Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un monde nouveau. — Chapitre 1 · Découverte.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Un monde nouveau.
Chapitre 1 · Découverte.
—T'as pas fini de me balancer ton paquet sous les yeux !
—Mon paquet ? Mais je suis en slip.
—Je vois bien que tu es en slip, je ne suis pas aveugle, mais tu as une érection.
—Et tu penses que c'est pour toi ? Mais non, bien sûr que non. Je ne suis pas pédé, moi je ne bande pas sur les copains, même si tu es une fille.
—Menteur. Ce n'est pas toi qui m'as raconté avoir sodomisé un mec dans une soirée alcoolisée. Tu te souviens ? Même que tu te posais la question de ce qu'un homme pouvait ressentir lorsqu'il se faisait…
—Bon, ça va. Une erreur alcoolisée. Et un délire post gueule de bois. Tu me vois, moi, me faire…
—Pourquoi pas. Le monde change. Il faut tout essayer.
—C'est toi qui me dis ça ? Toi qui ne sais pas ce que tu veux. Il y a longtemps que tu m'as fait comprendre que ce n'était pas ton truc. Pas les hommes c'est bien ça ?
—Oh, ça va. On se connaît depuis longtemps et tu ne vas pas encore me ressortir la fois ou j'ai repoussé tes avances. Monsieur était fâché. Le Julien de ces dames, un râteau avec moi. La honte ! D'autant que ce n'est pas un râteau, on a bien consommé ensemble, non ? Tu ne t'en souviens pas ?
—Bien sûr que si. Mais il n'y a rien de pire pour un mec que de se faire rejeter. On se sent minable, de ne pas avoir assuré.
—Arrête, je t'ai déjà dit que ce n'est pas de ta faute. De toutes mes expériences avec les mecs tu es la plus belle. Cela te va ? Ce n'est pas ta faute, si je ne sais pas ce que je veux.
—J'ai compris. Tu n'aimes pas les mecs, c'est ton droit, mais je ne te vois jamais avec une fille. C'est bien ton truc les filles ?
—Cela ne te regarde pas. Alors tu bandes pour qui ?
—Pourquoi c'est toujours moi qui te raconte mes histoires ? Pourquoi pas toi ?
—Tu es mon copain, mais pas mon confident.
—Alors que moi je…
—Allez, balance. Ne fais pas ta mijaurée.
—C'est sûr que toi tu n'es pas une mijaurée. Toi tu es mec… Tes parents ont dû avoir une prémonition en t'appelant Arielle. Arielle, Ariel….
—Julien !
—Bon, pour ne rien te cacher, en me douchant, j'ai pensé à cette nana qui m'a sucé au camping, elle…
—Épargne-moi les détails, tu veux.
—Il faut savoir ce que tu veux. Tu l'as voulu. Eh bien, elle m'a sucé jusqu'à ce que je crache et comme je bandais toujours je l'ai baisée contre le mur. Une croupe d'enfer. Et crois-moi elle aimait ça, une vraie salope.
—Non, pas salope. Tu n'as pas le droit.
—Eh, madame, pardon, c'est Arielle ou Ariel qui parle ?
—Les deux. Retire le "salope".
—Bon d'accord. En échange raconte-moi ce que tu as fait pendant que j'étais en vacances. Avec toutes ces vacancières tu as bien dû trouver de quoi te divertir. D'ailleurs je trouve que tu as changé. Tu es amoureux ? Amoureuse ? Avec toi on ne sait plus ! Une belle parisienne. De belles parties de jambes en l'air. Vous avez fait quoi ? C'est elle qui t'a acheté ces nouveaux sous-vêtements ? Ils sont moins "tartes" que les autres.
—Oui, il m'est arrivé quelque chose, mais tu ne le sauras pas, en tout cas, pas de cette façon.
—Ariel tu es le mec le plus coincé que je connaisse.
—Je ne suis ni coincée, ni coincé. Je l'étais peut-être avant…
—Avant quoi ?
—Si tu m'invites à dîner je te raconterai tout.
—Un dîner ? On se fait une pizza.
—Minable. Mon histoire mérite mieux. Ce que tu peux être radin. Je t'invite. Je peux avoir une table au "Dunes" Pour demain soir, c'est bon pour toi ?
—Waouh, madame a gagné au loto. Non, on fait moitié-moitié. Je sais me tenir. Il me faut un smoking ? Je suis d'accord si toi tu viens en robe, une belle robe de nana, bien moulante, avec un décolleté plongeant et un dos nu comme dans le "Grand Blond."
—Même pas en rêve. Une robe oui, mais pas plus.
—Je prends, ça me changera d'une collègue qui s'habille comme un sac.
—Merci, c'est sympa.
—Arielle, je plaisante. Je t'accepte comme tu es. Même si parfois je me souviens de…
—Arrête.
—Tu n'as vraiment pas eu de plaisir avec moi.
—Mais si, c'est juste que…
—Que quoi ?
—La suite demain soir….
—Mon paquet ? Mais je suis en slip.
—Je vois bien que tu es en slip, je ne suis pas aveugle, mais tu as une érection.
—Et tu penses que c'est pour toi ? Mais non, bien sûr que non. Je ne suis pas pédé, moi je ne bande pas sur les copains, même si tu es une fille.
—Menteur. Ce n'est pas toi qui m'as raconté avoir sodomisé un mec dans une soirée alcoolisée. Tu te souviens ? Même que tu te posais la question de ce qu'un homme pouvait ressentir lorsqu'il se faisait…
—Bon, ça va. Une erreur alcoolisée. Et un délire post gueule de bois. Tu me vois, moi, me faire…
—Pourquoi pas. Le monde change. Il faut tout essayer.
—C'est toi qui me dis ça ? Toi qui ne sais pas ce que tu veux. Il y a longtemps que tu m'as fait comprendre que ce n'était pas ton truc. Pas les hommes c'est bien ça ?
—Oh, ça va. On se connaît depuis longtemps et tu ne vas pas encore me ressortir la fois ou j'ai repoussé tes avances. Monsieur était fâché. Le Julien de ces dames, un râteau avec moi. La honte ! D'autant que ce n'est pas un râteau, on a bien consommé ensemble, non ? Tu ne t'en souviens pas ?
—Bien sûr que si. Mais il n'y a rien de pire pour un mec que de se faire rejeter. On se sent minable, de ne pas avoir assuré.
—Arrête, je t'ai déjà dit que ce n'est pas de ta faute. De toutes mes expériences avec les mecs tu es la plus belle. Cela te va ? Ce n'est pas ta faute, si je ne sais pas ce que je veux.
—J'ai compris. Tu n'aimes pas les mecs, c'est ton droit, mais je ne te vois jamais avec une fille. C'est bien ton truc les filles ?
—Cela ne te regarde pas. Alors tu bandes pour qui ?
—Pourquoi c'est toujours moi qui te raconte mes histoires ? Pourquoi pas toi ?
—Tu es mon copain, mais pas mon confident.
—Alors que moi je…
—Allez, balance. Ne fais pas ta mijaurée.
—C'est sûr que toi tu n'es pas une mijaurée. Toi tu es mec… Tes parents ont dû avoir une prémonition en t'appelant Arielle. Arielle, Ariel….
—Julien !
—Bon, pour ne rien te cacher, en me douchant, j'ai pensé à cette nana qui m'a sucé au camping, elle…
—Épargne-moi les détails, tu veux.
—Il faut savoir ce que tu veux. Tu l'as voulu. Eh bien, elle m'a sucé jusqu'à ce que je crache et comme je bandais toujours je l'ai baisée contre le mur. Une croupe d'enfer. Et crois-moi elle aimait ça, une vraie salope.
—Non, pas salope. Tu n'as pas le droit.
—Eh, madame, pardon, c'est Arielle ou Ariel qui parle ?
—Les deux. Retire le "salope".
—Bon d'accord. En échange raconte-moi ce que tu as fait pendant que j'étais en vacances. Avec toutes ces vacancières tu as bien dû trouver de quoi te divertir. D'ailleurs je trouve que tu as changé. Tu es amoureux ? Amoureuse ? Avec toi on ne sait plus ! Une belle parisienne. De belles parties de jambes en l'air. Vous avez fait quoi ? C'est elle qui t'a acheté ces nouveaux sous-vêtements ? Ils sont moins "tartes" que les autres.
—Oui, il m'est arrivé quelque chose, mais tu ne le sauras pas, en tout cas, pas de cette façon.
—Ariel tu es le mec le plus coincé que je connaisse.
—Je ne suis ni coincée, ni coincé. Je l'étais peut-être avant…
—Avant quoi ?
—Si tu m'invites à dîner je te raconterai tout.
—Un dîner ? On se fait une pizza.
—Minable. Mon histoire mérite mieux. Ce que tu peux être radin. Je t'invite. Je peux avoir une table au "Dunes" Pour demain soir, c'est bon pour toi ?
—Waouh, madame a gagné au loto. Non, on fait moitié-moitié. Je sais me tenir. Il me faut un smoking ? Je suis d'accord si toi tu viens en robe, une belle robe de nana, bien moulante, avec un décolleté plongeant et un dos nu comme dans le "Grand Blond."
—Même pas en rêve. Une robe oui, mais pas plus.
—Je prends, ça me changera d'une collègue qui s'habille comme un sac.
—Merci, c'est sympa.
—Arielle, je plaisante. Je t'accepte comme tu es. Même si parfois je me souviens de…
—Arrête.
—Tu n'as vraiment pas eu de plaisir avec moi.
—Mais si, c'est juste que…
—Que quoi ?
—La suite demain soir….
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Ah, Julien. Un ami d'enfance. Un copain au lycée professionnel. Un vrai ami qui a pris ma défense lorsque les autres mecs me traitaient de "bouffeuse de minette".
Oui, il a essayé avec moi et on l'a fait. Mais on est resté copain. Je suis devenue sa confidente. Il m'a même demandé des conseils.
Toi, tu peux me dire ce qui plaît le plus aux filles ?
Et pourtant je suis si mal placée pour conseiller.
On a fini notre formation ensemble. Il a tout de suite travaillé avec son père. Moi j'ai galéré. Pensez une fille en plomberie. Une fille parmi les hommes… Le vestiaire ! La douche ! Je posais un problème.
Julien a parlé à son père. Il a accepté. Il est content de mon travail et avec Julien on s'arrange pour le côté "personnel".
Le pauvre ! S'il savait qu'a 25 ans, je n'avais encore eu aucune liaison, je veux dire une aventure ou, enfin, j'ai découvert ce que signifiait jouir, avant la semaine dernière.
On parle du problème des sites pornos sur les enfants, de la fausse idée qu'ils se font de la sexualité, de la recherche pour reproduire ce qu'ils voient, du comportement trop dirigiste, de l'avilissement de la femme.
Moi mon problème a été une certaine froideur. Pas de vraie jouissance avec les garçons. Pourtant j'ai essayé, donnant de ma personne, ne refusant pas de sucer, de me faire lécher, de me faire prendre, de toutes les façons…
Alors je devais être lesbienne ! Avec les filles, j'ai donc aussi essayé. Mais, avec ou sans accessoires, je n'avais pas de vraies jouissances. Je savais en donner, mais en ressentir, non.
A 25 ans j'avais tout essayé. Cela venait de moi. J'étais frigide ou, ou…Je n'étais rien ! J'étais une personne perdue dans un monde qui ne pensait qu'à baiser, baiser, encore baiser. Pourtant je n'étais pas totalement insensible. Tenez ce grand con de Julien ne me laissait pas indifférente. De le voir régulièrement torse nu, parfois en slip, me faisait quelque chose. Il est beau mec, ce crétin.
""Arrête de le traiter de con, de crétin. Il n'est pas plus con qu'un autre, au contraire. Sous ses airs de mec, de dragueur, de tombeur de filles, il est ton seul vrai copain. Pas un geste déplacé, pas une remarque désagréable envers toi. Ce n'est parce que tu as peur de ce que cache son slip, que tu dois le rabaisser. Il est sensible, délicat. Tiens regarde comme il a vu que tu t'étais achetée un nouvel ensemble de sous-vêtements.
Tu ne crois pas que tu devrais changer, arrêter de penser comme ce binôme "Arielle-Ariel", faire une thérapie, trouver ta voie et surtout arrêter de me torturer. Oui, torturer, qu'est-ce que tu crois ? Je n'ai pas une seconde de repos avec toi. Ce n'est pas une conscience qu'il te faut, mais deux, mais dix, une pour chacune de tes sautes d'humeur, pour chacune de tes personnalités. Cela nous ferait des vacances. Je te préférais la semaine dernière. Au moins il y avait de bon moment. Tiens lorsque tu… Ou… Ou… Débrouille-toi pour le refaire. Trois jours sans jouissance, une éternité une fois qu'on y a goûté."""
La semaine dernière. Oh, cette semaine. Ces journées. Ces nuits…
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Ils ont tout.
La jeunesse, moins de trente ans.
La beauté. Le "qui se ressemble s'assemble" a été écrit pour eux. Grands, minces, musclés, des rondeurs aux bons endroits.
L'intelligence. Tous deux, je l'ai appris après quelques jours, sortis d'une grande école.
La richesse ou du moins une aisance que l'on trouve rarement sinon chez les enfants de riches, alors qu'ils étaient de naissances modestes. Une richesse méritée, bien que je me sois dit qu'un plombier a autant d'importance que de gérer des fortunes. Essayez de boucher une fuite d'eau avec des billets de 50, même de 100, voire plus, en billets de banques…
La gentillesse, l'écoute des autres.
Une belle maison de vacances. Une piscine privée.
C'est chez eux que j'ai été appelée le premier jour.
(((—Arielle, je te laisse la maison. Je pars pour trois semaines et Julien ne rentre que la semaine prochaine. On a un deal. Tu te charges d'assurer une permanence pour les urgences, les dépannages. Tout ce que tu gagnes sera pour toi, une fois le prix des fournitures retiré.
—D'accord patron. Merci de votre confiance.)))
Ils ont été mes premiers clients.
—On a plus d'eau chaude.
C'est elle, Madame … Jade qui m'accueille.
—Oh, une plombière. On dit bien comme cela ?
—Arielle. Appelez-moi Arielle, c'est mieux. Plombière cela fait penser à Rombière.
—Vous avez raison, c'est mieux. Vous en êtes loin. En plus c'est un joli prénom.
—Merci. Donc votre problème est au niveau de l'eau chaude. Votre chaudière est au gaz ou électrique ?
—Ni l'une, ni l'autre. Chauffage solaire…
—Ah ! Vous pouvez me montrer ?
—Bien sûr, suivez-moi. Les panneaux sont après la piscine, plein sud évidemment.
Il me faut une bonne heure pour comprendre la panne. Une vanne trois voies qui s'est bloquée et qui, même démontée refuse de fonctionner.
J'appelle le fabricant. Après quelques recherches il m'en trouve une chez un installateur à la Rochelle.
—Il fait compter deux bonnes heures. Je reviendrai avec. Je dis à mes clients.
—Oh, dans deux heures nous serons partis.
—Alors demain.
—Non, je vais vous donner la clé qui ouvre la porte qui donne directement par le jardin.
J'ai à peine fait dix kilomètres que l'installateur me rappelle.
—Il y a deux modèles et je n'en ai qu'un en stock. C'est lequel ? Sur la photo que vous m'avez envoyée je ne vois pas les dernières chiffes.
—Ils ne sont pas interchangeables ?
—Non, le degré d'ouverture est réglable pour l'un et pas pour l'autre.
—Merde. Je fais demi-tour et je vous rappelle.
Je sonne. Personne ne répond. Ils sont partis.
Heureusement j'ai la clé du jardin.
Merde ils sont dans la piscine. Tant pis, je ne vais pas les déranger. Je me glisse vers les capteurs. Ils sont cachés par un petit muret rehaussé par des canisses en bambou.
Je fais la photo. Je l'envoie. C'est bon, me répond le fournisseur.
Je vais partir. J'entends un rire. L'homme joue avec son épouse.
Je me fais toute petite. Je suis obligée de longer le muret pour partir discrètement. Mais au même moment je vois le mari qui sort de la piscine en portant son épouse dans les bras.
Merde, ils auraient pu choisir les transats de l'autre côté plutôt que ceux qui longent le muret.
L'homme pose sa femme. Elle lui parle à l'oreille. Est-ce qu'elle lui demande de faire…
Il s'assied sur un transat. Aussitôt elle s'agenouille pour se saisir du sexe en érection. Je n'ai même pas réalisé qu'ils étaient tous les deux nus et le manque de marque de bronzage montre que c'est leur habitude.
Elle le suce. Elle le fait avec envie déclenchant des gémissements de son mari. Des gémissements mais aussi des encouragements. Il la guide par la parole et par le geste, n'hésitant pas à poser sa large main sur la chevelure blonde afin qu'elle recueille sa liqueur.
Le baiser échangé, alors qu'ils changent de place est d'une perversité torride.
C'est au tour de l'homme de donner du plaisir à son épouse. Il lui mange le minou. La femme apprécie. Elle aussi le guide de la parole et par la main. Elle gronde, bouge la tête, ouvre et ferme les yeux, et chaque fois que son regard est dans ma direction je ne bouge plus.
Elle jouit. Ils s'embrassent. L'homme bande à nouveau. L'épouse s'allonge et il la possède.
C'est beau. Un couple. Des époux. Deux amants. Ils rayonnent. Leur plaisir est manifeste. Leur amour évident. L'un comme l'autre rayonne de bonheur. Ils changent de position. La levrette, avec eux, perd son côté "bestial". Elle le chevauche aussi et c'est une cavalière magnifique. Je peux voir ses tétons pointer et attirer les lèvres et les doigts de son amant.
C'est beau. Je suis jalouse. Jamais moi je n'ai connu de telles jouissances….
Ils s'écroulent, épuisés.
Je me sauve.
Deux heures plus tard je suis de retour. Cette fois-ci personne, comme ils me l'avaient annoncé.
J'ai terminé ma réparation. Ils arrivent juste au moment où je vais partir.
—Tout s'est bien passé. Cela devrait fonctionner, mais il faudra que je contrôle.
—Donc, vous avez prévu de repasser demain ?
—Oui, ils annoncent du soleil. Je pourrai vérifier que l'eau des capteurs est bien dirigée vers le ballon d'eau chaude et que l'excédent de chaleur est dirigé vers la piscine.
—Vous avez certainement une salopette de travail ?
—Oui, mais je ne la mets pas quand il fait chaud. On cuit dedans. Pourquoi ?
—Vous pourriez venir avec, demain ?
—Euh, oui, pourquoi ?
—Et vous n'auriez pas de ces vieilles trousses à outil, pas en métal, mais en cuir comme dans le temps ? Une casquette aussi ? Vous voyez, pour vous habiller comme les plombiers l'étaient il y a une époque ?
—Mon patron en a une, une vieille sacoche… Mais je…
—Je fais de la photo. Photo et mini vidéo. C'est mon hobby. Pas des paysages ou des gens, mais comme un roman photo. En vous voyant j'ai eu une idée. Montrer qu'une femme plombier est aussi une femme forte dans la vie, directrice, même dominante.
—Ah ! Et comment ?
—Oh, un scénario assez banal, basique même, très utilisé dans certaines vidéos érotiques. Vous savez, le plombier qui séduit la femme de maison, ou qui se laisse séduire ?
—Euh, mais ce serait…
—Erotique. Oui, tout à fait.
—Je ne sais pas si, vous comprenez…
—Oh, rassurez-vous, plus suggéré que réel. Et de toute façon toujours la possibilité d'arrêter à tout moment. Mais je vous vois bien en femme dominatrice. Inverser les rôles. Une femme travailleuse manuelle, un homme à la maison… Bien entendu, rien de mercantile, juste un jeu, vous aurez des copies.
—Madame, je…
—Jade, appelez-moi Jade, et mon mari Adrien.
—Je… C'est que… Je…
—Vous paraissiez moins timorée tout à l'heure.
—Moi, mais…
—Je vous ai vue dès votre arrivée. Evidemment vous ne pensiez pas nous découvrir ainsi…
—J'ai sonné mais…
—Mais personne n'a répondu et vous avez donc utilisé votre clé.
—Oui.
—Nous ne vous reprochons rien. Au contraire, de vous savoir cachée nous a excité. Et cela ne vous a pas fait fuir. Alors ce roman photo que je vous propose…
—Je…
—Vous ne nous devez rien. Chacun a trouvé son plaisir tout à l'heure. Pour mon projet de roman photo, réfléchissez. Vous aviez prévu de venir vers quelle heure ?
—En fin de journée.
—Disons 20 h. Dans tous les cas, nous vous invitons à diner. Avec ou sans roman.
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Ainsi ils savaient. Ils savaient que j'étais là à les regarder. Ma présence les a excités. Mais peut-être qu'ils ont l'habitude. Qu'ils sont libertins, échangistes ?
Et cette proposition ? Me faire jouer un rôle. Elle a dit "érotique". C'est quoi "érotique" pour eux ? Cela veut tout et ne rien dire !
Un roman photo ? A l'époque des selfies, des sextapes ? Et moi en dominatrice ? Elle me voit dans ce rôle ! Elle a parlé de vidéos érotiques ! Dans ces vidéos, je viens d'en visionner plusieurs, c'est plus qu'érotique, la femme au foyer se retrouve dans les bras de…
""Dans les bras ? Mais tu t'entends ? Arrête de faire ta mijaurée. Tiens voilà un rôle que tu connais bien. Tout te fait peur. Merde, pour une fois ou on te propose un truc qui sort de l'ordinaire, accepte. Mais oui, accepte. Dominatrice, toi ? Je voudrais bien voir ça. Tu as peur de quoi ? Ils n'ont rien de sadiques pervers. Tu as même trouvé que leur partie de jambe en l'air, … Tu vois moi aussi je peux parler de "membres"… étais plutôt délicate, bien loin de ces orgies brutales et bestiales.
Tu fais chier. Trouve cette sacoche. Mets ta salopette.
Quoi dessous ? Ah, tu mets quoi dessous ? Je ne sais pas moi, un tee-shirt.
Quoi dessous ? Ah, tu parles de ta lingerie ? Oh, l'idée fait son chemin, tu te vois en petite tenue ?
Mais non, je plaisante. Comme d'habitude, pardi !""
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Je suis folle. Je dois avoir l'air ridicule. La salopette cela va encore, mais cette sacoche que j'ai dû nettoyer et qui sent encore la crème pour cuir, me vieillit de 100 ans. Et je ne parle pas de cette casquette. Une caricature…
—Oh ! Magnifique. Entrez vite. Adrien vient voir. Elle crie alors que la porte se referme derrière moi.
Il arrive. Etrangement il est en chemise cravate, comme s'il sortait.
—Vous êtes venue. Je sens que nous allons bien nous amuser. Vous voulez bien me donner votre sacoche…. Merci… Adrien, tu veux bien emmener Arielle dans le salon, le temps que je mette quelques outils dedans !
—Mais il y a déjà…
—Je sais, mais j'ai quelques bricoles dont nous aurons besoin.
Le temps de boire une coupe de champagne et elle revient. Elle me rend la sacoche. Elle se saisit de l'appareil photo qui était sur la table. Un appareil imposant avec un objectif que je reconnais comme un zoom ajustable.
—Voilà tout est prêt. On commence ? Arielle, je veux vous mettre à l'aise, c'est un jeu, et si cela vous déplaît ou si vous trouvez que je vais trop loin, on arrête dès que vous le demandez. On est bien d'accord ?
—Oui. Mais je ne sais pas si je serai une bonne actrice. Je n'ai pas l'habitude.
—Ce sont des photos, pas plus, ne vous en faites pas, c'est à moi de trouver le bon angle et le bon moment.
—Allez on commence. D'abord, retour à la porte d'entrée.
Arielle vous sonnez.
Adrien, ouvre la porte.
Stop. Porte entrouverte.
Arielle, regardez Adrien.
Serrez-vous la main.
Adrien referme la porte. Indique-lui la direction de la cuisine.
Vous pouvez parler tous les deux, cela donne une impression de vérité.
Arielle, posez votre mallette à côté de l'évier.
Adrien, montre l'évier de la main… Ouvre la porte sous l'évier… Bien, penche-toi comme si tu voulais montrer… Maintenant agenouille-toi…
Arielle vous le suivez du regard, vous vous penchez aussi.
Adrien, glisse le bout de ta cravate dans ta chemise… Maintenant à quatre pattes…
Arielle, posez votre pied sur ses épaules.
Adrien, tu la regardes.
Arielle dite lui de baisser les yeux. Baissez les yeux. Je dis avec le plus de naturel possible.
Parfait. Maintenant tout en gardant le pied sur lui, vous ouvrez votre sacoche… Voilà, sortez le collier.
En ouvrant la sacoche je découvre ce qu'elle a déposé, séparé de mes outils par une bande de tissu. Je comprends que ce n'est pas qu'une domination virtuelle, mais avec certains accessoires.
Je sors le collier. Collier de métal.
Suivant ses instructions je le passe autour du cou de son mari. Il s'adapte parfaitement.
Elle continue de me guider. Elle continue de "commander" à son mari en m'utilisant.
La laisse se fixe au collier. C'est avec la laisse que je tire afin de montrer qu'il doit se lever. Il joue parfaitement son rôle, il garde les yeux baissés. Cette facilité me fait penser que ce jeu ne doit pas être joué pour une première fois et que le couple que j'ai vu, aimant, tendre, doit avoir des pratiques plus fortes.
Jade mitraille. Le martinet que je sors de la sacoche est utilisé comme bâton de commandement. La cravate et la chemise sont enlevées. C'est avec le manche, manche dont la forme est l'exacte reproduction d'un sexe d'homme, que je demande que la ceinture soit ouverte, que le pantalon tombe. Sans lui demander Adrien l'enlève en quittant ses chaussures, entraînant les chaussettes.
Je réalise en le voyant ainsi, juste un boxer, que ce qui commençait à m'amuser, prend une tournure plus intime. Jade doit le voir, elle me questionne :
—Arielle, ça va ? Jusque-là vous vous en sortez très bien. Vous êtes naturelle. On dirait que ce n'est pas votre première fois.
—Non, non, ça va, c'est juste que…
—J'avais bien dit "érotique" et ce n'est pas le premier homme que vous voyez ainsi et hier vous avez vu Adrien encore mieux. Avec votre beauté… On reprend. Le roman ne fait que commencer.
Que commencer ? Mais qu'est-ce qu'elle envisage ?
Je dois glisser le manche entre peau et élastique afin que l'homme comprenne.
Adrien s'exécute. Il tire sur le boxer et… Et…
Il n'est pas nu. Pas nu, mais pire. Il porte une culotte de femme, culotte string en dentelle, dentelle noire mais assez transparente pour que son sexe et ses bourses qui déforment le petit triangle soient visibles. Je l'ai vu hier, sortant de la piscine, tendu par les caresses de sa femme, donner du plaisir à sa femme, mais de le voir ainsi, étouffé, dans de la dentelle, est vraiment troublant.
—Tu es ravissant mon chéri avec ma culotte. N'est-ce pas Arielle que cela lui va bien ?
J'acquiesce d'un sourire.
—Maintenant demandez-lui de poser ses mains sur le plan de travail… Ayez l'air sévère. Toi Adrien tu obéis, mais tu cherches son regard. Bien, maintenant…
Maintenant tout est plus érotique, suggestif, balai bien réglé, manifestement déjà joué, point par point, étape par étape. Un jeu dont je suis l'instrument, instrument qui joue une partition qui n'est pas la mienne, mais celle de Jade.
C'est ma voix qui transmet les ordres. C'est ma main, prolongée par le manche du martinet qui accompagne, qui ponctue, affirme son autorité sur cet homme, un mari que l'épouse à travers moi, installe dans une position sans équivoque.
Son bronzage est total, parfait. Le string de sa femme laisse ses fesses bien visibles, fesses musclées, dorée, deux belles miches, bonnes à croquer. Adrien se laisse diriger. Il ne semble pas gêné de se retrouver devant une inconnue dans une position que certains trouveraient dégradante. D'habitude dans la cuisine, c'est plutôt la femme qui se retrouve ainsi, proie consentante aux désirs du plombier.
—Magnifique. Chéri tu es magnifique ainsi. N'est-ce pas Arielle ?
Je souris. C'est étrange, mais je ne suis pas choquée de ce que Jade me fait faire. Je me sens leur égale, dopée par ce rôle de dominante.
—Caressez-le avec les lanières. Promenez-les sur son corps, tout son corps… Entre les cuisses… De longues secondes je m'exécute déclenchant des sortes de frissons chez Adrien… Parfait, maintenant, frappez le.
—Mais, comment, je…
—N'ayez pas peur. Il a l'habitude. N'est-ce pas chéri ?
Le oui n'est pas très fort, mais tout de même bien audible.
—Mais je ne sais pas, je…
—Donnez-le-moi, je vais vous montrer.
Elle me montre. Non seulement elle le frappe, mais dans un mouvement continu qui fait comme tournoyer les lanières.
—Ce n'est pas difficile. Il faut aussi répartir les coups, depuis les épaules, jusqu'aux cuisses. À vous…
Mes premiers coups ne sont pas assurés, mais surtout je n'ose pas taper fort.
—Un peu plus fort. Ecoutez le, laissez-vous guider par sa voix. Adrien aide là…
Alors je me laisse guider. Chacun de mes coups est ponctué par un "Oui" dont l'intonation me surprend. Pas un cri de douleur, mais un "Oui" dont j'arrive à presque ressentir le plaisir, manifestement exprimé par la longueur du "Ouiiiiii".
Je me prends au jeu. J'améliore mon mouvement. Je me sens à l'aise. C'est comme si je l'avais toujours fait. Je cherche sur le corps doré au soleil, les traces de mes coups. Oh, ils ne sont pas si forts. Les lanières ne sont pas rugueuses mais souples. Pas du cuir, une autre matière.
Maintenant il ne ponctue plus chaque coup. Il gémit. Je regarde Jade qui me sourit et articule "C'est bien". Elle mitraille.
Le couple n'est pas comme je l'avais imaginé. Ils cachent des envies particulières derrière une façade bien lisse.
Elle prend le visage de son mari en gros plan.
—Plus fort. Arielle, tapez plus fort. Je veux pouvoir saisir sur son visage le passage du plaisir à la vraie douleur.
Il gémit.
Elle vient vers moi.
—Regardez.
Elle tourne l'écran de son appareil vers moi. Une image. Quelques secondes pour réaliser. Un gros plan. Le string de dentelle que porte son mari. Mais un string dont surgit le sexe de l'homme. Une tige qui n'a pas pu rester cachée, repoussant la mince dentelle, la déformant jusqu'à ce l'élastique lui cède le chemin.
—C'est grâce à vous. Avec moi il lui faut beaucoup plus.
Que comprendre ? Déjà une certitude, le jeu dit "érotique" va beaucoup plus loin que je ne l'imaginais. Mais aussi que le couple a une relation plus complexe encore que je ne pensais. Manifestement Adrien a l'habitude de se faire fouetter par Jade. Et avec moi, il… Réagis plus vite. Je l'excite. C'est fou. Je me sens fière. Cet homme… Ce corps… Ses épaules, ses reins, ses fesses, cette ficelle qui disparaît dans sa raie. Cette position qui le fait disponible, obéissant, soumis…
—Tenez, on va continuer. Je vais vous aider.
Elle sort de ma sacoche cette chose qui, cachée sous le martinet que j'avais sorti avant, paraissait informe. Mais dans sa main, le sexe noir, sa base en triangle, les lanières… Un gode ceinture !
Nous échangeons un regard.
—Je vais vous aider… Mais pour les photos ce serait plus plausible si vous le portiez sans votre salopette et votre tee-shirt.
Elle ne me demande même pas si je connais. Oui, je connais, mais et pas seulement en image, pendant certaines expériences lesbiennes…
—Mais si vous ne vous sentez pas prête, mettons-le par-dessus… Mais cela nuirait au symbolisme de la "Plombière " qui n'en est pas moins une femme.
"""Non, non, tu ne vas pas faire ça. Il ne faut pas. Je sens chez toi une drôle d'impression. Une chose que je n'ai jamais connue. Du plaisir, mais un plaisir malsain. Tu te rends compte que tu mouilles ! Que chaque fois que tu l'as fait gémir, une onde de plaisir se propageait dans ton ventre. Que c'était encore plus fort lorsque Jade t'a demandée de frapper encore plus.
Tu as compris que ce n'est pas qu'un jeu, une simulation. Tu n'es pas innocente à ce point. Si tu passes ce truc, ce n'est pas que pour la photo. Jade a une idée derrière la tête.
Quoi tu plaisantes sur "derrière" ! Ce n'est pas possible il y avait quelque chose dans le champagne.
Non, non, je sens que tu vas accepter…Tu ne viendras pas te plaindre après."""
—Attends, je vais te mettre à l'aise. Regarde.
Jade en deux mouvements détache et enlève sa robe. Elle ne porte pas de soutien-gorge, juste une petite culotte, la sœur jumelle de celle que porte son mari.
La petite voix est retournée se cacher. Elle a raison, la situation me trouble. Je n'avais jamais ressenti cette sorte de plaisir sadique de frapper un homme. Je sentais une chaleur dans mon ventre. Il est vrai que je ne l'avais jamais fait ou même imaginé.
Elle est belle.
Je défais les bretelles de la salopette. Elle est si "lâche" que son poids l'entraîne et passe mes hanches. Le tee-shirt, lui, passe par le haut. Moi je porte un soutien-gorge et ma petite culotte est bien plus sage, plus couvrante, plus confortable.
Je remarque le regard et le sourire que le couple échange. Je ne suis pas idiote au point de ne pas avoir compris que le couple cherche à m'entraîner dans un jeu qui a largement dépassé le côté "roman érotique". Le suggestif a cédé la place à un réalisme qui me trouble.
—Je te montre et après tu le refais toute seule pour les photos.
Je note le tutoiement mais l'oubli, alors qu'elle fixe la ceinture et le gode sur moi.
Elle photographie. Je répète ce qu'elle m'a montré, effleurant ma peau de ses doigts agiles. Me voici équipée de la copie conforme d'un sexe d'homme, homme noir, car le mandrin synthétique est sombre comme la nuit. Sombre mais tout de même parfaite copie avec le gland, les veines, les bourses.
—Il y a du lubrifiant dans la sacoche… Et une serviette pour t'essuyer.
Le sexe luit. Le triangle qui le maintien horizontal appuie sur mon pubis.
—Place-toi, comme si tu voulais le…
Elle ne termine pas sa phrase mais l'évidence est là. Je m'approche. Le mouvement fait bouger le mandrin. C'est troublant.
—Pose tes mains sur ses fesses et écarte pour que je puisse… Parfait… Surtout ne bouge pas… Approche le gode plus près, encore un peu… Tu peux lui faire toucher… Oh, que c'est beau. Surtout reste comme ça, je veux vous prendre sur plusieurs angles.
Je reste figée dans une position d'une indécence totale, autant pour lui, que pour moi., et elle nous mitraille sous tous les angles, vraiment tous les angles, allant jusqu'à se glisser dessous nous, dégageant en passant le sexe de son mari de la pression de la dentelle en disant "Tu seras plus à l'aise mon chéri "…
Enfin elle a terminé, mais demande :
—Ne bougez pas encore.
Elle pose son appareil, non sans avoir vérifié que nous étions dans le champ.
—Il est sur automatique… Elle s'approche de moi …Ne bouge pas, je vais t'aider.
Doucement avec précaution, je la sens venir derrière moi et se coller contre mon dos. Elle est si près maintenant que je sens sa respiration contre mon cou, sa poitrine, son ventre contre mes reins.
—Nous allons le faire ensemble. Tu veux bien ?
Le faire ! La petite voix avait raison. Jade ne veut pas stopper le jeu à ce moment. "Le faire", ne demande pas beaucoup d'explications. La façon dont, tous les trois, sommes positionnés ne laisse pas beaucoup d'incertitude.
—Ouvre bien ses fesses. Elles sont belles ses fesses, n'est-ce pas ?
Son souffle est brulant. La main qui saisit le gode est tout, sauf hésitante. L'autre qui attrape la ficelle du string pour la dégager de la raie est d'une précision chirurgicale.
La suite ne s'explique pas, elle se vit. Jamais je n'ai connu un tel moment. Même si c'est l'épouse qui me guide, c'est mon ventre, avec cette excroissance diabolique, noire comme la nuit, qui pousse, qui force le muscle bien peu résistant, qui fait disparaître millimètre après millimètre le bâton presque vivant.
Le gémissement est une récompense. Je sais qu'il est de plaisir. Ne me demandez pas comment, mais je le sais. Peut-être aussi parce que lorsque je reste immobile, je sens l'homme bouger légèrement comme s'il voulait profiter au mieux de ce qui lui occupe le… Le… Le cul.
Mes mains cherchent les hanches. Elles ne trouvent pas de poignées d'amour, mais une peau ferme, légèrement humide. Je commence à bouger. Je redécouvre le gode qui entraîne avec lui un anneau de muscle qui l'étreint. Je vais trop loin, le gland est libre. Je suis hypnotisée par cet anus, ce muscle qui ne se contracte pas et qui laisse un orifice visible, béant, œil qui regarde ce qui vient de le quitter, laissant couler une larme
""Une larme ! C'est bien le moment de faire de la poésie. Ce n'est pas une larme, c'est du lubrifiant.
Je reconnais que j'avais tort, je sens ton cœur battre comme jamais, ton ventre est brûlant, brûlant, mais je sens aussi que tu prépares tout pour contrôler l'incendie. Je suis curieuse de voir… C'est possible de jouir comme ça ? C'est vrai qu'il a un beau petit cul. Et après tout si c'est ce qu'il veut, baise-le, encule-le…
Voilà, tu as vu comme le gode glisse facilement. Il a l'habitude. Et écoute ce couinement, on dirait une femelle !""
—Oh, bravo. Tu l'as déjà fait ? Je ne peux que dire non de la tête. Tu n'as pas besoin de moi. N'est-ce pas mon Chéri, qu'elle se débrouille très bien ?
—Ouiiiiiii… très…bien…
—Ne te retiens pas. Il adore se faire défoncer. Elle me susurre dans l'oreille.
Régulièrement on entend le clic de l'appareil qui ouvre l'obturateur. Bruit perdu parmi d'autres, mais que je ne peux oublier.
Je possède Adrien. Je le lime. Je le bourre. Chaque seconde qui passe me rend plus "offensive". Je ne peux m'empêcher de regarder le gode qui entre et sort avec une facilité déconcertante.
Du coin de l'œil je vois Jade parler à son mari. Je vois Adrien hocher de la tête sans cesser de gronder sous mes avancées. Je vois Jade se saisir du mandrin de son mari, probablement de le branler, car le corps m'en cache la réalité. Mais surtout je la vois se glisser sous son homme. Je devine ce qu'elle fait. Le grondement change de ton. Elle le suce… Je me penche pour la voir. Oui, c'est cela, elle gobe le dard.
Elle est agenouillée, la gorge pleine du dard, une main est venue sur la fesse de son mari, une autre entre ses propres cuisses.
Alors, c'est guidé par la crispation de sa main qui "empoigne" le muscle fessier que je rythme mes mouvements.
""Non, pas tout de suite. Retiens-toi, c'est si bon. Regarde, montre-moi bien. Putain que c'est beau. Mais pourquoi tu n'as pas trouvé ce truc plus tôt. C'est super. La vache, tu l'enfiles profond. Et elle, penche-toi que je vois… Oui, c'est ça. Elle bave de partout, ce n'est même pas dégueu… Sa salive. Il faut dire que… Oui, c'est ça, c'est quand tu l'encules bien à fond que sa bite avance. Quels pervers. Et toi ? Oui toi, tu sens cette chaleur en toi. Ton clitoris ? Oui, un peu mais surtout c'est dans ta tête. Je suis bien placée pour le savoir. Ton cerveau est illuminé de partout. Tes synapses se croisent et se décroisent. Je n'ai jamais vu un tel taux de sérotonine et d'endorphines dans ton sang et je ne te parle pas de l'ocytocine.
Retiens-toi… Encore un peu. Si tu étais Ariel je lui dirais de ne pas cracher tout de suite, de se retenir d'attendre qu'ils… Oui, oui, c'est ça…""
Je ne me retiens plus. L'homme a toutes les difficultés pour ne pas être emporté par ma fougue. Je jouis. Mon Dieu c'est donc ça. C'est… C'est… C'est bon, ça dure, dure. Je sens comme une… Je coule…
—Oh ! Magnifique. Entrez vite. Adrien vient voir. Elle crie alors que la porte se referme derrière moi.
Il arrive. Etrangement il est en chemise cravate, comme s'il sortait.
—Vous êtes venue. Je sens que nous allons bien nous amuser. Vous voulez bien me donner votre sacoche…. Merci… Adrien, tu veux bien emmener Arielle dans le salon, le temps que je mette quelques outils dedans !
—Mais il y a déjà…
—Je sais, mais j'ai quelques bricoles dont nous aurons besoin.
Le temps de boire une coupe de champagne et elle revient. Elle me rend la sacoche. Elle se saisit de l'appareil photo qui était sur la table. Un appareil imposant avec un objectif que je reconnais comme un zoom ajustable.
—Voilà tout est prêt. On commence ? Arielle, je veux vous mettre à l'aise, c'est un jeu, et si cela vous déplaît ou si vous trouvez que je vais trop loin, on arrête dès que vous le demandez. On est bien d'accord ?
—Oui. Mais je ne sais pas si je serai une bonne actrice. Je n'ai pas l'habitude.
—Ce sont des photos, pas plus, ne vous en faites pas, c'est à moi de trouver le bon angle et le bon moment.
—Allez on commence. D'abord, retour à la porte d'entrée.
Arielle vous sonnez.
Adrien, ouvre la porte.
Stop. Porte entrouverte.
Arielle, regardez Adrien.
Serrez-vous la main.
Adrien referme la porte. Indique-lui la direction de la cuisine.
Vous pouvez parler tous les deux, cela donne une impression de vérité.
Arielle, posez votre mallette à côté de l'évier.
Adrien, montre l'évier de la main… Ouvre la porte sous l'évier… Bien, penche-toi comme si tu voulais montrer… Maintenant agenouille-toi…
Arielle vous le suivez du regard, vous vous penchez aussi.
Adrien, glisse le bout de ta cravate dans ta chemise… Maintenant à quatre pattes…
Arielle, posez votre pied sur ses épaules.
Adrien, tu la regardes.
Arielle dite lui de baisser les yeux. Baissez les yeux. Je dis avec le plus de naturel possible.
Parfait. Maintenant tout en gardant le pied sur lui, vous ouvrez votre sacoche… Voilà, sortez le collier.
En ouvrant la sacoche je découvre ce qu'elle a déposé, séparé de mes outils par une bande de tissu. Je comprends que ce n'est pas qu'une domination virtuelle, mais avec certains accessoires.
Je sors le collier. Collier de métal.
Suivant ses instructions je le passe autour du cou de son mari. Il s'adapte parfaitement.
Elle continue de me guider. Elle continue de "commander" à son mari en m'utilisant.
La laisse se fixe au collier. C'est avec la laisse que je tire afin de montrer qu'il doit se lever. Il joue parfaitement son rôle, il garde les yeux baissés. Cette facilité me fait penser que ce jeu ne doit pas être joué pour une première fois et que le couple que j'ai vu, aimant, tendre, doit avoir des pratiques plus fortes.
Jade mitraille. Le martinet que je sors de la sacoche est utilisé comme bâton de commandement. La cravate et la chemise sont enlevées. C'est avec le manche, manche dont la forme est l'exacte reproduction d'un sexe d'homme, que je demande que la ceinture soit ouverte, que le pantalon tombe. Sans lui demander Adrien l'enlève en quittant ses chaussures, entraînant les chaussettes.
Je réalise en le voyant ainsi, juste un boxer, que ce qui commençait à m'amuser, prend une tournure plus intime. Jade doit le voir, elle me questionne :
—Arielle, ça va ? Jusque-là vous vous en sortez très bien. Vous êtes naturelle. On dirait que ce n'est pas votre première fois.
—Non, non, ça va, c'est juste que…
—J'avais bien dit "érotique" et ce n'est pas le premier homme que vous voyez ainsi et hier vous avez vu Adrien encore mieux. Avec votre beauté… On reprend. Le roman ne fait que commencer.
Que commencer ? Mais qu'est-ce qu'elle envisage ?
Je dois glisser le manche entre peau et élastique afin que l'homme comprenne.
Adrien s'exécute. Il tire sur le boxer et… Et…
Il n'est pas nu. Pas nu, mais pire. Il porte une culotte de femme, culotte string en dentelle, dentelle noire mais assez transparente pour que son sexe et ses bourses qui déforment le petit triangle soient visibles. Je l'ai vu hier, sortant de la piscine, tendu par les caresses de sa femme, donner du plaisir à sa femme, mais de le voir ainsi, étouffé, dans de la dentelle, est vraiment troublant.
—Tu es ravissant mon chéri avec ma culotte. N'est-ce pas Arielle que cela lui va bien ?
J'acquiesce d'un sourire.
—Maintenant demandez-lui de poser ses mains sur le plan de travail… Ayez l'air sévère. Toi Adrien tu obéis, mais tu cherches son regard. Bien, maintenant…
Maintenant tout est plus érotique, suggestif, balai bien réglé, manifestement déjà joué, point par point, étape par étape. Un jeu dont je suis l'instrument, instrument qui joue une partition qui n'est pas la mienne, mais celle de Jade.
C'est ma voix qui transmet les ordres. C'est ma main, prolongée par le manche du martinet qui accompagne, qui ponctue, affirme son autorité sur cet homme, un mari que l'épouse à travers moi, installe dans une position sans équivoque.
Son bronzage est total, parfait. Le string de sa femme laisse ses fesses bien visibles, fesses musclées, dorée, deux belles miches, bonnes à croquer. Adrien se laisse diriger. Il ne semble pas gêné de se retrouver devant une inconnue dans une position que certains trouveraient dégradante. D'habitude dans la cuisine, c'est plutôt la femme qui se retrouve ainsi, proie consentante aux désirs du plombier.
—Magnifique. Chéri tu es magnifique ainsi. N'est-ce pas Arielle ?
Je souris. C'est étrange, mais je ne suis pas choquée de ce que Jade me fait faire. Je me sens leur égale, dopée par ce rôle de dominante.
—Caressez-le avec les lanières. Promenez-les sur son corps, tout son corps… Entre les cuisses… De longues secondes je m'exécute déclenchant des sortes de frissons chez Adrien… Parfait, maintenant, frappez le.
—Mais, comment, je…
—N'ayez pas peur. Il a l'habitude. N'est-ce pas chéri ?
Le oui n'est pas très fort, mais tout de même bien audible.
—Mais je ne sais pas, je…
—Donnez-le-moi, je vais vous montrer.
Elle me montre. Non seulement elle le frappe, mais dans un mouvement continu qui fait comme tournoyer les lanières.
—Ce n'est pas difficile. Il faut aussi répartir les coups, depuis les épaules, jusqu'aux cuisses. À vous…
Mes premiers coups ne sont pas assurés, mais surtout je n'ose pas taper fort.
—Un peu plus fort. Ecoutez le, laissez-vous guider par sa voix. Adrien aide là…
Alors je me laisse guider. Chacun de mes coups est ponctué par un "Oui" dont l'intonation me surprend. Pas un cri de douleur, mais un "Oui" dont j'arrive à presque ressentir le plaisir, manifestement exprimé par la longueur du "Ouiiiiii".
Je me prends au jeu. J'améliore mon mouvement. Je me sens à l'aise. C'est comme si je l'avais toujours fait. Je cherche sur le corps doré au soleil, les traces de mes coups. Oh, ils ne sont pas si forts. Les lanières ne sont pas rugueuses mais souples. Pas du cuir, une autre matière.
Maintenant il ne ponctue plus chaque coup. Il gémit. Je regarde Jade qui me sourit et articule "C'est bien". Elle mitraille.
Le couple n'est pas comme je l'avais imaginé. Ils cachent des envies particulières derrière une façade bien lisse.
Elle prend le visage de son mari en gros plan.
—Plus fort. Arielle, tapez plus fort. Je veux pouvoir saisir sur son visage le passage du plaisir à la vraie douleur.
Il gémit.
Elle vient vers moi.
—Regardez.
Elle tourne l'écran de son appareil vers moi. Une image. Quelques secondes pour réaliser. Un gros plan. Le string de dentelle que porte son mari. Mais un string dont surgit le sexe de l'homme. Une tige qui n'a pas pu rester cachée, repoussant la mince dentelle, la déformant jusqu'à ce l'élastique lui cède le chemin.
—C'est grâce à vous. Avec moi il lui faut beaucoup plus.
Que comprendre ? Déjà une certitude, le jeu dit "érotique" va beaucoup plus loin que je ne l'imaginais. Mais aussi que le couple a une relation plus complexe encore que je ne pensais. Manifestement Adrien a l'habitude de se faire fouetter par Jade. Et avec moi, il… Réagis plus vite. Je l'excite. C'est fou. Je me sens fière. Cet homme… Ce corps… Ses épaules, ses reins, ses fesses, cette ficelle qui disparaît dans sa raie. Cette position qui le fait disponible, obéissant, soumis…
—Tenez, on va continuer. Je vais vous aider.
Elle sort de ma sacoche cette chose qui, cachée sous le martinet que j'avais sorti avant, paraissait informe. Mais dans sa main, le sexe noir, sa base en triangle, les lanières… Un gode ceinture !
Nous échangeons un regard.
—Je vais vous aider… Mais pour les photos ce serait plus plausible si vous le portiez sans votre salopette et votre tee-shirt.
Elle ne me demande même pas si je connais. Oui, je connais, mais et pas seulement en image, pendant certaines expériences lesbiennes…
—Mais si vous ne vous sentez pas prête, mettons-le par-dessus… Mais cela nuirait au symbolisme de la "Plombière " qui n'en est pas moins une femme.
"""Non, non, tu ne vas pas faire ça. Il ne faut pas. Je sens chez toi une drôle d'impression. Une chose que je n'ai jamais connue. Du plaisir, mais un plaisir malsain. Tu te rends compte que tu mouilles ! Que chaque fois que tu l'as fait gémir, une onde de plaisir se propageait dans ton ventre. Que c'était encore plus fort lorsque Jade t'a demandée de frapper encore plus.
Tu as compris que ce n'est pas qu'un jeu, une simulation. Tu n'es pas innocente à ce point. Si tu passes ce truc, ce n'est pas que pour la photo. Jade a une idée derrière la tête.
Quoi tu plaisantes sur "derrière" ! Ce n'est pas possible il y avait quelque chose dans le champagne.
Non, non, je sens que tu vas accepter…Tu ne viendras pas te plaindre après."""
—Attends, je vais te mettre à l'aise. Regarde.
Jade en deux mouvements détache et enlève sa robe. Elle ne porte pas de soutien-gorge, juste une petite culotte, la sœur jumelle de celle que porte son mari.
La petite voix est retournée se cacher. Elle a raison, la situation me trouble. Je n'avais jamais ressenti cette sorte de plaisir sadique de frapper un homme. Je sentais une chaleur dans mon ventre. Il est vrai que je ne l'avais jamais fait ou même imaginé.
Elle est belle.
Je défais les bretelles de la salopette. Elle est si "lâche" que son poids l'entraîne et passe mes hanches. Le tee-shirt, lui, passe par le haut. Moi je porte un soutien-gorge et ma petite culotte est bien plus sage, plus couvrante, plus confortable.
Je remarque le regard et le sourire que le couple échange. Je ne suis pas idiote au point de ne pas avoir compris que le couple cherche à m'entraîner dans un jeu qui a largement dépassé le côté "roman érotique". Le suggestif a cédé la place à un réalisme qui me trouble.
—Je te montre et après tu le refais toute seule pour les photos.
Je note le tutoiement mais l'oubli, alors qu'elle fixe la ceinture et le gode sur moi.
Elle photographie. Je répète ce qu'elle m'a montré, effleurant ma peau de ses doigts agiles. Me voici équipée de la copie conforme d'un sexe d'homme, homme noir, car le mandrin synthétique est sombre comme la nuit. Sombre mais tout de même parfaite copie avec le gland, les veines, les bourses.
—Il y a du lubrifiant dans la sacoche… Et une serviette pour t'essuyer.
Le sexe luit. Le triangle qui le maintien horizontal appuie sur mon pubis.
—Place-toi, comme si tu voulais le…
Elle ne termine pas sa phrase mais l'évidence est là. Je m'approche. Le mouvement fait bouger le mandrin. C'est troublant.
—Pose tes mains sur ses fesses et écarte pour que je puisse… Parfait… Surtout ne bouge pas… Approche le gode plus près, encore un peu… Tu peux lui faire toucher… Oh, que c'est beau. Surtout reste comme ça, je veux vous prendre sur plusieurs angles.
Je reste figée dans une position d'une indécence totale, autant pour lui, que pour moi., et elle nous mitraille sous tous les angles, vraiment tous les angles, allant jusqu'à se glisser dessous nous, dégageant en passant le sexe de son mari de la pression de la dentelle en disant "Tu seras plus à l'aise mon chéri "…
Enfin elle a terminé, mais demande :
—Ne bougez pas encore.
Elle pose son appareil, non sans avoir vérifié que nous étions dans le champ.
—Il est sur automatique… Elle s'approche de moi …Ne bouge pas, je vais t'aider.
Doucement avec précaution, je la sens venir derrière moi et se coller contre mon dos. Elle est si près maintenant que je sens sa respiration contre mon cou, sa poitrine, son ventre contre mes reins.
—Nous allons le faire ensemble. Tu veux bien ?
Le faire ! La petite voix avait raison. Jade ne veut pas stopper le jeu à ce moment. "Le faire", ne demande pas beaucoup d'explications. La façon dont, tous les trois, sommes positionnés ne laisse pas beaucoup d'incertitude.
—Ouvre bien ses fesses. Elles sont belles ses fesses, n'est-ce pas ?
Son souffle est brulant. La main qui saisit le gode est tout, sauf hésitante. L'autre qui attrape la ficelle du string pour la dégager de la raie est d'une précision chirurgicale.
La suite ne s'explique pas, elle se vit. Jamais je n'ai connu un tel moment. Même si c'est l'épouse qui me guide, c'est mon ventre, avec cette excroissance diabolique, noire comme la nuit, qui pousse, qui force le muscle bien peu résistant, qui fait disparaître millimètre après millimètre le bâton presque vivant.
Le gémissement est une récompense. Je sais qu'il est de plaisir. Ne me demandez pas comment, mais je le sais. Peut-être aussi parce que lorsque je reste immobile, je sens l'homme bouger légèrement comme s'il voulait profiter au mieux de ce qui lui occupe le… Le… Le cul.
Mes mains cherchent les hanches. Elles ne trouvent pas de poignées d'amour, mais une peau ferme, légèrement humide. Je commence à bouger. Je redécouvre le gode qui entraîne avec lui un anneau de muscle qui l'étreint. Je vais trop loin, le gland est libre. Je suis hypnotisée par cet anus, ce muscle qui ne se contracte pas et qui laisse un orifice visible, béant, œil qui regarde ce qui vient de le quitter, laissant couler une larme
""Une larme ! C'est bien le moment de faire de la poésie. Ce n'est pas une larme, c'est du lubrifiant.
Je reconnais que j'avais tort, je sens ton cœur battre comme jamais, ton ventre est brûlant, brûlant, mais je sens aussi que tu prépares tout pour contrôler l'incendie. Je suis curieuse de voir… C'est possible de jouir comme ça ? C'est vrai qu'il a un beau petit cul. Et après tout si c'est ce qu'il veut, baise-le, encule-le…
Voilà, tu as vu comme le gode glisse facilement. Il a l'habitude. Et écoute ce couinement, on dirait une femelle !""
—Oh, bravo. Tu l'as déjà fait ? Je ne peux que dire non de la tête. Tu n'as pas besoin de moi. N'est-ce pas mon Chéri, qu'elle se débrouille très bien ?
—Ouiiiiiii… très…bien…
—Ne te retiens pas. Il adore se faire défoncer. Elle me susurre dans l'oreille.
Régulièrement on entend le clic de l'appareil qui ouvre l'obturateur. Bruit perdu parmi d'autres, mais que je ne peux oublier.
Je possède Adrien. Je le lime. Je le bourre. Chaque seconde qui passe me rend plus "offensive". Je ne peux m'empêcher de regarder le gode qui entre et sort avec une facilité déconcertante.
Du coin de l'œil je vois Jade parler à son mari. Je vois Adrien hocher de la tête sans cesser de gronder sous mes avancées. Je vois Jade se saisir du mandrin de son mari, probablement de le branler, car le corps m'en cache la réalité. Mais surtout je la vois se glisser sous son homme. Je devine ce qu'elle fait. Le grondement change de ton. Elle le suce… Je me penche pour la voir. Oui, c'est cela, elle gobe le dard.
Elle est agenouillée, la gorge pleine du dard, une main est venue sur la fesse de son mari, une autre entre ses propres cuisses.
Alors, c'est guidé par la crispation de sa main qui "empoigne" le muscle fessier que je rythme mes mouvements.
""Non, pas tout de suite. Retiens-toi, c'est si bon. Regarde, montre-moi bien. Putain que c'est beau. Mais pourquoi tu n'as pas trouvé ce truc plus tôt. C'est super. La vache, tu l'enfiles profond. Et elle, penche-toi que je vois… Oui, c'est ça. Elle bave de partout, ce n'est même pas dégueu… Sa salive. Il faut dire que… Oui, c'est ça, c'est quand tu l'encules bien à fond que sa bite avance. Quels pervers. Et toi ? Oui toi, tu sens cette chaleur en toi. Ton clitoris ? Oui, un peu mais surtout c'est dans ta tête. Je suis bien placée pour le savoir. Ton cerveau est illuminé de partout. Tes synapses se croisent et se décroisent. Je n'ai jamais vu un tel taux de sérotonine et d'endorphines dans ton sang et je ne te parle pas de l'ocytocine.
Retiens-toi… Encore un peu. Si tu étais Ariel je lui dirais de ne pas cracher tout de suite, de se retenir d'attendre qu'ils… Oui, oui, c'est ça…""
Je ne me retiens plus. L'homme a toutes les difficultés pour ne pas être emporté par ma fougue. Je jouis. Mon Dieu c'est donc ça. C'est… C'est… C'est bon, ça dure, dure. Je sens comme une… Je coule…
---------------------------------------------------
—Tu me racontes des cracs. Tu n'avais jamais eu de jouissance avant ? Du plaisir mais pas de vraie jouissance ? Mais quand on l'a fait tous les deux, tu as joui, n'est-ce pas ? Tu me l'as dit après.
—Je suis désolée, c'était bon mais sans que je ressente ce que j'ai ressenti avec eux.
En rentrant du dîner, j'ai demandé à Julien de s'arrêter. On a marché sur la plage et je lui ai raconté mon aventure. Oh, pas les détails. Pas tout ce que j'ai vécu pendant cette semaine ou chaque soir j'allais rejoindre Jade et Adrien, me glissant chaque fois dans ce rôle de dominatrice. Chaque soir j'ai découvert et confirmé que c'est ce rôle qui m'apportait ce plaisir inconnu jusque-là. Mon cerveau avait besoin de ça ! Le couple se soumettait à mes désirs avec délectation. Jade aussi. L'appareil photo est devenu une caméra. Après la soirée, nous regardons la vidéo. Nous nous voyons. Je me découvre, dominatrice, organisatrice de jeux. Pour la première fois de ma vie, nous nous sommes testés pour la sécurité, un homme a craché en moi et e j'ai jouis, mêlant ma liqueur à la sienne, une liqueur que son épouse, esclave de la soirée est venue en recueillir les coulures.
—Donc, si j'ai bien compris, tu as besoin de te sentir "maîtresse du jeu" pour avoir un vrai plaisir ?
—Oui, c'est un peu cela.
—Et c'est avec eux que tu as découvert ça ?
—Oui.
—Tu joues avec les deux ?
—Au début c'est Jade qui organisait, mais ensuite j'ai appris. Je suis une très bonne élève pour ça.
—Donc, tiens par exemple. Si tu m'ordonnais de me déshabiller et que j'obéisse. On pourrait… Et tu pourrais jouir ?
—Bien essayé. Ce n'est pas si simple. Il me faut une ambiance.
—Alors donne-moi une fessée.
—Non, Julien pas comme ça.
—Tu n'es pas sympa. Tu m'annonces que la semaine dernière tu t'es envoyée en l'air tous les soirs, assez de détail pour que cela m'excite et, clac, tu refermes la porte.
—Si je t'ai raconté mon histoire ce n'est pas pour refermer la porte. Au contraire, mais pas comme tu le penses. J'ai parlé de toi à mes amis et…
—Moi aussi j'ai une salopette. Elle est mignonne ? Et lui il faudrait que je le…? Oh, ne me dis pas que ce serait lui qui me… ?
—Arrête de fantasmer. Ce n'est pas si simple….
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Commentaires ()
Et, par cette hésitation sur l'orientation des personnages le récit présente un vrai potentiel.
c'est pour ma par un très bon début la découverte de la source de son propre plaisir est très importante et si intime merci de nous lavoir partagé
même si ce n'est pas des faits réels!