquée… Etienne a fait de la merde, et il le sait... mais on va essayer de rattraper le truc, même si à mon avis c'est mort… lui répondis-je un peu dépitée.
— Tu manges ici ce midi ? Ou… je t'invite au restau pour te changer les idées ? me proposa-t-il avec un air faussement bienveillant.
— Non c'est gentil, je mange avec un ami… mais on se voit cet après-midi pour notre point à 14h ! lui retorquai-je avec un sourire amical.
— Salut ! Si compliquée… Etienne a fait de la merde, et il le sait... mais on va essayer de rattraper le truc, même si à mon avis c'est mort… lui répondis-je un peu dépitée.
— Tu manges ici ce midi ? Ou… je t'invite au restau pour te changer les idées ? me proposa-t-il avec un air faussement bienveillant.
— Non c'est gentil, je mange avec un ami… mais on se voit cet après-midi pour notre point à 14h ! lui retorquai-je avec un sourire amical.
Christophe, un collègue du service financier dont j'étais proche, me tournait autour depuis des mois. Ce grand brun aux yeux verts d'une cinquantaine d'années était un coureur de jupon presque assumé. Marié et père de deux enfants, il avait la réputation de se taper toutes les jolies nanas de la boite… et visiblement j'étais à son goût.
A vrai dire, cette réputation ne m'empêchait pas de le trouver très séduisant… bien au contraire…. car si j'étais honnête avec moi-même, sa grande expérience des femmes était plus de nature à renforcer mes envies scabreuses à son égard qu'autre chose. J'en étais convaincue depuis toujours : l'expérience s'acquérait au fil des rencontres, autant qu'avec l'âge...
Avec la ténacité d'un homme qui ne renonçait jamais, Christophe continuait son entreprise de séduction, malgré l'annonce de mon futur mariage et malgré la distance toute relative que je m'étais efforcée de garder, de longs mois durant. Une distance qui s'était clairement réduite depuis quelques semaines… et plus précisément... suite à mon aventure bordelaise avec Arnaud (cf. "Le goût de la luxure").
Au lendemain de cette tromperie aussi inédite qu'immorale, je m'étais convaincu qu'elle était sans conséquence… Ni pour Raphaël qui n'avait pas vocation à en avoir connaissance, ni pour moi… puisque ce moment de plaisir ne remettait aucunement en cause mon amour et mon désir à l'égard de mon futur mari.
Mais au delà de ma formidable capacité d'auto persuasion, en réalité, mon infidélité avait eu deux conséquences aussi paradoxales qu'imprévues sur mon comportement.
D'un côté, et même si je m'étais plus que facilement arrangée avec ma conscience, j'avais offert à Raphaël quelques savoureux moments, comme pour me faire pardonner de ce qu'il ignorait. A mon retour de Bordeaux, chose qui n'était pas dans mes habitudes, je lui avais généreusement proposé « mon cul », lui offrant par la même occasion un orgasme mémorable. Moi qui n'étais jamais force de proposition en matière de sodomie, j'avais pour la première fois pris l'initiative. Un savoureux moment, pour mon homme, mais aussi pour moi... ce qui fut plus étonnant.
La semaine suivante, et bien qu'initialement réticente, je l'avais laissé nous commander un kit « bondage » pour débutants. Un accessoire très soft, composé d'une double sangle en forme croix à placer sous le matelas, doté de jolies attaches en velours pour les poignets et les chevilles, ainsi qu'un bandeau pour les yeux. Mis en place en mon absence, Raphaël m'avait fait la surprise un soir, au moment du couché. Et je devais bien l'admettre, jouer la prisonnière avec mon homme fut bien plus excitant qu'imaginé. Une formidable expérience qui nous avait conduit à reproduire ce petit jeu de soumission à plusieurs reprises… pour le plus grand bonheur de mon homme… autant que pour le mien.
Etrangement et aussi scandaleux que cela puisse être, mon écart de conduite avait eu un effet aussi bénéfique qu'inattendu sur notre vie intime. Une sorte de « culpabilité résiduelle » qui avait dynamisée ma libido avec Raphaël. C'était totalement immoral… mais c'était un fait.
Mais d'un autre côté, comme dans un mouvement de balancier incontrôlé, mon aventure extra-conjugale avait décuplé mon appétit et mes envies vis-à-vis d'autres hommes. En couchant avec Arnaud, j'avais le sentiment d'avoir ouvert la boite de Pandore. Ce que je m'étais interdit jusqu'alors… devenait possible, sans conséquences négatives… bien au contraire. Et forcément, ça n'en devenait que plus tentant…
— Si laisser libre cours à mes pulsions me rend heureuse… si mon homme n'en souffre pas, voir s'il en tire bénéfice… Dans ce cas-là, où est le mal ? pensai-je régulièrement avec un manque certain de probité.
Jour après jour, mes capacités de résistance à la tentation semblaient diminuer, devenant comparables à celles d'une « influenceuse beauté » au beau milieu d'un magasin Sephora. En somme : proche du néant. Mais même si ma moralité semblait suspendue à un fil effiloché et sur le point de rompre… je m'efforçai de préserver ce qu'il en restait.
— Bon allez, faut que je me remette au boulot… murmurai-je en terminant mon café.
Décidant de mettre de côté mes divagations intérieures, je me reconcentrai sur mes dossiers. Les trois heures de réunion de mon début de journée avaient chamboulé mon planning, et j'avais moi aussi des clients à gérer pour ne pas me retrouver dans la situation difficile de mon collègue Etienne.
Deux appels téléphoniques et quelques mails plus tard, je constatai qu'il était déjà 12h25. Aucun doute, je serais en retard pour mon restaurant avec Hugo. Rien de bien nouveau, puisqu'en dehors de mes rendez-vous clients, j'étais toujours en retard…
Veste sur le dos et sac à main sur l'épaule, je filai sans attendre le rejoindre d'un bon pas...
Vêtue de ma tenue de « working girl », tailleur noir cintré et talons hauts, j'étais heureuse de retrouver mon ancien pote de lycée. La semaine dernière, après lui avoir souhaité son anniversaire par message, il m'avait proposé de se retrouver au restaurant, un midi de mon choix. Hésitante au départ, j'avais fini par mettre de côté les raisons pourtant bien réelles qui m'avaient conduite à tergiverser…
Certes un restaurant n'engageait à rien…. Mais Hugo, de retour sur Lyon après une dizaine d'années passées sur Paris, avait marqué un intérêt un peu trop important à mon égard lors de nos précédents échanges par message. Séparé de son premier amour depuis quelques mois, il avait quitté son job parisien pour revenir dans sa ville natale... célibataire... et pour le moins désabusé en matière de relation amoureuse.
Et puis, il y avait le passé, puisque plus jeunes, nous avions failli coucher ensemble. A cette époque, celle où ma nymphomanie dictait l'ensemble de mes comportements avec les hommes, j'avais tenté à plusieurs reprises d'obtenir ce que je souhaitais… mais sans succès. Hugo avait vacillé, mais il n'avait pas cédé, déjà fou amoureux de celle qui allait le quitter dix ans plus tard. Il y avait donc un « passif », et une attirance réciproque « historique » que je ne pouvais nier. Mais avec la mauvaise foi dont j'avais le secret, je m'étais convaincue qu'un restau n'avait « rien de déplacé »… alors même que dans mon fort intérieur, je n'ignorais pas les mauvaises raisons de mon intérêt pour cette entrevue.
— Salut Lucie ! La vache… tu n'as pas changé… Toujours aussi belle et super classe ! Moi, j'ai l'air d'un clochard à coté de toi ! s'exclama Hugo lorsque je le rejoignis à la table où il s'était installé.
— Salut mon poto ! Merci pour le compliment et effectivement… toi non plus tu n'as pas changé… toujours aussi mal fringué ! lui répondis-je avec humour.
— Salut mon poto ! Merci pour le compliment et effectivement… toi non plus tu n'as pas changé… toujours aussi mal fringué ! lui répondis-je avec humour.
Le temps de nous embrasser chaleureusement, et je m'installai face à lui. Blue jeans trop large et t-shirt d'adolescent sur le dos, Hugo était resté fidèle à son style vestimentaire. Un look de « geek », mais avec une gueule d'ange. Ses cheveux châtains mal-coiffés, mais surtout ses yeux rieurs de couleur noisette et son sourire aussi doux qu'expressif, lui conféraient un charme extraordinaire. Il était fringué comme « l'As de pic », mais il était toujours aussi beau, malgré les quelques rides qui avaient fait leurs apparitions au fil des années.
Notre premier sujet de conversation tourna naturellement autour du boulot. Après m'être excusée pour mon retard, Hugo m'avait questionné sur ma boite et mes activités, avant que je n'en fasse de même. De son côté et sans difficulté, puisqu'il bossait dans le domaine de l'informatique, il avait trouvé en quelques semaines un nouveau job sur Lyon…
Avec une fluidité déconcertante, nous passions d'un sujet à un autre, dans une ambiance bon-enfant, heureux de nous retrouver autour d'un bon repas. Même s'il l'ignorait, le son de sa voix et le mouvement de ses lèvres tentaient régulièrement de me guider vers des images hautement inconvenantes… Mais je m'efforçai de rester aussi impassible que possible.
Quelques échanges sur « nos anciens potes de bahut », puis nous abordions des sujets plus personnels…
— Et toi alors, avec Aurélie ? Qu'est ce qui n'a pas fonctionné ? l'interrogeai-je après lui avoir répondu sur ma situation personnelle et mon futur mariage.
— Bah pour faire simple… c'était une connasse depuis le début, mais j'ai mis 10 ans à m'en rendre compte. Depuis toujours, elle décidait de tout, depuis toujours elle était satisfaite de rien… Moi je m'adaptais au mieux à chaque fois, mais ça n'allait jamais. Elle a fini par rencontrer un autre mec… le pauvre… et elle m'a larguée en m'expliquant grosso-modo que je n'étais qu'une merde et qu'elle avait rien à faire avec un mec comme moi… me dit-il avec dépit.
— La vache… toi qui était fou d'elle, ça n'a pas dû être simple. Perso, je l'ai toujours trouvé froide, mais je ne la connaissais pas beaucoup… lui répondis-je, peinée par son explication.
— Je te confirme… « froide » est un mot qui lui correspond le mieux… et encore plus au lit ! me répondit-il en riant.
— Bah pour faire simple… c'était une connasse depuis le début, mais j'ai mis 10 ans à m'en rendre compte. Depuis toujours, elle décidait de tout, depuis toujours elle était satisfaite de rien… Moi je m'adaptais au mieux à chaque fois, mais ça n'allait jamais. Elle a fini par rencontrer un autre mec… le pauvre… et elle m'a larguée en m'expliquant grosso-modo que je n'étais qu'une merde et qu'elle avait rien à faire avec un mec comme moi… me dit-il avec dépit.
— La vache… toi qui était fou d'elle, ça n'a pas dû être simple. Perso, je l'ai toujours trouvé froide, mais je ne la connaissais pas beaucoup… lui répondis-je, peinée par son explication.
— Je te confirme… « froide » est un mot qui lui correspond le mieux… et encore plus au lit ! me répondit-il en riant.
Sa remarque et son regard perçant me firent sourire. Bien qu'il n'ait pas fait d'allusion directe à mon égard, ses yeux parlèrent plus que ses mots. Froide, au lit… je ne l'avais jamais été… et il le savait parfaitement, même si nous n'avions jamais couché ensemble. Ma réputation à l'époque où nous nous fréquentions n'avait pas tardée à être connu de tous… Hugo inclus.
Sans répondre à son commentaire, nous poursuivîmes notre agréable échange avec toujours autant d'enthousiasme. Même si mes pensées obscènes à l'égard d'Hugo occupaient une bonne partie de mon esprit, je réussis à les contenir. Certes mon string s'humidifiait au fil de nos discussions, mais mes mots ou mes attitudes restèrent tout en retenue.
— Je serais bien restée une heure de plus, mais va falloir que je te laisse ! J'ai rendez-vous à 14h… informai-je Hugo aux termes de notre repas.
— Oui t'inquiète, moi aussi faut que j'y retourne… même si j'aurais bien passé l'après-midi avec toi ! Et c'est moi qui t'invite, c'est pas négociable ! me lança Hugo avec entrain.
— Ok mais à charge de revanche alors ! lui répondis-je avant de le remercier.
— Oui t'inquiète, moi aussi faut que j'y retourne… même si j'aurais bien passé l'après-midi avec toi ! Et c'est moi qui t'invite, c'est pas négociable ! me lança Hugo avec entrain.
— Ok mais à charge de revanche alors ! lui répondis-je avant de le remercier.
Le temps d'aller soulager ma vessie, effet de la bière oblige, puis je le rejoignis au comptoir…
— Faudrait que tu passes boire un verre à mon appart un de ces quatre, que je te montre mon nouveau chez moi… me proposa-t-il en accompagnant ses quelques mots d'un large sourire.
— Ça marche, on en reparle à l'occaz ! Allez à bientôt Hugo ! lui répondis-je avant de l'embrasser sur la joue.
— Ça marche, on en reparle à l'occaz ! Allez à bientôt Hugo ! lui répondis-je avant de l'embrasser sur la joue.
L'entrecuisse en ébullition, je quittai mon ancien pote pour prendre la direction de mon bureau. Même si j'avais su contenir mes pulsions, je n'avais qu'une envie… aller à son appart pour « faire le tour du propriétaire »… et un tour complet bien évidement !
Mais cette première épreuve n'était pas la dernière de ma journée. Si mon agréable pause déjeuner avec Hugo m'avait terriblement excitée, la réunion de travail qui s'annonçait avec Christophe occupait également une bonne partie de mon esprit. Une sorte de double stimulation mentale assez inédite, mais ayant pour effet de démultiplier mes inépuisables envies de sexe.
Tout en marchant d'un bon pas, je tentai de me préparer intérieurement à ma réunion...
— Allez… tu es une grande fille, tu as max de boulot, alors tu restes focus… pensai-je alors même qu'au fond de moi j'étais impatiente de rejoindre Christophe.
Si mes échanges quotidiens avec mon collègue restaient plutôt limités, nos points mensuels étaient quant à eux bien plus « compliqués » à gérer pour moi. Source d'une grande excitation, nos quarante-cinq minutes d'échanges, en tête-à-tête, étaient aussi synonymes de retenue et de frustrations. Ses regards, ses mots ou encore ses gestes étaient toujours très perturbants. Durant nos rendez-vous, généralement dans mon bureau, il avait toujours le chic pour mettre ma résistance à rude épreuve…
La dernière fois, la main qu'il avait posée sur la mienne au prétexte de prendre le contrôle de ma souris d'ordinateur, m'avait fait frissonner. Mais après une fraction de seconde d'hésitation, je l'avais retiré… l'esprit envahit par toutes sortes d'envies déplacées. Comme toujours dans ses moments-là, mon vagin hurlait « Entre vite et fait comme chez toi ! », alors que ma raison criait « C'est très mal ! Arrête ça tout de suite ! ».
De retour à mon bureau vers 14h10, en retard, je pris mon téléphone pour informer mon collègue de mon retour…
— Dispo pour notre point ? me lança-t-il en se présentant dans l'encadrement de ma porte.
— Ah bah j'étais en train de t'appeler dis donc… Euh… Vas-y installe toi ! lui répondis-je en cherchant mes mots.
— Ah bah j'étais en train de t'appeler dis donc… Euh… Vas-y installe toi ! lui répondis-je en cherchant mes mots.
A chaque phrase que je prononçais en sa présence, je m'assurai de ne pas dire de connerie. Car lorsque mes envies scabreuses prenaient le contrôle de mon esprit, j'avais toujours peur de révéler ce à quoi je pensais intérieurement. Gaffeuse comme j'étais, j'aurais parfaitement pu lui répondre : « Vas-y déshabille toi » en lieu et place de « Vas-y installe toi » !
Notre réunion de travail se déroula comme d'habitude dans une ambiance agréable. Un bilan des chiffres du mois précédents, un point sur les chiffres du mois en cours et une projection sur ceux du suivant. Un classique, entrecoupé de regards évocateurs de la part de Christophe, comme toujours…
— Je n'ai pas de sein… je suis curieuse de savoir à quoi il pense en regardant ma poitrine… songeai-je en le voyant mater mon chemisier du coin de l'œil.
De mon côté, je m'efforçai de garder mon esprit concentré sur le boulot. Avec plus ou moins de succès, je tentais de faire taire ma petite voix intérieure, celle qui me soufflait toutes sortes de scénarios obscènes en compagnie de Christophe…
— Et si tu le suçais dans ton bureau, confortablement assise dans ton fauteuil en cuir ? Mmmmm ce serait tellement excitant ! Ou mieux encore… si tu le laissais soulever ta jupe, baisser ton string… et te prendre sauvagement sur ton bureau… Ça serait tellement bon !!!! me murmurait-elle secrètement à l'oreille.
Malgré une concentration imparfaite, je réussis à garder le cap, arrivant enfin à la dernière étape de notre point mensuel. Tout en jetant ponctuellement un regard à mon écran orienté dans sa direction, mon collègue m'écouta silencieusement déblatérer mon speech sur les prévisions du mois à venir…
Installé face moi, Christophe se mit à me fixer un petit sourire aux coins des lèvres. Même si je n'y avais pas prêté attention, depuis quelques minutes déjà je me dandinais sur ma chaise, incapable de trouver une position confortable. Mes trapèzes contractés par la fatigue et le stress accumulés ces dernières semaines me faisaient horriblement souffrir, et même si ça n'avait rien de drôle, cela semblait beaucoup amuser mon interlocuteur...
— Tu veux qu'on fasse une pause ? Tu as l'air d'avoir envie… de pisser ? m'interrompit-il le regard amusé.
— Mais non t'es con ! Je n'ai pas envie d'aller aux toilettes… j'ai juste super mal au dos ! lui répondis-je avant de rire de sa méprise.
— Ah ok… alors vas-y, continue… je t'écoute… me dit-il en se levant.
— Mais non t'es con ! Je n'ai pas envie d'aller aux toilettes… j'ai juste super mal au dos ! lui répondis-je avant de rire de sa méprise.
— Ah ok… alors vas-y, continue… je t'écoute… me dit-il en se levant.
Christophe, tourna mon écran face à moi et fit le tour de mon bureau, avant de se placer derrière mon fauteuil. Sans en avoir la certitude, j'avais déjà une petite idée sur ses intentions…
Lorsque ses deux mains se posèrent sur mes épaules, son geste me conduit à marquer un temps d'arrêt. Un regard en direction de la porte fermée de mon bureau, puis le délicieux massage à l'aide de ses pousses qu'il entama me fit fermer brièvement les yeux…
— Vas-y continue… ne t'occupe pas de mes mains… me dit-il d'une voix douce.
Non seulement, la pression de ses doigts soulageait mes douleurs… mais pire encore, le contact de ses deux grandes mains m'excitait énormément.
— Tu es sûr que c'est une bonne idée… si quelqu'un entre… lui dis-je d'une petite voie le suppliant d'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.
— Mais oui, ne t'inquiète pas… tu es toute contractée. Continue et laisse-moi faire ce qu'il faut pour te détendre… me répondit-il avec assurance.
— Mais oui, ne t'inquiète pas… tu es toute contractée. Continue et laisse-moi faire ce qu'il faut pour te détendre… me répondit-il avec assurance.
D'un mot, d'un mouvement ou même d'un simple regard… j'aurai pu stopper son geste déplacé. Mais en réalité je n'en avais pas la moindre envie…
Alors que ses mains malaxaient mes petites épaules crispées, je repris l'explication détaillée de mon tableau prévisionnel. A la fois doux et puissants, ses massages aux allures de caresses se firent progressivement plus amples. L'esprit assaillit par de nombreuses pulsions, toutes plus indécentes les unes que les autres, je tentai de garder le fil de mon exposé… avec le plus grand mal.
Puis… lorsque sa main droite glissa lentement en direction de mon décolleté... je me tus instantanément.
Dans un silence total, Christophe vint se saisir à pleine main de mon sein gauche. Hors de mon contrôle, un soupire de plaisir à peine audible s'échappa de ma gorge, lorsque qu'il poursuivit son geste déplacé en glissant le bout de ses doigts dans mon soutien-gorge pour de délicates caresses sur mon téton...
— Oh et puis merde… pensai-je, après avoir hésité, une dernière fois, à lui demander de retirer sa main.
Le feu latent qu'il avait allumé dans mon entre-cuisse, par sa seule présence dans mon bureau… se transforma en véritable brasier dévorant tout sur son passage. Comme si la température de mon corps venait de s'élever brutalement, je perdis tout contrôle…
— Pas dans mon bureau, c'est trop dangereux… rejoins moi dans les toilettes du 2ème, coté femmes… dans 1 minute… lui lançai-je en me libérant de son emprise.
Sans même lui adresser un regard, je réajustai mon chemisier avant de quitter mon bureau d'un pas rapide. Les joues rouges et la chatte en fusion, je pris la direction des escaliers en espérant ne croiser aucun de mes collègues sur mon chemin. Le choix du lieu dans lequel je venais d'inviter Christophe à me rejoindre n'avait rien d'un hasard. Le deuxième étage était exclusivement composé de deux grandes salles de réunion, et les toilettes de ce niveau n'étaient que peu fréquentées…
A mon entrée, je m'assurais de l'absence d'intrus avant de jeter un rapide coup d'œil à mon apparence dans le miroir. Mes longs cheveux bruns détachés apportaient un joli contraste à la blancheur de mon chemisier savamment déboutonné. Ma jupe moulante noire, quant à elle, marquait ma taille fine, tout en mettant en valeur mes hanches féminines.
Sans la moindre modestie, je me trouvais jolie et séduisante…
Les bruits de pas masculins que j'entendis dans le couloir, m'invitèrent à m'engouffrer sans attendre dans l'une des trois toilettes présentes dans la pièce. Le souffle court, je tandis l'oreille à la recherche d'indices me confirmant qu'il s'agissait bien de Christophe.
Lorsque la porte de la pièce principale s'entrouvrit, mon cœur sembla s'emballer…
— Lucie ? murmura une petite voix.
— Oui ! Entre vite ! lui répondis-je à voix basse.
— Oui ! Entre vite ! lui répondis-je à voix basse.
Aux pas de courses et les yeux pétillants, Christophe vint me rejoindre…
Tout juste le temps de verrouiller la porte derrière lui, puis je m'agrippai à son cou pour l'embrasser à pleine bouche. Un premier baiser fougueux, trahissant l'impatience qui était mienne…
— Depuis le temps que j'attends ce moment… tu es tellement… commença à me dire Christophe.
— Tais-toi… et fais moi jouir… l'interrompis-je plus avide de sensations que jamais.
— Tais-toi… et fais moi jouir… l'interrompis-je plus avide de sensations que jamais.
Christophe était un beau parleur, un séducteur dans l'âme… mais je n'avais pas envie de l'entendre me conter ses louanges, comme il devait le faire avec toutes ses conquêtes. J'avais juste envie qu'il me baise, qu'il me fasse jouir… et non pas qu'il joue les jolis cœurs.
Alors que je dézippais sans attendre la fermeture éclair de ma jupe, mon collègue dégrafa à la hâte sa ceinture. Son pantalon tomba sur ses chevilles, avant qu'il ne conduise son boxer dans la même direction.
Avide de désirs, Christophe tira ma jupe vers le sol, m'invitant à lever une jambe, puis l'autre pour m'en libérer totalement. Avec précaution, il la plaça sur l'abattant rabattu des toilettes, avant de poursuivre mon effeuillage express et déboutonnant mon chemisier…
Malgré la fraicheur des lieux, ma température corporelle semblait continuer d'augmenter. Tout en le laissant prendre plaisir à me déshabiller, mon regard se posa sur son sexe tendu et partiellement caché sous sa chemise. A mon tour, je la déboutonnais, impatiente de découvrir pleinement ce qu'elle masquait…
Mon haut blanc grand ouvert, mais toujours vêtue de mon string et de mon soutien-gorge, Christophe prit quelques secondes pour m'observer les yeux remplis d'étoiles…
— Que tu es belle… dit-il à voix basse.
Comme un enfant venant de déballer le cadeau de Noël qu'il attendait depuis des mois, il parcouru mon corps partiellement dénudé du regard. Mais aussi grisante que soit sa contemplation, nous n'avions que peu de temps…
Je finissais d'ouvrir sa chemise pour m'offrir une vue totalement dégagée sur son intimité puis, instinctivement, ma main droite vint se saisir de son membre. Tout en réalisant mes premières caresses, je découvris à mon tour l'objet de nombre de mes fantasmes.
Bien que de taille « normale », le pubis totalement rasé de mon partenaire mettait parfaitement en valeur son sexe, le rendant plus imposant qu'il ne l'était en réalité. Habillé, Christophe était un homme soigné, mais nu il l'était visiblement tout autant. Pour le séducteur qu'il était, le soin qu'il apportait à cette partie de son corps, témoignait de l'importance qu'il lui accordait…
Notre petit round d'observation mutuelle prit fin lorsque Christophe me fit pivoter à 180°. Dégrafant mon soutien-gorge avec doigté, il en profita pour venir placer ses deux mains sur mes petits seins fraichement libérés. Si trop peu d'hommes s'y attardaient à mon gout, ils semblaient focaliser une bonne partie de l'attention de mon nouveau partenaire de jeux… pour mon plus grand bonheur.
Alors qu'ils les caressaient avec un subtil mélange de douceur et de virilité, son sexe gorgé de sang vint se poser en bas de mon dos, juste au dessus de la naissance de mes fesses. Une sensation divine, qui me fit frémir de plaisir. Plaqué contre moi, sa main droite glissa sur mon ventre, prenant ostensiblement la direction de mon string que je n'avais toujours pas quitté.
— Mmmmm… gémis-je les yeux fermés, lorsque sa main se posa sur le petit bout de tissus qui cachait encore mon sexe.
Lorsqu'il se glissa à l'intérieur pour y réaliser quelques caresses, j'écartai naturellement l'une de mes jambes pour lui offrir un meilleur accès. A l'aide de deux de ses doigts, il réalisa d'enivrants petits cercles sur mon clitoris, avant de l'abandonner prématurément à son triste sort…
— Cambre toi… m'ordonna-t-il en baissant mon string à mi-cuisses.
Malgré mes talons, notre différence de taille obligea Christophe à s'adapter. Jambes fléchis, agrippé à mes hanches… il me guida lentement vers sa queue, avant de s'enfoncer en moi avec une facilité déconcertante… J'étais déjà toute trempée.
— Ooooh oui… soupirai-je à son entrée.
— Ohhh… tu es brulante… murmura-t-il en s'immobilisant en moi.
— Ohhh… tu es brulante… murmura-t-il en s'immobilisant en moi.
Sa première intrusion, et sa progression aussi lente que suave, fut divine. Dans ce chiotte d'à peine plus d'un mètre carré que nous occupions, je décidais de prendre les commandes et d'entamer mes premiers coups de bassin. Outrageusement cambrée, je pris appui sur le mur qui me faisait face, obligeant Christophe à reculer contre celui qui se trouvait dans son dos. Une fois bloqué comme je l'avais souhaité, mes allers-retours se firent plus amples et surtout plus puissants…
— Oh putain… c'est trop bon de te sentir en moi ! lui lançai-je oubliant un cours instant de faire preuve de discrétion.
Empalée sur sa queue, j'avais décidé que ce serait moi qui le baiserais avec force…
Sans surprise, mes coups de cul endiablés eurent rapidement l'effet escompté, les soupires de plaisirs de Christophe venant se mêler aux miens… Immobile, il savoura de longues minutes mon initiative, laissant nos corps entrer en résonnance et foncer en direction d'un orgasme partagé…
Alors que notre plaisir montait en flèche, mon « sex-toy vivant » me saisit par les épaules pour me tirer dans sa direction. M'obligeant à m'arc-bouter en arrière, il me plaqua sur son torse à l'aide d'une main ferme placée sur ma poitrine. Bloquée dans mes mouvements, il prit le relais de mes coups de bassin, avant d'en profiter pour venir placer son autre main entre mes cuisses partiellement ouvertes…
— Oooooh… tu vas me faire jouir… murmurai-je emportée par le plaisir.
Les coups de bassins virils, jumelés aux caresses rapides qu'il réalisa sur mon clitoris bombé… me firent déposer les armes en quelques secondes. Chose rare, de manière quasi-synchronisée, Christophe me rejoint dans ce pur moment d'extase.
Sans ralentir le rythme, il jouit, agrippé à moi de toute ses forces...
Tentant de contenir au mieux mes vocalises, les contractions de mon vagin accompagnèrent ses derniers lents va-et-vient. Je l'avais baisé avec délectation… et il venait de m'achever avec brio. Envahie par le délicieuse sensation de plénitude à laquelle j'aspirais, mon cerveau saturé par le plaisir me sembla plus léger…
— C'était fantastique… me lança Christophe en se retirant plus rapidement que prévu.
L'esprit brumeux, j'eus le réflexe de glisser une main entre mes cuisses… mais trop tard. Si une partie de son sperme coula dans mes doigts, une autre avait déjà finit sur mon string descendu à mi-cuisses.
— Ah merde ! Désolé... tu vas passer le reste de l'après-midi sans culotte… me dit Christophe sur un ton enjoué, alors que je lui faisais les gros yeux.
Pour lui ce petit désagrément n'avait que peu d'importance, mais pour moi c'était bien différent. Sous son regard amusé, je nettoyais à la hâte mes doigts gluants avec du papier toilette, avant d'en placer quelques feuilles en boule entre mes cuisses…
— Putain… sérieux… tu m'en as foutu partout… lui fis-je remarquer avec agacement.
— J'avoue dans le feu de l'action… désolé… c'est parce que d'habitude j'utilise un préservatif... enfin, je veux dire... s'excusa-t-il de manière confuse et plutôt maladroite.
— Oui, bon… j'ai un peu de ménage à faire, tu vois… donc je te laisse sortir en premier ! lui répondis-je impatiente qu'il me laisse me nettoyer tranquille.
— J'avoue dans le feu de l'action… désolé… c'est parce que d'habitude j'utilise un préservatif... enfin, je veux dire... s'excusa-t-il de manière confuse et plutôt maladroite.
— Oui, bon… j'ai un peu de ménage à faire, tu vois… donc je te laisse sortir en premier ! lui répondis-je impatiente qu'il me laisse me nettoyer tranquille.
L'allusion de Christophe sur son « habituel » port d'une capote me fit sourire intérieurement. Il était peu probable que ce soit le cas avec sa femme, et il venait donc de m'expliquer qu'habituellement il portait des préservatifs avec ses maitresses. Une remarque qui en aurait interpelé, voir blessé, plus d'une... mais qui m'amusa, pour ma part.
Boxer et pantalon remis en place, Christophe m'embrassa avant de quitter les lieux discrètement. Même si notre moment de plaisir n'avait duré que cinq bonnes minutes, il fallait que je retourne à mon bureau… et de la plus présentable des manières.
— Putain il fait chier… y'en a plein mon string… murmurai-je en le retirant.
Nettoyant le plus gros avec du papier, je me résignais à remettre ce petit morceau de tissus souillé et humide à sa place. Sans lui, ma vulve à l'air libre se viderait lentement sur mes cuisses, et il n'était pas question de tacher ma jupe. D'autant plus que dans la précipitation, je n'avais pas pris de protège slip pour « l'après ». Moi qui étais toujours prévoyante, cette fois-ci j'avais fait preuve d'un certain amateurisme…
Rhabillée et mon string collant remis en place, je quittais les toilettes en direction des grands lavabos. Tout en me lavant les mains, ma petite contrariété laissa place à un immoral sentiment de satisfaction intérieur. Un sentiment renforcé par l'idée graveleuse de porter pour le reste de ma journée... un string imprégné de la semence de Christophe. C'était sale, mais c'était aussi diablement enivrant...
En sortant des toilettes et contrairement à la fois précédente, trois semaines plus tôt lors de ma première infidélité en compagnie d'Arnaud... je ne fus pas assaillie par la honte et la culpabilité cette fois-ci.
J'étais juste apaisée et heureuse...
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Commentaires ()
Bon moi c'était juste pour des plaisirs solitaires. Il n'y a pas que les mecs qui se soulagent dans les WC.
Du coup, tu avait dis avoir un carnet où ti notais tes expériences il me semble. Tu as recommencé un à ce moment là?
En ce qui concerne ce qu'on pourrait nommer "mes cahiers intimes", ils ont accompagné mon suivi psy, avant ma rencontre avec Raphaël. J'en dis pas plus, on pourra en reparler après ta lecture des autres chapitres, si tu le souhaites.
Très bien écrit !
J'aime beaucoup.
Merci pour ce partage !
Si en apparence il y a du plaisir, beaucoup de plaisir. On sent que ça peut dégénérer à n'importe quelle moment.
Tout d'abord, ta qualité d'écriture est toujours magnifique. Le rythme est des plus agréables à lire ;)
Passons au contenu maintenant ;)
On sent bien dans ce chapitre que ce "dérapage" avec Arnaud a eu de grosses conséquences sur toi. On sent bien que le sexe est réellement une addiction pour toi, que tu sais qu'il faut te sevrer mais c'est tellement bon que tu replonges dans tes anciens travers.
Même si ça crée une nouvelle, différente et profitable intimité à ton couple.
Et même si tes pensées sont des plus indécentes, certaines ont quand même eu l'effet de me faire sourire par la façon de le raconter ;)
Je vais m'atteler à la suite de ton témoignage.
Et comme tu dis, un dérapage aux grosses conséquences...
Pour ma part, j'avoue que c'est toujours source de sentiments très contradictoires...
Je peux pas m'empêcher de me dire "putain c'est crade ! mon string est tout salopé"...🙄
Mais... il y a aussi un petit côté trophée et l'agréable sensation, un peu perverse, de se sentir souillée... 🤭
Assumer n'est pas toujours chose facile, mais l'écriture est bon moyen d'introspection à mes yeux.