Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Impératif — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Impératif
Chapitre 2
Camille est rentrée chez elle. Ne pas porter de culotte l'a perturbée tout le long du trajet. Portant une robe relativement courte, fallait-il s'assoir dans le métro ? Rester debout ? Dans les escaliers, les escalators, elle était très consciente de ce que les gens plus bas qu'elle n'auraient eu qu'à lever les yeux pour deviner sa nudité. Assise, elle avait l'impression qu'on ne voyait que ça. Que ce qu'elle venait de vivre était écrit sur son visage.
Mais les gens s'en foutent, ils sont pressés, stressés, pris dans leur petit monde. Elle est presque déçue. Personne ne semble remarquer qu'elle a vécu une expérience intense, intime, révélatrice. Elle se sent différente et personne ne le voit. À un moment, elle s'est demandée si quelqu'un le remarquerait si elle relevait un peu sa robe. Pas pour s'exhiber ; non évidemment, elle n'est pas comme ça ; enfin, elle ne croit pas. Juste assez pour laisser apparaître le haut de ses cuisses, peut-être quelques poils de sa toison brune s'il fallait. Heureusement, l'annonce au micro que la station suivante est fermée pour travaux l'a ramenée à la réalité. Juste à temps.
La porte de son appartement fermée derrière elle, elle se laisse tomber sur son canapé. Le plafond, blanc. Cette trace qu'il faudra bien qu'elle nettoie. Mais pas aujourd'hui. Elle a un truc à faire. Un message à envoyer. Elle sort son téléphone.
« Vous n'êtes qu'un porc et jamais je ne bosserai pour vous. Je vais porter plainte. »
Ah mais putain. Il ne l'a même pas touchée. Il lui a dit qu'elle pouvait partir. Et puis… Elle en avait envie. Elle a aimé cet abandon. Elle ne s'est pas sentie agressée mais plutôt révélée.
Elle efface.
« Monsieur, ce moment d'égarement ne me permet pas de rejoindre vos équipes sereinement. Je ne souhaite pas donner suite à cet entretien »
Son doigt flotte au-dessus du bouton d'envoi. Merde. Quelle conne.
« Je serais ravie de rejoindre votre entreprise mais ce qui s'est passé aujourd'hui ne doit jamais se reproduire »
Ça c'est pas, mal. C'est bien même. Elle s'affirme, se fait respecter et est très claire sur le fait qu'il s'est agi d'une erreur, d'un égarement mais que le poste l'intéresse. Allez. Y a plus qu'à envoyer… Allez ! Fais le !
« Vous n'êtes qu'un porc et jamais je ne bosserai pour vous. Je vais porter plainte. »
Ah mais putain. Il ne l'a même pas touchée. Il lui a dit qu'elle pouvait partir. Et puis… Elle en avait envie. Elle a aimé cet abandon. Elle ne s'est pas sentie agressée mais plutôt révélée.
Elle efface.
« Monsieur, ce moment d'égarement ne me permet pas de rejoindre vos équipes sereinement. Je ne souhaite pas donner suite à cet entretien »
Son doigt flotte au-dessus du bouton d'envoi. Merde. Quelle conne.
« Je serais ravie de rejoindre votre entreprise mais ce qui s'est passé aujourd'hui ne doit jamais se reproduire »
Ça c'est pas, mal. C'est bien même. Elle s'affirme, se fait respecter et est très claire sur le fait qu'il s'est agi d'une erreur, d'un égarement mais que le poste l'intéresse. Allez. Y a plus qu'à envoyer… Allez ! Fais le !
Et merde.
« Monsieur » Le curseur clignote obstinément.
« Je ne sais pas ce qui vous a laissé croire… »
Oula, ça tourne.
« Ce qui s'est passé dans votre bureau est… »
Son coeur bat fort, ses mains tremblent, les mots s'emmêlent dans son esprit. Et surtout, elle réalise qu'elle est trempée.
« Je ne crois pas opportun que… »
Elle pose le téléphone et glisse sa main jusqu'à son entrejambe. Juste un doigt posé sur ses grandes lèvres, ses poils qui s'écartent et chatouillent sa main et elle frissonne. Elle retire sa main et observe son doigt poisseux, sa cyprine luisante qui le recouvre. Elle le porte à ses lèvres. Un goût sucré… Le goût qu'elle n'a que lorsqu'elle est extrêmement excitée. Le goût qu'elle n'a presque jamais. Le goût qu'elle aimerait avoir tout le temps.
Elle glisse son doigt entre les lèvres de sa chatte. Il disparait entre les grandes lèvres sans aucune difficulté, presque aspiré. Elle le porte à sa bouche, le suce, le lèche, le fait glisser sur ses lèvres et sa langue.
Ce connard ne l'a même pas baisée. Ça ne lui était jamais arrivé. Les mecs en chien, elle connaît ; les mecs biens, elle connaît aussi ; les obsédés, les timides, les grandes gueules, les quetards, les coups d'un soir, les égoïstes qui ne comprennent pas les femmes, les mecs qui s'accrochent, elle connaît. Mais les mecs qui l'a font mouiller, qui la font jouir sans même la toucher… Les mecs qui ne la baisent pas quand elle en a envie… quand elle a les cuisses ouvertes et qu'elle les invite, quand elle les supplie presque. D'habitude, c'est elle qui se refuse à certains hommes. À ceux qui sont trop sûrs d'eux, à ceux qui la traite comme une cible, comme un objectif à atteindre. Se refuser, elle sait faire, elle sait gérer.
Et puis normalement, elle les aime un peu timides, attentifs, gentils, doux. Pas manipulables, pas fragiles mais bienveillants, honnêtes, respectueux, sincères. Un peu déconstruits comme on dit.
« Monsieur » Le curseur clignote obstinément.
« Je ne sais pas ce qui vous a laissé croire… »
Oula, ça tourne.
« Ce qui s'est passé dans votre bureau est… »
Son coeur bat fort, ses mains tremblent, les mots s'emmêlent dans son esprit. Et surtout, elle réalise qu'elle est trempée.
« Je ne crois pas opportun que… »
Elle pose le téléphone et glisse sa main jusqu'à son entrejambe. Juste un doigt posé sur ses grandes lèvres, ses poils qui s'écartent et chatouillent sa main et elle frissonne. Elle retire sa main et observe son doigt poisseux, sa cyprine luisante qui le recouvre. Elle le porte à ses lèvres. Un goût sucré… Le goût qu'elle n'a que lorsqu'elle est extrêmement excitée. Le goût qu'elle n'a presque jamais. Le goût qu'elle aimerait avoir tout le temps.
Elle glisse son doigt entre les lèvres de sa chatte. Il disparait entre les grandes lèvres sans aucune difficulté, presque aspiré. Elle le porte à sa bouche, le suce, le lèche, le fait glisser sur ses lèvres et sa langue.
Ce connard ne l'a même pas baisée. Ça ne lui était jamais arrivé. Les mecs en chien, elle connaît ; les mecs biens, elle connaît aussi ; les obsédés, les timides, les grandes gueules, les quetards, les coups d'un soir, les égoïstes qui ne comprennent pas les femmes, les mecs qui s'accrochent, elle connaît. Mais les mecs qui l'a font mouiller, qui la font jouir sans même la toucher… Les mecs qui ne la baisent pas quand elle en a envie… quand elle a les cuisses ouvertes et qu'elle les invite, quand elle les supplie presque. D'habitude, c'est elle qui se refuse à certains hommes. À ceux qui sont trop sûrs d'eux, à ceux qui la traite comme une cible, comme un objectif à atteindre. Se refuser, elle sait faire, elle sait gérer.
Et puis normalement, elle les aime un peu timides, attentifs, gentils, doux. Pas manipulables, pas fragiles mais bienveillants, honnêtes, respectueux, sincères. Un peu déconstruits comme on dit.
Son orgasme l'envahit totalement par surprise. Elle n'avait même pas conscience de ses doigts entre ses lèvres, des ses doigts en elle, de la paume de sa main massant son clitoris alors que son index et son majeur glissaient en elle. Elle se cambre, se cabre sur son canapé, projette son bassin en avant à la rencontre d'une queue qu'elle voudrait sentir en elle, la martelant, la pilonnant, la baisant sans répit et sans pitié.
Il fait nuit noire quand Camille se réveille, à moitié nue, affalée sur son canapé. Elle a froid. Dans sa salle de bain, elle se déshabille. Il faudra emporter la robe au pressing. Souillée de cyprine. Est-ce que c'était déjà le cas dans le métro ? Putain ! Trop tard, c'est fait.
Un jean noir, un chemisier blanc boutonné jusqu'au cou, des escarpins plats, un chignon sérieux, presque austère. Elle se regarde dans le miroir. C'est bon, le message est clair. Elle est là pour bosser.
Quand elle sonne à la porte de l'appartement Hausmanien qui abrite les bureaux de son nouveau patron, elle a le coeur qui bat à tout rompre, un vertige presque. Dans l'ascenseur, elle voulait défaire les boutons de son chemisier, faire apparaitre son soutien-gorge, se rende désirable. Elle voulait lui montrer qu'elle pouvait lui résister. Elle s'est ravisée.
Elle entend les pas derrière la porte. Elle sent ses joues qui rougissent, la chaleur qui l'envahit. Elle sent presque déjà son intimité réagir, ses lèvres gonfler, ses fluides qui préparent son con à être envahi, pénétré. Pitié, faites qu'il la pénètre, qu'il la satisfasse, qu'elle se sente possédée.
La porte s'ouvre.
Quand elle sonne à la porte de l'appartement Hausmanien qui abrite les bureaux de son nouveau patron, elle a le coeur qui bat à tout rompre, un vertige presque. Dans l'ascenseur, elle voulait défaire les boutons de son chemisier, faire apparaitre son soutien-gorge, se rende désirable. Elle voulait lui montrer qu'elle pouvait lui résister. Elle s'est ravisée.
Elle entend les pas derrière la porte. Elle sent ses joues qui rougissent, la chaleur qui l'envahit. Elle sent presque déjà son intimité réagir, ses lèvres gonfler, ses fluides qui préparent son con à être envahi, pénétré. Pitié, faites qu'il la pénètre, qu'il la satisfasse, qu'elle se sente possédée.
La porte s'ouvre.
— Bonjour, je suis Sylvia, vous devez être Camille.
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