Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un monde nouveau. — Chapitre 2 · Visite guidée.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Un monde nouveau.
Chapitre 2 · Visite guidée.
Arielle n'était pas heureuse avant de découvrir ce couple, Jade et Adrien, que le travail a mis sur son chemin et qui lui ont proposé un jeu, une mise en scène. Elle s'est découverte un don pour ce genre de situation et bien vite apprend qu'elle peut ainsi attendre des jouissances qui jusqu'alors lui étaient refusées.
Non, ce n'est pas si simple. Oh, que non !
Partout où mes pensées se promènent, je ne rencontre qu'incertitudes.
Tenez, moi par exemple. Oui, avec mes nouveaux amis, mes amants, j'accumule les plaisirs, les jouissances comme jamais je n'avais atteint. Mais pourquoi ? Mais comment ? La découverte que ma sexualité accomplie nécessite une mise en scène ? Que cette mise en scène demande que je sois l'organisatrice de nos rencontres ? Que je dois obligatoirement m'affirmer comme la directrice, la meneuse, la dominatrice de notre trio ? Ou bien ce sont eux qui cristallisent mon désir ? Juste eux, pas le scénario ? Ou bien, que maintenant je suis devenue comme tout le monde, que je peux jouir…
Mais rien n'est simple pour eux aussi. Moi, je les croyais libertins, habitués à une sexualité coquine, mais la réalité est différente. Et je l'ai apprise lorsque je leur ai téléphoné pour parler de Julien.
—Bonjour, c'est moi.
—Arielle, je suis contente de t'entendre. Tu me manquais. Et une voix plus loin, celle d'Adrien ; Demande-lui quand elle repasse.
—Justement je voulais vous parler d'un ami.
—Un ami. Oui ?
—Il s'appelle Julien. C'est un ami d'enfance. On travaille ensemble. Je me disais que je pourrais venir avec lui.
—Ici ? Pour l'eau chaude ? je croyais que tout fonctionnait parfaitement.
—Non, pas pour le travail… Pour faire connaissance… Pour le faire participer.
—Ah !
—Ecoute Jade, je vous envoie une photo. Vous verrez il est beau garçon et discret… Et bon amant… Bref un partenaire idéal. Regardez et je vous rappelle.
En réalité j'envoie deux photos. Une de Julien "classique" et une autre en maillot de bain.
—Alors qu'est-ce que vous en pensez ? Il est beau garçon, n'est-ce pas ?
—C'est vrai.
—Il n'a pas d'expérience de soirées comme les nôtres, mais il est bien apprécié des dames et je sais qu'il a un peu d'expérience avec un homme. J'ai parlé de vous, sans préciser qui vous êtes et il serait partant.
—Ah !
—Jade ? Tu ne parais pas enthousiaste ? Adrien non plus ?
—Écoute Arielle. Il faut que je te dise. Nous n'avons pas d'autres expériences qu'avec toi.
—Mais je vous pensais libertins…
—On t'a, un peu, menti. En réalité c'est lorsqu'on a découvert que tu nous regardais, que l'idée est venue. Avant, nos jeux se passaient entre nous. Il faut aussi reconnaître qu'on en avait fait le tour. Alors avec Adrien, j'ai imaginé de te faire revenir… Avec un scénario… Pour garder la main sur… Et puis, tu connais la suite.
—Je comprends… Donc en résumé, ni toi, ni Adrien n'avez eu de relations avec d'autres… À part moi…
—C'est cela. Mais on ne regrette pas ton arrivée, au contraire, avec toi nous avons découvert d'autres choses.
—Et Julien ne vous intéresse pas.
—Non, on ne dit pas cela. On dit que nous n'avons pas assez d'expériences pour…
—Il vous plait ?
—Oui. Mais on…
—Et si on se rencontrait ailleurs que chez vous ? Une soirée avec lui. Un dîner, par exemple, pour faire connaissance. Une sortie en boite. Rien qui ne vous engage. Ni lui non plus d'ailleurs. Il est partant pour venir avec moi, mais après tout rien de dit qu'il se sente bien…
—Bonne idée. On vous invite. Vendredi soir, vous seriez disponibles. Je me charge de réserver.
—On est libre. Mais surtout pas de restaurant chicos, quelque chose de simple. Pour la suite de la soirée, si tout le monde se sent bien, j'ai une idée de boite…
Non, ce n'est pas si simple. Oh, que non !
Partout où mes pensées se promènent, je ne rencontre qu'incertitudes.
Tenez, moi par exemple. Oui, avec mes nouveaux amis, mes amants, j'accumule les plaisirs, les jouissances comme jamais je n'avais atteint. Mais pourquoi ? Mais comment ? La découverte que ma sexualité accomplie nécessite une mise en scène ? Que cette mise en scène demande que je sois l'organisatrice de nos rencontres ? Que je dois obligatoirement m'affirmer comme la directrice, la meneuse, la dominatrice de notre trio ? Ou bien ce sont eux qui cristallisent mon désir ? Juste eux, pas le scénario ? Ou bien, que maintenant je suis devenue comme tout le monde, que je peux jouir…
Mais rien n'est simple pour eux aussi. Moi, je les croyais libertins, habitués à une sexualité coquine, mais la réalité est différente. Et je l'ai apprise lorsque je leur ai téléphoné pour parler de Julien.
—Bonjour, c'est moi.
—Arielle, je suis contente de t'entendre. Tu me manquais. Et une voix plus loin, celle d'Adrien ; Demande-lui quand elle repasse.
—Justement je voulais vous parler d'un ami.
—Un ami. Oui ?
—Il s'appelle Julien. C'est un ami d'enfance. On travaille ensemble. Je me disais que je pourrais venir avec lui.
—Ici ? Pour l'eau chaude ? je croyais que tout fonctionnait parfaitement.
—Non, pas pour le travail… Pour faire connaissance… Pour le faire participer.
—Ah !
—Ecoute Jade, je vous envoie une photo. Vous verrez il est beau garçon et discret… Et bon amant… Bref un partenaire idéal. Regardez et je vous rappelle.
En réalité j'envoie deux photos. Une de Julien "classique" et une autre en maillot de bain.
—Alors qu'est-ce que vous en pensez ? Il est beau garçon, n'est-ce pas ?
—C'est vrai.
—Il n'a pas d'expérience de soirées comme les nôtres, mais il est bien apprécié des dames et je sais qu'il a un peu d'expérience avec un homme. J'ai parlé de vous, sans préciser qui vous êtes et il serait partant.
—Ah !
—Jade ? Tu ne parais pas enthousiaste ? Adrien non plus ?
—Écoute Arielle. Il faut que je te dise. Nous n'avons pas d'autres expériences qu'avec toi.
—Mais je vous pensais libertins…
—On t'a, un peu, menti. En réalité c'est lorsqu'on a découvert que tu nous regardais, que l'idée est venue. Avant, nos jeux se passaient entre nous. Il faut aussi reconnaître qu'on en avait fait le tour. Alors avec Adrien, j'ai imaginé de te faire revenir… Avec un scénario… Pour garder la main sur… Et puis, tu connais la suite.
—Je comprends… Donc en résumé, ni toi, ni Adrien n'avez eu de relations avec d'autres… À part moi…
—C'est cela. Mais on ne regrette pas ton arrivée, au contraire, avec toi nous avons découvert d'autres choses.
—Et Julien ne vous intéresse pas.
—Non, on ne dit pas cela. On dit que nous n'avons pas assez d'expériences pour…
—Il vous plait ?
—Oui. Mais on…
—Et si on se rencontrait ailleurs que chez vous ? Une soirée avec lui. Un dîner, par exemple, pour faire connaissance. Une sortie en boite. Rien qui ne vous engage. Ni lui non plus d'ailleurs. Il est partant pour venir avec moi, mais après tout rien de dit qu'il se sente bien…
—Bonne idée. On vous invite. Vendredi soir, vous seriez disponibles. Je me charge de réserver.
—On est libre. Mais surtout pas de restaurant chicos, quelque chose de simple. Pour la suite de la soirée, si tout le monde se sent bien, j'ai une idée de boite…
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Dîner parfait. Restaurant simple mais bon. Julien a fait très bonne impression. Je le savais amateur de films, mais pas au point d'en connaître les acteurs, les réalisateurs et d'en décrire le scénario avec un enthousiasme auquel on ne résiste pas. Il s'est longuement attardé sur un vieux film, "Eyes Wide Shut", en particulier sur le moment ou Nicole Kidman avoue à son mari, Tom Cruse, avoir fantasmé sur un homme, un officier de marine. Il fixait Jade alors qu'il décrivait d'une voix sourde ce que la femme avouait à son mari. Il regardait Adrien en décrivant les pensées du mari, ces flashs ou l'époux imaginait son épouse, enlever lentement sa culotte alors que le militaire l'embrassait et la caressait.
C'était une évidence, Julien avait fait leur conquête. J'ai vu les regards échangés entre eux. J'ai vu comme Adrien regardait la main de Julien lorsqu'il effleurait celle de Jade au moment où il narrait d'une voix rauque comment la femme, Jade peut être, avouait avoir senti un frisson digne d'un orgasme lorsque le militaire avait croisé son regard.
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Ce n'est pas vraiment une boite de nuit. C'est plutôt un bar ouvert très tard avec une piste de danse intimiste et des séries de slows qui invitent à une lascivité érotique. La clientèle n'est pas jeune, mais ceux qui viennent ici, grande majorité de couples, ne recherchent pas la lumière.
Notre table est un peu à l'écart. La patronne se souvenait d'un dépannage en pleine nuit alors que sa conduite d'eau avait fait des siennes et elle m'avait promis que je serais toujours la bienvenue. Aussi elle s'est arrangée pour nous trouver une table dans un coin tranquille.
Nous dansons. Nous bavardons. Je regarde, je suis sur mes gardes, surveillant comment chacun se comporte. Adrien, comme moi constate que son épouse se laisse aller lorsqu'elle danse avec Julien. Je ne veux rien précipiter. Mais lorsque je fais remarquer à Jade qu'elle parait bien "confortable" dans les bras de Julien, elle me le confirme d'un : Tu avais raison, je me sens bien avec lui.
De même lorsque je danse avec Adrien et que ma remarque plutôt affirmative : Ils font un beau couple…, est accueillie par un ; C'est vrai. Je n'aurais pas pensé que cela me ferait autant plaisir de les voir ainsi.
Je ne me savais pas si organisée. En réalité je me suis découverte un goût un peu pervers pour organiser des fantasmes. J'ai eu quelques jours pour "imaginer" toutes les possibilités que cette rencontre pouvait créer.
Qu'ils ne se sentent pas attirés. Cela clôturait la soirée par une fin de non-recevoir.
Mais si le premier contact se passait bien, comment le prolonger ? Oui, comment faire pour que tout le monde se sente bien et que "si affinité" la soirée se développe sous des auspices plus coquins.
—Julien, pas la peine de te demander si Jade te plait. Cela saute aux yeux.
—C'est vrai.
—Et Adrien ?
—Quoi, Adrien ?
—Ils forment un couple et je t'ai bien dit qu'Adrien avait un côté féminin, si tu vois ce que je veux dire.
—Je sais. Bon d'accord…
—Alors on va passer à la vitesse supérieure. Tu as bien tes écouteurs avec toi, comme je te l'ai demandé ?
—Oui, mais je ne vois pas à quoi ils pourraient bien servir ?
—Laisse-moi gérer cela. D'abord, met ton téléphone en vibreur.
—Et ?
—Je t'appelle. Tu décroches et sous aucun prétexte tu ne l'éteins. Si jamais la communication est coupée je te rappellerai. Précision je t'appelle en "WhatsApp", j'aurais besoin de l'option vidéo plus tard.
—Que c'est compliqué.
—Peut-être, mais c'est ce qui en fait le charme. Crois-moi sur parole, j'ai beaucoup appris avec mes amis.
—Au fait tu ne m'as jamais dit si avec lui, tu…
—Secret défense. Maintenant va inviter Jade. Lorsque vous serez sur la piste, partagez-vous les écouteurs et attendez mes consignes. Arrange-toi pour rester visible depuis notre table, qu'Adrien et moi puissions vous suivre.
—Nous surveiller tu veux dire.
—Vous suivre et vous conduire là où je veux.
—Arielle, tu es machiavélique.
—Moi, mais je suis un ange de Dieu. Le Dieu Eros bien sûr. Fais-moi penser de revoir "Eyes wide Shut". À l'époque je n'ai pas du tout bien suivre…
Ils dansent. Jade a regardé vers nous lorsque son partenaire lui a demandé de mettre un écouteur.
—Vous m'entendez ? Un regard et un signe de tête me le confirme.
Adrien est à côté de moi. Comme moi il porte l'écouteur connecté à mon téléphone.
—Fermez les yeux… Oubliez ce qui vous entoure… Vous êtes seuls… Juste toi Julien et toi Jade… L'un contre l'autre… Laissez vos corps faire connaissance… Vos mains peuvent être curieuses… Personne ne vous regarde… Vous êtes seuls… Vous pouvez vous embrasser…
Je parle doucement, mais Adrien qui est à côté de moi m'entend parler. Comme il entend les respirations de Jade et de Julien. La musique n'est pas assez forte pour couvrir ce que le smartphone peut capter du couple.
Ils hésitent à peine. Malgré la-demi obscurité on voit bien que c'est Julien qui commence un baiser.
Quelques secondes et déjà ils ne bougent presque plus. Le baiser n'en finit pas. Les mains de Julien font des taches claires sur la robe sombre de sa partenaire. Je ne sais si c'est pour se cacher des autres danseurs, mais, alors que ses mains se promènent sur le corps de Jade, nous en sommes les uniques spectateurs. Une main qui doit serrer Jade tout contre lui en s'appuyant dans le creux des reins alors que l'autre qui palpe longuement les fesses, descend assez pour passer le rempart du tissu, le remontant avec lui et découvrir la douceur de la peau.
On entend Jade gémir. Je regarde Adrien. Il me sourit.
Le couple se sent seul. On devine, plus qu'on ne voit que Jade n'est pas inactive. C'est plus par le mouvement des bras que l'on peut imaginer… Imaginer qu'une main s'est glissée sous le polo… Imaginer une main qui semble se frayer un chemin entre les deux corps.
—Ça va ?
Je demande à Adrien qui comme moi est spectateur. Mais spectateur d'une scène bien différente de celles que nous avions l'habitude de construire ensemble et que l'aveu de "première fois" pour le couple pourrait provoquer toutes sortes de réactions. Mais il me sourit et sans un mot se saisit de ma main pour la guider vers son entre cuisse. Il bande !
Il me laisse le passage afin que je puisse sortir son mandrin de son pantalon. La table nous protège. Je le caresse doucement.
—Vous m'entendez ? Je susurre comme pour sortir un dormeur de ses rêves.
—Oui… Oui…. Les réponses sont à peine audibles.
—Je vais vous poser une question à chacun de vous. Julien, es-tu attiré par Jade ?
—Oui. Une réponse contraire m'aurait étonnée. Mais j'entends aussi la voix de Jade qui dit : Je sens son érection.
—Comme ton mari. J'utilise la remarque de Jade pour apporter cette précision et confirmer qu'Adrien n'est pas insensible à ce qu'il voit. Et toi que réponds-tu à ma question ?
—Moi aussi. Chéri tu veux bien ? Elle doit deviner que son mari, non seulement voit, mais écoute.
—Oui. Il s'est penché vers le micro. Elle a entendu.
—Vous allez sortir du bar.
—Mais.
—Chut. Vous allez vers la voiture et une fois arrivés, vous me le dites.
—Qu'est-ce que tu… Me demande Adrien qui, est aussi étonné. Une pression sur son sexe lui fait comprendre de ne pas insister.
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—On est arrivé.
—Passez entre la haie et la voiture.
Je sais, je suis trop bonne. J'essaie de tout imaginer. En arrivant, j'avais en tête plusieurs scénarios, dont un demandait un peu de discrétion, et tout le monde a été étonné que je demande de placer la voiture si loin de l'entrée et à côté du bois.
—Maintenant je passe en vidéo. Julien, confirme.
—Oui.
—Fait un tour complet.
Sur mon smartphone nous voyons défiler le parking, les voitures et la forêt.
—Maintenant tu filmes le visage de Jade… Voila… Quoi qu'il se passe tu restes sur elle. D'accord ?
—Oui.
—Jade ? Écoute bien maintenant.
Je me penche sur Adrien et à l'oreille je lui dis ;
—Répète après moi. Je veux que ce soit toi qui lui demandes : Chérie, défait la ceinture du pantalon de Julien. Il hésite et me regarde mais comme j'ai toujours ma main sur son sexe, je le branle et il comprend.
—Chérie, défait la ceinture du pantalon de Julien.
—Adrien ? C'est toi ?
—Oui, obéis comme j'obéis à Arielle.
On voit la surprise sur le visage de Jade, mais elle s'exécute.
Alors Adrien transmet mes demandes. Il le fait sans rechigner, au contraire, en y mettant le ton.
Le "descend son pantalon" est d'un érotisme fou.
Le "pose ta main sur son sexe" est une invitation.
Le slip est repoussé avant même que l'ordre parvienne.
La bite de Julien est en majesté. Lui aussi entend les ordres et j'imagine qu'il en sait déjà le but.
"Agenouille-toi"… Julien garde bien le smartphone sur le visage de Jade…
Je n'ai même plus besoin de parler. Adrien devance mes demandes. Il fixe, hypnotisé le visage de sa femme alors que sur sa demande ses lèvres se posent sur le gland.
"Suce… Lèche… Gobe-le… Caresse ses bourses… Julien aide la avec ta main… Attention reste centré sur elle…Oui, Jade comme ça…"
J'attire le regard d'Adrien sur la feuille de papier que j'ai sortie afin qu'il puisse la lire. Il s'agit d'un test récent de Julien, un test négatif, un test qui laisse toute liberté pour… Il comprend sans même que j'ai besoin de parler et on l'entend dire :
Tu vas le sucer jusqu'à ce qu'il crache dans ta gorge. Arielle m'a montré un test. Montre-nous combien tu peux être salope…Je t'aime.
Je n'aurais pas fait mieux. Surtout le "je t'aime" donne une dimension particulière à ce que nous voyons. Lorsqu'elle l'entend elle lève son regard vers Julien, vers le smartphone, vers nous, vers Adrien. Je ne sais si les larmes qui coulent de ses beaux yeux proviennent de cette déclaration d'amour ou de la pression que Julien exerce sur elle, mais c'est attendrissant.
Mais le plaisir demande son dû. Le micro nous transmet le délicieux gargouillis faisant de nous des complices.
Je viens. Je viens. Me susurre mon voisin. Je n'ai que le temps d'attraper une serviette de table pour éviter le geyser. Heureusement elle est blanche sinon…
Mais là-bas aussi les choses se précipitent. Jade comprend que son amant ne va plus résister longtemps. Julien jouit. Une autrice avertie soulignerait que c'est la première fois que ce mari voit sa femme avaler le foutre d'un autre, mais pour nous quatre, tout est une première fois…
Pendant quelques secondes le temps s'arrête. Chacun prend conscience de ce qui vient de se passer. Je ne sais si Jade et Adrien imaginaient que cette première rencontre puisse aller si vite ? Pour Julien, évidemment, c'est tout bon. Et moi ? Oui, moi qui ne fais que guider, qui du haut de mes 25 ans me comportent comme une vraie pro ?
—C'était magique.
Ces mots, justes susurrés à mon oreille par Adrien, oui ces mots sont comme un blanc-seing, un pardon, un encouragement. Que répondre ? Continuer, oui surtout ne pas briser cette magie sexuelle qui a fait, qu'à distance, une femme à fait jour son mari.
—Je vais la faire baiser par Julien. T'en pense quoi ?
Je décide de ne pas arrêter le train en marche.
—Oui… Ce serait… Mais il faut qu'elle soit d'accord.
Je ne réponds pas. Je parle aux autres.
—Julien tu vas trouver dans la voiture, à ma place, un foulard. Tu vas le mettre sur les yeux de Jade.
—Jade. Tu as aimé ? Oui elle répond… Alors on va continuer. On va vous rejoindre. Je vais te faire baiser. Tu as envie ? Oui, oui… Mais tu ne sauras pas par qui. Julien ? Adrien ? Ce beau blond qui est à la table à côté de nous et qui a vu comme tu suçais bien ? Le serveur, ce grand black ? D'accord ? Un silence et puis : Si Adrien veut bien…
Ils sont touchants. Lorsque nous étions tous les trois je n'avais pas remarqué cet amour entre eux, mais l'évidence saute aux yeux.
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—C'est moi. Je dis alors que nous les rejoignons et que je touche sa main.
Elle ne proteste pas alors que je la pousse pour qu'elle s'allonge à moitié sur le capot encore tiède. Je lui fais tendre les bras afin que ses mains puissent s'accrocher au pli de la carrosserie, vers le pare-brise.
Pas plus alors que je relève sa robe, la bloquant en la passant entre elle et la tôle. La vision est sublime. Jade est belle, naturellement belle et sa croupe soulignée par un slip vaporeux, plus érotique qu'un string.
—Julien tu as des capotes ?
—Oui.
—Donne lui en une.
Tout est dans la tête. J'ai peu d'expériences, mais j'ai beaucoup cherché à m'informer. Les vidéos, c'est bien mais une bonne histoire érotique vous laisse le temps de vous imprégner de l'ambiance. Je me souviens d'un auteur, je crois même d'un couple d'auteurs, les DeuxD qui insistent sur l'importance du mental dans des relations sexuelles, qu'elles soient dans l'intimité d'un couple, dans le libertinage, dans des rencontres SM. Le mental, toujours le mental. Faire croire, déformer la vérité, parfois bien basique, pour la transformer afin que le cerveau imagine, fantasme, invente, sublime…
Jade sursaute en entendant ma remarque. Je peux l'imaginer gamberger :
""Une capote ?
Pas pour Adrien !
Pas pour Julien, puisque qu'on vient de lui dire qu'il est clean. Alors qui ? Un inconnu ?""
Mais c'est lorsque je fais descendre sa petite culotte qu'elle réagit vraiment.
—Adrien ? Tu es là ?
—Oui chérie.
Elle n'ose demander plus. Si son mari est avec elle, alors elle peut avoir confiance.
Les deux hommes bandent. Qui sera le premier ? Est-ce qu'il y aura un deuxième ?
À nouveau les récits des DeuxD me reviennent.
Je fais signe à Julien. Son sourire est éclatant même dans la demie obscurité. Il enlève son pantalon et son slip. Il a besoin de liberté. Son dard est tendu, horizontal et c'est comme si c'était lui qui le tirait vers cette croupe que le lieu et la situation rendent encore plus désirable.
Jade sursaute lorsqu'elle sent une main se poser sur sa hanche. Elle se crispe alors qu'elle doit sentir qu'un sexe se frotte à ses petites lèvres.
Julien hésite cependant. Je pense que jamais il n'a baisé devant d'autres, sauf peut-être en soirée arrosée, mais les autres devaient être autant spectateurs, qu'acteurs. D'ailleurs nous sommes tous "novices" et si je dois paraître plus assurée que les autres c'est mon rôle qui me le demande et si je n'ai pas l'expérience, je suis accompagnée par les ombres des auteurs dont je me suis inspiré.
Que ferait DeuxD ? Que ferait Laure si elle était à ma place ? Normalement elle serait plutôt comme Jade, allongée sur le capot tiède de la voiture avec… Lucas ou plutôt Julien, leur Julien, comme ordonnateur de la cérémonie. La cérémonie ? Mais oui, pas une baise rapide, oh que non. Il faut y mettre les formes. Il faut en contrôler chaque instant, chaque geste, chaque parole.
Tiens à propos de parole, je fais le geste du silence aux deux hommes. Jade ne doit pas savoir qui est en ce moment derrière elle et à qui est ce dard qui se frotte à, je le pense, des petites lèvres humides de désir.
Et à propos de geste. Un geste simple mais chargé d'une symbolique qui allie la délicatesse, l'amour mais aussi la perversité. La main d'Adrien que je saisis et que je tire, entraînant le mari vers l'amant. Une main que je pose sur la fesse de Julien. Une main que je fais pressante, qui tourne autour de la hanche et qui va se saisir du mandrin.
On n'entend que le bruit assourdi de la musique du bar. Le parking est silencieux.
C'est la respiration de Jade qui remplit ce silence. Plus aucune main n'a besoin de guider ce qui entre en elle, repousse la chair délicate et grasse du vagin. Plus exactement, c'est le manque de respiration qui fait penser que tous ses sens, toute son attention est concentrée sur son ventre, que même peut être son cœur a cessé de battre. Et puis l'air retrouve le chemin, comme pour un noyé qui revit, ou après une sidération.
Elle tourne la tête vers nous.
—Ne bouge pas. Ne cherche pas à enlever ton bandeau. Tu ne dois pas savoir qui te possède. À toi d'imaginer. Cédric notre voisin de table qui a partagé avec nous les images transmises… Elle écoute, mais Julien ne reste pas inactif, il lui fait sentir son sexe… Ou bien Julien que tu as si bien sucé tout à l'heure… À son prénom, celui qui l'enfile bouge plus fort… Adrien qui t'a vu sucer et goûter à la liqueur de ton amant. Adrien qui bandait si fort et qui a craché dans une serviette… Elle cherche à tourner la tête mais Julien se fait de plus en plus pressant. Son va-et-vient est majestueux, ample, si ample que, parfois, son dard sort à l'air libre avant de replonger dans un bruit si humide que l'on devine le vagin déjà rempli des sucs de plaisir… Ou mieux, Jean-Luc, tu l'as vu Jean-Luc notre serveur originaire des îles ? Dis, tu l'avais remarqué ?... Elle hoche la tête… Mais tu ne peux pas le voir actuellement. Par contre tu dois sentir en toi sa verge sombre, longue et dure. Tu dois aussi sentir ses mains qui font une tache sombre sur tes hanches et qui te retiennent…
Elle ne cherche pas à deviner. Tout ce que je viens de lui dire, doucement distillé par son oreillette, comme une confidence, doit faire son chemin dans son imaginaire. Son imaginaire qui doit chasser les souvenirs accumulés avec son mari, souvenirs qui au moins pourraient lui dire que ce n'est pas lui, et qui la laisse comme "perdue", passant d'une hypothèse à une autre, cherchant…
Mais sa recherche est vaine. Ne reste que ce qu'elle ressent.
Ce sexe, cette verge, ce bâton, cette queue, cette bite qui la ramone et qui brasse sa liqueur dans un gargouillis qu'elle n'a jamais si bien remarqué.
Son ventre que le dard pousse contre la carrosserie.
Ses seins qui, sous l'action des avancées, se frottent à la tôle encore tiède.
Ses hanches que des mains agrippent pour la retenir.
Cette respiration qui accompagne la sienne. Une respiration anonyme qui est calée sur les coups de reins ravageurs de celui qui la baise. Cette respiration que petit à petit elle n'entend plus, qui disparaît à mesure que son plaisir grandit, que ses lèvres libèrent ses gémissements, ses petits cris, ses "Oui" qu'elle reconnait comme venir d'elle mais qu'elle ne contrôle pas.
C'est beau. Rien n'a voir avec ce qu'on peut découvrir sur le net, sauf peut-être sur les sites encore "personnels". Jade se libère petit à petit. On le remarque à ses gémissements et à la façon dont elle s'agrippe aux plis de la carrosserie afin de ne pas être privée de ce qui la bourre.
Adrien bande. La bosse de son pantalon le dénonce. Mari Candauliste qui se découvre. Je lui prends la main. Nous partageons ce spectacle. Je suis fière d'être celle qui leur fait découvrir ce plaisir. Comme quoi la valeur n'attend pas le nombre des années. Je leur dois bien cela, après tout ce sont eux qui par leur jeu, m'ont fait découvrir tout un monde, un monde que je m'approprie et qui me convient au point de m'avoir apporté mes premières vraies jouissances.
Nous regardons. Nous sommes liés par le corps et par l'esprit. Nous dégustons le spectacle d'un couple qui n'est plus dans ce monde, que le plaisir protège de sa bulle, qui n'entend même pas le bruit d'une voiture qui ne passe pourtant pas bien loin.
La main d'Adrien écrase la mienne. C'est presque douloureux. Il entend sa femme annoncer sa jouissance. Les "oui…oui…oui…" ne cessent de s'accélérer et d'être de plus en plus forts. Julien est au diapason. Il l'a conduit, la dirige, l'accompagne. Il a un beau petit cul et c'est un délice de voir ses muscles se tendre et se détendre au rythme de ses mouvements.
Elle a joui. Une longue plainte qui ne s'est éteinte qu'après que Julien a craché sa semence, éteignant un peu le feu de son ventre.
Elle est anéantie et ne cherche pas à bouger alors que la queue se retire. Une queue, oui, le temps de la délicatesse des mots n'est pas encore revenu.
Il fait trop sombre pour le voir, mais l'imagination sait remplacer la vue et j'imagine la liqueur de Julien suinter lentement de la fente grasse.
L'imagination, toujours elle. Merci à DeuxD d'être mon mentor grâce à leurs écrits. On devrait leur donner le prix "Godecourt". Pourquoi ne pas créer un prix pour auteurs de récits érotiques ?
La pression de la main d'Adrien s'est un peu relâchée.
Imagination ! Vice ! Perversité ! Mes bons maîtres, pourrai-je jamais atteindre votre savoir-faire, votre don de la mise en scène, votre perversité qui dans ce monde est la marque de l'originalité. Au moins puis-je, essayer. Et de façon que tout le monde en profite.
Ma main sur la bosse toujours présente attire l'attention d'Adrien. Par geste je lui fais comprendre d'enlever son pantalon. Il est efficace. Sa queue se montre…
J'insiste sur le silence demandé. Jade ne doit se douter de rien et je vais même demander à ce que ni l'un ni l'autre ne lui dise quoique ce soit plus tard.
Adrien est étonné lorsque je lui fais signe d'avancer. Pourtant il fait les pas qui lui font prendre la place de Julien. Il hésite encore.
Mais oui, la place est toute chaude… Ses mains reprennent la place abandonnée par l'amant.
Jade sursaute à peine. Mais alors que son mari guide sa queue vers la fente gluante, elle va tourner la tête. Mais un "non" de ma part la retiens.
Est-ce qu'elle sent la différence ? Son mari, ce nouvel inconnu qui la possède doit lui paraître bien chaud. Sans attendre il la baise. Le vice va se nicher dans le gargouillis que la bite maritale provoque en brassant le foutre de l'amant. Un amant qui s'est rapproché de moi et qui me caresse. Ses mains sont douces. Il me sent réceptive. Il est tout contre moi. Je ne me refuse pas.
Adrien est puissant. Il la bourre si fort que Jade a du mal à se retenir au capot. Alors il attrape ses mains, les attire vers lui, faisant des bras tendus de son épouse, des points d'appui. Mais en la tenant ainsi, il la fait cambrer. Le visage quitte le contact de la tôle. La tête part en arrière, les épaules participent à la cambrure. Jade est littéralement en suspension alors que son mari l'enfile avec une force que je ne lui connaissais pas, même dans nos moments à trois. J'imagine les pensées d'Adrien qui vient en si peu de temps, de voir son épouse sucer et se faire posséder par un autre. Les cris de plaisir de sa femme ne lui ont laissé aucun doute sur ce qu'il voyait. Sans être en colère, sans laisser paraître de jalousie, il veut, même si Jade ne sait pas que c'est lui, oui il veut "faire bonne figure" et montrer, surtout à Julien que lui aussi peut…
Il me caresse. Une main passe sous ma jupe, repousse ma petite culotte et… Oh, il se baisse et glisse sa tête pour… Oh, c'est bon… Ces lèvres, cette langue…
Oui, oui… Merci, oh merci du spectacle que vous m'offrez et qui me fait une femme comme les autres.
Je coule. Julien lape mon jus…
Adrien crache le sien…
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Le retour est étonnement silencieux. Jade s'est lovée dans les bras de son mari.
Nous arrivons devant leur maison.
—Jade et moi serions heureux de vous revoir. Vous seriez libre bientôt ?
C'est mieux qu'un remerciement. J'ai réussi.
Mais pas question de créer une routine. J'ai bien une idée, mais il faut que je l'affine.
—Je vous contacterai. J'ai une idée qui pourrait vous plaire.
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C'est un hangar perdu entre champ et forêt. Le grand parking est totalement vide. C'est normal, le lieu n'est ouvert que le samedi et le dimanche. Tout au long du chemin, ils n'ont cessé de me questionner :
—C'est encore loin ?... Tu nous emmènes où ? … Pourquoi tout ce mystère ?...
—Vous verrez bien. A été ma réponse.
Et puis certains panneaux indiquant :" Attraction. Palais des Glaces", ont provoqué des questions assez drôles :
—Tu nous emmènes manger des glaces ?
Nous passons par la petite porte. Je connais ce lieu comme ma poche. Un hasard m'avait mise sur le chemin de ce paysan qui avait eu l'idée de transformer son grand hangar agricole en centre "touristique" avec un vieux "Palais des Glaces". Depuis toute jeune j'ai été attirée par ce manège, manège que l'on ne trouve d'ailleurs plus dans les foires. Le Palais des Glaces, ce labyrinthe dont les parois sont de verre transparent ou de miroirs, labyrinthe ou on peut voir la sortie, en être séparée que par une glace, mais encore inaccessible sans un long cheminement.
Il fait son petit effet, même en passant par la petite porte. Il apparaît comme un lieu féerique, pas réel, les glaces trompant l'orientation de celui qui le regarde.
Ils sont "bouche bée". Il en impose avec son étage qui remplit le volume pourtant gigantesque du hangar.
Il fait doux. La chaleur de la journée a rendu le lieu confortable pour ce que je projette.
Que de questions, questions exprimées et questions muettes.
J'explique le lieu, mon goût pour ce manège, le fait que j'en connaisse chaque recoin, mais que pour un profane il faut parfois de longues minutes pour trouver le chemin. Un chemin fait de cul-de-sac, de fausse route, de désorientation. Mais je ne réponds pas aux questions muettes, la principale étant :
Pourquoi Arielle nous conduit dans cet endroit ? Il n'y a que nous ? Elle a parlé de soirées le week end, de mariages même, avec une partie de l'étage supérieur aménagé en confortable bar. D'autres doivent venir ?
—Venez, approchons-nous de l'entrée. Je vais vous expliquer…Il ne fait pas froid, je propose de nous mettre à l'aise… Disons en slip…
Chacun s'exécute. Jade est la plus rapide. Une robe seulement à enlever, pas de soutien-gorge. Un peu plus long pour les garçons. Julien découvre ce que porte Adrien. C'est moi qui ai demandé à ce qu'il mette la même petite culotte que lors de notre première rencontre. Culotte identique à celle de Jade. String qui a bien du mal à garder enfermé sa tige et ses boules. C'est évidemment un signe, une façon de montrer que ce soir Adrien n'est pas que le mari de Jade.
—Le jeu est très simple. Jade et Adrien vont partir les premiers. Jade d'abord, Adrien ensuite. Pendant ce temps Julien ne regardera pas afin qu'il ne puisse pas voir le chemin que les autres vont prendre. Puis ce sera son tour. S'il rejoint l'un, ou l'autre, ou les deux, il sera en droit de faite tout ce dont il a envie. On est d'accord ?
—Et toi ? Demande Julien.
—Moi je vous suivrai. Eventuellement je filmerai pour que nous gardions un souvenir de cette aventure. J'ai aussi avec moi ce petit sac qui contient diverses choses dont vous pouvez avoir besoin.
—Des choses ? Mais quoi ? S'inquiète Jade.
—Des bricoles. Allez, on commence ?
Julien tu te tournes… Toi aussi Adrien, comme cela tu ne seras pas influencé par ce que fait Jade.
Quelques secondes plus tard, alors que Jade s'est bien engagée : Adrien, à toi…
Encore quelques secondes ou mes deux souris se perdent dans le labyrinthe : Julien, tu peux y aller. Si tu rattrapes Adrien, tu as bien compris ce que je veux ?
—La petite culotte est assez claire.
—Alors bonne chance…
La chance ! Il en faut et ce soir je crois que le Dieu de l'amour a décidé de venir nous aider.
Alors que tous trois sont simplement séparés par une vitre, si près l'un de l'autre, mais encore inaccessibles, un ange canaille guide Julien. Deux virages et il se retrouve en face d'Adrien. Pendant quelques secondes ils se font face. Jade n'est pas loin, deux vitres la sépare, deux vitres mais une éternité. Julien regarde autour de lui. Il voit Jade, il croise mon regard alors que je me rapproche. Je connais si bien que je sais par où passer pour rejoindre Jade. Si tout se passe comme je l'imagine elle aura besoin d'une présence…
C'est une main sur l'épaule d'Adrien qui le commande. La deuxième vient en renfort, car il hésite. Il cède et le voici à genoux devant Julien. Il n'a pas beaucoup de place et l'exiguïté met son visage tout près du slip de Julien.
Il regarde autour de lui. Personne, Jade est derrière lui et moi je progresse pour me rapprocher d'elle.
C'est Julien qui lui montre. Pourtant l'invitation est évidente. Il est vrai que jamais il ne s'est retrouvé si près de…
Ses mains remplacent celles de Julien et il fait descendre le slip. Un mouvement et le voici qui repose sur le sol. Un sol fait de miroirs, comme le plafond, comme certaines parois.
Le sexe pend, tige molle courbées par les bourses. Quelques secondes encore. Adrien a déjà sucé un gode, celui qui allait le posséder ou posséder sa femme, mais jamais, jamais… Il a juste vu son épouse sucer ce qui lui paraissait bien plus gros…. Quelques secondes et il ose… C'est avec délicatesse qu'il se saisit de la tige et la redresse… Le gland à peine dégagé est à quelques centimètres, mais la distance est trompeuse. Il y a un gouffre qui sépare… Un gouffre que ses lèvres franchissent… Toucher, juste toucher et il doit ressentir la chaleur et la douceur de cette peau si fine, sous laquelle bat…
J'ai franchi la distance qui me séparait de Jade. Elle ne résiste pas lorsque je l'entraîne pour atteindre le couloir avec juste une vitre qui nous sépare d'eux. Son mari lui tourne le dos, mais Julien nous voit arriver. Il sourit, mais d'un seul coup son visage se transforme. Adrien a franchi le Rubicon, ses lèvres se sont entrouvertes et déjà elles ont fait disparaître le gland.
Nous sommes si près ! Jade pourrait toucher son mari si la vitre ne faisait pas une cloison. Elle peut le voir, légèrement de profil, gober et sucer la bite qu'elle a sucée aussi. On n'entend pas, mais la salive qui s'écoule de ses lèvres parlent pour lui. Adrien a posé les mains sur les fesses de Julien. Oh, celui-ci ne risque pas de fuir, car son visage montre son plaisir. Par moment il semble nous découvrir et le sourire est un mélange d'envie et de vice.
Il me voit sortir de mon sac un tube de lubrifiant. Il comprend. Il s'arrange pour tendre la main au-dessus de la vitre qui n'est heureusement pas très haute. Jade le voit se saisir du tube.
Alors elle est aux premières loges. Elle doit affronter le regard de son mari que Julien fait relever et tourner face à nous afin qu'il lui présente ses reins.
Elle n'est pas que spectatrice. J'ai compris que l'amour qui les liait les faisait uniques, une seule entité, deux corps mais un seul esprit et que, ce que leur esprit ne leur disait pas, leurs yeux, leur regard faisait le reste.
Les miroirs sont là pour lui donner une vision unique.
Celui du sol, montre même une goutte de lubrifiant qui s'échappe d'un anus méticuleusement préparé. La dextérité que montre Julien dénonce une pratique qu'il m'avait cachée.
Celui du plafond attire le regard sur des reins légèrement cambrés et une tache brillante.
Les deux mains sur la vitre sont la preuve d'un accord muet, accord donné à ce qui se prépare
Le sexe d'Adrien pend, tige un peu ridicule comparée à la tige maintenant brillante de lubrifiant qui semble tendue vers un seul but.
Est-ce un hasard ou le choix délibéré de Julien qui ne se penche pas, mais reste droit, avec juste les deux mains qui se posent sur les hanches d'Adrien ? Il laisse ainsi la vision de dessus compléter celle de dessous. L'épouse est aux premières loges.
Elle l'a déjà vu se faire prendre par moi, par ce gode ceinture apparut dès notre première rencontre. Mais pas ainsi, pas de cette façon, pas par un sexe d'homme qui disparaît sans réelle difficulté dans le petit cul de son mari.
Le ventre est collé contre les fesses. Les deux hommes ne font plus qu'un. Une seule entité d'autant que Julien se penche en avant, semblant couvrir celui qu'il encule et pose ses mains sur les épaules.
Le ventre s'éloigne. Le dard réapparaît, lentement il se montre, bâton de chair qui… Qui disparait. D'une poussée ! D'un coup de rein. Coup de rein si fort que la vitre gémit de cette pression.
Il l'encule.
Elle est aux premières loges.
Elle est aux premières loges mais suit le regard de Julien. Julien qui me regarde sortir du sac le gode ceinture que j'installe avec dextérité.
Alors elle comprend. Dans le peu d'espace que nous offre le couloir de verre elle s'appuie contre la vitre. Tout naturellement ses mains viennent se poser contre celles de son mari.
Julien laisse à Adrien tout le temps afin qu'il me voie enfiler son épouse. Son vagin est gras et la dénonce. À nouveau je sais que j'ai raison et que ce que je leur offre est un vrai cadeau, même s'il est particulier.
Le gode s'extrait du vagin pour disparaitre dans son petit cul.
Le couple est en communion. La vitre n'est qu'un appui, leur visage, leur regard parlent pour eux. Mais ils ne sont pas les seuls. Etrangement Julien et moi sommes comme en communion, enfilant nos deux partenaires avec une envie faite de plaisir, de vice, d'une perversité que je vois dans les yeux de mon ami et qui est le reflet de la mienne.
Je ne sais si ce manège a déjà été le témoin de ce genre de scène. D'habitude ce sont des cris d'enfants, d'adolescents, d'adultes qui résonnent dans ces lieux et probablement jamais ceux d'un couple qui se fait enculer… Pas plus que le sol de miroir qui a connu les emballages de bonbons, des taches de glace, n'est habitué à se laisser "souiller" par des liqueurs intimes comme du foutre suintant lentement d'un orifice qui ne se referme pas assez vite…
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Le silence est revenu. En bonne amie je fais passer des lingettes qui permettent une petite toilette…
Les deux hommes reprennent leur chemin. Ils restent ensemble, unis dans le plaisir, plaisir donné, plaisir reçu. Nous les regardons s'éloigner, puis revenir, chemin détourné qui conduit vers l'escalier qui monte à l'étage. J'entraine Jade avec moi. À nouveau mon cerveau élabore un plan… Je deviens la pire des vicieuses.
L'escalier est là, juste après le virage. Le dieu du vice est avec moi. Les deux hommes arrivent par l'autre chemin.
La rencontre est inévitable. Ils arrivent juste aux pieds des marches. Jade, que je guide passe le virage. Ils sont rassemblés. Tous les trois. Moi je reste encore séparée par une vitre, montrant qu'ils sont seuls, juste eux, tous les trois et que si la règle continue de s'appliquer…
Je sors mon smartphone et ostensiblement je commence à les filmer. Etrangement c'est Adrien qui semble vouloir prendre une initiative. Il se penche vers son amant et lui parle à l'oreille. Le sourire de Julien fait plaisir à voir. Ils n'ont qu'un pas à faire pour se rapprocher de leur proie. Un pas qui suffit à la faire prisonnière, femelle prise dans les filets de deux mâles. Ils se frottent à elle. Bien vite les deux slips laissent passer deux mandrins bien virils. La proie ne semble pas vouloir fuir, au contraire, de ses douces mains elle vérifie l'hommage qui lui est fait.
C'est une plume que le mari soulève. Une plume qui enveloppe les reins de l'homme, par une étreinte de ses deux jambes. Une plume qui échange un baiser avec celui qui est son mari, mais qui, ce soir, est un amant, un partenaire, un complice.
Mais une plume que les mains de son mari, mains placées sous les fesses, semblent ne plus vouloir supporter. Leurs deux corps sont si liés qu'il est impossible de voir le pieu qui ne peut que pointer vers le haut. C'est une imperceptible descente qui se produit. Seul l'esprit peut reconstituer ce que les deux corps nous cachent. La fente qui vient effleurer une pointe toute de douceur, de chaleur et pourtant redoutable dans la volonté qu'elle a d'écarter les chairs tendres et humides, de frayer son chemin, même si , en réalité c'est la fente qui descend vers lui.
Je filme. J'essaie d'immortaliser le souvenir de cette soirée afin que mes amis, ce couple à qui je dois tout, puisse revivre et revivre encore ce moment qui ne peut être qu'un départ.
Leur baiser est sans fin, toujours renouvelé. Ils ne voient pas Julien se préparer, préparer son sexe en le recouvrant de lubrifiant. Il essuie sa main grasse avec la seule pièce de tissu qu'il a enlevée pour libérer son sexe tendu. Tendu et brillant. Lorsqu'il pose une main sur la hanche de Jade elle quitte les lèvres de son mari pour tourner la tête. Elle ne peut pas voir Julien derrière elle, mais un de ces miroirs en parois lui offre son reflet.
Elle revient vers son mari, se lovant un peu plus contre lui, se préparant pour…
J'ai déjà possédé Jade avec le gode alors que son mari était en elle, mais ce n'est rien comparé à ce qu'elle attend.
Le lieu, ces reflets plus ou moins nets qui déstabilisent.
Cette position, debout, chevillée et accrochée à son mari. Son mari, une bouée, sa sécurité mais aussi son complice et partenaire, celui qui cherche un bon équilibre, le trouve en s'appuyant contre une vitre.
Cet homme ! Oh, elle le connaît, elle l'a sucé et probablement il est un de ceux qui l'a baisée sur le capot de la voiture… Ce sexe qu'elle a vu, il y a peu, aussi brillant que maintenant, aussi tendu que maintenant, mais… Oui, une fraîcheur… Le lubrifiant dissimule la chaleur du gland… Mais cela ne dure pas… D'ailleurs elle sent que les mains d'Adrien la soulèvent un peu… Juste un peu… Elle ferme les yeux mais son imagination remplace sa vue… D'ailleurs la deuxième main qui se pose sur sa hanche… Une flexion, oui c'est cela, Julien fléchit les jambes afin que… Oui, le contact est franc, sans dissimulation, parlant de lui-même…
Et moi je filme. Je voudrais avoir dix mains, dix caméras… Une en retrait pour prendre le trio… Une pour filmer la lente remontée de Julien, ses jambes qui petit à petit se tendent… Une, non trois, une pour chaque visage… Une pour filmer le miroir sur le sol jusqu'à ce qu'elle ne voie plus que deux paires de couilles…
Je filme et j'essaie de ne pas respirer trop fort afin que le micro ne capte que le trio, ses gémissements, ses respirations, tous ces petits cris…
Un final en beauté. Un final digne d'un site de cul. Mais non, bien mieux, plus naturel, plus évident avec une Jade qui survolent ses amants. Elle les survole le temps d'une élévation, le temps que les deux bites qui la possèdent quittent leur fourreau, mais c'est pour mieux se faire avaler lorsque Jade se laisse tomber. Mon Dieu, j'espère arriver à tout capter, comme cette stupeur renouvelée que montre le visage de celle qui s'empale lorsqu'elle retombe sur les deux bites.
Je mouille. Putain je suis humide de ce spectacle. Merci mes amis pour ce cadeau.
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Le premier étage est aménagé pour les réceptions. Il garde le côté troublant avec les miroirs, mais les canapés et les fauteuils apportent un peu de chaleur.
Je suis retournée à la voiture, empruntant l'escalier extérieur, les laissant seuls afin qu'ils "atterrissent" en douceur. Je reviens avec de quoi fêter l'évènement.
Je m'arrête avant de franchir les dernières marches. Ils bavardent tranquillement assis sur un canapé. Lorsqu'ils me voient, ils cessent de parler, comme le feraient des conspirateurs. Je suis heureuse, heureuse pour eux car manifestement les voici liés grâce à mon imagination, une imagination qui leur a permis de se libérer et de se réaliser dans une relation particulière.
Ils se lèvent et m'aident à poser ce que j'ai apporté. Mais, alors que je pensais que nous allions arroser tout cela, je vois qu'ils me regardent.
—Arielle, on veut te remercier pour cette soirée. Dit Jade alors qu'elle avance vers moi.
Quelques pas et elle me fait face. Elle me sourit, se penche et dans un murmure :
—C'est à notre tour de nous occuper de toi.
Elle n'attend pas ma réponse, elle m'enlace et déjà ses lèvres cherchent les miennes. C'est doux, ses lèvres sont humides, sa langue fureteuse. Ce n'est pas notre premier baiser, loin de là, mais ici, dans ce lieu, après ce que j'ai vu, celui-ci est ardent. Son corps se colle contre le mien, nos poitrines se retrouvent, nos ventres se parlent. Mais les deux hommes se sont approchés et bientôt je suis le centre de leur monde. Des baisers dans le cou, sur la nuque.
Ils tournent et voici Julien qui me fait face. Lui aussi se penche et me susurre :
—Merci… J'ai envie de toi.
Son envie se plaque contre mon ventre, sa langue une gourmande qui chasse la mienne dans ses retranchements.
Ils me caressent. Quelqu'un baisse ma culotte que je suis la seule à porter encore.
Ce sont des "Shiva" avec tant de mains que mon corps est tellement sollicité que des frissons le traverse, encore et encore.
Et puis il ne reste que Jade. Une Jade qui me prend la main et me pousse vers le canapé. Je n'ai d'autre choix que de m'y asseoir alors que déjà elle se penche sur moi.
Un baiser. Un doux baiser qui ne dure pas, car ses lèvres partent en exploration. Ma poitrine est une halte, ses tétons aspirés, mordillés. C'est bon. Les deux hommes nous regardent. Mon regard passe d'un sexe à l'autre. Ils sont tendus et je le prends comme un hommage. Surtout de Julien qui a déjà "travaillé" deux fois. Même dans son regard j'y vois du désir.
Ohhh ! Sa bouche est sur ma fente.
C'est bon, oui, si vite je me sens plus que troublée par ses caresses.
Ohhh ! Ses doigts qui se fraient un chemin dans ma chatte. Je peux presque entendre les clapotis de ma liqueur, liqueur grasse qui vient se mélanger à sa salive.
Ohhh ! Déjà ?Le jouissance ? Et les regards de ces hommes qui m'accompagnent. Surtout Julien qui sait combien j'ai du mal à…
Ahhhh ! Je me tortille. Le plaisir est si fort.
Ahhhh ! Il monte encore et encore. Mon corps est un arc que des caresses tendent. Je cherche sa bouche, sa langue, ses lèvres, ses doigts, avançant mon ventre vers celle qui me caresse.
Ahhhhhhhhhhhhhh ! Mon Dieu, encore une fois, une nouvelle fois, je jouis. Le sourire de Julien est une caresse supplémentaire. Il me désire et :
—Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
C'est moi cette folle qui hurle. Le hangar doit résonner de mes cris. Heureusement qu'aucune habitation n'est proche, seuls les animaux nocturnes peuvent m'entendre.
Jade se relève. Ses lèvres sont grasses, son sourire humide et sa main qui essuie une ode au vice.
Mais déjà Julien s'avance. Mes cuisses lui laissent le passage. Il n'hésite pas et sa queue raide se fraie un chemin si facilement que j'ai presque honte d'être si ouverte.
Et puis… Et puis… Je perds toute notion de temps…
C'est plus tard, visionnant la vidéo que mes complices n'ont pas cessée de tourner, que je découvrirai la suite.
Julien qui me baise et que je retiens avec mes jambes refermées autour de ses hanches.
Moi qui le chevauche comme une cavalière échevelée et démente.
Adrien que je suce alors que Julien me prend en levrette sur le canapé.
Mon sourire vicieux alors que je l'implore de me prendre par le cul.
Sa crème qu'une caméra perverse filme alors qu'elle suinte lentement de mon petit trou, à peine libéré du dard qui l'a ramonée longuement.
La bite d'Adrien qui, sans attendre, vient remplacer celle de Julien.
Et à nouveau des jouissances, des cris.
Et pour finir Jade qui vient se lover contre moi, comme pour partager tout ce que je viens de vivre.
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Commentaires ()
Bref merci pour ce récit
Bises à toutes et tous.
Il faut reconnaitre que l'es idées du smartphone puis du palais des glaces sont originales et très érotiques..
Ajoutées à la description du ressenti des personnages, à travers les yeux d'Arielle, elles rendent ce récit très réussi.
J'approuve aussi le commentaire , bien vu, du cousin Jacques.
Je vois très bien Arielle et Julien faire un bon bout ensemble.
J’aime la façon dont vous imaginez et écrivez vos récits. Il n’y a pas de vulgarité, de délire de garage mais seulement des paroles qu’utilisent les personnes amoureuses.
Félicitations
Bien vu et bien écrit, merci !